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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 06:17
Le maire sortant Jean-Paul Vermot repart en campagne (Ouest-France, Zoé Boiron, 6 janvier 2026)
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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 17:39
Jérôme Leroy: Au-delà de Maduro, c'est le souvenir de Chavez que les Etats-Unis veulent criminaliser (Marianne, 6 janvier 2026)
Le cynisme terrifiant de Trump, qui a fait enlever Maduro pour mieux s’emparer du pétrole vénézuélien se double d’une autre victoire, celle d’un récit qu’il impose au monde. Maduro est un dictateur, sa dernière victoire électorale est truquée, c’est un narcotrafiquant et un voleur. Personne ne semble vouloir mettre en question ces faits qui apparaissent comme des vérités révélées même dans nos chers médias et même pour notre président, qui avant de rétropédaler en catastrophe, n’a même pas cru bon dans un premier temps de condamner l’intervention militaire. Dans leur immense majorité, tous reprennent peu ou prou ces éléments de langage et notamment l’idée que le Venezuela serait une dictature depuis 27 ans. Or, Maduro n’est au pouvoir que depuis 2013. Et avant Maduro, qui a sans doute fait preuve d’un certain autoritarisme mais pas plus que Trump aux Etats-Unis, il y avait un certain Hugo Chavez qui a donné son nom au chavisme, ce populisme socialiste qui a fait souffler un vent de liberté dans une Amérique latine dont les richesses du sous-sol étaient systématiquement confisquées par les USA qui arrosaient au passage une kleptocratie locale maintenant le peuple dans la pauvreté et l’analphabétisme
Hugo Chavez, vous vous souvenez ? Chavez était lui aussi systématiquement présenté comme un dictateur. Sauf quand il gagnait les élections, parce qu’il y avait souvent des élections au Venezuela, beaucoup même pour une dictature. 14 scrutins en 13 ans dont quatre élections présidentielles. Hugo Chavez venait d’ailleurs de gagner la dernière en 2012 quand il est mort en 2013. Précisons que toutes les élections au Venezuela avaient été surveillées par des batteries d’observateurs internationaux et que la seule que Chavez a perdue d’un rien était un référendum sur la constitution. Et, chose étrange pour nous français, bien que ce résultat ne lui plût pas, il ne refit pas passer sa réforme constitutionnelle en catimini devant le parlement. (Coucou, Sarko et le traité de Lisbonne.)
On oublie la situation dans laquelle Chavez arrive au pouvoir, en 1998. L’Amérique latine crevait sous le poids de la dette et le « consensus de Washington », cette troïka composée du FMI, de la Banque Mondiale et du Trésor américain, forçait depuis dix ans les gouvernements à appliquer des mesures types directement inspirées de la pensée ultralibérale de l’école de Chicago.
Le résultat était que des pays potentiellement riches se retrouvaient peuplés de pauvres. On voit des paradoxes de ce genre-ci en Europe, bien que la doxa nous dise que comparaison n’est pas raison. Or, c’est la même chose : comment peut-on rationnellement expliquer que des pays riches soient pauvres et, en prenant par exemple le Venezuela d’avant Chavez, que le onzième pays producteur de pétrole ait été analphabète et ait littéralement crevé de faim ?
Me revient, tout à coup, en pensant à Chavez, cette phrase de Dom Helder Camara, l’un des fondateurs de la théologie de la libération : « Quand je donne à manger aux pauvres, on dit que je suis un saint; quand je demande pourquoi ils sont pauvres, on me traite de communiste ». Car Chavez avait autant besoin de Marx que du Christ, de Bolivar que de Cervantès pour mener sa révolution qui passait d’abord par les urnes.
En juillet 2006, j’étais au festival international de la Semaine Noire de Gijón, en Espagne. Il y avait notamment tout le gratin des auteurs de romans noirs latino-américains. J’appris ainsi par Paco Ignacio Taïbo II, organisateur et grand écrivain mexicain, que Chavez venait de faire distribuer par camions entiers des exemplaires de Don Quichotte dans les quartiers pauvres, ceux où se développaient les programmes éducatifs et sanitaires, « Barrio adentro » qui ont amélioré, c’est le moins qu’on puisse dire, la vie des Vénézuéliens
Que certaines élites se soient sucrées au passage n’a manifestement pas empêché l’amélioration globale du niveau de vie. Et puis il n’y pas d’amour, seulement des preuves d’amour. Si cette corruption avait été insupportable, les Vénézuéliens auraient dit « Basta » dans les urnes. Ils ne l’ont pas fait et même en 2002, alors que Chavez était victime d’un putsch mené par le patron des patrons, le peuple l’a ramené au palais présidentiel en moins de 24 heures.
Ce que je sais aussi, c’est que Chavez ne devait pas faire peur à ses voisins. L’expérience de Chavez s’est exportée en Bolivie, en Equateur, en Argentine, au Nicaragua. C’est sans doute ce qu’on ne lui a jamais pardonné.
Que Maduro ait bien mal géré l’héritage chaviste, sans doute. Que cet héritage chaviste soit occulté ou confondu avec une banale dictature est une autre affaire. Et une autre victoire de Trump qui criminalise aussi au passage aujourd’hui toute tentative de gauche pour rompre avec la prédation capitaliste de plus en plus décomplexée.
 
