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Mercredi 13 juillet, la Commission des Finances du Sénat recevait Pierre Moscovici, Premier Président de la Cour des Comptes en audition.
Eric Bocquet est intervenu pour plaider la levée d’impôts auprès des grands gagnants de la pandémie et de la crise, au lieu de toujours reprocher l’excès de dépenses des services de l’Etat.
Son intervention n’a pas fait l’objet d’une réponse de la part de M. Moscovici.
Merci Monsieur le Président,
Vous me permettrez de parler impôts, je sais que c’est un mot qui fait hurler beaucoup de nos collègues, bah oui !
Mais l’impôt… On parle déficit, on parle dette, on parle toujours excès de dépenses mais jamais de déficit de recettes, dont on pourrait s’inspirer.
J’ai lu un article récent de Monsieur Patrick Artus, qui n’est pas un révolutionnaire patenté, qui dit « la baisse de la fiscalité du capital est un échec ». Il cite la suppression de l’ISF, la mise en place de la flat tax, et il illustre son propos en disant que le taux d’épargne a augmenté grâce à ces mesures ces dernières années, passant de 12 à 17%, et qu’à l’inverse, le taux d’investissement dans les entreprises est passé de 5 à 3%. Et les investissements en général, très majoritairement, vont sur des actifs déjà existants. Donc très peu d’impact sur la création d’emplois et de l’activité. Ça pose quand même question, ça nourrit l’inflation des fortunes, je vous invite à acheter le magazine Challenges de la semaine dernière, les titres sont absolument magnifiques. + 315% d’augmentation entre 2010 et 2022 des fortunes industrielles de ce pays. Ça n’est pas rien, donc on voit à qui ça profite tout cela.
Alors, ce gouvernement rejette par principe toute hausse d’impôt, et pourtant, il y a des gens qui portent cette idée, des gens qui ne sont pas tous des économistes alternatifs, il y a des économistes même libéraux qui avancent l’idée qu’on pourrait augmenter l’impôt sur le revenu pour les hautes tranches. Les Britanniques l’ont fait là, ils vont taxer les profits des compagnies pétrolières, de manière exceptionnelle, mais pour un peu faire payer les gagnants de la pandémie et de la crise, qui sont une réalité quand même. Voilà, 25%, ce qui devrait dégager 5 milliards de livres dans leur budget. Voilà une idée.
Et j’ai lu également une déclaration de Madame Georgieva, qui est la cheffe du FMI, c’est son titre, et qui préconisait également d’augmenter l’impôt sur les hautes tranches, et en disant que ça ne pénaliserait nullement la croissance des économies des Etats concernés.
Donc il y a eu des gagnants dans cette pandémie, on peut vous en citer pas mal, regardez le classement de Challenges, ça vaut le coup d’y réfléchir.
Un mot sur les collectivités. Solliciter à nouveau les collectivités pour contribuer au redressement des comptes publics, ce n’est pas juste. Parce que la dette des collectivités, la part de leur dette sur la dette totale de ce pays, c’est invariablement depuis 30 ans 8-9% globalement.
Deuxième chose, les budgets des collectivités, vous le savez, doivent être équilibrés à l’euro près, c’est la loi. Ce que l’Etat ne s’autorise pas à faire depuis 47 ans, puisqu’on vote régulièrement un budget en déficit. Et puis les emprunts que les collectivités contractent, vous le savez, servent à financer l’investissement, et non pas le fonctionnement. Et les collectivités représentent encore dans ce pays, je crois, 70% de l’investissement public dans l’économie française. Donc source de croissance, de développement, d’emplois et d’amélioration des comptes publics.
Merci.
