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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 05:26
Ilan Pappé, historien : « Israël a toujours estimé qu’il devait dominer le monde arabe »
 
Alors qu’Israël poursuit ses actions meurtrières dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, au Liban et en Syrie, avec le soutien des gouvernements occidentaux, Ilan Pappé, historien israélien, publie en français un petit livre percutant, « Brève histoire du conflit israélo-palestinien ».
Gwenaelle Lenoir
 
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Lundi 4 mai paraît l’édition française d’un court ouvrage de l’historien israélien Ilan Pappé au titre explicite : Brève histoire du conflit israélo-palestinien (Les Liens qui libèrent). En moins de 200 pages, le professeur à l’université d’Exeter, en Grande-Bretagne, résume des décennies de travaux de ceux que l’on a nommés les « nouveaux historiens » israéliens – dont il est –, qui ont balayé l’histoire officielle du conflit entre Israël et la Palestine.
Ilan Pappé, né en Israël de parents allemands ayant fui l’Allemagne nazie, est devenu au fil de ses découvertes historiques un homme engagé, antisioniste et défenseur des droits des Palestinien·nes. Il dirige aujourd’hui le Centre européen d’études sur la Palestine.
Le concentré qu’il publie aujourd’hui souligne de façon frappante la continuité idéologique entre les débuts du sionisme et la politique actuelle menée par le gouvernement Nétanyahou dans la bande de Gaza, la Cisjordanie, et le reste du Moyen-Orient. Entretien.
« Mediapart » : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cette Brève histoire du conflit israélo-palestinien, et pourquoi maintenant ?
Ilan Pappé : Je l’ai écrite en anglais il y a un an et demi, après un salon du livre où j’ai constaté que les gens cherchaient un ouvrage sur le contexte des événements survenus depuis octobre 2023. Ils trouvaient les livres présentés trop gros, trop spécialisés. En même temps, la plupart des gens n’étaient pas satisfaits du contexte présenté par les médias et en voulaient plus, sans pour autant se lancer dans des études universitaires sur le sujet.
Et c’est pourquoi ce livre se vend bien, parce qu’il apporte, en quelque sorte, des récits que ne donnent ni les médias grand public, encore moins les politiciens traditionnels. Ces derniers se plient au récit d’Israël selon lequel les événements du 7-Octobre relèvent de l’antisémitisme islamiste, et que l’Iran les a orchestrés. Israël veut qu’ils soient traités ainsi et a exigé qu’on n’analyse pas le contexte historique du 7-Octobre.
À propos du personnel politique occidental, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a cité la phrase attribuée à la première ministre israélienne Golda Meir – « Nous pouvons pardonner aux Palestiniens de tuer nos enfants, mais nous ne leur pardonnerons jamais de nous forcer à tuer les leurs » – à propos de la nouvelle loi israélienne sur la peine de mort pour les Palestiniens. Il voulait souligner que l’ethos de l’État d’Israël était humaniste. Que vous inspire cela ?
[Rires] J’ignorais cet épisode ! Mais votre ministre fait un contresens complet ! C’est l’interprétation la plus étrange que j’ai jamais vue de cette phrase, car elle ne montre pas l’humanisme d’Israël mais exactement le contraire. Golda Meir a dit cela à Haïfa, en 1948, après qu’Israël eut procédé au nettoyage ethnique de la ville. À un journaliste qui lui demandait : « Ne pensez-vous pas que ce que vous voyez ici ressemble aux pogroms perpétrés contre les juifs en Europe de l’Est ? », elle a répondu : « Oui, je suis très triste de voir cela, et nous ne pardonnerons jamais aux Palestiniens de nous avoir forcés à leur faire subir cela. »
C’est une phrase qui montre l’hypocrisie, la prétention à la vertu et l’incapacité des Israéliens à accepter que les Palestiniens soient des victimes, qui jugent que seul Israël peut être victime. C’est comme une personne qui en bat une autre très violemment, au point de presque la tuer et qui lui dit : « C’est de ta faute. Tu m’as tellement mis en colère que j’ai failli te tuer. Et je ne te pardonnerai jamais de m’avoir poussé à presque te tuer. » Je suis très surpris que votre ministre ait évoqué cela pour justifier une vision positive d’Israël.
Revenons à votre dernier livre. En parcourant les chapitres consacrés aux débuts du sionisme et de son implantation dans la Palestine historique, on a souvent le sentiment qu’il existe une forte continuité entre cette période et aujourd’hui. Est-ce le cas ?
Il y a une petite différence, mais pas sur le fond. Pour que le sionisme devienne réalité, il fallait une coalition très forte qui accepte l’idée que la seule solution au problème juif en Europe est un État juif au cœur du monde arabe aux dépens des Palestiniens, et que si les Palestiniens et le monde arabe s’y opposaient, ils devraient faire face à une coalition mondiale. Cela n’a pas changé. Les Palestiniens ont perçu l’idée qu’ils devaient être remplacés, déplacés et supplantés par les juifs d’Europe, puis plus tard également par des juifs venus des pays arabes et orientaux, comme une menace existentielle, et ont formé leur propre mouvement de résistance. Et ce mouvement de résistance est toujours actif aujourd’hui. Donc il faut toujours, pour maintenir Israël, une large coalition.
Cette coalition est composée de membres qui ne sont pas d’accord sur tout, mais qui s’accordent néanmoins sur le projet sioniste. Par exemple, les sionistes chrétiens croient toujours qu’il s’agit d’un programme divin, qui apportera la seconde venue du Messie. Les conservateurs américains ou « nouveaux conservateurs » estiment que c’est important car il s’agit du bastion de l’Occident et de l’Amérique dans une région très hostile. Les multinationales qui commercialisent du matériel militaire estiment qu’il s’agit d’une formidable opportunité. Et puis, bien sûr, il y a le sentiment juif, qui est probablement le plus authentique parmi les membres de ces alliances, selon lequel il faut une sorte de nouvel État refuge où l’on puisse se rendre si les choses tournent mal, comme ce fut le cas pendant la Seconde Guerre mondiale.
Mais pendant des décennies, on a pu avoir le sentiment, si l’on ne suivait pas l’actualité au quotidien, que la brutalité était moindre qu’aux premiers jours. Jusqu’à il y a deux ou trois ans, jusqu’au retour de Nétanyahou au pouvoir.
Je pense que deux choses se sont produites. Tout d’abord, la communauté internationale ne réagit pas à une brutalité quotidienne. Elle réagit à une brutalité très dramatique. Mais il n’y a pas eu un seul jour depuis l’arrivée des sionistes en Palestine où les Palestiniens n’ont pas été exposés à la brutalité sioniste, certes pas toujours à grande échelle.
Deuxièmement, Internet et les visites de jeunes du monde entier en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ont commencé à révéler la réalité de l’oppression israélienne.
Et il s’est clairement produit quelque chose de différent après novembre 2022, lorsque, pour la première fois, les éléments les plus fondamentalistes, les plus extrêmes et les plus racistes de la société juive israélienne ont commencé à prendre le pouvoir. Il ne s’agissait pas seulement de Nétanyahou. Il s’agissait de l’alliance de Nétanyahou avec ces forces.
Ils ont beaucoup moins de scrupules que la génération précédente à utiliser des armes et des stratégies encore plus meurtrières et destructrices contre les Palestiniens. C’est partout depuis le 7-Octobre. Même si, comme je l’ai dit, cela existait déjà auparavant. Les Palestiniens ont toujours été à la merci d’une armée très puissante qui a été constituée à bien des égards pour les surveiller, les contrôler et les occuper depuis des décennies.
Compte tenu de ce que vous avez analysé dans le cadre de vos travaux, voyez-vous des points de comparaison entre le passé et la situation actuelle dans la bande de Gaza d’une part, en Cisjordanie d’autre part ?
