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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 07:15
Handicap. « L’État doit coconstruire avec les associations une loi de programmation ambitieuse »

Alors que se sont ouvertes lundi à Paris les universités d’été du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées, où Élisabeth Borne s’est rendue hier, Jean Louis Garcia, le président de l’APAJH pointe les carences de l’État en matière de soutien aux personnes handicapées.

Eugénie Barbezat

Regroupant 93 associations en métropole et outre mer, la fédération Association pour les Adultes et Jeunes Handicapés (APAJH) propose depuis 60 ans, via ses 700 établissements et services, des solutions d’accompagnement aux enfants, adolescents et adultes en situation de handicap mental, physique ou sensoriel ainsi qu’à leurs proches aidants. Son président détaille ses attentes vis-à-vis du gouvernement pour une vie digne et une meilleure inclusion des personnes handicapée dans la société.

Qu’attendez-vous de la seconde mandature d’Emmanuel Macron ?

J’attends une nouvelle façon de fonctionner qui respecte et écoute les corps intermédiaires que sont les associations et organisations de défense des droits des personnes handicapées. Cela n’a pas été le cas durant les cinq dernières années. Les nouveaux ministres de la santé, des solidarités, de l’éducation nationale et même un proche collaborateur de la première ministre ont décidé très promptement après leur nomination de rencontrer l’APAJH. C’est plutôt de bon augure.

Qu’allez vous leur demander concrètement ?

Je vais les féliciter pour la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapé (AAH), avec la nuance qu’ils auraient dû le faire avant et que sa mise en place au premier octobre 2023 est trop tardive, nous réclamons son effectivité dès janvier prochain. Les ressources des personnes handicapées sont un sujet majeur. Leur allocation est encore en dessous du seuil de pauvreté, c’est intolérable. Il faut avoir pour objectif qu’à la fin du quinquennat l’AAH atteigne le niveau du SMIC. Un autre problème est la disparité des aides en fonction du département de l’allocataire. En métropole, il vaut mieux habiter le 92 que le 93. Pour les Outre mer, il faut travailler à un sérieux plan de rattrapage car la situation est catastrophique.

Les ressources des personnes handicapées sont un sujet majeur. Leur allocation est encore en dessous du seuil de pauvreté, c’est intolérable.

Concernant l’éducation nationale, la situation est dramatique sur tout le territoire national. On recrute des enseignants à la va-vite qui ne sont absolument pas préparés à recevoir des enfants qui auraient des attentes et des besoins particuliers. Pourtant l’éducation est un droit pour tous. Par exemple il est délétère que les enfants qui ont droit à un Accompagnant pour Élève en situation de Handicap (AESH) ne fassent pas leur rentrée en même temps que les autres, mais avec plusieurs semaines voire des mois de décalage. C’est doublement stigmatisant pour eux. Si on n’intègre pas des élèves différents, cela risque de produire de l’intolérance.

Pourquoi est il si difficile d’avoir un ou une AESH pour chaque élève qui y a droit, dès la rentrée ?

Même s’il y a eu quelques progrès quant à la formation et à la pérennisation des contrats de ces personnels, leur salaire reste largement insuffisant. Ce sont des temps partiels, souvent ces postes sont occupés par des femmes ayant des difficultés sociales. Il est donc bien normal que si elles trouvent ailleurs un temps complet, avec des horaires moins contraignants, elles quittent leur poste. Il faudrait pouvoir leur proposer de véritables carrières dans l’accompagnement qui leur permettent d’évoluer et d’avoir des salaires décents. Nous pouvons aider l’État à former mieux ces personnes, mais il faut qu’il ait la volonté de mieux les rétribuer.

Votre fédération a aussi mené une bataille pour que les personnels des Instituts Medico Éducatifs (IME)…

Oui, ces personnels qui travaillent dans ces centres pour personnes lourdement handicapées étaient les oubliés du Ségur de la Santé. Dans un premier temps ces salariés n’ont pas touché les 186 euros mensuels qui ont été accordés aux personnels des hôpitaux, puis des Ehpad. Cela a entraîné une fuite des salariés des IME. Ce n’est que le 18 février lors de l’assemblée des départements de France que le premier ministre d’alors a décidé d’enfin revaloriser les salaires de certains personnels des IME à partir du mois d’avril. Les premiers payements ont eu lieu en juin… Mais ce décalage a été mal vécu d’autant que le personnel administratif et technique est exclu de cette revalorisation. Nous allons pousser pour que cette injustice soit réparée.

