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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 07:52
samedi 4 décembre 2021- le Parti communiste rend hommage à Tintin, Célestin Perrigault, résistant à Huelgoat et grand militant pendant 80 ans, pour ses 100 ans
samedi 4 décembre 2021- le Parti communiste rend hommage à Tintin, Célestin Perrigault, résistant à Huelgoat et grand militant pendant 80 ans, pour ses 100 ans
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samedi 4 décembre 2021- le Parti communiste rend hommage à Tintin, Célestin Perrigault, résistant à Huelgoat et grand militant pendant 80 ans, pour ses 100 ans
samedi 4 décembre 2021- le Parti communiste rend hommage à Tintin, Célestin Perrigault, résistant à Huelgoat et grand militant pendant 80 ans, pour ses 100 ans

Par Ismaël Dupont, le 5 décembre 2021

Nous avons vécu de très beaux moments ce samedi après-midi, 4 décembre à Treverien et à Combourg pour fêter les 100 ans de Tintin, Célestin Perrigault, au côté des camarades du PCF d'Ille-et-Vilaine, Yannick Nadesan, Daniel Collet, Françoise Collet, Marc, Jeannie, Michel, etc, et une vingtaine de camarades du secteur de Combourg. En présence du maire de Treverien et du Conseiller départemental du canton qui s'est lui aussi exprimé.

J'étais venu apporter l'hommage et l'amitié des camarades du Finistère à Tintin qui s'est engagé au PCF et dans la Résistance dans le centre-Finistère, et qui a été élu à Plouyé avant de devenir journaliste.

Ce centenaire toujours jeune en esprit, plein d'intelligence, d'humour, de malice qu'est Célestin, peignait et exposait encore ses tableaux de paysage vibrants d'émotion il y a quelques mois et participe sans difficulté aux discussions, y apportant son expérience et son analyse politique aiguë. Yannick Nadesan, responsable du groupe communiste à Rennes et à Rennes-Métropole, l'a exprimé dans son discours.  

On ne peut qu'être admiratif devant ce militant d'exception qui s'est engagé au parti communiste a Huelgoat en 1942, sous l'influence de Guillaume Lozac'h, menuisier, ami du docteur Jacq, revenu de l'internement à Châteaubriant quand le docteur Jacq, lui, a été fusillé à l'étang de la Blisière le 14 décembre 1941.

FERNAND JACQ médecin et élu au Huelgoat, militant communiste et résistant, fusillé à Châteaubriant le 15 décembre 1941 (archives départementales du Finistère)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

Célestin Perrigault s'est engagé ensuite d'abord comme instituteur de Locmaria Berrien dans le réseau de résistance FTP de Berrien, participant à des parachutages, des échanges d'information, des transmissions d'ordres de la résistance communiste, d'armes, et échappant à une rafle a Morlaix (suite à l'exécution de la maîtresse du commandant allemand de la place, un SS furieux et violent, Keller).

En 40, le jeune normalien originaire du nord de l'Ille et Vilaine (Monfort-sur-Meu, où il fut orphelin de mère et de père très tôt), exclu de l'école normale de Rennes pour indiscipline (il préférait les dessins satiriques et les blagues aux études: il se fait remarquer d'ailleurs pour ses caricatures de Hitler et Göring avant-guerre), s'est rendu dans le Finistère pour rejoindre l'Angleterre et continuer le combat, mais les bateaux étaient déjà bloqués a Plouescat quand il est arrivé, depuis Quimper, avec sa bicyclette.

Repassant par Huelgoat en vélo, il décide de s'y installer, une amie rennaise lui ayant dit le plus grand bien de la région.

Il est amoureux de Huelgoat dont il devient le populaire gardien de but de l'équipe de foot et se fiance et marie avec une jeune de Huelgoat, Yvonne Dual, avant de s'engager au PCF et en résistance chez les FTP.

Il obtient la croix de guerre à la liberation et devient élu communiste a Plouyé avant de revenir à Rennes pour y devenir journaliste pour le journal communiste breton Ouest-Matin où il écrit sous son nom et plusieurs pseudonymes, puis de nouveau instituteur et militant, puis dirigeant départemental du syndicat des instituteurs. 

C'est une grande chance d'avoir pu connaître et honorer à l'occasion d'une chaleureuse fête d'anniversaire avec les camarades d'Ille-et-Vilaine que nous remercions de leur invitation ce grand témoin des combats de la résistance et des jours heureux.

Daniel Collet lui a d'ailleurs lu une très belle lettre d'amitié de Fabien Roussel, le candidat des Jours Heureux.

PERRIGAULT Célestin, René, Marcel, dit « Tintin »
 