Une pièce de plus dans le juke-box de la machine à broyer des militants… Jeudi matin, après deux décisions de justice favorables à Vincenzo Vecchi, condamné en Italie à douze ans de prison pour avoir simplement été présent lors d’émeutes contre le G8 de Gênes en 2001, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a validé le principe de son extradition vers l’Italie. Elle considère que la France n’avait pas de possibilité de s’opposer au mandat d’arrêt européen pris à son encontre. Dans un communiqué de presse détaillant l’arrêt rendu, la CJUE estime qu’ « une correspondance parfaite n’est pas requise entre les éléments constitutifs de l’infraction concernée dans l’État membre d’émission et dans l’État membre d’exécution » du mandat. En l’occurrence, après la cour d’appel de Rennes en 2019, celle d’Angers avait refusé, en novembre 2020, d’exécuter le mandat d’arrêt européen émis par l’Italie à l’encontre de Vincenzo Vecchi. Le motif étant que sa peine principale de dix ans de prison, encourue pour « dévastation et pillage » – un délit directement hérité du fascisme dans l’ordre juridique italien –, n’avait pas d’équivalent en France. Les défenseurs de Vincenzo Vecchi sont ulcérés. « C’est plus qu’un revers, ça veut dire que la Cour de justice, qui interprète les textes européens, vient de dire que les règles de collaboration européennes sont considérées comme supérieures aux principes fondamentaux du droit », dénonce son avocate, Me Catherine Glon. Arrêté à l’été 2019 dans le Morbihan où il s’était installé, il y a une dizaine d’années, Vincenzo Vecchi risque plus que jamais de croupir pendant de très longues années dans une prison italienne. Son comité de soutien refuse une telle perspective : « Nous n’acceptons pas une telle décision. Nous restons plus que jamais mobilisés pour défendre notre ami Vincenzo et, d’une manière générale, le droit de manifester et les libertés fondamentales. »
Selon une enquête de l’INSEE réalisée en novembre décembre 2021 et publiée le 28 juin 2022, les ménages à faible revenu qui ont recours à l’aide alimentaire ont vu leur situation économique et sociale, mais aussi leur état psychologique, se dégrader durablement depuis le début de la pandémie Covid-19. Une situation préoccupante alors que les contaminations repartent à la hausse en ce début d’été.
En France, selon la note mensuelle diffusée à la fin du mois de juin par l’INSEE, « la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie s’est amélioré au cours des douze derniers mois diminue. Le solde correspondant perd sept points et reste nettement au-dessous de sa moyenne de longue période. La part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois baisse également. Le solde correspondant perd quatre points et reste lui aussi nettement inférieur à sa moyenne ».
Voilà qui peut nous aider à mieux comprendre une autre note, celle qui porte le numéro « 1097 INSEE-Première » sur la situation des plus pauvres. Elle indique que « la crise sanitaire a accentué la précarité des bénéficiaires de l’aide alimentaire ». Publiée le 28 juin, elle indique que « les bénéficiaires de l’aide fin 2021, forment un public très hétérogène, dont le profil varie beaucoup selon le type d’aide distribuée. Les personnes fréquentant les distributions de repas sont principalement des hommes, vivant seuls et sans logement personnel. À l’inverse, les bénéficiaires des colis ou des épiceries sociales sont le plus souvent des familles vivant dans leur propre logement, avec une surreprésentation de femmes (72 %) dont près de 40 % élèvent seules un ou plusieurs enfants ».
Concernant l’âge, l’INSEE indique que les personnes ayant les recours à l’aide alimentaire « sont relativement jeunes : 52 % ont entre 25 et 49 ans et 10 % ont 65 ans ou plus, contre respectivement 37 % et 26 % de le l’ensemble de la population de France métropolitaine âgée de 16 ans et plus (…) La structure du revenu du ménage des recourants est un indicateur de leur précarité : ils sont deux fois plus souvent allocataires des aides au logement et quatre fois plus souvent du revenu de solidarité active (RSA) que la moyenne des ménages résidant en logement ordinaire », selon l’INSEE.
Un graphique montre que 5 % des personnes ayant recours à l’aide alimentaire sont propriétaires de leur logement, tandis que 46 % sont locataires dans le parc social et 25 % dans le locatif privé, dont les loyers sont généralement plus élevés. Il faut ici se souvenir que les investisseurs dans ce type de logement ont bénéficié depuis plusieurs décennies d’importantes exonérations fiscales. Cela permettait aux gouvernements successifs de réduire chaque année le budget du logement. Mais la principale conséquence de cette politique fut un recul de la construction de logements HLM. De plus en plus de ménages éligibles au logement social ont ainsi été contraints de se loger dans le privé et ont vu la part du loyer mensuel augmenter dans leurs dépenses jusqu’à des niveaux insoutenables. De même, le manque de logements avec un loyer accessible pour les étudiants contribue au fait qu’ils sont environ 115 000 désormais à recourir à l’aide alimentaire en permanence.