https://www.marianne.net/agora/humeurs/jerome-leroy-au-dela-de-maduro-cest-le-souvenir-de-chavez-que-les-etats-unis-veulent-criminaliser?fbclid=IwY2xjawPKKH5leHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEe5mjm4F9k-TU3w0CcEGBgg_Y3QvWMYmEReQxrfomAW3F407Tu_a7jOvgJiaA_aem_afwaL0xwANPO_cdyKFZtnA
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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 17:28
 (Visuel: article du Télégramme 6 janvier 2026, édition de Morlaix)

(Visuel: article du Télégramme 6 janvier 2026, édition de Morlaix)

Déclaration du PCF Morlaix – 6 janvier 2026:
Vous avez dit indignité?
 
Trois élus de droite de la majorité départementale, Alain Le Grand, Véronique Bourbigot, Didier Guillon se sont crus autorisés de dénoncer dans la presse régionale le 5 janvier une prétendue « indignité » du PCF qui condamnait ce week-end, par la voix de la section PCF de Morlaix, l’agression du Venezuela par les États-Unis pour s’approprier ses ressources en pétrole et favoriser l’intérêt de ses multinationales en supprimant un régime qui avait nationalisé le secteur des hydrocarbures et tenter d’endiguer la pauvreté et les inégalités, endémiques avant l’élection de Chavez.
 
Indignité ?
 
Le mot est fort et injurieux. Nous ne sommes pas étonnés, l'invective, la violence politique et la malhonnêteté intellectuelle des amalgames sont dans l'ère du temps et font partie de la palette d'une droite qui bien souvent lorgne vers le populisme.
 
Mais au fait...
 
N’y a t-il pas plutôt une « indignité » à applaudir ou à laisser faire Trump dans sa politique brutale d’agression qui bafoue le droit international et assume une logique impériale et de droit de la force brutale? Aujourd’hui, c’est le Venezuela, demain ce sera Cuba, l’Iran, et même le Canada et le Groenland, partie du Danemark, qui seront les cibles des appétits de puissance du sinistre clown d’extrême-droite fasciste et obscurantiste qui dirige les États-Unis.
 
Faut-il croire que ces mêmes élus départementaux de droite auraient applaudi pareillement au coup d’État de Pinochet avec l’appui de la CIA et d'escadrons de la mort et de tortionnaires nazis contre Allende et la gauche chilienne en 1973 ?
 
Par ailleurs, à aucun moment dans son communiqué du samedi 3 janvier ou dans le communiqué commun à 15 organisations de gauche, syndicales et associatives, d’appel au rassemblement du jeudi 8 janvier pour défendre la souveraineté du Venezuela et le droit international, dénoncer le coup de force de Trump, le PCF n’a prétendu justifier tous les aspects de la politique de Nicolas Maduro ni minimiser la crise politique et économique traversée par le Venezuela, à laquelle le blocus et les pressions exercés par les états-unis pour faire tomber le gouvernement de gauche ne sont pas étrangers.
 
A aucun moment le PCF, qui n’est pas une organisation d’extrême-gauche, mais une organisation de gauche, au cœur de la gauche, et un parti de gouvernement républicain, démocrate, et humaniste, présent dans de nombreuses collectivités, et au Département du Finistère, n’a justifié, contrairement à plusieurs personnalités de droite et d’extrême-droite, la politique de Poutine en Russie ou de Bachar Al-Assad en Syrie, et leurs violations des droits humains, d’ailleurs autrement plus considérables que celles imputées au régime Maduro au Venezuela.
 
Par contre nous refusons les logiques impérialistes et colonialistes, nous considérons que Trump qui a fait envahir le Capitole et viole les droits humains quotidiennement en étant responsable de la mort de milliers de migrants sur la frontière avec le Mexique, n’a aucun titre à se prétendre plus démocrate que Maduro, et que même s’il avait été moins autocrate et violent, il n’aurait aucune légitimité à renverser un gouvernement élu représentant un peuple et un État étranger par la force militaire. Par ailleurs, tout le monde sait que la vraie motivation de Trump n’est aucunement la démocratie, la morale, ou la lutte contre le trafic de drogue mais l’appropriation des réserves de pétrole du pays qui en compte le plus au monde. Et il ne va pas s’arrêter là.
 
Indignité ?
 