Je vois bien des similitudes, mais aussi des différences. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui à Gaza me rappelle les dernières phases de la Nakba, les opérations menées par Israël en 1948, lorsque ce pays était incapable d’occuper – ou peu disposé à le faire – l’ensemble de la Palestine historique. C’est ainsi que la Cisjordanie et la bande de Gaza ont vu le jour. Les Israéliens ont repoussé autant de Palestiniens qu’ils le pouvaient, tant vers la Cisjordanie que vers la bande de Gaza. Puis ils ont construit une sorte de mur autour d’Israël pour se séparer de ces zones palestiniennes, en espérant que les Jordaniens et les Égyptiens s’en occuperaient.
Aujourd’hui, les Palestiniens de Gaza ne peuvent aller nulle part, alors que la moitié de la bande de Gaza est vide et totalement contrôlée par Israël. Ils ne bénéficient d’aucune protection et ils sont toujours confrontés à la poursuite des opérations militaires israéliennes. Il y a une escalade en termes d’inhumanité, de barbarie, de volonté de décimer ouvertement des populations, et pas seulement de les forcer à partir.
La situation actuelle est bien plus inquiétante, je pense, que pendant la Nakba, en 1948. Car, en 1948, les gens ont pu, bien qu’ils aient tout perdu, reconstruire leur vie, dans les camps de réfugiés, dans la diaspora, en Cisjordanie, dans la bande de Gaza. Aujourd’hui, ils sont menacés d’extinction. Israël ne parviendra peut-être pas à mener à bien ce génocide, mais les souffrances seront immenses.
Quant à la Cisjordanie, les Palestiniens disent que la Nakba est un processus continu. Je suis tout à fait d’accord. En Cisjordanie, c’est un nettoyage ethnique progressif et graduel. Et nous n’en voyons que la première étape. Elle consiste à essayer de faire partir les Palestiniens de la zone C (voir boîte noire), selon les accords d’Oslo, qui représente environ 60 % de la Cisjordanie, pour les déplacer vers les zones B et A, puis de les faire sortir de la zone B, et de créer une sorte de bande de Gaza dans la zone A, c’est-à-dire sous siège. Ensuite, ce sera : « Si vous vous comportez bien, alors vous pourrez vous déplacer et bénéficier d’une certaine autonomie. Si vous ne vous comportez pas bien, eh bien, regardez ce qui est arrivé à la bande de Gaza. »
C’est la stratégie de Smotrich, officiellement ministre de la défense chargé de la Cisjordanie, mais qui est en réalité le gouverneur général de facto de la Cisjordanie. Il en parle très ouvertement. Il est soutenu par la plupart des membres du Likoud et par Nétanyahou.
Depuis deux mois, nous assistons à deux nouveaux conflits, à savoir contre l’Iran et contre le Liban. Pensez-vous que ces conflits s’inscrivent dans ce que vous appelez le conflit israélo-palestinien ?
Je pense qu’il y a un lien. Pour réaliser l’ambition sioniste fondamentale, à savoir contrôler l’ensemble de la Palestine historique avec un nombre très restreint de Palestiniens – et des Palestiniens qui, s’ils restent, n’aient aucune envie de résister à la réalité de l’oppression –, Israël a toujours estimé qu’il devait dominer le monde arabe et s’opposer à quiconque, que ce soit par cynisme ou par conviction, pourrait venir en aide aux Palestiniens.
Cela a toujours été le cas. Israël a tenté de renverser les régimes progressistes en Égypte et en Syrie avant 1967, car il comprenait que ces dirigeants, tels que Gamal Abdel Nasser en Égypte et le parti Baas en Syrie, étaient propalestiniens.
Aujourd’hui, il existe des acteurs différents. Mais l’hégémonie dans la région, aux yeux des décideurs politiques israéliens, est toujours une condition préalable à l’achèvement de la transformation totale de la Palestine historique en un État purement juif. Il ne s’agit donc pas d’un désir de vaincre l’Iran juste pour le plaisir de le vaincre.
À cela s’ajoute le fait que les partisans du sionisme messianique, qui constituent désormais une part très importante du gouvernement, croient qu’ils sont en train de reconstruire le royaume biblique de David et Salomon, qui était redouté et respecté par tous au Moyen-Orient. Et cela va de pair avec leur vision selon laquelle Israël doit en réalité être une théocratie, car si vous êtes une théocratie, vous faites ce que Dieu veut, et si vous faites ce que Dieu veut, vous réussirez également dans vos politiques envers le monde arabe.
Dans des interviews précédentes, vous affirmiez qu’Israël était au bord d’une guerre civile froide, voire d’une implosion, en raison du conflit entre l’État de Judée théocratique, que vous venez de décrire, et l’État d’Israël, que vous considérez comme plus laïque et plus libéral. Est-ce toujours le cas deux ans et demi après le 7–Octobre ?
Oui, car l’État d’Israël et l’État de Judée ne sont pas vraiment en désaccord sur la question palestinienne, ni sur la nécessité d’attaquer l’Iran ou le Liban. Ce ne sont pas là les points de discorde. Ceux-ci portent sur l’avenir de la société juive en Israël. Sera-t-elle une société laïque et libérale, ou une société théocratique ? C’est là le conflit. Et dans cette lutte, je pense que l’État de Judée a l’avantage. Il l’aura jusqu’à ce qu’il devienne trop absurde et effrayant, même pour ceux qui le soutiennent.
Et on peut déjà constater, aux États-Unis, un changement radical dans l’attitude envers Israël, y compris chez les jeunes juifs. On voit poindre en Europe les prémices d’une prise de conscience. La jeune génération de politiciens commence à comprendre que le danger au Moyen-Orient n’est pas que l’Iran veuille développer une arme nucléaire, mais qu’Israël possède 220 bombes nucléaires. Et devienne cet État agressif aux traits théocratiques, avec davantage d’oppression des Palestiniens.
Pensez-vous que nous assistons à la dernière phase du sionisme ?
Oui. Mais en tant qu’historien, je me dois de préciser que la dernière phase d’un processus historique peut s’étendre sur vingt ou trente ans. Je ne parle pas d’une période de cinq ou six ans à compter d’aujourd’hui. Je n’attends aucun changement fondamental à l’intérieur d’Israël, malheureusement.
Mais on voit, à l’étranger, un mouvement qui commence à lier la politique intérieure en Europe et aux États-Unis aux prises de position sur Israël. Par exemple, pour les élections municipales en Grande-Bretagne, il y a un parti très important qui se bat pour la municipalité de Birmingham, appelé Coalition pour Gaza. Or, le problème à Birmingham, ce n’est pas Gaza. Le problème à Birmingham, c’est l’incapacité de la municipalité à gérer, vous savez, les ordures, les égouts, etc. Mais aux yeux de beaucoup de gens là-bas, c’est lié. Votre position morale vis-à-vis de Gaza est liée à votre position morale sur des questions qui sont importantes pour les habitants de Birmingham.
Vous en êtes d’accord ?
Oui, je suis d’accord, c’est lié. Je pense qu’il y a un lien entre les politiciens qui ont perdu toute valeur morale, qui ne pensent qu’à leur carrière, qui ne pensent qu’aux prochaines élections et se détachent des vrais problèmes de la société, et ceux qui ne sont pas ainsi. Je crois sincèrement qu’une personne qui affirme que la défense des Palestiniens est une obligation morale s’occupera également de manière sincère des questions qui concernent sa propre communauté et son propre électorat.
Ilan Pappé, historien : « Israël a toujours estimé qu’il devait dominer le monde arabe » - Interview avec Gwenaëlle Lenoir, Médiapart
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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 05:20
Souviens-toi de Bobby Sands - 5 mai 1981
Souviens-toi de Bobby Sands - 5 mai 1981
Souviens-toi de Bobby Sands - 5 mai 1981
Souviens-toi de Bobby Sands - 5 mai 1981
Le 5 mai 1981, Bobby Sands, combattant républicain irlandais, mourrait à l’hôpital du camp britannique de long Kesh, près de Belfast, après 66 jours de grève de la faim.
Neuf de ses compagnons d’armes le suivront dans son agonie, sans avoir obtenu le statut de prisonnier politique que Thatcher leur refusait
Aujourd’hui, d’anciens détenus comme lui, grévistes de la faim comme lui, soldats de la république comme lui, sont députés, maires de villes, conseillers municipaux. La Première ministre d’Irlande du Nord appartient à Sinn Féin, ancienne branche politique de l’IRA, et ce parti nationaliste est aujourd’hui majoritaire des deux côtés de la frontière
Bobby Sands avait choisi l’alouette comme symbole de liberté. 45 ans plus tard, elle vole libre. 
Sorj Chalandon
 
