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22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 07:30
La poétesse Alaa Al Qatrawi (photo sur son compte instagram): "De promesse à trahison : la France doit rouvrir ses portes aux exilés palestiniens" - Discours de Raphaëlle Primet, élue communiste à Paris, au Conseil Municipal de Paris

La poétesse Alaa Al Qatrawi (photo sur son compte instagram): "De promesse à trahison : la France doit rouvrir ses portes aux exilés palestiniens" - Discours de Raphaëlle Primet, élue communiste à Paris, au Conseil Municipal de Paris

De promesse à trahison : la France doit rouvrir ses portes aux exilés palestiniens

Créé en 2017 par le Collège de France et l’État, le Programme national d’Accueil en Urgence des Scientifiques et des artistes en Exil incarnait une promesse claire : celle d’une France refuge pour les talents persécutés, une France fidèle à l’universalisme des savoirs et à la liberté de l’art.

Aujourd’hui, cette promesse est trahie.

Alors que Gaza est ravagée et que les universités, les écoles et les lieux de culture sont détruits, les demandes d’exfiltration de scientifiques et d’artistes palestiniens menacés de mort se multiplient. Pourtant, les moyens du programme PAUSE ont été sabrés : de 9 millions d’euros en 2022 au début de la guerre en Ukraine à 3,5 millions en 2025. Ce n’est pas une contrainte budgétaire, c’est un choix politique. Et ses conséquences sont dramatiques. Vingt-six lauréats palestiniens, pourtant validés par tous les ministères concernés et devant être évacués, sont bloqués à Gaza. Certains ont déjà payé de leur vie l’inaction de l’État français comme l’architecte Ahmed Shamia, d’autres survivent encore, dans l’attente que la France tienne sa promesse.

C’est le cas de la poétesse reconnue Alaa Al Qatrawi. Lauréate du programme PAUSE, elle a perdu ses quatre enfants dans les bombardements israéliens. Tout est prêt pour son accueil en France : logement, accompagnement professionnel, elle bénéficie aussi d’un soutien citoyen et universitaire colossal.

On est en droit de se demander où s’est terrée la volonté politique de la France depuis la reconnaissance en grandes pompes en septembre dernier de la Palestine par Macron.

Pourtant, accueillir ces scientifiques et artistes n’est pas une faveur : c’est une obligation politique et humaine qu’a pris notre pays. La Ville de Paris doit exiger de l’État qu’il tienne ses engagements et ouvre sans délai ses portes à celles et ceux dont la survie dépend de notre action.

https://communistes-paris.fr/conseil-de-paris/interventions/article/de-promesse-a-trahison-la-france-doit-rouvrir-ses-portes-aux-exiles?fbclid=IwY2xjawO15BhleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEe6-eCmz6OOSEXKYGpXDxKuELVmRbfvjy3uMyIXcv0iBRwsfM_ZT1uyxp3m5Y_aem_5vGl8KFf-BVKdmcCju1DPQ

 

Lire aussi: 

« Que ma mort apporte l’espoir, poèmes de Gaza » - Poètes et poètesses de Gaza publiés aux éditions Libertalia, Orient XXI

Raphaëlle Primet, élue communiste à Paris, la fille de notre camarade Jean-Paul Primet, de la cellule de Roscoff et de la section PCF du Pays de Morlaix, décédé en mars 2021

Raphaëlle Primet, élue communiste à Paris, la fille de notre camarade Jean-Paul Primet, de la cellule de Roscoff et de la section PCF du Pays de Morlaix, décédé en mars 2021

Alaa Al Qatrawi, la poétesse gazaouie sous les bombes

La poétesse gazaouie Alaa Al-Qatrawi attend toujours d’être évacuée dans le cadre du Programme PAUSE d’accueil des scientifiques et des artistes en exil, suspendu pour les ressortissants de l’enclave palestinienne. Dans une tribune publiée le 21 novembre dans le journal Le Monde, 80 personnalités se mobilisent pour demander son accueil en France.

