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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 05:25

 

La date fatidique du 01 juillet arrive... et avec elle la possibilité que le gouvernement israélien annexe toute une partie de la Cisjordanie et de la vallée du Jourdain.

 

Dans une première étape l’AFPS a lancé la signature d’une pétition pour que la France réagisse vite et fort face à cette menace qui met en cause le Droit international.

 

Un gouvernement dit « d’union et d’urgence » a été mis en place en Israël.

Pendant les 6 premiers mois censés être consacrés à l’urgence sanitaire, une seule décision politique est prévue : l’annexion de la vallée du Jourdain et des colonies israéliennes en Palestine occupée.

Cette mise en application du plan Trump - déjà à l’œuvre sur le terrain - est du vol en bande organisée : c’est une violation totale du Droit international et cela appelle des réactions fortes et immédiates de la communauté internationale.

Monsieur le Président de la République, je refuse ce déni du droit et je ne veux pas vivre dans un monde régi par la loi de la jungle.

Je vous demande de passer aux actes :

Vous devez reconnaitre immédiatement l’État de Palestine et interdire les produits des colonies israéliennes sur le territoire français

Vous devez reconsidérer les coopérations de la France avec Israël tant qu’Israël foulera aux pieds le Droit international

Vous devez demander à l’Union européenne de suspendre son accord d’association avec Israël

 

Pour signer voici le lien https://www.france-palestine.org/Petition-Depecage-de-la-Palestine-arreter-Netanyahou-StopAnnexion 

 

 

 

 

La deuxième étape de notre campagne, c'est de faire en sorte qu'un grand nombre de député.es et sénateur.rices sortent de leur torpeur sur cette question et agissent au niveau du Parlement. C'est la raison pour laquelle, nous nous permettons d'insister pour que vous aussi, en tant que citoyen.ne, vous écriviez à nos parlementaires pour qu'ils demandent au gouvernement de prendre des sanctions contre Israël et sa politique criminelle de colonisation, d'apartheid et, aujourd'hui, d'annexion. C'est très IMPORTANT.

 

Pour cela, c'est très facile : cela ne vous prendra que trois minutes et quelques clics, grâce à l'outil mis en place par l'AFPS sur son site:

 

1. cliquer sur ce lien: https://france-palestine.eaction.online/StopAnnexion

 

2. Sur Choisissez votre département, faites dérouler pour noter Finistère, puis cliquer sur Continuer 

 

3. Apparait alors la liste des députés et sénateurs du 29. Ils sont tous cochés. Pour choisir de ne s'adresser qu'à certains, décocher les autres. Mais, on peut aussi choisir de s'adresser à tous les parlementaires du Finistère.

 

4. Remplir les cadres pour vous identifier (Vous n'êtes pas obligés de noter votre adresse. Le nom de la commune et le code postal suffisent.

 

5. Répondre à la question d'arithmétique de très haut niveau : combien font ... ? au moyen de la petite flèche, à droite de la case.

 

6. Cliquer sur envoi ...... et le message qui n'est pas modifiable est envoyé aux parlementaires.

 

Nous pensons vraiment, qu'avec le boycott des produits d'Israël, ces adresses aux parlementaires constituent le volet le plus important de notre campagne contre l'annexion, car si nous voulons obtenir des sanctions, il faut que le plus grand nombre de parlementaires pèsent sur Macron et le gouvernement. Dans tous les cas, ces messages seront utiles :

 

Aux parlementaires qui ont déjà agi ou qui s'apprêtent à le faire, car ils ont besoin d'être confortés dans leur démarche. Nous leur montrerons que nous sommes nombreux à les soutenir et les encourager.

 

* À celles et ceux encore hésitants, pour les pousser à agir.

 

* À celles et ceux dont nous savons que nous n'obtiendrons rien, car cela leur montrera que leur soutien (déclaré ou implicite) à la politique d'Israël est désapprouvé par un grand nombre d'électeurs et électrices.

 

Le peuple palestinien a besoin de toute notre solidarité, c'est la raison pour laquelle, nous avons fait un retour sur le marché de Morlaix samedi dernier où nous avons eu un accueil plutôt encourageant (et des échos dans la presse locale) au point qu'avec les ami.es présent.es, nous avons décidé de nous donner rendez-vous de nouveau SAMEDI 13 JUIN à partir de 10H. Venez nous voir, venez discuter de l'urgence à agir vite pour contrer la menace d'annexion qui menace 30% de la Cisjordanie...

 

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/france-palestine-solidarite-au-marche-07-06-2020-12562735.php

 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-afps-s-affiche-au-marche-6860278

 

 

France Palestine Solidarité  du Pays de Morlaix

19, rue Waldeck Rousseau 29600-Morlaix

visitez notre site

et notre page Facebook

https://www.facebook.com/afpspaysdemorlaix/

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 15:25
Témoignage bouleversant de la soeur et du comité de soutien d'Adamé Traoré au congrès du Parti communiste à Ivry en novembre 2018 (photo Ismaël Dupont)

Témoignage bouleversant de la soeur et du comité de soutien d'Adamé Traoré au congrès du Parti communiste à Ivry en novembre 2018 (photo Ismaël Dupont)

Juin 2020 :

A l'heure où j'écris ces mots, la France est dans son dé-confinement. BFM TV, parle d'un remaniement avec ou sans E.Philippe en 1er Ministre.