Nous aurions aimé que la droite départementale mette la même énergie à défendre les droits humains pour condamner la politique génocidaire d’Israël et de Netanyahou à Gaza alors qu’elle a plutôt cherché à délégitimer tous ceux qui cherchaient à faire stopper la guerre à Gaza et l’épuration ethnique de la Palestine par des assimilations malsaines du type « solidarité avec les palestiniens = antisémitisme » Or, c’était bien les États-Unis qui ont soutenu ces crimes contre l’Humanité et crimes de guerre contre les Palestiniens en armant les Israéliens sans limite et en les soutenant politiquement contre l’application du droit international, les décisions de l’ONU et du Tribunal Pénal International.
 
Le PCF Pays de Morlaix - 6 janvier 2026
Déclaration du PCF Morlaix – 6 janvier 2026: Vous avez dit indignité?
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6 janvier 2026 2 06 /01 /janvier /2026 17:18
Fabien Gay - Sénateur de l'année 2025 pour le magazine Challenges
Fabien Gay est nommé sénateur de l’année par le magazine Challenges !
Une mise en lumière légitime d'une année de travail parlementaire marquée par le rôle de Fabien Gay dans la commission d’enquête qui a révélé le scandale des 211 milliards d'aides publiques aux grandes entreprises versés chaque année par l'Etat sans contrôle ni contreparties.
🚩 La reconnaissance d’un engagement pour la justice sociale et fiscale et l'intérêt général qui fait honneur à tous les communistes.
 
Passez à l’action vous aussi, signez la pétition:
 
 
***
 
Élu sénateur de l’année par le magazine Challenges.
Je remercie la rédaction pour « ce prix » qui doit ravir le nouveau propriétaire depuis quelques jours, Bernard Arnault. J’avoue que je ne m’y attendais pas… et surtout que j’en demandais pas tant !
Je le partage avec tout le groupe CRCE-K au Sénat, les membres de la commission d’enquête sur les 211 milliards d’aides publiques aux entreprises dont le président Olivier Rietmann et, au-delà, avec tous les syndicalistes, travailleurs et travailleuses qui luttent dans leurs entreprises et sur le terrain pour changer les règles : plus de transparence, de suivi, d’évaluation et de conditionnement des aides !
En 2026, ensemble, on continue le combat !
 
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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 06:43
Marie Mahé, la première maire de Kernevel,  aura sa rue - Portrait dans le Télégramme du 3 janvier 2025

Portrait d'une des 5 premières maires femmes du Finistère dans le Télégramme du week-end, et une des 19 premières maires femmes de France, présentée par le parti communiste à la Liberation, à Kernevel. Aujourd'hui Marie Mahé est honorée à Rosporden.

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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 06:41
KIDNAPPING DE NICOLAS MADURO : TERRORISME D'ÉTAT ET OBJECTIFS DE PRÉDATION REVENDIQUÉS PAR TRUMP - éditorial de Rosa Moussaoui dans L'Humanité du 5 janvier 2025
KIDNAPPING DE NICOLAS MADURO : TERRORISME D'ÉTAT ET OBJECTIFS DE PRÉDATION REVENDIQUÉS PAR TRUMP. 
C’est un séisme dont les répliques peuvent refaçonner le monde pour le pire.
Avec l’assaut de ses commandos Delta qui ont kidnappé le président vénézuélien, Nicolás Maduro, à Caracas, Donald Trump achève de démolir le fragile édifice de légalité internationale bâti après 1945.
Ses prédécesseurs s’étaient employés avant lui à le démanteler – coup d’États militaires orchestrés par la CIA, invasion de l’Irak, soutien actif à la guerre génocidaire d’Israël à Gaza.
Mais un cap est franchi avec l’opération « Absolute Resolve », un raid militaire mal déguisé en opération de police, préparé par le déploiement de l’armada états-unienne dans la Caraïbe et lancé sans même un mandat du Congrès : le terrorisme d’État est assumé, les objectifs de prédation revendiqués.
Depuis Mar-a-Lago, le président des États-Unis a annoncé sans détour la curée pétrolière, en s’adjugeant la propriété des réserves d’hydrocarbures du Venezuela.
Il n’est même plus question d’exporter la « démocratie » : si la Maison-Blanche viole ainsi les droits d’un État souverain, ce n’est pas pour faire valoir une quelconque volonté populaire, mais pour administrer directement le pays. Jusqu’à la « transition appropriée » voulue par Trump, le temps de mettre en piste un gouvernement fantoche.
L’argument de la lutte contre le « narcoterrorisme » ne mérite pas même que l’on s’y arrête – il est grotesque, employé par celui qui vient de gracier l’ex-président hondurien Juan Orlando Hernandez, baron de la drogue et fidèle allié de Washington.
Cette opération criminelle, illégale, arbitraire, ravive la doctrine Monroe qui prêche une tutelle stricte sur tout le continent, de l’Alaska à la Terre de Feu.
Dans sa version « America first », il s’agit de barrer la route à la Chine – déjà visée avec les promesses d’annexion de Panama pour y prendre le contrôle du canal.
La menace est explicite, proférée sur un ton ordurier : d’autres suivront s’ils ne se plient pas aux intérêts états-uniens : Cuba, la Colombie, le Mexique, le Brésil. Et demain, d’autres encore, car le monde de Trump, celui de l’internationale néofasciste qu’il parraine, est un monde sans règles, où règnent seules la loi du plus fort et celle des pétrodollars.
Macron approuve. C’est irresponsable, insensé. Le coup d’État de Caracas est un avertissement lancé à tous : l’impérialisme du XXIe siècle, c’est l’enterrement pur et simple du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Rosa Moussaoui
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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 18:05
Le Mouvement de la Paix appelle à manifester pour condamner l’agression des USA contre le Venezuela.
Le comité Finistère du mouvement de la Paix appelle chacun de ces adhérents à participer activement aux différentes manifestations organisées dans notre département. 
Ces rassemblements ont pour but de condamner fermement l'agression des États-Unis contre le Venezuela et de réaffirmer notre attachement au droit international.
Un premier rassemblement aura lieu le jeudi 8 janvier à partir de 17 heures 30 place des otages à Morlaix. 
Votre présence est précieuse pour faire entendre notre voix collectif .ensemble, nous pouvons porter un message fort de paix et de justice.
N'hésitez pas à faire relayer cet appel au tour  de vous.
Amitié Pacifique 
Pour le bureau 
Michel Pibouleau
 