Pour les personnes en situation de handicap mental il faut faciliter les passerelles entre le milieu protégé et le milieu ordinaire.

L’accès à l’emploi pour les personnes handicapées reste très limité, comment le favoriser ?

Il faut avoir une vision très globale du handicap dans toute sa diversité. Les handicaps sont invisibles à 80 %. il faut sortir du cliché de la personne en fauteuil et ne pas penser l’accessibilité qu’en termes d’escalier à franchir. C’est notamment vrai pour les entreprises qui préfèrent payer des amendes plutôt que d’embaucher des personnes porteuses de handicap. Il faut faire un travail de pédagogie vis-à-vis des employeurs. Les services publics devraient montrer l’exemple. Or le plus mauvais employeur de personnes handicapées c’est l’éducation nationale. Or cela permettrait à des élevés en situation de handicap de se projeter dans un avenir et une profession désirable…

Pour les personnes en situation de handicap mental il faut faciliter les passerelles entre le milieu protégé et le milieu ordinaire, de manière à ce que des personnes puissent quitter un Établissements ou service d’aide par le travail (ESAT) pour intégrer une entreprise classique, mais avec un retour possible en cas de difficulté. Nous avons un peu avancé juridiquement sur cette question ces dernières années, notamment avec la possibilité d’avoir un mi-temps en ESAT et un mi-temps en dehors. Il faut continuer en ce sens.

À combien chiffrez-vous les besoins pour une politique qui permettent à toutes les personnes handicapées de vivre dignement ?

Le conseil de la Caisse Nationale de solidarité pour l’autonomie CNSA a travaillé sur ce sujet. Le chiffre qui est avancé est de 30 milliards d’ici 2030. Nous réclamons une loi de programmation en ce sens. Ceci est d’autant plus nécessaire que la structure de la population française va mécaniquement conduire à un nombre de plus en plus important de personnes en perte d’autonomie nécessitant un accompagnement. C’est un enjeu central pour notre société. Il faut faire entendre aux décideurs que ce qu’ils font en direction des personnes handicapées est ou sera utile pour l’ensemble de la société.

Le droit aux vacances pour les personnes handicapées est il effectif ?

Non. À l’APAJE nous organisons des séjours pour tous ceux qui en sont privés car leur handicap est trop lourd. Cet été, pour la première fois, nous avons dû en annuler au dernier moment car nous manquions d’animateurs. C’est vraiment dommage car les vacances représentent beaucoup pour ces personnes qui sortent de leur contexte habituel. Et dans les villages où nous avons l’habitude d’aller, les habitants deviennent de plus en plus accueillants au fil du temps. Des liens se créent et le handicap est dédramatisé.

Que mettre en œuvre pour éviter la stigmatisation des personnes handicapées ?

Je compte beaucoup sur les jeux paralympiques de 2024 pour faire évoluer les mentalités. Il faut sensibiliser les élèves des écoles aux sports qui y seront présentés. Par exemple une association départementale de l’Hérault a proposé à l’inspection d’académie de consacrer une après-midi par mois à des activités ludiques de sensibilisation à la différence, dont bien sûr le handicap. C’est l’occasion pour des petits Biterrois de CM1 et CM2 d’entendre et d’expérimenter autre chose que les sornettes racistes du maire de leur ville. C’est à l’école d’aujourd’hui que se construit la société de demain.

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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 05:47

 

Nous entrons maintenant dans la dernière ligne droite de la préparation de la Fête de l'Humanité, c'est particulièrement vrai en ce qui concerne la diffusion du bon de soutien.

 

 

Tout concours en cette fin d'été à faire de la fête le grand rendez-vous politique de la rentrée qui nous permettra de revenir sur les grands enjeux de la situation en tout domaine. Tout démontre qu'il y a urgence à se rassembler pour agir face à l'urgence qui frappe avec violence à nos portes.

L'Inflation qui rend la situation invivable pour des millions de familles, les températures hors norme, la sécheresse, les incendies, les orages violents qui ont ravagés des pans entiers de la planète, les guerres en Ukraine mais aussi dans 23 pays, la situation en Palestine ou encore l'anniversaire de la prise de Kaboul par les talibans...Tout appelle à une mobilisation sans précédent.

Pourtant, alors que la situation se dégrade pour le plus grand nombre et que l'urgence climatique est déjà là, il a été beaucoup question cet été des « surprofits » réalisés par les grands groupes industriels de l’énergie, du luxe, des grands transporteurs maritimes ou de l’automobile. Mais pas touche au grisbi, ces profits seraient réalisés à l’étranger, il ne faudrait donc pas les taxer, bloquer les prix, cela pénaliserait les fournisseurs, augmenter les salaires, car cela asphyxierait l’économie...

