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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 06:55
Passe vaccinal - le Positionnement des députés communistes

Passe vaccinal : "Nous sommes opposés à ce texte qui porte atteinte à nos libertés fondamentales sans prouver son efficacité sanitaire. Mais fidèles à notre ADN, nous serons force de proposition pour vous convaincre que seule une réponse élaborée démocratiquement permettra de sortir de cette sale crise en emportant l’adhésion de la société, plutôt qu’en la fracturant." -

L'humilité devrait vous conduire, Monsieur le Ministre #veran à être ce soir à l'écoute de vos oppositions.

Sebastien Jumel

Revoir l'intervention de Sébastien Jumel pour les députés communistes sur la page Facebook des Députés communistes:

https://www.facebook.com/LesDeputesCommunistes/videos/304450131625021

Et compte rendu dans l'Humanité

Les parlementaires PCF sont déterminés à voter contre le projet de loi du gouvernement.

Pour plusieurs raisons : l’interdiction qui sera faite aux non-vaccinés de se rendre au cinéma, au restaurant et dans les transports régionaux leur semble totalement disproportionnée. Et les amendements, notamment défendus par le communiste Sébastien Jumel, visant à « réarmer » l’hôpital, à doter les écoles d’aérateurs et les publics fragiles de masques FFP2 sont sans cesse ignorés par un gouvernement solitaire.

(...)

Dès son examen en commission, entre Noël et le jour de l’An, les élus communistes avaient fait savoir qu’ils voteraient contre. « Nous partageons depuis le début cette conviction que la vaccination est à la fois un bienfait pour nous-mêmes et un acte de protection collective. Nous revendiquons des moyens pour aller vers les plus inquiets, les plus fragiles, les plus éloignés. Nous partageons l’impérieuse nécessité de renforcer la campagne vaccinale, mais nous ne sommes pas favorables à tout acte d’autorité, voire d’autorit arisme, de nature à fracturer, à cliver chaque jour un peu plus la société française », avait déclaré Sébastien Jumel, pour qui le gouvernement ne cesse de « durcir à chaque étape des atteintes fondamentales aux libertés individuelles sans jamais tirer le bilan de leur efficacité dans la lutte contre le virus ».

La proposition de ­Sébastien Jumel visant à ce que chaque non-vacciné soit rencontré par un professionnel de santé a pour sa part été ignorée par le gouvernement.

Le député PCF s’est de plus indigné contre une autre disposition du texte : celle de permettre les contrôles d’identité « par des personnes non dépositaires d’une mission d’ordre public, ce qui est contraire à l’État de droit ». Le projet de loi prévoit en effet que toutes les personnes devant demander la présentation d’un passe vaccinal pourront réclamer la présentation d’une pièce d’identité.

***

Dernière minute: Sébastien Jumel:

"Le bambou finit par pencher dans le sens de celui qui pousse le plus fort", dit un proverbe asiatique... Ce soir à l' #assembleenationale le gouvernement finit par lâcher, via un sous-amendement, sur le passe vaccinal pour les activités périscolaires et extra-scolaires, culture, sport et ciné pratiquées par les jeunes. Concrètement : pour les moins de 16 ans, pas de #PasseVaccinal pour ces activités-là qui restent soumises au passe sanitaire. L'exécutif a été contraint de tendre l'oreille pour entendre les oppositions qui ont bien fait de ne rien lâcher, y compris la nuit dernière... Il reste beaucoup, beaucoup de chemin, mais même les petites victoires, il faut les cocher. #passvaccinal #DirectAN

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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 06:28
La France des héritiers -  Le Dossier de L'Humanité, 4 Janvier 2022