Le Mouvement de la Paix appelle à manifester pour condamner l’agression des USA contre le Venezuela.

A Paris, le samedi 3 janvier 2026 à 18h, République

Durant la nuit du 2 au 3 janvier 2026 les USA ont bombardé la République bolivarienne du Venezuela et le président des USA a revendiqué l'enlèvement du président Nicolas Maduro.

Le Mouvement de la Paix condamne cette agression militaire contre un État souverain. Cette agression constitue une violation de la charte des Nations unies et du droit international.

Le Mouvement de la Paix, appelle à participer au rassemblement qui aura lieu à Paris ce samedi 3 janvier 2026 à 18 h Place de la République, pour condamner cette agression, réaffirmer le droit des peuples à disposer d’eux même et affirmer notre solidarité avec le peuple vénézuélien.

Il appelle partout en France ses comités à initier et à participer des rassemblements unitaires locaux le lundi 5 janvier 2026 ou les jours suivants pour dénoncer cette agression, demander que la France et l’Onu condamnent cette agression qui ne peut que contribuer à aggraver la situation internationale et demandent la libération du président Vénézuélien.

Il appelle en particulier à mettre en place des rassemblements devant les consulats des USA à Bordeaux, Lyon, Marseille, Rennes, Strasbourg.

Le Mouvement de la Paix rappelle que dans une déclaration du 9 octobre 2025 (notes 1 et 2) il avait dénoncé l’intervention militaire des États-Unis dans les Caraïbes ( avec la destruction de quatre embarcations et 21 tués ), intervention qui constituait une menace pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région et au-delà au plan international.

Le Mouvement de la Paix le 3 janvier 2026

Note 1 : déclaration du Mouvement de la paix en date du 9 octobre 2026

https://www.mvtpaix.org/wordpress/non-a-la-creation-dun-nouveau-front-de-guerre-dans-les-caraibes-a-linitiative-de-trump/

Note 2 : Dans un article publié dans Ouest France international en septembre 2025 ( suite première intervention militaire des usa), Raphaël Laurent souligne que « Le message accompagné d’une vidéo de la frappe est clairement un coup de communication du président républicain à destination de son électorat mais aussi pour accentuer la pression sur son homologue vénézuélien… Mais surtout parce que le pays (le Venezuela) de 28 millions d’habitants détient les premières réserves mondiales prouvées de pétrole brut (302,25 milliards de barils, soit un cinquième des réserves) et les quatrièmes réserves en gaz naturel. Un trésor qui échappe pour l’instant à l’économie américaine. »

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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 08:54
Ouest-France, 4 janvier, pages Finistère

Ouest-France, 4 janvier, pages Finistère

Attaque américaine au Venezuela : le parti communiste français de Morlaix condamne cet acte et appelle à la mobilisation
 
Après l’annonce de l’attaque des États-Unis contre le Venezuela, le PCF du pays de Morlaix (Finistère) a réagi dans un communiqué de presse. Il condamne cette agression et appelle à la mobilisation.
 
