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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 09:15
Massacre de manifestants à Gaza: l'AFPS demande une intervention immédiate du Président de la République

GAZA : l’AFPS demande une intervention immédiate du Président de la République

http://www.france-palestine.org/GAZA-l-AFPS-demande-une-intervention-immediate-du-President-de-la-Republique

A Gaza, ce sont des snipers de l’armée israélienne qui tirent sur les habitants palestiniens qui se rassemblent pour célébrer, comme partout ailleurs en Palestine, la journée de la terre.

L’armée israélienne a elle-même confirmé qu’une centaine de snipers avaient l’ordre de tirer contre quiconque s’approcherait de la frontière. Des snipers suréquipés ont l’ordre de tirer contre des civils sans défense.

Depuis le début de la journée, on compte 8 morts et des centaines de blessés.

Depuis 11 ans, les 2 millions d’habitants de Gaza, dont les deux-tiers sont des réfugiés, vivent sous un blocus inhumain imposé par l’armée israélienne. Un blocus qui pousse au désespoir une population inventive, éduquée, qui demande à vivre.

Des rassemblements et des villages de tentes ont été mis en place en différents points de la Bande de Gaza. Par ces rassemblements pacifiques, les Palestiniens de Gaza réclament la fin du blocus et l’application de leurs droits. Les manifestations sont prévues pour 6 semaines jusqu’au 15 mai, l’anniversaire de la Nakba.

Le monde entier, dont la France, condamne depuis des années le blocus de Gaza. Mais les mots ne servent à rien face au pouvoir israélien.

Le droit au retour des réfugiés palestiniens est inscrit dans la résolution 194 de l’ONU, que l’Etat d’Israël s’est engagé à respecter lors de son admission à l’ONU, en 1949. Mais les résolutions de l’ONU sont toujours bafouées par l’Etat d’Israël, qui se considère au-dessus du droit international.

Mais il faut, d’abord et avant tout arrêter le massacre, et la France doit agir, immédiatement.

Président de l’Association France Palestine Solidarité, Bertrand Heilbronn s’adresse en ces termes au Président de la République :

"Monsieur le Président de la République, vous ne pouvez pas accepter que l’armée de l’Etat d’Israël, avec qui la France et l’Europe entretiennent de multiples relations, tire ainsi à balles réelles sur des manifestants désarmés. Nous vous demandons d’intervenir en urgence, de faire convoquer l’ambassadrice d’Israël, et d’indiquer clairement que la France prendra des sanctions si ce scandale ne cesse pas immédiatement.

Les lignes rouges sont franchies depuis longtemps, la France et l’Europe doivent au minimum, et en urgence, protéger le peuple palestinien. Les tirs contre des manifestants désarmés doivent cesser, le blocus de Gaza doit être levé immédiatement, et Israël doit suspendre toute action de colonisation, d’annexion, de déplacement de population et de démolitions des maisons et des infrastructures palestiniennes. Les mots ne suffisent plus et l’heure est aux sanctions si ces exactions ne cessent pas."

 

Le Bureau national de l’AFPS
le 30 mars 2018 à 16h45

 

-- 
Association France Palestine Solidarité (AFPS) 

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 07:43

À BORDEAUX UN JOURNALISTE FRAPPÉ PAR LA POLICE ALORS QUIL COUVRAIT UNE MANIFESTATION ÉTUDIANTE

Le journaliste Sadik Celik a été agressé ce matin par des forces de police alors qu’il couvrait une manifestation étudiante à Bordeaux.
Lors d’une charge policière, les forces de l’ordre lui ont confisqué le téléphone avec lequel il prenait des photos de la manifestation. Alors qu’il montrait sa carte de presse, afin d’en demander la restitution, il a été frappé à la tête par un policier. Des étudiants ont également été blessés et se sont vu prendre leurs téléphones. Ceux-ci n’ont pas été restitués.
Sadik Celik réside en ce moment provisoirement à Bordeaux et a couvert le mouvement des étudiants bordelais, à la suite des faits qui se sont déroulés à l’université de Montpellier.
L’absence ou la carence de couverture médiatique du mouvement étudiant contre la sélection dans les facultés ces derniers mois, expliquerait-t-elle ces manquements graves à l’exercice de la profession, ou assiste-t-on, comme lors des dernières manifestations contre la loi travail à une volonté du gouvernement Macron de réprimer le mouvement étudiant, comme l’an dernier de décourager les manifestants ?
Le SNJ-CGT condamne fermement ces agissements et cette répression. Le SNJ-CGT alerte l’ensemble de la société civile de ce manque flagrant au libre exercice de la couverture de l’information.
Montreuil, le mercredi 28 mars 2018

