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11 janvier 2026 7 11 /01 /janvier /2026 07:57
Pascal Pouillet et Patrick Beguivin, le 10.01.2026 sur le marché de Morlaix - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Pascal Pouillet et Patrick Beguivin, le 10.01.2026 sur le marché de Morlaix - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Nos camarades du PCF pays de Morlaix Pascal Pouillet et Patrick Beguivin à la vente de l'humanité ce samedi matin, 10 janvier, place Salvador Allende sur le marché de Morlaix et à la distribution du Rouge Finistère, le journal du PCF Finistère, édition de janvier 2026. Merci à Pierre-Yvon pour la photo.

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10 janvier 2026 6 10 /01 /janvier /2026 17:35

 

 

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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:43
Morlaix Ensemble: Rencontre de quartier devant l'école Jean Piaget ce samedi 10 janvier
Morlaix Ensemble: Rencontre de quartier devant l'école Jean Piaget ce samedi 10 janvier
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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:35
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, la Confédération générale du travail, sera à Morlaix (Finistère), le 7 février 2026. | THOMAS BRÉGARDIS / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, la Confédération générale du travail, sera à Morlaix (Finistère), le 7 février 2026. | THOMAS BRÉGARDIS / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT sera en Bretagne pour parler de l’avenir de la ligne Morlaix - Roscoff

La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet sera à Morlaix (Finistère), le 7 février 2026 lors d’un débat public pour évoquer l’avenir de la ligne de train qui relie la cité du Viaduc à Roscoff, fermé depuis 2017 après l’effondrement d’une voie.

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT sera en Bretagne pour parler de l’avenir de la ligne Morlaix - Roscoff
https://www.ouest-france.fr/economie/syndicats/cgt/sophie-binet-secretaire-generale-de-la-cgt-sera-en-bretagne-pour-parler-de-lavenir-de-la-ligne-morlaix-roscoff-a7296234-ebd3-11f0-a887-2a4cc40b8e21

 

***

La CGT Cheminots Morlaix, Pays de Léon et Tregor: 

Nous sommes tous conscients des conséquences des émissions de gaz à effet de serre sur le réchauffement et le dérèglement climatique dont 30% sont dus aux transports.

Le maintien et le développement du transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises constituent une véritable alternative, notamment si elle est coordonnée en complémentarité des autres modes.

La voie ferrée Morlaix Roscoff a d'abord vu sa vitesse de ligne limitée à 40 km/h à cause d'un manque d'entretien et sa fermeture était, pour la même raison, prévue au 1er janvier 2019. Un glissement de terrain a permis aux décideurs d'accélérer le programme et de fermer la ligne dès juin 2018.

Alors que l'étude de mobilité commandée par les conseil régional et les communautés de commune démontrait dès 2018 un potentiel à hauteur de 230 000 voyages annuels, rien n'a été fait sur la ligne qui aurait pu être remise en état par un renouvellement de voie et ballast comme la SNCF le fait périodiquement sur les 28 000 km du réseau national.

Rappelons que la ligne Morlaix Roscoff intègre des potentiels de complémentarité avec le transport routier et maritime, qu'elle permet de dynamiser le secteur du Haut Léon, qu'elle permet de résoudre les problématiques de trafic routier et de parking en gare de Roscoff et de Morlaix et qu'elle qu'elle possède d'autres atouts dont on pourra débattre le jour du rassemblement.

Le projet de réhabilitation de la voie ne figure pas dans le CPER, Contrat de Plan Etat Région qui permet de financer les travaux d'infrastructure.

C'est pour en débattre que nous vous invitons à un débat public devant la gare de Morlaix le samedi 7 février à 11h30 en présence de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT et de Thierry Nier, secrétaire de la fédération CGT des cheminots.

 
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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:33
Ouest-France Morlaix - 8 janvier 2026: "Venezuela: droite et PCF s'écharpent"
Déclaration du PCF Morlaix – 6 janvier 2026:
Vous avez dit indignité?
 