Éditorial de Maurice Ulrich dans L'Humanité. La note

Mardi 4 Janvier 2022

« Mon pauvre argent, on m’a privé de toi ; et puisque tu m’es enlevé, j’ai perdu mon support, ma consolation, ma joie : tout est fini pour moi, et je n’ai plus que faire au monde. » On a l’impression de lire un copier-coller de cette tirade d’Harpagon, chez Molière, avec les articles parus la semaine passée dans la presse de droite au sujet de l’héritage et des droits de succession. Une simple note du Conseil d’analyse économique, organisme consultatif auprès du premier ministre, évoquant l’éventualité d’une timide réforme des droits de succession a fait l’effet d’un séisme, avec mouvements de panique. Que révèle « la haine de l’héritage », écrivait un chroniqueur du Figaro pour qui « ce n’est pas seulement piétiner le droit de propriété sur les biens gagnés de haute lutte après tant et tant de prélèvements », c’est plus largement, au total, « l’euthanasie de la famille ». On a le droit de trouver ça cocasse dans le journal qui se réclame de Beaumarchais avec cette citation à sa une, « sans la liberté de blâmer il n’est pas d’éloge flatteur », mais oublie cette adresse de Figaro lui-même au comte Almaviva, « vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus ».

Spoliation, furie égalitaire… En vérité, de quoi parle-t-on ? De la petite maison de famille arrachée aux enfants, du livret A vidé par l’État ? Ou des plus hauts patrimoines, qui, au-delà de 10 millions d’euros, sont à 90 % des portefeuilles financiers et ont progressé plus vite que le PIB depuis les années 1980-1990 ? Cela quand le revenu moyen des 1 % les plus aisés a progressé de 100 % (en sus de l’inflation) et celui des 0,1 % les plus aisés de 150 %, contre à peine 25 % pour le reste de la population (soit moins de 1 % par an). C’est pourtant sans vergogne que des députés LR, avec Éric Ciotti, proposaient il y a quelques mois la suppression totale des droits de succession…

Mais que les plus inquiets toutefois se rassurent. Que ce soit avec l’extrême droite, la droite ou Emmanuel Macron, la note par qui le scandale arrive restera dans les tiroirs.

Le retour de la France des héritiers : ces pratiques qui bloquent l'ascenseur social
Mardi 4 Janvier 2022 - L'Humanité

En France, les 10 % les plus riches s’accaparent 60 % du patrimoine total. Les niches fiscales liées aux héritages leur permettent de se transmettre ce grisbi de génération en génération. Des économistes et institutions appellent à une réforme de la fiscalité sur les successions.

Sortez vos capes, gants et hauts-de-forme ou vos robes à corset : la Belle Époque est de retour. Ce n’est pas la mode vestimentaire du moment qui le suggère, mais les économistes comme les institutions qui scrutent les évolutions de notre société. Aujourd’hui comme au début du XXe siècle, la France appartient aux héritiers rentiers.

Si le siècle dernier avait corrigé le tir, notamment grâce à l’ascenseur social des Trente Glorieuses, la fin des années 1970 a sonné le retour du patrimoine financier et immobilier comme facteur majeur de structuration de classe, bien plus que les revenus (salaires et revenus du travail).

Une monopolisation des richesses devenue par trop évidente

Ce patrimoine qui pèse de plus en plus lourd – de 300 % du revenu national en 1970, il en représentait 600 % en 2020 – a été progressivement capté par quelques-uns. « En France, les 10 % les plus riches possèdent 60 % du patrimoine total net », soulignait le Rapport 2022 sur les inégalités mondiales, publié en décembre par l’Observatoire des inégalités mondiales.

Cette monopolisation des richesses est devenue à ce point dérangeante que des institutions peu révolutionnaires comme l’OCDE, France Stratégie ou des économistes orthodoxes qui parlent à l’oreille de Macron, tels le prix Nobel Jean Tirole ou l’ex-directeur des études du FMI Olivier Blanchard, s’en inquiètent et appellent à une nouvelle fiscalité des successions et des héritages. Histoire de débloquer un ascenseur social coincé aux étages supérieurs.

1 % des héritiers reçoivent en moyenne 4,2 millions d’euros nets de droits

« Il devient indispensable d’avoir hérité pour accéder au sommet de la distribution des niveaux de vie », analyse Camille Landais, coauteur du rapport Repenser l’héritage, publié par le Conseil d’analyse économique (CAE) il y a quinze jours. De fait, quand la moitié des Français héritent de 70 000 euros tout au long de leur vie (il s’agit d’une moyenne, nombre d’entre eux n’hériteront de rien du tout), moins de 10 % récupéreront plus de 500 000 euros de patrimoine.

