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17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 08:27
La section PCF du Pays de Morlaix lève des fonds de solidarité citoyenne pour nos amis du camp de réfugiés palestinien de Jalazone

Nous avons accueilli hier, vendredi 12 décembre, en début de réunion du PCF Morlaix Said et Camille de l'AJPF. Said, né à Balata et en contact avec de nombreux comités populaires et leurs responsables dans les camps de réfugiés de Cisjordanie, nous a exposé la dure situation des réfugiés des camps palestiniens, largement aggravée depuis le 7 octobre 2023. Un bel élan de solidarité porté par le PCF Morlaix et Morlaix Wavel AJPF ont permis de réunir déjà 1800 euros d'aide d'urgence au profit du comité populaire de Jalazone pour la population palestinienne du camp de Jalazone, environ 15 000 habitants comme Morlaix, avec lequel Morlaix et Morlaix co entretiennent des liens de partenariats étroits, comme l'AFPS Morlaix avec le centre dignité Al Karama et plusieurs missions de solidarité (c'est aussi avec Jalazone que l'Afps Nord-Finistère et la ville de Brest ont leurs partenariats solidaires).

Nous allons tâcher de continuer à déployer cet élan citoyen de solidarité concrète avec le peuple palestinien et Jalazone dans la région de Morlaix car les besoins sont immenses et c'est aussi une manière de manifester notre soutien politique pour la Palestine. Nos militants sont aussi investis pour le camp palestinien du Liban de Wavel et pour la campagne un million d'oliviers pour la Palestine pour laquelle le PCF Finistère avec ses sections et ses militants, la fédération, les dons citoyens ont réuni 8000 euros depuis 6 mois, autant d'aide directe à l'agriculture palestinienne pour la plantation d'oliviers et d'outils de résistance à la colonisation.

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17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 07:00
Chili: victoire du candidat de l'extrême-droite Kast face à la communiste Jeannette Jara. Le scénario de l'horreur...
Ami politique de Milei et de Trump, fils d'un ancien soldat nazi réfugié en Amérique latine, le nouveau président chilien d'extrême droite, élu avec 58 %, José Antonio Cast qui a utilisé à plein la ficelle de la religion et de la peur du rouge face à sa rivale communiste Jeannette Jara, comme il a pu s'appuyer sur les médias privés des milliardaires favorisant l'extrême-droite, s'inscrit dans la lignée de Pinochet avec le régime duquel son frère, impliqué dans la mort et le torture de 70 paysans, et son père ont collaboré. La peste brune se répand de nouveau en Amérique latine pour le plus grand bonheur des USA de Trump et des grands intérêts capitalistes qui ont fait dès les années 70 du Chili un laboratoire de l'alliance de la dictature oligarchique et de l'ultra libéralisme économique.
 
***
 
CHILI, le 15 décembre 2025.
L’extrême-droite l’emporte
Kast le candidat de l’extrême-droite sera le prochain président du Chili. Il prendra ses fonctions en mars 2026. Il bénéficiera en plus d’une majorité dans les deux chambres, celle des députés et celle des sénateurs. Il sera dans une situation beaucoup plus confortable que Gabriel Boric qui n’avait aucune majorité parlementaire. Il a été immédiatement félicité par le fasciste argentin, Milei.
Jeannette Jara a eu 41,76 % et 5.184.026 des voix. Kast a eu 58,21 % et 7.231.018. Les nuls et blancs ont été beaucoup moins nombreux qu’attendus, 7,08 % et 947.032 voix.
Au premier tour, Jeannette Jara avait reçu 26,85 % et 3.476.615 voix. Elle progresse entre les deux tours de 15 % et 1,8 millions de voix.
Jeannette Jara a reçu le soutien de près de 5,2 millions de Chiliens, soit 400.000 voix de plus que lors du référendum pour la nouvelle constitution en septembre 2022. Les partisans de la constitution progressiste représentaient 38 % des électeurs. Jeannette Jara gagne près de 4 %. C’est un record pour la gauche au Chili depuis la nouvelle loi électorale qui a mis en place le vote obligatoire couplé à l’inscription automatique. Par rapport à la dernière élection présidentielle en 2021, le nombre d’électeurs qui se sont déplacés est passé de 7,5 à 13,5 millions, un quasi doublement.
Néanmoins l’anticommunisme a été le plus fort et a levé les derniers obstacles sur la route de Kast. On attendait beaucoup de votes blancs et nuls suite à l’appel de Parisi à ne pas choisir, lui qui avait reçu 20 % des voix au premier tour. Les électeurs ont préféré mettre un nom dans l’urne.
Jeannette Jara n’a pas démérité. Elle s’est battue jusqu’au bout. Elle a porté l’espoir qu’un autre monde était possible quand beaucoup à gauche n’avait pas très envie de reprendre le flambeau. Pour la première fois de leur vie, des millions de Chiliens ont accepté d’être représentés par une candidate communiste. Pour eux avoir une présidente communiste ne posait plus de problème.
En imposant le vote obligatoire, la droite ne s’est pas trompée. Si l’élection avait eu lieu avec les seuls électeurs traditionnels, Jeannette Jara aurait gagné. La gauche chilienne va devoir analyser la façon dont elle va devoir faire face à cette nouvelle situation sinon elle restera toujours minoritaire. Pour le moment il reste un continent inconnu par la gauche de 6 millions d’électeurs nouveaux.
La gauche sort battue, mais ce n’est pas la Bérézina. La gauche n’est pas défaite. Une des mesures les plus importantes qu’a concrétisée Jeannette Jara lorsqu’elle était ministre du Travail va entrer en vigueur en janvier et concerne les augmentations de retraites. Des millions de Chiliens vont immédiatement voir la différence. Ils auront du mal à revenir en arrière. Il est certain que des luttes pour maintenir les acquis du gouvernement Boric auront lieu.
Jeannette Jara a annoncé une opposition systématique, démocratique, déterminée, non-violente pour lutter pour la préservation de tous les acquis du gouvernement Boric : les 40 heures, les remboursements médicaux et le début de Sécurité Sociale pour tous, les très fortes augmentations de salaires, l’université gratuite, l’amélioration des droits des femmes… Jeannette Jara a aussi insisté pour continuer à lutter dans l’unité qui avait prévalu dans tout cette campagne électorale.
Sur la photo ci-dessous, tous les dirigeants de la gauche chilienne autour de Jeannette Jara à l'annonce des résultats.
Pierre Cappanera
Chili: victoire du candidat de l'extrême-droite Kast face à la communiste Jeannette Jara. Le scénario de l'horreur...
Présidentielle au Chili : La victoire de José Antonio Kast, pose la question des raisons du retour de l'extrême droite

