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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:43
A Madrid pour rencontrer les ministres communistes. Enrique Santiago, Yolanda Diaz et Alberto Garzon, au sein du gouvernement Sanchez, se battent bec et ongle pour arracher des avancées pour les travailleurs, pour les droits syndicaux, pour l’égalité femme homme. Là bas le SMIC augmente grâce à leur combat !

A Madrid pour rencontrer les ministres communistes. Enrique Santiago, Yolanda Diaz et Alberto Garzon, au sein du gouvernement Sanchez, se battent bec et ongle pour arracher des avancées pour les travailleurs, pour les droits syndicaux, pour l’égalité femme homme. Là bas le SMIC augmente grâce à leur combat !

Espagne. À Madrid, Fabien Roussel souligne l’apport des ministres communistes
Dimanche 14 Novembre 2021 - L'Humanité

À l’occasion du 100 e anniversaire du Parti communiste d’Espagne, le secrétaire national du PCF s’est rendu sur place. Fabien Roussel prête une oreille attentive au rôle des communistes dans le gouvernement de gauche actuel, notamment sur « la hausse des salaires et la réduction du temps de travail ».

 

Un an après les Français, c’est au tour des communistes espagnols (PCE) de fêter leur centième anniversaire. Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, s’est rendu à Madrid samedi 13 novembre pour l’occasion. « Les liens entre les partis communistes Français et Espagnols sont très forts », note le député du Nord. Une histoire commune en partie symbolisée par les luttes communes contre le fascisme du XXe siècle à nos jours. Et par l’ambition toujours actuelle de développer la justice sociale et d’améliorer la vie des gens.

À ce sujet, c’est bien la présence de ministres PCE dans le gouvernement de gauche actuel « qui permet de gagner des avancées pour le monde du travail espagnol », estime Fabien Roussel. Le candidat à la présidentielle en France a profité de son déplacement pour s’entretenir avec Enrique Santiago, son homologue à la tête du PCE et secrétaire d’État à l’agenda 2030, ainsi qu’avec Alberto Garzon, coordonnateur d’Izquierda Unida et ministre de la Consommation. Celui-ci a d’ailleurs annoncé l’interdiction de la publicité d’aliments et de boissons malsains pour la santé lorsqu’elle s’adresse aux plus jeunes. « Un combat qui s’inscrit dans le cadre d’une lutte des classes », se réjouit le nordiste, assurant que « ceux qui souffrent le plus du diabète et de la malnutrition sont majoritairement issus des classes populaires ».

Le dirigeant français ne tarit pas d’éloge au sujet de la ministre du Travail espagnole Yolanda Diaz. « Avec sa méthode de dialogue social, elle met d’accord les salariés et le monde économique sur la réduction, par filière, du temps de travail », salue-t-il. Mais « l’avancée majeure que je retiens est la hausse du salaire minimum », précise le candidat PCF. Avec l’arrivée de la coalition de gauche conduite par le socialiste Pedro Sanchez, le SMIC espagnol a connu des hausses successives, avec pour objectif d’atteindre les 60 % du salaire moyen à l’horizon 2024. « Une telle mesure en France conduirait à augmenter le SMIC jusqu’à 1900 euros nets. L’Espagne nous montre que c’est possible », souligne Fabien Roussel.

Les communistes des deux côtés des Pyrénées ont également rappelé leur histoire commune. Au sein des brigades internationales, près de 9 000 volontaires dont beaucoup de communistes étaient partis soutenir les forces républicaines, dont le PCE était partie prenante, lors de la guerre d’Espagne face au général Franco, entre 1936 et 1939. Un terrain de lutte où s’était notamment illustré le Colonel Fabien, qui donnera son nom à la place où fut construit le siège du PCF, sur le site même « où se rassemblait une partie des volontaires avant de partir », précise Fabien Roussel. Le député salue « les relations entre deux formations nouées dans le sang ». « J’ai tenu à rappeler que Paris a été libéré non seulement par les FTP sous la direction du colonel Henri Rol-Tanguy, lui-même ancien des Brigades internationales, mais aussi grâce à la contribution de nombreux républicains Espagnols », poursuit-il.

En effet, « la Nueve », un des régiments de la 2e division blindée commandée par le général Leclerc, était alors constituée de 160 soldats dont 146 Espagnols et tous républicains. D’ailleurs, « le drapeau de la République d’Espagne était installé aux côtés du drapeau tricolore à l’Hôtel-de-Ville pour fêter la Libération », indique Fabien Roussel. Après avoir été une force motrice de la transition démocratique, les communistes espagnols croiseront à nouveau le chemin du PCF, dans les années 1970, lors de la parenthèse eurocommuniste symbolisant la démarche commune des partis communistes Français, espagnols et italiens pour s’émanciper de l’URSS.

 

Lire aussi:

Espagne. Confortée, Yolanda Diaz, ministre communiste du travail, repart au charbon (Thomas Lemahieu, L'Humanité, 3 novembre 2021)

Espagne: Yolanda Diaz, la ministre du travail communiste, détruit la machine à broyer de la réforme du marché du travail (L'Humanité, Thomas Lemahieu, 17 juillet 2021)

Yolanda Diaz - Alberto Garzon: deux ministres communistes dans le nouveau gouvernement de gauche en Espagne avec le PSE et Podemos

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:40
Finances publiques - Il est possible d'annuler une dette, par Eric Bocquet, sénateur communiste, auteur de "Des milliards en fuite" avec son frère Alain Bocquet (L'Humanité, 15 novembre 2021)
Finances publiques. « Il est possible d’annuler une dette »
Lundi 15 Novembre 2021

Auteur d’un rapport au Sénat sur l’avenir des dettes publiques, Éric Bocquet, sénateur PCF du Nord, estime qu’il faut démystifier la dette et se donner les moyens d’en bâtir une vertueuse. Entretien.

 

Le montant de la dette française, de 2 740 milliards d’euros, ne vous effraie pas ?

Éric Bocquet Fin 2019, alors que nous approchions des 100 % de dette sur PIB, cette barre symbolique était présentée comme apocalyptique. Six mois plus tard, avec la crise du Covid, nous étions à 120 % sans que les marchés financiers ne s’en émeuvent. La France n’a aucune difficulté à se financer et les banques font la queue pour lui prêter de l’argent. Il y a donc un paradoxe absolu entre le discours catastrophiste du gouvernement et la grande quiétude des marchés. La France sait très bien faire rouler sa dette et n’a pas fait défaut depuis 1797, lorsque le Directoire a décidé d’en supprimer les deux tiers. Depuis, elle paie rubis sur l’ongle.

Il est donc possible d’annuler une dette ?

Éric Bocquet Absolument. L’Allemagne en février 1953 a bénéficié d’une réduction de 60 % de sa dette. Nous étions en pleine guerre froide, huit ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cet abandon, couplé au plan Marshall, lui a permis de redevenir la première puissance économique de l’Europe en quelques années. C’était une situation exceptionnelle, mais qui peut dire qu’elle ne l’est pas aujourd’hui, face à l’urgence climatique et sociale ?

Qui détient la dette de la France ?