Né le 17 novembre 1921 à La Chapelle-Chaussée (Ille-et-Vilaine) ; instituteur ; militant syndicaliste, secrétaire de la section départementale du SNI d’Ille-et-Vilaine (1963-1972) ; militant communiste, conseiller municipal de Plouyé (Finistère).
Sa mère mourut peu après sa naissance. Son père, ferblantier-zingueur-quincailler, d’opinions radicales-socialistes, se remaria vers 1925 et décéda en 1934. Célestin Perrigault (parfois écrit Périgaux ou Perrignault) reçut les premiers sacrements catholiques. Élevé par sa mère adoptive, interne au cours complémentaire de Montfort-sur-Meu, il entra à l’École normale d’instituteurs de Rennes en 1938. En février 1940, il fut sanctionné pour des raisons disciplinaires et déplacé à l’ENI de Quimper (Finistère) où il termina sa scolarité. Titulaire du brevet supérieur, après son stage de janvier 1941 à juillet 1941 à Huelgoat dans les monts d’Arrée, il fut nommé instituteur à Locmaria-Berrien, commune voisine.
Dans cette région du centre Bretagne, la Résistance communiste fut très forte. En 1943, il adhéra au Parti communiste clandestin et s’engagea dans la Résistance dans le détachement FTPF « Docteur Jacq », du nom du dirigeant communiste finistérien fusillé à Châteaubriant. Au moment de l’insurrection, en juillet et août 1944, il fit partie du maquis de Berrien. Après la libération d’Huelgoat, il devint lieutenant FFI engagé volontaire pour la durée de la guerre. Il reçut la croix de guerre 1939-1945.
Il se maria religieusement en décembre 1942 à Huelgoat (Finistère) avec Yvonne Dual, née le 3 septembre 1925 à Berrien, fille d’un agent-cantonnier des Ponts et Chaussée, résistante, puis militante de diverses organisations, dont l’Union des femmes françaises (trésorière départementale). Membre du Parti communiste français à la Libération, elle ne reprit pas sa carte au début des années 1970 et réadhéra en 1976. Elle décéda le 13 juillet 2013 à Combourg (Ille-et-Vilaine). Le couple eut trois filles qui ne reçurent aucun sacrement religieux.
Affecté comme officier des sports en mai 1945 à Quimper, démobilisé en septembre 1945, Perrigault reprit son poste à Locmaria-Berrien puis à la rentrée suivante, en septembre 1946, il obtint sa mutation à Plouyé.
Il adhéra à la fin de 1943 à Locmaria-Berrien au PCF et aux Jeunesses communistes l’année suivante. Membre du comité de la fédération de l’Union de la jeunesse républicaine de France de 1945 à 1947, il fut secrétaire de la cellule communiste et membre du comité de la section communiste de Locmaria-Huelgoat. Élu conseiller municipal de Plouyé en 1947, il démissionna deux ans plus tard en raison de son départ pour Rennes. Au printemps 1947, détaché aux œuvres post et périscolaires dans la circonscription de Châteaulin, chargé de l’organisation du cinéma éducateur et à ce titre, il circula dans les écoles de la partie centrale du Finistère.
A la suite de difficultés familiales (décès d’un enfant, maladie de son épouse), en septembre 1948, Célestin Perrigault, en congé pour convenances personnelles, fit partie de la rédaction du quotidien progressiste Ouest-Matin qui rayonnait sur les départements de l’Ouest, Loire-Atlantique comprise. Il apprit sur le tas son nouveau métier de journaliste à Rennes et suivit l’école centrale de journalistes communistes pendant trois mois de 1949. Il fréquenta entre autres Jacques Brière, Marcel Carrasso et René Huguen. Il couvrit de 1948 à 1952 la rubrique sociale suivant les conflits ouvriers de Saint-Nazaire et de Brest. Les difficultés du journal nécessitèrent un redéploiement de la rédaction ; aussi reprit-il en septembre 1952, un poste dans l’enseignement en Ille-et-Vilaine à Guignen. Il fut nommé ensuite à Noyal-sur-Seiche, puis à Rennes. Il suivit alors l’école centrale pour les instituteurs communistes en 1953 à Suresnes.
Il s’engagea immédiatement dans la vie syndicale. Élu au conseil syndical de la section départementale du SNI, il siégea dans la minorité avec le responsable du groupe ex-cégétiste Roger Gomet. Le changement de majorité s’effectua en décembre 1961 au moment du renouvellement du conseil syndical. Le rapport de forces s’inversa. La tendance UID emmenée par Robert Le Foulgoc perdit un siège et devint minoritaire (12 sièges contre 13). Célestin Perrigault, succédant à Roger Gomet en décembre 1963, dirigea la section pendant une décennie. En 1972, en tête de la liste qui l’emporta, réélu secrétaire, il démissionna peu après et proposa Louis Chartrain pour lui succéder. Il fut entre 1956 et 1966 membre du Comité départemental d’action laïque.
Perrigault, lors du congrès national du SNI, le 8 juillet 1959, dans la séance consacrée aux « conditions de la rémunération ouvrière », critiqua les analyses d’Henri Baude qui contribuaient, selon lui, à cristalliser les tendances plutôt que de rechercher l’unité d’action. Lors de la réunion du conseil national du SNI, le 23 décembre 1960, il intervint après le rapport de Clément Durand sur le certificat d’aptitude pédagogique des maîtres privés. Il lut le vœu de sa section souhaitant que des représentants des syndicats puissent participer aux commissions chargées de faire passer ce CAP.
Au congrès du SNI à Lille, le 5 juillet 1964, dans la discussion du rapport moral, il estima que le SNI devait privilégier les actions revendicatives. Le 12 juillet 1965, dans la discussion du rapport moral, il souhaita une amélioration des rapports entre la direction nationale et les sections départementales. La même année, pour l’élection du bureau national du SNI en décembre, il figurait sur la liste « Pour un SNI toujours plus uni, toujours plus fort » conduite par Alfred Sorel. Devenu PEGC, il fut le responsable académique du SNI-PEGC pour les questions du personnel des CEG de 1972 à 1976.
Pendant cette période, il siégea comme délégué du personnel à la Commission administrative paritaire départementale, au Comité technique paritaire départemental. Après la mise en place du corps des PEGC, il œuvra pour qu’une structure régionale se mette en place. Il dirigea la commission administrative des PEGC qui se transforma ensuite en conseil académique au sein duquel on trouvait Hervé Cadiou (Finistère), Christian Le Verge (Côtes-du-Nord) et Loïc Champagnat(Morbihan). Il laissa la direction de ce conseil académique « Unité et Action » homogène à Jacques Martin en 1976.
En 1972, il quitta ses responsabilités syndicales et s’engagea dans une carrière de direction comme le faisaient souvent les responsables syndicaux du SNI enseignant en collège. En effet, au début des années 1960, il avait repris ses études. En 1962, reçu au CAPCEG, il devint professeur de français au collège public de Janzé. Nommé en 1972 sous-directeur faisant fonction de principal au collège de Janzé, il devint en 1976 principal du collège de Bégard dans les Côtes-du-Nord où il termina sa carrière professionnelle. Il fut élu immédiatement à la commission consultative spéciale des directeurs de CEG et des sous-directeurs de CES au titre du SNI avec Yves Thomas, principal du collège de Plestin-les-grèves et ancien membre du bureau national du SNI (Ecole Emancipée). En 1979 il prit sa retraite en Ille-et-Vilaine aux Iffs puis à Tinténiac depuis 2003.
Perrigault fut aussi entre 1956 et 1966 membre du comité directeur départemental des amicales laïques dans le cadre de la Fédération des œuvres laïques, membre du comité directeur du cercle Paul-Bert de Rennes et militant du Mouvement de la Paix.
Perrigault, secrétaire de la cellule des instituteurs communistes à Rennes au milieu des années 1970, fut membre du comité de la fédération communiste de 1968 à 1971. Responsable départemental du Mouvement de la Paix, membre du comité départemental de France-URSS, il était aussi secrétaire départemental de France-République démocratique allemande. Il fut candidat au Conseil général dans le canton de Bécherel en 1956, en 1961 et en 1985, il figura sur la liste « d’union démocratique » aux élections municipales de Rennes en 1965.
Après son départ à la retraite toujours militant du PCF, il devint membre du conseil d’administration de la section départementale de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale jusque dans les années 1990. Il continuait à militer aussi au Mouvement de la Paix, à France-URSS et France-RDA, à l’Association républicaine des anciens combattants et à l’Association nationale des anciens combattants résistants.
Perrigault, retraité, resta adhérent du SNI puis du SNUIPP. A Tinténiac, il écrivit pour sa famille ses souvenirs en trois volumes « Au fil des notes », « La fronde et la sten », « Propos en l’air », collabora au bulletin intercommunal Le Lavoir. Il reprit la peinture et ses œuvres peintes furent exposées au Centre culturel en avril 2013.
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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 07:40
Honduras : le PCF salue la victoire de Xiomara Castro