Trois élus de droite de la majorité départementale, Alain Le Grand, Véronique Bourbigot, Didier Guillon se sont crus autorisés de dénoncer dans la presse régionale le 5 janvier une prétendue « indignité » du PCF qui condamnait ce week-end, par la voix de la section PCF de Morlaix, l’agression du Venezuela par les États-Unis pour s’approprier ses ressources en pétrole et favoriser l’intérêt de ses multinationales en supprimant un régime qui avait nationalisé le secteur des hydrocarbures et tenter d’endiguer la pauvreté et les inégalités, endémiques avant l’élection de Chavez.
 
Indignité ?
 
Le mot est fort et injurieux. Nous ne sommes pas étonnés, l'invective, la violence politique et la malhonnêteté intellectuelle des amalgames sont dans l'ère du temps et font partie de la palette d'une droite qui bien souvent lorgne vers le populisme.
 
Mais au fait...
 
N’y a t-il pas plutôt une « indignité » à applaudir ou à laisser faire Trump dans sa politique brutale d’agression qui bafoue le droit international et assume une logique impériale et de droit de la force brutale? Aujourd’hui, c’est le Venezuela, demain ce sera Cuba, l’Iran, et même le Canada et le Groenland, partie du Danemark, qui seront les cibles des appétits de puissance du sinistre clown d’extrême-droite fasciste et obscurantiste qui dirige les États-Unis.
 
Faut-il croire que ces mêmes élus départementaux de droite auraient applaudi pareillement au coup d’État de Pinochet avec l’appui de la CIA et d'escadrons de la mort et de tortionnaires nazis contre Allende et la gauche chilienne en 1973 ?
 
Par ailleurs, à aucun moment dans son communiqué du samedi 3 janvier ou dans le communiqué commun à 15 organisations de gauche, syndicales et associatives, d’appel au rassemblement du jeudi 8 janvier pour défendre la souveraineté du Venezuela et le droit international, dénoncer le coup de force de Trump, le PCF n’a prétendu justifier tous les aspects de la politique de Nicolas Maduro ni minimiser la crise politique et économique traversée par le Venezuela, à laquelle le blocus et les pressions exercés par les états-unis pour faire tomber le gouvernement de gauche ne sont pas étrangers.
 
A aucun moment le PCF, qui n’est pas une organisation d’extrême-gauche, mais une organisation de gauche, au cœur de la gauche, et un parti de gouvernement républicain, démocrate, et humaniste, présent dans de nombreuses collectivités, et au Département du Finistère, n’a justifié, contrairement à plusieurs personnalités de droite et d’extrême-droite, la politique de Poutine en Russie ou de Bachar Al-Assad en Syrie, et leurs violations des droits humains, d’ailleurs autrement plus considérables que celles imputées au régime Maduro au Venezuela.
 
Par contre nous refusons les logiques impérialistes et colonialistes, nous considérons que Trump qui a fait envahir le Capitole et viole les droits humains quotidiennement en étant responsable de la mort de milliers de migrants sur la frontière avec le Mexique, n’a aucun titre à se prétendre plus démocrate que Maduro, et que même s’il avait été moins autocrate et violent, il n’aurait aucune légitimité à renverser un gouvernement élu représentant un peuple et un État étranger par la force militaire. Par ailleurs, tout le monde sait que la vraie motivation de Trump n’est aucunement la démocratie, la morale, ou la lutte contre le trafic de drogue mais l’appropriation des réserves de pétrole du pays qui en compte le plus au monde. Et il ne va pas s’arrêter là.
 
Indignité ?
 
Nous aurions aimé que la droite départementale mette la même énergie à défendre les droits humains pour condamner la politique génocidaire d’Israël et de Netanyahou à Gaza alors qu’elle a plutôt cherché à délégitimer tous ceux qui cherchaient à faire stopper la guerre à Gaza et l’épuration ethnique de la Palestine par des assimilations malsaines du type « solidarité avec les palestiniens = antisémitisme » Or, c’était bien les États-Unis qui ont soutenu ces crimes contre l’Humanité et crimes de guerre contre les Palestiniens en armant les Israéliens sans limite et en les soutenant politiquement contre l’application du droit international, les décisions de l’ONU et du Tribunal Pénal International.
 