Quant au « top 1 % des héritiers, il recevra en moyenne plus de 4,2 millions d’euros nets de droits. Et le top 0,1 %, environ 13 millions », souligne l’étude du CAE. Autrement dit, « le top 1 % des héritiers peut désormais obtenir, par une simple vie de rentier, un niveau de vie supérieur à celui obtenu par le top 1 % des ’’travailleurs’’ ». De quoi enterrer le mythe du « premier de cordée » et de la méritocratie.

Tigre de papier et niches fiscales

En ces temps de creusement des inégalités sociales, de renchérissement des dépenses du quotidien et d’aspiration des première ou deuxième lignes comme des premiers de corvée à des augmentations de salaires, l’opulence des rentiers relève du scandale alors que la transmission de ces fortunes n’est que faiblement taxée. Elles n’ont rapporté que 12,5 milliards d’euros en 2015, soit 0,56 % du PIB, alors que le flux total des transmissions patrimoniales annuelles pèse 15 % du PIB.

Tout semble avoir été fait pour que l’administration fiscale ne s’intéresse pas au sujet. Celle-ci ne possède d’ailleurs pas de données fiables. D’autre part, comme l’explique Camille Landais, « nous pouvons avoir l’illusion d’une progressivité de la taxation des successions, mais c’est un tigre de papier. Dans la réalité, plus les patrimoines sont importants, mieux leurs titulaires connaissent les niches qui permettent d’échapper à leur imposition. Si bien que les plus gros transmetteurs ne sont taxés en moyenne qu’à hauteur de 10 % ».

Les ficelles de l’optimisation

Parmi les niches fiscales, citons l’assurance-vie (17,5 milliards répartis entre 45 000 bénéficiaires seulement) ; les pactes Dutreil, qui exonèrent à 50 % la transmission des biens professionnels représentant plus de 60 % du patrimoine des 0,001 % les plus fortunés ; la donation en nue-propriété avec réserve d’usufruit (2 à 3 milliards de manque à gagner pour le fisc) ; ou l’effacement des plus-values latentes à la succession.

À ces mesures de sous-évaluation de l’assiette de la taxation des héritages s’ajoutent les autres ficelles de l’optimisation d’héritage. Par exemple, planifier rapporte gros : trois donations de 100 000 euros au cours d’une vie ajoutées à un héritage de 200 000 au décès de chacun des deux parents coûtent moins cher en droits de succession qu’un héritage de 700 000 euros versé d’un coup au décès des ascendants.

Imposer à des taux croissants

Sur tous ces biais, les rapports précédemment cités appellent à revenir dessus. Avec un leitmotiv : assurer une réelle progressivité de la taxation des héritages fondée sur le bénéficiaire tout au long de sa vie. « Les transmissions d’un montant total élevé pourraient être imposées à des taux croissants, tout en permettant aux nombreux parents de la classe moyenne de transmettre un patrimoine plus modeste à leurs enfants en franchise d’impôts », note la commission Tirole- Blanchard. Ce qui contribuerait à améliorer la mauvaise image de cette fiscalité, vue comme « une double imposition de l’épargne de parents qui ont “travaillé dur” et qui souhaitaient aider leurs enfants ».

Selon les scénarios proposés par le rapport du CAE, ces mesures dégageraient entre 9 et 19 milliards d’euros. Qu’en faire ? De la baisse d’impôts indirects ou directs à la réduction de la dette publique, l’abondement des mécanismes de solidarité et d’égalité des chances jusqu’au financement d’un capital garanti de 120 000 euros pour tous dès 18 ans, comme le proposait l’économiste Thomas Piketty, les projets ne manquent pas. Ils relèvent tous d’un projet de société dont les candidats à l’élection présidentielle ont la possibilité de s’emparer.