José Antonio Kast, candidat nostalgique de l’ère Pinochet, a remporté haut la main la présidentielle en devançant largement la communiste Jeannette Jara. La vague brune qui sévit sur le continent pose des questions à l’ensemble de la gauche, chilienne, américaine et mondiale.

Christophe Deroubaix, L'Humanité, 15 décembre 2025

Les relents de l’histoire tournent parfois au remugle. Cinquante-deux ans après le coup d’État fasciste et la mort de Salvador Allende, trente-cinq ans après la fin de la dictature militaire d’Augusto Pinochet, son héritier revendiqué, José Antonio Kast, accède à la fonction présidentielle.

Avec 58,2 % des voix contre 41,8 % pour la communiste Jeannette Jara, qui représentait la coalition rassemblant toute la gauche, la victoire de la droite et de son extrême est sans appel et vient confirmer les résultats du premier tour, le 16 novembre. Ce jour-là, les élections législatives – tenues en parallèle de la présidentielle – faisaient entrer au Parlement chilien 90 députés de droite sur 155 et 27 sénateurs sur 50. Cette droitisation de tout le champ politique ne concerne pas que le Chili, mais l’ensemble du continent américain. Et pose à la gauche des questions existentielles.

José Antonio Kast et l’héritage de Pinochet

« Si on s’était rencontrés, on aurait pris un petit thé à la Moneda », confiait José Antonio Kast au quotidien la Tercera, à propos de Pinochet. Le président élu a même assuré que, s’il était encore vivant, le dictateur aurait voté pour lui. C’est que son programme s’inscrit dans l’extrême droite ligne du régime putschiste : l’ordre, l’ordre, encore l’ordre. Dominée outrageusement par l’immigration illégale et l’insécurité à la faveur d’un battage médiatique phénoménal, la campagne électorale a tracé un sillon au leader du Parti républicain du Chili.

Il a ainsi promis de déployer massivement la police et l’armée aux frontières – qu’il compte fermer –, d’expulser près de 340 000 migrants jugés en situation irrégulière et de bâtir un mur de 5 mètres de haut, sur les bons conseils de la Maison-Blanche. Calqué sur un autre schéma infernal, celui-là promu par son ami Nayib Bukele au Salvador, l’ultraconservateur compte créer de multiples prisons pour lutter, prétendument, contre la criminalité.

Côté économie, il reprend à son compte la rhétorique de la tronçonneuse de son autre ami d’extrême droite, l’Argentin Javier Milei : tailler dans les dépenses publiques à hauteur de 6 milliards de dollars, en ciblant notamment les fonctionnaires.

Ferme opposition à l’avortement, même en cas de viol, à la pilule contraceptive, au mariage des couples de même sexe ou encore à l’idéologie de genre… À la différence de ses précédentes candidatures, le fervent catholique et père de neuf enfants a cette fois-ci mis en sourdine sa vision rance de la société dans l’espoir de rallier à lui le vote des jeunes et des femmes.

 

La droite avance en s’appuyant sur les élites économiques

Le pari de gouverner par la haine d’une main de fer semble réussi. Un comble pour celui qui prétend défendre le camp du progrès. D’autant qu’il va disposer pour ce faire d’une majorité à la Chambre basse – si on additionne l’ensemble de l’aile droite, tout comme au Sénat.

Certes, Jeannette Jara n’a pas démérité, et a même réussi à augmenter son score entre les deux tours (41,8 contre 26,8 %). Mais la candidate issue du Parti communiste, désignée lors d’une primaire populaire et représentant une coalition rassemblant toute la gauche et même un peu au-delà avec les chrétiens-démocrates, est battue de près de 20 points.