Nous sommes en juin 2020, le COVID-19 est toujours dans la tête des français.
Mais une chose a changé, le climat social est tendu dans le monde.

Quelques jours avant, George FLOYD était tué au État-Unis d'Amérique. Rappelant en France, la mort d'Adama Traoré, ramenant le racisme au cœur des préoccupations des jeunes. Depuis deux semaines, nous connaissons des manifestations jusqu'à 20.000 personnes à Paris en pleine pandémie et partout en France.

Les jeunes réclament une justice pour tous, la fin des violences policières. Nous sommes à un tournant de l'histoire de nos pays face à ce racisme ancré dans notre quotidien.
Qu'il est loin le temps des « Black, Blanc, Beur » de 98.

Qu'il est loin le « I have a dream » de Martin Luther King mais pourtant toujours d'actualité. 57 ans après ce discours rien n'a changé, le racisme existe toujours, des personnes sont tuées car de couleur, ne trouvent pas de travail à cause de leur religion.

A l'heure où l’extrême droite continue de demander la France au français, où Eric Zemmour, clame haut et fort son racisme sur une chaîne d'information en continue.
A l'heure où des généralités sont faites, devrionse-nous rendre la France au blanc, au cheveux blonds et au yeux bleus ? Créer des « élevages » d'enfant parfait, sans maladie ? Les leçons de l'Histoire du Monde moderne, de la seconde guerre mondiale ne vous ont donc rien appris ?

A la jeunesse de France et du Monde si , et dans toute sa diversité elle demande que justice soit faite, que le racisme soit aboli. Car oui, cela n'est pas une idéologie politique ou sociale, c'est un crime, un crime puni par la loi. Trop peu puni sûrement.

Et tout comme en 1983, nous rappelons que « La France, c'est comme une mobylette, pour avancer il lui faut du mélange ». La France de 2020, s'est construite avec des personnes d'origine différentes, a été sauvé pendant l'occupation par des personnes d'origine étrangère. Nous portons toutes et tous cet héritage.

Mais nous payons aussi, les politiques menées pendants des années.

Notre force, c'est d'être cosmopolite. Alors restons unis et disons notre refus du racisme.

Enzo de Gregorio, membre des Jeunesses Communistes pays de Morlaix 

 

Collectif ADAMA au Congrès du PCF

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 15:11
Photo Enzo de Gregorio - Archives Vincent Mouchel Ouest-France

Photo Enzo de Gregorio - Archives Vincent Mouchel Ouest-France

Voici un témoignage poignant de notre camarade des Jeunesses Communistes du pays de Morlaix, Enzo de Gregorio, sur la brutalité policière et gouvernementale, qu'il a subi comme animateur du mouvement lycéen contre la réforme des retraites à Concarneau et Quimper:

"A l’heure où les témoignages de violences policières ce multiplient sur la toile.
A l’heure où nous réclamons justice pour toutes les victimes, je vais témoigner de mon vécu du 16 Janvier 2020 à Quimper.
Mais avant tout, je tenais à ne pas mettre tout les policiers dans le même sac, deux notamment (ils se reconnaîtrons) à qui je porte un immense respect.

C'était un Jeudi de janvier 2020, comme chaque jour de manifestation, je partais de mon lycée seul. Seul physiquement mais pas mentalement, je savais qui m’attendrais à Quimper.
Ce jeudi là avait un goût particulier, cela devait être ma dernière manifestation contre les retraites. Après, cela serait un fond pour le Bac 2020 et mon orientation.

Arrivé à Quimper, je pris la direction (à pied) du siège du MEDEF, après avoir attendu quelque instant, les premiers camarades de la CGT arrivent puis l’ensemble des manifestants du jour (800 personnes).
Comme à l’habitude, les discours intersyndicaux sont scandés à la sono de la CGT puis direction le Géant de Quimper.

Décision est prise, nous le bloquerons, avec mes camarades lycéens, GJs et SUD, nous prenons une bretelle dangereuse.

Après qu’une voiture nous ait foncé dessus, nous plaçons des branchages sur la routes.

Quelques instants plus tard, les premiers véhicules de la PN de Quimper et les policiers équipés comme des CRS, viennent vers nous, la matraque à la main.
Nous avons donc rejoint les autres camarades afin de faire front, les policiers charge, nous partons quelque minutes après, pensant que tout était fini.

Il est 13h30-14h, les policiers de la BAC de Quimper arrêtent violemment un jeune camarade, quelque instant plus tard cela fut mon tour.

J’ai toujours à cet instant l’image de Krissa et Denis, qui tout comme moi ne comprennent pas.