Le PCF Pays de Morlaix - 6 janvier 2026
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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:31
Chronique de Francis Wurtz pour l'Humanité Magazine, 8 janvier : IMPÉRIALISME
Francis Wurtz
 
IMPÉRIALISME
 
Lorsque la Maison Blanche publia, le 5 décembre dernier, sa « stratégie de sécurité nationale », les dirigeants européens n'en ont retenu que le passage -effectivement grave et menaçant- sur « l'effacement civilisationnel » de notre continent, véhiculant une vision clairement raciste et annonçant un soutien explicite aux « partis patriotes » de l'extrême-droite européenne. Cela n'avait pas empêché la médiocre et très réactionnaire cheffe de la diplomatie européenne -l'ancienne Première ministre d'Estonie, Kaja Kallas- de souligner que les Etats-Unis restaient « le plus grand allié » de l'Union européenne, ajoutant même que « certaines (de ses) critiques (étaient) fondées » !
Une lecture élargie de ce texte de 33 pages aurait fait apparaître un autre volet des priorités de Trump : « restaurer la suprématie américaine » en Amérique latine, conformément à la « doctrine Monroe » -du nom d'un Président des Etats-Unis...du début du 19ème siècle- autrement dit considérer cette région comme la chasse gardée de Washington ! Le coup de force ahurissant contre le Venezuela en est une (première ?) illustration. Après « la paix par la force » qui justifia notamment le soutien de Trump aux crimes de Netanyahu à Gaza, voilà « le changement de régime par la force » au Vénézuela, quitte à prendre le risque d’un bain de sang. Dans les deux cas, les Etats-Unis prétendent même « diriger » le pays à la place de son peuple, en attendant « quelqu’un qui pense comme nous » ! Cela porte un nom : l'impérialisme.
Le président américain couvre (à peine) ses objectifs économiques -l'exploitation des immenses réserves pétrolières du Venezuela- de prétextes plus présentables (en l'occurrence, celui du pseudo-combat contre le trafic de drogue). À ces cibles directement lucratives s'ajoute une visée stratégique majeure : affirmer son hégémonie en tentant de briser quiconque y résiste. À commencer par Cuba, dont est originaire la famille du Secrétaire d'Etat (ministre des Affaires étrangères) Marco Rubio, ultra parmi les ultras, mais aussi la Colombie, le Mexique, voire le Brésil dont la résistance à l'arrogance trumpiste est jugée intolérable à Washington.
Que, face à une telle prétention à faire plier tous les récalcitrants à l'ordre états-unien, l'Union européenne se contente d'appeler « à la retenue » et Macron justifie de facto le putsch de Trump est non seulement ignoble mais irresponsable. Après les menaces directes sur le Groenland (lié au Danemark, donc à l’Europe), après les tentatives d'intimidation des magistrats français ayant condamné en première instance Marine Le Pen, après l'interdiction de séjour aux Etats-Unis faite à l'ex Commissaire européen Thierry Breton, coupable d'avoir fait adopter des lois régulant la tech, jugées gênantes pour les géants américains du numérique, que faut-il de plus aux flagorneurs de Trump de ce côté-ci de l'Atlantique pour comprendre qu'à se coucher devant le suzerain américain, l'Europe risque fort d'être la prochaine victime de l'hubris du locataire de la Maison Blanche ! Rappelons leur que leur nouvelle égérie vénézuélienne, Machado, a dédié son prix Nobel à Trump et encense les champions de la démocratie comme le Brésilien Bolsonaro, l’Argentin Milei, le Hongrois Orban et le parti d’extrême-droite espagnol Vox…
On sait où commence le choix d’un droit international à géométrie variable. On ne sait pas toujours où il peut finir.
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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:27
Venezuela: Bertrand Badie: «Cet usage de la puissance pour la puissance a toutes les chances d’échouer» (Nouvelle vie ouvrière)
«Cet usage de la puissance pour la puissance a toutes les chances d’échouer»

Bertrand Badie

Lire l'article ➡️ https://nvo.fr/cet-usage-de-la-puissance-pour-la...