Cette défaite intervient après quatre années de mandat de Gabriel Boric, élu en 2021 face à… José Antonio Kast. Et six ans après la grande révolte sociale de 2019, qui avait porté les espoirs de tout un peuple, et notamment le changement de la Constitution de 1980, de philosophie néolibérale et héritée de Pinochet. En 2022, le rejet par référendum du texte rédigé par la société civile a marqué un coup d’arrêt brutal à ces espoirs.

L’instauration du vote obligatoire, en vigueur pour la première fois lors de ce scrutin, est loin d’avoir profité à la gauche. Ce que Lautaro Carmona, le président du Parti communiste chilien, résumait ainsi dans notre édition du 13 novembre : « Il est frappant de voir comment les majorités populaires peuvent soutenir des politiciens élitistes qui, en fin de compte, servent les intérêts du grand capital. »

De l’Argentine à l’Équateur, les régimes progressistes s’effondrent

Jeannette Jara a elle-même été ministre du Travail de 2022 à 2025, et ses réformes sociales (réduction du temps de travail, augmentation du salaire minimum et introduction d’une part de solidarité dans le système des retraites) n’ont pas entraîné d’adhésion populaire massive. Comme ailleurs, la gauche ne peut faire l’économie d’une réflexion sur le rôle des médias de masse, le désintérêt des électeurs et les thèmes certes instrumentalisés mais réels de l’insécurité et de la corruption.

Ce schéma s’est reproduit dans de nombreux pays et pose une question centrale à la gauche chilienne comme mondiale : quels messages et quelles politiques de rupture peuvent arrimer à nouveau ces « majorités populaires » aux idées de gauche ? C’est en substance celle qu’a posée ce lundi la secrétaire des Jeunesses communistes chiliennes, Catalina Lufin : « Que cette défaite soit brève n’est ni une prédiction ni un rêve, c’est un mandat pour travailler, pour nous surpasser à nouveau. »

L’élection d’un président d’extrême droite au pays de Pinochet s’inscrit dans un mouvement plus large dans la partie méridionale du continent américain, où les droites extrémisées signent des victoires significatives. Depuis près de deux ans, Javier Milei a mis sa tronçonneuse sur le cou de l’Argentine.

En Équateur, Daniel Noboa, élu en 2023, plante les derniers clous sur le cercueil de la « révolution citoyenne » menée par Rafael Correa (2007-2017). En Bolivie, Rodrigo Paz, le nouveau président élu sous la devise « Dieu, famille et patrie », a mis fin à deux décennies presque ininterrompues de gestion du pays par le Mouvement vers le socialisme. Au Salvador, Nayib Bukele offre un modèle d’État ultra-autoritaire qui prospère sur la promesse de sécurité.

Les États-Unis renforcent leur contrôle sur l’Amérique latine

La liste est impressionnante, mais ne doit pas masquer une réalité plus complexe du paysage politique. Plus qu’un grand virage à droite, l’Amérique latine vit une forme de polarisation. Les trois pays les plus peuplés du sous-continent sont dirigés par la gauche. Au Brésil (213 millions d’habitants), Lula a battu en 2022 le président sortant, Jair Bolsonaro. Au Mexique (132 millions), Claudia Sheinbaum a pris la suite d’Andres Manuel Lopez Obrador et affiche un taux de popularité stratosphérique, indexé sur un bilan progressiste. En Colombie (54 millions), enfin, Gustavo Petro a tracé, en 2022, son chemin vers le palais Nariño, où dominait historiquement la droite dure.

L’élection de José Antonio Kast intervient quelques jours après la publication de la nouvelle stratégie de sécurité nationale des États-Unis. Si les commentaires en France ont largement tourné autour de la partie consacrée à l’Europe, celle-ci n’arrive en fait qu’en toute fin du document.

L’Amérique latine, en revanche, figure en tête des priorités de l’administration Trump, alors que celle-ci multiplie les manœuvres de déstabilisation contre le Venezuela de Nicolas Maduro. « Après des années de négligence, les États-Unis réaffirmeront et appliqueront la doctrine Monroe afin de rétablir la prééminence américaine dans l’hémisphère occidental (l’Amérique latine – NDLR) et de protéger notre territoire national et notre accès aux zones géographiques clés de la région », peut-on y lire.

La célèbre doctrine, qui doit son nom au 5e président (1817-1825) des États-Unis, condamne toute intervention européenne dans les affaires « des Amériques » (Nord et Sud), tout comme – le fait est moins connu – celle des États-Unis dans les affaires européennes.

Le document entend établir un « corollaire Trump » à cette doctrine. « Nous refuserons aux concurrents non hémisphériques la possibilité de positionner des forces ou d’autres capacités menaçantes, ou de posséder ou contrôler des actifs stratégiquement vitaux, dans notre hémisphère », y est-il écrit. C’est évidemment l’influence de Pékin qui est visée. Avec la bascule du pouvoir à Santiago, les États-Unis vont disposer d’un premier cas d’école. Le Chili a en effet été le premier pays d’Amérique latine à signer en 2005 un accord de libre-échange avec la Chine, qui est désormais son principal partenaire économique.