Éric Bocquet C’est une grande question ! À part les 25 % détenus par la Banque centrale européenne (BCE), l’Agence France Trésor nous répond que nous sommes incapables de savoir qui détient nos titres, car ils s’échangent trop vite sur les circuits financiers. C’est pourtant fondamental. Tout comme de rappeler que, si nous arrêtions d’emprunter aux marchés financiers aujourd’hui, la totalité de la dette française serait remboursée en seulement huit ans et sept mois.

C’est très court, surtout pour un État…

Éric Bocquet Ce n’est même pas la durée d’une demi-génération ! C’est bien la preuve qu’il faut faire la lumière sur la dette et la démystifier à travers un grand débat public, pour pouvoir décider de la meilleure marche à suivre. Est-ce que cela a du sens de calculer notre ratio entre, d’un côté, notre dette totale et, de l’autre, notre produit intérieur brut annuel ? J’indique d’ailleurs qu’avec la dette, on parle toujours du passif de l’État. Mais jamais de son actif ! Il y en a pourtant avec nos écoles, nos hôpitaux, notre réseau ­ferroviaire… Cet actif serait de 6 000 milliards d’euros. Cela relativise le poids de la dette !

Comment est née cette dette ?

Éric Bocquet Des allégements d’impôts considérables ont été consentis aux plus riches, aux grandes entreprises et au capital. Cela représente des centaines et des centaines de milliards d’euros… Tellement que le budget de la France est aujourd’hui financé moitié par l’impôt, moitié par la dette. La finance est gagnante deux fois : elle paie moins d’impôts et nous lui achetons de la dette ! Il y a aussi l’interdiction faite à la BCE de financer les États. Auparavant, c’est la Banque de France qui finançait l’État, et les Français pouvaient souscrire à des bons du Trésor. Les États-Unis ou le Japon fonctionnent toujours de la sorte.

Y a-t-il une part illégitime de dette ?

Éric Bocquet En 2008, les États ont volé au secours des banques et leurs dettes ont alors augmenté. Est-ce que pour autant les banques ont changé de comportement ? Il faut donc organiser un grand audit démocratique de la dette. D’autant plus qu’elle est instrumentalisée pour détricoter notre modèle social et justifier les plans de privatisation les plus fumeux. Il faut aussi savoir que nous versons chaque année 40 milliards d’euros d’intérêts de dette aux marchés, soit notre troisième poste de dépenses, derrière l’éducation et la défense. Et il y a enfin la fraude fiscale, qui est chaque année supérieure à notre déficit structurel. Cherchez l’erreur…

Quelles solutions préconisez-vous ?

Éric Bocquet L’épargne globale des Français est à ce jour de 5 600 milliards d’euros. Pourquoi ne pas imaginer que cette épargne réelle serve à financer les investissements de demain, plutôt que d’être à la merci des marchés financiers ? Pourquoi ne pas revoir le rôle de la BCE et lui permettre de prêter aux États ? Pourquoi ne pas supprimer les 3 000 milliards d’euros de dette d’États européens qu’elle détient, comme l’ont proposé 150 économistes ? Le paradoxe actuel, c’est que la dette augmente mais les taux d’intérêt baissent : plus on emprunte, moins on paie. Face au défi climatique, il faut des moyens colossaux.

Pourquoi ne pas emprunter pour investir massivement dans l’économie réelle, dans l’isolation thermique qui permet de réaliser des économies d’énergie, mais aussi de créer de l’emploi, de la croissance, et alimenter le budget de l’État ? Il est grand temps de créer une dette vertueuse. L’austérité ne fonctionne pas : la purge infligée à la Grèce n’a eu pour effet que d’augmenter sa dette sur PIB et d’affaiblir ce pays avec les conséquences sociales catastrophiques que l’on sait.

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:33

 

Depuis plusieurs semaines, au moins, 2 000 personnes originaires de Syrie, d'Irak ou d'Afghanistan fuyant notamment les camps de réfugiés du Liban sont prises au piège aux frontières de la Biélorussie et de la Pologne.

Seule la solidarité de quelques citoyens biélorusses ou polonais leur évite de mourir de froid et de faim.

 

 

Au mépris absolu des droits humains et du droit international, ces femmes et hommes meurtris sont l'objet d'un odieux bras-de-fer entre le chef de l'Etat biélorusse et un gouvernement polonais qui renforce chaque jour son discours xénophobe et anti-migrants pour justifier la construction des murs de barbelés et le déploiement de l'armée. Ce dernier est appuyé par la Commission européenne dont la seule réponse consiste à renforcer des gardes-frontières FRONTEX cantonnés dans un rôle de répression.

 

Arrivés à Minsk par voie aérienne, les migrant-e-s se voient exclus du droit d'asile ou de migration d'un côté comme de l'autre : le sort des centaines de réfugié-e-s et migrant-e-s syrien-ne-s, irakien-ne-s, afghan-e-s se trouve ainsi instrumentalisé-e-s, et l'effet de peur panique recherché sur les opinions publiques européennes est une manipulation politique détestable. Le cynisme brutal de M. Morawiecki, premier ministre de Pologne, se conjugue avec l’insupportable manœuvre d’A. Loukachenko, président de la Biélorussie.

Ceux qui, en France, réclament l’envoi de troupes armées ou parlent de « tirer à vue » sur les migrant-e-s, participent à la montée des peurs et de la haine, et sont indignes de parler au nom de la France.

 

Les tensions politiques entre l'Union européenne et la Biélorussie se jouent de l’inexpiable souffrance de l’exil. C'est inacceptable. L’UE et l’OTAN doivent cesser de soutenir les gouvernements polonais et lituanien dans leur politique xénophobe. Il est urgent pour l'UE, la Pologne comme pour la Biélorussie d'apaiser leurs relations et de retrouver le terrain du dialogue politique qui respecte la dignité humaine.

Les gouvernements de l’Union européenne doivent cesser d’utiliser la question des migrants avec démagogie pour conforter leurs pouvoirs. Les politiques d’accueil et d’intégration doivent maintenant être harmonisées, afin de traiter dignement des hommes, des femmes et des enfants que la situation de leurs pays d’origines interdit de renvoyer sur les chemins de l’exil.

Il faut à cette fin, remettre à plat les dispositifs existants qui n’aboutissent le plus souvent qu’à entraîner des milliers d’êtres humains dans la clandestinité.

 

Des voies légales et sécurisées de migrations, coupant l'herbe sous le pied des filières de passeurs, doivent être organisées afin de permettre un accueil digne des migrant-es, le plein respect des droits des migrant-e-s en matière de droits d'asile comme de migrations économiques ou climatiques.

Les pays de premier accueil doivent être effectivement soutenus par les Etats-membres de l'UE dans la mise en oeuvre de politiques d'accueil respectueuses du droit international. Les réfugié-e-s et migrant-e-s qui font le choix de s'installer en Biélorussie devraient aussi voir leur droit entièrement respecté.

 

Parti communiste français,

 

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16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 06:30

 

 

L ’affaire est entendue : les petits boursicoteurs qui nous gouvernent sont de plain-pied dans la modernité et leurs contempteurs, grands enfants nostalgiques, rêvassent enfermés dans des temps révolus. Il est pourtant frappant de constater, mutatis mutandis, le développement dans notre monde capitaliste néolibéral de pratiques dont l’âge d’or remonte à quelques millénaires.