La victoire dès le premier tour de Xiomara Castro de Zelaya à l'élection présidentielle hondurienne, avec plus de vingt points d'avance sur son concurrent de droite et une participation record de 68 %, constitue une grande avancée pour le peuple hondurien.

Ce triomphe sans appel démontre la volonté claire du peuple hondurien de mettre un terme au règne de la corruption, du narcotrafic et du néolibéralisme, instauré par le coup d’État de 2009, qui avait conduit au renversement du président Manuel Zelaya et inauguré une série d'attaques du même type contre plusieurs dirigeants progressistes en Amérique latine.

Xiomara Castro, qui sera la première femme à occuper la présidence de la République, a mené depuis 2009 une lutte sans relâche, dans la rue et dans les institutions, pour combattre les auteurs et héritiers du coup d’État et leurs mesures anti-populaires. Lors de sa campagne, elle a annoncé vouloir mettre en place un nouveau modèle, socialiste et démocratique, qui mette fin à la pauvreté, réduise les inégalités et la violence, fasse avancer les droits des femmes et lance un processus constituant.

C'est donc un grand espoir qui s'ouvre au Honduras. Dans ce pays confronté à une grave situation sociale, économique et environnementale, cet espoir aura besoin d'un soutien résolu de la communauté internationale et des peuples solidaires pour se réaliser.

Le Parti communiste français (PCF) félicite Xiomara Castro pour sa victoire, ainsi que l'ensemble des militants du parti Libre à travers le pays, et assure le peuple hondurien de son soutien dans cette nouvelle phase de sa vie démocratique.

Parti communiste français,
Paris, le 30 novembre 2021

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 07:37

Ce mercredi 24 novembre, 27 personnes sont mortes dans la Manche, après le naufrage de leur embarcation de fortune. Majoritairement Kurdes d’Irak et d’Iran, ils et elles fuyaient la misère et le danger, bien souvent à la recherche de membres de leur famille résidant au Royaume-Uni.

Par son ampleur, ce naufrage a réveillé la mauvaise conscience des dirigeants européens, qui depuis des mois, voire des années, laissent pourrir la situation à la frontière franco-britannique, alimentent dans le débat public la surenchère anti-migrants, et construisent une Europe forteresse.

Oui, les larmes de crocodile de nombreux responsables politiques sont insupportables. Les mêmes qui proposaient la semaine dernière de construire un mur à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, déplorent aujourd’hui de la mort de ces 27 migrant·es. La réalité, c’est que depuis bien longtemps nos zones frontalières sont devenues des zones de grand danger pour les migrant·es, à commencer par la Méditerranée dans laquelle des dizaines de milliers se sont noyé·es depuis 2015.

Faire reposer toute la responsabilité sur les « passeurs », comme l’a fait le Ministre de l’Intérieur, n’est pas crédible. Evidemment, n’ayons aucune faiblesse à l’égard de ces trafiquants, qui pratiquent de fait la traite d’êtres humains. Chaque fois que cela est possible, ils doivent être arrêtés et lourdement sanctionnés.