Cette situation qui fait chaque jour la démonstration de la nocivité du système capitaliste, appelle à beaucoup de débats, de réflexion, d'initiatives pour construire un projet capable de changer de système pour à la fois préserver les êtres humains, la nature, les animaux.

Un tel projet oblige à la paix et la sécurité mondiale, à une coopération internationale de haut niveau pour faire face aux défis communs que doit affronter toute l’Humanité. La fête est à la fois ce lieu de rencontre internationale et locale pour construire les mobilisations nécessaires à cette ambition de grande envergure.

D'ailleurs, le niveau des ventes en ligne montre l’intérêt et l'attente de ce moment privilégié de la rentrée. Il nous revient dans les semaines qui viennent d'amplifier la diffusion militante du bon de soutien, d'autant que son prix est bien inférieur maintenant au prix des bons vendus en ligne.

Pour cela, je propose d'être très attentif au règlement, à la fête de l'Humanité, des bons de soutiens diffusés, d'autant que le déménagement de la fête entraîne un surcoût important.

Je propose donc que l'université d'été à Strasbourg soit l'occasion de régler le plus grand nombre de bons de soutien.

D'autre part, il est important de prendre des initiatives publiques pour aller à la rencontre des jeunes, des salariés, des habitants...et leur proposer de participer à ce moment politique, culturel et festif.

En région parisienne, nous prévoyons deux temps forts de diffusion les 25 et 30 août à 18h respectivement à la Fontaine des Innocents et à la Fontaine Saint Michel.

Ce type d'initiative peut s'organiser dans de nombreuses fédés ou sections, elles peuvent être relayés sur les réseaux sociaux et notamment sur la page événement de la fête de l'Huma.

Soyons attentifs ensemble à la mobilisation des militants, des adhérents pour réussir une grande fête qui marquera le paysage politique de la rentrée.

Bien fraternellement,

Nathalie Simonnet, membre de l'exécutif national

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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 05:44

 

À quelques jours de la rentrée, le Président de la République s’est livré à une nouvelle offensive contre l’école publique et les personnels de l’Éducation.

 

 

« L’école va mal ». Mais la responsabilité de Macron est grande dans l’aggravation de la crise du système éducatif. La covid a été un révélateur de ces inégalités, mais aussi un prétexte pour renforcer la sélection et le tri social, dégrader les conditions de recrutement et d’exercice des métiers de l’éducation.

Le Président entend instaurer une l’école à minima pour tous et livrer au marché des pans entiers du système éducatif : enseignement privé, cours particuliers, « coaching », loisirs éducatifs privés... Il pourra compter sur la droite et le RN pour accompagner ces mesures.

Cette école « du futur » est la réponse ultralibérale non pas à la crise de l’école mais à celle du capitalisme. Elle vise à servir ses intérêts : livrer au capital le marché du savoir, aggraver le tri social et la concurrence. L’enseignement professionnel est en première ligne.

La crise de vocation dans l’éducation a de réelles causes. La dégradation des conditions de recrutement, la rémunération faible en France comparée aux autres pays de l’UE, les attaques contre les métiers de l’éducation mais aussi le projet libéral pour l’école qui ne répond pas aux besoins et attentes.

Face à cela, le PCF a établi en juillet un plan d’urgence pour l’éducation qui propose à la fois de répondre aux besoins immédiats et d’engager une transformation du système éducatif qui vise la réussite de toutes et tous sans en rabaisser sur l’exigence d’une culture commune de haut niveau. Ce plan affronte directement le projet présidentiel.

Dans la suite de la campagne de Fabien Roussel et des propositions développées durant la campagne, il s’agit de mener une bataille idéologique et politique pour l’éducation en commun en travaillant à des mobilisations à vocation majoritaires et transformatrices.

Cela se traduit par des propositions pour en finir avec le manque de personnels. 30 000 recrutements sont nécessaires, avec en outre le recrutement des listes complémentaires et la titularisation de contractuels exerçant depuis plusieurs années, le prérecrutement d’enseignants à bac + 3 dès la rentrée et un concours spécifique en vue de leur titularisation à bac + 5. Nous visons un haut niveau de formation sur les contenus d’enseignement et aussi en matière de pédagogie, de compréhension de la difficulté scolaire, des inégalités sociales de réussites scolaires, et de gestes professionnels, didactiques et techniques.