Direction donc le commissariat, sirène hurlante, et à des vitesses excessives.
C’est parti pour 6h00 de Garde à vue, 6h à se faire insulter, à se faire aboyer dessus.
6 longues heures, je me souviendrai à vie des mots de la commissaire envers nous.

Je me souviendrai également d’avoir chanté « L’Internationale » dans ma cellule ainsi que « ON EST LÀ » durant mon interrogatoire.

Chaque heure de chaque jour, j’ai l’image de cette Garde à vue, les mots de ces policiers.

Ces visages me hanteront à jamais, la peur de cette police me suivra jusqu’à la mort.


Cette journée là a détruit une partie de moi".

Enzo De Gregorio

Précisions.

La manifestation du 16 janvier devant le siège quimpérois du Medef puis aux entrées de Géant, à laquelle nous avions apporté notre soutien, avait lieu à l'appel de l'intersyndicale qui s'était constituée contre la réforme des retraites.

Nous avons tous participé au blocage des entrées de Géant, décision collective.

A la dislocation, qui s'est faite à partir des différents points de blocage où nous étions présents, la police a visiblement ciblé les deux jeunes lycéens Enzo et Matéo, Enzo étant évidemment particulièrement repéré car c'est lui qui prenait la parole avec talent au nom des lycéens aux côtés des organisations syndicales dans les manifs.

Leur interpellation a été particulièrement brutale, mais seule une partie des manifestants a vu ce qui s'était passé et ont alerté les orgas participantes, moi j'ai eu l'info par la CGT et je suis allée rejoindre les syndicalistes présents devant le commissariat, nous étions plusieurs dizaines dont des camarades de la section dans l'après-midi.

Garde à vue très longue, en plus il s'agissait de mineurs. L'autre jeune avait 15 ans...

Devant le tribunal le 19 février, en plein après-midi il y avait pas loin de 150 personnes pour soutenir Enzo et Matéo convoqués devant le procureur, j'y étais aussi avec plusieurs camarades. Sandrine avait imprimé pour l'ul Cgt une affichette "Je suis Enzo et Matéo" "Nous étions en manif le 16 janvier devant le Géant" que tous brandissaient car effectivement la police, et le préfet, ont voulu faire un exemple en s'attaquant à ces 2 jeunes qui ont écopé d'un rappel à la loi alors que nous avions tous participé à cette action.

Yvonne Rainero, secrétaire de section du PCF Quimper - membre de la direction départementale du PCF

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 15:08
Turquie : Acharnement criminel de R.T. Erdogan contre le HDP (PCF, 9 juin 2020)
Turquie : Acharnement criminel de R.T. Erdogan contre le HDP

Rien n'y fait : épidémie de Covid-19, effondrement économique, guerres en Syrie, en Irak, en Libye... le président R.T. Erdogan poursuit de sa haine toutes les forces démocratiques de Turquie.

A nouveau, les députés du HDP, Leyla Güven et Musa Farisogullari, ont été interpellés et incarcérés avec la confirmation de leur condamnation et cela en dépit de leurs graves problèmes de santé. Le parlementaire CHP Enis Berberoglu vient de connaître le même sort. Tous trois ont rejoint les 45 maires destitués et les sept députés kurdes qui croupissent aux côtés de milliers de journalistes, d'intellectuels, de syndicalistes, de militants... dans les geôles turques.
Alors qu'il est affaibli, R.T. Erdogan s'est lancé dans une véritable fuite en avant répressive et agressive qui prive le peuple turc des libertés les plus élémentaires et accentue l'embrasement d'une région déjà exsangue.
Le Parti communiste français condamne la politique criminelle de R.T. Erdogan et exprime sa solidarité avec les démocrates emprisonnés. Il appelle à faire grandir les mobilisations pour que la France et les pays de l'Union Européenne sanctionnent cette politique liberticide et soutiennent les forces démocratiques.

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 15:03

Les jeudis rouges : Avec Marx penser et agir aujourd’hui / 1ère partie.

Bernard Vasseur, Professeur de Philosophie

Après avoir longtemps enseigné la philosophie, Bernard Vasseur est aujourd’hui directeur honoraire du Centre de recherche et de création Elsa Triolet-Aragon à Saint-Arnoult-en-Yvelines.

Le philosophe Bernard Vasseur livre sa lecture de Marx à la lumière des questions que nous nous posons aujourd’hui, dans cet utile ouvrage de référence et d’éducation populaire.

Il ne s’agit pas de disposer d’un programme clé en main que nous aurait légué Marx, mais de refuser avec lui les fausses évidences et de s’inscrire dans le mouvement d’émancipation humaine qu’exprime l’idée de communisme.
Hâtons-nous de rendre la philosophie populaire, écrivait Denis Diderot en 1753. Tout un programme politique, qui laisse entrevoir une société où citoyennes et citoyens pensent par eux-mêmes et conduisent les affaires de la cité.