«Cet usage de la puissance pour la puissance a toutes les chances d’échouer»

L'attaque états-unienne sur le Venezuela, avec l'enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, ont sidéré les esprits le 3 janvier 2026. Pour le géopolitologue Bertrand Badie, professeur émérite à Sciences Po, auteur du livre Par delà la puissance et la guerre: la mystérieuse énergie sociale (Odile Jacob), la mollesse des réactions européennes à cette intervention contraire au droit international est un signe de « soumission structurelle » du vieux continent à l'égard de l'oncle Sam, de même que l'absence de réaction de la Russie ferait office d'accord tacite entre Washington et Moscou.

Quel regard portez-vous sur l'attaque menée par les États-Unis envers le Venezuela avec la capture du président Nicolás Maduro ?

Ce qui est nouveau, c'est la forme de cette intervention et les messages dont elle est porteuse. Je ne dis pas que les « guerres d'intervention » d'autrefois étaient conformes au droit international ; elles ne l'étaient pas. Mais certaines précautions étaient prises pour tenter de bricoler un fondement juridique. Aujourd'hui, explicitement, le président des États-Unis rejette toute référence au droit. De même, l'intervention des néoconservateurs américains, avec George W. Bush, en Irak, s'opérait sous l'idée de démocratiser le régime irakien. Ici, il n'est pas question de démocratie, ni même de rapport aux valeurs. Le projet essentiel est d'affirmer sa puissance, marquer qu'on est le géant politico-militaire de ce monde, voire le maître du monde.

Les messages deviennent clairs. Ils consistent à montrer que toute forme de résistance à la puissance états-unienne est susceptible de subir le même sort. C'est aussi, et c'est grave, la confirmation d'une diplomatie de connivence entre les États-Unis et la Russie, laquelle a réagi très mollement. Ce qui est très mauvais signe, compte tenu que le Venezuela était un allié très précieux de Moscou : l'intervention américaine est accueillie par Vladimir Poutine comme une validation de son « opération militaire spéciale » en Ukraine. Trump a son opération au Venezuela, Poutine a la sienne en Ukraine. C'est une sorte de tacite acceptation des gesticulations du partenaire.

Illustre-t-elle un retour de la doctrine Monroe outre-Atlantique, avec des variantes de la part de Donald Trump ?

Il faut cesser de parler de cette doctrine, parce qu'elle est complètement décalée par rapport à notre sujet. La doctrine Monroe date de 1823, à une époque où le principal souci des dirigeants états-uniens était de se libérer de la tutelle européenne. La doctrine Monroe a été forgée pour dire « l'Amérique aux Américains et l'Europe n'a rien à y faire ». Ensuite, cette doctrine a été manipulée.

Lorsque Trump intervient au Nigeria pour bombarder des groupes djihadistes, lorsqu'il se mêle des affaires de Gaza, au point de vouloir présider une commission de maintien de la paix, il n'agit pas en Amérique, ni dans une zone d'influence. C'est tout le contraire ! Cette « diplomatie de la gonflette » tous azimuts peut tout à la fois concerner le Venezuela ou Cuba, qui sont dans le continent américain, que le Nigeria, Gaza, l'Iran, ou même le Groenland qui est en Europe.

Est-ce que les menaces de Trump d’attaquer prochainement la Colombie, Cuba, le Mexique, le Groenland sont à prendre toutes avec le même sérieux ? Ont-elles la même implication ?

L'audace trumpienne est d'autant plus dangereuse qu'on ne lui oppose pas la force. L'énorme erreur des Européens qui ont sous-réagi à cette intervention au Venezuela conforte le locataire de la Maison-Blanche dans l'idée de continuer car il semble assuré de ne rencontrer aucune résistance. Il y a là une menace qu'il faut prendre au sérieux. Peut-être que l'Europe a abandonné le Groenland, et incidemment le Danemark, en refusant de réagir avec fermeté.