Nous proposons également la revalorisation salariale de tous les métiers de l’éducation, la titularisation et le retour au statut de fonctionnaire comme porte d’entrée dans le métier.

Nous voulons en finir avec la sélection-ségrégation :

  • abandon de Parcoursup,
  • retour à un diplôme national du bac, avec des épreuves communes et l’accès au cursus universitaire de son choix pour tous les bacheliers,
  • recruter 10 000 enseignants chercheurs pour accueillir tous les étudiants,
  • engager un grand plan de construction et de rénovation des établissements scolaires en lien avec les collectivités.

Il s’agit bien de transformer l’école publique pour qu’elle puisse accomplir ses missions. C’est particulièrement le cas pour l’enseignement professionnel en concurrence directe avec l’apprentissage aux mains du patronat et du privé. Il s’agit de refonder l’école en cherchant à répondre aux besoins de celles et ceux qui n’ont que l’école pour apprendre, et cela sera profitable à tous les élèves.

Il faut refonder un grand service public de l’éducation réunifié, en finir avec la concurrence du privé.

Nous proposons la fermeture des écoles privées hors contrat, la modulation des aides aux établissements privés selon des critères de mixité sociale et de redonner à l’école publique les moyens d’accueillir tous les élèves. Ce qui implique là encore de recruter, de former des personnels sous statut de fonctionnaire pour enrayer la précarisation et la dégradation des métiers de l’éducation.

Il s’agit de redonner du temps à tous les élèves et aux personnels, pour apprendre, se former, pour réussir, pour construire leur orientation et faire des choix réfléchis et choisis. Il faut refonder l’école à partir de la réponse aux besoins de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre. Il faut en finir avec des devoirs à la maison qui correspondent à une « externalisation » d’une partie des apprentissages laissés aux soins de la famille ou du privé et produisant des inégalités fortes.

Un tract sera à disposition des fédérations, et un appel au soutien des personnels de l’éducation, parents, lycéens, étudiants qui se mobiliseront dans les semaines qui viennent.

 

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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 05:37
une rencontre régionale sur le droit à la mobilité pour tout.e.s  Samedi 8 octobre après-midi à Morlaix organisée par le PCF Bretagne

Le samedi 8 octobre, à Morlaix, le CRAC (Comité Régional d'Action et de Concertation, issu des 4 fédération PCF Bretagne) organise une journée d'étude et de débats sur la "mobilité", le transport ferroviaire en Bretagne

Gladys Grelaud, conseillère régionale, Christian Beaumanoir et Gilbert Sinquin en sont les artisans. Merci à eux !

 

Rencontre régionale communistes MOBILITES : Samedi 8 octobre à Morlaix  

Cette rentrée s’annonce comme celle de la lutte tant les crises sont multiples. Les droits des ménages des classes populaires aux plus fragiles pour le droit à un logement décent, pour le droit à la mobilité, pour le droit de se chauffer, de manger sont remis en cause de toutes parts.  

Au vu de l’explosion du prix des carburants, de la crise climatique qui a frappé la Bretagne cet été et du travail construit depuis un an sur l’accès à la mobilité par de nombreux camarades à l’initiative du CRAC PCF de Bretagne, nous vous invitons, ouvert à tout.e.s, militant.e.s, usager.e.s et élu.e.s, pour :   

une rencontre régionale sur le droit à la mobilité pour tout.e.s

Samedi 8 octobre après-midi à Morlaix.

 

Un programme complet ainsi que les intervenant.e.s vous sera transmis très prochainement,  

Réservez d’ores et déjà votre date et de nous faire part de votre intérêt à y participer: federation@29.pcf.fr

Fraternellement,   

Pour le Comité Régional du PCF

Philippe Jumeau  

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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 05:26
Espace Bretagne de la Fête de l'Humanité - Table ronde sur le droit à la mobilité pour un service public utile et efficace pour les bretonn.e.s et le climat : le train, un outil des jours heureux Samedi 15h-17h
Espace Bretagne de la Fête de l'Humanité - Table ronde sur le droit à la mobilité pour un service public utile et efficace pour les bretonn.e.s et le climat : le train, un outil des jours heureux Samedi 15h-17h
Espace Bretagne Samedi 15h-17h00
 
 
Table ronde sur le droit à la mobilité pour un service public utile et efficace
pour les bretonn.e.s et le climat : le train, un outil des jours heureux
 
Intervenants :
 