Connaissez-vous l’évergétisme ? Pour le dire simplement, c’est ce système de « dons » émanant de riches personnages en direction d’une collectivité, qui tenait une place si structurante dans nombre de sociétés de l’Antiquité. Attention, cependant : on est bien obligé de mettre des guillemets à « dons » car cela n’a rien du présent gratuit, du geste généreux qui n’attend rien en retour. Rien à voir avec ces paroles d’Évangile (Matthieu, VI, 2) : « Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites […] afin d'être glorifiés par les hommes. »

« La luxueuse fondation Louis-Vuitton, dont la construction aura coûté près de 800 millions d’euros et qui est tout entière dédiée à la gloire de LVMH et de M. Arnault, eh bien, la Cour des comptes estime qu’elle aura coûté plus de 500 millions d’euros au contribuable. »

Historiens et archéologues croulent sous les traces de glorification des généreux « donateurs » : décrets honorifiques, statues, inscriptions de toutes natures… On donne mais il s’agit bien que ça se sache et qu’on soit ostensiblement remercié de la beauté du geste spontané… Dans un monde antique qui n’envisage pas de s’attaquer, en amont, à la racine des rudes inégalités ni, en aval, de déployer un système fiscal correctif, l’évergétisme tient de la soupape de sécurité pour les classes dominantes. Ils sont riches mais ils sont gentils et grâce à eux nous disposons de tel équipement public : gloria !

Avec le retrait de la puissance publique dans maints domaines en notre siècle, le revoilà conquérant et fringant, ce vieil évergétisme, plus de vingt fois centenaire et parfaitement lifté ! Vous allez au musée ? Remerciez Airbnb et American Express. Dans un théâtre public ? Que nul n’ignore que c’est grâce à TotalEnergies. On sait jusqu’où vont désormais ces pratiques : plutôt que d’avoir son nom sur une plaque à l’entrée ou au bas d’un billet, pourquoi ne pas renommer purement et simplement tel équipement qu’on soutient ? Le capital tient en cela du chien : il aime à marquer son territoire. Quant aux gouvernants qui l’y invitent, abstenons-nous de commenter.

Tout cela est une blessure, une humiliation pour notre peuple mais cette dépossession symbolique de la Nation prend volontiers un tour plus concret. Entre mille exemples, citons Carlos Ghosn, P.-D.G. de Renault-Nissan jusqu’en 2019. À l’occasion des poursuites judiciaires qui l’ont visé au Japon, on a pu lire ici et là que le château de Versailles dont Renault était mécène, avait été privatisé à l’intention de M. Ghosn afin que l’éminent citoyen puisse s’y marier. Voilà où nous en sommes…

« Même dans les circonstances cataclysmiques que nous venons de traverser, le Louvre n’a droit qu’à un dixième de ce que les pouvoirs publics ont réservé à un établissement LVMH, mais, surtout, que la gloire revienne aux bien bons milliardaires ! »

Ajoutons que tout cela se double d’une mesquinerie qui tient du scandale. Les grandioses bienfaiteurs de notre époque en auraient beaucoup à apprendre à leurs prédécesseurs s’ils pouvaient remonter le temps. César et tous les autres, simples d’esprit, n’avaient pas pensé à demander que leurs dons leur fussent largement restitués. Heureusement, depuis lors, on a inventé la défiscalisation – vous direz ce que vous voudrez mais le progrès c’est le progrès… La luxueuse fondation Louis-Vuitton, dont la construction aura coûté près de 800 millions d’euros et qui est tout entière dédiée à la gloire de LVMH et de M. Arnault,
eh bien, la Cour des comptes estime qu’elle aura coûté plus de 500 millions d’euros au contribuable – sous forme de crédit d’impôt – bien que, nulle part, le bâtiment ne porte en gloire le peuple français pour la générosité de son soutien. 500 millions d’euros ! C’est à peu près le budget annuellement alloué à la politique de la ville – les quartiers les plus en difficulté – pour la France entière. Mais, sans même chercher d’éléments de comparaison extérieurs au monde de la culture, 500 millions d’euros, ce sont des largesses publiques dont jamais aucun musée ne bénéficie. Prenons le navire amiral, le Louvre, et les récentes décisions budgétaires prises dans la situation absolument exceptionnelle que nous connaissons (près de 7 millions de visiteurs perdus en 2020 par rapport à 2019 et un manque à gagner de 90 millions d’euros !) : la rallonge obtenue, la plus importante de tous les établissements culturels publics, n’est jamais que de 50 millions. Même dans les circonstances cataclysmiques que nous venons de traverser, le Louvre n’a droit qu’à un dixième de ce que les pouvoirs publics ont réservé à un établissement LVMH, mais, surtout, que la gloire revienne aux bien bons milliardaires !

« Le progrès libéral ressemble à s’y méprendre à une gigantesque régression. Il est temps d’en finir avec le règne du capital, cette hideur qui se grime en beauté, cette minable pingrerie qui se présente sous les traits de la plus grande générosité. »

Résumons : on baisse l’imposition des plus riches – adieu ISF ! – et des grandes entreprises – l’impôt sur les sociétés représentait 50 % dans les années 1980, il a presque été réduit de moitié depuis lors ; on ajoute des cadeaux divers et variés aux grandes entreprises – crédits d’impôts divers ; l’État, désargenté, désarmé, « détricoté » (pour citer l’indis­pensable ouvrage des historiens Danielle Tartakowsky et Michel Margairaz) n’est plus en mesure d’allouer des sommes suffisantes aux établissements publics pour leur bon fonctionnement ; ceux-ci sont invités à se tourner vers les riches et les grandes entre­prises qui, notamment avec l’argent qu’ils ont récupéré de l’État, peuvent leur venir en « aide » pour la plus grande gloire du capital et des capitalistes. Heureux cycle de la vertu !
Notre monde marche décidément sur la tête et le progrès libéral ressemble à s’y méprendre à une gigantesque régression. Pour tout cela aussi, il est temps d’en finir avec le règne du capital, cette hideur qui se grime en beauté, cette minable pingrerie qui se présente sous les traits de la plus grande générosité. l

Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de Cause commune.

Cause commune n° 25 • septembre/octobre 2021

 

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 16:58

 

 

 

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 06:50

 

Par Frédo Coyère, Corinne Luxembourg, Igor Martinache et Pierrick Monnet.