***
 

"Il y a trente six ans, le 5 mai 1981, au terme de soixante-six jours de grève de la faim, mourait Bobby Sands, en Irlande du Nord, dans la prison de Maze. Cette prison, installée sur l’ancienne base de la Royale Air force nommée Long Kesh, fut d’abord un lieu de détention où l’armée britannique pouvait enfermer sans procès tout opposant à sa présence. Ainsi, en 1971, lors de l’opération «Démetrius», 450 hommes des quartiers catholiques de Belfast y furent parqués dans les H Blocks, des bâtiments en forme de H, dans des conditions très rudes. Bobby Sands avait vingt-sept ans. Après lui, dans les jours qui suivirent, moururent neuf autres prisonniers politiques qui, à son exemple, menèrent jusqu’au bout leur mouvement de protestation." Un article de Francis Combes en 2013 dans L'Humanité. 

 

Bobby SANDS, né le 9 mars 1954, mourait il ya 36 ans le 5 mai 1981 après une grève de la faim.
 

Bobby Sands est un personnage connu pour son combat en Irlande du Nord dans les années 80, où il mena une grève de la faim jusqu’à son propre décès. Républicain irlandais et membre de l’IRA, sa lutte à l’encontre du gouvernement londonien et sa perte firent de lui un véritable martyr, avec un impact médiatique fort… Retour sur la vie de Bobby Sands…

Une Jeunesse très vite marquée par le conflit anglo-irlandais
Bobby Sand nait à Newtownabbey en Irlande du Nord, en 1954. Son enfance se déroule dans un climat conflictuel opposant sans cesse catholiques et protestants au travers d’actes de violences.
Très influencé par cette situation, c’est à 18 ans qu’il rejoint l’IRA (en 1972) et connait sa première arrestation de 1972 à 1976, période durant laquelle il est emprisonné.
A sa sortie de prison, Bobby Sands décide de s’impliquer d’avantage dans les actions de l’IRA, devenant ainsi l’un des principaux leaders activistes du mouvement.

Il est cependant arrêté très rapidement, en 1977, pour détention d’arme à feu et attentat.
Bien que l’accusation d’attentat soit rapidement rejetée par le tribunal en charge de son dossier, il est toutefois condamné à 14 ans de prison pour port d’arme prohibé à la prison de Maze (aussi nommée Longh Kesh).

Bobby Sands souhaite être reconnu comme un prisonnier politique
Dans ce centre pénitentiaire, Sands commence alors à écrire des textes politiques engagés, ainsi que quelques poèmes. De nombreux textes de sa composition sont même publiés tout au long de sa détention dans l’An Phoblacht, le journal officiel de l’IRA.
La vie carcérale à Maze est particulièrement difficile, et les tensions entre les prisonniers et les surveillants sont palpables. Dès le début, les prisonniers tentent de protester avec le « Blanket Protest (1976-1981) » et le « Dirty Protest (1978-1981) ». Il s’agit d’une technique de protestation où les prisonniers refusent de se vêtir de l’uniforme de prisonnier et vivent nus, enveloppés dans seulement une couverture. A ce refus de porter l’uniforme s’ajoute ensuite une véritable guerre à l’hygiène, où les prisonniers refusent de se laver, urinent et défèquent partout afin de placer la prison dans un état sanitaire déplorable.
Bobby Sands participe également à cette lutte, mais semble vouloir aller plus loin pour se faire entendre.
Sands organise une Grève de la Faim sans précédent
Conscient du puissant levier médiatique que peut être celui de la grève de la faim, Bobby Sands décide d’organiser une grève de la faim le 1er mars 1980, afin de sensibiliser l’opinion publique aux actions de l’IRA et à l’attitude du gouvernement londonien vis à vis de l’Irlande du Nord. Bobby Sands est alors accompagné par d’autres membres de l’IRA, fermement décidés à aller jusqu’au bout pour se faire entendre, acceptant la possibilité de mourir.
Durant cette grève, la mort d’un député républicain du Fermanagh et du Sud du Tyrone éveille cependant bien des convoitises, et Bobby Sands ne peut s’empêcher de briguer ce poste. Les catholiques proposent alors Sands comme candidat, et est finalement nominé le 9 avril 1981 où il l’emporta sur Harry West.
Face à cette victoire inattendue, le gouvernement londonien décide de contrer Bobby Sands en votant une loi électorale visant à interdire aux prisonniers toute possibilité de rôle politique et de présentation à des élections durant leur incarcération (cette loi est connue sous le nom de Representation of the Peole Act).
Perdant ainsi son siège de député, Bobby Sands décide de poursuivre sa grève de la faim et continuer à protester. Son état se détériore sur une soixantaine de jours, où il perd beaucoup de poids, et connait un fort affaiblissement. Il décède le 5 mai 1981, après 65 jours de grève.
L’annonce de son décès fait la Une des journaux, et provoque alors un immense tollé en Irlande du Nord et dans le reste du Monde, faisant de Bobby Sands et de ses compagnons, de véritables martyrs.
A l’annonce de sa mort, de nombreuses émeutes éclatèrent dans tous les quartiers nationalistes de l’Ulster, et notamment sur Falls Road, à Belfast, où un « murals » (ces fresques à la mémoire des activistes républicains ou loyalistes) lui rend d’ailleurs hommage.
Margaret Thatcher, la « dame de fer » , Premier ministre en Angleterre, déclara cyniquement à la Chambre des Communes : « Monsieur Sands était un criminel condamné. Il a fait le choix de s’ôter la vie. C’est un choix que l’organisation à laquelle il appartenait n’a pas laissé à beaucoup de ses victimes. ».

 

 

 
Voir aussi: 
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5 mai 2026 2 05 /05 /mai /2026 05:15
« L’un avait le visage tuméfié, l’autre l’épaule déboîtée » : l’élue PCF Raphaëlle Primet raconte son kidnapping et la violence de l’armée israélienne - Pierre Barbancey, L'Humanité, 3 mai 2026
« L’un avait le visage tuméfié, l’autre l’épaule déboîtée » : l’élue PCF Raphaëlle Primet raconte son kidnapping et la violence de l’armée israélienne
L’élue communiste de Paris Raphaëlle Primet raconte l’arraisonnement dans les eaux internationales du bateau de la Flottille pour Gaza sur lequel elle se trouvait, la détention qui a suivi et la violence des soldats israéliens.
 
Monde
 
Publié le 3 mai 2026
Pierre Barbancey
 
Coprésidente du groupe communiste au Conseil de Paris, vice-présidente de la Métropole de Paris, Raphaëlle Primet avait embarqué sur l’un des 58 bateaux de la Global Sumud Flotilla.
 
Le but, briser le blocus imposé à la population de la bande de Gaza depuis bientôt vingt ans, apporter une aide humanitaire aux Palestiniens qui meurent à petit feu, subissent un génocide et continuent à être abattus par l’armée israélienne malgré un cessez-le-feu qui n’en a que le nom.
 
Dans la nuit du 29 au 30 avril, 21 bateaux ont été arraisonnés par la marine militaire israélienne dans les eaux internationales. Elle raconte pour l’Humanité son arrestation, la détention et les mauvais traitements.
 
Comment s’est passé l’arraisonnement du bateau par l’armée israélienne ?
 
Nous avons d’abord vu des drones nous survoler, puis nous avons reçu des messages des autres bateaux de la flottille. Nous avons essayé de partir le plus vite possible. Mais un Zodiac de l’armée israélienne est arrivé. Nous nous sommes regroupés dans le cockpit.
Les soldats sont montés à bord en hurlant, en braquant leurs fusils sur nous, nous ordonnant de mettre les mains sur la tête. Ils ont alors détruit toutes les caméras du bateau. Un militaire particulièrement excité criait qu’il aurait voulu qu’on aille à Gaza parce qu’il aurait su quoi faire avec nous. Je ne sais pas ce qui s’est passé mais notre bateau a commencé à prendre feu.
Ils nous ont alors entassés dans leur Zodiac, non sans nous avoir au préalable fouillés, ont pris nos téléphones – que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de jeter à la mer – et nous ont volé tout l’argent liquide que nous possédions.
Ils nous ont emmenés sur un bateau-prison, il n’y a pas d’autres termes pour désigner ce navire qu’on voyait depuis pas mal de temps sans parvenir à savoir s’il s’agissait d’un bateau de croisière ou autre. En réalité, c’était une prison flottante sur laquelle ils nous ont fait monter. Ils nous ont fait mettre à genoux, la tête baissée, les mains sur la nuque.
Nous avons dû « avancer » pendant près d’une demi-heure comme ça. Ils n’arrêtaient pas de hurler. Ils ont pris nos noms et placé un bracelet autour de nos poignets, avec un numéro. Le mien était le 75 ! À cause de mon statut d’élue de Paris ? Je ne sais pas.
 
Où vous ont-ils détenus ?
 
Il y avait une espèce d’excavation dans le bateau, laissant apparaître les cales. Elles étaient surmontées de barbelés qui clôturaient l’enceinte, encadrée par deux miradors. Des soldats arpentaient les coursives pour nous surveiller. Nous avons essayé de nous organiser comme nous le pouvions.
La nuit, il faisait très froid, et dans la journée, très chaud. Les projecteurs étaient allumés en permanence. Ils nous jetaient des bouteilles d’eau et de la nourriture, bien sûr insuffisante, comme à des chiens. Ils voulaient nous terroriser en permanence.
On entendait des détonations, ils tapaient sur les parois, ils hurlaient. Comme ils se sont aperçus qu’on avait réussi à s’organiser pour dormir, ils envoyaient de l’eau gelée qui s’écoulait sur le sol et imbibait les matelas en mousse. On répondait en criant : « Free Palestine ! »
 
Thiago Avila et Saif Abu Keshek étaient-ils avec vous ?
 