Le PCF juge indispensable de « renforcer la fiscalité et la rendre plus progressive  », comme l’explique l’économiste communiste, Denis Durand. En tenant compte de deux paramètres : « Le montant de la succession ou de la donation, mais aussi les ressources du bénéficiaire. » « Il peut parfois arriver que des gens héritent mais ne soient pas en mesure de payer les droits », précise-t-il. « On croit que les inégalités sont le fait des revenus, souligne également Denis Durand, mais elles sont le produit des inégalités d e patrimoine. »

Selon le PCF, il s’agit donc de mettre les plus hauts patrimoines plus fortement à contribution, et tout au long de la vie. Les communistes proposent notamment le rétablissement et le triplement de l’ISF pour y parvenir. « Mais, prévient l’économiste, il faudra aussi changer l a façon dont sont produites les richesses. »

Extrait de l'article de Diego Chauvet - "Droits de succession : la gauche affiche sa volonté de réformer" - L'Humanité, 4 janvier 2022

La France des héritiers -  Le Dossier de L'Humanité, 4 Janvier 2022
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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 06:24
Macronie. Alexis Kohler, ou le symbole d’un pouvoir miné par les conflits d’intérêts (L'Humanité, Lola Ruscio, 4 janvier 2022)
Macronie. Alexis Kohler, ou le symbole d’un pouvoir miné par les conflits d’intérêts
Mardi 4 Janvier 2022 - L'Humanité

Ses allers-retours entre le public et le privé intéressent de près la justice. Mais ce proche d’Emmanuel Macron prépare tranquillement la campagne du président-candidat depuis l’Élysée, dont il est toujours le secrétaire général.

 

Alexis Kohler, le puissant secrétaire général de l’Élysée, est un pur produit de la Macronie, le symbole de la confusion née des allers-retours entre la haute fonction publique, le privé et le pouvoir. Énarque, ancien de l’Agence des participations de l’État (APE), il est passé par le Trésor, avant de devenir directeur financier de la compagnie maritime MSC ­(Mediterranean Shipping Company), tout en s’engageant à fond dans la première campagne présidentielle du candidat Macron.

Ce drôle de mélange des genres ne suscitant aucune indignation en Macronie, il occupe depuis bientôt cinq ans l’un des postes clés de l’appareil d’État. C’est là qu’il reçoit, dans la plus grande discrétion, des investisseurs internationaux, des patrons du CAC 40 comme Martin Bouygues, Bernard Arnault (LVMH), Xavier Niel (Iliad), Patrick Pouyanné (Total) ou Serge Weinberg (Sanofi). C’est là qu’il mène en toute tranquillité ces conversations dont rien, jamais, ne filtre à l’extérieur. Car l’Alsacien de 49 ans au tempérament taiseux aime la discrétion.

Bien plus qu’un « lointain cousin »

Une affaire hautement explosive est pourtant venue le rattraper. À la suite d’une plainte d’Anticor déposée en 2018 pour « trafic d’influence » et « prise illégale d’intérêts », la justice cherche à savoir si le premier conseiller d’Emmanuel Macron a profité de ses différentes positions à Bercy pour favoriser les intérêts financiers de l’armateur italo-suisse MSC. La compagnie maritime est l’un des plus gros clients des chantiers STX de Saint-Nazaire, dont l’État français est actionnaire. Or, Alexis Kohler a des liens importants avec l’entreprise MSC. Jugez plutôt : le macroniste d’obédience rocardienne a essayé à deux reprises de la rejoindre après ses expériences à Bercy, respectivement comme directeur de cabinet de Pierre Moscovici et d’Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie. La première fois, en 2014, la commission de déontologie, chargée de contrôler le départ des agents publics dans le secteur privé, avait refusé sa demande. Deux ans plus tard, il retente le coup. Cette fois, à la surprise générale, la commission accepte.

Alexis Kohler part alors travailler chez MSC, comme directeur financier depuis Genève. Dans le même temps, il s’engage pleinement dans la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron. Surtout, il a soigneusement caché ses liens familiaux avec la compagnie maritime, évoquant simplement l’existence d’un « lointain cousin ». En réalité, la compagnie maritime est fondée et dirigée par des cousins de sa mère, la famille Aponte. Ensemble, ils passeront même leurs vacances sur le yacht familial. Avait-il prévenu sa hiérarchie de sa proximité avec MSC ? Oui, jure l’Élysée. Grâce à une lettre signée en 2019 par Emmanuel Macron lui-même, Alexis Kohler a bénéficié d’un classement sans suite par le Parquet national financier (PNF). Le protégé du président espère alors que la tempête est derrière lui. Le secrétaire général de l’Élysée, réputé bosseur, poursuit ses activités, se plonge dans les dossiers industriels, dont il raffole.