Mais pense-t-on sérieusement que cela suffira pour tarir les flux migratoires clandestins ? En réalité, une seule option crédible est sur la table : agir en même temps pour traiter à la racine les causes des migrations forcées – à commencer par les guerres, les inégalités de développement, le dérèglement climatique – et ouvrir sans attendre des voies légales et sécurisées de migration, organisées et coordonnées au sein de l’Union européenne et avec ses partenaires, dont le Royaume-Uni.

Face au jeu dangereux des populistes britanniques, Johnson en tête, la France devrait hausser le ton et appeler à la renégociation des accords du Touquet et du traité de Sandhurst. Notre pays ne peut être relégué au rôle de vulgaire sous-traitant de la politique de chasse aux migrants de M. Johnson.

Au-delà, la France pourrait être motrice d’une véritable stratégie d’accueil, d’installation et d’accès aux droits en Europe, pour celles et ceux qui le souhaitent. Nous pourrions enfin rompre avec les discours haineux et xénophobes, qui ont pris bien trop de place dans le débat public national et européen.

Les communistes comptent bien aborder toutes ces questions dans le débat de l’élection présidentielle, et avant cela, à l’occasion de la présidence française de l’Union Européenne qui va débuter en janvier.

http://www.pierrelaurent.org/#le-deni-du-gouvernement-francais-doit-cesser

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 07:33
Vente d'armes aux Emirats arabes unis : « La surenchère guerrière » (PCF)
Vente d'armes aux Emirats arabes unis : « La surenchère guerrière »

La France, l’un des principaux pourvoyeurs d’armes des monarchies du Golfe, vient de signer un nouveau contrat de 17 milliards prévoyant la livraison de 80 Rafale, 12 hélicoptères de combat et de missiles aux Émirats arabes unis (EAU).

Alors que la région connait des tensions considérables, cette nouvelle vague de militarisation alimente les conflits en cours, légitime les idéologies guerrières et n’assure en rien la sécurité des peuples. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont déjà utilisé des armes françaises dans la sale guerre sans fin du Yémen qui a fait 377 000 victimes et provoqué un désastre humanitaire.

Cet accord prévoit également une coopération militaire renforcée avec un régime qui bafoue les droits humains (tortures, enlèvements), viole le droit international (crimes de guerre) et finance le terrorisme d’Al Qaïda péninsule arabique (AQPA).

Il faut une certaine dose de cynisme pour affirmer, comme le font le président de la République Emmanuel Macron et son ministre des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian, que ces ventes d’armes assurent le rayonnement et la compétitivité de la France alors qu’elles sapent sa crédibilité.

Alors que le monde est plongé dans la tourmente des crises sanitaires et environnementales ainsi que dans une insécurité humaine croissante, nourrir les guerres est une folie.

La paix est un projet global pour l’humanité. Notre monde a besoin de solidarité et de coopération ce qui passe par la démilitarisation et la diminution drastique des dépenses d’armement. Ces exigences sont au cœur du projet porté par le candidat communiste, Fabien Roussel, à l’élection présidentielle.

Parti communiste français,
Paris, le 3 décembre 2021

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 07:30
CLIMAT – COP 26 : Nous avons une décennie pour sauver l’humanité et la planète (Hervé Bramy, PCF)
CLIMAT – COP 26 : Nous avons une décennie pour sauver l’humanité et la planète

De retour de Glasgow nous avons tiré les enseignements de la COP 26 lors du 5e Forum européen organisé par le Parti de la gauche européenne les 26 et 27 novembre dernier.

Tous les intervenants au panel climat, à Bruxelles, l’ont confirmé : le bilan de la COP 26 est décevant ! Échec total pour certains, verre à moitié rempli pour d’autres. Cependant toutes et tous conviennent qu’il est important de maintenir l’existence des COP. Outil du multilatéralisme qui permet aux petits et aux ONG de se faire entendre. Toutefois, la place trop importante laissée aux lobbies notamment des énergies fossiles est remise en cause. Selon les études on évalue leur nombre à 500 à Glasgow.

De nombreux sujets ont été abordés lors de notre panel : quel contenu donner à une transition juste, comment accélérer la sortie des énergies fossiles dont le charbon, la responsabilité des pays riches à l’égard des pays vulnérables, les enjeux de la stratégie de l’Union européenne avec le Pacte vert et l’ambition « Fit-for-55 ».

Si le président de la COP 26 a cherché à « maintenir en vie » l’objectif des 1,5°C de réchauffement de la planète pour 2100, à l’issue des débats, nous sommes très loin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales de 45 % d’ici 2030 comme préconisé par les scientifiques. Selon les études du Global Carbon Project les émissions pourraient même bondir de 4,3 % en 2021...

100% du réchauffement climatique est dû aux activités humaines. C’est un fait aujourd’hui établi, sans équivoque (GIEC)

Rappelons avant d’aller plus loin que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié le 9 août dernier son 6e rapport. L’appel lancé à cette occasion n’a pas été entendu par les chefs d’États dans l’enceinte du Scottish Event Campus à Glasgow. Pourtant le rapport proclamait l’urgence d’agir. « L’ampleur des changements récents dans l’ensemble du système climatique et l’état actuel de nombreux aspects du système climatique sont sans précédent, sur plusieurs milliers d’années.1» 

Cependant le GIEC laissait entr’ouverte la porte de l’espoir :

  • Si nous atteignons la neutralité carbone (c’est-à-dire : ne pas émettre plus de CO² que ce qui peut être absorbé ; par les terres, les forêts, les océans...), le réchauffement climatique devrait s’arrêter. C’est une donnée du rapport exprimée avec plus de certitude que dans le précédent rapport.
     
