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Campagne de Morlaix Ensemble 2026 .
Point de rencontres des candidats avec Jean-Paul Vermot devant la mairie de Morlaix ce samedi 7 mars.
Une partie de nos colistiers distribuaient aussi dans le marché place Allende.
Photos de Pierre-Yvon Boisnard
Nos camarades du PCF Morlaix François Trehoret et Lucienne Nayet avec Rémy Joly vendaient l'humanité magazine ce samedi 7 mars au matin, place Allende ,sur le marché de Morlaix, ici avec Camille Thomas distribuant les tracts de Morlaix Ensemble 2026 avec d'autres de nos colistiers.
Photo de Pierre-Yvon Boisnard
Pourquoi cette cagnotte ?
Agissons concrètement pour financer l'aide d'urgence
La situation du Liban était déjà difficile, le Liban est entraîné à son tour dans le conflit au Moyen-Orient avec des centaines de milliers de déplacés liés à l'agression Israélienne.
La situation est apocalyptique, une vague de froid est arrivée hier, des familles et des enfants dorment sur la plage et n'ont rien.
Une proche amie, résidente sur place depuis 15ans, appelle à l'aide pour financer l'organisation des secours et de l'aide vitale : ce ne sont pas nos voisins que l'on aide mais les déplacés suite aux bombardements israéliens contre le Liban.
Merci à tous ceux qui le peuvent et le souhaitent d'envoyer un don au profit de l'aide d'urgence aux civils libanais situé au sud de Beyrouth, le plus vite possible, au profit de l'aide aux déplacés, réfugiés démunis de tout dans ce quartier.
Il y a besoin de milliers d'euros pour les réfugiés qui se pressent , victimes des bombardements du régime d'extrême-droite de Netanyahou.
Article du Télégramme Morlaix 3 mars 2026
Drôle de liste sans étiquette et "apartisane" à Plouigneau que celle de la droite opposée à la liste d'union de la gauche conduite par Joëlle Huon (ps-pcf-divers gauche). Cette liste prétendument "apartisane" s'avère être le produit d'un accord avec le RN dont les militants et anciens élus sont accueillis à bras ouverts sur cette liste au nom de la représentation de "toutes les idées". Un acte politique fort, en dépit des déclarations faussement candides des intéressés, qui crée un précédent sur notre territoire d'alliance ouverte de la droite et de l'extrême-droite.
A Morlaix rappelons aussi l'appel du RN à voter pour la liste du droite sans aucune réaction de la tête de liste de droite M.Olivier Bellec, une absence de réaction qui avait été d'ailleurs dénoncée par Renaissance, et un contenu de campagne marqué par une forme de populisme profondément réactionnaire, décliniste et dénigrant ("trop d'insécurité, trop de saleté, trop de pauvres à Morlaix", etc) sans vision d'avenir, sans projet ni proposition positive pour la ville.
Ce lundi 2 mars de 11h à 13h à la Maison du peuple de Brest
Avec Roland Nivet responsable national du Mouvement de la Paix, Noëlle Peoch, Michel Pibouleau, Catherine Flageul, Jean-Paul Cam, Claude Bellec, Anne-Marie Alayse, Ludovic Morin, secrétaire départemental de l'ud CGT Finistère, des militants de solidaires, du PCF, de l'UDB, de la LFI, des militants pacifistes, de l'Université européenne de la paix, avec notamment Roland de Penanros et Jean Miossec, et du CIAN 29, bien sûr, rassemblement et conférence de presse pour la paix et le désarmement nucléaire à la maison du peuple de Brest à l'initiative de la CGT et du Mouvement de la paix et à l'occasion de la venue du president Macron sur la base militaire de l'île longue pour justifier le doublement des dépenses militaire et un programme de renforcement de nos capacités en matière de nucléaire militaire là nous demandons au contraire que la France tienne son rôle dans la diplomatie de la paix et ratifie le traité d'interdiction des armes nucléaires signé par 122 états dans le monde.
Tribune publiée dans l'Humanité le 3 février 2026
Par Gulistan Sido, doctorante à l’Inalco (Plidam), lauréate du programme PAUSE (Programme d’Accueil en Urgence des Scientifiques Et artistes), représentante internationale de l’association les Tresses Vertes, lauréate du prix de la Fondation Danielle Mitterrand 2022.
Le 26 janvier est le jour anniversaire de la bataille de Kobanê. En 2015, 12 000 combattant.es y sont morts pour battre Daesh avec le soutien des gouvernements occidentaux. C’était alors une victoire contre l’obscurantisme pour la Syrie, mais aussi pour l’Europe et la France : en 2016, j’avais rencontré un Français sur un front proche de Kobanê. Après le massacre du Bataclan, il s’était engagé à nos côtés car pour lui le combat contre Daesh était un combat pour protéger la France contre un danger imminent.
Aujourd’hui, l’Europe et la France ont abandonné les Kurdes. Un accord incluant un cessez-le-feu a été signé dimanche entre les FDS à majorité Kurde et Damas, mais Kobanê reste assiégée, privée d’eau, d’électricité, d’internet et de nourriture. Daesh est de retour à Raqqa et la guerre a rattrapé le Rojava et le nord-est Syrien.