Loin de cette vision d’un peuple qui maîtrise la conduite de son devenir, nous entrons dans une aire politique qui tend, en permanence, à ramener le citoyen à son employabilité, à sa capacité à se « vendre », à sa parfaite adaptation à la société de concurrence, ceci au nom du prétendu principe de réalité qui coupe court à toute analyse de la société.

De la réforme des institutions, à la démolition de l’audiovisuel public en passant par la réforme de l’enseignement technique ou la peau de chagrin que devient l’enseignement de la philosophie…

Tout indique que les choix gouvernementaux conduisent à une société de plus en plus autoritaire qui laisse que peu de place à l’imaginaire, à la créativité, à la capacité collective de se projeter dans un devenir choisi.

Comprendre le monde pour le changer est plus que jamais une question d’actualité, une urgence pour sortir de ce système qui nie l’humanité et notre planète.

C’est tout le sens du travail d’éducation populaire que les communistes ont décidé de revivifier.

En cette année de centenaire de la naissance de Marx, nous avons souhaité réfléchir à l’éclairage de sa pensée pour avancer collectivement sur ce chemin de l’émancipation humaine.

Les trois conférences de Bernard Vasseur ont suscité beaucoup d’enthousiasme auprès de ses nombreux auditeurs, c’est pourquoi nous avons décidé de les publier et de faire de ce livre un outil pour poursuivre la réflexion, œuvrer à la construction consciente de notre devenir collectif.

Cette société nouvelle, de femmes et d’hommes libres, associé.es et égaux, qui frappe à la porte.

Préface de Nathalie Simonnet, Secrétaire départementale de la Fédération de la Seine Saint -Denis du PCF, membre de l’exécutif national.
Bernard Vasseur, Avec Marx, penser et agir aujourd’hui, Éditions PCF 93, Pantin, 2018, 168 pages, 5€, ISBN 978-2-9565722-0-6

Textes de Marx : https://www.marxists.org/francais/index.htm

Maison Triolet Aragon : https://www.maison-triolet-aragon.com/

Derniers ouvrages parus:

Communiste avec Marx

Avec Marx, penser et agir aujourd’hui

Aragon stalinien ? Mythe et réalité

La démocratie anesthésiée

Émancipation, mode d’emploi

Cette conférence est organisée par le réseau d’initiatives « partage des savoirs » du PCF en Bretagne sud. Comprendre, Agir, Riposter
Contact : pcfpaysdequimperle@gmail.com

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 14:47
Rassemblement contre le racisme et les violences policières : Mercredi 10 juin à 14 h place de la Liberté

L’onde de choc provoquée par la mort de George Floyd, cet Africain-Américain asphyxié par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai, dépasse le seul cadre des États-Unis et l’indignation résonne par exemple fortement en France en donnant une nouvelle impulsion à la lutte menée contre les violences policières.


Les manifestations se multiplient depuis l’appel lancé par le collectif « Justice pour Adama », du nom de ce jeune homme mort dans le Val-d’Oise en juillet 2016 à la suite d’une interpellation.

Pour les communistes La police est un service public qui doit avoir les moyens de mener ses missions dans le respect des citoyens .
Pour le le PCF il faut lancer un grand plan national de lutte contre le racisme et les discriminations .Nous proposons notamment un renforcement des sanctions, des campagnes de communication inédites et une formation des agents publics, singulièrement des forces de l’ordre, à la lutte contre tout propos ou acte raciste particulièrement sur les réseaux sociaux et à l’accueil des victimes du racisme.


Les communistes participeront au rassemblement initié par plusieurs organisations syndicales contre le racisme et les violences policières, pour la justice et le vivre ensemble mercredi 10 juin à 14 h place de la Liberté à Brest

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 07:38

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 05:54

Ma question s’adresse à Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances.

Le groupe automobile Renault vient d’annoncer la suppression de 4 600 emplois dans notre pays. Bien au-delà des effets de la pandémie en cours, nous payons là le choix des délocalisations massives vers les pays à bas coûts pratiquées ces deux dernières décennies. Les menaces pesant sur l’avenir de certains sites suscitent, on l’a constaté, d’énormes inquiétudes dans les territoires concernés : Maubeuge, malgré les annonces récentes, mais sans réelle garantie au-delà de 2023, Choisy-le-Roi, Flins, Caudan ou encore Dieppe.

Le chiffre d’affaires de Renault fut de 55 milliards d’euros en 2019. L’État actionnaire a annoncé l’octroi d’une garantie publique de 5 milliards d’euros. M. Jean-Dominique Senard, président de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, a déclaré sur France Info, lundi soir, que cette garantie ne s’accompagnait pas de « contraintes difficiles ».

Madame la secrétaire d’État, quelles contraintes allez-vous imposer au groupe Renault ? (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE.)

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances.

Mme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances. Monsieur le sénateur Bocquet, je sais votre attachement à Renault : vous êtes un élu du Nord, et ce département compte deux sites extrêmement importants, Maubeuge et Douai. Le premier, qui produit notamment la Kangoo, est aujourd’hui l’un des sites français les plus productifs.