S’il est une chose dont le caractère « essentiel » n’a jamais été remis en question durant la crise sanitaire, c’est bien l’alimentation. S’approvisionner a même constitué pour beaucoup d’entre nous le seul motif pour sortir de son domicile, tandis que des centaines de milliers de travailleurs, dans l’agriculture, le secteur agroalimentaire et la distribution continuaient à se rendre sur leur lieu de travail pour ne pas rompre la chaîne. Cette crise a aussi révélé et amplifié les inégalités sociales les plus patentes : tandis que les ménages des classes favorisées s’adonnaient au plaisir de faire leur pain eux-mêmes ou d’expérimenter d’ambitieuses recettes de gâteaux, des familles, des travailleurs, des étudiants de milieu populaire prenaient massivement, et souvent pour la première fois, le chemin des banques alimentaires et autres distributions associatives. De même, tout en n’hésitant pas à donner des leçons de morale à leurs concitoyens sur le respect des gestes barrières et autres interdictions de circulation, certains membres du gratin, y compris des magistrats et des policiers hauts gradés, s’attablaient sans vergogne dans des restaurants « clandestins ». Les rues des villes grandes et moyennes furent le théâtre d’un ballet de vélos et scooters pilotés par de jeunes travailleurs précaires, pas toujours dotés des bons papiers, venant livrer sushis, pizzas et autres plats cuisinés de plus en plus souvent à la chaîne par d’autres soutiers, au sein des cuisines fantômes (dark kitchens), nouveaux lieux de la « délocalisation sur place ». Alors qu’ils étaient davantage exposés à la covid et à ses formes les plus graves, nombre de nos concitoyennes et concitoyens les plus modestes ont ainsi (re)découvert ce qu’avoir faim voulait dire, une situation décuplée dans certains pays du Sud où aucun filet de protection sociale n’était mis en place, tandis que le grippage des chaînes internationales de marchandises, conjugué à la difficulté d’organiser le travail dans les champs, les fermes ou les abattoirs a fait longtemps planer le risque d’une vague de famine globale sans précédent.

 

Un système (im)monde

Bref, c’est peu dire que l’alimentation constitue une, sinon la question politique par excellence. Mais celle-ci ne se cantonne pas, et ne doit pas être réduite à la seule dimension quantitative, même si, en la matière, les inégalités sont déjà criantes, entre les 3 800 calories ingérées quotidiennement en moyenne par habitant aux États-Unis contre moins de 1 600 par habitant en République démocratique du Congo. C’est aussi évidemment une affaire de qualité, car si les différences culturelles persistent heureusement dans les habitudes alimentaires, en dépit des offensives de l’industrie agroalimentaire pour raboter à son profit les goûts sur des standards insipides, la possibilité de se fournir en aliments sains, fruits et légumes frais notamment et exemptés d’additifs chimiques aussi néfastes pour la santé que pour l’environnement n’est malheureusement pas donnée à toutes les bourses. Cuisiner plutôt qu’acheter des plats préparés en usine est bien plus sain, répètent sans se lasser les nutritionnistes, mais cela prend aussi un temps dont bien des travailleuses et des travailleurs, assignés à des horaires « atypiques » et souvent très loin de chez eux, ne disposent pas. Comment dans ces conditions transmettre à leurs enfants les « bonnes » habitudes alimentaires ! Il n’est pas étonnant que la prévalence du surpoids, de l’obésité et des comorbidités associées, soit paradoxalement inversement proportionnelle à l’épaisseur du portefeuille, au contraire de ce qui s’observait quelques siècles plus tôt.

Se nourrir constitue une activité à la fois universelle et ancrée dans notre quotidien, mais aussi imprégnée de culture : les habitudes alimentaires recouvrent non seulement le contenu des assiettes, mais aussi les manières de se tenir à table, quand il y en a une, les repas sont à la fois un moment de partage et d’exclusion. La préparation et le service des repas induisent et révèlent également des inégalités de sexe et d’âge dans le partage des tâches dans les foyers : aux femmes la cuisine du quotidien, plus ingrate, tandis que les hommes se mettent aux fourneaux quand les couples hétérosexuels reçoivent et en tirent les profits symboliques – un schéma qui perdure, comme le révèlent les enquêtes « Emploi du temps » de l’INSEE. Mais si importants que soient ces enjeux, la question alimentaire ne se limite pas non plus à la manière dont on remplit nos caddies ou à la préparation de nos repas. L’amont et l’aval, autrement dit la circulation des denrées du champ au placard, mais aussi le devenir des déchets, emballages, restes et autres aliments gaspillés parce qu’ayant dépassé la date de péremption, ou jetés avant même leur arrivée en rayon parce que ne répondant pas aux standards esthétiques de l’industrie agroalimentaire, comptent également énormément. Entre un quart et la moitié de la nourriture produite en Amérique du Nord et en Europe occidentale part ainsi directement à la poubelle sans passer par les estomacs. Mais c’est aussi le travail de centaines, voire de milliers d’individus, dans des conditions extrêmement variables, et les effets sur l’environnement, eux-mêmes très disparates, qui sont en jeu. Ainsi, il est difficile aujourd’hui d’ignorer que la déforestation de l’Amazonie résulte de l’expansion des champs de soja et de pâtures pour satisfaire la consommation de viande bovine qui explose à l’échelle planétaire, ou encore de méconnaître les méthodes d’élevage et d’abattage industriels proprement barbares avec lesquelles sont traités veaux, vaches, cochons, poulets qui permettent d’obtenir une viande à bas prix, dont le broyage des poussins mâles vivants, qui sera seulement interdit en France en 2022, n’est qu’une sordide illustration.

« Tandis que les ménages des classes favorisées s’adonnaient au plaisir de faire leur pain eux-mêmes ou d’expérimenter d’ambitieuses recettes de gâteaux, des familles, des travailleurs, des étudiants de milieu populaire prenaient massivement, et souvent pour la première fois, le chemin des banques alimentaires et autres distributions associatives. »

Quand nos aïeux se fournissaient essentiellement dans leurs propres champs ou dans leur potager ou encore auprès des fermiers voisins, de nos jours, les circuits de production et de distribution se sont très largement globalisés, tout comme le contenu de nos assiettes ; dès lors qu’il s’agit de retracer les circuits, les économies de distribution, c’est bien un système-monde qui se donne à voir, de la mise en culture à la consommation. Certains voient et présentent comme une chance de pouvoir consommer des avocats du Pérou, des mangues venues du Brésil ou du bœuf d’Argentine, mais cela a un coût social et écologique souvent rendu invisible par le marketing.

 