Je suis doctorante à l’INALCO. Depuis mon exil, j’ai souvent craint pour ma famille à ne plus pouvoir en dormir. Mais pour la première fois, je ne comprends plus. Comment le sacrifice des Kurdes peut-il servir les intérêts de la France et de l’Europe ? De quelle paix parle-t-on quand elle se construit sur l’abandon, la souffrance et le renoncement à nos valeurs communes ?
Vous avez peut-être vu ces derniers jours des femmes et hommes brandir une tresse. Celle-ci a été arrachée à une combattante Kurde, exposée telle un scalp victorieux par un soldat des forces gouvernementales syriennes. Cette tresse, c’est celle que les femmes Kurdes ont façonnée pour discipliner leurs cheveux et partir au combat. Cette tresse, c’est aussi celle que nous avons tissée, patiemment, depuis 2014 avec toutes les communautés vivant dans les territoires autogérés : Kurdes, Assyriens, Arabes, Arméniens, Chrétiens syriaques, Yézidis.
Cette tresse est le symbole de notre idéal démocratique, héritier de la Révolution française et de la Commune de Paris. Elle s’incarne dans l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (Aanes) fondée sur un contrat social démocratique, écologique, féministe, laïque, égalitaire. Cette tresse s’est renforcée. Ses mèches sont devenues de longs fils, les fils se sont multipliés. Pendant ces années, nous avons vécu en paix. Nous avons construit un espace de coexistence unique au Moyen-Orient : gouvernance plurielle, égalité femmes-hommes, éducation trilingue, écologie, santé. Était-ce parfait ? Sans doute que non, mais cela a existé, et ce, malgré la guerre.
De quelle Syrie et de quelle paix parle-t-on ? À quel coût ? Et pour combien de temps ?
Depuis le 6 janvier, ce monde s’est effondré. Les négociations entre l’AANES et le gouvernement syrien ont été rompues. Les Occidentaux ont abandonné leurs alliés. Une tresse a été coupée. Et tout cela, ce serait au nom de la « réunification de la Syrie », voire au nom de la « paix » ?
Plusieurs dizaines de civils ont été tués et des dizaines de milliers de personnes déplacées. Des corps de combattantes kurdes ont été jetés du troisième étage, des lois sur l’égalité entre hommes et femmes déchirées, des acteurs de la société civile traqués. Les hôpitaux sont détruits, les prisons de Daesh ouvertes, libérant des djihadistes prêts à reprendre un combat.
On nous parle de « réunification » de la Syrie. Mais de quelle Syrie s’agit-il ? Celle où la Turquie occupe le nord et Israël le sud ? Celle où l’on nous demande de nous fondre dans une « République arabe Syrienne », sans garantie pour nos droits culturels ni ceux des femmes ? Le régime d’Al-Charaa impose un modèle politique centralisé, islamiste radical, anti-démocratique, répressif envers les minorités et les femmes. Après des Druzes, les Alaouites, maintenant c’est notre tour. Nous ne serons sans doute pas les derniers.
On parle de « réconciliation », de « paix ». De quelle paix parle-t-on ? Est-ce une paix pour un futur commun, ou une paix pour des intérêts immédiats ? Une paix pour tous ou une paix pour certains, bâtie sur l’oppression et le déplacement forcé des autres ? Quelle sera ma place en tant que femme dans cette future société syrienne ? Comment puis-je accepter une telle paix ?
Notre combat n’est pas pour le pétrole ou les drapeaux mais pour notre droit à la vie dans une Syrie démocratique où chaque communauté aurait sa place. En 1945, votre Général De Gaulle avait très bien décrit notre mosaïque impossible à unifier sous un état centralisé. Lors de la conférence du 2 juin 1945, Charles de Gaulle affirmait : « Il est en revanche très difficile de réaliser une entité géographique et politique qui s’appelle la Syrie. La Syrie est un ensemble de régions très distinctes les unes des autres, peuplées de populations extrêmement différentes et pratiquant des religions diverses ».
Je crois en une Syrie multiple où chaque composante avec ses particularités s’unirait aux autres dans une tresse commune, souple et solide pour construire une paix durable.
L’accord en cours est une première étape mais le danger reste. Je demande à la France et à l’Europe de poursuivre leur action politique, diplomatique et humanitaire pour s’assurer du respect du processus en cours, empêcher de nouvelles exactions et garantir la sécurité des populations.
Il s’agit de préserver nos vies mais aussi vos propres valeurs. Soutenez notre combat pour une Syrie démocratique décentralisée, multiculturelle, où les femmes et les minorités auraient une place centrale. Les démocraties sont impossibles au Moyen-Orient ? Nous l’avons fait. Nous avons su prouver que l’avènement d’une démocratie soutenue par son peuple était possible.
Refusez la paix des cimetières. Tissez avec nous une nouvelle section de notre tresse, car une paix durable en Syrie est vitale pour l’avenir de ce pays, du Moyen-Orient et de l’Europe.
www.inalco.fr/actualites/portrait-gulistan-sido-semer-les-graines-de-la-vie-et-de-la-solidarite