Bruno Le Maire a réuni hier l’ensemble des organisations syndicales et des élus pour faire prendre des engagements à Renault. Je vous rappelle que le prêt garanti par l’État n’était pas encore signé hier. Ce sont ces engagements-là que nous prenons en donnant cette garantie.

Jean-Dominique Senard a été très clair.

Premièrement, Renault est en grande difficulté, je crois que nous pouvons tous nous accorder sur ce point. L’entreprise aborde la crise en difficulté. Nous avions appris au moment de l’annonce des résultats pour 2019 qu’elle perdait beaucoup d’argent ; elle continue à en perdre dans le cadre de la crise du Covid-19.

Deuxièmement, Renault lance un plan mondial de réduction des coûts. Ce plan concerne certes la France, mais aussi d’autres pays. La question est non pas de délocaliser des productions, mais de faire face à une diminution du nombre d’achats de voitures. Renault peut produire 5 millions de voitures ; malheureusement, elle n’en vendra peut-être que 3 millions, 3,2 millions ou 3,4 millions cette année. On voit bien là l’écart de production par rapport aux capacités industrielles.

Troisièmement, Jean-Dominique Senard s’y est engagé, les suppressions d’emplois en France ne s’accompagneront pas de licenciements secs. C’est son engagement, et nous le suivrons de très près, car c’est notre travail. S’agissant du site de Maubeuge, il a pris là encore des engagements fermes visant à donner en 2023 un avenir à ce site et à continuer d’y maintenir des activités.

Dernier point, Renault s’est engagé à relocaliser des productions en France, notamment en ce qui concerne la traction électrique, et à investir dans la batterie électrique, ce projet européen qui est si important pour notre industrie automobile. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)

M. le président. La parole est à M. Éric Bocquet, pour la réplique.

M. Éric Bocquet. Madame la secrétaire d’État, les sites de production des modèles Twingo, Clio et Dacia sont implantés en Turquie, en Roumanie et en Slovénie. Ces usines tournent sept jours sur sept et sont surchargées.

Il faut décider de relocaliser la production de 300 000 de ces véhicules, afin d’apporter de la commande aux sites de production de notre pays. Il convient dans le même temps de réorienter la production vers des modèles hybrides, électriques et thermiques à prix modique, afin d’accélérer la transition énergétique. Cela pose aussi en creux la question du pouvoir d’achat.

Personne ne comprendrait que l’argent public ne serve qu’à accompagner les suppressions d’emplois. Notre industrie automobile mérite un autre développement, un autre avenir et un engagement fort et déterminé de l’État actionnaire !

 

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 05:56
UN POMPIER PYROMANE EN CHARGE DU « PACTE VERT EUROPÉEN » (L’HUMANITE – Vendredi 5 Juin 2020 - Gérard Le Puill)

Ce 5 juin  est la journée mondiale pour le climat. Elle se déroule deux semaines après la journée mondiale  pour la biodiversité qui avait lieu le vendredi 22 mai. Histoire de donner à penser qu’elle prend en compte de tels dossiers, la Commission européenne a récemment publié un texte sur axé sur la protection de la nature intitulé « Biodiversité »  et un autre intitulé « De la ferme à la fourchette ». Ce second texte doit inspirer les ministres de l’Agriculture  des 27 pays membres de l’Union européenne  dans leurs débats  sur la prochaine réforme de la Politique agricole commune (PAC). Mais le premier préconise de laisser en friche 10% des terres agricoles en Europe, ce qui se traduirait par plus d’importations  et donc de déforestation en Amazonie et ailleurs !   

Au fil des ans  et des élargissements  de l’Europe,  la Politique agricole commune  devient  de moins en moins commune  et de plus en plus incohérente. Ainsi,  selon le texte intitulé « Biodiversité », dont la charge a été confiée  au vice-président de nationalité néerlandaise Frans  Timmermans, la biodiversité sera  favorisée en Europe en laissant  10% des terres agricoles européennes sans la moindre culture. Parallèlement, 25%  de la surface  agricole utile passerait en agriculture biologique d’ici  2030, une préconisation qui semble ignorer que les conversions dépendent  du nombre de paysans se sentant capable de sauter le pas chaque année, ce qui suppose aussi d’avoir de marchés en face. Toujours selon la Commission, l’usage des produits de traitement des cultures diminuerait de 50% en cinq ans tandis que la plantation 3 milliards d’arbres augmenterait les superficies forestières en Europe.