Se méfier des appâts rances

Les questions de production, de quantité d’aliments disponibles pour chacun, de prix maîtrisés, de qualité d’aliments, de l’influence de la distance entre lieu de production et lieu de consommation sur les écosystèmes, sur l’environnement se sont désormais bien ancrées dans la demande sociale, si bien que se nourrir revêt également, de nos jours, une dimension civique revendiquée, comme l’illustre l’essor des labels liés à la qualité des aliments ou de leur mode de production (notamment mais pas exclusivement l’agriculture biologique), ou les principes appliqués en matière de conditions de travail et de rémunération des producteurs, dans ce que l’on appelle le « commerce équitable ».
Si l’information et les consciences progressent en ces domaines, les opinions et les débats liés à ces questions ne sont pour autant pas exempts d’idées reçues : les influences écologiques des modes de production ne sont pas toujours celles que l’on pense, tandis que les promesses de la grande distribution de garantir des « justes prix » à leurs fournisseurs ou de respecter l’environnement sont parfois des écrans de fumée destinés à attirer les consommateurs tout en évitant un durcissement de la législation. Les lobbies de l’industrie agroalimentaire ne sont ainsi pas les moins prompts à répandre des écrans de fumée, faire modifier à la baisse les cahiers des charges des certifications, afin de vendre du « bio » au rabais pour satisfaire une demande en trop rapide expansion par rapport aux capacités de production, et même « capturer » la fabrique de la loi, en France ou au Brésil notamment. Enfin, derrière les controverses mises en scène dans les cénacles politiques et médiatiques, certaines questions cruciales, telles que l’accès à la terre et la destination du foncier, sont soigneusement maintenues dans l’angle mort par ceux dont les intérêts seraient ainsi mis en cause.
Last but not least, les modes de consommation alimentaire, comme les autres, sont le lieu privilégié de mécanismes de distinction où, comme l’avait déjà montré Pierre Bourdieu, les classes dominantes naturalisent leurs propres manières de se comporter en la manière pour mieux discréditer celles des classes populaires, et maintenir ces dernières symboliquement à distance. Ainsi peut-on interpréter sans doute en partie l’engouement pour certaines formes de consommation dites responsables, qui n’empêchent pas forcément leurs auteurs de rouler en quatre-quatre ou de partir à l’autre bout du monde en avion pour les vacances et ainsi présenter au final une empreinte carbone bien plus élevée que ceux dont ils fustigent l’attrait pour la « malbouffe ». Or bien se nourrir apparaît comme un luxe inaccessible pour une grande part de la population, l’aide alimentaire est souvent synonyme d’aliments pauvres et néfastes pour la santé… Il importe de se poser la question de démocratiser véritablement l’accès à une nourriture de qualité pour toutes et tous, tout en respectant au mieux les travailleuses et les travailleurs comme la planète pour la produire et l’acheminer. La complexité des interdépendances en jeu rend l’équation particulièrement difficile à résoudre, mais la diversité des initiatives citoyennes qui se donne déjà à voir nous offre d’ores et déjà quelques pistes, tout en nous obligeant à repenser et à réactualiser le slogan des forums sociaux mondiaux : « Penser global, agir local ».

Sans aucunement prétendre à l’impossible exhaustivité, le présent dossier propose plus modestement de présenter quelques-unes de ces pistes, d’explication et d’action, qui sont autant d’invitations à une politique de l’alimentation ambitieuse et soucieuse de justice sociale.

 

Frédo Coyère, Corinne Luxembourg, Igor Martinache et Pierrick Monnet sont membres du comité de rédaction de Cause commune. Ils ont coordonné ce dossier.

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 20:47

AG des communistes finistériens à Kernével ce samedi 13 novembre 2021. 

Photos de Daniel Laporte, Hervé Ricou, Eug, Enzo de Gregorio

Première véritable AG en présentiel depuis deux ans, du fait de la crise sanitaire.

Pour représenter les 860 adhérents du Finistère, 70 camarades présents, représentant une bonne partie des 18 sections finistériennes, dans la commune associée à Rosporden de Kernével, dont le maire communiste, Jacques Rannou, nous a fait le discours d'accueil, et dont la maire entre 1945 et 1949 fut une femme, communiste, première femme maire en Bretagne: Marie Mahé:

En 1945, cinq maires finistériennes sont élues sur dix-neuf en France. Leur point commun : l’histoire les a quelque peu invisibilisées.  De la même manière qu'il avait présenté et faire élire la première conseillère municipale de France, à Douarnenez, Joséphine Pencalet, le Parti communiste dans le Finistère fit élire une des 19 premières maires de France, à Kernével.

Née Tessier à Auray en 1911, Marie Mahé tenait un commerce puis un café dans un hameau à 3 km du bourg de Kernével. Son mari, sabotier, fut prisonnier de guerre. Elle aida la Résistance locale en transportant des munitions. Sympathisante communiste, Marie Mahé fut élue à la tête de la municipalité en 1945, au deuxième tour du scrutin, par le Conseil Municipal de Kernével. Il y eut après Marie Mahé, René Nicolas, artisan-forgeron, fils d'agriculteurs, ancien FTP, conseiller général de Bannalec et maire communiste de Kernével entre 1949 et 1977. En 1974, la commune fusionna par association avec Rosporden et René Nicolas demeura maire délégué PCF de Kernévél dans la municipalité de René Gall. Les élus communistes s’opposèrent lors du référendum à l’application de la loi Marcellin concernant la fusion par association qui l’emporta de justesse par 54 % des suffrages exprimés. Puis Francis Dufour, instituteur, fut le maire communiste de Kernevel entre 77 et 98, et enfin Jacques Rannou, cheminot et responsable CGT, maire délégué communiste de Kernevel entre 1998 et 2008, puis à partir de 2016, réélu à 75% dans sa commune contre une liste de droite en 2020. 

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 97/ Marie Mahé (1911-2000)

Nous avons le plaisir cette année 2021 d'accueillir 30 nouveaux adhérents au PCF Finistère, dont de nombreux jeunes et syndicalistes.

A notre AG du 13 novembre 2021, nous avons eu des échanges très riches entre les camarades sur la situation politique et sociale, le rôle des communistes dans la période, la campagne présidentielle de Fabien Roussel et les législatives, les questions de logement, de santé, d'énergie, de droit des migrants, de rapport au tout numérique, d'explosion de la pauvreté, notamment chez les jeunes, et des inégalités, sur le rôle des élus communistes dans les collectivités.

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

Photo de l'AG des communistes finistériens à Kernevel, 13 novembre 2021 - Enzo de Gregorio

Photo de l'AG des communistes finistériens à Kernevel, 13 novembre 2021 - Enzo de Gregorio

AG des communistes finistériens à Kernevel - photo de Enzo de Gregorio

AG des communistes finistériens à Kernevel - photo de Enzo de Gregorio

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel- photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel- photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Ronan Sinquin, élu communiste quimpérois, nous parle du combat internationaliste des communistes, de la lettre à Melinée de Manouchian, comme meilleur démenti au nationalisme xénophobe de Zemmour et consorts, de nos analyses sur l'économie locale et régionale - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Ronan Sinquin, élu communiste quimpérois, nous parle du combat internationaliste des communistes, de la lettre à Melinée de Manouchian, comme meilleur démenti au nationalisme xénophobe de Zemmour et consorts, de nos analyses sur l'économie locale et régionale - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Ronan Sinquin, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Ronan Sinquin, photo Daniel Laporte

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne, photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne, photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Gladys Grelaud - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Gladys Grelaud - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste, photo Daniel Laporte

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Bernard Jasserand, adjoint communiste à Quimper, nous parle des questions d'énergie, photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Bernard Jasserand, adjoint communiste à Quimper, nous parle des questions d'énergie, photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Bernard Jasserand, adjoint communiste à Quimper, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Bernard Jasserand, adjoint communiste à Quimper, photo Daniel Laporte

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Dominique Gontier revient sur les élections régionales et départementales, les raisons de l'abstention massive -photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Dominique Gontier revient sur les élections régionales et départementales, les raisons de l'abstention massive -photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Dominique Gontier, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Dominique Gontier, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Dominique Gontier, Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Dominique Gontier, Photo Eug

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Roger Héré, vice-président transport-mobilité à Morlaix Communauté et 1er adjoint à Plouigneau, revient sur la politique des transports, le rôle des élus communistes dans les majorités des collectivités locales, le sens du projet communiste à porter avec Fabien Roussel - photo de Hervé Ricou

AG des communistes finistériens, samedi 13 novembre à Kernevel - Roger Héré, vice-président transport-mobilité à Morlaix Communauté et 1er adjoint à Plouigneau, revient sur la politique des transports, le rôle des élus communistes dans les majorités des collectivités locales, le sens du projet communiste à porter avec Fabien Roussel - photo de Hervé Ricou

