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11 mars 2026 3 11 /03 /mars /2026 09:38

 

Au matin du samedi 28 février, les États-Unis et Israël lancent une offensive armée en Iran, interrompant les négociations en cours à Genève, alors même que de premières annonces avaient fait état d’avancées sur le programme nucléaire et que les parties devaient se retrouver le lundi 2 mars pour la suite des négociations. Cette intervention fait suite à un premier conflit éclair, en juin dernier, lors de ce qui a depuis été appelé la « guerre des douze jours ».

Mais ses implications et ses enjeux sont bien plus graves et importants. Au-delà de la question de l’Iran, cette guerre est une étape majeure dans la recomposition des rapports de force régionaux, voire mondiaux, et de l’impérialisme, comme de ses contradictions. L’imbrication étroite des enjeux régionaux, des enjeux internationaux et des intérêts particuliers des puissances internationales et régionales dessine un paysage complexe avec un point nodal commun : l’importance du contrôle des réseaux.

Dans la phase actuelle de refondation des modalités de l’accumulation capitaliste et de l’impérialisme, le contrôle des réseaux (énergétiques, commerciaux, numériques, spatiaux…) acquiert une dimension nouvelle. On parle, à raison, beaucoup du rôle majeur du détroit d’Ormuz. Il voit passer 24 % du commerce pétrolier et 20 % du GNL mondial. Plus de 85 % du commerce pétrolier est à destination de l’Asie. Pour le GNL, 26 % sont à destination de la Chine et 19 % de l’Inde. Plus largement, la région est le carrefour de corridors majeurs en cours de construction : corridor IMEC (Inde-Émirats-Israël-Europe), corridor Russie-Iran, corridor Irak-Turquie, etc.

Dans ce contexte, les enjeux sont les suivants :

  • Les deux alliés, les États-Unis et Israël, poursuivent aujourd’hui des objectifs militaires différents et des intérêts économiques convergents. L’action états-unienne s’attache ainsi en priorité à réduire à néant les infrastructures stratégiques et les capacités de production dont dispose l’Iran. Elle est aussi le fruit de la pression croisée des dirigeants israéliens et saoudiens qui ont pour intérêt commun de neutraliser l’Iran.
  • Le gouvernement de Benyamin Netanyahou semble pour sa part aspirer à éliminer l’un des obstacles à sa politique de chaos et d’hégémonie régionale, en donnant un coup d’accélérateur à sa politique d’épuration ethnique et d’annexion de la Cisjordanie et en reprenant les opérations militaires au Liban, à six mois d’élections législatives en Israël.
  • Une troisième puissance régionale, l’Arabie-saoudite, rivale de longue date de l’Iran, semble accorder sa partition sur la force d’intervention israélo-états-unienne. L’application du plan Trump pour le Proche-Orient et la nouvelle définition que Trump a apportée au projet américain de « Grand Moyen-Orient » lors de son discours de Riyad en mai dernier ouvrent pour la monarchie wahhabite l’opportunité de gagner de nouvelles positions dans la région, ce qui passe par la remise en cause de l’accord irano-saoudien de 2023 conclu sous le parrainage de la Chine. Ce sont les conditions d’accord d’Abraham de nouvelle génération qui sont ici en train de mûrir.
  • La crise historique de la dictature théocratique en Iran est une sorte d’opportunité pour ces intérêts de se concrétiser. L’ampleur du soulèvement populaire du mois de janvier dernier a montré la faiblesse des forces sociales qui soutiennent encore le régime. La violence sanguinaire de la répression a montré, à nouveau, que ce régime était prêt à tout pour se maintenir au pouvoir. Ses provocations successives dans le domaine nucléaire (enrichissement de l’uranium bien au-delà des cadres fixés par l’AIEA) ont fait le reste. Ses attaques de ces derniers jours contre les États membres de l’organisation de coopération du Golfe, contre les raffineries saoudiennes, contre les usines de GNL au Qatar, achèvent de l’isoler.

Malgré les politiques néolibérales de la dictature et les sanctions internationales l’Iran dispose encore à ce jour des chaînes de production et des infrastructures nécessaires pour produire les drones Shahed, ainsi que des ressources balistiques nécessaires à la force de riposte, pour le moment. Les 2 500 établissements d’enseignement supérieur du pays produisent chaque année des cohortes de cadres, d’ingénieurs, de techniciens qualifiés, dont beaucoup occupent des postes clés au sein des infrastructures stratégiques et des chaînes de valeur associées. L’Iran forme chaque année 3 500 000 étudiants.

La mise au pas des filières industrielles de la défense, du nucléaire, de l’acier, du gaz et du pétrole, actuellement très dynamiques et imbriquées dans des réseaux de coopération, risque à l’avenir d’éteindre l’un des principaux secteurs d’emplois qualifiés du pays, provoquant la ruine de l’économie iranienne et encourageant toujours davantage la fuite des cerveaux.

Les forces progressistes iraniennes redoutent à présent de subir un sort comparable à celui de l’Irak, où l’analphabétisme, quasiment inexistant avant le début des guerres du Golfe, a fait des bonds spectaculaires. L’exemple de l’Irak témoigne de l’impact destructeur des conflits armés sur l’éducation et les perspectives d’avenir des populations.

Dans un contexte d’intensification de la guerre économique des États-Unis avec la Chine et ses alliés régionaux, le développement et les transferts de potentiel intellectuel constituent l’un des leviers de la montée en puissance économique. Ainsi, dans la nouvelle configuration du rapport de forces international, la compétition technologique, les circuits commerciaux et la course à l’innovation constituent bien plus que la trame de fond des conflits armés. Pour les rivaux régionaux de l’Iran, Arabie saoudite et Israël en tête, le développement économique de l’Iran et de ses forces productives représente un réel obstacle.