Le Chili exporte des matières premières (cuivre et lithium, notamment) et importe des produits industriels (équipements électroniques, véhicules, textiles). La première ambition de Donald Trump sera sans doute de réorienter les premières vers les États-Unis. Il s’agira également du premier test pour le nouveau président chilien.

 

L'éditorial de Rosa Moussaoui. L'Humanité, 15 décembre 2025

Au Chili, l’ombre de Pinochet regagne le palais de la Moneda avec Jose Antonio Kast

Un cauchemar hante l’Amérique latine : celui des dictatures parrainées par la CIA. Avec la victoire du candidat d’extrême droite José Antonio Kast au Chili, c’est l’ombre de Pinochet qui regagne le palais de la Moneda. Ce fils d’un officier de la Wehrmacht inscrit au parti nazi est l’héritier revendiqué d’un ordre né dans la violence du coup d’État de 1973, consolidé par la dictature et jamais réellement démantelé par la transition démocratique. 

Pour défaire la candidate de gauche, Jeannette Jara, portée par une large coalition, il s’est employé à exciter toutes les phobies. Il a déchaîné la haine des immigrés, la peur du communisme, les pires affects masculinistes.

Après le soulèvement social de 2019, ce multimillionnaire, membre de la caste dominante, avait contribué à torpiller le processus constituant qui donnait pour la première fois depuis 1973 une légitimité politique à des demandes sociales jusque-là réprimées.

En plaçant la criminalité et l’immigration au centre de sa campagne, il a esquivé la confrontation politique sur le modèle économique imposé dans le sang par les militaires pour briser les droits sociaux, livrer les biens communs, les services publics et les retraites aux seules logiques du profit.

En guerre contre les libertés individuelles, les droits des femmes et ceux des peuples autochtones, il a su tirer parti de la démobilisation de classes populaires gagnées par un sentiment d’abandon et du ralliement d’un électorat de droite qui n’a jamais soldé les comptes de l’ère Pinochet. La révolution socialiste de Salvador Allende entendait élargir la démocratie à l’économie.

Au prix de la torture, des opposants parqués dans les stades, des disparitions forcées, des barrios massacrés, des corps jetés dans le fleuve Mapocho, le Chili fut le laboratoire du néolibéralisme, où les Chicago boys de Milton Friedman expérimentèrent, sous l’égide des généraux, le marché dérégulé et la dictature de l’argent, répliqués dans le monde entier.

Le basculement du Chili dans le gouffre du capitalisme autoritaire s’inscrit aujourd’hui dans une géographie globale. De Washington à Rome et à Tel-Aviv, de Buenos Aires à Santiago, le néofascisme s’avance sous des visages nationaux, mais avec une langue commune : peur, identité, rappel à l’ordre. Et un but partagé : la conservation à tout prix d’un ordre économique injuste et inégalitaire.

Il détourne les colères populaires et promet la force là où la politique a déserté. L’extrême droite ne surgit jamais du néant, elle germe et s’épanouit dans les failles de la démocratie. Une bataille, encore, est perdue. Le combat continue. Contre ceux qui veulent écrire l’avenir avec l’encre du passé, par-delà le verdict des urnes, il se joue dans la mémoire, la résistance sociale, la fidélité aux luttes.

Chili : soutien aux communistes et à la gauche après la victoire de l’extrême droite.

L’extrême droite vient de l’emporter au Chili.

Avec José Antonio Kast comme président, le Chili et la classe travailleuse chilienne vont ainsi subir des attaques violentes. Les revanchards de la droite et de l’extrême droite vont chercher à détruire tous les acquis sociaux gagnés avec le gouvernement de gauche et en particulier ses ministres communistes, comme Jeannette Jara, ancienne ministre du Travail. Ils vont aussi ouvrir les portes des prisons où les tortionnaires de la dictature de Pinochet effectuaient leurs peines. La démocratie chilienne est aujourd’hui en grand danger.

Avec ce second tour de l’élection présidentielle au Chili, on assiste également à un nouveau basculement vers la droite et l’extrême droite de la région. Il survient après la victoire des candidats de Javier Milei aux élections législatives du 26 octobre en Argentine, l’élection de Rodrigo Paz en Bolivie, celle de Daniel Noboa en Équateur, ou encore celle de Nayib Bukele au Salvador. À l’heure où l’administration Trump vient de publier sa nouvelle doctrine stratégique qui affirme le renforcement de la doctrine Monroe, c’est l’ensemble des peuples de la région qui sont menacés par ces relais de la politique nord-américaine dans la région.

Le PCF félicite Jeannette Jara, le Parti communiste du Chili et toutes les forces progressistes pour la très belle bataille qu’ils viennent de livrer. Avec 5,2 millions de voix et 41,8 % des suffrages exprimés, notre camarade Jeannette Jara a en effet porté la gauche à son plus haut niveau depuis la réforme du mode de scrutin électoral. Comme elle l’a dit dans son discours après l’annonce des résultats : « La défaite est brève. Et sur ce chemin, nous allons nous rencontrer de nouveau. » Il va cependant revenir à la gauche chilienne tout entière de tirer les leçons de son échec et de travailler à surmonter les raisons pour lesquelles tout un secteur de l’électorat populaire ne s’est pas retrouvé dans ses propositions à l’occasion de ce scrutin.