  • De nombreux changements dus aux émissions passées et futures de GES sont irréversibles pendant des siècles, voire des millénaires, notamment les changements dans les océans, les calottes glaciaires et le niveau global des mers. Cependant, certains changements pourront être ralentis et certains arrêtés en limitant le réchauffement climatique.
Où en sommes-nous à l’issue de la COP 26 ?

Ce que nous redoutions est advenu. La COP 26 à Glasgow a réuni 196 pays. Si l’objectif des 1,5°C a été réaffirmé, les résultats sont insuffisants malgré quelques avancées partielles. Le compromis obtenu est le reflet des insuffisances de l’Accord de Paris qui ne comporte aucune contrainte. Le Pacte de Glasgow reflète également l’inaction des chefs d’États puisque très peu d’entre eux ont augmenté leur contribution nationale à la réduction des émissions de GES. C’est pourquoi le texte appelle donc à « réviser et renforcer » dès 2022 à Charm El Cheik, en Égypte, leurs objectifs car pour les scientifiques, après la COP 26, nous sommes sur une pente de 2,7C de réchauffement de la planète.
Ce résultat est frustrant pour toutes les forces progressistes (partis, syndicats, ONG, citoyens...) mais il l’est énormément plus pour les nations et les peuples les plus exposés, situés au Sud.

On peut considérer que l’Union européenne n’a pas assez exprimé sa solidarité en direction des pays en développement afin de les accompagner dans leurs actions d’atténuation ou d’adaptation. En effet c’est au Sud, là où les effets se font le plus durement sentir que les populations souffrent le plus du réchauffement climatique .

Or ces pays sont vraiment très peu responsables de la situation en comparaison des pays riches et industrialisés bien que ces derniers en subissent aussi les conséquences comme on l’a vu cet été (inondations, sécheresses, incendies, dômes de chaleur, montée des océans, pandémies, destruction de puits de carbone…).

Ainsi l’engagement des pays riches et industrialisés de verser 100 milliards de dollars par an décidé à Copenhague (2009), réaffirmé à Paris (2015) n’a pas été atteint à Glasgow. A peine 80 milliards constitués dont beaucoup de prêts ce qui renforcera la dette des pays en développement. Par ailleurs leur affectation ne couvre que 20 % des besoins d’adaptation. Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue) les besoins des pays du Sud sont de 5 à 10 fois supérieurs aux financements proposés. Ces besoins sont estimés - selon des fourchettes hautes - à 300 milliards d’ici à 2030 puis de 500 milliards en 2050. Pour le GIEC il faudrait consacrer de 1 à 2 % du PIB mondial pour agir concrètement.
Enfin, précisons qu’aucune compensation du manque à gagner n’est prévue. La demande d’un mécanisme de « pertes et dommages » a été exclue du Pacte.

Fossiles : une avancée inédite

Pour la première fois de l’histoire des COP, un texte international évoque la nécessaire réduction des énergies fossiles dont le charbon. Aussi curieux que cela puisse paraître les pays pétroliers ont toujours refusé de voir mentionné le terme « fossiles » dans les textes. Pour ces derniers, les COP doivent traiter uniquement les conséquences du réchauffement climatique pas les causes de celui-ci. Or les changements climatiques sont la conséquence de l’action humaine et en particulier de l’utilisation des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole). L’amendement soumis, à la dernière minute, par l'Inde et la Chine a affaibli brutalement cette partie du texte. Ainsi le vote a consacré la formule « diminution progressive » en lieu et place de « disparition progressive ». Le président de la COP, le britannique Alok Sharma, s’est dit « profondément désolé »…

Les marchés carbone

La COP 26 a eu pour mission de finaliser la boîte à outils de l’Accord de Paris. Il s’agissait d’harmoniser les annonces de réduction des GES par pays, de définir une fréquence commune, de décider les modalités du calcul du bilan de leur action, bref gagner en transparence en particulier pour éviter les doubles comptages liés aux marchés carbone... Il faudra attendre encore 2023 pour que cela soit le cas.
Les règles sur les mécanismes de marché carbone constituent un fort sujet de blocage en raison de leurs modalités techniques complexes, à forts enjeux politiques et économiques. Le recours aux règles du marché carbone, permettent d’échanger entre pays des réductions d’émissions à l’aide de quotas alloués à une entreprise ou un pays.
​ Nous savons, par expérience, que le marché carbone européen (système communautaire d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre EU-ETS, selon son acronyme anglais) a montré son inefficacité. Sur l’European Energy Exchange (EEX), la bourse européenne du carbone, la tonne de CO² se négocie actuellement aux alentours de 40€ contre 17 € il y a un peu plus d’un an.
​ En tant que progressistes nous ne sommes pas convaincus que les règles du marché soient de nature à répondre aux problèmes posés car ils privilégient toujours les profits. D’ailleurs, ces véritables droits à polluer que sont ces marchés carbone en Europe sont un échec avéré. La réforme engagée en 2019 est-elle de nature à rendre enfin le système efficace ?