 

Syndicat national des journalistes CGT 263, rue de Paris – Case 570 – 93514 Montreuil Cedex Tél. : 01 55 82 87 42 Courrier électronique : snj@cgt.fr – site internet www.snj.cgt.fr
Compte twitter : @SnjCgt

A Bordeaux, un journaliste frappé par la police alors qu'il couvrait une manifestation étudiante (Syndicat national des journalistes CGT)

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 06:06
Luttes de classe(s): mars 2018, lettre du réseau école du PCF. Le Blietzkrieg de Blanquer

Le Blitzkrieg de Blanquer

Depuis la nomination du gouvernement, pas une semaine sans une déclaration très médiatisée de son ministre de l’éducation.

Vétéran des combats menés par la droite contre l’école, Blanquer cache ses galons derrière la fierté modeste du soldat-marcheur sans idéologie, armé de simple pragmatisme.

Le camouflage est de rigueur : chaque réforme de fond est doublée d’une mesurette sociétale. On soupèse interminablement la mesurette : le portable, dans un sac ou dans un casier ?

Et l’on soustrait au débat public la remise en cause de l’accès à l’université en la présentant comme de simples ajustements techniques. Que l’éducation et la formation soient les premières cibles d’un quinquennat de régression sociale n’a rien d’étonnant.

L’enjeu est d’importance et déborde le seul terrain de l’école : la révolution de la connaissance et des savoirs, avec les perspectives ouvertes par le numérique, est d’une portée comparable à celle de la révolution industrielle en son temps.

Aujourd’hui comme hier, le choix est politique : des progrès techniques permettront-ils une amélioration des conditions de travail, du temps libéré, une meilleure compréhension et maîtrise des choix de société? Ou bien serviront-ils à inventer de nouvelles formes d’aliénation pour les salariés, une organisation du travail qui les isole et les divise, une formation qu’on n’élève qu’à condition de brider les pouvoirs des travailleurs, de canaliser leur créativité au profit d’une économie libérale des connaissances ?

C’est le moment ou jamais, se disent-ils, d’entamer cette guerre éclair : des élections récentes, un terrain éducatif déjà bien miné par de précédentes réformes, des personnels usés par une charge de travail toujours plus lourde, des lycéens et étudiants soumis à la pression d’une sélection permanente. Mais ce déluge de mauvais coups ne saurait empêcher que se développe en profondeur la prise de conscience des enjeux.

Les convergences des attaques contre les intérêts publics entraînent des convergences de luttes, dont le 22 mars donne un exemple. Trouver comment tayloriser la pensée, c’est la feuille de route du soldat Blanquer et de ses ordonnances. Réfléchir l’accès aux savoirs et à la connaissance comme un droit universel de chaque individu et du collectif dans lequel il vit, c’est le projet communiste que nous proposons comme débouché politique des mobilisations qui se construisent.

Françoise Chardin réseau école PCF /Paris

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 05:29

Changer de société

C’est désormais clair pour tout le monde, le président Macron est bien le président du capital !

En moins d’un an de pouvoir il a pris, ou annoncé la prise, de décisions toutes aussi idéologiques les unes que les autres pour asseoir la domination du grand capital et créer au profit de celui-ci les conditions d’un renforcement de l’exploitation capitaliste.

Les choix faits ne souffrent d’aucune ambiguïté.

Il s’agit d’abord de diminuer la part de la rémunération du travail dans la valeur ajoutée et augmenter celle du profit.

C’était l’objet de la loi de travail XXL, à savoir flexibiliser, baisser les garanties collectives, diminuer les droits des salariés, et utiliser tous les leviers en vue de faire baisser la masse salariale et augmenter les profits. L’attaque contre les cheminots et leur statut procède exactement de la même logique et si le gouvernement y parvenait cela servirait de justification à appliquer la même méthode et la même logique à d’autres secteurs de la fonction publique. Cela conduirait plus généralement à un alignement vers le bas des garanties professionnelles de tous les travailleurs, qu’ils soient du public ou du privé.

C’est aussi l’objet de la baisse des cotisations sociales avec pour but de mettre fin à un système progressiste, pour lequel les communistes ont joué un rôle central à la libération, et qui consistait à prélever une part des richesses créées pour répondre à des besoins sociaux élémentaires. Par l’utilisation massive de l’arme principale à cet effet, la CSG, le président accentue le glissement progressif du mode de financement depuis les entreprises vers les ménages, dans une débauche d’argumentation aussi démagogique que fallacieuse. Les retraités en paient le prix fort d’emblée, sans que les actifs ne voient véritablement la couleur de l’embellie annoncée de leur sort réel, et globalement c’est tout le système qui se trouve ainsi remis en cause.