L’intervention en Iran doit permettre aux États-Unis de consolider un rapport de force face à la Chine, mais aussi de contenir la Russie, en supprimant un possible contrepoids dans le Caucase du Sud, où la puissance américaine souhaite s’imposer à travers le corridor de Zanguezour. La finalité d’une telle démarche est la refondation de l’impérialisme US dans le contexte où les recompositions internationales lui échappent en grande partie. Sa méthode est l’unilatéralisme absolu, face aux aspirations au multilatéralisme et à la réalité d’un monde devenu multipolaire. Cependant, il est confronté à des contradictions. La hausse des prix du pétrole et du gaz va à l’encontre des efforts de Trump pour les diminuer afin de conforter ses promesses d’amélioration du pouvoir d’achat interne aux États-Unis. Il faut également compter sur le peuple iranien, qui, malgré des décennies de répression politique, ne semble nullement disposé à abandonner ses revendications pour l’égalité, la justice sociale et le développement du pays.

Depuis des décennies, la société iranienne proteste contre les politiques néolibérales et destructrices du régime de la République islamique, qui engendrent la misère et assèchent l’économie du pays, sous le regard approbateur du FMI et de la Banque mondiale. Au fil des nombreuses grèves et manifestations, les Iraniens s’opposent autant aux sanctions internationales qu’aux politiques néolibérales qui contribuent, elles aussi de manière significative, à tarir les forces vives de l’économie du pays et dénoncent la corruption, devenue endémique.

En 2024, l’élection de Massoud Pezechkian avait ainsi été portée par une promesse d’union nationale, réitérée après la guerre de Douze Jours, mais restée lettre morte. L’absence de réalisations concrètes n’ont fait qu’exacerber la colère légitime du peuple. Pas plus hier qu’aujourd’hui, la société iranienne ne semble donner de signaux de renoncement. Elle paraît au contraire fermement arrimée à son indépendance nationale et à sa souveraineté dans ses choix d’avenir.

La nécessaire fin du régime actuel, le maintien de l’intégrité territoriale de l’Iran, le respect de la souveraineté du peuple iranien et sa lutte contre toute ingérence étrangère appellent à la large coopération et à la constitution du front des forces progressistes iraniennes, comme l’exige le parti Toudeh d’Iran.

La poursuite de l’escalade militaire pourrait avoir de sérieuses conséquences sur l’équilibre régional, comme le rappellent unanimement les forces progressistes du Proche et Moyen-Orient, au parti Toudeh comme au sein de la plateforme militante et associative, The Peace Partnership (Le Partenariat pour la paix), constitué à l’initiative du Parti communiste d’Israël.

En confortant la position israélo-étatsunienne, le Président de la République Emmanuel Macron expose la France à des risques de grande ampleur, pouvant aller bien au-delà des attaques sur les bases militaires françaises au Proche et au Moyen-Orient.

Le Secrétariat du secteur international

Article publié dans CommunisteS, numéro 1076 du 4 mars 2026.

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11 mars 2026 3 11 /03 /mars /2026 09:25

 

Publié le 9 Mars

A six jours du premier tour des élections municipales, le PCF appelle ses militants et militantes, ses élu·es et ses sympathisant·es à amplifier le débat démocratique mené dans les 35 000 communes de France. Les derniers jours de campagne vont être déterminants alors qu’un tiers des électeurs et électrices se disent indécis et que l’abstention pourrait concerner des millions de Français·es.

Face à la dégradation de la situation internationale et aux risques d’embrasement généralisé du monde et dans le contexte de l’intervention militaire américano-israélienne en Iran et au Liban, les communes seront amenées à jouer, comme elles l’ont toujours fait, un grand rôle aux côtés de nos concitoyen·nes.

Les élu·es communistes, refusant l’économie de guerre que cherche à nous imposer Emmanuel Macron, portent des exigences démocratiques, de paix, de solidarité internationale et de coopération et des propositions concrètes pour protéger la vie quotidienne et le pouvoir d’achat des habitant·es de nos communes grâce au développement des services publics locaux.

Dans ce contexte, nous demandons au gouvernement de protéger les budgets de nos communes des effets de la guerre de l’énergie menée par Donald Trump et de garantir leurs capacités d’action immédiate en prenant des mesures urgentes de maîtrise et de blocage des prix de l’énergie.

Troisième force politique du pays dans ce scrutin avec des milliers d’élu·es municipaux et près de 600 maires, présent au quotidien dans les luttes des travailleurs et travailleuses, des citoyennes et citoyens dans tous les départements ruraux ou métropolitains, le PCF conduit plus de 700 listes et soutient des milliers de listes menées par d’autres formations politiques de la gauche et des écologistes.

Pour l’avenir de nos communes, nous appelons à battre partout la droite et l’extrême droite.

Elles ont en commun une gestion néolibérale qui se traduit systématiquement par une casse des services publics locaux et un recul brutal des politiques sociales de proximité. Elles organisent l'asphyxie du tissu associatif en multipliant les coupes budgétaires, détruisant ainsi la solidarité locale. Elles livrent nos communes à la spéculation, sacrifiant le logement social au profit d'un affairisme immobilier décomplexé.

L’extrême droite constitue quant à elle un péril mortel pour la France. Elle ne se contente pas d'aggraver les régressions sociales et démocratiques. Derrière une imposture sociale mensongère, elle porte un projet raciste et xénophobe qui divise les habitantes et habitants de nos communes et remet en cause les principes fondamentaux de la République.

Face à ces dangers, nous appelons à poursuivre et élargir partout les dynamiques de rassemblement autour des majorités de gauche sortantes pour répondre aux attentes des habitant·es, pour des politiques municipales, protectrices et émancipatrices, de développement de l’emploi et des services publics locaux, notamment en matière de santé, de culture, d’éducation, de mobilités, de logement.

À l'offensive contre les logiques du capital, nos majorités de gauche, fortes de la présence et de la détermination des communistes, démontrent au quotidien qu'une alternative à l'austérité est possible dès l'échelon local. Elles constituent de véritables pôles de résistance et d’alternative pour répondre aux attentes des travailleurs et travailleuses. Elles agissent concrètement pour soustraire la ville aux politiques de marchandisation, reprendre le contrôle démocratique sur les biens communs, arracher de nouveaux droits et prouver par les actes que la politique peut concrètement changer la vie.

Dans toute la France, les militantes et militants communistes ont œuvré au rassemblement des forces progressistes sur la base de projets défendant l'intérêt général et les services publics. Ils agissent pour la défense des communes et de leurs missions avec, toujours, la volonté d’apaiser le débat public et de construire des solutions concrètes, utiles au service de l’intérêt général.

