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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 05:39

Pour Nasser Mansouri-Guilani, économiste et syndicaliste, les normes de rentabilité toujours plus élevées du CAC 40 jouent contre le travail en alourdissant le coût du capital.

 

 

Selon le recensement de l’Humanité, les entreprises du CAC 40 sont engagées dans des plans de suppression d’au moins 15 000 emplois. Il n’y a donc pas de corrélation entre profits et emploi ?

Nasser Mansouri-Guilani 

Le discours libéral selon lequel il faut que les profits s’améliorent pour que l’on crée des emplois est infondé. C’est un discours idéologique, à l’instar du théorème de Schmidt (chancelier de la RFA de 1974 à 1982 – NDLR) qui dit que « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain ». Depuis au moins trois décennies que ce théorème est appliqué, la part des profits monte sans que l’investissement et encore moins l’emploi n’augmentent nécessairement. Il n’y a pas de mystère : si ça augmente pour le capital, ça baisse pour le travail. Depuis les années 1980, la part des salaires a chuté dans la valeur ajoutée. On est toujours dans ce schéma qui fait que la priorité est donnée aux profits. Dans ce conflit entre les intérêts du travail et ceux du capital, les libéraux disent qu’il faut réduire le coût du travail en quantité et en qualité de l’emploi, mais aussi en termes de rémunérations. La contrepartie, c’est la hausse du coût du capital, c’est-à-dire qu’une part croissante des richesses produites par les travailleurs est mobilisée pour rémunérer les détenteurs de capitaux, et notamment les actionnaires.

 

Les outils qu’Emmanuel Macron a inventés par ordonnances, comme la « rupture conventionnelle collective » qu’utilisent les banques ou encore PSA, donnent-ils des possibilités nouvelles à ces entreprises très profitables pour réduire encore le « coût du travail » ?

Nasser Mansouri-Guilani 

Ce qui est nouveau, ce sont en effet les politiques du gouvernement, et notamment les ordonnances Macron, qui donnent plus de facilité aux patrons pour réduire le « coût du travail » en se débarrassant des travailleurs dont ils ne veulent plus. D’autres facilités nouvelles sont accordées aux détenteurs de capitaux, en particulier les plus riches, comme la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune, là aussi sous prétexte de favoriser l’investissement et l’emploi. Cela participe de la même logique. Mais, quand on regarde concrètement, on voit que l’emploi n’augmente pas et que la croissance économique ralentit. On reste dans une phase de faiblesse de l’activité en regard des besoins de la population, avec un chômage officiellement à 9 %, mais en réalité deux fois plus élevé si l’on compte tous les exclus du travail pour des raisons économiques, c’est-à-dire, en dernière analyse, parce que les détenteurs de capitaux demandent plus de profits.

 

Certaines sociétés du CAC 40 qui suppriment des postes affichent des profits en baisse : c’est le cas de BNP Paribas ou de Sanofi par exemple. Une perte de profitabilité est-elle une raison acceptable pour se résigner aux destructions d’emplois ?

Nasser Mansouri-Guilani 

Ce phénomène est typique de la logique de la financiarisation de l’économie, qui, pour résumer, correspond à la généralisation de l’exigence de rentabilité des capitaux les plus puissants. Ainsi, si la norme pour ces derniers est un rendement de 10 %, alors tout le monde doit se caler dessus : dans ce cas, 7 %, ce n’est pas suffisant. Cette logique de rentabilité maximale et à court terme joue contre le monde du travail, en termes d’emplois mais aussi de conditions de travail et de salaires. Cette financiarisation va aussi de pair avec la désindustrialisation. On nous sert toujours l’argument qu’être plus compétitif va nous permettre d’exporter davantage, mais l’état de notre commerce extérieur montre que cela ne se vérifie pas. Plus cette financiarisation se développe, plus s’affaiblit le potentiel productif du pays, et plus le commerce extérieur se dégrade.

Une récente étude montrait que 93 % des entreprises se refusent à procéder à des augmentations collectives de salaires. Est-ce un effet de cette financiarisation de l’économie que vous dénoncez ?

Nasser Mansouri-Guilani 

La financiarisation se traduit par la réduction des droits et protections collectives des travailleurs, et donc par l’individualisation des rémunérations. Les négociations collectives ont des conséquences sur le long terme : c’est autre chose que de payer à la tête du client. Tout cela est cohérent. De même, la désindustrialisation affaiblit l’ensemble des travailleurs, dans la mesure où les conventions collectives dans l’industrie sont plus protectrices pour les salariés. En affaiblissant l’industrie, on tire l’ensemble des travailleurs vers le bas.

 

Que faudrait-il faire pour sortir de cette logique ?

Nasser Mansouri-Guilani 

Il faut valoriser le travail et dévaloriser le capital. C’est tout l’inverse de ce qu’ont fait les gouvernements depuis plusieurs décennies. Quand on dit « valoriser le travail », cela veut dire améliorer la qualité de l’emploi, les salaires, l’avancement, les conditions de travail… Cela passe par exemple par appliquer l’égalité femmes-hommes au travail. Tant que la moitié de la force de travail est dévalorisée par les bas salaires et la précarité ou le blocage des carrières, on ne peut pas parler de valorisation du travail. 

 

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 05:37

 

22 millions de Français ne partiraient pas en vacances.

22 millions seraient donc casaniers !! Pantouflards, va.

La France est comme ça... des « citoyens » qui devraient pouvoir profiter de cette conquête sociale, les vacances, et qui préfèrent traînasser dans des rues désertes et en feu alors qu’il fait si bon au bord de l’eau séant et que l’eau est enfin, je l’ai rêvé, devenue un bien commun gratuit.

Parler par antiphrases, dire le contraire de ce que l’on pense, pour faire mieux réagir...

Si au moins 22 millions de Français ne partent pas, à qui la faute ? Redevenons plus explicitement direct.

La faute à ceux qui considèrent les « gens d’en bas » comme des « variables d’ajustement », des kleenex, des citrons à presser jusqu’au trognon . A cette madame ministre des solidarités et de la santé, qui n’a rien à proposer mais qui joue au «  pompier volant ». Docte, elle nous explique que pour ne pas avoir soif il faut boire ; elle descend dans quelques hôpitaux pour occuper le terrain médiatique ; sponsorisée par les médias « temps de cerveau disponible pour ‘Coca-Cola’ », elle tente avec gravité de mettre l’étouffoir sur la grande colère et la misère des hôpitaux. Elle ne moufte rien sur les budgets macronisés, mutilés à la hache de guerre... jadis consacrés à la santé, aujourd’hui sabrés avec la morgue des aristos...