​ Quelques engagements non contraignants décidés en marge de la COP
  • 100 pays se sont engagés à réduire les émissions de méthane de 30 % d’ici à 2030 (gaz très impactant mais qui disparaît dans l’atmosphère plus rapidement que le CO2)
     
  • 180 pays ont décidé d’enrayer la déforestation d’ici 2030 : trop lent au regard de nombre d’observateurs
     
  • 39 pays, dont finalement la France, proclament mettre fin aux financements de projets d’exploitation d’énergies fossiles sans technique de capture de CO2
     
  • 32 États, régions, villes et industriels proposent la fin du véhicule à moteur thermique d’ici 2040
     
  • Une dizaine de pays dont l’Italie proposent de mettre fin à l’exploitation pétrolière et gazière
​ L’enjeu d’une transition juste

​ Le 4 novembre dernier, plusieurs chefs d’États et de gouvernement (dont ceux de l’Italie et du Royaume-Uni, co-organisateurs, mais aussi de la France, de la Commission européenne et des États-Unis) ont co-signé une « Déclaration sur la transition internationale juste ».

​ Il s’agit de placer, au cœur des processus des transformations industrielles rendues nécessaires par de nouvelles modalités de production et de consommation, les enjeux de la préservation de l’emploi, les intérêts sociaux des salariés comme des citoyens. En Europe ce sujet trouve sa réalité avec la Déclaration de Silésie/Katowice en 2018 puis a été intégrée au Pacte vert européen en 2019.

La Confédération européenne des syndicats précise le concept : avancer vers une conciliation de la lutte contre le dérèglement climatique et de la réduction des inégalités sociales autour d’emplois dit « verts » et du slogan «  pas d’emplois sur une planète morte ».

​ Les progressistes doivent impérativement investir ce champ. On peut effectivement douter de la bonne volonté des libéraux européens dans ce domaine. Se rapprocher des salariés et des syndicats des filières concernées (automobiles, mines de charbon etc..) est déterminant pour l’avenir d’une Europe de justice sociale et écologique. Nous sommes au cœur des enjeux de classe.

Pacte vert européen : révolution ou greenwashing 2?

​ Lors de la présentation du Pacte vert européen, si le Parlement a contraint la Commission de rehausser l’objectif de réduction des GES de l’UE pour 2030 à -55 % -c’est une bonne chose-  ; Ursula Von Der Layen, sa présidente a, pour sa part, déclaré :« ce qui est bon pour le climat est bon pour le business ».

​ En aucun cas, les principes du marché capitaliste tournés vers la satisfaction des profits ne sont mis en cause. On peut craindre les conséquences des règles du Pacte vert pour l’emploi et le pouvoir d’achat des Européens déjà lourdement pénalisés par les hausses des coûts de l’énergie privatisée et cotée en bourse en lieu et place de services publics.

​ D’autant que le 14 juillet dernier, la Commission a rendu public un paquet de 12 mesures regroupées sous l’intitulé »Fit-for-55 » qui vont de la révision de directives libérales à la mise en place de nouveaux outils dont des marchés carbone supplémentaires dans le transport et le bâtiment...

​ Il n’y a aucun espoir pour les peuples avec le capitalisme vert

​ Les atteintes au climat et à la biodiversité, leurs conséquences, y compris en Europe, pour la vie du plus grand nombre appellent un changement de civilisation. Car selon le GIEC, aucun écosystème n’est capable de s’adapter à l’évolution actuelle. Notre monde est le résultat de l’action humaine aujourd’hui sous contrainte du capitalisme. On ne pourra bâtir un nouveau monde avec les recettes de l’ancien. Tant que la finance dominera l’économie, tant qu’un réel partage des richesses ne sera pas imposé et que le monde des communs n’émergera pas nous vivrons une époque de grands dangers pour l’humanité et la planète.

L’intervention des peuples est urgente et déterminante. Elle doit devenir massive. Les partis progressistes d’Europe ont rappelé leur indisponibilité lors de leur Forum à Bruxelles. Nous nous sommes donnés rendez-vous au printemps 2022 lors du sommet climat que Emmanuel Macron compte organiser au titre de la présidence de l’Europe qui débutera le 1er janvier. Ensemble mobilisons-nous pour préserver l’humanité et le climat. Il y a urgence !

Hervé Bramy
​membre du PCF
​responsable du groupe de travail Environnement du PGE

1Extrait du 6e rapport du GIEC août 2021.
2Lire à ce propos le travail de décryptage du Pacte vert européen par le groupe de travail Environnement du PGE : https://www.european-left.org/campaigns/alternatives-to-the-capitalist-green-deal-in-europe/
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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 06:41

 

Le Psuv a gagné 20 des 23 régions et 210 mairies sur 335.

C'est une victoire incontestable même si l'opposition a su conquérir de nouveaux espaces de pouvoir. La démocratie vénézuélienne sort renforcée et la page du putsch permanent semble se tourner.

Nous analysons cette élection en compagnie de Lina SANKARI, journaliste au journal L'Humanité, qui est sur place au Venezuela.

 

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 06:29

En prétendant qu'aucun projet de reprise n'est « crédible » pour sauver la SAM et ses emplois, le ministre de l'Economie et Finances, Bruno Le Maire, accélère le pas vers la liquidation d'une nouvelle fonderie dans notre pays, alors même que des engagements avaient été pris par l'État et la région pour soutenir le projet de reprise.

 

 

Cette annonce est catastrophique pour l'emploi, pour la souveraineté industrielle et économique de la France et de l'Europe, comme pour Decazeville et son territoire.