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Roger Héré - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Roger Héré - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Enzo de Gregorio, responsable de la JC 29, nous parle des mobilisations étudiantes, des campagnes de la JC et de l'UEC récemment crée dans le Finistère, de la campagne de Fabien Roussel -Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Enzo de Gregorio, responsable de la JC 29, nous parle des mobilisations étudiantes, des campagnes de la JC et de l'UEC récemment crée dans le Finistère, de la campagne de Fabien Roussel -Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Enzo de Gregorio, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Enzo de Gregorio, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Enzo de Gregorio au micro - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Enzo de Gregorio au micro - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Prise de parole d'Yvonne Rainero sur la santé, l'aide à domicile, les difficultés de recrutement d'aide-soignants, d'infirmiers, de médecins, les fermetures de lit à l'hôpital, la mobilisation pour les migrants le mercredi 17 novembre devant la préfecture,, Yann Foucher au premier plan, Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Prise de parole d'Yvonne Rainero sur la santé, l'aide à domicile, les difficultés de recrutement d'aide-soignants, d'infirmiers, de médecins, les fermetures de lit à l'hôpital, la mobilisation pour les migrants le mercredi 17 novembre devant la préfecture,, Yann Foucher au premier plan, Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Christian Beaumanoir - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Christian Beaumanoir - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Christian Beaumanoir, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Christian Beaumanoir, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Martine Le Nozerh, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Martine Le Nozerh, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Martine Le Nozerh, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Martine Le Nozerh, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Michel Moysan sur les ADMR et la politique du Conseil Départemental sur l'aide à domicile, la perte d'autonomie, la nécessité de s'engager dans ses structures associatives- Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Michel Moysan sur les ADMR et la politique du Conseil Départemental sur l'aide à domicile, la perte d'autonomie, la nécessité de s'engager dans ses structures associatives- Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Michel Moysan de Concarneau, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Michel Moysan de Concarneau, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Photo Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Gilbert Phelep, en même temps responsable de la CGT Retraités dans le département, sur le logement socialPhoto Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre - Intervention de Gilbert Phelep, en même temps responsable de la CGT Retraités dans le département, sur le logement socialPhoto Eug

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gilbert Phelep sur le logement, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gilbert Phelep sur le logement, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Ronan Tanguy sur les raisons de la désindustrialisation en France, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Ronan Tanguy sur les raisons de la désindustrialisation en France, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Jean-Paul Cam sur cociel et l'organisation des sections communistes, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Jean-Paul Cam sur cociel et l'organisation des sections communistes, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gilberte Reneaud, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Gilberte Reneaud, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Pierre-Yves Thomas sur les législatives, avec Gilles Grall en arrière-plan, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Pierre-Yves Thomas sur les législatives, avec Gilles Grall en arrière-plan, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel-  photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du Relecq-Kerhuon sur l'échange entre élus finistériens et l'éducation populaire, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du Relecq-Kerhuon sur l'échange entre élus finistériens et l'éducation populaire, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Claude Bellec sur les questions du logement et du logement social, de la lutte contre la pauvreté, la nécessité de s'investir dans les associations, les patronages laïques, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Intervention de Claude Bellec sur les questions du logement et du logement social, de la lutte contre la pauvreté, la nécessité de s'investir dans les associations, les patronages laïques, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Jacques Rannou, maire délégué communiste de Kernevel, et Maryse Rousseau, nouvelle secrétaire de section du PCF Pays Bigouden, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Jacques Rannou, maire délégué communiste de Kernevel, et Maryse Rousseau, nouvelle secrétaire de section du PCF Pays Bigouden, photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- photo Daniel Laporte

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Ismaël Dupont, Jean-Paul Cam, Enzo de Gregorio, Marion Frances, Jacques Rannou, Yvonne Rainero, Gladys Grelaud pour la photo de la conférence de presse lors de l'AG des communistes finisteriens de Kernevel. Photo Daniel Laporte.

AG PCF Finistère, 13 novembre 2021 à Kernevel- Ismaël Dupont, Jean-Paul Cam, Enzo de Gregorio, Marion Frances, Jacques Rannou, Yvonne Rainero, Gladys Grelaud pour la photo de la conférence de presse lors de l'AG des communistes finisteriens de Kernevel. Photo Daniel Laporte.

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 19:19
Triste nouvelle - décès de notre camarade de Concarneau Ginette Launay
Triste nouvelle - Décès de notre camarade de Concarneau Ginette Launay, à l'âge de 92 ans.
Elle était militante du PCF depuis ses 18 ans, en 1947!
 
Nous lui rendons hommage et avons une pensée émue pour elle, ses enfants, Marc, camarade de Concarneau lui aussi, et Pascale, et ses amis.
Nous avons appris lors de l'AG des communistes finistériens d'hier à Kernevel le décès de notre camarade Ginette Launay, adhérente du Parti Communiste depuis 1947, sans discontinuer pendant 74 ans.
Ginette est décédée chez elle à l'âge de 92 ans début octobre et un hommage lui a été rendu à Concarneau. Les camarades ont chanté pour elle le Chiffon Rouge, l'Internationale, et Jean-Louis Pascal a lu un texte à la cérémonie d'hommage, dont voici un extrait:
"Elle n'était pas militante pour la gloire. C'était une femme de conviction qui ne supportait pas les injustices et qui ne se faisait pas d'illusion sur le capitalisme, et qui envisageait toujours la révolution, sans effusion de sang, car elle était pacifiste".
Ginette était toujours cotisante, versait à la souscription pour l'Humanité, pour financer les campagnes électorales du PCF. Nous la connaissions souriante et joviale.
Elle a fait une carrière professionnelle d'infirmière en région parisienne tandis que son mari était à la RATP. Ils sont arrivés à Concarneau dans les années 90 pour leur retraite.
Nous lui transmettons aux enfants de Ginette toute notre sympathie et notre témoignage de reconnaissance pour l'engagement militant de Ginette Launay, ainsi qu'à sa fille Pascale qui vit dans le Morbihan, à leurs amis, leurs proches, et aux camarades de Concarneau endeuillés par le départ de Ginette Launay.
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental de la fédération PCF du Finistère
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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 16:27
Margot Caudan à la fête de l'Huma Bretagne avec Gérald, en 2019

Margot Caudan à la fête de l'Huma Bretagne avec Gérald, en 2019

Margot Caudan à sa réception de la légion d'honneur (photo Ouest-France)

Margot Caudan à sa réception de la légion d'honneur (photo Ouest-France)