D’une main, on vous tord le cou et de l’autre on se penche avec une condescendance mensongère sur votre souffrance... Vous l’avez lu° ?? Comment peut-on décider de dérembourser des médocs contre la maladie d’Alzheimer ? Il faut avoir un coeur de pierre. Cachez-vous madame, cachez cette hypocrisie que nous ne saurions continuer à voir. Vous parlez d’une augmentation réduite des flux aux urgences (4%)... grâce à vous, sous-entendu. Les personnels des urgences, eux, ont d’autres estimations, sans doute plus crédibles, plus en prise avec la réalité de terrain (entre 10 et 14%).

Le soleil, filtré par le capital, ne brille pas pour tout le monde pareil. Il est vraiment urgent, madame, sans être urgentiste, de renvoyer, vous et votre gouvernement de « sabreurs, de bourgeois et de gavés », à vos châteaux climatisés !

 

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 05:35

 

J’étais ce matin l’invité de RMC pour évoquer le versement, ce jour, de l’allocation de rentrée scolaire (ARS). Versée sous conditions de ressources, son montant stagne. De très nombreuses familles modestes en sont exclues.

Cette actualité a été l’occasion de mettre sur la table une proposition du PCF : l’école pour tous, c’est une école vraiment gratuite.

Chaque année, la rentrée scolaire coûte de plus en plus cher. Avec la fameuse liste des fournitures scolaires, notamment lors du passage du primaire au collège, mais aussi les transports scolaires, la cantine, les activités périscolaires, tout cela s’additionne et pèse lourd.

Une école de la réussite pour tous, obligatoire jusqu’a 18 ans, doit reconquérir le principe républicain de gratuité. Comment ?

L’Etat peut prendre en charge un panier de fournitures scolaires. Pourquoi ne pas avoir une belle ambition - comme cela a été proposée ce matin sur les ondes de RMC- pour une industrie nationale permettant d’atteindre cet objectif. Cela serait un cercle vertueux. Nous proposons aussi la gratuité des transports scolaires et la généralisation d’une tarification sociale pour la restauration scolaire.

Face aux inégalités territoriales qui n’ont cessé de se creuser avec la réforme des rythmes scolaires, nous proposons des activités périscolaires gratuites et assurées par des animateurs qualifiés dans le cadre d’un service public national déconcentré du loisir éducatif.

Nous savons combien les destins scolaires sont liés aux origines sociales. Le système scolaire est de plus en plus inégalitaire. Le projet Blanquer, qui n’est pas un expert mais un idéologue du tri social de l’école à l’université, aggrave dangereusement cette réalité. Regagner la gratuité réelle, c’est une partie de la réponse.

 

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 05:04

Il a quitté le Fort de Brégançon hier, le conseil des ministres fait sa rentrée aujourd’hui. Tout est pour le mieux  dans le meilleur des (nouveaux)mondes possibles : au deuxième trimestre les multinationales ont versé 497 milliards de dollars à leurs actionnaires au plan international, un record. En France, jamais les entreprises n’avaient versé autant de dividendes à leurs actionnaires.   Du côté des premiers de cordée, pas besoin d’épisodes orageux pour que le liquide ruisselle à torrent ! Il pleut toujours où c’est mouillé comme le dit si bien le dicton populaire…

Alors que depuis son arrivée à Élysée, Macron appauvrit le pays pour financer les cadeaux aux plus riches, que les indicateurs économiques sont préoccupants, le pouvoir décide de ne rien changer.

Et pendant ce temps ? Pendant ce temps, le chômage est toujours à des niveaux records, la pauvreté frappe 9 millions de personnes, le logement en France, comme l’a confirmé le drame d’Aubervilliers, est indigne d’un pays développé, des dizaines de milliers de  bacheliers sont toujours sur le carreau, sans affectation universitaire et, pour celles et ceux qui en ont une,  le coût de la rentrée est à la hausse ; étudier est désormais un luxe… 

Pendant ce temps ? Pendant ce temps, l’Hôpital public est à l’agonie par manque de personnels, qui n’ont plus les moyens de leur action, les agriculteurs-trices, n’ont plus les ressources pour vivre. 

Ce qui se construit sous nos yeux, en cette fin du mois d’août, est une société inhumaine !

Mais le credo du monarque et de ses courtisans est le même : réduction des dépenses publiques, des APL, instauration d’une retraite par points avec baisse des pensions, diminution de l’indemnisation chômage, réforme institutionnelle qui cherche à casser le lien entre les citoyens et leurs élu-e-s, à assécher la capacité des collectivités locales à répondre aux besoins. Un seul credo, un seul dogme, la compétitivité, avec ses dégâts humains, sociaux, économiques et écologiques la vente à l’encan des services publics.

La coupe est pleine. Les communistes, leurs parlementaires, leurs élus sont déterminé-e-s à agir sur tous les terrains. Ils sont disponibles pour tous les rassemblements, toutes les solidarités qui permettront de faire échec à Macron et construire une alternative de gauche : notre pays ne peut continuer ainsi. Nous le réaffirmerons ce week-end à Angers durant notre Université d’été, lors du rassemblement que nous y organisons, avec Ian Brossat, chef de file des communistes à l’élection européenne de 2019, devant l’Hôpital d’Angers, menacé d’asphyxie.

L’argent existe pour répondre aux besoins sociaux. Un autre nouveau monde est possible, nécessaire et urgent. 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

La misère et les inégalités, au soleil ou sous la pluie, ça suffit! - Pierre Laurent, secrétaire national du PCF (22 août 2018)
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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 07:40
Ian Brossat

Ian Brossat

 

Interview de Ian Brossat, chef de file des communistes pour les élections européennes de mai 2019, pour le "Rouge Finistère" du mois de septembre, le journal de la fédération PCF du Finistère.

le 13 août 2018. 