Une course à handicap pour les paysans européens

Avec toutes ces mesures mises bout à bout, la production agricole européenne reculerait sensiblement. De plus, une Europe qui imposerait  de telles mesures   à ses paysans handicaperait la compétitivité de ces derniers par rapport à ceux des pays tiers qui exportent des céréales, des viandes, du soja, du sucre de canne, de l’huile de palme, de l’éthanol et du diester en Europe. D’autant que la Commission continue de négocier  des accords de libre échange avec de nombreux pays tiers. Le CETA conclu avec le Canada est entré en vigueur dès sa signature, avant même d’avoir été ratifié par les pays membres de l’Union européenne. L’accord conclu en juin 2019 entre la Commission européenne et les pays de Mercosur  permettra à ces quatre pays d’Amérique du sud, dont le Brésil de Bolsonaro,   d’exporter des volumes accrus  de viandes bovines, porcines et de volailles   en Europe  sans prélèvements douaniers aux frontières communes  de l’Union. S’y ajoute un accord de même type qui vient d’être conclu entre le Mexique et la Commission. Parallèlement,  cette dernière négocie toujours avec l’Australie et la Nouvelle Zélande  qui veulent aussi exporter des quantités croissantes  de viandes et des produits laitiers en Europe.

La Commission n’a pas calculé ce que  seraient les conséquences d’un recul sensible de la production agricole en Europe. Elle semble ignorer que nous sommes  dans un monde où le réchauffement climatique  accroît  l’insécurité  alimentaire. Laisser 10% des terres agricoles européennes en friche  et étendre  la superficie  forestière sans même évoquer l’agroforesterie  est pour le moins incohérent. De plus, la Commission occulte-  de manière totalement cynique, où par une totale méconnaissance de réalité- le fait  que pratiquer de la sorte  revient à ruiner les paysans  européens en les soumettant   à une concurrence encore plus déloyale que celle qu’ils subissent aujourd’hui. Car les exportateurs des pays tiers que nous avons cités  n’ont pas ces contraintes environnementales  à respecter. Cette double peine obligerait les paysans européens à moins produire via le gel des terre et la réduction des fertilisants. Mais elle leur imposerait des prix plus bas, en même temps, via la concurrence des produits importés depuis des  pays pratiquant le dumping  social, fiscal et environnemental.

Incompétence  et lobbying potentiellement corrupteur

Pendant  que l’Europe  planterait 3 milliards d’arbres dans les 27 pays membres, ses importations accrues de viande bovines, porcines et de volailles auxquelles s’ajouteraient  le sucre de canne et le soja, cette politique d’importations accrues depuis le Brésil  se traduiraient par plus de 3 milliards d’arbres supplémentaires abattus  dans la forêt amazonienne. Dès lors se posent plusieurs questions. Faut-il  attribuer ces propositions de la Commission à  une incompétence  globale du collège des commissaires ? Doit ajouter que cette incompétence et  le cynisme qui va avec sont aggravés par le poids  des lobbyistes potentiellement corrupteurs  qui agissent en permanence  dans les locaux de la Commission comme dans ceux du Parlement européen ?

Car le lobbying est une pratique admise de longue date  auprès de la Commission européenne,  comme auprès du Parlement européen. Pour le «moraliser», la  Commission et le Parlement ont même créé le 23 juin 2011 « un registre  de la transparence, commun et public, en vue  de fournir des informations sur ceux qui cherchent  à influencer les politiques européennes». Ecrire cela c’est déjà  reconnaître que ces lobbyistes ont des intentions plutôt louches et ce rappel figure dans une note récente du Parlement  européen. Cette note nous indique aussi  qu’en « janvier 2020, 11.882 organisations  étaient inscrites au registre, dont  7.526 personnes accréditées auprès  du Parlement européen. L’inscription à ce registre  est obligatoire pour obtenir un badge d’accès en tant que lobbyiste pour le Parlement européen », lit-on dans cette note. Mais on n’y trouve aucune information sur les méthodes utilisées  par ces lobbyistes  pour tenter d’influencer la politique de la Commission et du Parlement en faveur d’intérêts très particuliers.

Ne pas confier  à des pyromanes la mission de pompier

 A Paris, le Conseil économique,  social et environnemental (CESE) a rendu public le 27 mai dernier son avis intitulé «Le rôle de l’Union européenne  dans la lutte contre la déforestation importée ». La déclaration du CESE  indique que  « la déforestation en Amazonie  atteignait un nouveau record, avec la disparition  de 1.202 kilomètres carrés  de forêt de début janvier à la fin janvier  2020, soit une augmentation  de 55% par rapport à la même période l’année dernière, selon   les données de l’Institut national de recherche spatiale  du Brésil (INPE) ». Du coup, « le CESE préconise d’adopter en 2020 un Plan d’action de l’UE contre la déforestation importée sous la responsabilité du Conseil européen, dont le suivi  et la coordination seront confiés au vice-président  de la Commission européenne en charge du Pacte vert pour l’Europe, sous la supervision et le contrôle du Parlement  européen ».

Cette préconisation  semble cohérente a priori. Mais elle semble ignorer les conséquences à venir  du « Pacte vert » de Bruxelles sur « la déforestation importée ». Agé de 59 ans, l’actuel  vice-président  de la Commission européenne  en charge du Pacte vert  pour l’Europe  est le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans. Sa carrière débute en 1987 comme diplomate, mais il rejoint la Commission européenne den  1994 comme assistant  du commissaire  Hans van den Broek . De 2007 à 2014, il a été ministre des Affaires étrangères de son pays avant de devenir commissaire européen en 2014, puis  vice-président depuis 2019 dans le cadre de son second mandat.

