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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 06:50
Liberté pour Salah Hamouri ! - Fabien Gay, éditorial de L'Humanité - 7 juillet 2022
Liberté pour Salah Hamouri !
Publié le Jeudi 7 Juillet 2022

Depuis le 7 mars, notre concitoyen Salah Hamouri est à nouveau incarcéré dans les geôles israéliennes sous le régime de la détention administrative, régime d’exception arbitraire permettant d’enfermer sans procès, sans motif, sans limite un individu. Pour quel crime ? Défendre une terre, exiger l’application du droit international et le droit d’un peuple à vivre libre. Âgé de 37 ans, cet avocat franco-palestinien a d’ores et déjà passé près de dix années derrière les barreaux. Sans compter les intimidations, les restrictions de déplacement ou encore la séparation avec sa femme et ses deux enfants, interdits de séjour en Palestine.

Ce quotidien est celui de milliers de familles palestiniennes dont au moins un proche a déjà connu l’enfermement. Depuis 1967, près de 700 000 Palestiniens ont déjà connu l’enfermement, véritable machine du système colonial israélien utilisée pour briser les familles et la résistance palestiniennes. À cela s’ajoutent la brutalité et les humiliations quotidiennes aux check-points, les spoliations des maisons et des terres, la poursuite de la colonisation, le blocus inhumain de Gaza, et même les meurtres (76 depuis janvier, dont 6 enfants), comme celui de notre consœur Shireen Abu Akleh, assassinée en mai par l’armée israélienne dont une enquête de l’ONU a confirmé la culpabilité. Quelle désagréable sensation de voir le président de la République recevoir le premier ministre israélien, Yaïr Lapid, à l’Élysée, saluant un « ami fidèle », sans évoquer les mots « paix » et « droit international », renvoyant les Palestiniens au rang de figurants… Depuis 2017, le Quai d’Orsay a même reculé dans le soutien formel à Salah Hamouri.

Pour briser le mur du silence et de la honte, la mobilisation est plus que jamais déterminante. Le courant d’opinion grandit dans le pays et en Europe avec le comité Liberté pour Salah, soutenu par les associations de défense des droits humains, les progressistes et démocrates. L’Humanité se tiendra à leurs côtés. Rien ne justifie de laisser un concitoyen enfermé et de cautionner un deux poids deux mesures avec d’autres situations similaires vécues par des Français dans le monde. Salah doit être libéré immédiatement.

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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 06:47
Combien de Kurdes coûte une place dans l’Otan ? - Francis Wurtz, L'Humanité, 7 juillet 2022
Combien de Kurdes coûte une place dans l’Otan ?
Publié le Jeudi 7 Juillet 2022 - L'Humanité

Erdogan s’est dit convaincu d’obtenir le renvoi en Turquie des « terroristes » réfugiés en Suède et en Finlande. Il répète à l’envi, sans être démenti par les dirigeants concernés : « Ils les renverront, ils l’ont promis. Cela figure dans des documents écrits. Ils tiendront leur promesse. » Sans extradition, en particulier, des Kurdes désignés, bénéficiant actuellement du droit d’asile dans leur pays d’adoption, le président turc menace de bloquer à nouveau l’adhésion des deux pays scandinaves à l’Otan. Les deux premières ministres (sociales-démocrates !) concernées vont-elles perdre tout honneur en troquant effectivement des réfugiés politiques contre un strapontin dans l’organisation militaire occidentale ? Pour tenter de justifier l’injustifiable, la dirigeante suédoise n’a pas hésité à reprendre à son compte le qualificatif dont le président turc affuble les militants et combattants kurdes de Syrie (du PYD, de l’YPG et de l’YPJ) en déclarant : « Si on ne se consacre pas à une activité terroriste, il n’y a aucune raison d’être inquiet », et en s’engageant, de concert avec son homologue finlandaise, à « ne pas fournir de soutien » à ces organisations.

Terroristes, les membres ou sympathisants de ces organisations ? Rappelons qu’il ne s’agit, ni plus ni moins, que des alliés auxquels avaient fait appel les États-Unis et l’Union européenne dans la lutte contre les (vrais) terroristes de Daech en Syrie ! Les héros et les héroïnes de Kobané infligeant sa première défaite au groupe « État islamique », ce sont eux ! Ceux et celles qui, au prix de la vie de nombre d’entre elles et d’entre eux, ont permis de sauver 200 000 personnes de la minorité yézidie menacée de génocide par la milice islamiste dans les monts Sinjar, en Irak, ce sont encore eux ! Les cibles de l’offensive militaire de l’armée turque et de ses supplétifs du groupe djihadiste Tahrir al-Cham (émanation d’al-Qaida) dans le nord de la Syrie, ce sont toujours eux ! Le premier chef d’État occidental à les avoir trahis fut Donald Trump – retirant ses troupes de la région kurde de Syrie pour laisser la voie libre à l’armée turque – dans le cadre d’un de ses tristement fameux deals, en l’occurrence avec Erdogan, déjà à propos d’un différend au sein de l’Otan. Désormais, c’est au tour de dirigeants européens de piétiner leurs « valeurs » pour renforcer à tout prix l’Alliance militaire transatlantique.

