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Le Mouvement de la Paix appelle à manifester pour condamner l’agression des USA contre le Venezuela.
A Paris, le samedi 3 janvier 2026 à 18h, République
Durant la nuit du 2 au 3 janvier 2026 les USA ont bombardé la République bolivarienne du Venezuela et le président des USA a revendiqué l'enlèvement du président Nicolas Maduro.
Le Mouvement de la Paix condamne cette agression militaire contre un État souverain. Cette agression constitue une violation de la charte des Nations unies et du droit international.
Le Mouvement de la Paix, appelle à participer au rassemblement qui aura lieu à Paris ce samedi 3 janvier 2026 à 18 h Place de la République, pour condamner cette agression, réaffirmer le droit des peuples à disposer d’eux même et affirmer notre solidarité avec le peuple vénézuélien.
Il appelle partout en France ses comités à initier et à participer des rassemblements unitaires locaux le lundi 5 janvier 2026 ou les jours suivants pour dénoncer cette agression, demander que la France et l’Onu condamnent cette agression qui ne peut que contribuer à aggraver la situation internationale et demandent la libération du président Vénézuélien.
Il appelle en particulier à mettre en place des rassemblements devant les consulats des USA à Bordeaux, Lyon, Marseille, Rennes, Strasbourg.
Le Mouvement de la Paix rappelle que dans une déclaration du 9 octobre 2025 (notes 1 et 2) il avait dénoncé l’intervention militaire des États-Unis dans les Caraïbes ( avec la destruction de quatre embarcations et 21 tués ), intervention qui constituait une menace pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région et au-delà au plan international.
Le Mouvement de la Paix le 3 janvier 2026
Note 1 : déclaration du Mouvement de la paix en date du 9 octobre 2026
Note 2 : Dans un article publié dans Ouest France international en septembre 2025 ( suite première intervention militaire des usa), Raphaël Laurent souligne que « Le message accompagné d’une vidéo de la frappe est clairement un coup de communication du président républicain à destination de son électorat mais aussi pour accentuer la pression sur son homologue vénézuélien… Mais surtout parce que le pays (le Venezuela) de 28 millions d’habitants détient les premières réserves mondiales prouvées de pétrole brut (302,25 milliards de barils, soit un cinquième des réserves) et les quatrièmes réserves en gaz naturel. Un trésor qui échappe pour l’instant à l’économie américaine. »
Le président de l'« America First » a annoncé que l’enlèvement de Nicolas Maduro ne constituait qu’une étape vers la réalisation de deux objectifs : changement du « régime » et prise de contrôle du pétrole vénézuélien.
Quelle est la stratégie de Donald Trump ? La question restait entière quelques heures après l’enlèvement de Nicolas Maduro sur ordre du président des États-Unis. Avant une conférence de presse de Donald Trump dans sa résidence de Mar-o-Lago, on pouvait aisément se perdre en conjectures. Depuis plusieurs mois, l’administration Trump a orchestré une escalade vindicative contre le président vénézuélien : accusations de narcotrafic ; soutien à Maria Corina Machado, l’opposante d’extrême-droite auréolée de son prix Nobel de la Paix, partisane d’un changement de régime ; puis plus récemment revendication du contrôle du pétrole local (19 % des ressources mondiales). Et Donald Trump se « contenterait » de déférer Nicolas Maduro devant la justice étasunienne pour trafic de drogue ? Il y a comme une dissonance entre les objectifs affichés lors de cette inexorable marche vers la guerre et le résultat connu – à l’heure actuelle.
Tout a commencé, selon le New York Times, au printemps dernier lorsque Donald Trump a demandé au secrétaire d’État Marco Rubio comment durcir la position des États-Unis envers le Venezuela. Le président-milliardaire tentait de faire passer sa grande loi budgétaire et quelques élus républicains cubano-américains le pressaient de serrer la vis à Caracas en mettant fin aux activités pétrolières de Chevron dans ce pays. Donald Trump se montrant réticent à perdre un pion essentiel dans l’industrie pétrolière vénézuélienne, où la Chine est le plus grand acteur étranger, décision a été prise de mettre la pression sur le Venezuela et son président via les attaques contre des bateaux accusés de convoyer de la drogue.