Nous n’avions pas de nouvelles de Saif. En revanche, Thiago était avec nous. C’est grâce à lui que nous avons tenu. On faisait des réunions, on discutait. La dernière nuit, quand ils sont venus nous chercher, on a dit qu’on ne partirait pas tant qu’on n’aurait pas de nouvelles de nos camarades disparus.
Ils ont alors commencé à nous sortir un par un, manu militari, en distribuant des coups. Ils s’en sont particulièrement pris à Thiago. Ils lui donnaient des coups de pied dans le ventre, le frappaient avec leurs fusils tout en le tirant. Ils l’ont exfiltré et on ne sait pas ce qu’il est devenu.
Nous sommes finalement sortis. Un Zodiac faisait des allers-retours jusqu’à la côte crétoise. C’est là qu’on s’est aperçu de la violence subie. L’un avait le visage tuméfié, l’autre l’épaule déboîtée, un autre encore a été touché à la jambe par une balle en caoutchouc. En Crête, plusieurs dizaines de militants ont dû aller à l’hôpital. Mais, surtout, Thiago et Saif n’étaient pas avec nous.
 
Quelle a été l’attitude des autorités grecques ?
 
J’estime que la police grecque a été d’une certaine manière complice des Israéliens. Jusqu’à quel point, je ne sais pas. Tout s’est quand même passé pas très loin de leurs eaux territoriales. Quand nous sommes arrivés, ils nous ont laissés attendre dans des bus pendant des heures sans raison, en nous disant qu’ils allaient nous donner nos passeports, ce qu’ils n’ont fait que tardivement. On n’avait rien bu, rien mangé.
Finalement, on a tous décidé de sortir et on est parti en manifestation sans nos passeports. Le cortège a d’ailleurs grossi au fur et à mesure. Nous avons été rejoints par des Crétois venus soutenir ce cortège pour la Palestine. On a marché comme ça pendant près de trois heures. À l’aéroport, nous avons retrouvé les représentants consulaires de nos pays respectifs.
 
Vous êtes rentrée, mais certains ont décidé de rester. Pour quelles raisons ?
 
Certains sont restés puisqu’ils n’ont attrapé que 21 bateaux sur les 58 qui constituaient la flottille. Et beaucoup de participants ont décidé de rester pour la faire repartir. J’ai décidé de rentrer pour agir d’ici, pour la mobilisation, pour la flottille, pour la libération de Saif et de Thiago, et évidemment pour continuer à nous battre pour Gaza et pour le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
Il est quand même atterrant de constater que la France n’a rien dit ou à peine murmuré quelques mots pour condamner cet acte de piraterie contre la flottille. Quand on voit ce que fait Pedro Sanchez, le premier ministre espagnol, pour s’opposer aux politiques israéliennes, on se dit qu’une autre attitude que celle du gouvernement français est possible.
C’est aussi une des raisons pour lesquelles je suis rentrée. Il faut vraiment arriver à faire bouger les lignes, en France, sur cette question de la Palestine et de Gaza.
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4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 19:56
Le Télégramme, 4 mai 2026

Le Télégramme, 4 mai 2026

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4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 19:49
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
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Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
Photos du Conseil communautaire de Morlaix-Co du 4 mai 2026 par Pierre-Yvon Boisnard
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4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 05:01
Flottille pour Gaza : Thiago Avila et Saif Abu Keshek emmenés de force en Israël (L'Humanité, 2 mai, Pierre Barbancey)
Flottille pour Gaza : Thiago Avila et Saif Abu Keshek emmenés de force en Israël
 
Arrêtés en même temps que près de 175 militants qui entendaient rejoindre les côtes de Gaza depuis libérés depuis, les deux hommes, eux, sont toujours entre les mains des forces armées israéliennes qui entendent les « interroger ». Raphaëlle Primet, co-présidente du groupe communiste au Conseil de Paris, qui vient de rentrer en France après avoir été elle aussi kidnappée, lance un appel pour leur libération.
Monde
Publié le 2 mai 2026
L'Humanité Pierre Barbancey
 