Ian Brossat sera dans le Finistère pour des rencontres sur les enjeux économiques et sociaux liés à l'Europe (économie maritime, travailleurs détachés, agriculture...) et une réunion publique au mois d'octobre prochain dans le cadre de la campagne européenne des communistes. Il sera aussi à la Fête de l'Humanité Bretagne au parc des expos de Lorient à Lanester les 1er et 2 décembre. 

Comment qualifierais-tu la situation de l'Union européenne aujourd'hui et les politiques qui sont promues par les gouvernements européens - quand ils trouvent des compromis - et la commission européenne? 

 
L'Union européenne promeut depuis de nombreuses années des politiques d'austérité. Celles-ci sont à la fois injustes et inefficaces. Au cours des 10 dernières années, les richesses produites ont augmenté, certes. Le PIB des pays de l'UE est passé de 15 000 milliards d'euros à plus de 17 000 milliards d'euros entre 2006 et 2017. 2000 milliards d'euros de plus, c'est l'equivalent du PIB français. Mais dans la même période, la part de travailleurs pauvres est passée de 7% à 10%. Ceux qui ont produit ces richesses n'ont pas été récompensés pour leurs efforts. Pire, ils se sont appauvris. Ce sont les multinationales qui en ont profité et s'en sont mis plein les poches.
Tout cela n'est pas le fruit du hasard. La politique de l'Union européenne y est pour beaucoup. Toute sa logique peut être résumée en 3 lettres : priorité aux marchés. Résultat, c'est jackpot pour les banques et ceinture pour les autres.
Depuis la crise de 2008, la Banque centrale européenne a versé 3000 milliards d'euros aux banques privées sans la moindre contre-partie. Les mêmes banques qui alimentent la spéculation et qui vous infligent des aggios dès lors que vous avez quelques euros de déficit.
Quant aux salariés, la Commission européenne leur inflige la mise en concurrence à tous les étages. Elle organise le dumping social, c'est-à-dire la course aux plus bas salaires et aux pires conditions de travail. Elle ne fait rien d'efficace face au travail détaché, rien face aux délocalisations.
Au dumping social, elle ajoute le dumping fiscal en encourageant les États à baisser les impôts des plus riches et des entreprises.
C'est avec cela qu'il faut rompre. Car cette Europe nous conduit dans le mur. La preuve : les gouvernements ont tellement dégoûté les Européens de l'Europe qu'ils finissent par se jeter dans les bras de l'extrême-droite. Il y a donc urgence à porter la voix d'une autre Europe, qui soit celle du monde du travail, et non celle du fric.
 
Sur quels principes et objectifs essentiels s'appuie le projet que défendent les communistes pour l'Europe et les élections européennes de mai 2019? 
 
On nous a longtemps vendu l'Europe en nous expliquant qu'elle nous permetrrait de faire contrepoids aux États-Unis et de contrer les logiques les plus mortifères de la mondialisation. Nous avons désormais un peu de recul. Est-ce ce qui se passe ? Absolument pas. Au contraire, l'Europe telle qu'elle est incite à la mise en concurrence de tous contre tous. Se mettre ensemble pour se faire la guerre, c'est tout de même un étrange projet.
Ce n'est pas le nôtre. Nous considérons qu'il faut construire l'Europe de l'humain d'abord. Une Europe qui nous tire vers le haut au lieu de nous aspirer vers le bas, comme c'est le cas actuellement. Une Europe de coopération, à rebours des logiques de concurrence.
L'Europe doit cesser d'être une machine à fabriquer de la régression sociale.
Sur le travail, sur le service public, il faut tourner la page des logiques libérales. Nous proposons par exemple de mettre fin aux directives de libéralisation, celles qui viennent de conduire la mise en concurrence de la SNCF et à terme à sa privatisation.
 
 
Quelle la marque distinctive de la proposition et du travail des communistes sur l'Europe? 
 
Tout cela suppose une toute autre utilisation de l'argent au sein de l'union européenne. J'évoquais tout à l'heure les 3000 milliards d'euros versés par la BCE aux banques privées. Tout cela alors qu'on nous rabache en permanence qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses... Ça ne peut pas continuer comme ça. C'est une folie. Cet argent pourrait être être tellement utile s'il était utilisé autrement.
Nous proposons qu'il serve à la constitution d'un fonds dédié au développement des services publics. Dans le contexte que nous connaissons, marqué par une fragilisation terrible des services publics, notamment dans le domaine de la santé, ce serait une avancée formidable.
 
 
Comment le PCF va t-il mener cette campagne européenne? 
 
Nous avons décidé de commencer cette campagne très tôt. Pour une raison toute simple : les thématiques européennes sont déjà très présentes dans l'actualité. On le voit sur la question des réfugiés. L'Europe est aux abonnés absents et trahit toutes les valeurs qui devraient être les siennes. Elle est incapable d'organiser l'accueil de quelques milliers de personnes, alors que l'UE compte plus de 500 millions d'habitants. Elle n'est pas capable non plus de tordre le bras aux gouvernements d'extrême-droite, alors qu'elle est si prompte à imposer à coups de lattes des politiques d'austérité à ceux qui voudraient y résister. On l'a vu en Grèce. Le devenir de l'Europe est au coeur de l'actualité.
Nous allons donc mener une campagne de longue haleine, en nous adressant largement à tous ceux qui veulent une autre Europe. Le débat ne doit pas se laisser enfermer par les libéraux d'un côté et les fachos de l'autre. Les peuples d'Europe méritent mieux.
Ian Brossat

Ian Brossat

Européennes : avec Ian Brossat, le choix d'une Europe plus démocratique, sociale et solidaire
 
Les communistes ont fait le pari de la jeunesse et de l'audace pour désigner leur chef de file aux européennes en choisissant de faire confiance à Ian Brossat. 
 
Né en 1980,  engagé au PCF à 17 ans, puis professeur de Lettres dans un lycée de région parisienne.  Son combat  de militant est tout entier dirigé pour l'égale citoyenneté réelle de tous et la lutte contre les discriminations.  
 
Ce militant brillant et percutant, doublé d'un élu efficace et opiniâtre, est élu à Paris depuis 2008, date à laquelle il est devenu le plus jeune président de groupe au Conseil Municipal de Paris. 
 