Mais un dossier va lui causer de gros problèmes, celui de Veolia-Suez. L’ami d’Emmanuel Macron se retrouve à nouveau pris dans les mailles judiciaires avec le PNF. Ce dernier enquête depuis juin sur l’offre publique d’achat (OPA) de Veolia sur Suez, suspectant plusieurs responsables et le secrétaire général de l’Élysée de « trafic d’influence ». Rien que ça. En résumé, Alexis Kohler est soupçonné d’être intervenu à plusieurs reprises dans ce projet de fusion, jusqu’à faire pression sur des représentants syndicaux pour obtenir d’Engie (dont l’État est actionnaire) qu’il ne s’oppose pas à la vente des parts de Suez à Veolia. Cette affaire est loin d’être réglée puisque l’intersyndicale de Suez envisage désormais de déposer une plainte pour « diffusion d’information trompeuse ».

Soutien indéfectible du président

Malgré ces démêlés judiciaires, l’énarque bénéficie toujours du soutien indéfectible du président de la République. Kohler doit même jouer un rôle important dans sa future campagne présidentielle, en faisant le lien avec les grands patrons. L’objectif étant de les convaincre d’investir via le versement de dons.

Au-delà de sa dimension pénale, l’affaire Kohler jette une lumière crue sur une faille de notre démocratie, celle des allers-retours permanents d’énarques entre le public et le privé, générant à leur tour des conflits d’intérêts. Le cas Kohler souligne combien le gouvernement, qui s’autoproclame défenseur du « nouveau monde », s’assoit sur ces problématiques qui pourrissent depuis longtemps la vie politique française. La Macronie révèle également au grand jour son vrai visage : une start-up qui se croit tellement intouchable qu’elle ne saurait être tenue de rendre des comptes. Bien sûr, ce brouillage permanent entre les affaires publiques et privées fait le bonheur des grands groupes, puisqu’ils bénéficient de relais importants au sein de l’appareil d’État. Et, on le sait, les patrons du CAC 40 ne sont jamais rassasiés dès lors qu’il s’agit de privatiser les politiques publiques.

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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 06:22

 

 

 

 

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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 06:39

 

Le Ministre de l'Education a présenté aujourd'hui le nouveau protocole sanitaire dans les écoles. Le choix de le rendre public à moins de 24h de la rentrée est en soi une provocation. Sa publication dans la presse plutôt que de le construire avec le corps enseignant chargé de le mettre en œuvre en dit long sur la considération du ministre pour les professeurs.

Sur le fond, ces annonces sont à mille lieues des besoins dans ce contexte d'épidémie galopante.

Le Ministre confirme qu'il faudra attendre un cas positif pour qu'une classe soit testée. Pourquoi ne pas faire comme l'Allemagne qui teste les enfants deux à trois fois par semaine ? Alors que jusqu'à présent la France ne testait qu'une classe sur trente !

Le Ministre confirme par ailleurs le recours aux professeurs retraités pour prendre le relai des enseignants malades. Ce choix a valeur d'aveu. Il montre à quel point nous manquons de professeurs pour faire classe. Il éclaire d'un jour cruel le choix de Ministre de supprimer 7900 emplois dans l'Éducation nationale depuis 2017, soit l'équivalent de 175 collèges.

Enfin, il ne propose rien de neuf pour équiper les bâtiments scolaires de capteurs de CO2 et se défausse une fois de plus sur les collectivités territoriales.

Au final, Jean-Michel Blanquer finit son quinquennat comme il l'a commencé : sans considération pour les enseignants, sans ambition pour les élèves, sans égards pour leurs parents.

La France mérite mieux. Je veux changer radicalement de chemin pour l'école.

Dans l'immédiat, en se donnant vraiment les moyens de maintenir les écoles ouvertes dans ce contexte d'épidémie : tests systématiques plusieurs fois par semaine, masques FFP2 pour les enseignants et le personnel scolaire, capteurs de CO2 dans toutes les classes avec prise en charge du coût par l'État.