Ces bombardements illégaux – qui ont fait 105 morts – ont été accompagnés d’un quasi-blocus contre les pétroliers. L’étranglement économique et l’action illégale déclenchée la nuit dernière ne permet pas à Washington d’atteindre les objectifs dévoilés au fil de ces derniers mois.
Si le but était de mettre fin à un narcotrafic, l’enlèvement de son leader supposé serait de peu d’effet. L’activité des cartels mexicains n’a pas pâti de la mise hors circuit d’El Chapo en 2016.
S’il était de changer le « régime » pour ouvrir la voie à la droite et l’extrême-droite, ce n’est pas le cas, puisque la vice-présidente Delcy Rodriguez se trouve désormais en charge. Avec le seul kidnapping de Maduro, on se trouverait plus dans la destitution sauvage que dans le coup d’État. Sur la chaîne ultraconservatrice Fox News, Donald Trump a laissé entrevoir la suite : « Nous ne pouvons pas prendre le risque de laisser quelqu’un d’autre prendre sa place et poursuivre sur sa voie «. Lors de sa conférence de presse, il a été plus explicite : « Nous allons diriger le pays ». Pressé par les journalistes, il a précisé qu’« un groupe », sans autre précision, allait prendre les choses en mains.
Si, enfin, il s’agissait de prendre la main sur l’or noir vénézuélien, rien n’a changé dans le secteur pétrolier. Un tanker chinois a d’ailleurs récemment accosté dans un port vénézuélien sans être empêché par les navires de guerre dépêchés par Washington qui préfère éviter des frictions avec Pékin. Donald Trump a répété que ce pétrole aurait été « volé » aux Etats-Unis et que ces derniers en reprendraient possession.
Il s’avère donc que l’enlèvement de Nicolas Maduro ne constitue qu’un moyen d’une mise en coupe réglée d’un pays souverain pas une finalité.
Avec un beau charisme, et une expérience rare, Dominique Bucchini était revenu lors du débat sur la défense des cultures et des langues régionales organisé par le PCF Finistère à la fête de l'Humanité 2016 (avec Stéphanie Stoll, présidente de Diwan, Paolig Combot, président de l'association Ar Falz Skol Vreizh, Jean-Marc Cléry, secrétaire régional de la FSU Bretagne, et moi-même comme animateur du débat) sur l'espace Bretagne de débat sur sa participation en tant qu''ancien président communiste de l'Assemblée de Corse à la reconnaissance de la co-officialité de la langue corse, tout en disant son opposition aux idées nationalistes et indépendantistes, et sa préoccupation essentielle pour la réduction des inégalités et de la précarité en Corse.
Ce vendredi, la Corse a perdu l’une de ses grandes voix : l’ancien président de l’Assemblée de Corse et maire de Sartène est décédé à l’âge de 82 ans, des suites d’une longue maladie.
L'Humanité, 3 janvier
Avec son décès le 2 janvier, c’est une figure des communistes corses et du PCF qui disparaît. Dominique Bucchini s’est éteint à l’âge de 82 ans chez lui à Sartène, ville dont il fut le maire pendant près d’un quart de siècle, de 1977 à 2001. Né en 1943, il s’engagea très tôt en politique en adhérant à la Jeunesse communiste dès 1959, puis au PCF en 1971. Instituteur, il exerça son métier d’abord en Vendée puis comme coopérant au Sénégal. Au début des années 1970 il est professeur à Montreuil puis au lycée agricole de Sartène.