Latifa Madani L'Humanité, 23 novembre 2025 

Poétesse gazaouie, traduite et maintes fois primée, Alaa Al Qatrawi a perdu ses quatre enfants dans un bombardement israélien en décembre 2023. Elle enseignait dans une école de l’Unrwa, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Aujourd’hui elle (sur) vit toujours dans l’enfer de Gaza. Pourtant, toutes les conditions sont réunies pour l’accueillir en France.

En septembre, son collectif de soutien de Dieulefit (Drôme) a fait une demande auprès du Collège de France dans le cadre de son programme Pause (Programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil). Son dernier recueil de poèmes a été traduit en français et sera bientôt publié aux éditions Le Temps des cerises. Un logement l’attend ainsi qu’un contrat de travail et des projets à mener avec une association culturelle. Son dossier est toujours en attente de validation des ministères de la Culture, des Affaires étrangères et de l’Intérieur.

80 personnalités demandent son accueil en France

Aussi, plus de 80 écrivains et personnalités, parmi lesquels Abdellatif Laâbi, Leïla Slimani, Dominique Eddé, Mathias Enard, Hervé Le Tellier, Éric Vuillard, ont, dans une tribune au Monde, vendredi 21 novembre, affirmé joindre leur voix à celle du collectif de Dieulefit et demandent « aux autorités françaises, à tous les niveaux, d’user de leurs prérogatives et d’honorer leur attachement aux valeurs humanistes de la République pour que la poétesse gazaouie puisse venir en France et poursuivre dans des conditions de liberté son travail d’autrice et renouer avec l’espoir de soigner un jour ses blessures ».

Programme PAUSE : face au gel des évacuations, un collectif se mobilise pour l'accueil en France de la poétesse gazaouie Alaa Al-Qatrawi

Un collectif drômois tente d'organiser l'évacuation de la poétesse gazaouie Alaa Al-Qatrawi dans le cadre du Programme PAUSE d’accueil des scientifiques et des artistes en exil, suspendu pour les ressortissants de l'enclave palestinienne. La France, qui vient de reconnaître l'Etat de Palestine, est mise face à ses contradictions. Le Conseil d'Etat, saisi par des associations, étudie jeudi 25 septembre la constitutionnalité du gel de l'accueil des Gazaouis par Paris.

Lina Sankari, L'Humanité, 25 septembre 2025 

L’élimination d’un peuple passe aussi par la destruction de son identité, de son avenir et de son geste créatif. Evoquer un Etat de Palestine sans parler des Palestiniens eux-mêmes a quelque chose de vertigineux. La France, qui a officiellement reconnu le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, ce 22 septembre, à la tribune des Nations Unis, gèle, depuis le 1er août, l’évacuation des ressortissants palestiniens qui subissent un génocide à Gaza.

En conséquence, les lauréats ou prétendants gazaouis au Programme PAUSE (Programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil), piloté par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, sont suspendus au bon vouloir des autorités françaises.

Un collectif se mobilise pour faire venir Alaa Al-Qatrawi en France

C’est le cas de la poétesse Alaa Al-Qatrawi qui a perdu ses quatre enfants dans un bombardement de l’armée israélienne en décembre dernier. « Pour elle, la terre est désormais imprégnée du sang de ses enfants », témoigne Mathieu Yon, un maraîcher biologique de la Drôme qui, touché par ses textes, a entamé, il y a six mois, une correspondance avec l’autrice.

Il évoque ses poèmes auprès d’un groupe d’habitants de Dieulefit qui se réunit mensuellement pour évoquer l’impact de la guerre à Gaza en France. « Ses vers nous ont bouleversé aux larmes ». C’est à ce moment que l’idée de faire sortir Alaa Al-Qatrawi de l’enfer duquel elle est prisonnière prend corps.

Tout le mois d’août, le collectif de la Drôme s’active pour monter un dossier et le déposer au Collège de France chargé de l’instruire et d’obtenir la validation des ministères de la Culture, des Affaires étrangères et de l’Intérieur, « de loin le plus problématique », relève Mathieu Yon.