- Alexandre BOYER, cheminot CGT ligne fret Perpignan-Rungis
 
- Cyril DALLOIS, cheminot CGT Ile et vilaine
 
- Roger HERE, vice-président communiste en charge des mobilités à Morlaix communauté
 
- Gérard LAHELLEC, sénateur communiste des Côtes
d’Armor
 
Animée par Gladys GRELAUD, Conseillère régionale Bretagne communiste et Christian PELTAIS PCF Morbihan
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2 septembre 2022 5 02 /09 /septembre /2022 05:00
Communistes, Allemands et Résistants en France de 1939 à 1944 - En passant par les Cévennes
Communistes, Allemands et Résistants en France de 1939 à 1944 - En passant par les Cévennes
Communistes, Allemands et Résistants en France de 1939 à 1944 - En passant par les Cévennes

En passant par les Cévennes

Sur la Corniche des Cévennes, à mi-chemin entre Florac et Saint Jean du Gard, juste au-dessus de la petite commune de Saint Roman de Tousque, un parking sur la crête. S’offre à nous un point de vue magnifique sur la succession de chaînes et vallées Cévenoles. Une table d’orientation panoramique nous guide, et tout à côté... une stèle à la mémoire de la Résistance de la seconde guerre mondiale !

Rien d’extraordinaire, me direz-vous, sauf que, Ô surprise, sur la stèle qui comporte une cinquantaine de noms, ce sont majoritairement des noms … Allemands ! 31 au total qui, de Norbert Beisäcker à Karl Trinka en passant par Otto Kühne (1) ou encore Hermann Mayer voisinent avec 19 noms Français  ainsi que des noms Russes et Espagnols.

La stèle est érigée juste en face du théâtre de leurs actes de bravoure contre l’occupant Nazi. C’était sur les contreforts de la Picharlarié sur la commune de Moissac vallée Française, où était basé le réseau de Résistance Bir Hakeim.  A celui-ci s’était joint le réseau de résistance Montaigne basé, lui juste derrière,  de l’autre côté de la crête au lieudit Galabartès en la commune de Saint Germain de Calberte, et composé d’antinazis étrangers, surtout Allemands, réfugiés en Cévennes.

Les Allemands antinazis, sont souvent des anciens combattants des Brigades internationales de la guerre d'Espagne et membres du Parti communiste allemand (DKP). Ils avaient fui l’Allemagne nazie dans les années trente. C’est donc tout naturellement, leur idéal communiste et internationaliste chevillé au corps, qu’ils s’étaient engagés sans hésiter et sans réserve dans la Résistance en France lors de l’occupation par les troupes Allemandes.

Belle œuvre de mémoire qui rappelle que l’idéologie nazie n’avait pas « contaminé » la totalité du peuple allemand, même s’il était difficile d’y résister au quotidien en Allemagne. Cela nous renvoie aussi au chef d’œuvre de Anna Seghers « Das Siebte Kreuz » (2) qui expose admirablement la situation des opposants, notamment communistes, dans la montée du nazisme, et où l’auteure nous montre que dans les circonstances les plus sombres, la dictature nazie n’est pas parvenue à éteindre l’idéal révolutionnaire et la solidarité ouvrière.

Une saine réhabilitation, donc, des actions antifascistes menées par des citoyens Allemands en nombre plus important qu’on ne le pense généralement. Cela fait chaud au coeur et nous assure que, même dans les moments de doute, la flamme brûle toujours et que, oui certainement, l’Internationale sera le genre humain !

Roger Héré

(1) ancien député communiste au Reichstag

(2) La septième croix, à lire !

 

lire aussi: L'Allemagne de l'est, après l'exil - le parcours d'Anna Seghers et d'autres intellectuels et écrivains communistes et antifascistes allemands de retour en Allemagne de l'est après la guerre - Sonia Combe, Le Monde Diplomatique, octobre 2019

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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 07:00
Stop à l’école « a minima », oui à une école de la réussite de tous nos enfants

« L’école va mal, elle ne réduit plus les inégalités, elle n’attire plus les vocations ». En faisant ce constat, Emmanuel Macron entend masquer que sa politique durant 5 ans n’a fait qu’accélérer la crise de notre système éducatif.

A la pénurie de vocation, il répond par l’embauche de contractuels, l’abaissement du niveau de recrutement et la réduction de la formation des futurs professeurs.

Aux difficultés de l’enseignement professionnel, parent pauvre de l’éducation, il répond par la mise en concurrence.

Pour résoudre les inégalités de réussite, il veut réduire aux « fondamentaux » les efforts à fournir.

C’est la mise en œuvre d’une école a minima qui se poursuit.