C’est au soir du premier tour et avec l’ambition de faire gagner, partout en France, le maximum de listes portées par la gauche et les écologistes et pour ne donner aucun point d’appui à l’extrême droite dans notre pays, que se décideront, ville par ville et en lien avec notre exécutif national et les fédérations concernées, les choix de second tour.

Nous devons pour cela, dès le 15 mars, réunir les conditions du plus grand nombre de victoires possibles, en faisant élire ou en accordant les dynamiques les plus favorables aux candidat·es communistes et aux listes de gauche et écologistes. C’est notre objectif pour les six jours qui viennent.

Paris, le 9 mars 2026

Parti communiste français.

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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 17:53
Patrick Gambache

Patrick Gambache

Patrick Gambache

Depuis combien de temps tu es engagé en politique ?

J’ai adhéré au parti communiste à 20 ans en 1978, à la fête de l’Humanité. C’est un élu de Meudon qui m’a fait adhérer. Au lycée de Sèvres, je militais déjà et j’ai vendu « Rouge ». J’habitais Meudon-la-Forêt, une commune créée en 1961 par Fernand Pouillon, le grand architecte de l’Algérie indépendante notamment pour y accueillir les rapatriés d’Algérie et les ouvriers des usines Renault. Il y avait une vraie mixité dans cette ville de 21 000 habitants au km2 .

A 20 ans, je suis entré a l’Éducation Nationale pour devenir instituteur, je me suis retrouvé quelques mois plus tard militant du Syndicat National des Instituteurs (SNI), puis responsable de la section de Sèvres.

Tes bons moments de militantisme en région parisienne ?

La période de militantisme de 1980 à 1987 était exaltante parce qu’elle mêlait le politique et l’éducatif. J’étais engagé dans les groupes de réflexion pédagogique et les mouvements d’éducation populaire. J’ai eu la chance de commencer à enseigner dans une école d’application qui recevait des jeunes instits en formation.

C’est une période où il y avait aussi un mélange entre la partie politique et syndicale, et une vraie fraternité. Nous étions un certain nombre d’enseignants engagés au conseil syndical et nous nous retrouvions régulièrement au bureau départemental du syndicat à Nanterre : j’en garde un très bon et grand souvenir !

Parle-nous de ton entrée dans le monde de l’édition ?

Je vais devenir instituteur spécialisé nommé en collège. A ce moment-là, on me propose de travailler sur la formation et la mise en œuvre des plans de développement de l’informatique auprès des enseignants. Le Centre Académique de Recherche et de Formation en Informatique travaillait plus particulièrement sur l’intégration de cette nouvelle technologie dans les disciplines. On m’a proposé de gérer des revues thématiques et disciplinaires sur ces questions. C’est à partir de cette première expérience éditoriale que j’ai rencontré le milieu de l’édition. Tout d’abord au CRDP (Centre de Recherche et de Développement Pédagogique) comme responsable éditorial, puis comme directeur régional adjoint. J’ai ensuite collaboré aux premiers partenariats éditoriaux entre le public et le privé, notamment sur les questions de l’enseignement en technologie, et sur l’enseignement adapté, puis au sein des éditions Delagrave spécialisées dans la technologie au collège mais aussi de l’enseignement technique. J’intègre le groupe Flammarion à qui appartient Delagrave en 2002. De 2002 à 2009, je suis nommé directeur éditorial puis directeur des éditions Delagrave, en 2009 je prends également la direction des éditions « J’ai lu » et la responsabilité du développement numérique du groupe Flammarion. Nous créons une plateforme de distribution de livres numériques « Eden Livres » en partenariat avec le groupe La Martinière et Gallimard.

Hervé de la Martinière, décédé aujourd’hui, me demande d’intégrer le groupe La Martinière comme responsable des éditions Points/Seuil, et du suivi du développement numérique. Je deviens secrétaire général du groupe en 2013. En 2015, je prends la direction générale des éditions La Martinière. En 2017, je quitte La Martinière et fonde une petite entreprise de conseil d’accompagnement d’auteurs et de projets numériques : à la fois agent, coach littéraire, dans une activité de conseil. J’ai continué à accompagner des créations d’activités numériques jusqu’en 2022.

Ton histoire avec la région de Morlaix ?

Avec Michèle, nous avons acheté une maison à retaper à La Feuillée en 1992. Nos amis André et Patricia Paulus, nos témoins de mariage – André était aussi mon collègue instituteur et mon camarade de section (nous collions des affiches du PCF avant d’aller bosser le matin) et de syndicalisme – y avaient déjà une maison. De 1993 jusqu’à la retraite de Michèle, nous y avons passé toutes nos vacances. Nos enfants y avaient leurs copains c’est notre maison de cœur.

Nous avons toujours pensé que notre retraite se passerait en Bretagne entre La Feuillée et Morlaix En 2018, nous décidons de nous installer définitivement à Morlaix dans un appartement juste derrière la mairie.

En 2019, on te demande de t’engager aux élections municipales avec le PCF pour rejoindre la liste de Morlaix Ensemble dirigée par Jean-Paul Vermot. Raconte-nous…

C’est une campagne compliquée, qui se fait en deux temps avec la crise sanitaire (covid) et le confinement au milieu, qui vient tout interrompre de mars à mai 2020. Très vite, je me suis senti à l’aise parmi ce groupe de candidats, les séances de travail était dynamiques et l’ambiance chaleureuse. Les rencontres publiques, la rédaction des documents, les permanences ont été des moments propices pour apprendre à se connaître et à travailler ensemble. Les camarades du Parti, très présents, ont aussi été des éléments moteurs et facilitateurs pour mon intégration à la vie morlaisienne. Merci encore à eux ! Annie, Valérie, Marie-Françoise, Ismaël, Frédéric, Jean-Luc bien sûr (c’est lui qui m’a téléphoné pour me proposer d’être sur la liste)… C’est là que j’ai découvert Jean-Paul Vermot que je ne connaissais que très peu, je l’avais juste rencontré lors d’une fête du Parti du 1er mai.