C'est depuis 2014 l'adjoint au logement de la ville de Paris. 
On lui doit un travail de tous les instants pour démocratiser l'accès au logement pour les Parisiens, n'hésitant pas à se heurter aux intérêts des promotteurs et des riches qui veulent vivre dans l'entre soi. 
C’est lui qui est à l’initiative du centre d’hébergement des sans abri dans le seizième arrondissement de Paris, de la lutte contre Airbnb qui chasse les classes populaires de la capitale, à l’initiative aussi de la création de 6000 logements sociaux dans le seizième et à l’augmentation importante du pourcentage de logement sociaux à Paris. Il défend les migrants à Paris, s'oppose à la vidéo-surveillance, à la privatisation des déchets. Il montre que la politique, ce n'est pas que des grandes phrases et des postures, mais un travail pour conquérir des avancées concrètes pour les classes populaires. 
 
Les prochaines élections européennes auront lieu le 26 mai 2019 et nous permettrons en France d'élire 79 députés européens avec un scrutin de liste national à la proportionnelle.
 
Actuellement, trois élus français au Parlement Européen représentent notre sensibilité de la gauche sociale, écologique, anti-libérale : Patrick Le Hyaric et Marie-Pierre Vieu, députés communistes et Front de Gauche, et Marie-Christine Vergiat, députée Front de Gauche.
 
Travaillant au sein du groupe de la Gauche Unitaire Européenne-Gauche Verte Nordique (GUE-NGL) – 52 députés - avec l'ensemble des forces progressistes européennes (Sinn Féin, Die Linke, Gauche écologiste nordique, Syrisa, Podemos et Izquierda Unida, ...etc), nos élus font un travail essentiel dans une assemblée dominée par les libéraux et conservateurs et où l'extrême-droite nationaliste est de plus en plus forte, et risque de l'être encore davantage à l'issue de ces élections européennes, pour défendre les réfugiés et migrants, dénoncer et faire connaître les traités de libre-échanges anti-démocratiques (TAFTA , CETA, TISA), défendre les services publics et les droits de l'homme, plaider contre le néo-colonialisme, les logiques de guerre impérialistes, pour le droit des peuples palestiniens et kurdes, pour la Paix et le désarmement nucléaire.
 
Le groupe GUE-NGL est le seul groupe du Parlement à lutter constamment, et depuis le début, contre les plans d’austérités, les politiques macroéconomique et ultra-libérales de l’UE, et à prôner l’idée d’une autre Europe respectueuse des peuples. 
 
Ce sont députés qui portent la voix du mouvement social et des classes populaires en Europe.
 
L'expérience montre à cet égard que, même minoritaires, des parlementaires déterminés à prendre appui sur des mobilisations populaires suffisantes, peuvent remporter des victoires spectaculaires. Parmi les exemples emblématiques de tels succès, citons la mise en échec , à deux reprises, du projet de la Commission de casser le statut des dockers (2003 et 2006) ou le rejet du projet de directive visant à légaliser en Europe  la pratique américaine des "brevets logiciels" réclamés par les lobbys des multinationales (2005) . Quant à directive sur laquelle se fondait le gouvernement Macron-Philippe pour justifier la "réforme" de la SNCF, elle avait failli -à 24 voix près sur 704 votants ! - être bloquée en décembre 2016...
 
Dans ce contexte, il y a tout lieu de se féliciter que le PCF ait choisi pour conduire et animer la liste qui représentera le mieux les valeurs d'une gauche sociale et progressiste à ces élections européennes : Ian Brossat.
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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 07:10
Ils veulent éliminer le Parti Communiste du paysage politique français

Cherchez un parti français qui a 97 ans d'histoire, qui est le deuxième en nombre d'adhérents derrière celui de droite des Républicains (60 000 adhérents à jour de cotisation), un parti qui a un groupe à l'Assemblée et au Sénat, 3 députés européens, un parti qui organise la plus grande fête de France (la fête de l'Humanité, plus de 500 000 visiteurs) comme des centaines d'autres, là où les autres organisations politiques sont incapables de le faire, un parti, le seul bien souvent, que vous voyez mobilisé pour défendre les hôpitaux, les bureaux de poste, les services publics de proximité, dont les militants sont actifs, collent des affiches, distribuent des tracts, réalisent des journaux, font du porte-à-porte, un parti où adhèrent une partie significative des syndicalistes engagés dans les luttes, un parti qui dans plusieurs villes luttes contre les expulsions locatives, organise des ventes solidaires de fruits et légumes et des vacances à la mer pour les enfants des quartiers populaires... et, et, ... un Parti qui est quasiment systématiquement écarté des médias au profit d'un PS moribond et plus encore du mouvement France Insoumise. 

Son tort: le parti marxiste qui a fait peur à la bourgeoisie et qui continue à porter une vision de la société alternative à celle des classes possédantes et du capitalisme.  

Regardez et mettez en rapport à titre d'exemple l'audience d'EELV aujourd'hui dans les médias, qui a dix fois d'adhérents que le PCF et n'a plus de groupes parlementaires ni quasiment de parlementaires... 

C'est un véritable scandale démocratique au niveau de la représentation du pluralisme politique dans les Médias. Aujourd'hui, c'est le Télégramme qui, faisant un article sur les têtes de liste pressenties aux Européennes, oublie Ian Brossat, chef de file des communistes, dont la candidature a été annoncée au mois de juin dernier et rencontre pourtant de l'écho dans l'opinion de gauche et dans la presse (portraits du Nouvel Observateur, de Paris Match, etc...). Dans le même numéro du Télégramme, on parle des universités d'été tout en "oubliant" celle du PCF à Angers. N'en jetez plus, la coupe est pleine! 

Samedi 18 août, c'était le Ouest-France qui comme le Parisien la veille et probablement la dépêche AFP, "oubliait" l'université d'été du PCF, qui l'an passé a réuni pourtant 1000 participants (la deuxième université d'été politique de France derrière celle de FI en 2017) et qui va accueillir de nombreux parlementaires, syndicalistes, intellectuels.   

La désinformation par omission à ce niveau là est indigne de la presse régionale d'information, presse qui sait se souvenir de l'existence des communistes pour agiter comme des épouvantails l'expérience Syrisa en Grèce, Maduro au Vénézuela, ou le PC Chinois.   