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22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 07:00
Le Télégramme, 19 décembre, retour sur le débat d'orientation budgétaire au conseil municipal

Le Télégramme, 19 décembre, retour sur le débat d'orientation budgétaire au conseil municipal

Ouest-France Morlaix, 19 décembre 2025, retour sur le débat d'orientation budgétaire du conseil municipal de Morlaix.

Ouest-France Morlaix, 19 décembre 2025, retour sur le débat d'orientation budgétaire du conseil municipal de Morlaix.

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22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 06:48

Alors qu'est claironné partout que les Français ne travaille pas assez par rapport à leurs voisins européens voici une étude de l'institut Rexecode -proche du patronat) fort intéressante.

A cela il faut ajouter que les français sont parmi les plus productif !

 

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22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 06:42

 

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18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 06:04
La liste Ensemble à Gauche à Landerneau conduite par Gladys Grelaud défend l'idée d'une cantine pour personnes âgées (Ouest-France, 17 décembre 2025)

Ouest-France revient sur la conférence de presse de Landerneau pour tous et la première mesure annoncée :

➡️ la création d’une cantine dédiée aux aînés, pour lutter contre l’isolement et garantir une alimentation de qualité, accessible à toutes et tous.

Une proposition concrète, issue des échanges avec les habitants, pour répondre à un besoin réel à Landerneau.

#landerneaupourtous2026 #gladysgrelaud2026 #municipales2026

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18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 06:01
Lettre au Président de la République de Philippe Rio - Stop à la colonisation de la Palestine! Stop à la destruction du terrain de foot du camp de Aïda!
Lettre au Président de la République de Philippe Rio - Stop à la colonisation de la Palestine! Stop à la destruction du terrain de foot du camp de Aïda!

Chronique de Philippe Rio dans L'Humanité, 18 décembre 2025: Football et Paix

Les caméras du monde entier ont quitté la Palestine depuis qu’un cessez-le-feu fantôme a été signé le 10 octobre. En deux mois, l’encre de l’accord de paix a à peine séché que 400 Palestiniens sont morts sous les balles israéliennes dans la bande de Gaza. Les Gazaouis continuent de vivre dans un état de famine et sont désormais victimes de terribles inondations de l’hiver qui contraignent 800 000 Palestiniens à être déplacés.

Dans son projet funeste et génocidaire de mort et d’étouffement du peuple palestinien, la colonisation repart de plus belle en Cisjordanie et atteint un niveau sans précédent depuis 2017. Face à cette violence de l’État génocidaire israélien, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a trouvé les mots justes pour l’avenir du peuple palestinien : « Je condamne l’expansion implacable de la colonisation israélienne en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, qui continue à alimenter les tensions, empêcher l’accès des Palestiniens à leur terre et menace la viabilité d’un État palestinien totalement indépendant, démocratique, continu et souverain. »

En Cisjordanie, près de Bethléem, au pied d’un mur de séparation de 8 mètres avec Israël entouré de barbelés, se trouve dans un espace surpeuplé et surplombé par les miradors israéliens le camp de réfugiés palestiniens d’Aida, avec lequel la ville de Grigny est jumelée. On y vit sous surveillance permanente, sous l’oppression, les menaces, les arrestations et les violences de l’armée israélienne. Jusque-là, un terrain de foot contigu au mur s’y trouvait comme rare lieu d’évasion pour la jeunesse du camp. Il est désormais menacé de démolition. C’est l’espoir et la liberté du peuple palestinien que l’on veut tuer !

Aux côtés des échanges culturels et d’un projet d’accès à l’eau dans le camp, ce terrain de foot est au cœur de nos liens de solidarité avec Aida. Avec Grenoble et Strasbourg, et grâce à la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), des délégations sportives ont été reçues en France. Et nous avions foulé le terrain d’Aida avec Fabien Roussel, en mars 2024. Grâce à l’Association pour le jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF), des dizaines de villes sont engagées. Et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine lance une campagne pour mettre la survie du peuple palestinien à l’agenda des élections municipales 2026.