C’est donc à cet homme  que le CESE demande  d’arrêter « la déforestation importée».

Le CESE  demande donc  au pompier Frans Timmermans d’éteindre l’incendie   en Amazonie en ne voyant pas que ce qu’il préconise pour l’Europe  fait de lui un pyromane en Amérique du sud et ailleurs.

 

 

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 05:48

 

Renault annonce 15000 suppressions d’emplois (dont 4600 en France), autrement dit, la désindustrialisation va reprendre à plein régime.

Le bilan social et économique sera bien pire puisque pour une usine supprimée, ce sont des productions qui disparaissent et il y a toute une filière de sous-traitants qui disparaît avec. Des savoirs faire, des outillages spécifiques, des capacités de production vont être détruits.

Il faut noter que cela n’a rien à voir avec la crise sanitaire puisque les patrons de la métallurgie anticipaient il y a un an 100 000 pertes d’emplois dans l’automobile dans les prochaines années. Tout juste le coronavirus a-t’il précipité la restructuration capitaliste de la branche.

Cette refonte aura lieu dans tous les secteurs. Les capitalistes préparent « l’économie 4.0 » c’est à dire celle de l’automatisation avancée où tout est « autonome » ou « communiquant » grâce à l’intelligence artificielle, à la 5G et d’autres innovations technologiques ; Et avec une teinte de « vert » pour que ça passe mieux. En tant que tel, ce n’est pas forcément un souci (même si on doit interroger le sens et les objectifs de ce progrès). Mais dans le système capitaliste tel qu’il fonctionne, ça le devient : comme à chaque saut de modernisation dans nos économies développées, les innovations créeront peut-être autant d’emplois qu’elles en détruiront MAIS elles déclassent les technologies précédentes. Les industries qui en dépendent voient leur valeur ajoutée réduite et les productions sont transférées dans les pays à bas coût de main d’œuvre. C’est cela qui nous coûte très cher en emplois.

Nous verrons donc bientôt des cérémonies d’inauguration d’usines de production à la pointe de la technologie permettant de nous rassurer, mais dans le même temps nous subirons de plus en plus les pénuries des sacs en papier emballant notre farine, de notre aspirine, ou des petites pièces détachées de nos voitures...

La restructuration capitaliste de l’économie est une impasse.

Cela questionne d’autant plus les fameux « plans de relance »... vont-ils relocaliser des production de base, sachant que ce ne sera pas viable dans le cadre de l’économie libérale ? Probablement pas. Ou alors vont-ils financer cette restructuration de l’économie ? C’est plus crédible. Rappelons-nous qu’à plus petite échelle, le CIR (puis une partie du CICE) a servi à financer l’automatisation dans les banques et la grande distribution, au détriment de l’emploi...

Est-il impossible de relancer l’industrie ? Oui si l’on attend que le capital le fasse. En revanche, les États peuvent aussi développer de nouvelles formes d’industries nationalisées pour répondre aux besoins. Cela suppose de changer les règles de marché et de mettre la concurrence entre parenthèse dans certains secteurs pour que les standards de gestion ne fassent pas immédiatement couler ce qui est relancé (et aussi pour que cette relance ne soit pas le prétexte à une dégradation des conditions de travail des salariés de ces industries sous prétexte de compétitivité). Les États ont parfaitement été capables de développer des industries dans tous les domaines (aérospatiale, énergie, transports, pétrochimie... la plupart des fleurons français de l’industrie ont été boostés par leur caractère public puis privatisés). Il manque en revanche une grosse volonté politique qui soit à total contre-courant des dogmes actuels. Mais ça me paraît être la seule solution si on veut vraiment re-développer l’emploi industriel et être moins dépendants des pays sous-traitants.

Par ailleurs, un outil doit être regardé avec soin... les grandes surfaces n’ont pas correctement protégé leurs salariés pendant la crise, elles ont spéculé sur les denrées, elles exploitent leurs salariés, certaines ont osé réserver les masques aux détenteurs de leurs cartes clients, etc... la question de ces profiteurs de « guerre » doit donc être posée. Et je le fais dans ce sujet car je pense que c’est un outil insuffisamment pris en compte. La grande distribution est aujourd’hui un outil de pression sur les prix, et uniquement cela, ce qui aggrave toutes les dérives capitalistes (délocalisations, productions polluantes, abus de transport, mauvaise qualité...). Elle pourrait devenir un point d’appui dans les politiques publiques, une aide à la consommation responsable des citoyens. Elle dispose en effet de leviers énormes pour reporter les transports sur des modes doux ou renforcer le pavillon routier français, pour favoriser le développement d’agriculture de proximité (notamment primeur), et pour favoriser le développement de l’industrie française (notamment celle nationalisée). Avec les industries nationalisées, je pense donc que la création d’un nouveau grand service public de la distribution serait absolument nécessaire.