Pendant l'affaire Alexandre Benalla, alors que nos parlementaires étaient particulièrement actifs pour démonter les rouages de cette affaire et l'expliquer, les médias n'avaient d'yeux que pour Mélenchon et FI, voire quelques parlementaires socialistes. C'est un choix: ils font le choix d'une alternative à gauche entre centre-gauche libéral et populisme de gauche, en mettant de côté la gauche marxiste avec une volonté de rassemblement et de conquête pour les classes populaires.      

Voilà le courriel qu'a adressé à la direction de Ouest-France Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Morbihan:

" Monsieur,

Je viens de vous laisser un message sur votre portable pour m’étonner du fait que pour la deuxième année consécutive, l’article  de ce samedi, en page nationale consacrée aux universités d’été des organisations politiques, cite plusieurs formations (LR, PS, RN, LFI) mais oublie une nouvelle fois, de citer l’initiative du PCF qui se tient à Angers les 24, 25 et 26 aout prochains. Cet « oubli » malencontreux fait tristement écho à un article sur le même sujet du Parisien Libéré d’il y a quelques jours, qui affiche une carte de France avec tous les lieux des Universités d’été des partis sans noter celle du PCF !

L’an passé, ce sont plus de 1 000 participant.es qui ont assisté aux nombreux débats des 3 jours.

Afin de vous donner une idée de ce qui va se passer le week-end, prochain, je me permets de vous joindre le programme de l’édition de 2 018 où vous pourrez ainsi juger de la diversité des thèmes (Communisme, européennes, Mais 68, centenaire de Marx…) et des intervenant.e.s (Hubert Krivine, Gérard Mordillat, Alain Bougrain-Dubourg , Bernard Thibault,…).

Il me semble qu’il serait juste que cette précision soit indiquée dans une prochaine édition de votre journal, afin que votre lectorat que je sais être important, lise toutes les infos de manière équitable.

Bien entendu, je reste à votre disposition pour tout échange sur ce sujet (voire d’autres) si vous le souhaitez.

Bien cordialement

Philippe Jumeau

Secrétaire départemental du PCF 56" 

 

Voici la lettre au Télégramme envoyé par Daniel Ravasio, secrétaire de section du PCF pays de Morlaix: 

 

Dans l’édition du Télégramme du mardi 21 août on trouve un article (page nationale « le fait du jour ») consacré aux universités d’Eté des organisations politiques citant plusieurs formations (LR, PS, RN, LFI) mais oublie  de citer l’initiative du PCF qui se tient à Angers les 24, 25 et 26 aout prochains. Cet « oubli » malencontreux fait tristement écho à un article sur le même sujet du Parisien Libéré d’il y a quelques jours, qui affiche une carte de France avec tous les lieux des Universités d’été des partis sans noter celle du PCF !

L’an passé, ce sont plus de 1 000 participant.es qui ont assisté aux nombreux débats des 3 jours.

Afin de vous donner une idée de ce qui va se passer le week-end, prochain, je me permets de vous joindre le programme de l’édition de 2 018 où vous pourrez ainsi juger de la diversité des thèmes (Communisme, européennes, Mais 68, centenaire de Marx…) et des intervenant.e.s (Hubert Krivine, Gérard Mordillat, Alain Bougrain-Dubourg , Bernard Thibault,…).

Cet état de fait n’est pas acceptable.  Je vous demande donc de corriger cet « oubli » en portant cette information à vos lecteurs dans une prochaine édition qui auront ainsi une information équitable.

 

Dans le même ordre d’idée, on trouve (même journal) un article sur les élections européennes, article intitulé « le difficile choix des listes ».  Et « curieusement » Ian BROSSAT, chef de file des communistes, dont la candidature est annoncée depuis le mois de juin dernier, est de nouveau « oubliée » alors qu’elle rencontre un écho certain dans l’opinion et dans la presse (portraits du Nouvel Observateur , de Paris Match, …).

Cet état de fait n’est pas acceptable.  Je vous demande donc de corriger cet « oubli » en portant cette information à vos lecteurs dans une prochaine édition qui auront ainsi une information équitable.

 

 

      

Ils veulent éliminer le Parti Communiste du paysage politique français
Ils veulent éliminer le Parti Communiste du paysage politique français
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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 06:52
ALIMENTATION. LA LUTTE DES CLASSES SE JOUE AUSSI DANS L’ASSIETTE (Olivier Morin, L'Humanité, 22 août 2018)
Paris, août 2017. Aujourd’hui, sur la place de la Bastille à Paris comme au pied des immeubles des villes populaires d’Île-de-France, des producteurs du Sud-Ouest vont proposer des denrées maraîchères accessibles. Ils seront des milliers, précaires, salariés aux faibles revenus, retraités, à pouvoir s’offrir ce privilège de bien manger. Patrick Gély

Paris, août 2017. Aujourd’hui, sur la place de la Bastille à Paris comme au pied des immeubles des villes populaires d’Île-de-France, des producteurs du Sud-Ouest vont proposer des denrées maraîchères accessibles. Ils seront des milliers, précaires, salariés aux faibles revenus, retraités, à pouvoir s’offrir ce privilège de bien manger. Patrick Gély

ALIMENTATION. LA LUTTE DES CLASSES SE JOUE AUSSI DANS L’ASSIETTE
Mercredi, 22 Août, 2018

Avec leur vente solidaire annuelle de fruits et légumes, PCF et Modef démontrent, le temps d’une journée, que les classes populaires ne sont pas condamnées à se priver de produits de qualité et à un prix juste.

Déguster un gratin de courgettes, une tarte aux prunes ou même une salade de tomates relève parfois du luxe pour des familles aux revenus modestes ou des retraités aux pensions faibles. Mais, au pied des immeubles des villes populaires d’Île-de-France comme sur la place de la Bastille, au cœur de Paris, ils seront encore des milliers aujourd’hui à pouvoir s’offrir des fruits et légumes frais, de qualité, et à des prix justes, aussi bien pour le producteur que pour le consommateur. En réalisant leur initiative annuelle de vente à prix coûtant, la Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux (Modef) et le Parti communiste français réduisent, le temps d’une journée, la différence du contenu des assiettes entre les couches sociales.