Dès à présent, Jeannette Jara a appelé à poursuivre le combat dans l’unité et a annoncé une opposition ferme, résolue, démocratique contre toute remise en cause des acquis sociaux gagnés pendant le gouvernement progressiste : les 40 h, l’augmentation des retraites et des salaires…

Le PCF se tiendra, demain comme hier, aux côtés du Parti communiste du Chili et de la gauche chilienne, et il soutiendra toutes les luttes du peuple chilien.

Paris, le 16 décembre 2025

Chili: victoire du candidat de l'extrême-droite Kast face à la communiste Jeannette Jara. Le scénario de l'horreur...
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16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 16:57
 lundi 15 décembre 2025 - conseil communautaire de Morlaix communauté au Roudour de Saint-Martin des Champs - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
 lundi 15 décembre 2025 - conseil communautaire de Morlaix communauté au Roudour de Saint-Martin des Champs - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
 lundi 15 décembre 2025 - conseil communautaire de Morlaix communauté au Roudour de Saint-Martin des Champs - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
 lundi 15 décembre 2025 - conseil communautaire de Morlaix communauté au Roudour de Saint-Martin des Champs - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
 lundi 15 décembre 2025 - conseil communautaire de Morlaix communauté au Roudour de Saint-Martin des Champs - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
 lundi 15 décembre 2025 - conseil communautaire de Morlaix communauté au Roudour de Saint-Martin des Champs - Photos de Pierre-Yvon Boisnard
 lundi 15 décembre 2025 - conseil communautaire de Morlaix communauté au Roudour de Saint-Martin des Champs - Photos de Pierre-Yvon Boisnard

C'était ce lundi 15 décembre 2025 conseil communautaire de Morlaix communauté au Roudour de Saint-Martin des Champs consacré au débat d'orientation budgétaire.

Le PCF, qui a une quinzaine d'élues sur le territoire de Morlaix-Communauté, a 3 élus au Conseil de Communauté. 

Roger Héré, vice-président aux Mobilités et transports qui a présenté des délibérations sur l'amendement à la DSP Transport avec Keolis et la convention avec la Région Bretagne sur le financement du TER. 

Valérie Scattolin conseillère communautaire déléguée à l'économie

et Ismaël Dupont simple conseiller communautaire:

Ce dernier est intervenu lors du Débat d'orientation budgétaire pour dénoncer les baisses de dotations et moyens alloués par l'Etat aux collectivités locales, moins 82 milliards d'euros en 15 ans, plus de - 4,6 milliards d'euros cette année selon la première version du budget proposé par le gouvernement, et - 2,2 milliards d'euros l'an passé. Une rigueur budgétaire imposée aux collectivités qui va comprimer leurs dépenses de fonctionnement (Morlaix-Communauté est sur une hypothèse de baisse de -2% de ses dépenses de fonctionnement en 2026, ce qui va être tendu), freiner leurs investissements, ce qui ne manquera pas aussi d'avoir un impact sur la croissance économique. L’État ne cesse de recentraliser l'action publique en retirant toute autonomie financière aux collectivités, en leur retirant la liberté fiscale, en ne compensant pas sur la durée des transferts de fiscalité locale propre perdues pour les collectivités (comme la contribution financière des entreprises, la taxe d'habitation) avec des compensations de recettes indexées sur la TVA et rognées d'année en année. 

Pourtant les collectivités contribuent peu au volume global de l'endettement public, de manière moins importante que l’État en tout cas. Et surtout, l’État sous l'impulsion de Macron et de la majorité précaire en place refuse de mettre à contribution les profits des actionnaires et des grands entreprises, et la fortune des plus riches. Rien pour combattre l'évasion fiscale et la fraude fiscale des riches et des grandes entreprises qui représente chaque année 80 à 100 milliards d'euros. Rien pour revenir sur les 211 milliards d'euros d'aides publiques sans compensation aux entreprises par an qui représentent deux fois plus que les concours de l'Etat aux collectivités (voir le rapport de Fabien Gay au Sénat), rien pour faire contribuer ces 500 plus grandes fortunes françaises dont la richesse est passée de 6% du PIB en 1996 à 42% du PIB aujourd'hui, en 28 ans, pour un montant global de 1228 milliards d'euros, un chiffre qui donne le tournis mais des intérêts qui sont bien préservés quand les collectivités doivent se serrer la ceinture, et avec elles, les services publics, les associations et, au final, les citoyens.   

 

Photos de Pierre-Yvon Boisnard. Merci à lui! 