La diplomatie des villes s’écrit au plus près des vies humaines. Par leurs coopérations et leurs engagements, les villes transforment l’action locale en parole universelle et rappellent que la politique étrangère peut aussi être une affaire d’humanité. Pour la solidarité, la paix et les droits humains, le terrain de foot d’Aida doit être sauvé !

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18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 05:56
Le chef de file des communistes, Ian Brossat, ne cache pas son soulagement et son enthousiasme devant cette alliance à gauche. « J’ai toujours été convaincu de la nécessité de cette union à trois. Vu la menace c’est indispensable ! » affirme le sénateur. La menace, c’est celle de la candidate LR Rachida Dati, actuellement en tête des intentions de vote au premier tour (sans union de la gauche).

Le chef de file des communistes, Ian Brossat, ne cache pas son soulagement et son enthousiasme devant cette alliance à gauche. « J’ai toujours été convaincu de la nécessité de cette union à trois. Vu la menace c’est indispensable ! » affirme le sénateur. La menace, c’est celle de la candidate LR Rachida Dati, actuellement en tête des intentions de vote au premier tour (sans union de la gauche).

Municipales 2026 : à Paris, le PS, le PCF et les Écologistes se mettent d’accord et scellent une union historique au premier tour

Le protocole était validé mercredi soir par un vote des militants (80% des adhérents communistes parisiens pour l'union avec le PS et EELV), mais le socialiste Emmanuel Grégoire devrait prendre la tête d’une liste commune entre les trois formations de gauche dès le premier tour des élections de 2026. Une première historique.

Les socialistes, les communistes et les écologistes devraient partir unis dès le premier tour des élections municipales 2026 à Paris. Un protocole d’accord a en effet été signé en ce sens, mardi soir. Il devait être soumis mercredi soir au vote des militants écologistes et communistes avant d’être pleinement ratifié, mais les trois forces se disaient confiantes. Une telle alliance constituerait une première historique.

Si depuis 1977, et la toute première élection d’un maire de la capitale au suffrage universel, PS et PCF sont toujours partis unis, les écologistes, eux, avaient sans cesse été autonomes au premier tour. Depuis 2001, une fusion des listes s’opérait entre les deux tours. Cette fois-ci, David Belliard, le chef de file écologiste désigné au printemps 2025, a proposé aux militants d’approuver une union qui placerait le chef de file socialiste, Emmanuel Grégoire, en tête d’une liste commune.

Le pouvoir d’achat et le logement en tête des priorités

Dans la corbeille des mariés, les écologistes semblent récupérer une troisième mairie d’arrondissement, celle du 11e, où le candidat commun pourrait être David Belliard. Et un tiers des conseillers de Paris en cas de victoire, ce qui ne permettrait pas au PS d’avoir une majorité à lui seul. Et le PCF verrait son nombre de représentants au conseil de Paris augmenter, avec 13 élus.

Le chef de file des communistes, Ian Brossat, ne cache pas son soulagement et son enthousiasme devant cette alliance à gauche. « J’ai toujours été convaincu de la nécessité de cette union à trois. Vu la menace c’est indispensable ! » affirme le sénateur. La menace, c’est celle de la candidate LR Rachida Dati, actuellement en tête des intentions de vote au premier tour (sans union de la gauche).

Sur le fond, les partis ont défini une quinzaine de priorités communes qui dessinent un axe de campagne très social, autour du pouvoir d’achat. « Il faut répondre à l’angoisse d’une grande masse de Parisiens qui se demandent s’ils pourront continuer à vivre ici dans cinq, dix ou quinze ans, prévient Ian Brossat. On a transformé cette ville, elle peut être la plus écolo, la plus belle du monde, mais la vraie question, c’est qui pourra y habiter. »

Cela passera par le logement : avec un objectif de 40 % de logements sociaux, l’interdiction du Airbnb permanent, un « bail citoyen », des réquisitions de logements vacants ou de résidences secondaires. Mais pas seulement puisqu’un service de garde universelle, un soutien aux familles monoparentales et un grand plan périscolaire sont au programme, en plus d’une poursuite des piétonisations et de la végétalisation, ainsi que 4 000 places d’hébergement pour les sans-abri font partie de l’accord.

