Le Psuv a gagné 20 des 23 régions et 210 mairies sur 335.
C'est une victoire incontestable même si l'opposition a su conquérir de nouveaux espaces de pouvoir. La démocratie vénézuélienne sort renforcée et la page du putsch permanent semble se tourner.
Nous analysons cette élection en compagnie de Lina SANKARI, journaliste au journal L'Humanité, qui est sur place au Venezuela.
En prétendant qu'aucun projet de reprise n'est « crédible » pour sauver la SAM et ses emplois, le ministre de l'Economie et Finances, Bruno Le Maire, accélère le pas vers la liquidation d'une nouvelle fonderie dans notre pays, alors même que des engagements avaient été pris par l'État et la région pour soutenir le projet de reprise.
Cette annonce est catastrophique pour l'emploi, pour la souveraineté industrielle et économique de la France et de l'Europe, comme pour Decazeville et son territoire.
Renault, seulement sommé d'avoir « un comportement exemplaire à l'égard des salariés », est de fait encouragé par la puissance publique à « accompagner » une liquidation pure et simple d'un outil industriel, pourtant capable de relever les défis de la mutation écologique de l'automobile. Car Renault peut ouvrir une perspective crédible au projet industriel de la SAM si le groupe relocalise ses commandes en France. Quel cynisme, dans ces conditions, de demander au bourreau d'avoir quelques sentiments pour le condamné !
Le ministre, qui devrait garantir que l'État actionnaire pèse de tout son poids sur les décisions stratégiques du groupe Renault, poursuit les choix du laisser-faire à l'égard des multinationales et donneurs d'ordres. C'est la démonstration une fois de plus que ce gouvernement n'est pas au service du pays et de la population mais seulement en appui des choix stratégiques et des logiques de rentabilité des grands groupes.
Ca suffit ! Les salariés et nos territoires n'en peuvent plus de ce dépeçage industriel organisé.
Le PCF, son candidat à l'élection présidentielle, Fabien Roussel, proposent de rompre avec ces politiques et de mettre au pas ces grands groupes qui mettent le pays à genoux. Avec un État porteur d'une vraie stratégie de reconquête industrielle et qui se dote d'entreprises sous contrôle public pour la mettre en oeuvre, avec un État qui ne verse plus un euro d'argent public sans des engagements précis des entreprises. Et avec enfin de vrais pouvoirs pour les salariés, les élus locaux, les citoyens des territoires concernés pour mettre nos outils de production sous la protection de la République !
Caracas se mobilise pour la libération de son diplomate mandaté pour négocier nourriture et médicaments. Arrêté au Cap-Vert, il a été extradé illégalement vers les États-Unis.
Caracas (Venezuela), envoyée spéciale.
Une drôle de symphonie remonte, ce jour-là, des rues de Caracas. Entre moteurs qui pétaradent et coups de Klaxon, la capitale vénézuélienne est parcourue, le 15 novembre, par des militants à moto aux airs de Marlon Brando dans l’Équipée sauvage. Le rouge en plus. La manifestation de solidarité à Alex Saab, l’homme d’affaires colombien et envoyé spécial du président Nicolas Maduro enlevé par les États-Unis et désormais incarcéré au mépris du droit international, fait une halte devant l’ambassade de Cuba. En plusieurs endroits de Caracas, les murs sont recouverts du visage d’Alex Saab comme un cri de résistance au blocus états-unien et à l’asphyxie générée par les mesures de rétorsion illégales au regard du droit international.
Pressions tous azimuts de Washington
« Le durcissement des sanctions auquel le pays est confronté depuis 2015 sape la capacité de l’État à entretenir les infrastructures et à mettre en œuvre des projets sociaux. Aujourd’hui, le Venezuela fait face à un manque de machines nécessaires, de pièces détachées, d’électricité, d’eau, de carburant, de gaz, de nourriture et de médicaments », confirme Alena Douhan, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les effets des mesures coercitives unilatérales. L’homme d’affaires d’origine libanaise, qui a acquis la nationalité vénézuélienne, est cependant soupçonné d’avoir revendu la nourriture au Venezuela pour 112 % de plus que son prix d’origine dans le cadre de contrats qui excèdent 200 millions de dollars.
En 2020, l’ambassadeur adjoint du Venezuela auprès de l’Union africaine est mandaté en Iran pour négocier l’achat de nourriture, de médicaments et de pétrole, mais l’avion privé à bord duquel il voyage n’atteindra jamais Téhéran. « C’est un voyage à visée humanitaire. Nous sommes en plein Covid et les Vénézuéliens n’ont alors accès à aucun traitement », rappelle l’avocat canadien John Philpot, membre du comité de libération, en déplacement au Venezuela. L’avion d’Alex Saab nécessite une escale technique, mais ni le Maroc ni l’Algérie ne lui en donnent l’autorisation. Le doute continue de planer sur les pressions exercées par les États-Unis, qui accusent le diplomate d’être le chef d’orchestre d’un vaste réseau ayant permis à Nicolas Maduro de détourner l’aide alimentaire et les fonds de la mission Vivienda pour la construction de logements sociaux. Dès juillet 2019, il était ainsi inculpé à Miami pour blanchiment d’argent. Il ne fait toutefois aucun doute que la répression qui s’abat contre Alex Saab, qui permet à Caracas de contourner les sanctions, vise avant tout Nicolas Maduro lui-même.