Nous avons été élus fin juin et fait notre premier conseil municipal début juillet. J’étais conseiller municipal délégué, élu en 25e position. Après notre élection Jean-Paul m’a demandé si j’acceptais de devenir responsable de majorité, ce que j’ai accepté avec grand plaisir. J’ai noué des relations de travail et de confiance avec l’ensemble de l’équipe. Je suis 1er adjoint depuis 2023 et ai les délégations : finances, ressources humaines et la police municipale. Par ailleurs, je suis vice-président de la régie de l’eau An Dour et en charge des travaux de rénovation du Musée.

Six ans de mandat, c’est long ?

Oui six ans de mandat, avec beaucoup de travail. C’est un engagement sur un temps long ou les difficultés n’ont pas manqué : covid, difficultés économiques, désengagement de l’État…

Mais c’est aussi des réussites, et le bilan du mandat de la liste est très positif : mobilité, centre de santé, Rues en scène, les jardins éphémères, la démocratie participative… les élus et les agents n’ont pas chômés durant ces six années.

Il faut s’occuper de beaucoup de sujets très différents et être présent en mairie : j’y passe au moins 3-4 jours par semaine. Mais au final ce sont aussi de vraies satisfactions et le travail en équipe avec les élus, les collaborateurs de la ville est un moteur très efficace.

De quoi tu es le plus satisfait dans ce mandat et l’exercice de tes fonctions ?

Le travail que j’ai pu faire de coordination des équipes et la confiance qui m’a été accordée par mes collègues de Morlaix Ensemble est une satisfaction énorme. Le travail avec les services de la ville, toujours très mobilisés, a été un grand plaisir. Tout le travail effectué a été fait en confiance et en grande proximité avec Jean-Paul Vermot.

Un travail fait d’organisation, de structuration des ressources humaines de la ville a permis de gagner en qualité relationnelle, de vie au travail, de compétences, de dialogue social. C’est sans doute le plus important. Nous avons travaillé à la titularisation des contrats précaires, cherché à développer la formation, la qualité de vie au travail en y associant les agents, les syndicats, les cadres de la mairie. Nous avons conforté les avancements de grade et les promotions malgré les manques de financement, travaillé à l’accompagnement des cadres et la formation au management.

J’ai essayé d’être disponible et à l’écoute de tous notamment pour les agents et être attentif à leurs demandes.

Un travail important sur le chantier du Musée a été réalisé et c’est une grande satisfaction : la restauration de la chapelle sera terminée à l’été et concomitamment un travail considérable dans le domaine archéologique a été réalisé par l’INRAP.

Les agents sont restés très mobilisés et proactifs pour faire vivre le musée pendant sa fermeture en organisant des visites de chantiers qui ont été un beau succès, par le travail sur la conservation des œuvres, la recherche et la communication.

Dans le domaine de la sécurité et de la tranquillité publique, je suis fier d’avoir pu accompagner le travail d’une équipe de police municipale renforcée, centrée sur la question de la police de proximité, la prévention, la pédagogie, qui cherche à développer une qualité relationnelle avec les Morlaisiens.

D’après toi, quelles sont les valeurs communistes que tu as pu porter dans l’exercice de ton mandat dans une majorité d’union de la gauche ?

Le travail autour de la démocratie participative, idée qui nous est chère, et que l’on souhaite développer pour prendre en compte la parole des citoyens. Mais aussi tout le travail réalisé sur la partie ressources humaines, en cherchant à développer toujours plus d’équité, avec un grand respect pour les agents communaux et leur travail. Enfin tout ce que l’équipe municipale a mis en place pour permettre de mieux vivre à Morlaix, l’accompagnement des personnes en difficulté : être des facilitateurs et de faire en sorte que les Morlaisiens se sentent mieux dans leur ville. Malgré les contraintes budgétaires, nous avons réussi à faire en sorte de maintenir les tarifs sociaux de cantine et garderie, du sport, les subventions aux associations, les budgets pour la culture…

Dans le domaine de la solidarité internationale, tu t’es aussi beaucoup investi sur la question de la coopération avec le peuple palestinien…

La municipalité, puis Morlaix-Communauté et An Dour se sont investies dans le cadre de la coopération décentralisée sur un très gros projet sur la Palestine autour de la maîtrise de l’eau dans le camp de réfugiés de Jalazone. C’est avec une très grande fierté que nous voyons progresser à grands pas ce projet et les contacts réguliers que nous avons avec le camp de réfugiés de Jalazone nous permettent d’avoir une approche politique de cette question de la solidarité concrète avec le peuple palestinien. Le fait de pouvoir m’être rendu sur place et de recevoir régulièrement des nouvelles et des amis palestiniens donne une toute autre ampleur à mon engagement sur cette question.

Et maintenant ?

Je m’investis pleinement ainsi que mes camarades dans la campagne municipale avec Jean-Paul Vermot et toute l’équipe de Morlaix ensemble. Je serais présent en fin de liste, car j’ai souhaité partir sur de nouveaux projets. Je resterai pleinement mobilisé sur la question de la Palestine, avec l’AJPF et l’association Morlaix-Wavel, et au sein du PCF en m’investissant davantage sur la section.

 

Propos recueillis par Ismaël Dupont pour "Le Chiffon Rouge" et "Rouge Finistère"

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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 08:03
Remember - Rue Pierre Sémard à Morlaix (Photos Syndicat CGT Cheminots)
Remember - Rue Pierre Sémard à Morlaix (Photos Syndicat CGT Cheminots)

Pierre Semard, le dirigeant cheminot communiste fusillé par les Nazis le 7 mars 1942 - par André Marty, avec la publication de sa dernière lettre - un document exceptionnel de l'édition d'Alger du livret publié par le PCF aux Editions Liberté (archives Jean-Claude Cariou)

 