Article de Monique Keromnès dans Le Télégramme. 17 décembre 2025

Article de Monique Keromnès dans Le Télégramme. 17 décembre 2025

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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 06:00

 

 

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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 05:30
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14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 19:36
EUROPE : LUTTE CONTRE LES MIGRANTS. NOUVEAU « RÈGLEMENT DE LA HONTE » - par Francis Wurtz, L'Humanité magazine, 12 décembre 2025
EUROPE : NOUVEAU « RÈGLEMENT DE LA HONTE »
 
En pleine période de célébration de la Déclaration universelle des droits de l'homme, tandis que Donald Trump prédisait à l'Europe la perspective d'un « effacement civilisationnel » en raison de sa politique migratoire, prétendument trop laxiste, les représentants du Parlement européen et ceux des Etats membres étaient, quant à eux, en train de négocier le contenu final d'une nouvelle réforme migratoire scélérate, durcissant encore les règles existantes, qui ne brillaient pourtant pas par leur humanité.
Il s'agit d'un règlement destiné à remplacer un texte de 2008, qualifié à l'époque par toutes les organisations de défense des droits humains de « directive de la honte ». Celle-ci prévoyait notamment l'harmonisation des lois des pays de l'Union européenne sur la durée de rétention des demandeurs d'asile, le temps de statuer sur leur sort : un titre de séjour ou l'expulsion. La durée maximale de rétention autorisée (qui était alors de 32 jours en France) fut portée… à 18 mois .
17 ans plus tard, le nouveau texte témoigne d'une radicalisation tous azimuts. D'abord, il s'agit cette fois, non d'une directive -modifiable, partiellement, par les parlements nationaux- , mais d'un règlement, directement applicable tel quel dans le droit national. Ensuite, la durée maximale de rétention (passée entre-temps en France à 90 jours) pourrait désormais être prolongée légalement jusqu'à 2 ans ! Enfin, tous les moyens sont bons pour faciliter « le retour » des personnes ayant demandé sans succès l'asile dans un pays de l'Union européenne. Le « retour » où ? Pas nécessairement le pays d'origine de la personne concernée. Ainsi est-il prévu la création de « centres de retour », hors de l'Union européenne, vers lesquels pourraient être expulsées des personnes en séjour irrégulier dans l'attente de leur renvoi dans leur pays d'origine ! La Grande-Bretagne avait inauguré cette pratique scandaleuse -et très coûteuse- par un accord avec le Rwanda; la « post-fasciste » Georgia Meloni tente, contre la décision de la justice italienne, d'en faire autant avec l'Albanie. « Ce projet consacrerait la déresponsabilisation de l'Union européenne et de ses Etats membres, qui s'affranchirait entièrement du respect des droits fondamentaux, indispensable dans toute mesure de privation de liberté dans un État de droit » a souligné l'association « France, terre d'asile », qui qualifie ce texte d' « attaque sans précédent contre les droits fondamentaux des personnes étrangères » (1).
Le règlement impose, en outre, aux Etats membres la mise en place de mesures pour détecter les personnes séjournant irrégulièrement sur leur territoire, au risque de voir s'étendre le profilage racial et les traitements discriminatoires, alerte la Cimade. Quant aux pays du Sud qui bénéficient de longue date de préférences commerciales -comme celle d'exporter leurs produits de base vers l'Union européenne sans avoir à acquitter de droits de douane ou des taxes très réduites- , ils ont été avertis que ces préférences seraient, à partir du 1er janvier 2027, conditionnées à leur coopération en matière de contrôle migratoire et de réadmission de leurs ressortissants expulsés d'Europe. Enfin, sur la tragédie des migrants naufragés en Méditerranée : pas un mot.
Pourquoi de telles régressions éthiques de la part d'une Europe si fière de ses « valeurs » ? C'est le Commissaire européen à la migration, Magnus Brunner, lui-même, qui nous l'explique : « Nous devons regagner la confiance des citoyens » ! (2) En s’alignant sur l’extrême-droite ? Trump appréciera.
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(1) Communiqué du 18/11/2025
(2) Interview à Euronews (2/12/2025)
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14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 09:24

A l’occasion des 120 ans de la loi de 1905, retrouvez le discours d'introduction de Fabien Roussel pour la table ronde spéciale sur ce pilier de notre République : Pierre Ouzoulias sénateur PCF, Jacqueline Lalouette, historienne, Marie Gayte, universitaire, spécialiste des Etats-Unis, Christian Picquet, membre du CEN du PCF et Gwénaële Calves, professeur de droit public.

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14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 09:10

 

La décision du tribunal des activités économiques de Nanterre de prononcer la liquidation judiciaire de Brandt, dernier fabricant de gros électroménager en France, est un séisme industriel et humain. Plus de 700 salariés, à Saint-Jean-de-la-Ruelle, Vendôme et en Île-de-France, apprennent aujourd’hui qu’ils seront licenciés au 1ᵉʳ janvier. Ce choix marque une défaite de plus pour la France industrielle – mais surtout, il révèle l’impasse structurelle de décennies de politiques de désindustrialisation.

Le PCF tient d’abord à exprimer toute sa solidarité aux salarié·es et à leurs familles. Nous saluons le courage et la détermination des travailleurs et travailleuses qui ont porté un projet de SCOP ambitieux, capable de sauver une grande partie des emplois et de préserver les deux sites de production. Le rejet de ce projet est incompréhensible et inacceptable.

Brandt est un symbole de la production dans notre pays. Brandt, c’est :

• un siècle de savoir-faire industriel français,

• 98 % de la production de cuisson réalisée en France,

• un acteur stratégique pour notre souveraineté industrielle.

La liquidation de ce fleuron montre une nouvelle fois que laisser faire le marché mène à la casse sociale et à la dépendance économique.

Il faut déclarer l'état d'urgence industrielle et construire un pacte d'avenir pour la France !