Je ne reviens pas sur le sujet des services publics : aujourd’hui le gouvernement va multiplier les gesticulations et les « Ségur » de manière à ce que « tout change pour que rien ne change ». Comme après le début des gilets jaunes on nous annoncera des milliards qu’on aura piqué dans d’autres lignes budgétaires. Et les vrais moyens (humains et matériels) seront à nouveau ratiboisés.

Il y a 3 ans, la CGT lançait une campagne « industrie et services publics ». Une nouvelle fois, la CGT a pointé les véritables sujets qui devraient occuper le débat public. Et sa crédibilité vient justement du fait qu’elle l’a fait AVANT la crise, parce que malgré ses difficultés et son affaiblissement, elle est en lien direct avec les besoins des travailleurs.

L’urgence absolue c’est de renforcer la CGT, pour développer notre outil de débat sur les solutions, et d’action pour les imposer (car les camps d’en face ne nous feront aucun cadeau).

Du côté du Gouvernement, il n’y a pas beaucoup de réaction aux annonces de Renault. C’est conforme à leur idéologie fanatique : l’Etat régule mais ne s’ingère pas dans l’économie, c’est le marché qui fait les arbitrages.

Il y a bien quelques vagues incantations sur la nécessité de rapatrier des productions, mais c’est juste un appel au civisme des patrons, donc le Gouvernement sait très bien que ça n’ira nulle part. Il n’utilise ni l’arme du contrôle des aides publiques, ni l’arme de la commande publique (encore moins de la nationalisation) pour arracher des relocalisations de productions aux patrons.

Pour noyer le poisson, le Gouvernement qui ne maîtrise qu’une chose (la com) multiplie les interventions médiatiques : il faut faire payer les riches (Attal), il faut que les entreprises fassent des efforts sur l’environnement (Borne), il faut planifier (Bayrou), il faut un plan inégalé pour l’hôpital (Macron), etc... ils savent que ce seront nos angles d’attaque donc ils vident les concepts par avance pour stériliser le débat en multipliant l’emploi de NOS mots à tort et à travers. D’où la nécessité d’être précis et de développer nos argumentations si nous voulons arriver à convaincre la masse observatrice de la population.

Puisque le déconfinement avance, organisons à nouveau nos réunions de syndiqués, et prenons bien les 3 temps nécessaires : discutons sur l’action syndicale immédiate (protection sanitaire, conditions de travail, emploi, salaires...), discutons sur les grandes mesures nécessaires pour changer de modèle économique, et discutons des actions à mettre en œuvre pour faire partager nos idées et mettre la pression aux patrons !

Laurent BRUN, le 29 mai 2020

 

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Réaction de Laurent Brun concernant le plan de relance franco-allemand

C’est une gigantesque arnaque de présenter l’Union européenne comme la solution à la crise alors qu’elle en est une des causes.

Le soi disant plan de relance franco allemand pose en lui même un certain nombre de questions (nouveau recul de souveraineté en matière de politique économique, conditions de remboursement qui pourraient amener une étape supplémentaire vers le fédéralisme, critères de sélection des projets...).

Mais c’est surtout une gigantesque arnaque idéologique qui vise à présenter l’Union européenne comme la solution à la crise alors qu’elle en est une des causes.

Pour les services publics, par exemple, les règlements de l’Union européenne consacrent l’obligation de mise en concurrence, le principe du « bénéfice raisonnable » (donc de la profitabilité du service public), et surtout les instruments « indépendants » de contrôle bureaucratique et financier qui ont fait grossir les « têtes » administratives et réduire les effectifs de production, un des problèmes révélé au grand jour dans cette crise.

Je ne développe pas sur le rôle de la banque centrale qui n’aide plus au financement des grands projets mais uniquement à la protection de la bourse et des grands patrimoines, sur les critères de convergence ou les contraintes budgétaires qui imposent aux états la réduction des budgets sociaux, sur la libre circulation des capitaux qui a organisé les délocalisations, etc.

Je ne reviens pas sur le fait que l’UE a été immédiatement au chevet des bourses mais n’a pas organisé une seule seconde la lutte contre l’épidémie (démarches de coopération des labos publics de recherche, mobilisation des forces productives pour fournir masques et matériel... nous n’avons rien vu de tout ça, ils n’ont même pas idée que ça aurait pu être leur rôle tellement ils sont éloignés de la coopération... tout juste parlent ils de raté sur la coordination des mesures prises par les États membres alors que justement cela n’a aucun intérêt car les états ont décidé les mesures en fonction de leurs capacités hospitalières, et des caractéristiques de leur pays).

Tous les maux ne viennent pas de l’Union Européenne mais l’Union Européenne est la caisse de résonance de tous les pires dogmes de l’ultralibéralisme.

Donc je ne soutiens pas le plan de relance européen. Et je regrette profondément la déclaration unitaire des organisations syndicales qui le soutiennent.

Laurent Brun

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