LES PLUS MODESTES, DAVANTAGE VICTIMES DE DIABÈTE ET D’OBÉSITÉ

Car, si la France est le 4e producteur de fruits et légumes en Europe (après l’Espagne, l’Italie et la Pologne), tous ses citoyens n’y ont pas accès de la même manière. Un rapport réalisé tous les sept ans par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, et publié l’an dernier, démontre combien les habitudes alimentaires sont un reflet saisissant des inégalités sociales. Dans ces habitudes, la consommation de fraises, petits pois, tomates et aubergines est davantage le fait d’individus ayant un niveau d’études supérieur à bac + 4 que de leurs compatriotes ayant quitté les bancs de l’école en primaire ou au collège, qui en mangent en proportions moindres. Ces derniers, davantage touchés par le chômage ou occupant des emplois d’ouvriers ou d’employés, perçoivent des revenus moins importants. Leurs choix se portent davantage sur de la viande rouge, pourtant peu bon marché, mais symbole de l’assiette des catégories aisées, ou sur des pommes de terre et des produits issus de céréales, jugés plus nourrissants. D’autant que, selon Faustine Régnier, docteur en sociologie de l’alimentation à l’Institut de recherche agronomique (Inra), les ménages modestes, qui consacrent une part importante de leur budget à leur alimentation, sont plus sensibles aux variations des prix. Or, saisonnalité oblige, les prix des fruits et légumes frais passent parfois du simple au double en quelques mois sur les étals. Le résultat de ces arbitrages contraints n’est pas sans conséquence sur la santé, puisque les Français aux revenus modestes sont davantage victimes de maladies cardio-vasculaires, de diabète ou d’obésité.

Pourtant, les pouvoirs publics avaient bien initié une campagne choc, il y a une quinzaine d’années, avec l’ordre intimé de consommer cinq fruits et légumes par jour. Depuis, si le slogan a été intégré par une majorité de Français, les études s’accordent à constater que le conseil n’est pas suivi. À tel point que, depuis dix ans, l’obésité reprend sa progression. Selon le Centre de recherches pour l’étude et l’observation des conditions de vie, la proportion d’enfants en surpoids ou obèses était de 19,8 % en 2017, contre 15,8 % en 2007, avec une surreprésentation de « 35 % dans les foyers avec moins de 9 900 euros annuels par unité de consommation ». Ceux qui précisément font l’impasse sur les fruits et légumes frais. C’est dire si la seule injonction, voire la culpabilisation des consommateurs, ne suffit pas à modifier leur comportement alimentaire. D’autant que les messages de recommandation ne sont pas entendus de la même manière selon les catégories sociales. Dans les foyers modestes, la priorité est plutôt donnée au goût et à l’abondance, tandis que, chez les plus aisés, l’alimentation est davantage associée à la santé.

AUX RESTOS DU CŒUR, LES MELONS, RADIS, COURGETTES… SONT PRISÉS

Force est d’ailleurs de constater que les qualités organoleptiques des fruits et légumes proposés en grande surface ne sont pas au rendez-vous, contrairement à celles des produits que l’on peut se procurer sur les marchés de producteurs et dans les magasins bio. Pour Catherine Richard, directrice de recherche à l’Inra d’Avignon (Vaucluse), les sélections génétiques des fruits et légumes majoritairement consommés portent davantage sur leur résistance aux maladies et aux ravageurs et sur leur facilité à être transportés plutôt que leurs qualités nutritives. Ainsi, des tomates récoltées tournantes (orangées) par le producteur et passées par une succession de chambres froides n’auront pas le même goût que les mêmes tomates récoltées mûres et vendues peu de temps après. L’une et l’autre ne contiendront pas non plus le même taux de lycopène, ce nutriment qui prévient le cancer de la prostate et que l’on trouve dans les tomates récoltées mûres. Là aussi, les inégalités se retrouvent dans l’assiette.

Pourtant, chez les plus précaires aussi les fruits et légumes sont également prisés, dès l’instant qu’ils y ont accès. Aux Restos du cœur, on constate que, lors des distributions de denrées alimentaires, bananes, melons, radis ou courgettes ont toujours du succès. Signe que le revenu est un facteur décisif dans le contenu de l’assiette.

Mais Arnaud Faucon, secrétaire national de l’Indecosa CGT, rappelle que, même quand les couches populaires pourraient avoir accès à des fruits et légumes, ceux-ci sont d’une qualité inférieure à ceux qui garnissent les plats des catégories aisées. Et le syndicaliste de pointer la culpabilisation que l’on fait subir aux consommateurs qui devraient « bouger plus », manger « moins gras », ne pas gaspiller ou consommer « plus de légumes ». L’Association pour l’information et la défense des consommateurs de la CGT se bat d’ailleurs pour la démocratisation de l’accès aux fruits et légumes, tout en rappelant que, d’un côté, les producteurs sont contraints d’écraser leurs prix de vente et, de l’autre, les citoyens sont soumis à des prix élevés.

UN ENCADREMENT DES PRIX, QUI PUISSE RÉMUNÉRER LE PRODUCTEUR

Une situation qui s’aggrave, selon Arnaud Faucon, avec la concentration des centrales d’achats, symptômes du système capitaliste monopolistique, qui rend captifs producteurs et consommateurs. Tout en saluant l’initiative annuelle du Modef et du PCF qui se décline dans 80 points de vente en Île-de-France (voir encadré), il estime que, pour permettre à tous de bien se nourrir, une augmentation des salaires et des pensions est nécessaire, ainsi qu’un encadrement des prix, qui puisse rémunérer le producteur et permettre au consommateur de manger équilibré. Un moyen d’inverser la tendance que défendent les agriculteurs du Modef depuis longtemps et dont le PCF s’est emparé. Son porte-parole, Olivier Dartigolles, explique que « ni les états généraux de l’alimentation, ni la loi agriculture et alimentation telle qu’elle est ne donneront de résultats en faveur des consommateurs et des producteurs tant qu’il n’y a pas de remise en cause de la logique dominante ». Pour le dirigeant communiste, l’accès aux fruits et légumes pour tous est un enjeu de santé publique. Enjeu qui peut s’inscrire dans un cercle vertueux où une plus juste rémunération du travail des paysans remplacerait l’accaparement de la valeur ajoutée par les intermédiaires. Pour y parvenir, une proposition de loi, retoquée en 2016, émanant des parlementaires PCF et visant à garantir le revenu des agriculteurs tout en encadrant les marges de la grande distribution est prête à être rediscutée.