Ouest-France
Sarah HUMBERT.
Publié le 03/01/2026
 
La section pays de Morlaix (Finistère) du parti communiste français a réagi dans un communiqué de presse à l’agression impérialiste des États-Unis de Trump contre le Venezuela », écrit-il. En effet, ce samedi 3 janvier 2026, Donald Trump, président des États-Unis, a annoncé avoir capturé et exfiltré le président vénézuélien Nicolás Maduro, et mené des frappes aériennes à Caracas. Le président sud-américain devrait répondre d’accusations liées à la drogue et au terrorisme devant la justice étasunienne.
« Une violation manifeste du droit international »
Pour le PCF, cet acte d’une extrême gravité constitue une violation manifeste du droit international, une atteinte intolérable à la souveraineté d’un État et une mise en danger directe de la population civile. Derrière les prétextes sur la démocratie et les droits de l’Homme, la même logique impérialiste. S’emparer des richesses du Venezuela et imposer un régime docile aux multinationales »,dénonce-t-il.
Le parti condamne avec la plus grande fermeté cette offensive impérialiste. Rien ne peut justifier le recours à la force armée, aux enlèvements politiques et à la loi du plus fort pour tenter d’imposer des choix contraires à la souveraineté du peuple vénézuélien. […] Bombardements criminels, sanctions économiques qui frappent d’abord les populations, chantage permanent et désormais enlèvement d’un chef d’État, le néocolonialisme américain déploie l’ensemble de son arsenal. L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, pétrolifères et minérales.
Solidarité avec le peuple vénézuélien
Les communistes de Morlaix expriment leur pleine solidarité avec le peuple vénézuélien et réaffirment leur engagement pour la paix, le respect du droit international et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
Ils appellent également à une mobilisation large, unitaire et démocratique, [et] les citoyens, les forces de gauche et de progrès à dénoncer ce coup de force, et à pousser notre président de la République à saisir le conseil de sécurité en urgence. Nous agirons pour l’organisation rapide d’un rassemblement unitaire à Morlaix.
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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 07:25
« Nous allons diriger le pays » : Donald Trump ne s’arrêtera pas là (Christophe Deroubaix, L'Humanité, 3 janvier 2025)
« Nous allons diriger le pays » : Donald Trump ne s’arrêtera pas là

Le président de l'« America First » a annoncé que l’enlèvement de Nicolas Maduro ne constituait qu’une étape vers la réalisation de deux objectifs : changement du « régime » et prise de contrôle du pétrole vénézuélien.

Christophe Deroubaix  - L'Humanité, 3 janvier 2025

Quelle est la stratégie de Donald Trump ? La question restait entière quelques heures après l’enlèvement de Nicolas Maduro sur ordre du président des États-Unis. Avant une conférence de presse de Donald Trump dans sa résidence de Mar-o-Lago, on pouvait aisément se perdre en conjectures. Depuis plusieurs mois, l’administration Trump a orchestré une escalade vindicative contre le président vénézuélien : accusations de narcotrafic ; soutien à Maria Corina Machado, l’opposante d’extrême-droite auréolée de son prix Nobel de la Paix, partisane d’un changement de régime ; puis plus récemment revendication du contrôle du pétrole local (19 % des ressources mondiales). Et Donald Trump se « contenterait » de déférer Nicolas Maduro devant la justice étasunienne pour trafic de drogue ? Il y a comme une dissonance entre les objectifs affichés lors de cette inexorable marche vers la guerre et le résultat connu – à l’heure actuelle.

Des mois de préparations

Tout a commencé, selon le New York Times, au printemps dernier lorsque Donald Trump a demandé au secrétaire d’État Marco Rubio comment durcir la position des États-Unis envers le Venezuela. Le président-milliardaire tentait de faire passer sa grande loi budgétaire et quelques élus républicains cubano-américains le pressaient de serrer la vis à Caracas en mettant fin aux activités pétrolières de Chevron dans ce pays. Donald Trump se montrant réticent à perdre un pion essentiel dans l’industrie pétrolière vénézuélienne, où la Chine est le plus grand acteur étranger, décision a été prise de mettre la pression sur le Venezuela et son président via les attaques contre des bateaux accusés de convoyer de la drogue.

Ces bombardements illégaux – qui ont fait 105 morts – ont été accompagnés d’un quasi-blocus contre les pétroliers. L’étranglement économique et l’action illégale déclenchée la nuit dernière ne permet pas à Washington d’atteindre les objectifs dévoilés au fil de ces derniers mois.

Beaucoup de questions restent en suspens…

Si le but était de mettre fin à un narcotrafic, l’enlèvement de son leader supposé serait de peu d’effet. L’activité des cartels mexicains n’a pas pâti de la mise hors circuit d’El Chapo en 2016.

S’il était de changer le « régime » pour ouvrir la voie à la droite et l’extrême-droite, ce n’est pas le cas, puisque la vice-présidente Delcy Rodriguez se trouve désormais en charge. Avec le seul kidnapping de Maduro, on se trouverait plus dans la destitution sauvage que dans le coup d’État. Sur la chaîne ultraconservatrice Fox News, Donald Trump a laissé entrevoir la suite : « Nous ne pouvons pas prendre le risque de laisser quelqu’un d’autre prendre sa place et poursuivre sur sa voie «. Lors de sa conférence de presse, il a été plus explicite : « Nous allons diriger le pays ». Pressé par les journalistes, il a précisé qu’« un groupe », sans autre précision, allait prendre les choses en mains.