Ce drame confirme l’urgence d'un moratoire sur les plans de licenciements et des mesures fortes telles que l'interdiction à l’importation des produits interdits de production en France et des barrières techniques efficaces (concernant le bilan carbone, l'obsolescence programmée, la sécurité, la cybersécurité…).

Le PCF appelle le gouvernement à cesser de verser à chaque nouvelle annonce des larmes de crocodiles et à prendre enfin les décisions structurelles qui s’imposent.

L'heure est à reconstruire un modèle productif national fondé sur la souveraineté, l’emploi et la transition écologique.

Le PCF propose :

1. Un État stratège qui protège les capacités industrielles du pays

Le refus du tribunal de soutenir le projet de SCOP malgré les engagements financiers publics démontre les limites du cadre actuel.

– Nous demandons une réforme immédiate des procédures de cession et de liquidation, afin que les projets porteurs d’emploi – notamment coopératifs – soient prioritaires.

– Nous proposons la création d’un fonds d'avances de 100 milliards d'euros dès 2026, capable de prendre temporairement le contrôle d’entreprises stratégiques en difficulté pour éviter les destructions irréversibles.

2. Des droits nouveaux pour les salariés.

La SCOP Brandt aurait pu vivre. Ce sont les salariés qui détenaient le projet industriel le plus solide.

– Le PCF revendique un droit de préemption des salariés sur leur outil de travail en cas de cession ou liquidation, avec appui financier automatique d’un pôle public bancaire.

– Nous portons également un nouveau statut de l’entreprise, intégrant le droit d’intervention des travailleurs dans la gestion.

3. Planifier la réindustrialisation et la transition écologique.

Brandt fabriquait des biens durables, réparables, compatibles avec une politique de sobriété matérielle. Sa disparition tourne le dos à toute stratégie de transition.

– Nous proposons une planification nationale des filières du durable et du réparable : électroménager, électronique, machines-outils, batteries, matériaux.

– Ces filières doivent être sécurisées par la relocalisation des composants clés, soutenue par le pôle public de l’énergie et un grand plan de formation.

– Une nouvelle politique énergétique doit permettre de multiplier par deux la production d’électricité décarbonée d'ici à 2050 et de réduire fortement les coûts de l’énergie pour nos entreprises comme pour les ménages.

4. Protéger l’emploi et les territoires.

Vendôme, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Saint-Ouen-l’Aumône : autant de bassins de vie frappés de plein fouet.

— Nous demandons que l’État prenne des mesures immédiates pour préserver les sites.

– Plus largement, nous portons une sécurisation de l’emploi et de la formation, permettant à chacun de ne jamais perdre son salaire ni ses droits dans les transitions industrielles.

Le PCF appelle à un sursaut national !

La liquidation de Brandt n’est pas une fatalité économique : c’est le résultat d’un système qui préfère la concurrence au bien commun, et l’impuissance publique à la souveraineté nationale.

Le PCF sera aux côtés des salariés dans toutes les mobilisations à venir.

Nous demandons au gouvernement de réexaminer immédiatement toutes les options pour sauver l’outil industriel.

Mais surtout, nous réaffirmons que la France doit se doter d’une stratégie de réindustrialisation cohérente et planifiée, fondée sur les propositions de notre Pacte pour l’avenir de la France.

Nous pouvons et nous devons reconstruire une France qui produit, qui protège et qui planifie.

Paris, le 11 décembre 2025

Parti communiste français.

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14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 08:20
Inde : comment l’extrême pauvreté a-t-elle été éradiquée au Kerala ? (Axel Nodinot - 12 décembre 2025, L'Humanité magazine)

Bastion des communistes du PCI-M, cet État indien mène depuis plusieurs décennies d’ambitieuses politiques sociales qui en ont fait l’un des poumons économiques du pays. Au grand dam du premier ministre suprémaciste hindou Narendra Modi.

Axel Nodinot - 12 décembre 2025, L'Humanité magazin

L’annonce a mis en lumière le destin singulier du Kerala. Le 1er novembre, le gouvernement communiste de ce petit État, situé dans le sud de l’Inde, a déclaré qu’il était parvenu à vaincre l’extrême pauvreté. Un exploit inédit dans un pays où 20 % des 1,4 milliard d’Indiens vivent sous le seuil de pauvreté. Et un véritable pied de nez au gouvernement fédéral du premier ministre conservateur et nationaliste Narendra Modi.

Depuis des années, le Kerala est, parmi les 28 États indiens, celui qui cumule les meilleurs indicateurs de développement humain. La misère y est en recul constant depuis cinquante ans. La pauvreté monétaire concernait 59,8 % des Kéralais au début des années 1970. En 2021, le taux de pauvreté multidimensionnelle (liée à plusieurs facteurs, comme la santé, l’éducation ou le niveau de vie) était de 0,7 % (contre 11,3 % de moyenne en Inde). Et les indicateurs sociaux suivent, avec par exemple un taux d’alphabétisation des femmes de 86 %, contre environ 70 % dans le reste du pays.