Loin d’avoir été offusqués par cet abaissement des autorités de Stockholm et d’Helsinki, tant Joe Biden qu’Emmanuel Macron ont tenu à remercier le président turc d’avoir accepté – à ses conditions – le nouvel élargissement de l’Otan. Le premier l’a fait sur le mode emphatique : « Je veux vous remercier pour ce que vous avez fait pour arranger la situation en ce qui concerne la Suède et la Finlande », ajoutant, en connaisseur : « Vous faites du bon boulot ! » Le second a préféré une formulation plus évasive (ou plus hypocrite) en saluant, lors de son entretien avec Erdogan, le « consensus » trouvé en marge du Sommet de l’Otan Ainsi va le monde libre…

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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 06:43
Rafle du Vel d'Hiv, 16 juillet 1942 - Au pays de Voltaire et Rousseau, une ignominie collective
Au pays de Voltaire et Rousseau, une ignominie collective

Télévision À l’approche des commémorations du 80e anniversaire de la rafle du Vél’d’Hiv, David Korn-Brzoza et Laurent Joly signent un documentaire glaçant.

Publié le Lundi 11 Juillet 2022 - L'Humanité

Ce 16 juillet 1942, Arlette Testyler est blottie contre sa mère quand une ombre semble tomber du ciel derrière elles. « Qu’est-ce que c’est ? C’est rien, quelqu’un qui a perdu du linge. » Quelques secondes plus tard, un corps s’écrase au sol du Vélodrome d’hiver, presque inaudible au milieu des cris d’enfants, des malades et des femmes qui accouchent. Cette image est restée gravée dans sa mémoire, ce jour où les gendarmes français missionnés par le régime de Vichy sont venus frapper aux portes des juifs de Paris. Personne ne pouvait alors imaginer l’horreur qui les attendait : pendant cinq jours, sur les 13 000 juifs arrêtés, plus de 8 000 d’entre eux sont entassés au Vélodrome d’hiver à Paris, dans des conditions inhumaines, avant d’être déportés.

La voix des survivants 

David Korn-Brzoza et Laurent Joly réalisent un documentaire empli d’humanité, bouleversant par ses images restaurées et ses reconstitutions en 3D. Mais ce qui marque, surtout, c’est la voix des survivants : Léon Fellman, Rachel Jedinak, Annette Krajcer-Janin, Jenny Plocki, Joseph Schwartz, Arlette Testyler et Esther Senot partagent des souvenirs terribles mais indispensables à l’heure où l’extrême droite estime que le régime de Vichy a « sauvé des juifs »… La voix de Vincent Lindon vient accompagner celle des rescapés, témoignage après témoignage, révélant une vérité que la France a mis du temps à regarder en face : cette rafle fut commandée et exécutée par des Français. Ce n’est qu’en 1995 que Jacques Chirac a reconnu­ la responsabilité de l’État français dans la déportation des juifs.

À l’instant où les juifs sont ciblés, toute la population devient responsable : les proches, voisins de palier et concierges choisissent de dénoncer ou de mentir, de faire périr ou de sauver. Rachel Jedinak imite le policier, ironique, venu les chercher elle et sa sœur : « Vous pouvez remercier votre concierge, c’est elle qui nous a dit que vous étiez là. » Plus tard, dans le vélodrome, deux policiers feront mine de ne pas les voir s’enfuir.

C’est autant d’espoir que de confiance qu’avaient les juifs en l’État français, « le pays de Voltaire, de Zola, de Rousseau », raconte Arlette Testyler. À partir de recherches menées dans des archives inédites, le film retrace le déroulement de ce drame, depuis sa planifi­cation dans les bureaux de Vichy, heure par heure dans les rues parisiennes, jusqu’à l’enfer vécu par les familles au sein du Vélodrome. Sur les 8 000 personnes, moins de 200 sont revenues des camps.

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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 06:33
Fabien Roussel en soutien à la lutte des salariés des Fonderies de Bretagne le 23 mars 2022 (Photo PCF: https://www.pcf.fr/actualite_fabien_roussel_la_fonderie_de_bretagne_pour_soutenir_les_salari_es)

Fabien Roussel en soutien à la lutte des salariés des Fonderies de Bretagne le 23 mars 2022 (Photo PCF: https://www.pcf.fr/actualite_fabien_roussel_la_fonderie_de_bretagne_pour_soutenir_les_salari_es)

Enquête sur Callista, le fonds à qui Renault cède sa Fonderie de Bretagne

Automobile. Renault dévoile, ce lundi, le projet de reprise du site de Caudan par le fonds d’investissement Callista Private Equity. Objectif du fonds allemand : « Rétablir l’équilibre financier à l’horizon 2025. » Les expériences passées de reprise par Callista de PME industrielles, en France et ailleurs en Europe, jettent pourtant le doute sur un tel scénario.

 

Renault avait déjà annoncé, le 4 juillet, lors d’un comité social et économique extraordinaire, le nom du potentiel acquéreur de la Fonderie de Bretagne, son usine de fabrication de pièces automobiles qui emploie à Caudan (Morbihan), près de Lorient, 285 salariés en CDI et 20 intérimaires. Il s’agit du fonds de capital-investissement allemand Callista Private Equity, une holding de retournement spécialisée, selon ses termes, dans « l’optimisation des processus et des structures d’entreprises » de l’industrie automobile et des secteurs des plastiques ou des métaux.

La confirmation, en mars 2021, de la mise en vente de l’usine – spécialisée dans la fabrication de pièces de sécurité et de pièces pour les moteurs et les boîtes de vitesses, qui équipent aussi des BMW – avait soulevé la colère des salariés et déclenché un mouvement de grève de deux mois pour le maintien dans le groupe Renault.