Si, enfin, il s’agissait de prendre la main sur l’or noir vénézuélien, rien n’a changé dans le secteur pétrolier. Un tanker chinois a d’ailleurs récemment accosté dans un port vénézuélien sans être empêché par les navires de guerre dépêchés par Washington qui préfère éviter des frictions avec Pékin. Donald Trump a répété que ce pétrole aurait été « volé » aux Etats-Unis et que ces derniers en reprendraient possession.

Il s’avère donc que l’enlèvement de Nicolas Maduro ne constitue qu’un moyen d’une mise en coupe réglée d’un pays souverain pas une finalité.

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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 07:15
Avec un beau charisme, et une expérience rare, Dominique Bucchini était revenu lors du débat sur la défense des cultures et des langues régionales organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Humanité 2016 (avec Stéphanie Stoll, présidente de Diwan, Paolig Combot, président de l'association Ar Falz Skol Vreizh, Jean-Marc Cléry, secrétaire régional de la FSU Bretagne, et moi-même comme animateur du débat) sur l'espace Bretagne de débat sur sa participation en tant qu''ancien président communiste de l'Assemblée de Corse à la reconnaissance de la co-officialité de la langue corse, tout en disant son opposition aux idées nationalistes et indépendantistes, et sa préoccupation essentielle pour la réduction des inégalités et de la précarité en Corse.

Avec un beau charisme, et une expérience rare, Dominique Bucchini était revenu lors du débat sur la défense des cultures et des langues régionales organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Humanité 2016 (avec Stéphanie Stoll, présidente de Diwan, Paolig Combot, président de l'association Ar Falz Skol Vreizh, Jean-Marc Cléry, secrétaire régional de la FSU Bretagne, et moi-même comme animateur du débat) sur l'espace Bretagne de débat sur sa participation en tant qu''ancien président communiste de l'Assemblée de Corse à la reconnaissance de la co-officialité de la langue corse, tout en disant son opposition aux idées nationalistes et indépendantistes, et sa préoccupation essentielle pour la réduction des inégalités et de la précarité en Corse.

Ce vendredi, la Corse a perdu l’une de ses grandes voix : l’ancien président de l’Assemblée de Corse et maire de Sartène est décédé à l’âge de 82 ans, des suites d’une longue maladie.

L'Humanité, 3 janvier

Avec son décès le 2 janvier, c’est une figure des communistes corses et du PCF qui disparaît. Dominique Bucchini s’est éteint à l’âge de 82 ans chez lui à Sartène, ville dont il fut le maire pendant près d’un quart de siècle, de 1977 à 2001. Né en 1943, il s’engagea très tôt en politique en adhérant à la Jeunesse communiste dès 1959, puis au PCF en 1971. Instituteur, il exerça son métier d’abord en Vendée puis comme coopérant au Sénégal. Au début des années 1970 il est professeur à Montreuil puis au lycée agricole de Sartène.

De maire de son village à président de l’assemblée de Corse

De retour sur son île natale, c’est un long engagement d’élu qui l’attend. En 1977, il remporte les élections municipales dans sa ville natale. Très rapidement, son aura politique dépasse la plus vaste commune de l’île de Beauté. Un an plus tard, il recevait le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, plaidant en faveur d’un pouvoir régional pour la Corse. Une « très forte aspiration démocratique, selon lui, qui doit être exercée par une assemblée régionale élue au suffrage universel et à la proportionnelle ; dotée de compétences réelles et décidant souverainement du profil économique, social, culturel et écologique de la Corse » déclarait-il devant le chef de l’Etat. Cette institution verra le jour quatre ans plus tard, en 1982. C’est au sein de cette assemblée de Corse qu’il siégera durant 33 ans, parvenant même en 2010 à s’en faire élire président à l’issue d’une campagne à la tête d’une liste Front de gauche, jusqu’en 2015. Dominique Bucchini fut également conseiller général de 1988 à 2001, et de 1981 à 1984, député européen.

Hommage des communistes et au delà

Les communistes lui ont évidemment rendu hommage. En Corse, tout d’abord. « Difficile de choisir des mots pour décrire ce qu’il incarnait : Justice, Solidarité, Fraternité, Émancipation, Ouverture et Respect sont sans doute les plus justes » écrivent les deux fédérations du PCF. Fabien Roussel, secrétaire national du parti communiste salue également la mémoire de Dominique Bucchini. « Nous garderons en mémoire son amour pour la Corse, pour la République, la force de ses convictions et une droiture à toute épreuve » écrit-il sur X.

« L’amour de la Corse, la révolte contre les injustices : deux fils rouges que Dominique Bucchini aura tissés tout au long de sa vie », a souligné le porte-parole du PCF, Ian Brossat. En Corse, les hommages à l’ancien président de l’Assemblée de l’île dépassent largement les clivages politiques. Le nationaliste Jean-Guy Talamoni, qui lui avait succédé en 2015, a publié un billet sur celui qu’il qualifie de « fin politique, remarquable orateur, il fut un grand Président de l’Assemblée de Corse, talentueux, digne et équitable. Il avait baptisé notre hémicycle « lieu sacré de la démocratie corse » ». Le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a lui aussi rendu hommage au « Président de l’Assemblée de Corse, maire de Sartène, sa ville qu’il aimait tant, militant infatigable au service de ses convictions communistes », et à « l’homme de dialogue et de paix imprégné de culture corse et universelle ». « Dominique Bucchini est, et restera une figure majeure de l’histoire contemporaine de l’île ». Le communiste s’était particulièrement engagé entre 2010 et 2015 dans le processus qui a permis de reconnaître la co-officialité de la langue Corse avec le Français. « La Corse perd une voix de gauche forte et libre, la République un ardent défenseur » soulignent également les socialistes corses.