Après leur kidnapping sur des bateaux de la Flottille internationale Sumud qui faisait route vers Gaza, le ministère israélien des Affaires étrangères a fait savoir que Thiago Avila et Saif Abu Keshek vont être « interrogés ». Quelques 175 militants ont été arrêtés sur 21 bateaux de cette nouvelle flottille qui en comptait 58, dans la nuit du 29 au 30 avril. Depuis, ils ont tous été relâchés, y compris Raphaëlle Primet, co-présidente du groupe communiste au Conseil de Paris, à l’exception de ces deux hommes dont le sort nourrit toutes les inquiétudes. Et ce malgré les déclarations des autorités israéliennes qui se veulent apaisantes.
Une trentaine de participants hospitalisés en Grèce
Selon Tel Aviv, les arrestations auraient été « menées pacifiquement ». Pourtant, à leur arrivée en Grèce, après leur libération, une trentaine de participants ont été hospitalisés pour « des premiers soins », selon les autorités grecques, qui n’ont pas donné de détails. Certains participants affirment avoir été frappés à coups de poing et de pied, traînés au sol, les mains liées, et avoir essuyé des tirs de balles réelles et en caoutchouc à bord d’un navire de guerre israélien après leur enlèvement dans les eaux internationales, à plus de 500 milles (926 km) nautiques de Gaza.
La flottille a publié sur X des vidéos montrant plusieurs militants blessés, avec des traces de coups à l’oeil et au nez. « Nous avons essayé de les empêcher de garder Thiago et Saif et c’est à ce moment là qu’ils nous ont battus », explique l’un d’eux. Thiago Avila, l’un des principaux organisateurs de la flottille, avait déjà participé à cette initiative à l’automne 2025. L’armée israélienne était intervenue et Thiago avait été détenu pendant plusieurs jours en Israël, subissant des traitements particulièrement durs à la prison de Ketziot.
Saif Abu Keshek, de nationalités espagnole et suédoise, est d’origine palestinienne. . Justement conscient des dangers encourus, il ne devait pas poursuivre le périple mais débarquer en Grèce. Qui aurait pu penser que Tel Aviv déciderait d’arraisonner les navires de la Flottille si loin des côtes de Gaza, à 500 milles nautiques soit presque 1000 km?
« On nous jetait de la nourriture comme à des animaux »
Comme l’a raconté à l’Humanité Raphaëlle Primet, les conditions de détention sur un bateau-prison ont été particulièrement difficiles. « On nous jetait de la nourriture comme à des animaux », a-t-elle révélé. Beaucoup de questions restent encore en suspens, notamment l’attitude d’Athènes. Les eaux territoriales grecques ont-elles été violées par la marine israélienne ?
L’ancien ministre grec Yanis Varoufakis n’a pas ménagé ses critiques sur X. « Pendant ce temps, le gouvernement grec coopère pleinement aux agissements criminels d’Israël, a-t-il écrit, abandonnant de fait ses obligations en matière de recherche et de sauvetage et complotant avec Israël pour persécuter les courageux équipages de la flottille Sumud. »
L’Espagne a réclamé la « libération immédiate » de Saif Abu Keshek, et assuré que sa diplomatie était« en contact permanent avec ses homologues israélien et grec », promettant d’apporter « toute sa protection » à son ressortissant. Les deux militants « auront droit à une visite des représentants consulaires de leurs pays respectifs », a précisé samedi le ministère israélien des Affaires étrangères sur X. Comme si ce droit inaliénable se transformait en faveur par la grâce de Netanyahou. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a répliqué en haussant le ton: « Nous faisons face à une arrestation illégale dans les eaux internationales, en dehors de toute juridiction des autorités israéliennes et, par conséquent, Said Abu Keshek doit être remis en liberté immédiatement afin qu’il puisse revenir en Espagne. » Des déclarations dont la fermeté tranche avec la pusillanimité du gouvernement français qui n’a pas condamné l’acte de piraterie israélien alors même qu’une élue de la république a été kidnappée.
Autant de raisons d’agir pour la libération immédiate de ces deux hommes enlevés en toute illégalité dans les eaux internationales. « Thiago et Saif doivent sortir immédiatement de prison » a lancé Raphaëlle Primet, à son arrivée en France, le 2 mai.
Flottille pour Gaza : Thiago Avila et Saif Abu Keshek emmenés de force en Israël
Arrêtés en même temps que près de 175 militants qui entendaient rejoindre les côtes de Gaza depuis libérés depuis, les deux hommes, eux, sont toujours entre les mains des forces armées israéliennes qui entendent les « interroger ». Raphaëlle Primet, co-présidente du groupe communiste au Conseil de Paris, qui vient de rentrer en France après avoir été elle aussi kidnappée, lance un appel pour leur libération.
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4 mai 2026 1 04 /05 /mai /2026 05:00
Après 32 mois, une population effrayée sans perspectives à Gaza la dévastée - Ziad Medoukh
Après 32 mois, une population effrayée sans perspectives à Gaza la dévastée
Nous sommes début mai 2026, 32 mois d’agression, 7 mois d’un cessez-le-feu fragile et sans cesse violé. 7 mois pendant lesquels les médias et les dirigeants du monde parlent moins de Gaza où la situation a encore empiré depuis le début de la guerre contre le Liban et l’Iran. Gaza se sent abandonnée, oubliée par le reste du monde.
Le sentiment d’impuissance est un sentiment terrible. On ne peut rien faire, on n’a aucune perspective. Le cessez-le feu n’est pas respecté, il y a chaque jour des bombardements certes moins intensifs, qui ont fait 830 morts et 2400 blessés palestiniens jusqu’à présent, la ligne jaune imposée par l’occupation avance chaque jour, l’armée contrôle aujourd’hui 61% de la surface de la bande de Gaza.
130-140 camions entrent chaque jour par les passages contrôlés par l’occupation. Le problème est que ces camions transportent des bonbons, des biscuits, des chocolats, des boissons gazeuses dont on n’a pas besoin. Par contre, nous manquons de pain, de farine, d’œufs, de fruits, de légumes, de poulet, d’eau potable, de chaises et de tables pour les centres éducatifs et les tentes éducatives, de beaucoup de matériels nécessaires.
Les matériaux de reconstruction n’entrent pas non plus.
Dans les centres médicaux, il n’y a plus de médicaments. Les malades d’hypertension, de diabète, et d’autres maladies chroniques ne peuvent pas être soignées.
Pour la journée mondiale du travail du Premier mai, le ministère palestinien du travail a indiqué que le taux de chômage en Cisjordanie occupée dépasse les 65 %, et dans la bande de Gaza les 92 %, les revenus sont en baisse constante, et que les conditions de travail sont terribles dans tous les territoires palestiniens occupés, colonisés et morcelés.
L’hiver ne veut pas quitter Gaza, nous sommes au mois de mai, mais on a peu de soleil actuellement, deux heures de soleil le matin, l’après-midi, il fait frais et le soir, il fait très froid, et c’est malheureux pour les déplacés dans les camps qui vivent sous des tentes qui ne sont pas solides, et aussi pour les toits qui possèdent des panneaux solaires, car ils n’ont pas assez d’électricité à cause de cette pénurie et ils ne peuvent pas faire monter l’eau dans leurs foyers.
Personnellement, c’est très difficile de décrire notre quotidien, et de raconter notre souffrance dans une région dévastée.
Le matin, quand je me lève, je réfléchis mille fois avant de me préparer une tasse de café ou de thé parce qu’on n'a ni gaz (300-350 euros la bouteille de 10kg, qui coûtait 20 euros avant l’agression), ni électricité, et qu’on est obligé de cuisiner sur le feu de bois (mais il faut trouver du bois, des cartons, des papiers pour allumer un feu et cela demande beaucoup de temps et d’efforts alors je préfère manger un petit sandwich au fromage blanc pour éviter de faire du feu).
En général, on prépare pour le déjeuner des repas légers qui ne demandent pas beaucoup de feu, et pour le dîner, soit on oublie ce repas, soit on mange comme le matin des sandwichs.
Je m’occupe de trois centres éducatifs - deux qui se trouvent dans des immeubles visés par les bombardements, et une tente éducative dans un camps de déplacés - et passe deux heures par jour avec les enseignants et les enfants, ce sont des moments de bonheur pour moi, même si, quand je rentre, je suis triste parce que je n’ai pas pu satisfaire tout le monde. J’essaie, grâce au soutien des amis et solidaires francophones de leur apporter quelque soutien, des repas chauds, du matériel scolaire, des chaussures, des vêtements, des jouets quand on en trouve sur le marché. J’organise des séances de soutien psychologique pour les enfants avec des jeunes motivés. J’essaie également d’aider quelques familles déplacées autour de moi grâce à mes relations et à des associations locales. Après je vais une fois par semaine pour voir ma mère qui habite chez mon frère à 2km de chez moi. À part cela je passe mon temps à la maison, je ne reçois pas beaucoup de monde, je ne sors presque pas, même s’il y a des occasions sociales (deuil, mariages, fiançailles) où j’essaie de ne pas aller car cela me rend triste de voir la ville détruite, les tentes où survivent 85 % des habitants de Gaza dans des conditions inhumaines.
Actuellement, il n’y a ni administration, ni gouvernement ni autorité, ni banques à Gaza. Les commerçants imposent les prix du peu de produits qui entrent dans l’enclave, les organisations internationales sont débordées et ne peuvent pas distribuer de l’aide à tout le monde. C’est un nouveau phénomène à Gaza, il y a moins de solidarité. Le prix des loyers a augmenté (1 000 à 1 500 euros par mois pour un petit appartement dans un immeuble partiellement détruit). Il n’y a pas de lois, les gens qui possèdent un générateur augmentent le prix de l’électricité vendue (200-300 euros par mois pour pouvoir charger les lampes, les portables, les ordinateurs, internet).
Malgré leur volonté de survivre, les gens sont tristes. Moi, j’ai la chance d’avoir des amis au travers des réseaux sociaux, j’écris, je lis, je témoigne, et j’échange avec eux.
Je ne m’imagine pas vivre en dehors de Gaza malgré cette situation catastrophique, et malgré la souffrance de tous les jours, Gaza pour moi n'est pas seulement un espace, un territoire, une ville natale, c’est un refuge, une protection, et une source de résilience et de vie. Mais surtout une raison d’exister et d’espérer même au milieu des ruines.
Actuellement, et via le passage de Rafah, seuls 30 malades ou blessés sont autorisé à sortir de Gaza quotidiennement. En sens inverse, seulement 150 Palestiniens entrent à Gaza de l'extérieur. Ils savent qu’ils vont trouver la dévastation et qui vont habiter dans des tentes déchirées et dans des appartements visés par des bombardements, mais c’est leur façon de résister, de montrer leur attachement à leur terre.
Actuellement, presque 97% de la population à Gaza souffrent de l’insécurité alimentaire
82 % de la population de Gaza survivent difficilement grâce à l’aide humanitaire internationale souvent limitée.
15% touchent la moitié de leur salaire versé par l’autorité palestinienne ou le gouvernement de Gaza, mais, eux, doivent payer leur loyer très cher, l’électricité, internet, l’eau et lorsqu’ils ont tout payé, ils n’ont presque plus de quoi acheter à manger tellement les prix ont augmenté.
Les 3 % restants travaillent soit pour des organisations internationales ou locales, soit comme influenceurs sur les réseaux sociaux pour avoir des dons de l’extérieur qu’ils utilisent, soi-disant, pour aider la population dans le besoin.
C’est difficile pour moi d’écrire de raconter, de témoigner. J’aurais besoin de livres et de livres pour cela, 2 à 3 pages c’est insuffisant pour décrire la situation, la réalité et le vécu à Gaza depuis 32 mois mais j’essaie. Pourtant, même si je suis optimiste, trop c’est trop.
La vie continue, c’est vrai. Il y a des fêtes, des fiançailles, des mariages, des universités ont réparé des salles et proposent à nouveau des cours en présentiel, des commerces et des cafés ouvrent … mais malgré cela, tout est anormal. Il y a la volonté mais le désespoir domine. Même moi qui suis privilégié, je préfère rester chez moi pour ne pas avoir à affronter la réalité et montrer mon impuissance à être plus utile à la population.
C’est la routine mortelle à Gaza. Je vis avec ma femme qui travaille beaucoup pour notre maison, et avec mes trois garçons, deux fils poursuivent leurs études de façon virtuelle à l’université et ont beaucoup de cours et devoirs. Mon dernier fils va trois jours par semaine suivre des cours dans un centre éducatif, et quand il rentre, il a beaucoup de révisons. Toute la famille est occupée, donc, pas le temps de discuter. Moi, je dors beaucoup en ce moment pour éviter de penser à notre souffrance, pour éviter les questions. J’essaie d’être plus dynamique, mais actuellement, voilà, c’est comme ça.
Heureusement que les solidaires existent parce qu’avec le silence des médias et des dirigeants internationaux, c’est le seul point positif. Je reçois chaque jour des photos de manifestation partout dans le monde francophone, ça nous montre que la mobilisation se poursuit, à l’image de la Flottille de la Liberté qui a été interceptée la semaine dernière par la marine israélienne avant même d’arriver dans les eaux internationales de Gaza.
Fin avril ont eu lieu des élections municipale mais seulement à Deir El-Balah – qui est soi-disant la ville la moins détruite - au centre de la bande de Gaza qui abrite 70'000 habitants. Le taux de participation était de 22 %. Cela montre que les gens sont peu intéressés. Ils veulent le changement mais ils ont d’autres préoccupations et savent que les maires et les conseillers municipaux sont impuissants, qu’ils n’ont même pas les moyens de faire réparer une rue, d’enlever les déchets dans les rues, de réparer le système électrique ou les égouts. Alors ils attendent. Désespérément.
Dans la bande de Gaza, la souffrance devient banalité, la précarité réalité, la survie privilège et la patience rêve !
Même si qu’on ne peut jamais enfermer ni effacer l’espoir.
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3 mai 2026 7 03 /05 /mai /2026 07:27

Grand succès pour la 60eme édition de la fête du Viaduc organisée par le PCF pays de Morlaix et l’association Les Amis du Viaduc avec des discours politiques assurés cette année par Enzo De Gregorio et Patrick Gambache.