Un an plus tôt, le président du groupe au losange, Jean-Dominique Senard, avait évoqué en pleine pandémie de Covid le projet de cession de cette usine, qui n’avait, selon lui, « pas vocation à rester dans le groupe Renault ». En difficulté, le constructeur français avait alors annoncé un plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros sur trois ans, prévoyant en France 4 600 suppressions d’emplois sur 48 000.

Ce qu'il s'est passé avec la fonderie  Vulcast

Lors d’un nouveau CSE extraordinaire, ce lundi 11 juillet 2022, Renault Group et Callista devaient présenter aux représentants des salariés le calendrier de reprise « ainsi que l’ensemble des détails et des engagements relatifs à ce projet », Renault Group affirmant vouloir « accompagner cette démarche de façon responsable, dans la continuité du dialogue social ».

« Le projet industriel porté par Callista, dont le siège social est basé à Munich, correspond aux engagements pris par Renault de parvenir à une exploitation rentable du site, notamment grâce à un investissement massif, une restauration de la compétitivité et une capacité à se diversifier et identifier de nouveaux marchés », fait valoir le cesseur.

Objectif du fonds allemand : « Rétablir l’équilibre financier à l’horizon 2025. » Les expériences passées de reprise par Callista de PME industrielles, en France et ailleurs en Europe, jettent pourtant le doute sur un tel scénario.

Le 11 mars, la fonderie Vulcast à Messancy, en Belgique (85 emplois), était ainsi déclarée en faillite. Fondée en 1984 par le groupe Magotteaux, cette filiale, sous le nom de Magolux, s’était spécialisée dans la production de pièces de fonderie grand format pour les marchés du dragage et des cimenteries. En 2019, Magotteaux avait cédé cette entreprise à Callista Private Equity, à l’origine de la création de l’enseigne Vulcast.

Les investissements promis pour rénover un outil de production vieillissant ne sont jamais venus et les projets d’« optimisation » du fonds allemand ont surtout pris le tour d’une entreprise de dépeçage avec, pour épilogue, la mise à l’arrêt de l’une des dernières fonderies de Belgique, au savoir-faire reconnu.

« Liquidation organisée »

Même dérobade chez Halo Steelrings, l’ancienne filiale d’ArcelorMittal, spécialisée dans la fabrication de couronnes d’orientation en acier pour les éoliennes et de bandages en acier pour les roues de tram et de métro. Cette entreprise basée à Seraing, dans la région liégeoise, avait été rachetée par Callista en 2020 à ArcelorMittal, qui avait procédé à une augmentation de capital d’environ 5 millions d’euros avant de céder sa filiale.

Le fonds allemand cherche aujourd’hui à se défaire de l’entreprise, qu’il a plongée dans le rouge (un demi-million de pertes en 2020). Là, 80 emplois sont menacés. «Cette société rachète des entreprises à bas prix, parfois pour l’euro symbolique, et elle organise la liquidation pour le compte de l’ancien propriétaire, qui échappe ainsi aux frais liés à la fermeture. Il est tout simplement inacceptable de laisser notre industrie dans les mains de tels vautours !» s’indigne Damien Robert, président provincial du Parti du travail de Belgique (PTB) et conseiller communal à Seraing.

Vampirisation tous azimuts

En France, l’usine PCH Metals de Saint-Martin-sur-le-Pré, près de Châlons-en-Champagne (Marne), a failli connaître le même sort. Cette unité de conception et de fabrication d’équipements à destination des industriels du bâtiment, du chauffage et de la ventilation, avec son atelier de tôlerie industrielle, avait été rachetée en 2015 par Callista pour un euro symbolique.

Un an plus tard, la convention de reprise avait été modifiée, entre autres pour entériner un abandon de créance au bénéfice du fonds allemand. La faillite de l’entreprise a finalement été déclarée en 2018. L’usine ne doit son sauvetage qu’à ses salariés, qui se sont constitués la même année en Scop pour relancer l’activité de l’entreprise, rebaptisée Marne Metal Concept.

Cette stratégie de vampirisation de PME sous-capitalisées, en difficulté, avait été éprouvée, auparavant, en Allemagne. En février 2015, Callista y reprenait, à Bisingen, dans le Bade-Wurtemberg, Kress GmbH & Co, une entreprise fondée en 1928 qui développait et produisait des outils électriques, dont de fameux moteurs de fraisage.

Un an plus tard, dépôt de bilan, faute d’investissements. À Sulzbach-Rosenberg, en Bavière, l’entreprise Rohrwerk Maxhütte GmbH (460 salariés) a connu plus récemment le même sort. Cette entreprise sidérurgique produisant des tubes en acier sans soudure pour le secteur de l’énergie avait été acquise par Callista en juin 2021.

Six mois plus tard, elle se déclarait insolvable. Menacée de fermeture définitive, l’usine a été sauvée in extremis grâce à la mobilisation des pouvoirs publics, des salariés et des syndicats. Le repreneur, le groupe britannique Mertex, diagnostique aujourd’hui « un retard d’investissement considérable ».