Le 12 juin 2020, c’est finalement vers l’île cap-verdienne de Sal que l’appareil à bord duquel voyage Alex Saab est dirigé. Il est immédiatement capturé et placé à l’isolement. Sans base légale. Dans leur précipitation, les autorités de Praia se passent de la notice rouge d’Interpol, qui ne sera éditée que le lendemain, comme le souligne la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui demande, à l’instar de l’ONU, la suspension de la procédure. D’autant que les États-Unis ne sont liés par aucun traité d’extradition avec le Cap-Vert. L’organisation africaine obtient son placement en résidence surveillée, en janvier 2021, du fait de son état de santé délicat. Selon ses avocats, Alex Saab est atteint d’un cancer, souffre de diabète, d’hypertension et de problèmes cardiaques. Nouvelle étape majeure, deux mois plus tard : la Cour de justice de la Cédéao ordonne au Cap-Vert, qui s’y refuse, le versement d’une somme de 200 000 dollars pour détention illégale. En juillet, la Cour constitutionnelle de l’État insulaire rejette également la demande d’adoption de mesures conservatoires présentée par le Comité des droits de l’homme de l’ONU afin que les preuves contre Alex Saab soient évaluées.
Négociations suspendues entre le gouvernement et l’opposition
Dans une lettre manuscrite à la chaîne américaine CNN, Alex Saab dénonce la torture dont il a été l’objet lors de son séjour en prison. « Nous avons malheureusement toutes les raisons de le croire : il est détenu les yeux bandés et durant les interrogatoires plusieurs enquêteurs laissent échapper un accent américain. Il ne peut pas s’agir de policiers cap-verdiens. Ils ont par ailleurs cherché à obtenir des informations sur le système de détournement de sanctions. Ils ont tenté de le faire chanter, de le faire critiquer Nicolas Maduro », explique John Philpot. Le temps presse pour les États-Unis. L’élection présidentielle cap-verdienne est prévue le 17 octobre et le candidat de gauche, finalement élu, José Maria Neves, indique durant la campagne qu’il est prêt à reconsidérer le cas d’Alex Saab s’il parvient au poste suprême. « La veille de l’élection, sans décret juridique confirmant l’extradition, les États-Unis enlèvent Alex Saab », relate John Philpot. Ce dernier acte a eu pour effet de suspendre les négociations entre le gouvernement vénézuélien et l’opposition auxquelles le diplomate devait participer au Mexique.
Le 1er novembre, le tribunal de Miami lève sept des huit chefs d’accusation qui pèsent contre lui : l’homme d’affaires encourt toujours vingt ans de prison pour association de malfaiteurs. Selon son épouse, Camila Fabri Saab, qui a pris la parole lors d’une mobilisation, mi-octobre plaza Bolivar à Caracas, cette extradition illégale est une offense à tous « les peuples dignes du monde ». Un dangereux précédent qui signe, pour Carlos Arellan, membre des volontaires pour la libération d’Alex Saab, la mise en place d’un « mécanisme de barbarie entre les nations. Lorsque l’immunité diplomatique n’est pas respectée, nous nous trouvons dans une situation très vulnérable pour la souveraineté du Venezuela et d’autres nations. » Drôle de symphonie.
Selon le ministère des transports, les autoroutes s’apprêtent à augmenter leurs tarifs de plus de 2 % dès février 2022. Une hausse de prix qui relance le débat sur leur nationalisation.
Double peine pour les automobilistes. Après le prix du carburant à la pompe, c’est celui des péages qui pourraient délester le porte-monnaie des automobilistes. Selon le ministère des transports, les sociétés autoroutières s’apprêtent à augmenter leurs tarifs de 2 % en moyenne, à partir du mois de février. Cette hausse concerne notamment deux réseaux autoroutiers, à savoir le réseau APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) et ASF (Autoroute du Sud de la France) avec respectivement 2,05 % et 2,19 % d’augmentation. Pas de quoi s’insurger, à entendre une « source proche des concessionnaires », citée par l’AFP, puisque « les tarifs de péage au 1er février 2022 n’augmenteront pas plus que l’inflation ».