Dans le détail, s'attaquer au Venezuela peut être considéré comme facile. Nous avons affaire à un État en voie de décomposition, avec une capacité de réaction limitée, tout cela renforcé par une tacite acceptation de la part des autres membres de la communauté internationale. L'importance symbolique et matérielle que représente Cuba pour toute une série de pays, notamment la Russie, fait qu'une intervention dans l'île serait beaucoup plus risquée. Le souvenir de la baie des Cochons reste dans la tête des Américains. Le Groenland, c'est un autre épisode. Ce serait affronter directement un membre de l'alliance atlantique, de la sphère occidentale. La Colombie, quant à elle, va connaître des élections en mars prochain. Les États-Unis, comme la Russie, savent manipuler les élections. Trump peut espérer l'élection d'un de ses candidats comme cela a été le cas au Chili ou en Argentine. Le Mexique est aussi un très gros morceau. Personnellement, je n'y crois pas trop. Mais tant qu'on ouvre la porte à Trump, il ne faut pas s'étonner qu'il entre en force. Il y a eu, à travers l'affaire Thierry Breton (interdit de séjour aux Etats-Unis pour son engagement en faveur d'une régulation plus stricte de la Tech, ndlr) ou l'intervention au Venezuela, une sorte de soumission structurelle des Européens.

Quelles conséquences peut avoir cette attaque sur les forces politiques et syndicales de gauche, au Venezuela comme ailleurs en Amérique latine ?

L'ignorance de la résistance sociale a coûté cher à Poutine, qui pensait arriver à Kiev en trois jours. Je ne sais pas comment vont réagir, à moyen terme, les 28 millions de Vénézuéliens. Par ailleurs, j'ai du mal à imaginer que, dans un pays aussi mobilisé que la Colombie, la société reste passive.

La réflexion que j'en tire, c'est que le retour d'une puissance nue, cette espèce d'usage de la puissance pour la puissance, a toutes les chances d'échouer parce que la résistance sociale est en mesure de lui faire barrage. Cela fait 78 ans qu'on cogne sur les Palestiniens et la résistance palestinienne n'a jamais disparu, bien au contraire. Dans toutes les guerres de décolonisation, on pensait venir à bout du « terrorisme ». On n'y est jamais parvenu. L'Ukraine se caractérise par une incroyable résilience sociale. C'est la détermination de la société, plus que toute stratégie diplomatique ou militaire, qui a mis en échec la Russie. C'est la raison pour laquelle je crois que ces exercices de musculation diplomatico-militaire n'ont pas d'avenir à long terme.

Dans quelle mesure cette politique impérialiste de Washington sur le reste du continent américain peut être mal prise électoralement au sein des États-Unis ?

Il y a des sociétés dans les pays occupés, agressés, mais il y a aussi des sociétés dans les pays agresseurs, porteurs de force. De ce point de vue, le trumpisme est le fruit d'une ambivalence. Il y a, incontestablement, une demande sociale de puissance. La société états-unienne est consciente d'un certain déclin de ses capacités dans le monde. Trump s'est fait élire par deux fois sur le slogan « Make America great again ».

Dans le même temps, il y a cette lassitude d'intervenir partout dans le monde, parce que ces guerres – Vietnam, Irak, Afghanistan – se sont révélées extrêmement coûteuses. La guerre en Afghanistan a coûté entre 1.000 et 2.000 milliards de dollars. Ce qui est gigantesque ! Des « boys » en sont victimes. La société américaine ne le supporte pas.

Trump joue avec l'idée du chef musclé doublé d'un faiseur de paix. Mais à un moment, ces buts deviennent contradictoires. Deux sondages aux États-Unis révèlent que seule une minorité d'Américains approuvent cette opération au Venezuela. Cela peut fortement déstabiliser la stature politique du président des États-Unis.

Propos recueillis par Jonathan Baudoin

La Nouvelle Vie Ouvrière, Journal de la CGT Entreprises

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9 janvier 2026 5 09 /01 /janvier /2026 06:24
Mort de l’historien Mohammed Harbi, figure intellectuelle de l’indépendance algérienne (Pierre Chaillon, L'Humanité, 2 janvier 2026)
Mort de l’historien Mohammed Harbi, figure intellectuelle de l’indépendance algérienne
 
Figure emblématique de la lutte pour l’autodétermination et l’émancipation du peuple algérien, l’historien Mohammed Harbi est décédé à l’âge de 92 ans à Paris.
 