La logique même des fonds de private equity

« Ce fonds s’appuie sur un modèle économique promettant la restructuration pour pérenniser les investissements et sécuriser les emplois, mais cela se termine souvent par une faillite ou une revente. Ce n’est pas à proprement parler un entrepreneur de pompes funèbres pour usines en difficulté, mais le volume et la diversité des portefeuilles indiquent que le business model “prends et jette” n’est pour le moins pas très durable – pas même pour l’investisseur », décrypte un syndicaliste allemand d’IG

C’est la logique même des fonds de private equity : une prise de participation dans le capital de petites et moyennes entreprises en manque de financements, avec un investissement réduit, une mise de fonds propres restreinte et une dette maximale. Le but : réaliser la plus forte plus-value possible, le plus rapidement possible, quitte à dépecer les entreprises concernées en taillant dans le capital et dans la masse salariale.

Pour l’heure, c’est Renault qui met la main à la poche

À la Fonderie de Bretagne, Callista promet de n’engager aucun licenciement économique dans les deux ans qui suivront l’acquisition du site et de mobiliser des investissements « massifs ». Mais, pour l’heure, c’est Renault qui met la main à la poche, tout en cédant à un euro symbolique : cette cession s’accompagnera d’un investissement de 32 millions d’euros du groupe au losange pour « moderniser le processus de fusion, la ligne de noyautage, et pour créer une deuxième ligne de sortie afin de passer des pièces plus grosses pour d’autres types de clients ». « Renault met tout en œuvre pour assurer le succès de cette reprise. Nous mettons en place des garanties en ce sens. Callista apporte de son côté un potentiel de développement vers d’autres marchés », fait valoir un porte-parole du groupe, qui veut voir dans les fermetures d’usines reprises ailleurs en Europe par ce fonds les effets collatéraux de la hausse des prix des matières premières et de l’énergie.

Près de 300 postes menacés

En 2015, l’usine avait produit 25 661 tonnes de pièces de fonderie brutes et usinées pour un chiffre d’affaires de 61 millions d’euros. La fonte a chuté à 9 519 tonnes produites en 2020, pour un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros. Elle n’était plus que de 11 433 tonnes l’an dernier. L’activité, tirée à plus de 25 % par des clients extérieurs en 2015, s’est repliée à plus de 90 % sur Renault. Avec son credo de « diversification », Callista promet de mettre un terme à cette dépendance pour accroître la production jusqu’à 27 000 tonnes de fonte par an.

Ce mardi 12 juillet, les dirigeants du fonds doivent rencontrer les salariés du site de Caudan. « La bonne nouvelle, c’est qu’on a un repreneur car on n’avait plus de son ni d’image concernant le processus, mais on doit encore analyser la viabilité du business plan », expose Stéphane Dubois, délégué CFE-CGC. Plus méfiante, la CGT souligne que « beaucoup de questions d’ordre stratégique restent en suspens », ce qui annonce « un avenir hasardeux pour la fonderie et ses salariés ». « Cette cession ne s’accompagne d’aucun projet industriel, déplore le syndicat. Cette politique d’optimisation est-elle compatible avec la protection de ses 290 salariés ? Pourquoi Renault continuera d’investir dans la fonderie malgré l’arrivée de ce fonds d’investissement ? Qu’adviendra-t-il si les objectifs d’équilibre financier à court terme ne sont pas tenus ? Combien de temps avant que Callista ne se sépare de la Fonderie de Bretagne, si les résultats se font attendre ? Les craintes sont de voir le fonds d’investissement détruire les emplois, siphonner l’outil de travail et repartir avec les subventions publiques. »

 

Il était une fois :

Héritière des Forges d’Hennebont, créées en 1860, et de la Société bretonne de fonderie et mécanique (SBFM), créée en 1966 par la régie pour reprendre les activités des fonderies de Billancourt, la Fonderie de Bretagne avait déjà été revendue, en 1998, à Teksid-Fiat, puis elle était passée, huit ans plus tard, dans les mains de l’italien Zen, avant un dépôt de bilan en novembre 2008 et le retour dans le giron de Renault en 2009. Entre-temps, les plans de licenciements successifs ont laissé ce fleuron industriel exsangue. « On a déjà été échaudés par le passé, résume Maël Le Goff, délégué syndical CGT , et Callista est un fonds qui a des objectifs de court terme pour redresser l’entreprise, sans quoi ils la fermeront. »

Enquête sur Callista, le fonds à qui Renault cède sa Fonderie de Bretagne
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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 05:18
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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 05:05

 

De Chaim Herzog en 1975 à Gilad Erdan l’an dernier, les responsables israéliens se donnent en spectacle pour éviter de rendre des comptes sur les crimes commis par l’État.

Photo : Gilad Erdan, ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, déchire un rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le 29 octobre 2021 (Twitter/@giladerdan1)

Le 10 novembre 1975, l’ambassadeur d’Israël aux Nations unies Chaim Herzog, père du président actuel Isaac Herzog, est monté sur l’estrade de l’Assemblée générale des Nations unies et a déchiré avec fracas le texte de la résolution 3379, adoptée le même jour.

La résolution 3379 décrivait le sionisme comme « une forme de racisme et de discrimination raciale. » Israël était sous le choc. Un grand boulevard de Haïfa nommé en l’honneur de l’ONU a rapidement été rebaptisé « boulevard du sionisme » par le conseil municipal de la ville. Quelle farce du destin : la rue nommée en signe de reconnaissance envers l’ONU pour avoir déclaré en 1947 son soutien à la création de l’État d’Israël a été renommée trois décennies plus tard en raison d’une décision différente de cette même organisation.