Un élu contre la violence et la mafia

Il restera aussi une figure de la lutte contre la mafia et la violence dans l’île. En 2011, il fut le fondateur et le premier président de la Commission anti-violence de l’Assemblée de Corse. « Celui qui porte un calibre sur lui n’est pas un homme » répétait-il inlassablement lors de ses rencontres avec la jeunesse corse. Lui-même, alors maire de Sartène avait été la cible de deux tentatives d’assassinat dans les années 90. Afin de protéger le littoral de sa commune, il avait sanctuarisé des centaines d’hectares afin d’en empêcher la bétonisation.

En 2017, peu avant de quitter ces fonctions d’élu, il avait publiquement pris la parole devant l’Assemblée de Corse, à la surprise générale. « J’ai vécu en deux ou trois ans, le plasticage de la mairie que j’administrais, le plasticage d’un gymnase, d’une salle des fêtes, des camions bennes, deux fois le plasticage de la maison où un de mes enfants a failli mourir, racontait-il à ses collègues. Suite à ça j’ai été gardé par sept hommes du GIPN pendant trois ans ». Dominique Bucchini enchaînait par un « je ne l’ai jamais dit à personne… moi je sais » clamant ainsi publiquement qu’il connaissait l’identité du plastiqueur, et qu’il prit à au moins deux reprises en stop sur la route. Il n’en prononça pas le nom, parce que « ce n’est pas le style de la maison », même s’il confia encore ne pas en dormir certaines nuits.

Les obsèques de Dominique Bucchini auront lieu ce lundi 5 janvier à Sartène. L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Dominique Bucchini signait cette tribune dans l'Humanité le 11 décembre 2012:
Dominique Bucchini. Deux langues pour une seule culture
La langue corse, vecteur de la culture de l’île, est en danger. Le nombre et la proportion des locuteurs diminuent. Son extinction n’est, toutefois, pas une fatalité.
Il y a, aujourd’hui en Corse, une volonté politique quasi unanime de « revitalisation de la langue », et c’est avec une majorité assez confortable que l’Assemblée de Corse a adopté, en juillet 2011, une motion demandant la mise en œuvre des moyens juridiques nécessaires pour définir un cadre statutaire à la langue corse fondé sur le principe de co-officialité.
Dès 1985, dans la perspective d’une « politique démocratique de la langue », les communistes en Corse popularisaient la revendication de la co-officialité du corse et du français. Elle puise sa source dans une tradition du mouvement ouvrier opposée à toute forme de discrimination d’ordre racial ou linguistique.
Cette politique d’incitation au bilinguisme nécessite des mesures pédagogiques, sociétales et institutionnelles.
La prise en compte tardive des langues régionales par l’État, tout en s’accélérant à partir de 1981, demeure incomplète.
Une politique du bilinguisme ambitieuse passe par la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires ainsi que par la modification de la Constitution afin d’adopter une loi donnant aux langues de France un statut permettant leur épanouissement.
Ce statut, permettant l’usage du corse dans l’espace public – services administratifs, organes délibérants, justice –, serait le cadre juridique d’une politique de bilinguisme.
Il ne menacerait ni l’unité de la République ni l’avenir de la langue française ! S’inscrivant dans un projet social démocratique et d’ouverture, il rapprocherait les citoyens et l’idée de République, à l’opposé d’un centralisme autoritaire. Les non-corsophones ne devront subir aucune discrimination, notamment dans le travail.
La fête de l'Huma 2016 dans le stand du Finistère et ailleurs reportage photo de Jean-Luc Le Calvez: https://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/.../la-fete-de-l...
 
Aymeric Seassau - Membre de la direction nationale du PCF, élu et dirigeant communiste en Loire-Atlantique: 
 