Beaucoup de tristesse à l’annonce du décès de Margot Caudan, celle qui, vaillante centenaire, tenait toujours le stand de Port- Louis à la fête de l’huma Bretagne. Nul doute que lors de notre prochaine fête, dans quelques jours, les camarades auront tous une pensée émue pour notre Margot, engagée de la première heure contre le fascisme et toute forme de tyrannie.
En 1935, elle s’était engagée auprès des jeunesses communistes, après avoir côtoyé les élèves juifs, échappés des pogroms, les allemands ayant fui le nazisme ou les italiens exilés du régime de Mussolini. Elle disait que son « entrée en résistance était le chemin normal ». Ce chemin l’a tout de même conduite plusieurs fois en prison, d’abord en 1940 pour son appartenance à l’UJFF ( union des jeunes filles de France), puis en 43 pour son activité d’agent de liaison, l’édition et la diffusion de tracts dans une imprimerie clandestine dont elle s’occupait avec son mari, Louis. Les interrogatoires laissent place à l’emprisonnement pendant plus d’un an. Libérée en août 44, elle contribue à la libération de Paris en assurant les liaisons entre les barricades.
Tout au long de sa vie, elle a continué à militer au sein du PCF mais également auprès des jeunes générations « pour l’avenir et parce que le danger fasciste ne s’est pas du tout effacé »…
En janvier 21, elle a reçu la légion d’honneur.
Aujourd’hui, le PCF est en deuil.
Pensées chaleureuses à sa famille, ses amis, aux camarades de la section de Port-Louis, de la fédé 56.
Nous perdons tous une grande dame.
Margot, tout mon respect.
Delphine Alexandre, présidente du groupe communiste au Conseil Régional de Bretagne, vice-présidente à la région Bretagne, élue communiste à Lorient
 
Lire aussi:
Triste nouvelle Décès de Margot Caudan, militante communiste morbihanaise de 102 ans,  résistante
Margot Caudan, centenaire et résistante de toujours
Par Sophie Prévost - Le Télégramme

Elle aura 100 ans ce mercredi 12 février 2020. Communiste de la première heure, résistante de toujours, Marguerite Caudan, dite Margot, n’oublie jamais de témoigner. À Plouhinec (Morbihan), la jeunesse est son amie !

Jean, baskets et beau sourire : c’est d’un pas léger que Margot Caudan ouvre la porte de sa longère pleine de livres, à Plouhinec (Morbihan). Ce 12 février 2020, elle a 100 ans et 85 ans d’adhésion au Parti communiste. Un record dont n’est pas peu fier le Lanestérien Philippe Jumeau. « Marguerite (tout le monde l’appelle Margot) a six mois de plus que l’ancien maire d’Hennebont Eugène Crépeau. Nous avons la chance inédite d’avoir deux centenaires dans nos rangs, l’année des 100 ans du PC ! ».

Margot a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois !

« Si Eugène a été le militant politique, Margot Caudan est notre militante du quotidien. Une femme d’une modestie incroyable, qui beurrait encore les sandwichs à la dernière fête de l’Huma à Port-Louis. Elle qui a défié les fascistes à 14 ans et failli être déportée deux fois ! », témoigne le secrétaire de la fédération PC du Morbihan.

Témoigner, inlassablement

Ses faits de résistance à l’Allemagne nazie et au gouvernement de Vichy, de 1939 à 1944, Margot Caudan en parle beaucoup depuis quelques mois. « On est de moins en moins nombreux à pouvoir témoigner, alors j’y vais. Je suis un peu dure de la feuille, mais quand les jeunes viennent me trouver, je ne peux rien leur refuser ! ».

Devant des lycéens rennais le 21 novembre 2019, avec des collégiens alréens en décembre, ou encore en petit comité, chez elle, ce dimanche 9 février 2020, avec sept élèves du collège Jean-Lurçat de Lanester venus l’interroger dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation : la Plouhinécoise est sur tous les fronts.

Missions dangereuses et clandestinité

Ce week-end encore, elle a raconté sa jeunesse dans le XIe arrondissement de Paris, aux côtés de réfugiés juifs d’Europe centrale, son « engagement naturel » aux Jeunesses communistes, la création de l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), sa rencontre avec son mari, Louis.

Huit jours après leur mariage, en avril 1940, Marguerite Caudan est arrêtée pour son appartenance à l’UJFF, avant d’être libérée, dans la pagaille de l’exode, un mois plus tard. « Je ne suis pas entrée en résistance, car j’y étais déjà ! », plaisante aujourd’hui la presque centenaire. Chargée avec Louis d’une imprimerie clandestine, elle connaîtra les missions dangereuses (transport de faux papiers ou de matériaux pour explosifs) et encore la prison de juin 1943 à août 1944. Une trentaine de ses codétenues finiront en Déportation. D’autres seront fusillées. Un voile passe sur le regard pétillant de la vieille dame : « On n’attache pas d’importance aux petites choses, après ça ».

Engagez-vous !

« Margot est notre meilleure ambassadrice et une bonne amie. Elle aime les gens. Avec elle, toutes les portes s’ouvrent ! », assure à son tour la présidente de l’Association nationale des anciens combattants du pays d’Auray, Maryline Le Sauce. Car Bretonne, Marguerite Caudan l’est devenue il y a dix ans seulement. Si elle a quitté la région parisienne à 90 ans, c’est pour rebondir après le décès, en 2004, de son cher époux Louis. « Il était natif d’Hennebont, on a toujours aimé le coin. Je suis aussi revenue par admiration pour cette communauté de la danse bretonne, glisse-t-elle. La varappe, le ski, le tai-chi, j’ai dû arrêter. Mais la danse bretonne, ça ne me fatigue pas ! ».

Après la guerre, Margot Caudan a fait carrière comme responsable du comité d’entreprise de Renault à Boulogne-Billancourt. Elle s’y est occupée des enfants des autres. « Moi, je n’ai pas réussi à en avoir… », élude-t-elle dans un soupir. Sa vie de militante l’a amenée « à combattre l’Indochine, le Vietnam, l’Algérie ». Dans le communisme, « tout ne m’a pas toujours plu », avoue-t-elle. « Mais pour l’instant, je n’ai pas trouvé mieux ! ». A l’heure de ses 100 ans, Margot Caudan s’entretient des gilets jaunes, de la réforme des retraites comme de la montée des extrémismes. Elle cite Bertolt Brecht : « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». Et aux jeunes, elle dit et redit, comme Stéphane Hessel avant elle : " Engagez-vous ! "

Margot Caudan, 101 ans, adhérente du PCF, a reçu la Légion d’honneur

Dans le Morbihan, il se trouve que deux adhérents du PCF ont eu 100 ans en 2020, comme notre parti : Eugène Crépeau, ancien maire d’Hennebont, et Marguerite (dite Margot) Caudan, qui dès l’âge de 15 ans fut une combattante antifasciste. Celle qui fut une résistante de la première heure a reçu le samedi 30 janvier la médaille de la Légion d’honneur à Plouhinec (56) des mains du sous-préfet de Lorient.

Au cours de cette cérémonie, elle a pris soin de dire : « Je ne suis pas pour les décorations individuelles. J’ai longtemps hésité à accepter de recevoir la Légion d’honneur. Je la reçois aujourd’hui pour tous mes amis résistants qui n’ont pas eu la chance d’assister à la Libération, à la capitulation de l’Allemagne nazie. Quand on agit selon sa conscience, ce n’est pas pour des décorations. »

Née dans le 20e arrondissement de Paris en 1920, elle côtoya alors des familles de réfugiés qui la rendirent sensible à l’injustice qui frappait ses amis de l’époque. Elle adhère en 1935 aux JC puis à l’Union des jeunes filles de France (UJFF). En 1936, elle consacre l’essentiel de ses activités pour l’aide à l’Espagne républicaine. Le décret prononçant la dissolution du PCF fera qu’elle sera arrêtée en avril 1940, alors qu’elle n’était mariée que depuis 8 jours. L’immense pagaille qui règne à Bordeaux, où elle avait été transférée, lui permet d’être libérée sans trop savoir pourquoi !