Pierre SEMARD, fusillé le 7 mars 1942.
Pierre Sémard est né le 15 février 1887 à Bragny-sur- Saône dans une famille de cheminots. Devenu cheminot lui-même, Pierre Sémard s’engage activement dans le syndicalisme. Il devient le secrétaire général de la Fédération des cheminots CGT en juin 1921, de la Fédération des cheminots CGTU après la scission, puis de nouveau avec la CGT réunifiée en 1936.
La famille Pierre Sémard habitait au 65 avenue Secrétan dans le 19èarrondissement où se trouve aujourd’hui un nouvel immeuble des HLM.
En 1939, à la déclaration de guerre, Pierre Sémard est réquisitionné comme cheminot et doit s’installer avec sa famille à Loches en Indre et Loire. C’est dans cette ville qu’il est arrêté, en octobre 1939, par le gouvernement de l’époque en vertu d’un décret qui interdit le Parti Communiste Français.
Alors que l’armée allemande envahit le pays, Pierre Sémard est maintenu en détention au camp de Gaillon dans l’Eure d’où les autorités de Vichy le livreront plus tard comme otage à l’occupant.
Durant sa captivité, Pierre Sémard, malgré son internement, réussit à garder le contact avec les syndicats clandestins, il sera un personnage-phare dans la mobilisation des Cheminots contre les nazis.
Il apporte ses conseils, rédige des appels au combat et dans sa dernier lettre avant d’être fusillé, il lance un ultime appel à ses amis cheminots : " Je meurs avec la certitude de la libération de la France. Dites à mes amis cheminots qu’ils ne fassent rien qui puisse aider les nazis. Les cheminots me comprendront, ils m’entendront, ils agiront. Adieu chers amis, l’heure de mourir est proche. Mais je sais que les nazis qui vont me fusiller sont déjà des vaincus et que la France saura poursuivre le bon combat".
Les cheminots joueront un rôle considérable dans ce qu’on a appelé “la bataille du rail”.
Le 6 mars 1942, Pierre Sémard est transféré à la prison d’Évreux et remis le lendemain aux autorités allemandes pour être fusillé comme otage, le lendemain.
Juliette, l’épouse de Pierre Sémard, fut elle aussi arrêtée le 7 août 1941, elle avait assuré durant l’internement de son mari la liaison avec la direction clandestine des cheminots. Jugée le 5 janvier 1942, elle fut condamnée à 8 ans de travaux forcés. Déportée à Ravensbrück, elle fut rapatriée le 24 juin 1945.
Avec la complicité de son épouse, Pierre Sémard avait, jusqu’à son exécution, tenu une place considérable dans la direction de la Résistance cheminote. Cette place lui a été reconnue officiellement au titre de la Résistance Intérieure Française. Pierre Sémard est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 08:00
En gare de Brest, ce 7 mars, hommage à notre camarade Pierre Sémard tué par les Nazis
En gare de Brest, ce 7 mars, hommage à notre camarade Pierre Sémard tué par les Nazis
En gare de Brest, ce 7 mars, hommage à notre camarade Pierre Sémard tué par les Nazis
En gare de Brest, ce 7 mars, hommage à notre camarade Pierre Sémard tué par les Nazis
En gare de Brest, ce 7 mars, hommage à notre camarade Pierre Sémard tué par les Nazis
Hommage à Pierre Semard, gare de Brest , 07 mars 2026
La prise de Parole de notre SG du syndicat CGT des Cheminots de Brest Landerneau, Jean-Christophe Hamon, rappelant la trahison de classe de la bourgeoisie, le lien progrès social - service public, et démocratie, contraire à cette extrême droite qui livrera P Semard aux nazis après que la droite l'ait emprisonné.
Il rappellera à toutes et tous outre celle politique, la responsabilité du syndicalisme pour mener le combat contre l'extrême droite.
Un beau moment de mémoire et d'hygiène mentale que personne n'a contesté a raisonné ce jour dans la gare.
J'ajouterai que cela portait bien plus haut et plus loin que le discours de Macron à l'île longue quelques jours avant
Guy Hervy
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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 07:53
A Landerneau, la dynamique est là pour Gladys Grelaud et ses colistiers de la liste Landerneau pour tous
A Landerneau, la dynamique est là pour Gladys Grelaud et ses colistiers de la liste Landerneau pour tous
A Landerneau, la dynamique est là pour Gladys Grelaud et ses colistiers de la liste Landerneau pour tous
A Landerneau, la dynamique est là pour Gladys Grelaud et ses colistiers de la liste Landerneau pour tous
A Landerneau, la dynamique est là pour Gladys Grelaud et ses colistiers de la liste Landerneau pour tous

Après le marché avec le soutien de la députée Mélanie Thomin le matin, une belle réunion publique pour Gladys Grelaud et ses colistiers de la liste Landerneau pour tous ce vendredi 6 mars au soir au mille club de Landerneau avec le soutien du conseiller régional Olivier Le Bras, de l'ancien sénateur socialiste François Marc, de Ismaël Dupont, conseiller départemental, et de plusieurs camarades du département, et une réunion à plusieurs voix sur la prise en compte des enjeux de vie quotidienne des habitantes et habitants de Landerneau, jeunes, aînés, travailleurs, en situation de handicap et de perte d'autonomie. La campagne se mène surtout sur le terrain au porte-à-porte, avec une belle équipe et un vrai enthousiasme collectif. La dynamique est là ! 

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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 07:49
Dans une semaine les élections municipales: dans le Finistère, près de la moitié des finistériens pourront choisir de faire élire des élus communistes dans des majorités de gauche
Dans une semaine, le 15 mars (1 seul tour quand il n'y a que deux listes) et le 22 mars en cas de deuxième tour, les élections municipales seront un moment décisif pour nos communes, un moment important pour la vie de leurs habitantes et de leurs habitants.
 
Avec 6 700 élus et 661 communes dirigées, le PCF est aujourd’hui la troisième force politique du pays en nombre d'élus locaux.
 
Cet enracinement local est une richesse : il permet chaque jour de défendre les services publics, la mixité sociale, la démocratie locale et participative et l’intérêt général au plus près des habitants et de leurs besoins et attentes.
 
Dans le Finistère, un maire délégué d'une commune associée est communiste, Jacques Rannou à Kernevel, qui se représente avec Michel Loussouarn à Rosporden, et avons aussi la satisfaction de présenter et soutenir deux têtes de liste d'union de la gauche à Scaer avec Jeannine Daniel et à Landerneau avec Gladys Grelaud, et également une tête de liste sympathisant PCF, François Plassart, à Berrien.
 