La main molle du gouvernement
Le gouvernement a encore la main. Même si les contrats très stricts liant l’État aux sociétés d’autoroutes prévoient une augmentation automatique des tarifs des péages tous les ans au 1er février, en fonction notamment de l’inflation et des chantiers entrepris sur le réseau, l’exécutif doit encore donner son feu vert. Il n’est peu probable qu’il aille à l’encontre de la dermande. Déjà, en 2019, il n’avait pas choisi cette option. En plein cœur du mouvement des « gilets jaunes », il s’était contenté d’obtenir de la part des sociétés d’autoroutes une réduction de 30 % des tarifs pour les conducteurs réguliers. Auparavant, en 2015, Ségolène avait gelé les tarifs… sous conditions. Le gel devait s’accompagner d’une hausse de tarif entre 2019 et 2023, mais aussi d’un allongement de leurs concessions en échange des travaux à réaliser. D’après l’Autorité des transports, les conséquences de ce gel se sont chiffrées à 500 millions d’euros de péages supplémentaires pour les conducteurs, faisant suite à une hausse des prix de 0,44 % en 2021.
Distributions de dividendes
Cette fois, la pilule passe encore plus mal. D’autant qu’en 2020, malgré deux confinements et une circulation routière quasi à l’arrêt, les sociétés autoroutières ont distribué près de deux milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires. Pis, selon le rapport d’enquête sénatorial, publié en septembre 2020, les sociétés historiques ASF (Vinci), APRR (Eiffage) et SANEF aurait versé aux actionnaires plus de 24 milliards d’euros de dividendes depuis la privatisation. Des dividendes qui devraient exploser, entre 2022 et 2036, pour atteindre 40 milliards d’euros environ, dont 32 milliards rien que pour Vinci et Eiffage.
Mais ce rapport reste « au milieu du gué », avait estimé le sénateur communiste du Nord, Eric Bocquet. Car les rapporteurs avaient écarté un rachat anticipé des concessions, dont le coût avait été jugé « prohibitif » : entre 45 et 50 milliards d’euros. Ils avaient proposé à la place de revoir les règles des contrats. L’argument avait été jugé « farfelu » par Eric Bocquet, d’autant que le coût de la renationalisation n’aurait pas été « à la charge de l’État », mais « remboursée par les péages ».
En pleine période présidentielle, le débat sur la renationalisation des autoroutes refait surface. Après les communistes en 2019, les députés Insoumis ont déposé à leur tour, ce mardi, une proposition de loi visant à nationaliser les autoroutes.
J'alerte la Ministre déléguée chargée du logement sur les conséquences de la baisse des #APL! Plus de 10 milliards d’euros d’économies faites au détriment des plus modestes depuis 5 ans.
Mme Laurence Cohen interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, chargée du logement sur la réforme du calcul des aides personnelles au logement (APL).
2021 a été la première année de mise en œuvre de cette réforme de contemporaénisation avec un montant désormais révisé trimestriellement sur la base des ressources des douze derniers mois et non fixé pour une année en fonction des revenus perçus deux années auparavant.
Elle avait déjà alerté sur le risque pour de nombreux allocataires de voir leurs APL diminuer, voire supprimer. Elle avait également attiré l’attention sur les jeunes actifs qui risquaient d’être particulièrement pénalisés. Ces faits ont été vérifiés et formalisés dans le rapport N° 206 sur les crédits "logement’’ de la mission cohésion des territoires pour l’examen du projet de loi de finances pour 2022. Ce rapport démontre tout d’abord la fonction budgétaire de cette réforme, à savoir, réaliser des économies, comprises entre 1,1 et 1,2 milliards d’euros.
Par ailleurs, la mise en œuvre technique a été complexe à gérer par la caisse nationale d’allocations familiales (CNAF), et près de 3% des versements mensuels étaient erronés, concernant près de 200 000 allocataires.
Enfin, alors que le Gouvernement s’attendait à ce que cette réforme entraîne plus de "gagnants’’ que de "perdants’’, la situation inverse s’est produite. Le rapport sénatorial est très clair : « La réforme a amplifié les ajustements à la baisse et atténué les réévaluations à la hausse. La réforme a conduit à augmenter les droits pour 18,2 % des allocataires de 49 euros en moyenne. 115000 personnes sont devenues allocataires grâce à la nouvelle formule de calcul. En revanche, les APL ont diminué d’un montant moyen de 73 euros pour 29,6 % des allocataires. Plus de 400 000 ont perdu leurs droits. 52,2 % ont conservé leurs droits à l’identique. » Pour 1/3 des allocataires, la réforme a engendré une baisse !
Dans un contexte de crise économique et sociale, de pouvoir d’achat en berne, et au vu de ces chiffres, elle lui demande si, elle entend revenir sur cette réforme ainsi que sur celle de 2017 abaissant le montant des APL de 5 euros. Elle rappelle que selon la fondation Abbé Pierre, la baisse des APL représente plus de 10 milliards d’euros d’économies faites au détriment des plus modestes depuis 5 ans.
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Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste.
Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale.
Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.