Renault, seulement sommé d'avoir « un comportement exemplaire à l'égard des salariés », est de fait encouragé par la puissance publique à « accompagner » une liquidation pure et simple d'un outil industriel, pourtant capable de relever les défis de la mutation écologique de l'automobile. Car Renault peut ouvrir une perspective crédible au projet industriel de la SAM si le groupe relocalise ses commandes en France. Quel cynisme, dans ces conditions, de demander au bourreau d'avoir quelques sentiments pour le condamné !

Le ministre, qui devrait garantir que l'État actionnaire pèse de tout son poids sur les décisions stratégiques du groupe Renault, poursuit les choix du laisser-faire à l'égard des multinationales et donneurs d'ordres. C'est la démonstration une fois de plus que ce gouvernement n'est pas au service du pays et de la population mais seulement en appui des choix stratégiques et des logiques de rentabilité des grands groupes. 

Ca suffit ! Les salariés et nos territoires n'en peuvent plus de ce dépeçage industriel organisé.

Le PCF, son candidat à l'élection présidentielle, Fabien Roussel, proposent de rompre avec ces politiques et de mettre au pas ces grands groupes qui mettent le pays à genoux. Avec un État porteur d'une vraie stratégie de reconquête industrielle et qui se dote d'entreprises sous contrôle public pour la mettre en oeuvre, avec un État qui ne verse plus un euro d'argent public sans des engagements précis des entreprises. Et avec enfin de vrais pouvoirs pour les salariés, les élus locaux, les citoyens des territoires concernés pour mettre nos outils de production sous la protection de la République !

 

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 06:24

Fabien Roussel était l'invité de Caroline Roux dans les 4 Vérités sur France 2, ce mardi 30 novembre.

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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 06:56

 

Caracas se mobilise pour la libération de son diplomate mandaté pour négocier nourriture et médicaments. Arrêté au Cap-Vert, il a été extradé illégalement vers les États-Unis.

Caracas (Venezuela), envoyée spéciale.

Une drôle de symphonie remonte, ce jour-là, des rues de Caracas. Entre moteurs qui pétaradent et coups de Klaxon, la capitale vénézuélienne est parcourue, le 15 novembre, par des militants à moto aux airs de Marlon Brando dans l’Équipée sauvage. Le rouge en plus. La manifestation de solidarité à Alex Saab, l’homme d’affaires colombien et envoyé spécial du président Nicolas Maduro enlevé par les États-Unis et désormais incarcéré au mépris du droit international, fait une halte devant l’ambassade de Cuba. En plusieurs endroits de Caracas, les murs sont recouverts du visage d’Alex Saab comme un cri de résistance au blocus états-unien et à l’asphyxie générée par les mesures de rétorsion illégales au regard du droit international.

Pressions tous azimuts de Washington

« Le durcissement des sanctions auquel le pays est confronté depuis 2015 sape la capacité de l’État à entretenir les infrastructures et à mettre en œuvre des projets sociaux. Aujourd’hui, le Venezuela fait face à un manque de machines nécessaires, de pièces détachées, d’électricité, d’eau, de carburant, de gaz, de nourriture et de médicaments », confirme Alena Douhan, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les effets des mesures coercitives unilatérales. L’homme d’affaires d’origine libanaise, qui a acquis la nationalité vénézuélienne, est cependant soupçonné d’avoir revendu la nourriture au Venezuela pour 112 % de plus que son prix d’origine dans le cadre de contrats qui excèdent 200 millions de dollars.

En 2020, l’ambassadeur adjoint du ­Venezuela auprès de l’Union africaine est mandaté en Iran pour négocier l’achat de nourriture, de médicaments et de pétrole, mais l’avion privé à bord duquel il voyage n’atteindra jamais Téhéran. « C’est un voyage à visée humanitaire. Nous sommes en plein Covid et les Vénézuéliens n’ont alors accès à aucun traitement », rappelle l’avocat canadien John Philpot, membre du comité de libération, en déplacement au Venezuela. L’avion d’Alex Saab nécessite une escale technique, mais ni le Maroc ni l’Algérie ne lui en donnent l’autorisation. Le doute continue de planer sur les pressions exercées par les États-Unis, qui accusent le diplomate d’être le chef d’orchestre d’un vaste réseau ayant permis à Nicolas Maduro de détourner l’aide alimentaire et les fonds de la mission Vivienda pour la construction de logements sociaux. Dès juillet 2019, il était ainsi inculpé à Miami pour blanchiment d’argent. Il ne fait toutefois aucun doute que la répression qui s’abat contre Alex Saab, qui permet à Caracas de contourner les sanctions, vise avant tout Nicolas Maduro lui-même.

Le 12 juin 2020, c’est finalement vers l’île cap-verdienne de Sal que l’appareil à bord duquel voyage Alex Saab est dirigé. Il est immédiatement capturé et placé à l’isolement. Sans base légale. Dans leur précipitation, les autorités de Praia se passent de la notice rouge d’Interpol, qui ne sera éditée que le lendemain, comme le souligne la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui demande, à l’instar de l’ONU, la suspension de la procédure. D’autant que les États-Unis ne sont liés par aucun traité d’extradition avec le Cap-Vert. L’organisation africaine obtient son placement en résidence surveillée, en janvier 2021, du fait de son état de santé délicat. Selon ses avocats, Alex Saab est atteint d’un cancer, souffre de diabète, d’hypertension et de problèmes cardiaques. Nouvelle étape majeure, deux mois plus tard : la Cour de justice de la Cédéao ordonne au Cap-Vert, qui s’y refuse, le versement d’une somme de 200 000 dollars pour détention illégale. En juillet, la Cour constitutionnelle de l’État insulaire rejette également la demande d’adoption de mesures conservatoires présentée par le Comité des droits de l’homme de l’ONU afin que les preuves contre Alex Saab soient évaluées.