Par ailleurs, la question d’une alliance avec LFI au second tour (les écologistes y sont favorables, et les socialistes restent opposés à cette perspective), est aussi posée dans le protocole d’accord. Il y est indiqué que « les partenaires s’engagent à tout faire pour qu’il n’y ait qu’une seule liste de gauche au second tour », et que toute fusion sera décidée à l’unanimité. Une formulation suffisamment ambiguë pour que tout le monde s’y retrouve pour le moment.

 

Municipales 2026 : à Paris, le PS, le PCF et les Écologistes se mettent d’accord et scellent une union historique au premier tour - L'Humanité, 18 décembre 2025
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18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 05:51
Des groupes israéliens de défense des droits humains dénoncent la systématisation de la torture contre les prisonniers palestiniens - Article publié par Haaretz, 26 novembre 2025
Des groupes israéliens de défense des droits humains déclarent à l’ONU qu’Israël a recouru davantage à la torture pendant la guerre à Gaza
 
5 DÉCEMBRE 2025 PAR NIR HASSON, MATAN GOLAN
 
Article publié par le quotidien Haaretz le 26 novembre 2025
 
traduction rédaction a l'encontre : https://alencontre.org/.../dossier-1-gaza-une-etude...
.
Le rapport soumis à l’ONU indique que les détenus ont reçu des soins médicaux alors qu’ils étaient menottés et les yeux bandés, et qu’ils ont été contraints d’utiliser des couches pour faire leurs besoins. Il précise également que les détenus ont été affamés, avec «un régime officiel d’environ 1000 calories par jour».
Depuis le 7 octobre 2023, Israël a intensifié ses violations de la Convention des Nations unies contre la torture, selon un rapport détaillé soumis le mois dernier par des organisations israéliennes de défense des droits humains au Comité des Nations unies contre la torture.
Ce rapport, déposé dans le cadre de l’examen périodique des États parties à la convention par le comité, a été rédigé par le Centre juridique Adalah, le Comité public contre la torture en Israël, Parents Against Child Detention, HaMoked: Centre pour la défense de l’individu et Physicians for Human Rights–Israel.
«Israël a supprimé les garanties existantes et recourt désormais à la torture tout au long du processus de détention – de l’arrestation à l’emprisonnement – en ciblant les Palestiniens sous occupation et les citoyens palestiniens; des hauts fonctionnaires sanctionnent ces abus tandis que les mécanismes judiciaires et administratifs ne réagissent pas», indique le rapport.
Selon ce rapport, Israël justifie la détention des Palestiniens en s’appuyant sur des dispositifs juridiques qui ne sont pas conformes au droit international. Le principal outil utilisé est la qualification des Palestiniens comme «combattants illégaux».
Cette désignation n’est pas reconnue par le droit international, mais elle permet à Israël de détenir des Palestiniens pendant de longues périodes sans procès, tout en leur refusant les droits accordés aux prisonniers de guerre.
Tout au long de la guerre, Israël a détenu plus de 4000 habitants de Gaza en vertu de cette qualification et a de même largement recouru à la détention administrative [c’est-à-dire l’arrestation et la détention d’une personne par l’autorité militaire, sans inculpation ni jugement, pour une durée inconnue et renouvelable indéfiniment, mesure non applicable aux citoyens juifs]. Avant la guerre, les prisons israéliennes comptaient environ 1100 détenus administratifs palestiniens.
En septembre 2025, ce nombre était passé à 3500. La durée moyenne de la détention administrative a doublé par rapport à la période d’avant-guerre.
Les détenus de Gaza étaient incarcérés dans des centres de détention militaires dans des conditions extrêmement difficiles. «Pendant de longues périodes, les détenus étaient confinés dans des enclos à ciel ouvert, exposés aux intempéries, enchaînés et les yeux bandés 24 heures sur 24, contraints de rester à genoux pendant la majeure partie de la journée et obligés de dormir à même le sol», indique le rapport.
«Ils ont enduré des conditions d’hygiène inadéquates, un manque de soins médicaux et des sévices continus. Ces conditions difficiles persistent», poursuit le rapport.
Le rapport note également que les détenus recevaient des soins médicaux alors qu’ils étaient enchaînés et les yeux bandés, et qu’ils étaient contraints d’utiliser des couches pour faire leurs besoins. Il ajoute que la politique alimentaire dans les centres de détention équivalait à une sous-nutrition, avec «un régime officiel d’environ 1000 calories par jour et à peine 40 grammes de protéines».