L’étude note aussi qu’à « l’automne 2021, plus de la moitié des recourants bénéficiait d’aide alimentaire depuis moins de deux ans. En particulier, 43 % y ont eu recours pour la première fois après le début du premier confinement en mars 2020. Cette proportion est beaucoup plus élevée (83 %) chez les étudiants qui forment un public spécifique de l’aide alimentaire ». Dans un encadré consacré aux étudiants, la note de l’INSEE ajoute à ce propos :
« Au total un cinquième des étudiants recourants ont basculé dans l’aide alimentaire du fait de la crise sanitaire, soit deux fois plus que dans l’ensemble de la population recourante. Cela rejoint d’autres études indiquant une montée de la précarité étudiante du fait d’un fort impact de la crise sur les revenus du travail (perte de jobs étudiants dans l’hôtellerie-restauration ou les cours particuliers) et de la baisse des aides informelles du fait des restrictions de déplacement (impossibilité de revenir chez les parents par exemple) ».
Au final, selon cette étude de l’INSEE, « 44 % des recourants disent avoir constaté une baisse de leurs revenus entre le début de la crise sanitaire en mars 2020 et l’enquête en novembre décembre 2021, tandis que 50 % ont constaté une hausse de leurs dépenses ». La crise sanitaire a « également détérioré l’état de santé psychique de la moitié des recourants, ainsi que leur santé physique (31 %), les relations avec la famille, les amis, l’entourage (30 %), l’accès à l’alimentation (30 %), l’accès aux soins (26 %) et l’accès aux services d’aide sociale (24 %) ».
Alors que la hausse des prix réduit encore le pouvoir d’achat de ces ménages, le chèque alimentaire annuel de 100 € vaguement promis par le gouvernement d’ici l’automne pourrait être augmenté de 50 € par enfant à charge. Pour un couple avec un enfant, ce versement unique de 150 € correspondrait à une augmentation du revenu mensuel de 12,50 € en cette année d’inflation. Ça fait moins d’une baguette de pain tous les deux jours. Avec 350 € pour un couple ayant cinq enfants à charge, cela donnerait presque une baguette de pain par jour. Mais il faudrait la partager entre sept personnes !
À titre de comparaison, Emmanuel Macron avait empoché 1,4 million d’euros en 2011 à la banque Rothschild où son travail consistait à organiser des fusions-acquisitions entre firmes capitalistes. Dans le détail, cette année-là, il avait perçu 403 600 € de salaire fixe, 706 300 € de « bénéfices industriels » et 291 300 € provenant de « parts de dividendes dans les sociétés du groupe Rothschild ». Ajoutons qu’il était entré dans cette banque après avoir rédigé et rendu au président Sarkozy le rapport de la Commission Attali dont le gouvernement Fillon fera voter la Loi de Modernisation Économique en 2009. Elle sert depuis à faire baisser les prix agricoles afin de limiter les hausses des salaires dans le seul but de faire croître les profits. La vie difficile des ménages pauvres est aussi le résultat de cette politique menée sur la durée sous les présidences de Sarkozy, Hollande et Macron. Il reste à voir dans quelle mesure le nouveau gouvernement mis en place ce lundi va pouvoir continuer cette politique de plus en plus contestée dans le pays.
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L’agression décidée par le gouvernement russe le 24 février dernier est odieuse et viole le droit international. Un cessez-le-feu immédiat ainsi que le retrait des troupes russes sur leurs positions antérieures doit être obtenu.
L’état de guerre ne justifie pas de s’en prendre aux droits fondamentaux, tant du côté russe, que du côté ukrainien.
En Ukraine, force est de constater que depuis l’invasion russe la répression des services ukrainiens s’accroît sur les journalistes, les blogueurs et les militants de gauche et communistes. Fin juin, un total de 28 500 affaires criminelles avaient été ouvertes pour différents motifs politiques, parmi lesquelles presque 1 200 pour « trahison », pour lesquelles sont encourues entre quinze ans de prison et la perpétuité.
Il y aujourd’hui environ 25 000 détenus politiques en Ukraine.
La répression touche l’ensemble des partis de gauche. Onze partis ont été purement et simplement interdits par décret présidentiel puis par le tribunal administratif d’appel de Lviv. Le militant de gauche Alexandre Matyouchenko, de Dniepro, a été condamné à trois ans de prison, après avoir sous contrainte physique dû plaider « coupable ».