Merci à tous les artistes, Big-Horns, Les Barons de Comptoir, Elso Collage, Guy Denning, aux associations partenaires (AJPF, Mouvement de la Paix, AFPS), aux participants de la fête (au moins 350, dont 180 repas), à tous les partenaires de gauche ( maires de Morlaix, Plourin-les-Morlaix, Pleyber-Christ, élu.e.s de Morlaix en grand nombre, PS, Les écologistes, Génération.S, LFI, UDB, Gauche indépendantiste) et syndicaux (CGT, FSU, Solidaires...) qui sont venus et aux citoyens, camarades des autres sections (Le Relecq-Kerhuon, Carhaix-Huelgoat, Plestin-les-grèves, Martigues, Le Mans...) présents, ainsi évidemment qu'à tous les militants du Parti communiste pays de Morlaix et leurs amis qui ont été bénévoles sur cette fête fraternelle et formidable sous le soleil et actifs dans sa préparation, sa mise en place et le démontage!

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Mise en place de la salle le jeudi soir, Patrick Beguivin et Daniel Ravasio au 1er plan

Mise en place de la salle le jeudi soir, Patrick Beguivin et Daniel Ravasio au 1er plan

Mise en place de la salle le jeudi soir: Annie Le Calvez

Mise en place de la salle le jeudi soir: Annie Le Calvez

Mise en place de la salle le jeudi soir

Mise en place de la salle le jeudi soir

Mise en place de la salle le jeudi soir : Patricia et Annie

Mise en place de la salle le jeudi soir : Patricia et Annie

Mise en place de la salle le jeudi soir: Colette et Olivier

Mise en place de la salle le jeudi soir: Colette et Olivier

Mise en place de la salle le jeudi soir: Roland Bagnis

Mise en place de la salle le jeudi soir: Roland Bagnis

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Mise en place de la salle le jeudi soir: Patrick Gambache et Jean-Luc Olivier

Mise en place de la salle le jeudi soir: Patrick Gambache et Jean-Luc Olivier

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Préparation des entrées avec Patricia, Lucienne, Fabienne, Marie-France et Martine

Préparation des entrées avec Patricia, Lucienne, Fabienne, Marie-France et Martine

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Martine Carn et Patricia Paulus à la préparation des entrées de la fête du Viaduc 2026

Martine Carn et Patricia Paulus à la préparation des entrées de la fête du Viaduc 2026

Les barons de comptoir

Les barons de comptoir

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Michèle Bourven à la billig et à la confection des crêpes avec son petit-fils.

Michèle Bourven à la billig et à la confection des crêpes avec son petit-fils.

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Patricia Paulus et Jean-Luc Le Calvez devant l'exposition sur les 80 ans de la Sécu

Patricia Paulus et Jean-Luc Le Calvez devant l'exposition sur les 80 ans de la Sécu

Exposition sur les 80 ans de la sécurité sociale à la fête du Viaduc

Exposition sur les 80 ans de la sécurité sociale à la fête du Viaduc

L'affiche de la fête du Viaduc, 60e édition, réalisée par l'artiste morlaisien Elso Collage, et celle de la fête de l'Humanité, 91e édition, côte à côte

L'affiche de la fête du Viaduc, 60e édition, réalisée par l'artiste morlaisien Elso Collage, et celle de la fête de l'Humanité, 91e édition, côte à côte

Exposition Guy Denning

Exposition Guy Denning

Exposition Guy Denning

Exposition Guy Denning

Exposition Guy Denning

Exposition Guy Denning

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Noëlle Péoc'h et Catherine Flageul au stand du Mouvement de la Paix de la fête du Viaduc 2026

Noëlle Péoc'h et Catherine Flageul au stand du Mouvement de la Paix de la fête du Viaduc 2026

Cathy Rippe, Jean-Pierre Castel et Thierry Seigland au stand de l'AFPS à la fête du Viaduc 2026 à Ploujean

Cathy Rippe, Jean-Pierre Castel et Thierry Seigland au stand de l'AFPS à la fête du Viaduc 2026 à Ploujean

François Rippe, Patrick Gambache, Noëlle Péoc'h et Catherine Flageul: échanges entre militants de l'AFPS, de l'AJPF, et du mouvement de la paix

François Rippe, Patrick Gambache, Noëlle Péoc'h et Catherine Flageul: échanges entre militants de l'AFPS, de l'AJPF, et du mouvement de la paix

Jean-Pierre et Thierry sur le stand de l'AFPS

Jean-Pierre et Thierry sur le stand de l'AFPS

Claudine Guéguen, Vinko Markov et Catherine Flageul au stand du mouvement de la Paix de la fête du Viaduc

Claudine Guéguen, Vinko Markov et Catherine Flageul au stand du mouvement de la Paix de la fête du Viaduc

Stand de l'AJPF

Stand de l'AJPF

Stand de l'AJPF

Stand de l'AJPF

Annie et Jean-Luc Le Calvez au taquet pour cette 60 ème édition de la fête du Viaduc

Annie et Jean-Luc Le Calvez au taquet pour cette 60 ème édition de la fête du Viaduc

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Photos de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026 - Discours d'accueil d'Enzo De Gregorio, au côté du secrétaire de section Daniel Ravasio, pour la section du PCF Morlaix

Photos de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026 - Discours d'accueil d'Enzo De Gregorio, au côté du secrétaire de section Daniel Ravasio, pour la section du PCF Morlaix

Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026 - Discours d'accueil d'Enzo De Gregorio pour la section du PCF Morlaix

Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026 - Discours d'accueil d'Enzo De Gregorio pour la section du PCF Morlaix

Photos de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026 - Discours d'accueil d'Enzo De Gregorio pour la section du PCF Morlaix

Photos de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026 - Discours d'accueil d'Enzo De Gregorio pour la section du PCF Morlaix

Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026 - Discours d'accueil d'Enzo De Gregorio pour la section du PCF Morlaix

Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026 - Discours d'accueil d'Enzo De Gregorio pour la section du PCF Morlaix

Remy Joly et Vinko Markov, photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Remy Joly et Vinko Markov, photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Jean-Paul Vermot et Hervé Gouédard, photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Jean-Paul Vermot et Hervé Gouédard, photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026

Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Michel Beaupré, responsable de l'UDB et nouvel élu morlaisien - Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026

Michel Beaupré, responsable de l'UDB et nouvel élu morlaisien - Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026

Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026

Photo de Pierre-Yvon Boisnard, fête du Viaduc 2026

Nos camarades de l'UDB étaient présents à la fête du Viaduc - photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026 à Ploujean

Nos camarades de l'UDB étaient présents à la fête du Viaduc - photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026 à Ploujean

Nos camarades de Générations, ici avec Catherine Tréanton, Anne-Yvonne Géréec et André Laurent, avec Jules Bouedec et Michel Prigent du PCF en premier plan, étaient présents à la fête du Viaduc, photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, à Ploujean

Nos camarades de Générations, ici avec Catherine Tréanton, Anne-Yvonne Géréec et André Laurent, avec Jules Bouedec et Michel Prigent du PCF en premier plan, étaient présents à la fête du Viaduc, photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, à Ploujean

Julien Kerguillec, Glenn Le Saout et Marie Emmanuelle Vermot: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Julien Kerguillec, Glenn Le Saout et Marie Emmanuelle Vermot: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean: André Paulus, Michel Lespagnol et Patrick Beguivin à la caisse restaurant

photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean: André Paulus, Michel Lespagnol et Patrick Beguivin à la caisse restaurant

Gilles Grall au stand librairie: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Gilles Grall au stand librairie: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Lucienne Nayet au stand de l'AJPF: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Lucienne Nayet au stand de l'AJPF: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Service de l'apéritif: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Service de l'apéritif: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Service de l'apéritif: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Service de l'apéritif: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Service de l'apéritif: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Service de l'apéritif: photo Pierre-Yvon Boisnard, 1er mai 2026, fête du Viaduc à Ploujean

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
180 personnes étaient inscrites pour le repas du 1er mai de la fête du Viaduc du PCF à Ploujean

180 personnes étaient inscrites pour le repas du 1er mai de la fête du Viaduc du PCF à Ploujean

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Oxsana, Yuna, Pierre-Yves et Isabelle, au repas de la fête du Viaduc 2026: les kerhores en force!