Il s’agit ensuite de faire régner toujours plus la loi du profit en étendant sans cesse son champ d’intervention.

C’est le sens des privatisations qu’il poursuit. En annonçant la privatisation prochaine des aéroports de Roissy et d’Orly , véritables machines à cash, le gouvernement va offrir au groupe VINCI un empire en béton construit aux frais de l’État.

C’est la remise en cause du champ des missions du service public, l’ouverture au privé et sa loi du du profit de missions d’ordre public : réduction du périmètre des politiques publiques, regroupements et fermetures de services, réduction de l’emploi public, casse les droits et garanties des personnels...

Macron veut aller vite et fort. Pour ce faire il s’est entouré d’une majorité à l’assemblée nationale, où des députés godillots créés de toutes pièces obéissent servilement en bons soldats du grand monarque.

Mais il veut aussi aller plus loin en diminuant à la fois le nombre de députés et l’étendue de leurs prérogatives . Ce faisant il utilise à fond le régime présidentiel de la 5ème République mis en place en 1958 par le Général de Gaulle, qui avait substitué au système parlementaire de type moniste (le gouvernement rend compte devant le Parlement) un système parlementaire dualiste diminuant la place et le rôle du Parlement (le gouvernement rend compte devant le chef de l’état et devant le Parlement). Macron veut accentuer cette dérive vers la mise en place d’un système personnel en effaçant le plus possible la place et le rôle du Parlement et en assoyant une position plus monarchique encore du chef de l’Etat. C’est de la tyrannie !

Les français sont de plus en plus lassés des effets de cette politique. Pour autant nombre d’entre eux ne voient pas d’issue possible, et les dernières élections présidentielles ont mis ce sentiment en évidence.

Le capitalisme ne peut pas répondre aux besoins des travailleurs et de la population, ni du monde de la création ; de plus en plus de gens le constatent.

Mais la logique du capital n’est pas fatale, inéluctable. En tout cas les communistes ne s’y résolvent pas.

Ce sera le sens des travaux du congrès du PCF en novembre prochain. Il s’agira précisément de rechercher les moyens de créer une perspective révolutionnaire par un changement de société, le dépassement du capitalisme et l’instauration d’une nouvelle société dans laquelle le grand capital ne détiendra plus les leviers essentiels, et où ceux-ci seront la propriété des travailleurs eux-mêmes, avec la démocratie comme boussole et comme moteur.

La bataille s’annonce longue ; chacun et chacune est utile pour réfléchir et construire  ces nouvelles perspectives. Un large rassemblement de toutes les intelligences est nécessaire pour engager un vrai changement.

Roger Héré, éditorial du Viaduc – avril 2018

 

Roger Héré

Roger Héré

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 11:57
Mireille Knoll, 85 ans, réchappée de justesse de la rafle du Vél’d’Hiv en juillet 1942, assassinée à Paris

Mireille Knoll, 85 ans, réchappée de justesse de la rafle du Vél’d’Hiv en juillet 1942, assassinée à Paris

La haine brute

MERCREDI, 28 MARS, 2018
L'HUMANITÉ
Photo AFP.

L'éditorial de Patrick Apel-Muller. Le crime est ignoble. Deux hommes ont été mis en examen pour homicide volontaire « à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable ».

Le crime est ignoble. Deux hommes ont été mis en examen pour homicide volontaire « à raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable ». L’enquête devra démêler ce qui dans cet acte sordide doit à l’antisémitisme, mais il semble à cette heure qu’il s’agisse d’un des motifs de l’assassinat de Mireille Knoll, 85 ans, réchappée de justesse de la rafle du Vél’d’Hiv en juillet 1942. L’infâme ajouté à l’horrible.

« Des jeunes gens antisémites, ça existe donc, cela ? s’indignait Émile Zola. Il y a donc des cerveaux neufs, des âmes neuves, que cet imbécile poison a déjà déséquilibrés ? » L’antisémitisme a hélas une longue histoire en France et ce crime ravive cet appel du sinistre Charles Maurras qu’il s’agissait encore récemment de commémorer : « Il faut assassiner Léon Blum en utilisant au besoin un couteau de cuisine. » Coïncidence, c’est hier que Le Pen a été définitivement condamné pour avoir qualifié la Shoah de « détail »… Enfin.