Le PCF porte un projet radicalement différent : redonner à l’Education nationale les moyens de faire réussir tous les jeunes, d’élever le niveau de connaissance de toute une classe d’âge avec une culture commune de haut niveau tout en s’attaquant aux causes des inégalités sociales de réussite scolaire.

A terme, nous voulons rebâtir une école faite pour l’enfant qui n’a que l’école pour apprendre et se construire.

Nous proposons l’embauche de 30.000 enseignants pour répondre aux besoins immédiats de cette rentrée en engageant le pré-recrutement en licence d’enseignants qui seront titularisés à bac + 5 et recevront une formation complète, à la hauteur des défis qui sont face à l’école.

Nous proposons également :

  • une revalorisation salariale qui prenne en compte l’inflation et le rattrapage du point d’indice resté gelé depuis près de 15 ans.

  • L’abandon de Parcoursup et l’embauche de 10.000 enseignants chercheurs pour que chaque bachelier accède au cursus de l’enseignement supérieur de son choix.

  • Un plan de titularisation des AESH qui remplissent des missions essentielles pour l’accueil de tous les élèves.

  • Un plan national de rénovation et construction de bâtiments scolaires en lien avec les collectivités.

L’inquiétude est grande en cette rentrée parmi les personnels et les parents d’élèves et les mesures annoncées, marquées par la logique libérale et sélective du quinquennat précédent, auront les mêmes conséquences. Nous serons de toutes les mobilisations des personnels de l’éducation, des parents d’élèves, des lycéens et étudiants, à commencer par celles et ceux de l’enseignement professionnel directement visés par le Président de la République.

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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 07:00
Carburant. Pourquoi la baisse du prix du pétrole ne profite pas aux automobilistes

Alors que le cours du baril de brent est redescendu sous son niveau d’avant la guerre en Ukraine, les tarifs de l’essence et du gazole ont, eux, mis du temps à diminuer, malgré la ristourne de l’État. À qui profite la manne ?

Les automobilistes comptent les jours. Ce jeudi, les prix à la pompe dégringolent de 12 centimes. C’est, en effet, le 1er septembre que la ristourne gouvernementale passe de 18 centimes à 30 centimes, selon un décret publié mardi dernier. Un répit temporaire, sans doute insuffisant, pour les automobilistes, en espérant que, d’ici la fin de l’année, l’envolée des prix de l’or noir s’estompe. Les économistes interrogés se gardent bien de prévoir la suite des événements.

Embargo sur le pétrole russe

Certes, «  la hausse de l’offre de pétrole, liée à l’augmentation de la production de l’Opep (Riyad en tête), et la hausse des exportations étatsuniennes qui puisent dans leurs stocks ont pour effet de relâcher la tension sur les prix », analyse Valérie Mignon, conseillère scientifique au Centre français d’étude et de recherche en économie internationale (Cepii).

Idem côté demande, puisque « les inquiétudes sur le ralentissement de la croissance mondiale et, tout particulièrement, de la Chine, deuxième pays le plus consommateur de pétrole au monde », tirent les prix vers le bas. Mais, pour combien de temps ? La décision d’imposer, d’ici la fin de l’année, un embargo sur plus de 90 % du pétrole russe importé en Europe pourrait de nouveau tendre le marché.

Le cours du brent loin de son record de 2008

L’inquiétude des rouleurs du quotidien est d’autant plus forte que, cet été, malgré la chute des cours du brent (l’indice du pétrole), les prix des carburants ont baissé moins rapidement que ceux du pétrole. La semaine dernière, les prix du gazole ont même stoppé net leur décrue pour poursuivre leur ascension (voir infographie).

Ainsi, en l’espace de six mois, soit juste avant le début de la guerre, le prix d’un litre de sans-plomb 95 s’est stabilisé à la pompe autour de 1,80 euro le litre. Sauf que, décompté de l’aide gouvernementale, ce même tarif a, en réalité, progressé de 18 centimes et reste encore nettement supérieur à son niveau d’avant le début de la guerre

Pour le gazole, l’atteinte au porte-monnaie est encore plus importante puisque, ristourne étatique comprise, le gazole a atteint, le 25 août, 1,95 euro contre 1,71 euro six mois auparavant. S’il existait un lien direct entre le prix du pétrole brut et celui des carburants, l’essence ou le gazole devrait à nouveau coûter le même prix qu’en février de cette année.