Les communistes sont particulièrement visés. Nos camarades du Parti communiste d’Ukraine étaient en prise avec une procédure d’interdiction depuis 2015. Le tribunal administratif d’appel de Kiev a définitivement interdit le parti le 16 mai dernier. Ses locaux ont été occupés par le SBU dès le 24 février. Nous avons à plusieurs reprises réaffirmé notre solidarité auprès de nos camarades avec lesquels nous restons en contact constant. Rappelons que leur position a toujours été ferme sur le respect de l’intégrité territoriale ukrainienne, y compris comprenant la Crimée, dans un cadre décentralisé tel qu’auraient dû le mettre en œuvre les accords de Minsk, jamais respectés par le pouvoir en place à Kiev sur cet aspect.
Une campagne de solidarité, à laquelle nous nous associons, s’est enclenchée en faveur des frères Alexandre et Mikhail Kononovitch, membres des jeunesses communistes, arrêtés par le SBU le 3 mars et dont le procès a commencé à Kiev, sans qu’ils soient présents, et sans qu’aucune explication ne soit donnée à leur absence. Le SBU mène une opération d’intoxication en envoyant de faux messages de leurs comptes sur les réseaux sociaux. Il se livre également à des pressions physiques sur eux afin de les contraindre à plaider coupable. Alexandre et Mikhail Kononovitch ont appelé à une intervention des députés européens.
Les pouvoirs discrétionnaires du SBU font que l’Ukraine n’est pas un état de droit. L’état de guerre ne justifie pas l’arbitraire, ni les tortures physiques, ni les humiliations publiques, dont ont par exemple été victimes les Roms qui, fuyant la guerre, ont été ligotés et recouverts de peinture dans les rues de Lviv. La répression qui s’abat sur la gauche et sur les minorités, que connaît le pays depuis Maidan et le massacre impuni de 43 militants à Odessa le 2 mai 2014, s’amplifie.
Nous condamnons fermement toute arrestation et toute décision arbitraires. Nous exprimons notre solidarité la plus fraternelle avec les militants et les organisations et les journalistes de gauche en Ukraine, avec les communistes et les militants de gauche en prise avec la répression au seul tort de leur engagement progressiste. Nous exigeons leur libération immédiate et la légalisation des organisations interdites, dont celle du Parti communiste d’Ukraine.
Nous appelons le gouvernement français à conditionner les négociations d’adhésion de l’Ukraine à l’UE à la libération immédiate des prisonniers politiques, au respect de l’état de droit et du pluralisme démocratique en Ukraine ; et le Parlement européen à envoyer une mission d’enquête en Ukraine chargée de rencontrer les militants emprisonnés.
Vincent Boulet
Responsable des Affaires européennes
Membre de la commission des relations internationales du PCF
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Lettre des élus communistes du Conseil Régional de Bretagne - Juillet 2022
Lettre des élus communistes du Conseil Régional de Bretagne - Avril 2022
Retour sur la session du Conseil régional de Bretagne des 30 juin et 1er juillet 2022
La lettre des élues communistes et progressistes
du Conseil régional de Bretagne
Juillet 2022 - Gladys GRELAUD
conseillère régionale membre de la CAO et de la Commission aménagements et mobilités
Durant cette session plénière du Conseil régional de Bretagne, Gladys GRELAUD prenait la parole au sujet de le stratégie régionale des transitions économiques et sociales :
« Cette stratégie que nous présentons nous donne des orientations claires dans la continuité de nos engagements de mandat. Elle nous donne un cap et une méthode pour promouvoir une économie sociale et écologique à l’échelle de la région Bretagne.
Nous n'avons eu de cesse de dénoncer les affres du libéralisme du projet présidentiel et son impact sur les hommes et la planète, il est bon que des contre-pouvoirs ressurgissent et que des projets de justice sociale et
de transition écologique voient le jour.
Face à ces grands défis de notre temps, nous saluons la méthode proposée qui s'appuie sur toutes les ressources de notre territoire. Nous ne pourrons bâtir la Bretagne de demain sans être à l'écoute de l'ensemble des
Bretonnes et des Bretons et d’abord à l’écoute des travailleuses et des travailleurs parce que ce sont eux produisent les richesses de cette Bretagne, et rappelons-le dans cet hémicycle, c’est aussi en Bretagne que ce trouvent les plus bas salaires.
Et rappelons encore les 2/3 des smicards sont des smicardes. Il est essentiel dans cette stratégie de reconnaître et de comprendre les attentes des travailleurs, au même titre, voire plus, que celui des entrepreneurs.