 
Olivier Morin
Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Didier Le Reste - Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Didier Le Reste - Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

C'est parti ! Le PCF Paris et le MODEF vendent les fruits et légumes à prix coûtant place de la Bastille ! Contre les marges de la grande distribution, pour des halles alimentaires, alors que l'alimentation est le deuxième budget des Parisiens derrière le logement, les communistes restent mobilisés pour une alimentation saine et de qualité pour toutes et tous !

Elli Joussellin (PCF Paris)

Ce matin, à Paris et dans 80 points de la Région parisienne, ventes solidaires de fruits et légumes, à l'initiative du Parti communiste français et du MODEF, une organisation de petits producteurs agricoles. Des fruits et légumes de qualité, à un prix accessible pour les consommateurs mais rémunérateurs pour le producteur. En effet, l'alimentation reste marquée par les inégalités sociales. Le PCF, "LE" parti des solidarités concrètes ! La liste des points de vente : www.humanite.fr/fruits-et-legumes-au-juste-prix-les-points-…

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 06:47

 

Dicile de parler de l’économie française sans aborder le cas de la 12e personnalité la plus riche de France. L’homme d’aaires, dont le nom est apparu dans les Panama Papers, est à la tête d’un véritable empire pesant près de 20 milliards d’euros.

«C e qui me plaît, c’est qu’on ne sait presque rien de vous, à cette époque de tout puissant visible, où la visibilité est devenue l’une des valeurs suprêmes de cette époque un peu folle. Un homme secret »,s’amusait Bernard-Henri Lévy en parlant de Patrick Drahi, en 2015, à l’occasion d’une remise des prix de l’université de Jérusalem. « Secret », le patron d’Altice l’est. Même si quelques aspects du personnage sont bien connus.

Déjà, et surtout, son empire. Altice Europe, c’est un groupe multinational, basé sur deux grands piliers : les télécoms et les médias. En France, on retrouve d’un côté SFR-Numericable et Virgin Mobile, et de l’autre Libération, et l’ensemble du groupe l’Express. Financièrement, le groupe de Patrick Drahi est un mastodonte. Comme un Janus à deux visages, avec une fortune colossale et un endettement qui l’est encore plus, estimé à 50 milliards d’euros. La cause ? Son choix de méthode d’investissement, appelée « AEL », pour achat à effet de levier (LBO en anglais). Le principe est simple : une société finance, partiellement ou en totalité, le rachat d’une entreprise en s’endettant au-delà de ses fonds propres. Le déficit est ensuite compensé au fil du temps par une ponction plus importante des flux de trésorerie… par le biais notamment de restructurations.

IL APPARAÎT SUR LA LISTE DES PLUS GRANDES FORTUNES DE SUISSE

Ainsi, entre 2014 et 2015, Drahi a racheté suffisamment d’entreprises pour gagner 194 places au classement Forbes des plus grandes fortunes mondiales. L’homme a par ailleurs choisi d’élire domicile à Zermatt, en Suisse, en 1999. Chez nos voisins helvétiques, aussi, Patrick Drahi tire son épingle du jeu. Ces quatre dernières années, il apparaît sur la liste des plus grandes fortunes de Suisse, où il a investi entre 100 et 150 millions d’euros dans l’immobilier à Genève et Zermatt. Un placement colossal quasi défiscalisé, puisque, en tant que résident fiscal de Zermatt, il n’est imposé que sur la moyenne des dépenses effectuées dans la commune. « Quelqu’un qui habite en France et qui a un compte en Suisse, c’est de la fraude fiscale. Quelqu’un qui habite n’importe où dans le monde et qui optimise sa fiscalité, c’est quelqu’un de malin », ose, amusé, le magnat de la presse.

Pour optimiser sa fiscalité, justement, ce dernier a choisi une société dont le nom apparaît en 2016 dans les Panama Papers : Jenville SA, présentée comme la société propriétaire de Libération et l’Express. Jenville « a été utilisée sur des opérations accessoires pour des raisons de stricte confidentialité et dans des conditions parfaitement légales », assure Drahi dans un communiqué daté du 4 avril 2016, mais sans « aucune incidence fiscale ». Une façon d’utiliser le nom de Jenville SA pour dissimuler celui de Patrick Drahi.

Dans ce même communiqué, on apprend également qu’Altice n’est plus en lien avec le Panama depuis décembre 2010, date à laquelle Jenville SA se serait retirée du capital du groupe. Pour prendre la place ainsi libérée, Patrick Drahi a décidé d’utiliser sa propre structure offshore : Uppernext Limited Partnership Incorporated. Ce choix ne manquera pas de susciter de vives réactions du côté du syndicat de journalistes de l’Express, qui y voit une manière d’ « alléger (s)a fiscalité » et de « faire circuler l’argent à l’abri des regards ». Reste que, depuis cette affaire, Patrick Drahi, qui chute de quatre places cette année dans le classement Challenges des plus grosses fortunes de France, ne semble pas avoir été inquiété pour son implication dans les Panama Papers.

 

MARTIN Gausseran

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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 06:46

 

« Synergie », « sélectivité », « amélioration de l’efficience » : ces mots ne font pas rêver. Ce sont pourtant ceux utilisés pour évoquer le service public de la culture dans le fameux rapport CAP 22, cette bombe à retardement que le gouvernement n’a toujours pas eu le courage de dévoiler publiquement. Ses préconisations risquent de parachever l’œuvre de destruction massive d’une politique culturelle sans doute inaboutie, mais qui avait le mérite de graver dans le marbre républicain que les arts et la culture, la création et sa diffusion doivent être au cœur des politiques publiques. Certes, Emmanuel Macron n’est pas le premier à s’y attaquer.