Attachés à la victoire dans un maximum de communes d'équipe de gauche, artisans du rassemblement de la gauche et des écologistes pour être utiles aux citoyens et porter des propositions de progrès pour nos communes dans un contexte national de virage réactionnaire et d'extrême-droitisation, nous présenterons 95 candidates et candidats dans 30 communes différentes du Finistère, représentant près de la moitié des habitants du département.
Et parmi ces 95 candidats nous avons l'ambition de faire élire 7 jeunes -25 ans, 8 jeunes de - 30 ans.
 
 
Les habitants de 30 communes représentant 395 703 finistériens (43 % des habitants du Finistère) auront donc la possibilité de voter pour des candidats communistes sur des listes d’union.
Bon courage à tous nos candidats dans les différentes communes pour la dernière semaine de campagne:
- Brest (139 000 habitants): nous avons 8 candidats adhérents au PCF sur la liste de la "Gauche Unie pour Brest" (soutenue par le PS, les écologistes, PCF, les radicaux de gauche, UDB) conduite par François Cuillandre, le maire sortant.
Taran Marec, 27 ans, secrétaire de la JC 29, en 5ème position sur la liste, Alexiane Messager, 22 ans, membre de la JC elle aussi, en 12e position, Eric Guellec, 57 ans, en 17e position, Sandra Le Roux, 50 ans, en 34 e position.
Camille Mongin, 22 ans, est en 42e position, et devrait renter en cours de mandat. Suivent Jacqueline Héré, maire déléguée du quartier Bellevue pendant plusieurs mandats, en 50e position, Cyrille Frey, 46 ans, en 51e position, et Bruno Guigourese, en 53e position sur la liste « La Gauche unie pour Brest ».
- Quimper (65 532 habitants): dans la ville chef lieu du département, nous aurons 5 candidats adhérents au PCF dont 3 en position éligibles en cas de victoire de la maire sortante Isabelle Assih et de sa liste d'union de la gauche « Quimper ensemble » (soutenue entre autre par le PS, Ecologistes, PCF, UDB): Yann Foucher, Maud Jan, et Nicolas Quéau, Fabien Tudo Deler et Patricia Corre
- Concarneau (18 867 habitants): Erwann Grossmann , membre du PCF, sera candidat sur la liste de gauche citoyenne conduite par Thomas Le Bon et Manon Rosario "Concarneau citoyenne et participative"
- Landerneau (15 543 habitants) Gladys Grelaud, dirigeante nationale du PCF et conseillère régionale de Bretagne, conduira la liste d'union de la gauche "Landerneau pour tous" pour devenir maire de Landerneau.
Sur cette liste seront présents aussi 4 autres camarades du PCF: Mathéo Amil, jeune communiste de 22 ans, en 6e position, Thomas Thérin, jeune communiste de 22 ans, également éligible, Aline Tassin, Philippe Van Aecker
- Guipavas (15 401 habitants) Luc Treguer retraité de la DCAN et Naval Group, militant syndical, ancien représentant du personnel, dirigeant associatif dans le domaine du football, adhérent au PCF, sera candidat sur la liste d'union de la gauche de Claire Le Roy
- Morlaix (15 254 habitants): nous aurons 8 candidats adhérents du parti communiste sur la liste "Morlaix Ensemble" conduite par Jean-Paul Vermot (PS), et soutenue par le PS, le PCF, Génération.S, les Écologistes, l'UDB. En 3e sur la liste, Ismaël Dupont, en 4e Valérie Scattolin, 14e Colette Loiseau, 15e Fréderic L’aminot, 16e Marie-Françoise Madec Jacob, 21e Enzo de Gregorio, 23 ans, 31e Patrick Gambache, 34ème Annie Le Calvez
- Douarnenez (14 750 habitants),: nous aurons 8 candidats communistes et apparentés dont deux en position éligible sur une liste d'union de la gauche Pour Douarnenez ! conduite par Véronique Raher-Hériaud et soutenue par Génération.S, le PS, le PCF : Victor Cariou et Yves-Marie Jade, en position éligible, Lionel Picart, Jean-Pierre Demaimay, Claude Runambot, Joëlle Heussaf, Marceline Severac, Maguy Sylvestre en position non éligible.
- Plougastel Daoulas (13 431 habitants) : 4 candidats communistes sur la liste d'union de la gauche conduite par Marlène Le Meur: Maxime Paul et Stephane Clayette, Gérard Le Bricquer et Isabelle Léostic
- Relecq-Kerhuon (11 323 habitants): 11 candidats communistes au Relecq-Kerhuon sur la liste d'union du maire sortant PS Laurent Peron: Claudie Bournot Larry Réa Bertrand Biannic, Véronique Le Bihan, Monique Mevellec Sithamma, Elia Merrien (22 ans), Pierre-Yves Liziar, Isabelle Mazelin, Jacky Gallou, Bernard Calvez, Pascal Segalen
- Pont l’Abbé (8304 habitants): Laurent Cooper 3ème sur la liste et Véronique Blanchet (élue d’opposition sortante), candidats sur la liste de gauche PS-PCF-Ecologistes- non encartés) conduite par Yves Canevet (PS).
- Rosporden-Kernevel (7580 habitants): sur la liste de Michel Loussouarn et Jacques Rannou, nous aurons 10 candidats communistes et apparentés dont 8 éligibles. Nos candidats sont Jacques RANNOU, Karen Le Moal, Anita Richard, Quentin Rannou, Laurence Flatté, Djelloul Benhenni, Pierig Morvan, Françoise Nioche, Isabelle Ravary et Romain Buenafuente
- Carhaix (7327 habitants): 4 candidats communistes sur la liste de Claude Prigent: Xavier Perchec (en 3ème position) Pierre-Yves Thomas (en 5ème position) Joël Savina (éligible) et Linda Veschetti
- Saint-Pol de Léon (6804 habitants): Marie-France Monery sera candidate sur la liste de Jean-Luc Bonis "Saint-Pol ensemble"
- Plonéour-Lanvern (6403 hab): Gérard Bal candidat sur une liste d’un collectif citoyen de gauche, "la liste citoyenne"
- Gouesnou (6 281 habitants) : Philippe Carquet retraité de l’arsenal sera en 3e position sur la liste de gauche
- Briec (5850 habitants): Jean-Claude Perrot sur la liste de Thomas Férec, le maire sortant
- Penmarc’h (5352 hab): Philippe Moreau candidat sur une liste d’un collectif citoyen de gauche "Penmarc'h à babord"
- Plouigneau (5265 habitants): 6 candidats communistes et apparentés sur la liste d'union de Joëlle Huon, « Plouigneau ensemble, la dynamique continue », maire PS, dont 4 adhérents: Roger Héré est 2e sur la liste, Julie Hamon 3ème, Daniel Duval (sympathisant), Christophe Boudrot, Joël Jean (sympathisant) Patrick Beguivin
- Scaër (5197 habitants): nous avons la tête de liste de "Scaër à gauche, joyeuse populaire, solidaire", la liste d'union de la gauche: Jeannine Daniel, adhérente PCF, ancienne adjointe, et candidate sur la liste pour être maire avec des non encartés, un groupe de jeunes, et une autre camarade du PCF Colette Le Noac’h
- Plobannalec Lesconil (3694 hab): Louis Guirriec militant du PCF Pays Bigouden présent sur une liste transpartisane "Ploba Lesco avec vous"
- Pont de Buis les Quimerc’h (3663 habitants) : 2 candidats communistes : Isabelle Maugeais, élue sortante et conseillère départementale, positionnée pour être adjointe sur la liste d'union du maire sortant PS Pascal Prigent, et Romaric Le Duc