Négociations suspendues entre le gouvernement et l’opposition

Dans une lettre manuscrite à la chaîne américaine CNN, Alex Saab dénonce la torture dont il a été l’objet lors de son séjour en prison. « Nous avons malheureusement toutes les raisons de le croire : il est détenu les yeux bandés et durant les interrogatoires plusieurs enquêteurs laissent échapper un accent américain. Il ne peut pas s’agir de policiers cap-verdiens. Ils ont par ailleurs cherché à obtenir des informations sur le système de détournement de sanctions. Ils ont tenté de le faire chanter, de le faire critiquer Nicolas Ma duro », explique John Philpot. Le temps presse pour les États-Unis. L’élection présidentielle cap-verdienne est prévue le 17 octobre et le candidat de gauche, finalement élu, José Maria Neves, indique durant la campagne qu’il est prêt à reconsidérer le cas d’Alex Saab s’il parvient au poste suprême. « La veille de l’élection, sans décret juridique confirmant l’extradition, les États-Unis enlèvent Alex Saab », relate John Philpot. Ce dernier acte a eu pour effet de suspendre les négociations entre le gouvernement vénézuélien et l’opposition auxquelles le diplomate devait participer au Mexique.

Le 1er novembre, le tribunal de Miami lève sept des huit chefs d’accusation qui pèsent contre lui : l’homme d’affaires encourt toujours vingt ans de prison pour association de malfaiteurs. Selon son épouse, Camila Fabri Saab, qui a pris la parole lors d’une mobilisation, mi-octobre plaza ­Bolivar à Caracas, cette extradition illégale est une offense à tous « les peuples dignes du monde ». Un dangereux précédent qui signe, pour Carlos Arellan, membre des volontaires pour la libération d’Alex Saab, la mise en place d’un « mécanisme de barbarie entre les nations. Lorsque l’immunité diplomatique n’est pas respectée, nous nous trouvons dans une situation très vulnérable pour la souveraineté du Venezuela et d’autres nations. » Drôle de symphonie.

 

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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 06:53

 

Selon le ministère des transports, les autoroutes s’apprêtent à augmenter leurs tarifs de plus de 2 % dès février 2022. Une hausse de prix qui relance le débat sur leur nationalisation.

Double peine pour les automobilistes. Après le prix du carburant à la pompe, c’est celui des péages qui pourraient délester le porte-monnaie des automobilistes. Selon le ministère des transports, les sociétés autoroutières s’apprêtent à augmenter leurs tarifs de 2 % en moyenne, à partir du mois de février. Cette hausse concerne notamment deux réseaux autoroutiers, à savoir le réseau APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) et ASF (Autoroute du Sud de la France) avec respectivement 2,05 % et 2,19 % d’augmentation. Pas de quoi s’insurger, à entendre une « source proche des concessionnaires », citée par l’AFP, puisque « les tarifs de péage au 1er février 2022 n’augmenteront pas plus que l’inflation ».

La main molle du gouvernement

Le gouvernement a encore la main. Même si les contrats très stricts liant l’État aux sociétés d’autoroutes prévoient une augmentation automatique des tarifs des péages tous les ans au 1er février, en fonction notamment de l’inflation et des chantiers entrepris sur le réseau, l’exécutif doit encore donner son feu vert. Il n’est peu probable qu’il aille à l’encontre de la dermande. Déjà, en 2019, il n’avait pas choisi cette option. En plein cœur du mouvement des « gilets jaunes », il s’était contenté d’obtenir de la part des sociétés d’autoroutes une réduction de 30 % des tarifs pour les conducteurs réguliers. Auparavant, en 2015, Ségolène avait gelé les tarifs… sous conditions. Le gel devait s’accompagner d’une hausse de tarif entre 2019 et 2023, mais aussi d’un allongement de leurs concessions en échange des travaux à réaliser. D’après l’Autorité des transports, les conséquences de ce gel se sont chiffrées à 500 millions d’euros de péages supplémentaires pour les conducteurs, faisant suite à une hausse des prix de 0,44 % en 2021.

Distributions de dividendes

Cette fois, la pilule passe encore plus mal. D’autant qu’en 2020, malgré deux confinements et une circulation routière quasi à l’arrêt, les sociétés autoroutières ont distribué près de deux milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires. Pis, selon le rapport d’enquête sénatorial, publié en septembre 2020, les sociétés historiques ASF (Vinci), APRR (Eiffage) et SANEF aurait versé aux actionnaires plus de 24 milliards d’euros de dividendes depuis la privatisation. Des dividendes qui devraient exploser, entre 2022 et 2036, pour atteindre 40 milliards d’euros environ, dont 32 milliards rien que pour Vinci et Eiffage.

Mais ce rapport reste « au milieu du gué », avait estimé le sénateur communiste du Nord, Eric Bocquet. Car les rapporteurs avaient écarté un rachat anticipé des concessions, dont le coût avait été jugé « prohibitif » : entre 45 et 50 milliards d’euros. Ils avaient proposé à la place de revoir les règles des contrats. L’argument avait été jugé « farfelu » par Eric Bocquet, d’autant que le coût de la renationalisation n’aurait pas été « à la charge de l’État », mais « remboursée par les péages ».

En pleine période présidentielle, le débat sur la renationalisation des autoroutes refait surface. Après les communistes en 2019, les députés Insoumis ont déposé à leur tour, ce mardi, une proposition de loi visant à nationaliser les autoroutes.

 

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