Même à son pic le plus élevé, le cours du brent n’a pas battu ni approché les 147,50 dollars, son record de 2008. Or, à l’époque, le diesel à la pompe se payait moins de 1,50 euro et l’essence SP95 un peu plus de 1,60 euro… Pour comprendre pourquoi les pétroliers explosent les bénéfices et les automobilistes trinquent, il est nécessaire de décomposer le prix du litre de diesel ou d’essence à la pompe.

Distributeurs : rechigner à vendre moins cher

« La hausse des prix à la pompe est presque automatique. Dans l’autre sens, la transmission de la baisse des cours du baril est moins sensible », fait remarquer Valérie Mignon. À cela deux explications principales : « La première vient des distributeurs. En cas de hausse – du fait de la faiblesse de leurs marges – ces derniers ne peuvent pas maintenir durablement leurs prix inchangés puisqu’ils subiraient alors des pertes trop importantes », explique cette spécialiste de la filière.

Alors qu’à l’inverse « les distributeurs peuvent avoir un comportement stratégique en différant la répercussion de la baisse du prix du brut sur les prix à la pompe en jouant sur le manque d’information de la part des consommateurs ». Ainsi, selon une étude de la Banque de France, il faudrait environ trois semaines pour qu’une variation à la baisse des prix de gros se répercute à la pompe.

L’autre explication est « liée aux coûts d’ajustement des stocks ». Ainsi, « lorsque le prix du baril diminue, la demande de carburants augmente, ce qui a pour conséquence de diminuer les stocks lors de la période d’ajustement de la production. Le déstockage étant coûteux, la baisse observée des prix à la pompe n’est que partielle en comparaison à celle du prix du baril, car les prix à la pompe doivent prendre en compte le coût du déstockage ».

La chute de l’euro fait monter les cours

Un autre facteur permet d’expliquer cette différence de courbe. Sur le marché du pétrole brut, les échanges se font en dollars et non en euros. Or, « la dépréciation de l’euro face au dollar (16 % en un an – NDLR) a pour conséquence que la baisse des prix du carburant affichés en euros est moins forte que celle observée du prix du baril affiché en dollars », note Jamal Bouoiyour, économiste à l’université de Pau, spécialiste des questions énergétiques.

En 2008, par exemple, 1 euro s’échangeait contre 1,60 dollar. Aujourd’hui, un euro égale un dollar. Cette dépréciation reflète en partie la forte appréciation du dollar, car l’euro se maintient mieux avec la plupart des autres devises. Mais cette nouvelle différence de change ajoute pour l’automobiliste de l’inflation à l’inflation.

Les marges des raffineries explosent

Un autre déterminant du prix est majeur. À savoir le coût lié à l’activité de transformation du pétrole brut en essence, gazole, appelé le coût du raffinage. « La guerre en Ukraine et les sanctions envers la Russie ont provoqué une explosion de ces marges », explique Valérie Mignon.

Pourquoi ? Selon le Cepii, 25 % de nos importations de gazole proviennent de Russie. « Les sanctions à l’égard de la Russie ont conduit à une baisse drastique des importations en provenance de ce pays. Cette perte de la capacité de raffinage russe n’a pas été compensée par d’autres capacités ailleurs, le secteur étant déjà en situation de pénurie bien avant le déclenchement du conflit. Cela s’explique par un manque d’investissement des compagnies pétrolières dans leurs capacités d e raffinage et par des tensions entretenues par ces mêmes compagnies sur le marché du raffinage. »

Entre 2010 et 2020, par exemple, le nombre de sites de raffinage a diminué de 13 % dans le monde. « En France, il ne reste que six raffineries – trois exploitées par Total, deux par Esso et une par Petroineos », liste, de son côté, Jamal Bouoiyour. « Ce manque de capacités a alimenté la hausse des prix des carburants, conduisant à une explosion des marges. De 30 euros la tonne en janvier, celle-ci est passée à… 140 euros », poursuit l’économiste.

Ainsi, ce deuxième trimestre, les profits des cinq majors du pétrole ont atteint 62,4 milliards de dollars – soit l’équivalent du PIB de la Bulgarie –, dont 5,7 milliards de dollars pour le seul TotalEnergies. Le géant français a vu son résultat multiplié par 2,6. Selon les professionnels, la rentabilité des raffineries s’obtient lorsque la marge réalisée est de 30 euros par tonne de pétrole. À partir de 2015, avec 52 euros par tonne, les marges ont commencé à augmenter jusqu’en 2019. Comment ? « En réduisant leur capacité de raffinage », explique Jamal Bouoiyour. « Ce qui a eu comme résultat de tendre le marché et donc d’augmenter les marges. »

Une TVA qui pèse encore plus lourdement

Parce qu’elle pèse 60 % du prix, la fiscalité est le premier facteur d’augmentation des prix à la pompe. Certaines des taxes «  sont indépendantes des fluctuations du cours du baril », poursuit l’économiste du Cepii, comme la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (Ticpe) gelée depuis 2018. En revanche, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) évolue en même temps que la hausse des cours.