- Plougonven (3382 habitants), Fabienne Cyriaque, en 2e position sur la liste de Claude Darmigny (écologiste), liste soutenue par le PCF, Les Écologistes, le PS avec Arnaud Kermarrec, adhérent PCF, et Pascal Kerboriou, ancien adjoint PCF. 2 autres sympathisants du PCF sur la liste également.
- Saint Thégonnec Loc Eguiner (3148 habitants): Daniel Ravasio, secrétaire de section, candidat en position non éligible sur la liste de gauche d’Yvon Pouliquen
- Landudec (1459 hab):23 Alban Gentric, 19 ans, membre de la JC Quimper et du PCF, étudiant, présent sur la liste unique de Alexis Gentric (Ensemble pour Landudec). Il devrait être élu et devenir le benjamin des élus communistes car il n’y a qu’une liste.
- Plounéour Menez (1298 habitants): la chanteuse militante du PCF Mona Jaouen en bonne position sur la liste d'union de la gauche Sébastien Marie, le maire sortant, membre de l'UDB
- Guimaëc (982 habitants): Jeremy Lainé sera adjoint pour son 3e mandat avec la liste d'union conduite par Pierre Le Goff maire PS et conseiller départemental
- Berrien (943 habitants): François Plassart, sympathisant, adhérent du PCF Morlaix pendant plusieurs années et ancien adjoint communiste de Morlaix, sera à la tête d'une des listes "Agir ensemble à Berrien"
-Saint-Frégant (879 hab) : Carole Kerlan (prof en lycée pro marqueterie à Landerneau, nouvelle adhérente) sera candidate sur la liste « Engagés pour Saint-Frégant », conduite par Philippe Masquelier
La Fédération du PCF Finistère remercie et félicite tous ces 95 candidats, adhérents et sympathisants du PCF pour leur engagement sur ces listes d'union aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026
Nous leur souhaitons à toutes et tous ainsi qu'à l'ensemble de leurs équipes et têtes de liste le succès pour faire élire un maximum d'équipes de gauche, orientées sur la défense des services publics, des solidarités, de la démocratie locale et participative, de la lutte pour l'égalité des droits, le logement accessible à tous, la culture et la vitalité associative et sportive, l'émancipation de la jeunesse, l'attention à toutes les vulnérabilités, dans les communes du Finistère.
Cet engagement personnel de chacune et chacun d'entre eux témoigne d'abord de leur attachement à leur commune et à l'intérêt général. Elle témoigne de l'engagement des communistes pour la vie locale. N'oublions pas que cette base de la démocratie qu'est la commune repose sur l'investissement personnel altruiste de dizaine de milliers d'élus.
Nous soutenons bien sûr aussi toutes les équipes de gauche dans des communes où nous ne présentons pas de candidatures communistes.
Nous sortons du mandat 2020-2026 avec un peu plus d'une cinquantaine d'élus municipaux, communistes et apparentés et nous voulons avoir une représentation au moins équivalente au prochain mandat.
Mais surtout notre objectif est de conserver le maximum de communes à gauche, en premier lieu Brest et Quimper, et de gagner d'autres municipales face à la droite sortante car nous avons besoin de politiques qui protègent et soutiennent nos concitoyens, orientées sur la justice sociale, tout l'inverse de la politique de l'Alliance et du président du département De Calan au niveau départemental par exemple, qui s'attaque aux allocataires du RSA, aux dispositifs d'insertion.
Dans le contexte de puissante offensive réactionnaire et d'extrême-droite au niveau national et international, le Finistère peut être un territoire où la gauche résiste, surtout en faisant le choix du rassemblement et de l'unité à gauche, comme nous l'avons fait dans de nombreuses communes, sachant que dans toutes nos communes, le PCF étant un parti démocratique décentralisé, ce sont les adhérents communistes de ces communes, dans leurs sections locales, qui décident de la stratégie qu'ils souhaitent adopter et des alliances.
Merci à tous nos candidates et candidats, militantes et militants, impliqués dans ces campagnes des listes de gauche pour leur engagement!
Merci à tous nos élus communistes sortants qui ne se représentent pas ou qui se représentent simplement en situation inéligible pour leurs années d'engagement au service de leurs communes, de leurs concitoyens, et de nos idées et valeurs.
Citons par exemple parmi nos camarades qui n'ont pas souhaité être de nouveaux élus municipaux:
à Brest Jacqueline Héré, maire de quartier de Bellevue pendant une trentaine d'années, Mathilde Maillard, adjointe sur le bien vieillir, Jean-Michel Le Lorc'h, vice-président de Brest Métropole, Anne-Catherine Cleuziou,
à Quimper Bernard Jasserand, maire adjoint de quartier à Kerfeunten, Yvonne Rainero, conseillère déléguée et communautaire, engagée sur la santé, Ronan Sinquin
à Morlaix Patrick Gambache le premier adjoint qui ne se représente pas en position éligible, Eugène Davillers Caradec
au Relecq-Kerhuon, Isabelle Mazelin, adjointe à la culture pendant 4 mandats, Chantal Cadiou
à Plouigneau Mariane Gauthier Destable, Annick Le Guern
à Plourin-les-Morlaix Marie-Christine Coz, adjointe pendant plusieurs mandats
à Plougonven Martine Carn, adjointe pendant plusieurs mandats, plus conseillère municipale d'opposition
à Rosporden-Kernevel, Jean-Marie Cloarec
à Moëlan, Willy Titteca
Nous remercions tous ces camarades pour leur engagement qui a pris beaucoup sur leur vie personnelle.
Le PCF présente un fort renouvellement parmi ses candidats puisque 55 de nos candidats ne sont pas élus sortants et une cinquantaine n'ont jamais été élus.
Et bon courage à tous nos candidats et équipes de campagne pour la dernière semaine de campagne, et tout particulièrement à nos deux têtes de liste communiste d'union de la gauche, deux femmes formidables, Gladys Grelaud à Landerneau et Jeannine Daniel à Scaër.
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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 07:38
Campagne de Morlaix Ensemble: point de rencontre ce samedi 7 mars devant la mairie (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Campagne de Morlaix Ensemble: point de rencontre ce samedi 7 mars devant la mairie (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Campagne de Morlaix Ensemble: point de rencontre ce samedi 7 mars devant la mairie (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Campagne de Morlaix Ensemble: point de rencontre ce samedi 7 mars devant la mairie (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Campagne de Morlaix Ensemble: point de rencontre ce samedi 7 mars devant la mairie (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Campagne de Morlaix Ensemble: point de rencontre ce samedi 7 mars devant la mairie (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Campagne de Morlaix Ensemble: point de rencontre ce samedi 7 mars devant la mairie (Photos Pierre-Yvon Boisnard)