Et pour les 5 prochaines années, porter une vraie ambition pour l'école en limitant à 20-25 le nombre d'élèves par classe et en recrutant 90.000 enseignants titulaires.

Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle,
Paris, le 2 janvier 2022.

 

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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 06:17

 

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 06:54
PCF Morlaix - Calendrier des prochaines réunions

Parti Communiste Français

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                             

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/        

Mercredi 5 Janvier 2022 : AG des communistes des sections PCF Morlaix, Lanmeur et Saint Pol de Léon / Roscoff (18 h – Local PCF Morlaix)

Mercredi 12 Janvier 2022 : Réunion de préparation de la Fête du Viaduc (18 h – Local PCF Morlaix).

Depuis 58 ans, la section du Pays de Morlaix du PCF organise une fête le 1er mai (fête du « VIADUC »).

Bien sûr, compte tenu de la crise lié au « Covid-19 » nous n’avons pas pu tenir cette fête ni le 1er mai 2020 ni le 1er mai 2021.

Mais nous avons décidé de tenir, dans le respect des règles sanitaires qui s’appliqueront au printemps prochain, notre Fête le 1er Mai 2022.

Elle se tiendra sur la place Allende.

Mardi 18 janvier 2022 (18 h – local PCF Morlaix) : AG du « Comité des Jours Heureux – Pays de Morlaix »

Ce sera la 4ème réunion de ce Comité de soutien à la candidature de Fabien ROUSSEL aux élections présidentielles 2022, Comité de Soutien fort de 117 ami-es et camarades.

Nous y ferons un point sur la situation politique.

Nous y définirons notre activité dans les semaines à venir : distributions de tracts ; réunions publiques ; …

Cette réunion devra se tenir dans le respect des règles sanitaires c’est-à-dire port du masque tout au long de la réunion.

Mardi 8 Février - Mardi de l'éducation populaire sur Jean de La Fontaine avec l'écrivain et journaliste Valère Staraselski

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 06:52
Fabien Roussel sur Europe 1 ce lundi 3 septembre à 8h13

Bon courage ce matin aux élèves, parents et personnels des écoles, collèges et lycées 💪

Retrouvez Fabien Roussel 2022 à 8h13 sur Europe 1 !

Ci-dessous un communiqué sur la rentrée des classes 👇

******************************

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sur la forme comme sur le fond, Blanquer à mille lieues des besoins de l’École (Fabien Roussel)

Le Ministre de l'Education a présenté aujourd'hui le nouveau protocole sanitaire dans les écoles. Le choix de le rendre public à moins de 24h de la rentrée est en soi une provocation. Sa publication dans la presse plutôt que de le construire avec le corps enseignant chargé de le mettre en œuvre en dit long sur la considération du ministre pour les professeurs.

Sur le fond, ces annonces sont à mille lieues des besoins dans ce contexte d'épidémie galopante.

Le Ministre confirme qu'il faudra attendre un cas positif pour qu'une classe soit testée. Pourquoi ne pas faire comme l'Allemagne qui teste les enfants deux à trois fois par semaine ? Alors que jusqu'à présent la France ne testait qu'une classe sur trente !

Le Ministre confirme par ailleurs le recours aux professeurs retraités pour prendre le relai des enseignants malades. Ce choix a valeur d'aveu. Il montre à quel point nous manquons de professeurs pour faire classe. Il éclaire d'un jour cruel le choix de Ministre de supprimer 7900 emplois dans l'Éducation nationale depuis 2017, soit l'équivalent de 175 collèges.

Enfin, il ne propose rien de neuf pour équiper les bâtiments scolaires de capteurs de CO2 et se défausse une fois de plus sur les collectivités territoriales.

Au final, Jean-Michel Blanquer finit son quinquennat comme il l'a commencé : sans considération pour les enseignants, sans ambition pour les élèves, sans égards pour leurs parents.

La France mérite mieux. Je veux changer radicalement de chemin pour l'école.

Dans l'immédiat, en se donnant vraiment les moyens de maintenir les écoles ouvertes dans ce contexte d'épidémie : tests systématiques plusieurs fois par semaine, masques FFP2 pour les enseignants et le personnel scolaire, capteurs de CO2 dans toutes les classes avec prise en charge du coût par l'État.