Une réussite avec un an d’avance

Ce succès est le fruit de plusieurs décennies de politiques sociales menées par les différents gouvernements communistes, qui emportent régulièrement les élections depuis 1957. Les réformes agraires du PCI-M (marxiste) et du Parti communiste indien (PCI) dans les années 1970 ont, par exemple, permis à de nombreuses familles d’obtenir des terres auparavant privées. Mêlant planification, décentralisation du pouvoir et investissements massifs dans les services publics, la politique kéralaise a permis, au fil du temps, de développer l’agriculture, l’industrie, la santé (le PCI-M s’est également distingué dans la lutte contre l’épidémie de Covid), la protection sociale et l’éducation.

Et de faire du Kerala l’un des fers de lance de l’économie indienne. Avec le Tamil Nadu, le Karnataka, l’Andhra Pradesh et le Telangana, l’État communiste fait partie de ce quintette du sud qui tire vers le haut le pays le plus peuplé du monde. Alors que ces cinq États méridionaux ne représentent que 20 % de sa population, ils comptent pour 31 % de son PIB et pour plus de la moitié des exportations indiennes dans le secteur de la technologie.

En 2021, le gouvernement kéralais a décidé de lancer un programme d’éradication de l’extrême pauvreté (Epep) pour tenter de sortir les dernières familles de la misère absolue. Les conseils locaux, ancrés dans chaque village, ont recensé ainsi quelque 64 000 foyers – soit environ 100 000 personnes vivant avec moins de 2,15 dollars par jour. Pour chacune d’elles, un plan personnalisé fut établi, combinant accès au logement, soins médicaux, formation professionnelle et création de revenus stables.

Dans certains quartiers et villages, des entrepreneurs ont même aidé le gouvernement auprès des familles. Le journaliste S.R. Praveen cite dans le quotidien The Hindu le cas de cet homme d’affaires qui a financé le ciment, les câbles et la plomberie pour les réparations que devait faire une famille kéralaise. Cet Epep a finalement fonctionné mieux que prévu, atteignant son but un an avant l’échéance fixée.

Une réussite insupportable pour le premier ministre nationaliste

Cette réussite économique et sociale fait enrager le suprémaciste hindou Narendra Modi et ses sbires du Bharatiya Janata Party (BJP), qui entretiennent les divisions de classe, d’ethnie, de caste et de religion. Ainsi qu’une politique ultralibérale, qui laisse sur le carreau des millions d’Indiens au profit d’une poignée d’amis milliardaires. Sous la coupe de Narendra Modi, l’Inde est devenue, selon un rapport du World Inequality Lab en 2024, un « Raj des milliardaires », où « les 1 % des plus hauts revenus possèdent 22,6 % des richesses et 40,1 % du patrimoine, un niveau historique et parmi les plus hauts du monde ».

La réussite du Sud progressiste est insupportable pour le premier ministre nationaliste, qui engrange ses voix dans les États pauvres et peuplés du nord et du centre. C’est pourquoi il pousse depuis plusieurs années pour une réforme électorale d’ampleur, qui permettrait d’élire 753 députés à l’Assemblée nationale (contre 543 actuellement), notamment dans les régions les plus peuplées et hindoues – ses fiefs. Et de réduire encore l’influence de la gauche, majoritaire dans les États du Sud. Ce qui « pourrait entraîner une balkanisation de l’Inde », craint l’écrivaine Arundhati Roy, elle-même ciblée par le pouvoir.

Au Kerala, les cadres locaux du BJP critiquent évidemment cette réussite sociale, et soutiennent qu’elle a eu lieu grâce aux orientations du gouvernement fédéral. À gauche de l’échiquier, d’autres partis communistes sans responsabilités dénoncent le fait que certains foyers n’ont toujours pas que de quoi survivre. Les Kéralais jugeront lors de l’élection prévue l’année prochaine, qui verra s’affronter le front de gauche du CPI-M au front uni du Congrès, deux opposants au BJP.

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13 décembre 2025 6 13 /12 /décembre /2025 09:22
Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel - Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de Dialogues ce 13 décembre 2025
Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel - Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de Dialogues ce 13 décembre 2025
Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel - Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de Dialogues ce 13 décembre 2025

Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel -

Samedi 13 décembre de 9h30 à 17h, vente de poteries palestiniennes et articles divers sous l’auvent de la librairie Dialogues.

Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de la librairie Dialogues ce 13 décembre 2025 

A noter aussi dans vos agendas: 

Vendredi 19 décembre de 17h à 20h vente de ces poteries devant le café épicerie de Locquénolé.

Marché artisanal à Plourin les Morlaix dans la salle du Cheval Blanc le dimanche 12 avril 2026 de 10h à 18h, entrée libre, comme l’an dernier.

L'argent envoyé par Morlaix - Wavel au camp de réfugiés palestinien du Liban de Wavel permet d'acheter des livres pour les écoles. 1000 euros ont été envoyés le mois dernier.

L'argent envoyé par Morlaix - Wavel au camp de réfugiés palestinien du Liban de Wavel permet d'acheter des livres pour les écoles. 1000 euros ont été envoyés le mois dernier.

L'argent envoyé par Morlaix - Wavel au camp de réfugiés palestinien du Liban de Wavel permet d'acheter des livres pour les écoles

L'argent envoyé par Morlaix - Wavel au camp de réfugiés palestinien du Liban de Wavel permet d'acheter des livres pour les écoles

Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel - Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de Dialogues ce 13 décembre 2025
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