C’est l’histoire d’un pays établi grâce au pouvoir de l’ONU et de la communauté internationale qui s’emploie à les ébranler dès qu’elles critiquent son comportement

Chaim Herzog est immédiatement devenu un super-héros en Israël. Ce fut le sommet de sa carrière. Les Israéliens ont estimé que son geste théâtral était une réponse appropriée à ce que le pays percevait comme un acte antisémite d’envergure mondiale. Presque tous les Israéliens, y compris moi-même plus jeune, étaient de cet avis à l’époque. Comparer sionisme et racisme ? Cela ne pouvait être que de l’antisémitisme.

Les années ont passé. L’ONU a révoqué cette décision en décembre 1991, mais quelques décennies plus tard, tout semble à nouveau différent. Le sionisme, qui consiste aujourd’hui pour l’essentiel à préserver la suprématie juive dans un pays habité par deux peuples, ne semble plus trop éloigné de la façon dont il était présenté dans la décision initiale de l’ONU.

De la même manière, le geste de Chaim Herzog sur l’estrade de l’ONU – déchirer les pages d’une décision que la majorité des nations du monde avaient jugée légale – semble beaucoup moins approprié aujourd’hui qu’à l’époque.

Des violations des droits de l’Homme

Ce qui n’a pas bougé d’un pouce depuis l’adoption de la résolution 3379 en 1975, c’est l’attitude d’Israël vis-à-vis des organisations internationales et du droit international. Près d’un demi-siècle plus tard, nous avons vu l’actuel ambassadeur israélien auprès des Nations unies, Gilad Erdan, faire un geste similaire. Le 29 octobre 2021, il est monté sur la même estrade et a déchiré le dernier rapport annuel du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

Cette fois, le spectacle a été perçu comme répugnant et violent, et a suscité beaucoup moins de respect. Mais Erdan a également suggéré de reléguer le rapport à la place qui lui revient selon lui, « dans la poubelle de l’antisémitisme ».

Le fait qu’Israël ne soit pas le seul à commettre des violations des droits de l’Homme – d’autres pays se comportent de la même manière mais font l’objet d’une réprobation internationale bien moindre – est considéré comme suffisant pour justifier l’absence totale de réponse d’Israël aux accusations qui le visent.

C’est comme si un conducteur pris en flagrant délit d’excès de vitesse tentait d’éviter les conséquences juridiques en disant que tout le monde conduit de cette manière. Ce stratagème inutile avec des agents de police devrait l’être tout autant avec les institutions de la communauté internationale.

Voici donc l’histoire en quelques mots : c’est l’histoire d’un pays établi grâce au pouvoir de l’ONU et de la communauté internationale qui s’emploie à ébranler ces mêmes organisations internationales dès qu’elles critiquent son comportement. Il suffit de constater le traitement réservé par les médias israéliens complaisants aux membres des diverses commissions d’enquête internationales qui s’intéressent aux agissements d’Israël.

Jetez simplement un œil aux plus récentes descriptions de Navi Pillay, qui a passé six ans au poste de Haute‑Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme et qui préside aujourd’hui la commission d’enquête de l’ONU sur le bombardement par Israël de tours à Gaza en mai 2021 : Navi Pillay « se trompe », « déteste Israël » ou « est antisémite ».

Tuer le messager

Tout n’a pas été rendu public au sujet des efforts déployés par Israël pour détruire la réputation de Richard Goldstein, qui a dirigé l’équipe d’enquête de l’ONU sur la guerre de Gaza de 2008-2009. On en sait encore moins sur ses manigances contre Fatou Bensouda, l’ancienne procureure en chef de la Cour pénale internationale, qui avait fini par trouver le courage d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre présumés commis par Israël.

Israël ne cesse de recourir à une stratégie ancienne mais efficace : faute de pouvoir contrôler le message, on tue le messager. Après avoir pris cette décision, Fatou Bensouda a démissionné et rien n’a été fait depuis. Les membres de la commission de l’ONU chargée d’enquêter sur la dernière guerre à Gaza se sont vu refuser l’entrée en Israël et le gouvernement refuse de coopérer à leurs travaux.

Israël a beaucoup de choses à cacher. Et pourtant, ce simple fait ne constitue même pas un motif suffisant pour intensifier les enquêtes.

Cette stratégie porte ses fruits pour Israël. Erdan vient d’être élu vice-président de l’Assemblée générale de l’ONU. Les enquêtes sur Israël progressent à un rythme étrangement lent. Ne mentionnons même pas le mot « sanctions », un terme approprié pour faire face à la Russie quelques semaines seulement après son invasion de l’Ukraine, mais qui n’a jamais été à l’ordre du jour en ce qui concerne une occupation étonnamment similaire pratiquée par Israël depuis plus d’un demi-siècle.

Résultat : personne n’est accusé, il n’y a pas de comptes à rendre, aucun prix n’est exigé et aucune sanction n’est infligée.

Toute cette progression engendre une situation inconcevable. On se retrouve avec une puissance occupante, dont l’occupation continue est internationalement reconnue comme illégale, dont l’occupation « temporaire » est depuis longtemps devenue permanente et dont les forces de sécurité commettent régulièrement des crimes de guerre dans les territoires occupés, car c’est le seul moyen de vaincre la résistance légitime à l’occupation. Personne ne fait l’objet d’une enquête, d’une inculpation, d’un procès ou d’une sanction – ni le pays lui-même, ni ses citoyens qui commettent ces actes.

Une impunité automatique

Puisque par ailleurs, le système judiciaire israélien absout systématiquement les auteurs de ces crimes, nous avons une situation dans laquelle Israël, son gouvernement, son armée et d’autres organisations opèrent avec une impunité automatique, aveugle, continue et quasi totale.