Carnet
 
Publié le 2 janvier 2026
 
Pierre Chaillan
 
L’historien et figure du mouvement pour l’indépendance algérienne Mohammed Harbi est décédé ce jeudi 1er janvier à l’âge de 92 ans « après avoir lutté, pendant quatre jours, contre une infection pulmonaire dans un hôpital parisien », a annoncé Ali Guenoun, historien et ami de la famille.
« Sa contribution en tant qu’historien, jusqu’à la fin de sa vie, a été majeure. Mohammed Harbi est resté digne jusqu’à ses derniers instants. Son souvenir demeure intact et continuera à jamais à éclairer nos mémoires, et la mémoire algérienne. Rappelons-nous de cette phrase tirée de sa dernière déclaration : “Œuvrons tous ensemble pour construire une nation de citoyens et vivre en paix avec nos voisins” », écrit encore Ali Guenoun.
Né le 16 juin 1933 à El Harrouch, près de Skikda, dans l’Est de l’Algérie, Mohammed Harbi s’engage très tôt dans le mouvement national algérien. En 1948, il adhère au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) de Messali Hadj, et poursuit son combat à Paris au sein de l’Association des étudiants musulmans d’Afrique du Nord. Militant pour l’autodétermination et l’émancipation du peuple algérien, il participe aux débats qui traversent le mouvement indépendantiste au début des années 1950 et compte parmi les membres fondateurs du Front de libération nationale (FLN).
Du combat indépendantiste à l’exil intellectuel
Durant la guerre d’indépendance, il dirige la Fédération de France du FLN. Il sera associé aux premières négociations des accords d’Évian. Il occupe ensuite plusieurs fonctions politiques et diplomatiques au sein du pouvoir FLN et du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA).
Après l’indépendance en 1962, il devient conseiller politique du président Ahmed Ben Bella et pilote l’hebdomadaire Révolution africaine. Après le coup d’État de 1965, il est emprisonné, puis assigné à résidence pendant plusieurs années. Il parvient à s’évader et s’exile en France dans les années 1970, où il entame une carrière universitaire et se consacre à l’écriture et à la recherche historique.
En 1974, l’historien enseigne à l’université de Paris-V et Paris-VI. En 1975, il publie son ouvrage inaugural Aux origines du FLN. Le populisme révolutionnaire en Algérie, qui ouvre la voie à une lecture critique inédite de l’histoire de l’indépendance algérienne et du FLN. Son travail fait référence.
Plusieurs autres ouvrages suivent : Les Archives de la révolution algérienne (1981) ; 1954, la guerre commence en Algérie (1984) ; L’Algérie et son destin : Croyants ou citoyens (1992) ; Prisonniers politiques FLN en France pendant la guerre d’Algérie 1954-1962 : La prison, un champ de bataille (2012)… Mohammed Harbi cumule ainsi une dizaine d’ouvrages.
« Un pionnier dans la déconstruction de l’idéologie officielle véhiculée en Algérie »
L’historien Benjamin Stora salue l’importance de cette œuvre historiographique dans un hommage à retrouver sur son blog Mediapart : « Mohammed Harbi a été un pionnier dans la déconstruction de l’idéologie officielle véhiculée en Algérie sur l’histoire du pays, et la guerre d’indépendance contre la France. Sa critique, souvent très aiguisée, des pratiques du FLN pendant la guerre, de la constitution d’un appareil bureaucratique s’élevant au-dessus de la société et « confisquant » les acquis de cette action anticoloniale ne sont pas passées inaperçues. »
L’intellectuel algérien marqué par la grille de lecture marxiste poursuit avec rigueur son engagement en faveur de la reconnaissance de la mémoire de la lutte anticoloniale et de son combat actuel. Dans les années 2000, s’élevant contre la guerre en Irak, Mohammed Harbi accorde de nombreux entretiens et lance de multiples appels et tribunes dont plusieurs dans l’Humanité dont il était un lecteur attentif et fidèle. En 2001, il entreprend d’écrire ses mémoires sous le titre Une vie Debout. Dans la dernière période de sa vie, il s’exprime encore en faveur d’une reconnaissance de la responsabilité de la France de ses crimes coloniaux ou encore en faveur de la langue berbère.
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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 12:29
Stop à l'agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela - Rassemblement unitaire à Morlaix jeudi 8 janvier à 17h30 devant la mairie
Stop à l'agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela
 
NON A L'AGRESSION IMPERIALISTE DES ETATS-UNIS DE TRUMP CONTRE LE VENEZUELA ! 🇻🇪

➡️ RASSEMBLEMENT À MORLAIX
➡️ JEUDI 8 JANVIER à partir de 17h30
 
L’année 2026 commence par un sinistre retour en arrière.
 