Il est primordial de s'adresser à toutes et tous et pas seulement à celles et ceux qui décident, qui possèdent, mais aussi celles et ceux qui produisent les richesses de notre territoire.
Ne répétons pas les erreurs du projet présidentiel qui fait fi des aspirations populaires et ne répond à l'inflation galopante que par des opérations pièces jaunes. L’aumône, la becquée, en toute sérénité, ça n’est pas ce que nous défendons dans cette majorité.
Les travailleurs et les privés d’emploi qui vivent dans les quartiers populaires des métropoles, mais aussi des villes moyennes ou encore dans les lieu-dit à la campagne sont souvent loin des objectifs.
Nous tenons à souligner l'importance de leur prise en compte en priorités dans les politiques économiques de la région. Ce schéma dans sa construction s'adresse, d’abord, à celles et ceux qui ont si peu, qui survivent, et
où la vie chère frappe de plein fouet. Pour beaucoup, cet argent public que nous investissons améliore concrètement le quotidien et est parfois le seul rempart face à des politiques libérales qui fracturent et qui aggravent l'existant.
Là où le projet présidentiel se limite à la pose de rustine, construisons pierre par pierre un modèle breton, qui rassemble et qui protège.
Personne ne sait de quoi demain sera fait, à nous d'apporter un peu d'espoir dans une période qui en manque cruellement ».
Pour retrouver l’intégralité de son intervention:
Gladys GRELAUD session juillet 2022 -
YouTube
Le Finistère est un département sportif grâce à la mobilisation de nombreux acteurs professionnels et bénévoles, dans les 1800 associations sportives que compte notre département.
Le sport participe non seulement à une meilleure condition physique, au bien-être, mais est également un fort levier de cohésion sociale, de solidarité, d’apprentissage du vivre ensemble- Il y a quelques jours, l’équipe du collège Mandela de Plabennec en a fait la démonstration, en remportant le championnat de France d’athlétisme UNSS en sport partagé.
Le Département, collectivité des solidarités sociales et territoriales, doit accompagner tout ce qui renforce le lien social à travers la pratique sportive, de loisirs et de compétition, aux côtés du mouvement sportif. C’est pourquoi il doit adapter ses aides au sport pour mieux prendre en compte cette exigence de solidarité, mobiliser le sport comme un levier d’insertion, faciliter l’accès au sport pour les publics qui en sont le plus éloigné, notamment les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, mais aussi promouvoir le sport au féminin et auprès des jeunes générations, favoriser la pratique dans les collèges.
Dans votre délibération sur le bilan sportif, vous parlez des 5 euros versés aux clubs comme un vrai succès : en effet qui ne souhaiterait pas avoir un peu plus de moyens financiers à disposition.
Ce bilan pose des questions :
- ce versement sera -t -il reconduit pour les années à venir sur le même mode ?
- ce dispositif ne doit-il pas évoluer , puisque les besoins des associations peuvent être différents ,ne serait-il pas souhaitable d’utiliser un autre modèle de calcul intégrant des critères sociaux ,comme le font déjà d’autres collectivités (associations accompagnant certains publics en difficulté et aux associations mettant en place une tarification sociale).
Dans cette délibération, la seule perspective, la création d’un pôle dédié au nautisme et d’un service au sein du département. Certes le Finistère, comme premier département nautique de France vu sa proximité avec la mer mérite une attention particulière, le fait de regrouper l’ensemble des structures est-il souhaitable ?, nous n’en sommes pas convaincus.
Nous regrettons de ne pas lire dans cette délibération de mention de politique sportive volontariste sur le sport au féminin, le sport adapté aux personnes en situation de handicap ou aux personnes âgées, sur le sport comme levier d’insertion. Rien non plus sur l’accessibilité financière, alors que nombre de nos citoyens sont amenés à recentrer leurs budgets sur leurs besoins primaires. Écrire un rapport de » perspective » en omettant ces dimensions du sport ,qui, avec le nautisme ,font la fierté du Département ,c’est prendre le risque d’un premier carton jaune.
Nous voterons contre cette délibération.
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Le sommet de l’OTAN qui vient de se tenir à Madrid suscite une immense indignation après les concessions indignes octroyées à la Turquie lors de sordides chantages dont Ankara est coutumière. Chacun garde en mémoire les surenchères sur les migrants et le blocage des négociations sur l’acheminement du blé ukrainien en mer Noire.