Oxsana, Yuna, Pierre-Yves et Isabelle, au repas de la fête du Viaduc 2026: les kerhores en force!

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
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Discours politique de Patrick Gambache à 16h

Discours politique de Patrick Gambache à 16h

Discours politique de Patrick Gambache à 16h

Discours politique de Patrick Gambache à 16h

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Discours politique de Patrick Gambache à 16h

Discours politique de Patrick Gambache à 16h

Discours politique de Patrick Gambache à 16h

Discours politique de Patrick Gambache à 16h

Les barons de comptoir

Les barons de comptoir

Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
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Premières photos de la 60 ème fête du Viaduc du PCF Pays de Morlaix à Ploujean le 1er mai 2026: une fête fraternelle et formidable sous le soleil!
Intervention politique de Patrick Gambache pour le PCF et la section à 16h: 

 

 

1er mai Fête du Viaduc

 

Aujourd’hui c’est notre 60ème fête du Viaduc : C’est pas rien !

Populaire, gratuite et fraternelle elle existe depuis septembre 1965.

Une fête Morlaisienne organiser par le parti communiste qui a eu plusieurs formes, plusieurs lieux. Mais toutes ces fêtes ont un point commun : une envie de rassembler, de faire ensemble, de se retrouver pour un déjeuner par exemple, d’un lieu de culture, ou la musique est souvent présente, d’exposition, de vente de livre, et bien entendu de dégustation de crêpes autour d’un verre au bar.
Un grand merci aux camarades, aux amis qui sont là pour assurer qui le service, la vaisselle, la tenue des stands et merci aux courageux, à ceux qui montent et qui démontent, à ceux qui organisent les animations, la tombola, à tous ceux qui gèrent l’organisation de tout ceci. Combien de centaines de bénévoles ont donné de leur temps pour la réussite de ces 60 fêtes du viaduc. Merci aussi à eux.

 

Mais la Fête du Viaduc c’est aussi un rendez-vous politique.

Et je voudrais commencer par vous parler des élections municipales qui ont eu lieu il y a un mois et demi maintenant.

 

Pour la section de Morlaix et le secteur de Morlaix communauté c’est 15 élus communistes et sympathisants qui ont été élus :

Pour Morlaix 6 élus dont 3 adjoints : Valérie Scatollin, Frédéric Laminot, Enzo De gregorio Valérie est également conseillère communautaire déléguée.

3 conseillers délégués : Marie Françoise Madec, Colette Loiseau et Ismael Dupont qui est aussi conseiller communautaire.

 

Pour la ville de Plouigneau 6 élus également : Roger Héré 1er Adjoint et conseiller délégué, Julie Hamon Adjointe et conseillère communautaire déléguée, Daniel duval adjoint.

3 conseillers conseillers : Christrophe Boudrot, Patrick Béguivin, et Joele Jan.

 

A Guimec, Jéremi Lainé est élu comme adjoint

A Plounéour Menez : Mona Jaouen est élue conseillère municipale

Et Fabienne Cyriaque est élue à Plougonven dans l’opposition de gauche

 

L’ensemble de ces élus est un formidable atout au service de la population.

 

Au plan national l’abstention s’aggrave par rapport aux dernières élections avant covid, la droite gagne des villes, le RN progresse en dessous de ses objectifs, LFI perce dans quelques Métropoles et ne réussit pas au-delà et le PS et les Écologistes sont en difficultés, notamment dans les Métropoles.

Pour nous, les élections municipales de 2026 confirment une réalité déjà ancienne : le PCF demeure une force d’ancrage territorial.

 

Mais dans un paysage politique recomposé, où la gauche est fragmentée et parfois s’auto-concurrence, je ne peux passer sous silence les pertes des grandes villes, de Bordeaux, Brest, Clermont-Ferrand, Besançon et Poitiers.

 

Par ailleurs, nous avons cherché à contribuer à des dynamiques de rassemblement et nous sommes impliqués dans les victoires de la gauche dans les grandes villes - Paris, Marseille, Lyon, Lille, Nantes, Rennes, Montpellier, Nancy, Tours, Grenoble et bien d’autres où les majorités sortantes ont gagné ; mais aussi à Saint Étienne et Amiens et bien entendu cette belle victoire à Nimes qui nous a tant réjouit.

 

Mais… silence dans les médias : radio, télé… Personne ne doit savoir que le PCF est toujours la 3e force politique Française en nombre de maires et la 2ème force à gauche derrière le PS.

 

La part belle est faite dans les médias à la droite et à l’extrême droite.

Le RN sort renforcé du fait d’une présidentialisation de la campagne. Il réalise aussi des percées dans les Métropoles, notamment Nice avec la victoire de Cioti ou Toulon et Marseille où le RN sera fortement présent dans les conseils municipaux. Il gagne des villes en passant de 22 maires à 77 mairies aujourd’hui.

 

Ce bilan est dialectique : il révèle à la fois la persistance d’un communisme municipal vivant et les limites de notre influence dans de nombreux territoires, en particulier urbains, où les rapports de force évoluent rapidement.

Ainsi, la question n’est pas seulement : avons-nous bien tenu ?

mais : Où et comment pouvons-nous redevenir une force d’expansion politique et sociale ?

Où et comment avec l’aide de nos élus pouvons-nous mieux servir la population

et Où et comment faire progresser nos idées.

 

Car les coups pleuvent et ne vont pas s’arrêter là. Le capitalisme cette ogre est prêt à dévorer ses enfants sans vergogne car il a toujours plus faim et son appétit de profits est insatiable.

Il est prêt à nourrir des guerres déclarées au monde entier et ces guerres n’ont seulement amènent le malheur et la destruction là où elles frappent mais elles ont aussi un impact catastrophique sur nos sociétés, avec l’explosion des prix du pétrole, et pas seulement ceux du carburant. C’est aussi le détournement des budgets des services publics et de la protection social vers l’armement c’est 6 milliard d’économie que veut réaliser le gouvernement alors que dans le même temps se c’est aussi le temps des supers profits pour les Total en consort.

 

Tout cela m’amène à attirer votre attention sur deux points qui s’entremêlent. Deux points «bien Anodin» celui de la culture et «bien anodin» également celui de la démocratie. Celui de la démocratie étant Anodin et Récurent.

 

Celui de la culture avec notamment les affaires Bolloré et sa main mise sur les médias et bien entendu de son envie d’aliénation des masses. En effet, c’est d’un phénomène bien profond et plus large auquel nous avons à faire. C’est une « guerre » déclarée à la démocratie cette « chienlit » qui gêne les ambitions du patronat (vous savez celui qui aujourd’hui est prêt à faire affaire avec l’extrême droite !). C’est bien d’une bataille idéologique dont il s’agit qui s’accompagne de son travail de mise en place de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir. Pour cela il faut préparer et façonner les esprits.

Bolloré a lancé ce « think tank » en Français « groupe de réflexion » moi je traduirais plutôt dirais plutôt en : think : pensée mais pour tank j’hésite entre tank ou bulldozer. Oui un bulldozer de la pensé doté d’un bel ensemble programmatique qu’il a placé sous le contrôle de sa holding familiale. Pour 2027 la feuille de route écrite de cet « espace de réflexion d’inspiration chrétienne » (c’est son titre) est limpide et sans ambiguïté : retour à l’ordre moral, austérité économique, guerre aux immigrés.

CNews, Europe 1 et le JDD ont préparé le terrain en normalisant les obsessions réactionnaires. La mise au pas des maisons d’édition rachetées par son groupe et l’élaboration d’un business plan politique complètent le dispositif, pour fabriquer le prêt‑à‑penser d’un futur pouvoir aux visées ultraconservatrices, antisociales et xénophobes.

La méthode est simple et efficace : désigner des ennemis de l’intérieur, préempter la démocratie, discréditer toute contestation sociale pour détourner l’attention des dividendes et des inégalités.

Longtemps, les états-majors capitalistes – tout en dictant leurs choix – se sont retranchés derrière une prétendue neutralité économique. Désormais, leur ingérence dans le champ politique est assumée. Leur credo : l’égalité serait un archaïsme, le pluralisme un frein, et la démocratie un régime obsolète. Aux États‑Unis, Palantir (dont on parle beaucoup en ce moment, pilier des stratégies de Donald Trump et géant de la surveillance algorithmique, vient de publier les 22 thèses d’un manifeste glaçant, qui désigne : « la guerre comme horizon ultime et revendique la capture de l’État par des infrastructures technologiques privées dirigées par des élites éclairées – ingénieurs, patrons, industriels »

C’est une internationale de l’argent roi qui ne cherche plus de compromis avec le suffrage universel. Elle œuvre à une recomposition autoritaire du pouvoir. Bolloré ne sera pas sur le bulletin de vote. Mais ses idées, elles, cherchent à nous gouverner.