Les auteurs concluent que les témoignages «font état d’abus graves à chaque étape, notamment: l’utilisation de matraques; le recours à de l’eau bouillante, provoquant de graves brûlures; les attaques de chiens contre les détenus; l’utilisation d’une «salle disco» recourant à une manipulation sensorielle intense avec une musique douloureusement forte; les viols avec des objets».
Selon ce rapport, les établissements pénitentiaires israéliens ont également eu recours à des politiques de privation alimentaire et d’abus systématiques, notamment «coups de poing, coups de pied, coups de matraque, entraves douloureuses, attaques de chiens, menaces et urination sur les détenus, ainsi que des actes de violence sexuelle et des viols avec des objets».
En conséquence de ces pratiques, le rapport fait état d’au moins 94 décès dans les centres de détention israéliens depuis le début de la guerre, ainsi que de dizaines de cas de dommages irréversibles pour la santé.
Selon le rapport, le nombre de plaintes pour torture pendant les interrogatoires a fortement augmenté, passant de 66 au cours des deux décennies précédant la guerre à 238 au cours des deux dernières années. Le rapport note également le décès de trois détenus pendant les interrogatoires du service de sécurité Shin Bet.
Le Shin Bet ne reconnaît pas l’utilisation de la torture, mais admet employer des «méthodes d’interrogatoire spéciales», qui comprennent la privation de sommeil, l’utilisation de menottes douloureuses, les vibrations, l’exposition au froid, la musique forte, les interrogatoires dans le plus simple appareil et les menaces visant les membres de la famille.
Malgré le nombre important de plaintes et d’abus documentés, le nombre d’enquêtes ouvertes reste négligeable. Sur les 238 plaintes déposées concernant des actes de torture commis par le Shin Bet, les services de sécurité n’ont recommandé l’ouverture d’une enquête que dans deux cas, et même dans ces deux cas, aucune poursuite n’a finalement été prononcée.
Au sein de l’armée israélienne, 58 enquêtes ont été ouvertes contre des soldats pour leur traitement des détenus, dont 44 concernaient des décès de détenus. Seules deux enquêtes sur des abus ont abouti à des poursuites.
L’une d’elles concernait l’affaire largement médiatisée contre les cinq soldats qui servaient au centre de détention de Sde Teiman [situé dans le Néguev]. Dans l’autre affaire, un soldat a été reconnu coupable d’abus et condamné à sept mois de prison.
Au sein du service pénitentiaire israélien, 36 enquêtes ont été ouvertes pour abus sur des détenus, dont six ont abouti à des inculpations. Aucune de ces enquêtes ne concernait des cas de décès ou de violences sexuelles.
Selon le rapport, l’état déplorable du système de détention a été effectivement approuvé par la Cour suprême. Sur les 20 requêtes soumises à la Haute Cour de justice concernant les conditions de détention, 18 ont été rejetées, principalement pour des raisons de procédure ou après que les juges ont accepté sans contestation la position de l’État.
Deux requêtes ont été acceptées, mais seulement après de longs délais. Dans la première, les juges ont ordonné la fermeture du centre de détention de Sde Teiman; dans la seconde, concernant la politique alimentaire, la requête a été partiellement acceptée après 17 mois.
Le rapport indique en outre que les établissements pénitentiaires israéliens utilisent le refus de soins médicaux comme méthode de torture, citant, entre autres exemples, les épidémies de gale qui touchent des milliers de détenus. Il note également que le sort de centaines de détenus de Gaza reste inconnu.
En outre, le rapport indique que les détenus pour raisons de sécurité sont parfois maintenus en isolement total et se voient refuser de rencontrer des avocats, des représentants du Croix-Rouge, des journalistes ou des membres de leur famille.
Il y a environ deux semaines, le Comité des Nations unies contre la torture a tenu une session sur cette question. Des représentants du ministère des Affaires étrangères, du ministère de la Justice et des services pénitentiaires ont comparu devant le comité et ont rejeté les allégations selon lesquelles Israël aurait violé la convention ou le droit international dans son traitement des détenus.
Les représentants israéliens ont décrit les conditions dans les centres de détention et les droits accordés aux détenus, arguant que le bureau du procureur général et le système judiciaire israélien supervisent ce qui se passe dans les prisons et les centres de détention.
 