Les soldats qui servent dans les territoires occupés savent très bien que presque tout ce qu’ils font est considéré comme acceptable, qu’il s’agisse de tirer, de tuer, de commettre des violations ou des humiliations. Ils ne seront jamais punis, ni par Israël ni par personne d’autre. Chaque jour apporte son lot de meurtres, d’arrestations politiques sans procès, de punitions collectives, de démolitions d’habitations, de confiscations de terres, d’actes de torture et d’humiliations, d’expansion de colonies et d’exploitation de ressources naturelles.

Les soldats qui servent dans les territoires occupés savent très bien que presque tout ce qu’ils font est considéré comme acceptable, qu’il s’agisse de tirer, de tuer, de commettre des violations ou des humiliations

Personne n’est jamais tenu pour responsable, hormis ceux qui tentent de changer cette situation faussée. Si un rapport est rédigé, Israël ne le lit même pas et son ambassadeur déchire le texte sur la scène internationale la plus respectée du monde. Si quelqu’un ose lancer une enquête, Israël la fera rapidement disparaître.

Le reste du monde peut durcir le ton sur le plan rhétorique à l’égard d’Israël, mais il prend instantanément sa défense face à toute action potentiellement préjudiciable. Aucun autre pays ne dispose d’un spectre d’impunité comparable à celui d’Israël. Aucune autre armée n’est traitée avec autant de laxisme, bien que celle-ci perpétue une occupation et commette tous les crimes évitables et inévitables qui font partie intégrante de cette situation illégale.

Israël a-t-il jamais reconnu une seule action indéfendable devant la communauté internationale ? La communauté internationale a-t-elle jamais osé faire un véritable pas en vue de traduire les coupables en justice ?

Il n’y a pas eu de comptes à rendre pour la longue liste de crimes commis dans les territoires sous occupation israélienne. Il n’y a qu’à demander à Erdan comment cela fonctionne : pour perpétuer ce système, il suffit de prendre place sur l’estrade la plus respectée de la planète et de déchirer les preuves de ses propres transgressions.

Gideon Levy est un chroniqueur et membre du comité de rédaction du journal Haaretz. Il a rejoint Haaretz en 1982 et a passé quatre ans comme vice-rédacteur en chef du journal. Il a obtenu le prix Euro-Med Journalist en 2008, le prix Leipzig Freedom en 2001, le prix Israeli Journalists’ Union en 1997 et le prix de l’Association of Human Rights in Israel en 1996. Son dernier livre, The Punishment of Gaza, a été publié par Verso en 2010.

Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

 

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11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 07:35

Sur le site shnrevue.fr (Edition l'HUMANITE) on peut commander des numéros de la Revue "LA TERRE", le magazine du Vivant

 

LE TERRE (HORS SERIE) : GUERRE ET FIN

 

LA TERRE publie un premier hors série exceptionnel qui analyse les bouleversements que la guerre en Ukraine provoque sur la sécurité alimentaire mondiale.

C´est un document inédit, avec de nombreuses analyses, cartes et infographies.

Au sommaire : des entretiens avec Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, Benoit Hazard, chercheur au CNRS, Sylvie Matelly, économiste, directrice adjointe à l’IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques), Samir Bouarfa, chef-adjoint du département Aqua à l’INRAE, et des analyses de Francis Wurtz, député honoraire du Parlement européen, Thierry Pouch, économiste, membre de l’Académie d’agriculture de France, responsable du service études et perspectives au sein des Chambres d’agriculture de France, Jean-Marc Chaumet, spécialiste de l’agriculture chinoise, membre du comité de rédaction du Club DEMETER...

Format 23x30 - 116 pages - 11€50

LA TERRE n°7

 

 

Au menu du 7e numéro de LA TERRE :

Que se cache-t-il derrière la hausse des prix ? Par Nasser Mansouri Guilani

- Prix à la production, prix à la consommation, entretien avec Christophe Gouel par Vincent Roy et Cédric Porte

- Bio ou agroécologique ? Par Léa Lugassy

- Conjurer la malédiction de la sécheresse, entretien avec Agnès Ducharne

- Paroles de jeunes agricultrices et agriculteurs, entretiens par Cédric Porte

- Sept produits à manger et à boire dans les Hauts-de-France

- « La carte routière, ringarde, moi, jamais... », entretien par Richard Bayon

- Le saviez-vous ? La soie, un fil aux mains d’or, par J. Skalski.

Format 30x23 - 100 pages - 7,50 €

LA TERRE n°6

 

Le 6e numéro de LA TERRE, spécial Salon de l'Agriculture a pour thème : Sans paysans, on fait comment ?

Au menu :

- Les NBT, un pansement sur une jambe de bois, par Léa Lugassy

- La loi Égalim2 face à la ruine des éleveurs de porcs, par Gérard le Puill

- Tempête Alex : le long chemin de la reconstruction, par Vanessa Munier

- Domaine Perrault-Jadaud : du Vouvray en bio, par Richard Bayon

- Un entretien croisé : Julien Denormandie, Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation de France, André Chassaigne, Député du Puy-de-Dôme

- Le parc naturel régional du Morvan - Les livres du vivant, par Vincent Roy

- Recette : Partie de pêche en rivière.

Format 30x23 - 100 pages – 7,50 €

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11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 05:24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 07:43

 

Au lendemain de l’élection présidentielle et des élections législatives, alors que les crises s’aggravent violemment, notre pays doit affronter d’immenses défis : la réponse urgente aux difficultés quotidiennes de nos concitoyen·ne·s, la nécessaire action pour la paix en Europe et contre le réchauffement climatique.