Le coup d’État militaire, les interventions pour contrôler les ressources, la mise au pas des régimes récalcitrants. L’histoire se répète, violente et sinistre. Hélas, un scénario trop familier. 
 
Le président des États-Unis, Donald Trump, et l’armée américaine viennent de mener une agression militaire contre le Venezuela, accompagnée du kidnapping du président vénézuélien. 
 
Cet acte d’une extrême gravité constitue une violation manifeste du droit international, une atteinte intolérable à la souveraineté d’un État et une mise en danger directe de la population civile.
 
Derrière les prétextes sur la démocratie et les droits de l’Homme, la même logique impérialiste. S’emparer des richesses du Venezuela et imposer un régime docile aux multinationales.
 
La loi du plus fort, le mépris du droit international.
 
Nous condamnons avec la plus grande fermeté cette offensive impérialiste. Rien ne peut justifier le recours à la force armée, aux enlèvements politiques et à la loi du plus fort pour pour tenter d’imposer des choix contraires à la souveraineté du peuple vénézuélien.
 
Ce qui se joue aujourd’hui révèle le visage nu de l’impérialisme contemporain.
 
Bombardements criminels, sanctions économiques qui frappent d’abord les populations, chantage permanent et désormais enlèvement d’un chef d’État, le néocolonialisme américain déploie l’ensemble de son arsenal.
 
L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, pétrolifères et minérales. 
 
Il s’agit ni plus ni moins d’une guerre capitaliste, impérialiste et coloniale que nous dénonçons avec vigueur tant elle rappelle les pires moments de la doctrine Monroe et des invasions américaines en Haïti, à Panama ou à Grenade au siècle dernier, ou encore l'agression contre la démocratie chilienne et le gouvernement de gauche d'Allende par le coup d'état de Pinochet le 11 septembre 1973 avec l'organisation des États-Unis et de la CIA. 
 
Nous voulons réaffirmer notre engagement pour la paix, le respect du droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
 
Nous dénonçons l'immixtion des États-Unis en Amérique Latine dans les élections ou ses ingérences armées pour soutenir des régimes de droite ou d'extrême-droite favorables à ses intérêts.  
 
Nous appelons à une mobilisation large, unitaire et démocratique, et participerons à toute initiative de protestation avec l’ensemble des forces citoyennes, pacifistes et progressistes qui refuseront cette escalade guerrière.
 
Nous appelons les citoyens, les forces de gauche et de progrès à dénoncer ce coup de force, et à pousser notre président de la République à saisir le conseil de sécurité en urgence. 
 
Nous appelons les citoyens du pays de Morlaix à un rassemblement unitaire à Morlaix devant la mairie de Morlaix pour dénoncer cette agression d'un État souverain et cette nouvelle violation du droit international, mais aussi la réaction "complice" de la présidence de la République et de la diplomatie française qui refusent de condamner le coup de force de Trump. 
 
Le jeudi 8 janvier à partir de 17h30 
 
Avec drapeaux, pancartes, banderoles. 
 
Lecture d'un appel commun aux différentes organisations. 
 
14 premiers signataires: 
 
Le Parti communiste français, La France Insoumise, la Gauche indépendantiste bretonne, Les écologistes EELV, le Parti socialiste, Génération.S, NPA-Anticapitaliste
La FSU, la CGT, Solidaires
Le Mouvement de la Paix, Morlaix-Wavel, Morlaix-Libertés, Ligue des Droits de l'Homme.  
Stop à l'agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela - Rassemblement unitaire à Morlaix jeudi 8 janvier à 17h30 devant la mairie
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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 06:18
Jean-Paul Vermot candidat à sa succession (Le Télégramme, Gwendal Hameury, mardi 6 janvier 2026)
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