Publié sur la page Facebook de l'AFPS Pays de Morlaix
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17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 17:58
Une coopération sanitaire mutuelle avec Cuba doit être la solution afin d'obtenir l'accès aux soins de toutes et tous ! - Communistes, 17 décembre 2025
Accès aux soins : Une coopération sanitaire mutuelle avec Cuba reste la solution !
Publié le 16 décembre 2025

L’appel lancé par Gaël Roblin, conseiller autonomiste de Guingamp, en mai 2023, a rebondi dès novembre de la même année à la Fête de l’Humanité Bretagne en s’élargissant à d’autres organisations (Initiative Urgence Armor santé) avec un ensemble de propositions. En février 2024, la venue de l’ambassadeur de Cuba a créé l’évènement en donnant de l’espoir. Des Cahiers de doléances ont permis à la population d’exprimer ses difficultés d’accès aux soins et de valider l’évaluation des besoins. Puis en mai, avec André Chassaigne, a été lancé un travail plus approfondi qui s’est poursuivi notamment, à travers les débats en 2025, aux fêtes de l’Humanité en Essonne avec le représentant du Parti communiste de Cuba, et en Bretagne avec un représentant de son ambassade. Ces actions interviennent dans la lutte idéologique menée par les États-Unis contre Cuba qui influent notre société et parfois mal connu y compris dans nos rangs.

Mercredi 10 décembre fut un nouveau pas dans ce cheminement. L’entrevue au ministère de la Santé obtenue par André Chassaigne, député honoraire, a permis de faire des avancées par ses interventions et celles d’Yannick Monnet, député PCF, du Dr Fabien Cohen, de Christiane Caro (Atelier citoyen santé Bretagne PCF), qui a remis des dossiers sur la situation et sur l’évaluation des besoins à Guingamp et dans les Hautes-Alpes, et de Jean-Michel Suau du Comité de défense et de promotion de l’hôpital d’Alès et de la santé en Cévennes. Cette délégation a été entendue avec attention pendant plus d’une heure par le conseiller spécial de la ministre, en charge de la formation, des compétences, de l’attractivité des métiers et du dialogue social. Elle a pu exposer la situation et proposer une coopération médicale et d’échanges entre la France et Cuba dans un intérêt mutuel : enjeux de formation, de connaissances scientifiques et de pratique médicale… D’autres points plus complexes ont été soulevés. Ils nécessitent un travail en amont, mais sur le principe nous n’avons pas ressenti d’opposition de la part du ministère de la Santé. Il a été convenu d’avoir un rendez-vous avec le conseiller Santé de l’Élysée et avec la conseillère du ministère des Affaires étrangères.

Par ailleurs, à une interrogation de l’Atelier citoyen santé Bretagne PCF portant sur la remise en cause de places de formation supplémentaires en IFSI1 créées dans le cadre du Ségur de la santé, dont 230 en Bretagne, l’Atelier citoyen santé Bretagne PCF a pu obtenir une réponse favorable du ministère pour débloquer un budget supplémentaire incessamment. Nous resterons attentifs à la concrétisation des réponses positives obtenues.