Cette fois-ci, afin d’obtenir la levée du veto turc à l’entrée de la Suède et de la Finlande dans l’OTAN, R.T. Erdogan a obtenu l’engagement de Stockholm et d’Helsinki d’extrader des démocrates, notamment Kurdes, qualifiés de « terroristes ». Le tyran d’Ankara a pris l’habitude de qualifier de « terroristes » tous ceux qui rejettent sa violence despotique et ils demeurent des dirigeants européens pour entretenir cette fiction.
R.T. Erdogan s’est empressé de fournir des listes nominatives reflétant l’intense activité de surveillance des services secrets turcs en Europe qui n’hésitent pas à abattre sur notre continent des militants kurdes comme cela a été le cas en 2013 à Paris.
Cela témoigne du mépris de l’OTAN pour le droit des peuples et plus particulièrement pour les Kurdes qui ont été nos alliés dans la lutte contre l’État Islamique. L’arrogance des dirigeants turcs leur a permis par ailleurs d’obtenir de la part de la Suède et de la Finlande l’arrêt du soutien au PYD et à ses unités combattantes (YPG) que tous encensaient il y a peu pour leur courage et leur sacrifice contre les organisations djihadistes syriennes soutenues par la Turquie.
Mais à côté de ces renoncements officiels, il y a des redditions plus officieuses. A la suite de l’invasion par Ankara du nord de la Syrie, la Finlande et la Suède avaient décrété un embargo sur les ventes d’armes. Celui-ci a été levé. De plus, R.T. Erdogan fulmine face au refus américain de lui livrer des avions de combat (F16) afin de moderniser sa flotte vieillissante. Un entretien a eu lieu avec J. Biden dans lequel cette question a été évoquée.
A n’en pas douter, R.T. Erdogan se servira de cet armement pour accroître son influence régionale déstabilisatrice en Méditerranée orientale, à Chypre, en Grèce, en Libye, en Syrie, en Irak et dans le Haut-Karabagh.
Par ailleurs, depuis plusieurs semaines, R.T. Erdogan piétine d’impatience pour envahir les territoires kurdes du nord de la Syrie afin de mettre un terme à l’expérience de l’autonomie démocratique et d’annexer de nouveaux territoires. Après l’approbation de Moscou, R.T. Erdogan est venu négocier l’assentiment de l’OTAN pour une nouvelle intervention armée permettant à Ankara et à ses supplétifs djihadistes de prendre leur revanche sur les Kurdes. Alors que l’Europe a les yeux tournés vers l’Ukraine, R.T. Erdogan entend saisir cette opportunité pour commettre de nouveaux crimes dans le silence médiatique.
La Turquie tire à nouveau profit de la crise internationale et de l’invasion criminelle russe de l’Ukraine. Cependant, les dirigeants de l’OTAN, trop heureux de la voir conforter sa présence au sein du commandement militaire, qu’elle n’a d’ailleurs jamais quitté, sont prêts à tous les reniements.
Cette nouvelle ignominie de l’OTAN est un calcul à courte vue et aura de profondes répercussions source de souffrances pour les peuples. Le nord de la Syrie sera déstabilisé favorisant le retour de Daesh, des millions de personnes prendront la voie de l’exil alors qu’un régime de terreur turco-djihadiste s’imposera dans ces territoires. La Turquie saura en tirer tous les avantages en recyclant les combattants djihadistes actuellement détenus par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) dans de nouvelles opérations militaires provocatrices comme elle l’a fait en Libye ou dans le Haut Karabagh où elle entend finir sa sale besogne guerrière.
La France d’E. Macron reste dramatiquement silencieuse comme les autres capitales européennes. L’Union Européenne doit faire entendre sa voix pour s’opposer à toute velléité de nouvelles invasions turques.
Le Parti communiste français (PCF) condamne ces capitulations et exprime sa solidarité avec les forces démocratiques turques et du Nord de la Syrie. Il appelle à la mobilisation pour que cesse la loi des armes dans la région et pour le respect du droit des Kurdes à choisir et bâtir librement leur destin.
Pour cela, la France doit s’émanciper de ces marchandages de l’OTAN, qui prolonge partout les logiques de guerre éculées et condamner les réunions de clubs oligarchiques qui scellent l’existence d’un peuple admirable par son courage sur l’autel d’abjects intérêts.
Parti communiste français,
Paris, le 7 juillet 2022