Ciao Viva Dominique!
Dominique avait deux passions dans la vie: la Corse et l’Olympique de Marseille (où il avait failli passer pro dans sa jeunesse).
Il dégageait une autorité naturelle tendre et ferme à la fois.
Il pouvait parler des heures de l’attachement des Corses à la République, de la résistance insulaire aussi. Je me souviens d’une après midi d’échange passionnants alors que nous faisions le tour des stands à la fête de l’Huma avec Carine Niles pour sensibiliser les fédérations à l’activité de Amicale de Châteaubriant Voves Rouillé Aincourt.
A vrai dire il bougeait peu de sa table au centre du stand où on venait le saluer, le consulter, causer foot ou politique.
Le soir il n’avait qu’à monter sur la dite table pour chanter et emmener le stand avec lui devant un public qui ne cessait de grossir.
L’année de son pontage coronarien, il s’était excusé de ne pas être présent à la fête.
C’était tout ça Dominique. Un homme du peuple dans son élément parmi ses frères, toujours au service de sa classe.
Je ne suis pas Corse. Mais je sais l’estime républicaine qui lui était réservé par tous.
Président de l’assemblée de Corse quand la gauche avait gagné les élections, il parlait au perchoir des damnés de la terre.
Dominique était aussi d’un immense courage. Il n’a jamais baissé les yeux face a la violence politique malgré les menaces.
Il a tenu tête aux promoteurs, aux mafieux à la petite semaine pour protéger sa terre à Sartene de la spéculation immobilière et du capital mafieux, sanctuarisant dès les années 70 des centaines d’hectares de littoral, bien avant la loi du même nom.
C’est le cœur gros que j’écris ces quelques mots mesurant l’immensité de l’héritage qu’il nous laisse.
À tous ses proches, aux camarades communistes des fédérations de Corse, j’adresse toutes mes pensées fraternelles.
On continue la lutte. Merci Dominique!
 
Aymeric Seassau Ciao Viva Dominique!
Dominique avait deux passions dans la vie: la Corse et l’Olympique de Marseille (où il avait failli passer pro dans sa jeunesse).
Il dégageait une autorité naturelle tendre et ferme à la fois.
Il pouvait parler des heures de l’attachement des Corses à la République, de la résistance insulaire aussi. Je me souviens d’une après midi d’échange passionnants alors que nous faisions le tour des stands à la fête de l’Huma avec Carine Niles pour sensibiliser les fédérations à l’activité de Amicale de Châteaubriant Voves Rouillé Aincourt.
A vrai dire il bougeait peu de sa table au centre du stand où on venait le saluer, le consulter, causer foot ou politique.
Le soir il n’avait qu’à monter sur la dite table pour chanter et emmener le stand avec lui devant un public qui ne cessait de grossir.
L’année de son pontage coronarien, il s’était excusé de ne pas être présent à la fête.
C’était tout ça Dominique. Un homme du peuple dans son élément parmi ses frères, toujours au service de sa classe.
Je ne suis pas Corse. Mais je sais l’estime républicaine qui lui était réservé par tous.
Président de l’assemblée de Corse quand la gauche avait gagné les élections, il parlait au perchoir des damnés de la terre.
Dominique était aussi d’un immense courage. Il n’a jamais baissé les yeux face a la violence politique malgré les menaces.
Il a tenu tête aux promoteurs, aux mafieux à la petite semaine pour protéger sa terre à Sartene de la spéculation immobilière et du capital mafieux, sanctuarisant dès les années 70 des centaines d’hectares de littoral, bien avant la loi du même nom.
C’est le cœur gros que j’écris ces quelques mots mesurant l’immensité de l’héritage qu’il nous laisse.
À tous ses proches, aux camarades communistes des fédérations de Corse, j’adresse toutes mes pensées fraternelles.
On continue la lutte. Merci Dominique!
 
Aurélie Biancarelli: C’est une grande voix de la Corse qui c’est éteint hier soir. Un homme de paix qui s’est engagé avec passion au service de son île, de sa culture, de son peuple. Cet engagement il l’avait conduit avec l’idée d’émancipation des individus et des peuples. Un grand homme, un grand élu communiste.
Au-delà de l’homme politique, nous perdons un aussi un intellectuel et un ami.
La dernière fois que nous avions vraiment pris le temps d’échanger c’était sur une fête de l’Huma il y a quelques années. Nous avions parlé de la modernité du communisme comme modalité de lutte aux XXIe siècle.
J’ai ce matin en tête de nombreuses discussions qui me reviennent, il m’y parlait de mon grand-père bien sûr mais aussi de philosophie, d’identité, de langue, de politique, de l’histoire de la Corse … toujours avec le soucis de transmettre.
Il y a des hommages qui ne peuvent avoir d’autre sens que de perpétuer les luttes.
Alors nous poursuivrons ses luttes et ses engagements : pour la paix, la justice sociale, la solidarité, l’éducation, les corses et la Corse.
 
Marc-Antoine Leroy C’est avec une profonde tristesse que j’apprends la disparition de Dominique Bucchini.
Il était très certainement l’un des derniers grands personnages de la vie politique corse.
Communiste, engagé jusqu’au bout des ongles dans la défense de l’intérêt général, cultivé, amoureux des poèmes d’Aragon qu’il aimait déclamer de mémoire, passionné de football et plus particulièrement de l’Olympique de Marseille, espiègle et charmeur, il était avant tout, pour nous militants du PCF en Corse, un camarade, un mentor… un ami.
Il nous manquera.
Sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Que la terre te soit légère, cher Dominique.
 
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