En cette période plus que troublée, il fallait à Margot et ses camarades une bonne dose d’optimisme et d’inconscience pour tenter d’agir contre l’occupant nazi et son auxiliaire « l’Etat Français » de Pétain, au vu de la disproportion des forces en présence. Si des actes de sabotage isolés eurent lieu, Margot et son mari choisirent une arme qui a fait ses preuves en nombre de périodes historiques : l’écrit. Sollicités par Henriette Schmidt (de la direction clandestine du PCF), il leur fut confiée une petite imprimerie, une ronéo afin de sortir des tracts. Le premier tirage fut l’appel à la manifestation place de l’Etoile le 11 novembre 1940 ; puis viendront des tirages de l’Humanité, de l’Avant-Garde.

Fernand Grenier trouva refuge chez Marguerite, mais suite à l’arrestation de plusieurs dirigeants, la plongée dans la clandestinité totale fût impérative. Margot assure alors des liaisons entre les mouvements politiques de résistance, transporte documents, faux papiers, matériel pour explosifs, messages oraux… Arrêtée une seconde fois en 1944, elle fût libérée en août de la même année et rejoignit alors les FFI pour la libération de Paris.

Cette « entrée en résistance » de Margot comme de très nombreuses et méconnues femmes contribua à la défaite de l’Allemagne hitlérienne. Pour autant, à aucun moment de sa vie Margot ne se considéra et encore aujourd’hui comme une « ancienne combattante ». Tout au long de sa vie professionnelle, de sa retraite, elle a continué le combat. S’indigner et résister toujours, résume pleinement le combat de Margot, que chaque année nous avons le bonheur de croiser au stand de la section de Port-Louis lors de la fête de l’Humanité Bretagne ! Elle a, à de très nombreuses reprises, témoigné auprès des jeunes générations de ses engagements dans la Résistance en intervenant dans les collèges et lycées du Morbihan.

Samedi elle a conclu son propos en rappelant qu’il fallait plus que jamais « dire non à l’inacceptable, et que l’on aura besoin de se réunir parce que le danger fasciste ne s’est pas du tout effacé. »

Margot est une camarade exemplaire de modestie, d’humilité, le tout allié à de profondes convictions, qui continue de participer à la vie de sa section. Sa fidélité au PCF est très forte car elle aime à dire souvent : « Je n’ai pas toujours été d’accord avec le PCF mais je n’ai pas trouvé mieux ! »

Le contexte sanitaire n’a pas permis aux camarades du Morbihan d’organiser un temps convivial pour montrer à Margot notre affection sincère et fraternelle (l’édition 2020 de la Fête de l’Humanité Bretagne ayant été annulée). Nous ne pouvons que souhaiter le faire pour ses 101 ans !

Philippe Jumeau

secrétaire départemental du PCF Morbihan

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14 novembre 2021 7 14 /11 /novembre /2021 13:43
Festisol 2021 en pays de Morlaix - le mardi 23 novembre et le vendredi 26 novembre: deux soirées Palestine à ne pas manquer (invitation AFPS)
FESTISOL 2021 EN PAYS DE MORLAIX

 

Un programme élaboré par les associations locales coordonnées par le collectif La Maison du Monde et le Resam. Comme tous les ans, c'est un programme riche et varié sur les thèmes de la solidarité en France et dans le monde qui nous est proposé. 
 
 
LA PALESTINE AU COEUR - DEUX INVITATIONS DE l'AFPS

 

Comme chaque année, l'AFPS du Pays de Morlaix est partie prenante de ce Festival des solidarités et choisit de présenter la situation en Palestine occupée à un large public. 

 

Cette année ce sont deux rendez-vous qui vous sont proposés. Deux invitations à venir nous rejoindre pour voir un film, écouter des témoignages et échanger sur la situation à GAZA. Depuis mai, dernier la situation des Palestinien-nes de Gaza s'est encore aggravée. Une population de deux millions d'habitants, enfermée sur 360 km2, victime d'agressions militaires permanentes, du harcèlement des snipers israéliens contre les paysans, jusqu'à celui de la marine d'occupation contre les pêcheurs, en passant par les dizaines de drones qui tournent au-dessus des gens et tirent n'importe quand... En mai dernier la dernière attaque israélienne a fait plus de dégâts en 11 jours que la précédente de 2014 en 51 jours.

 

Partant de cette situation, nous proposons deux entrées très différentes pour parler de Gaza.

 

Première entrée, celle du cinéma-documentaire avec le film du réalisateur italien 
Emanuele Gerosa : ONE MORE JUMP

 

Un saut de plus dans les ruines de Gaza, fait par des jeunes qui pour oublier leur quotidien pratiquent le parkour. Un sport acrobatique partagé par des milliers de jeunes dans les rues du monde entier. Les jeunes de Gaza rêvent de paix et aussi de parcourir un jour les rues des grandes villes européennes que leur copain Abdallah a réussi à atteindre pour devenir un champion reconnu de sa discipline... 

 

Un film bouleversant que vous pourrez voir 
LE MARDI 23 NOVEMBRE à 20h 30 à La Salamandre.  

 Une séance qui sera suivie d'un échange avec EMANUELE GEROSA qui nous fait le plaisir de venir lui-même nous parler de son film et de sa rencontre avec ces jeunes de Gaza...

 
 
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Deuxième entrée, celle du témoignage et de l'échange avec deux médecins français.
 
Dominique LE NEN est chirurgien et est intervenu à plusieurs reprises à Gaza avec MSF, Jeanne DINOMAIS est pédopsychiatre, elle accompagne un programme d'aide psychologique aux enfants de Beith Lahiya au nord de Gaza. Tous deux viendront témoigner de l'urgence à développer la solidarité avec cette population particulièrement ciblée par le régime d'apartheid israélien.

 

Cette conférence-débat aura lieu LE VENDREDI 26 NOVEMBRE à partir de 18H à la Salle des fêtes de PLEYBER-CHRIST

 

A noter que nous poursuivrons la soirée avec un repas solidaire (10€ boisson non comprise) pour lequel nous vous demandons impérativement de réserver pour des raisons compréhensibles d'organisation en appelant le 06 11 62 32 75 
ou par mail à afpspaysdemorlaix@yahoo.fr

 

Ces deux soirées se feront dans le respect des normes sanitaires en vigueur 

 

Nous vous attendons nombreuses et nombreux, pour témoigner par votre présence (et votre parole) de l'intérêt et de la nécessité à renforcer la solidarité avec le peuple Palestinien plus que jamais nécessaire. Et pour commencer, n'hésitez-pas à en parler autour de vous, à copier-coller ces invitations et à les partager avec votre entourage.

 

Pour l'Afps du Pays de Morlaix

François Rippe
Festisol 2021 en pays de Morlaix - le mardi 23 novembre et le vendredi 26 novembre: deux soirées Palestine à ne pas manquer (invitation AFPS)
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