Et pour les 5 prochaines années, porter une vraie ambition pour l'école en limitant à 20-25 le nombre d'élèves par classe et en recrutant 90.000 enseignants titulaires.

Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle,

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 07:31
Ashraf Fayad, poète insoumis, a reçu le prix international du poète résistant au Festival du livre de Mouans-Sartoux en 2019. L'Humanité

Ashraf Fayad, poète insoumis, a reçu le prix international du poète résistant au Festival du livre de Mouans-Sartoux en 2019. L'Humanité

Ashraf Fayad, un poète brisé
Mardi 28 Décembre 2021 - L'Humanité

Cela fait maintenant sept ans que le poète palestinien Ashraf Fayad croupit dans une geôle saoudienne.

Accusé d’apostasie (reniement de la foi), il avait été arrêté le 1 er janvier 2014 puis, en mai, condamné à quatre ans de prison et 800 coups de fouet. Après avoir fait appel de cette peine, il est jugé à nouveau en novembre 2015 et est condamné à mort. À la suite d'une campagne internationale qui réunira plus de trois cent mille signatures, sa peine est commuée en huit ans de prison et 800 coups de fouet. Il lui est notamment reproché d’avoir publié un recueil de poèmes en 2007, Instructions internes, qui contiendrait des poèmes athées.

Né en 1980 à Khan Younes, dans le sud de la bande de Gaza, Ashraf Fayad avait dû s’exiler dans le Golfe où il devint très vite une figure du monde artistique. Peu après sa condamnation, des dizaines de poètes du monde entier s’étaient mobilisés. En 2019, il a reçu le prix international du poète résistant au Festival du livre de Mouans-Sartoux.

Le poète et dramaturge marocain, Abdellatif Laâbi, qui n’a de cesse de le défendre depuis toutes ces années, vient de diffuser un poème sur les réseaux sociaux, intitulé J’ai un ami en prison. On y lit notamment : « Dans l’étau de laideur où il étouffe/comment peut-il continuer/à caresser de la beauté/ne serait-ce que l’idée ?/Sa solitude est plus tyrannique/que celle de l’incommensurable désert/qui l’entoure/J’ai un ami en prison/et je pense à lui aujourd’hui/comme les autres jours. »

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 07:23
La section PCF de Carhaix-Huelgoat dénonce le forfait de 20 euros lors des passages aux urgences
La section PCF de Carhaix-Huelgoat dénonce le forfait de 20 euros lors des passages aux urgences

La section de Carhaix-Huelgoat du Parti communiste juge « discriminatoire » le Forfait patient urgences qui entre en vigueur ce 1er janvier.

La section locale du Parti communiste critique l’entrée en vigueur du forfait patient urgences. (Le Télégramme, 2 janvier 2022)

Le Forfait patient urgences sera effectif à partir de ce 1er janvier 2022. Il faudra alors régler sur place, après un passage aux urgences sans hospitalisation, une somme de 19,61 €. Une mesure que la section de Carhaix-Huelgoat du Parti communiste juge « discriminatoire pour toutes celles et ceux qui n’ont pas accès à un médecin généraliste en urgence. « En pleine épidémie, avec une tension hospitalière qui devient intolérable pour les personnels, la priorité est-elle d’ajouter des tâches, qui plus est administratives, à du personnel déjà débordé ? interrogent les militants communistes, dans un communiqué. Selon ces derniers, le gouvernement reste dans une logique financière et administrative de gestion des hôpitaux. « Il reste sourd aux demandes du monde hospitalier, aucune mesure concrète n’a été formulée par le premier Ministre lors ses dernières annonces, sinon que des remerciements aux hospitaliers pour leur mobilisation »

Pour la section communiste locale, « l’hôpital public est en péril ». « Le Ségur de la santé n’a rien changé. Aujourd’hui se soigner coûte de plus en plus cher. À l’origine, Ambroise Croizat a voulu que la Sécurité Sociale soit dans une évolution du 100 % de prise en charge. Nous devons nous réapproprier cet objectif » estiment les militants.

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