Campagne de Morlaix Ensemble 2026 .

Point de rencontres des candidats avec Jean-Paul Vermot devant la mairie de Morlaix ce samedi 7 mars.

Une partie de nos colistiers distribuaient aussi dans le marché place Allende.

Photos de Pierre-Yvon Boisnard 

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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 07:36
Vente de l'Humanité sur le marché de Morlaix ce samedi 7 mars 2026

Nos camarades du PCF Morlaix François Trehoret et Lucienne Nayet avec Rémy Joly vendaient l'humanité magazine ce samedi 7 mars au matin, place Allende ,sur le marché de Morlaix, ici avec Camille Thomas distribuant les tracts de Morlaix Ensemble 2026 avec d'autres de nos colistiers. 

Photo de Pierre-Yvon Boisnard

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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 07:33
Ce samedi 7 mars un nouveau rassemblement de solidarité avec la Palestine et les peuples libanais et iranien a eu lieu place Médard à Quimper: hommage à Leïla Shahid
Ce samedi 7 mars un nouveau rassemblement de solidarité avec la Palestine et les peuples libanais et iranien a eu lieu place Médard à Quimper: hommage à Leïla Shahid
Ce samedi 7 mars un nouveau rassemblement de solidarité avec la Palestine et les peuples libanais et iranien a eu lieu place Médard à Quimper: hommage à Leïla Shahid
Ce samedi 7 mars un nouveau rassemblement de solidarité avec la Palestine et les peuples libanais et iranien a eu lieu place Médard à Quimper: hommage à Leïla Shahid
Ce samedi 7 mars un nouveau rassemblement de solidarité avec la Palestine et les peuples libanais et iranien a eu lieu place Médard à Quimper à l'appel du collectif Palestine Solidarité de Cornouaille. En cette veille du 8 mars avec Marie Nicolas j'ai rendu hommage à Leïla Shahid. Marie a évoqué sa vie, j'ai retracé quelques jalons de la solidarité avec la Palestine en Cornouaille, dont le 1er acte concret a sans doute été l'accueil par la ville de Douarnenez et son maire communiste Michel Mazéas d'enfants rescapés du massacre de Chatila à l'été 1983. Massacre de Chatila qui a joué un rôle important dans la vie de Leïla Shahid présente avec son ami Jean Genet sur les lieux quelques heures après.
J'ai rappelé aussi que Leïla Shahid était venue à plusieurs reprises en Cornouaille, lorsqu'elle était déléguée générale de la Palestine en France, d'abord à Quimper le 2 octobre 2003, elle avait donné une conférence devant plus de 500 personnes à l'invitation de la Liberté de l'Esprit, avec le soutien du comité France Palestine. Soirée inoubliable à la suite de laquelle Yves Jardin, Piero et moi avions été invités par les organisateurs et Leïla à partager leur repas à la brasserie de l’Épée. Leïla avait déclaré à la presse que les espoirs nés 10 ans plus tôt des accords d'Oslo s'étaient totalement envolés, que la Palestine était au point mort, que Sharon bénéficiait d'une totale impunité. Elle avait ajouté avec sa grande lucidité que pour mettre fin au cycle infernal de la violence née de l'occupation et qui pèse sur les deux peuples, il faut une réponse politique qui ne peut venir que d'Israël, l'occupant...Nous étions en 2003...Que d'occasions perdues avant le drame actuel, le génocide, et la guerre exportée dans toute la région...
D'autres passages de Leïla Shahid ont laissé un fort souvenir, notamment le débat à Carhaix en 2015 devant 300 personnes, ou sa venue au festival de cinéma de Douarnenez en 2017, Douarnenez jumelée depuis 2005 avec le camp palestinien de Rashidiyé au Liban.
Combien les bombardements actuels au Liban et les réfugiés sur les routes auraient éprouvé Leïla Shahid !
Pour finir j'ai cité l'hommage de Majed Bamya, membre de la représentation de l’État de Palestine à l'ONU :
"Elle croyait à la justice comme fondement de tout engagement, elle croyait au pouvoir rédempteur de la culture et de l'art. Ce monde nouveau n'était pas compatible avec qui elle était. Voir son peuple se faire massacrer nuit et jour était par delà sa force que je croyais pourtant infinie...Elle continuera à nous inspirer et à vivre en nous maintenant qu'il nous revient de porter ce fardeau de l'espoir devenu trop lourd pour elle.
 
Yvonne Rainero pour le PCF Pays de Quimper
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