L’indulgence du plus célèbre éditeur français pour les répugnants pamphlets de Céline appelant au massacre et à la haine à l’égard des juifs atteste aussi d’une défaillance intellectuelle et morale. Si les actes antisémites ont reflué à nouveau en 2017, ils représentent encore 30 % des agressions racistes, qui touchent majoritairement en France les populations noires, arabes ou musulmanes. Aucune faiblesse ne peut être tolérée à l’égard de propos ou d’actes qui bafouent la nation, la République, le vivre-ensemble et la notion même d’humanité.

Les réactions de la plupart des personnalités qui se sont exprimées hier ont été à la hauteur. Mais fallait-il que le Crif se livre à une basse opération en assimilant à de l’antisémitisme les campagnes de boycott d’Israël pour protester contre l’occupation des territoires palestiniens ? Cette confusion volontaire affaiblit tous ceux qui, comme notre journal, sont au premier rang de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme. Choisissons l’addition plutôt que les mauvais calculs.

Directeur de la rédaction
Assassinat à caractère antisémite de Mireille Knoll à Paris: La haine brute (Patrick Apel-Muller, L'Humanité 28 mars 2018)

Le PCF appelle à participer à la marche blanche à la mémoire de Mireille Knoll

Le PCF participera ce mercredi 28 mars 2018 à 18h30 place de la Nation, 
à la marche blanche à la mémoire de Mireille Knoll et en soutien à sa famille et ses proches.

Il appelle les citoyens, les citoyennes, tous les militant.es, élu.e.s progressistes, communistes à se mobiliser.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, participera à cette marche et sera présent à 18h30, place de la Nation à Paris.

Condamnons ainsi ensemble, avec la plus grande fermeté, tous les actes racistes et antisémites.

Soyons nombreuses et nombreux à participer !

Communiqué de l'UJFP :
Mireille Knoll, tristesse, colère et inquiétude
mercredi 28 mars 2018 par le Bureau national de l’UJFP

C’est avec une très grande tristesse et inquiétude que l’Union juive française pour la paix a pris connaissance du meurtre de Mireille Knoll. Nous condamnons ce crime odieux dont le caractère antisémite est le motif retenu par le Parquet. Âgée de 85 ans, elle avait survécu à l’horreur nazie et aux déportations, menées avec la complicité de l’État français, qui avaient touché nombre de membres de sa famille et coreligionnaires.

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 11:46
Indigestion de canons - par Yvon Huet (28 mars 2018)

Indigestion de canons

J'ai pu suivre hier un documentaire sur la chaîne LCP relatif à l'affaire Sarkozy, "le Dictateur et le Président". J'en tire une première impression, celle de ce pouvoir hallucinant qu'on donne aux présidents, notamment celui de déclarer des guerres comme on jouerait au poker.

Les conséquences désastreuses que nous connaissons aujourd'hui, nous les subissons sans que le président en exercice ait eu à rendre des comptes, sauf sur un soupçon de corruption, grave certes, mais moins encore que l'irresponsabilité. N'oublions pas que Sarkozy a fait une guerre sous couvert de l'OTAN, force de frappe d'une puissance dite "occidentale" qui croie pouvoir encore régenter les équilibres géopolitiques comme au bon vieux temps de la colonisation. Certes Kadhafi était un dictateur, comme bien d'autres qui ont servi de couverture pendant la guerre froide pour empêcher l'émancipation des peuples d'Afrique et du Moyen-Orient. Les couvertures ont été en partie débarquées, et elles ont laissé un champ de ruine et de désolation en prime dans lequel les dites "Grandes" puissances se disputent le leader sheap sans aucun égard pour les populations.

Les champions de l'OTAN préfèrent, pour ces pays, la misère et son contrôle, sous une forme ou une autre, que le développement et la sortie du mouroir. C'est sur ce terreau de douleur que se propage l'islamisme, notamment en Libye et aux alentours et a fortiori, dans le monde entier, partout où les frustrations ne trouvent pas la sortie d'un tunnel de plus en plus étroit et étouffant.

Et si on choisissait la vie

Si nous voulions tuer ce mal à la racine, plutôt que de se lamenter sans rien pouvoir faire d'autre que de crier "vengeance" comme on ferait pipi dans un violon, il faudrait remettre en cause cette logique et couper les vivres aux marchands de canons, notamment français, qui prennent les peuples en otage pour faire leurs courses monstrueuses. Ainsi, plutôt que de dépenser des fortunes pour la tuerie, on les consacrerait au développement d'un monde affamé et esclavagisé qui, demain, demandera des comptes avec raison.