Du « temps de cerveau disponible  » à l’« inutile » Princesse de Clèves de Nicolas Sarkozy, l’argent privé et les critères de rentabilité ont sournoisement grignoté le financement de la culture pour tuer à petit feu la décentralisation et étouffer la création. Dans le « nouveau monde » macroniste, le terme même de « politique culturelle » aurait disparu de l’espace public sans ces inépuisables vigies qui résistent aux logiques mercantiles pour faire circuler l’imaginaire. Jack Ralite, disparu cette année, était le premier d’entre eux, rappelant à chaque occasion qu’« un peuple qui abandonne son imaginaire culturel à l’affairisme se condamne à des libertés précaires ». C’est aussi le sens du cri d’alarme du précieux Robin Renucci. Car un an après les publicités mensongères du macronisme, vendant le rêve d’une « réinvention des politiques culturelles », les premiers actes du quinquennat en la matière disent tout le contraire. Sa recherche illusoire de rentabilité des services publics est en passe de vider de sa substance le ministère de la Culture, quasi mis sous tutelle de l’Élysée. Dans la Part maudite, Georges Bataille disait des « dépenses improductives » ceci : « Chaque fois que le sens d’un débat dépend de la valeur fondamentale du mot utile, c’est-à-dire chaque fois qu’une question essentielle touchant la vie des sociétés humaines est abordée, il est possible d’affirmer que le débat est nécessairement faussé et que la question fondamentale est éludée. »

Par Maud Vergnol

 

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 07:46
La journée à la mer en or de 1 700 habitants de l’Oise (Le Parisien, 18 août 2018)

Le Parisien,  Ivan Capecchi 18 août 2018

Plus de 1 700 habitants de l’Oise ont pris la route, ce samedi, pour Dieppe dans le cadre du dispositif « Une Journée à la mer », destiné aux plus modestes.

Il est 10 heures. Isra fixe la mer. « C’est magnifique. Ça change de Beauvais », confie-t-elle. Cette lycéenne de 15 ans fait partie des 1 700 habitants de l’Oise qui ont pris, ce samedi matin, la route pour Dieppe dans le cadre du dispositif « Une Journée à la mer ». Organisé par le Parti communiste français (PCF), il vise à permettre aux personnes modestes de partir en vacances.

« Le seul fait de partir représente une petite lueur d’espoir », commente Thierry Aury, secrétaire départemental du parti. Si la journée est ouverte à toute personne, militante ou non, elle n’en garde pas moins un aspect politique. Dans les cars en partance pour Dieppe, un discours est prononcé par chaque responsable, ponctué de commentaires sur la situation sociale du pays : « Ici, personne n’a eu une piscine privée payée par l’argent public comme Brigitte au Fort de Briançon », peut-on ainsi entendre.

Aurélie, 29 ans, est venue avec ses deux enfants. A cause de problèmes de santé, elle ne peut ni travailler, ni passer le permis de conduire. « Dans ces conditions, c’est compliqué de partir en vacances », confie la jeune femme dans le car, sa petite fille endormie sur les genoux. Ce qu’elle espère de cette journée ? « Changer d’air », simplement. Christiane, elle, est accompagnée de quelques copines. Cette retraitée de 69 ans n’a qu’une hâte : « manger une moule au roquefort ! ».

Peu avant 10 heures, les vacanciers débarquent sur l’esplanade de Dieppe, surplombée par le château de la ville, qui abrite la plus grande collection d’ivoire de France. Cris de mouettes, vent marin, le décor est posé. Nicolas Langlois, le maire communiste, est même là pour accueillir les familles et se prête volontiers au jeu des photos.

De son côté, Aurélie s’est faufilée direction le marché de la ville. « C’est immense, on s’y perd ! », s’amuse-t-elle. Pendant ce temps, Florian, 17 ans, profite de la plage avec son groupe d’amis. « J’ai mis la main, elle est bonne », assure le jeune homme qui découvre Dieppe pour la première fois. Derrière lui, les vagues se brisent sur les galets, tandis que quelques baigneurs affrontent timidement l’eau.

Dans le centre-ville, Prat boit un coup au « Café suisse », qui jouxte le port de plaisance. Il est venu avec douze de ses amis, tous réunis autour d’une même passion : le jardinage. « Chaque année, on vient. Ça nous permet de passer un moment convivial », confie l’homme de 58 ans qui dit ne plus pouvoir partir en vacances « à cause des impôts locaux ».

Au même moment, Michel et Béatrice viennent de se mettre à table à la petite brasserie La Cravache d’Or. Au menu du jour : moules marinières et ses frites maison. Le couple en convient : s’ils viennent ici, ça n’est pas par manque de moyens. « Ce qui me plaît avant tout, c’est l’esprit de l’initiative », explique Michel. « On aurait pu venir par nos propres moyens, mais c’est plus pour participer à cet élan de solidarité qu’on est là », détaille ce retraité de 70 ans.

Tous les participants semblent ravis de leur journée passée à la mer. A l’image de Virginie, qui participe pour la quatrième fois. « Aujourd’hui, on a fait un tour de 45 minutes en bateau, c’était une bonne expérience », raconte cette mère de famille de 36 ans, les mains remplies de crêpes au Nutella et de beignets, sur la plage. De son côté, François, chapeau de paille vissé sur la tête, l’assure : il reviendra l’année prochaine, « sans hésiter ».

 

photo Thierry Aury journée à la mer organisée par le PCF à Dieppe

photo Thierry Aury journée à la mer organisée par le PCF à Dieppe

photo Thierry Aury journée à la mer organisée par le PCF à Dieppe

photo Thierry Aury journée à la mer organisée par le PCF à Dieppe

Gros succès de la 24e journée à la mer à l'initiative du PCF à Dieppe ! 29 cars et plus de 1750 personnes ... et du bonheur partagé. Un bout de droit aux vacances arraché pour des centaines de familles "qui n'ont pas un pognon de dingue, ni une piscine privée à Bregançon" ! Toujours un accueil chaleureux de nos camarades dieppois, en premier lieu mon ami Nicolas Langlois, le jeune maire communiste de cette ville vivante et rebelle. Et puis en plus de la plage, des musées, du château et de la cité de la mer avec son aquarium ouverts gratuitement, de la fête, des concerts gratuits, des balades en ville, sur le marché, sur les quais des ports, des moules-frites, cette journée de solidarité concrète c'est aussi l'occasion de centaines de discussions et de contacts noués, de pétitions signées pour "un plan d'urgence pour la Santé", de populariser la Fête de l'Huma, d'adhérer au PCF pour être plus nombreux à agir pour l'humain d'abord ! "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" disait le poète Paul Eluard. Vive la Journée à la mer !

Thierry Aury, secrétaire départemental du PCF de l'Oise

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