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17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 16:41
Conseil régional de Bretagne 12 décembre -   Intervention de Gladys Grelaud, conseillère régionale finistérienne et communiste de Bretagne sur la formation professionnelle

Conseil régional de Bretagne 12 décembre - 

Intervention de Gladys Grelaud, conseillère régionale finistérienne et communiste de Bretagne 

Monsieur le Président, mes cher·es collègues, je m’exprime aujourd’hui au nom de la majorité régionale.

Avant de rentrer un peu plus dans le détail, je voudrais tout d’abord saluer l’important travail des services autour de cette carte pluriannuelle des formations professionnelles initiales mais aussi le tien, chère Forough.

Tout d’abord, je tiens à souligner la démarche qui permet d’avoir une carte pluriannuelle qui offre une bien meilleure visibilité à moyen terme pour l’ensemble des acteurs concernés. C’était un souhait de l’ensemble des partenaires notamment des partenaires sociaux, et nous pouvons nous féliciter collectivement d’avoir réussi à mettre cela en œuvre.

Cette « pluri annualité », au-delà de permettre une meilleure appréciation des enjeux démographiques permet également de concentrer nos efforts sur les métiers de demain. Sur ces aspects, nous nous félicitons de la priorité donnée aux formations professionnelles initiales, dans le domaine de l’industrie, les formations ciblées sont les formations en maintenance et en usinage, tout comme, sur les formations agricoles. Comme nous le répétons régulièrement, au sein de la majorité régionale, les enjeux de réindustrialisation et de souveraineté alimentaire sont cruciaux pour l’avenir de la Bretagne. Former les ouvrières et les ouvriers de demain est une nécessité à laquelle nous nous attelons ainsi.

Cependant, après ces belles paroles, je voudrais tout de même noter, à mon sens, une difficulté importante ou plutôt une incohérence, à laquelle nous conduit le partage de la compétence des formations professionnelles dans la mise en œuvre de cette carte, et principalement, concernant les fermetures de formation.

Cette carte, nous la travaillons en partenariat étroit avec le rectorat, l’état, qui pilote évidemment l’enseignement des formations et les personnels enseignants et qui propose les fermetures et ouvertures. Or, pour qu’un partenariat fonctionne, il faut de la bonne volonté de part et d’autre et l’on ne peut pas dire que cela soit toujours le cas du côté du rectorat.

Le manque de transparence, de concertation et seulement déjà d’information sur les choix faits par le rectorat doit à minima nous poser question.

Pour remettre les choses, tranquillement mais sûrement, à leur place, que je sache sur la fiche de paie des professeurs il est toujours écrit en haut à gauche « éducation nationale » et non Région Bretagne. Le rôle devrait donc incomber au rectorat d’échanger avec ses enseignants en amont d’éventuelle fermeture. Or, et je parle d’expérience, bien souvent les professeurs et même les chefs d’établissement ne sont prévenus que quelques semaines, voire quelques jours, avant que le couperet ne tombe.

C’est ainsi que, par exemple, l’annonce de la fermeture du CAP marqueterie du lycée de l'Elorn n’a été communiquée à l’enseignante qui dispense la formation, depuis plus de 20 ans, que 2 semaines avant son officialisation. 20 ans d’un côté, 2 semaines de l’autre.

Je tiens d’ailleurs à te remercier Forough pour l’écoute et la mobilisation dont tu as fait preuve dans le cadre de nos compétences en proposant d’intégrer cette formation dans notre dispositif Qualif’Emploi. J’en profite également pour saluer ta proposition, Forough, de mettre en place un groupe de travail qui puisse anticiper plus en amont les sujets de fermeture de formations pour l’année prochaine.

Une fois de plus nous assumons nos choix et nous faisons le boulot en trouvant des solutions concrètes sur le terrain. C’est pourquoi il nous paraît essentiel que le rectorat en fasse de même et revoit sa méthode sur la façon dont les premiers concernés, professeurs, élèves, chefs d’établissement, partenaires sociaux sont mis dans la boucle des décisions de fermeture. Derrière ces choix se sont des êtres humains qui sont concernés et affectés et les décisions ne peuvent pas être prises depuis un tableur excel dans le bureau de la rectrice.

Gladys Grelaud

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