Ainsi, sur un litre d’essence à 2 euros le litre, la TVA atteint environ 20 centimes le litre, alors qu’avec un litre à 1,50 euro, les recettes de TVA pour l’État s’élèvent seulement à 15 centimes le litre. Ce prélèvement est d’autant plus élevé qu’il s’applique sur la somme globale (en prenant en compte la Ticpe). «  C’est pour ainsi dire une taxe sur la taxe », résume Jamal Bouoiyour. Depuis le début de l’année, cette hausse a généré environ 2 milliards de recettes supplémentaires pour l’État. Un surplus qui sert à payer les baisses à la pompe de 18 puis 30 centimes sur le litre de carburant.

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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 07:00
Toujours plus de femmes tuées par leur conjoint

Violences sexistes En 2021, le ministère de l’Intérieur a dénombré 122 féminicides, soit 20 % de plus qu’en 2020. Ce retour à des chiffres d’avant le confinement montre le peu d’effet de la « grande cause nationale » décrétée par l’exécutif.

Le compte n’y est toujours pas. Cinq ans après le discours ­d’Emmanuel Macron faisant de l’égalité hommes-femmes la grande cause du quinquennat, 122 femmes ont été tuées par leur conjoint en 2021, selon le rapport publié le 26 août par le ministère de l’Intérieur. Ce chiffre, qualifié de «  glaçant » par Isabelle Rome, la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, est en hausse de 20 % par rapport à 2020, année marquée par le confinement et les couvre-feux. Il retrouve en revanche un ordre de grandeur similaire à ceux d’avant le Covid : 146 en 2019, 121 en 2018, 130 en 2017. « Malgré les efforts sans précédent engagés par l’État ces cinq dernières années, les féminicides restent à un niveau trop élevé », a dû admettre la ministre.

Circonstances et profil des auteurs comme des victimes restent inchangés d’une année à l’autre. L’homme qui tue sa conjointe est « le plus souvent en couple, de nationalité française, âgé de 30 à 49 ans ou de 70 ans et plus, et n’exerçant pas ou plus d’activité professionnelle ». Le passage à l’acte est motivé par une dispute (31 cas), une séparation non acceptée (27 cas), la jalousie (25 cas) ou la maladie de la victime (21 cas) – qui, après 70 ans, devient la cause principale. Le meurtre, perpétré au domicile conjugal dans l’immense majorité des cas (78 %), est le plus souvent commis avec une arme blanche dans 37 cas, arme à feu dans 44 cas.

Négligences des services de l’État

L’étude souligne en creux l’incapacité de l’État à protéger les femmes, même quand les autorités ont été alertées. Deux victimes seulement faisaient l’objet d’une ordonnance de protection au moment du meurtre, alors que plus de la moitié des 32 % de femmes ayant subi des violences antérieurement les avaient signalées à la police et que, parmi elles, 84 % avaient porté plainte. La même négligence est observée du côté des meurtriers : un seul conjoint était sous contrôle judiciaire au moment de son passage à l’acte, alors que « dans 25 % des cas, l’auteur est connu des services de police et de gendarmerie pour avoir commis antérieurement des violences (36 auteurs), dont 75 % pour des faits de violences conjugales commis sur la victime et/ou une ex-­partenaire (27 auteurs) ».

Ces chiffres montrent les limites du Grenelle contre les violences conjugales organisé par le gouvernement en 2019. Les mesures adoptées à ce moment-là « n’ont pas été assez budgétées, elles ne peuvent pas être déployées partout : il n’y a pas assez de bracelets anti-rapprochement, ni de téléphones grave danger pour protéger les femmes », explique Pauline Baron, du collectif féministe #NousToutes. Alors que des ­adolescentes figurent dans ce ­décompte macabre, les organisations féministes pointent en outre l’absence, à l’école, de programmes d’éducation à la vie affective et sexuelle. Pour réduire les violences, il est urgent de donner aux jeunes filles des armes pour contrecarrer l’image du couple, encore trop souvent ­véhiculée, dans laquelle amour et possession se confondent.

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1 septembre 2022 4 01 /09 /septembre /2022 05:41
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