 

 

Face au nouvel épisode violent de la crise économique et aux désastres sociaux, écologiques et humains qui s’annoncent et à la crise de régime qui est ouverte, la construction d’une France des Jours heureux pour toutes et tous est plus que jamais à l’ordre du jour.

Désormais privé de majorité à l’Assemblée nationale, le président de la République n’a pas de majorité pour son projet politique. Or, Emmanuel Macron reste le serviteur zélé de la finance qui est déterminée à poursuivre la destruction des grandes conquêtes sociales.

Dans cette situation inédite, nous alertons les Français·es : pour obtenir une majorité, le risque est grand qu’il s’appuie sur les autres forces de droite, dont le projet est très similaire au sien, et sur le Rassemblement national, dont le projet ne s’attaque en rien aux fauteurs de crise que sont les grands détenteurs de capitaux et veut soumettre le pays à une violente politique xénophobe et raciste qui menace gravement la République.

Refusant tout accord de gouvernement, les communistes appellent à la mobilisation pour combattre cette alliance avec force et esprit de rassemblement et mettre en échec ses projets de régression sociale. Nous serons constamment une force de proposition pour répondre aux attentes des citoyen·ne·s, des salarié·e·s.

Nous, communistes, avons une grande ambition pour la France.

Nous voulons ouvrir la voie à une politique qui tire vraiment les leçons de la pandémie et de la crise et rassembler, dans toutes les villes et villages de France, le monde du travail et de la création, toutes les forces qui seront déterminées à s’unir au service des exigences populaires. Nous pensons qu’une perspective d’espoir pour la France et son peuple exige la remise en cause radicale de la domination du capital, indispensable pour agir contre les diktats des marchés financiers.

C’est le sens du projet présidentiel présenté par Fabien Roussel et des propositions portées par les communistes dans la Nouvelle union populaire, écologique et sociale aux élections législatives.

Et c’est le sens de notre conception du rassemblement articulant luttes immédiates, propositions de transformation sociale, conquête de moyens et de pouvoirs pour sortir des logiques capitalistes que nous impose le système. Un rassemblement dans lequel l’autonomie de chaque force politique se conjugue à la recherche d’actions communes.

C’est ainsi que nous pourrons élargir les dynamiques de mobilisation, pour travailler dès aujourd’hui à un rassemblement majoritaire plaçant l’humain et la planète au cœur de réformes heureuses, populaires

Bien que le total des voix recueillies par notre union n’ait pas progressé par rapport au total des voix des forces de gauche en 2017, le succès de la Nupes aux élections législatives, qui en fait la première coalition d'opposition au Parlement, constitue un point d'appui précieux.

Alors que la gauche était annoncée grande perdante de la dernière séquence électorale, elle a contribué à mettre en minorité le parti présidentiel à l'Assemblée nationale et à revaloriser le rôle du Parlement. Pour gagner demain, nous voulons donc partir de cet acquis et engager les débats et les mobilisations indispensables, en lien avec les actions parlementaires, pour construire un rassemblement plus large, jusqu'à ce qu'il devienne majoritaire.

Les 22 député·e·s communistes et d’outre-mer du groupe de la Gauche démocrate et républicaine – Nupes, présidé par André Chassaigne, sont d’ores et déjà engagé·e·s pour être une force de proposition autonome à l’Assemblée et travailler en collaboration avec les autres groupes parlementaires de la Nupes. Avec le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) au Sénat, dont la présidente, Eliane Assassi, vient de déposer une proposition de loi pour encadrer l’usage des cabinets conseils, avec nos élu·e·s des collectivités territoriales et l’ensemble des militant·e·s communistes, c’est une force qui comptera dès les prochaines semaines.

Le PCF appelle les forces vives du pays, les composantes de la Nupes et toutes les forces de gauche et écologistes, sociales et citoyennes, à constituer partout en France des comités d’action, pour débattre des urgences dans chaque territoire, engager des luttes et des initiatives pour résister à toute régression sociale, comme le recul de l’âge de départ en retraite à 65 ans et obtenir des victoires pour changer tout de suite la vie du plus grand nombre. Cela implique des objectifs sociaux et écologiques ambitieux, la mobilisation de moyens financiers et la création de pouvoirs d’intervention des citoyen·ne·s et des salarié·e·s.

En ce sens, les communistes formulent 10 propositions pour la France, qu’il est possible de mettre en œuvre dès les prochains mois :

1. Porter le smic et la retraite minimum à 1 500 euros net (1 923 euros brut), augmenter de 10 % le point d’indice des fonctionnaires, organiser une conférence nationale sur les salaires, contraindre les entreprises à l’égalité salariale femmes-hommes, gagner la retraite à 60 ans à taux plein.

2. Supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, passer la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants et taxer à 30 % le résultat imposable des grandes compagnies pétrolières, rétablir l’ISF et engager une réforme pour un impôt sur le revenu plus progressif.

3. Garantir la gratuité totale de l’école et pré-recruter 20 000 personnels d’éducation, rembourser les soins à 100 %, renforcer la Sécurité sociale, mettre en œuvre un moratoire sur les fermetures de lits et former tout de suite pour pré-recruter 30 000 personnels de santé pour l’hôpital public, consacrer 1 % du PIB à la culture.

4. Inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution, rouvrir les centres IVG fermés cette dernière décennie et en ouvrir de nouveaux partout où cela est nécessaire et consacrer 1 milliard d’euros à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

5. Non prise en compte des revenus du conjoint pour le calcul de l’allocation adulte handicapé

6. Supprimer « Parcoursup », créer un revenu étudiant d’un montant minimum de 850 euros par mois et lancer un plan « Zéro jeune au chômage » pour permettre à chaque jeune d’avoir accès à une formation ou à un emploi bien rémunéré.

7. Engager un plan de 140 milliards d’euros pour l’égalité des territoires, l’emploi et le climat : développement du mix nucléaire-renouvelables pour renforcer notre souveraineté énergétique, réouverture des petites lignes SNCF et aller vers la gratuité des transports publics urbains, rénovation thermique de 700 000 logements, création d’un fonds alimentaire pour manger sain et à sa faim, accès au numérique pour tous.

8. Nationaliser de grandes banques privées, au service de l’emploi, de la renaissance industrielle, de la transition écologique, développer l’économie sociale et solidaire et les structures coopératives, et conditionner les aides publiques aux entreprises en fonction d’engagements en faveur de l’emploi, des salaires et du climat.

9. Création d’un droit de veto et de contre-propositions des salarié·e·s face aux plans de licenciements et des institutions démocratiques économiques et sociales nouvelles depuis les territoires jusqu’au niveau national.

10. Organisation d’une conférence européenne pour la paix et la sécurité collective et ouverture de négociations pour de nouveaux traités, avec un fonds européen au service des peuples et non de la finance.

Nous serons à l’initiative tout l’été pour aller à la rencontre de nos concitoyen·ne·s avec ces propositions pour le pays, organiser des actions de solidarité pour permettre aux familles populaires de manger sain et à leur faim et de partir une journée à la mer, et nous donnons à toutes et tous rendez-vous à la Fête de l’Humanité, les 9, 10 et 11 septembre prochains pour partager un moment festif et engager en grand le débat politique sur l’alternative à construire avec toutes les forces vives du pays.

 

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 05:46

 

La biodiversité à l'heure du COVID

 

En militant, élu, praticien, Hervé Bramy qui a été le président du Conseil départemental de Seine-SaintDenis montre le lien ténu entre l’apparition de virus dont le Sars-Cov-2 et la destruction de l’environnement. Il pointe l’urgente nécessité de préserver et d’améliorer le biodiversité qui « rend des services déterminant à la vie humaine ». Sa réflexion appelle la recherche d’alternatives sociales et écologiques, dépassant le système capitaliste exploitant l’Homme et la nature. L’auteur appelle à un nouveau choix de civilisation respectueux des exigences de développement de tous les «locataires» de la planète. 172 pages

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Sortir du capitalisme

 

 

Dans ce nouvel ouvrage, Bernard Vasseur démontre, exemples à l’appui, comment le capitalisme mène l’humanité dans le mur et menace la vie sur la planète. L’auteur donne surtout à voir combien le communisme est à l’ordre du jour et peut se construire chaque jour dans l’action. Cliquez sur l'image pour consulter la 4ème de couverture. Format 14x20 - 164 pages

 

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Les derniers jours des 27 de Chateaubriant

 

Les 27 de Châteaubriant nous accompagnent à jamais. C’était il y a 80 ans, un jour de grand beau temps dans la clairière. Ils nous manquent. Sans doute parce qu’ils n’avaient réclamé que le partage, l’amour et la liberté. Et aussi parce qu’ils n’ont jamais cessé de regarder leur bourreaux bien en face. Guy, Claude, Charles, Jean et tous les autres, ne cesseront jamais de nous accompagner. Comme ils nous manquent ! Depuis qu’ils sont tombés, depuis qu’ils ont crié une dernière fois, « vive la France », « Vive 1789 », ils nous tiennent la main sur le chemin de la dignité et du courage. Ils n’ont pas baissé la garde. Ils sont si proche de nous, les vivants d’aujourd’hui. Et nous les regardons. Nous prenons tout ce qu’ils nous ont laissé dans la carrière. Oui nous les regardons avec admiration. Cette beauté de vivre à en mourir. Ce livre est l'histoire de ce grand courage collectif. Le courage de la liberté contre toutes les barbaries. Format 13 x 19 - 88 pages

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La vérité est en marche, rien ne l'arrêtera

 

À l’occasion du 60e anniversaire des Accords d’Évian, ce livre retrace l’engagement de nombreuses personnalités et de l’Humanité dans ce qui a été baptisé « L’appel des douze». Éclairant les raisons pour lesquelles le « travail de vérité » sur la guerre d’Algérie ne s’engage officiellement qu’aujourd’hui, il revient sur des années de combat mené pour faire reconnaitre les exactions commises par l’État français en Algérie, et plus particulièrement le crime perpétré, le 21 juin 1957, contre le jeune mathématicien, militant du parti communiste algérien, Maurice Audin. Pierre Audin, fils de Maurice et Josette Audin, y signe une contribue inédite, qui, avec un point d’histoire de Gilles Manceron, de la Ligue des droits de l’Homme, et une introduction de Charles Silvestre, coordinateur de « l’Appel des douze » pour l’Humanité, font de cet ouvrage un livre indispensable à celles et ceux qui souhaitent enrichir leurs connaissances sur cette période de notre histoire. « La vérité est en marche, rien ne l’arrêtera », 156 pages, format 13x19

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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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