J’en veux pour preuve cette attaque frontale contre le 1er Mai. Contre la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et des travailleurs qui est dans le viseur du gouvernement et du patronat.

Grâce à l’unité syndicale et politique, nous avons réussi à sauvegarder cent quarante ans d’histoire ouvrière. Et pour citer notre camarade Sophie Binet : Non, tout ne s’achète pas. Le 1er-Mai n’est pas une journée à « fort potentiel commercial ».

 

La tentative du gouvernement de remettre en cause le caractère chômé et payé du 1er Mai, notamment pour les commerces, n’était pas anodine. Elle dit une chose simple : jusqu’aux conquêtes les plus symboliques du monde du travail tout peut être remis en cause.

 

Dans ce contexte, les choix austéritaires que veut imposer le gouvernement ne sont pas une fatalité.

Et des réponses existent

Car c’est bien là le point clé : la démocratie n’est pas toujours le point de départ des luttes, mais elle en devient rapidement un enjeu central. Dès lors que les salariés se heurtent à des décisions incompréhensibles ou injustes, la question du pouvoir surgit.

 

Parler de nouveaux pouvoirs, c’est prendre au sérieux cette dynamique. Ce n’est pas ajouter un supplément de démocratie, mais transformer en profondeur qui décide et selon quels critères. Aujourd’hui, les choix essentiels sont guidés par la rentabilité financière. Demain, ils doivent être orientés par l’utilité sociale, les besoins humains et les impératifs écologiques.

 

Passer de la résistance à la conquête, c’est donc franchir un cap. Défendre l’existant ne suffit plus face à un système qui détruit. Il faut construire une alternative concrète, en partant de ce qui s’invente déjà notamment dans les conflits sociaux.

Les forces démocratiques et populaires doivent s’unirent pour peser et imposer leurs propositions, leurs orientations politiques et nos visions idéologiques pour l’avenir.

Car Unis nous sommes assez puissants pour contrebalancer ces proposions mortifères de la droite et de l’extrême droite,
Car Unis nous sommes assez fort pour imposer une autre vision positive, humaniste et créatrice pour construire la société que nous souhaitons.

Nous devons croire à nos propositions car non elles ne sont pas infaisables, non elles ne sont pas irréalistes, non elles ne sont pas infinançable.

Oui elles sont justes, oui elles demandent d’autres orientations politiques et économiques, Oui elles ont besoin d’une autre répartition des richesses et OUI Oui elles ne plaisent pas au patronat à la haute bourgeoisie.

  • Nous pouvons nous battre par exemple pour que Total énergie et ses superprofits : 5,8 milliards de bénéfice au seul 1 trimestre 2026 fait sur notre dos, en face profité à l’ensemble de la population et non ses seuls actionnaires.

 

  • Ou bien encore que la transposition de la directive européenne adopté depuis 3 ans sur l’égalité salariale femme/homme et la transparence dans les entreprises qui n’est bien sûr pas du goût du patronat soit mis a l’ordre du jour de l’agenda parlementaire et soit mise en œuvre rapidement.

 

  • Et pour finir que des suites au rapport sénatorial conduite par la commission présidée par notre camarade Fabien Gay sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques versés sans conditions aux entreprises et sans évaluations des résultats soit redistribués vers d’autres horizons et pour l’intérêt de tous.

Oui nous allons à l’encontre des propositions de la droite et de l’extrême droite et Oui notre bon vieux Marx, à encore raison : la lutte des classes est toujours présentent et nous sommes toujours là pour le rappeler.

Pour finir je souhaiterai d’un mot vous parler de La Palestine

 

Nos camarades AFPS et AJPF qui sont présents avec nous aujourd’hui sont là pour nous rappeler que le combat pour une Palestine libre et pour un état Palestinien autonome est loin d’être gagné et passe avant tout :

  • par la paix et l’arrêt des souffrances de ce peuple martyrisé depuis 78 ans, voire plus encore,

  • par l’arrêt de ce génocide, de ces exécutions sommaires, de ces familles qui souffrent et qui comme à Gaza manque de tout y compris du minimum d’humanité qui leur est dû.

Mais aussi ne les oublions pas la Cisjordanie asphyxié et tyrannisée par les colons ou le Liban bombardé et persécuté par l’armée Israélienne. Où là encore les civils paient le prix fort de cette annexion du sud Liban et avec eux les réfugiés Palestiniens du Liban et plus particulièrement ceux situés dans la plaine de la Bekaa dont les camps sont coupés de tout et manquent de tout.

Et bien évidemment tout cela organiser et mis en œuvre par les gouvernements Américain et Israélien en dehors du droit international et dans le plus grand silence de la majorité nations.

Ces guerres conduites par les États-Unis et Israël sans mandat sans même déclaration de guerre ne sont que des guerres d’expansion et de colonisation. Nous sommes face à une volonté suprémaciste de Trump et Netanyahou. Cette guerre ouvre un nouveau cycle de violences et d’escalades régionales et mondiales. Là aussi c’est une guerre contre la démocratie et contre le droit. »

 

Pour finir redire que nous exigeons la libération immédiate de tous les membres de la flottille humanitaire pour Gaza « Global Sumud » arraisonné en tout illégalité dans les eaux internationales. Une nouvelle fois les soldats israéliens de Netanyahou commettent un acte de piraterie qui restera aussi une nouvelle fois impuni.

 

Nos pensées et nos actions vont bien entendu vers nos amis du camps de wavel au Liban et vers ceux d’Al Jalazone en Cisjordanie pour lesquels nous souhaiterions pouvoir faire tellement plus.

 

La paix et la Justice pour le peuple Palestinien.

 

En lien aussi (fichier joint) le discours d'Enzo De Gregorio pour l'inauguration de la fête du Viaduc à 12h30. 

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3 mai 2026 7 03 /05 /mai /2026 06:44
Ouest-France, 3 mai 2026

Ouest-France, 3 mai 2026

Indigne !
 
Choisir la journée emblématique qu'est le premier mai pour se livrer à de telles insultes et dégradations est particulièrement choquant.
Toute la solidarité de la féderation du PCF Finistere à nos camarades communistes de Douarnenez et a nos amis du parti socialiste. Ces tags sont une insulte aux communistes d'aujourd'hui et d'hier qui ont joué un rôle si essentiel dans la vie politique de Douarnenez, dans les conquêtes ouvrières et sociales, dans la Résistance, et dans sa vie municipale.
C'est un langage d'un autre temps.
 
"Tags haineux ou action politique unitaire, il faut choisir!
Au lendemain du premier mai , quelques excités s'en prennent aux locaux de deux partis de gauche en taguant leurs locaux avec des slogans d'un autre temps, intolérants et sectaires.
On peut penser ce que l'on veut des actions du PS et du PCF, ce n'est pas en barbouillant leurs locaux que l'on fera avancer les causes que l'on prétend défendre.
De telles "actions" ne peuvent susciter que le rejet de tous les citoyens attachés au débat démocratique.
 
La section PCF de DOUARNENEZ
 
 
Communiqué du Parti socialiste
1er mai : des dégradations inacceptables sur les locaux du PCF et du PS.
 
Nous condamnons avec la plus grande fermeté les actes de vandalisme qui ont visé, la nuit dernière les locaux du Parti Communiste Français et du Parti Socialiste de Douarnenez.
Porté par les forces de gauche depuis 1889, le 1er mai est un jour de lutte pour les droits des travailleurs. Alors que le gouvernement et ses soutiens de droite et du centre fragilisent nos acquis sociaux, la symbolique est douloureuse.
De tels agissements, au soir du 1er Mai , dépassent la simple dégradation : ils s’attaquent directement aux principes fondamentaux du débat démocratique. Taguer un local politique c’est choisir la lâcheté de l’anonymat plutôt que le courage des idées, fuir la confrontation et chercher à imposer ses opinions par l’intimidation plutôt que par la conviction.
Nous refusons et luttons fermement contre cette dérive. En démocratie, l'on s’exprime à visage découvert, par l’engagement et la parole
Le pluralisme et le respect mutuel sont des piliers essentiels de la vie publique. Ces méthodes indignes n’ont pas leur place dans notre société. Elles n'atteindront qu'un seul but : renforcer notre détermination à défendre la diversité des opinions.
PS Douarnenez Cap Sizun 
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2 mai 2026 6 02 /05 /mai /2026 12:50
1936: une formidable démocratisation de la culture: Guillaume Roubaud Quashie, Jean Vigreux, Serge Wolikow (L'Humanité, 30 avril 2026)
1936: une formidable démocratisation de la culture: Guillaume Roubaud Quashie, Jean Vigreux, Serge Wolikow (L'Humanité, 30 avril 2026)
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