De retour sur son île natale, c’est un long engagement d’élu qui l’attend. En 1977, il remporte les élections municipales dans sa ville natale. Très rapidement, son aura politique dépasse la plus vaste commune de l’île de Beauté. Un an plus tard, il recevait le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, plaidant en faveur d’un pouvoir régional pour la Corse. Une « très forte aspiration démocratique, selon lui, qui doit être exercée par une assemblée régionale élue au suffrage universel et à la proportionnelle ; dotée de compétences réelles et décidant souverainement du profil économique, social, culturel et écologique de la Corse » déclarait-il devant le chef de l’Etat. Cette institution verra le jour quatre ans plus tard, en 1982. C’est au sein de cette assemblée de Corse qu’il siégera durant 33 ans, parvenant même en 2010 à s’en faire élire président à l’issue d’une campagne à la tête d’une liste Front de gauche, jusqu’en 2015. Dominique Bucchini fut également conseiller général de 1988 à 2001, et de 1981 à 1984, député européen.
Les communistes lui ont évidemment rendu hommage. En Corse, tout d’abord. « Difficile de choisir des mots pour décrire ce qu’il incarnait : Justice, Solidarité, Fraternité, Émancipation, Ouverture et Respect sont sans doute les plus justes » écrivent les deux fédérations du PCF. Fabien Roussel, secrétaire national du parti communiste salue également la mémoire de Dominique Bucchini. « Nous garderons en mémoire son amour pour la Corse, pour la République, la force de ses convictions et une droiture à toute épreuve » écrit-il sur X.
« L’amour de la Corse, la révolte contre les injustices : deux fils rouges que Dominique Bucchini aura tissés tout au long de sa vie », a souligné le porte-parole du PCF, Ian Brossat. En Corse, les hommages à l’ancien président de l’Assemblée de l’île dépassent largement les clivages politiques. Le nationaliste Jean-Guy Talamoni, qui lui avait succédé en 2015, a publié un billet sur celui qu’il qualifie de « fin politique, remarquable orateur, il fut un grand Président de l’Assemblée de Corse, talentueux, digne et équitable. Il avait baptisé notre hémicycle « lieu sacré de la démocratie corse » ». Le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a lui aussi rendu hommage au « Président de l’Assemblée de Corse, maire de Sartène, sa ville qu’il aimait tant, militant infatigable au service de ses convictions communistes », et à « l’homme de dialogue et de paix imprégné de culture corse et universelle ». « Dominique Bucchini est, et restera une figure majeure de l’histoire contemporaine de l’île ». Le communiste s’était particulièrement engagé entre 2010 et 2015 dans le processus qui a permis de reconnaître la co-officialité de la langue Corse avec le Français. « La Corse perd une voix de gauche forte et libre, la République un ardent défenseur » soulignent également les socialistes corses.
Il restera aussi une figure de la lutte contre la mafia et la violence dans l’île. En 2011, il fut le fondateur et le premier président de la Commission anti-violence de l’Assemblée de Corse. « Celui qui porte un calibre sur lui n’est pas un homme » répétait-il inlassablement lors de ses rencontres avec la jeunesse corse. Lui-même, alors maire de Sartène avait été la cible de deux tentatives d’assassinat dans les années 90. Afin de protéger le littoral de sa commune, il avait sanctuarisé des centaines d’hectares afin d’en empêcher la bétonisation.
En 2017, peu avant de quitter ces fonctions d’élu, il avait publiquement pris la parole devant l’Assemblée de Corse, à la surprise générale. « J’ai vécu en deux ou trois ans, le plasticage de la mairie que j’administrais, le plasticage d’un gymnase, d’une salle des fêtes, des camions bennes, deux fois le plasticage de la maison où un de mes enfants a failli mourir, racontait-il à ses collègues. Suite à ça j’ai été gardé par sept hommes du GIPN pendant trois ans ». Dominique Bucchini enchaînait par un « je ne l’ai jamais dit à personne… moi je sais » clamant ainsi publiquement qu’il connaissait l’identité du plastiqueur, et qu’il prit à au moins deux reprises en stop sur la route. Il n’en prononça pas le nom, parce que « ce n’est pas le style de la maison », même s’il confia encore ne pas en dormir certaines nuits.
Les obsèques de Dominique Bucchini auront lieu ce lundi 5 janvier à Sartène. L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.