Raison de plus, aussi, pour accueillir dignement les migrants qui fuient le cadre d'une impossibilité de vivre dans laquelle nos gouvernants ont une responsabilité majeure, même si elle n'est pas unique. Et c'est par cet accueil digne que nous pourrions recréer des liens vertueux dans un esprit de solidarité avec le monde dont ils sont issus et qu'il faut aider sur des bases de coopération entièrement nouvelles, où les citoyens devraient avoir leur mot à dire et l'État une vraie responsabilité à tenir.

La barbarie n'est pas une "vertu" occidentale. L'Occident n'est pas le dernier de la classe en la matière. C'est l'inventeur de l'Holocauste, ne l'oublions pas. A la croisée des chemins d'une humanité qui n'arrive pas à sortir de ses réflexes prédateurs, imposons la citoyenneté mondiale contre les replis, qu'ils soient identitaires ou religieux. Mine de rien, c'est plus qu'une question de survie, c'est une question de vie tout simplement.

Yvon Huet, 28 mars 2018 

 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 10:11
Elsa Faucillon, députée communiste de Seine St Denis

Elsa Faucillon, députée communiste de Seine St Denis

Maternelle obligatoire: les communistes se réjouissent, mais demandent des moyens.

AFP - mardi 27 mars 2018

Les députés communistes ont approuvé mardi la décision d'Emmanuel Macron d'abaisser l'âge de la scolarité obligatoire de six à trois ans, à condition que cela ne se fasse pas "à moyens constants".

L'abaissement de l'âge de la scolarité obligatoire de six à trois ans est une mesure "que l'on porte depuis longtemps", a déclaré mardi Elsa Faucillon lors d'un point-presse à l'Assemblée nationale, en réaction à l'annonce du chef de l'Etat mardi en ouverture des "Assises de la maternelle", organisées à Paris.

La députée a néanmoins souligné l'importance de mettre à disposition à l'échelle locale les moyens humains, logistiques et financiers nécessaires à cette réforme. "On ne peut pas penser que ça se fera à moyens constants", a-t-elle estimé.

Cette mesure, qui devra passer par une loi, concernera quelque 26.000 enfants. Actuellement 97,6% des petits âgés de trois ans sont déjà scolarisés (et quasiment 100% des enfants de 4 et 5 ans).

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 05:26
Services publics: bataille culturelle (Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité, 26 mars 2018)

Services publics : bataille culturelle

 
 
Le 22 mars...
 
À la vérité, il est impossible de prédire avec exactitude ce qui se produira dans les semaines à venir, à la SNCF comme ailleurs. Les raisons ne manquent pas de croire que quelque chose d’important peut se profiler.
 
Sans surprise, Emmanuel Macron a donc répliqué  à sa manière aux grandes mobilisations du 22 mars pour la défense des services publics et de la SNCF, expliquant, lors d’un déplacement à Bruxelles, que les mouvements sociaux n’avaient pas d’«impact» sur les «réformes en cours». Beaucoup diront qu’« il est dans son rôle » ; d’autres qu’il montre une « évidente arrogance » à balayer si vite ce qui, pour lui, devient un problème majeur. Officiellement, l’exécutif «reste attentif à un effet de contagion», si l’on en croit un conseiller de l’Élysée. Officieusement, tout est mis en œuvre pour éviter une«convergence des luttes». Raison pour laquelle l’opinion est travaillée au moral, quitte à opposer les usagers aux citoyens – tiens, ce ne sont pas les mêmes? – et à expliquer, ou à faire expliquer par la cohorte d’«experts» en tout genre qui trustent les médias, que les grèves et les manifestations à venir sont évidemment vouées à l’échec, et que,  bien sûr, «2018 n’est pas 1995» et encore moins un certain «mois de mai»… comme s’il s’agissait de comparer ce qui ne saurait l’être!
 
À la vérité, il est impossible de prédire avec exactitude ce qui se produira dans les semaines à venir, à la SNCF comme ailleurs. Ce que nous savons, en revanche, c’est que le matraquage idéologique va se poursuivre, massivement, jusqu’à l’énumération sans fin de contrevérités, à savoir que la «modernité» et le «changement» seraient du côté des gouvernants et des patrons, et que «l’archaïsme» et «l’inertie» se trouveraient du côté du peuple, des syndicats et même des intellectuels critiques… Invitons néanmoins les commentateurs zélés de la propagande ordinaire à la prudence. Car les raisons ne manquent pas de croire que quelque chose d’important peut se profiler. La conscience de l’enjeu – colossal pour l’à-venir – en est le ressort essentiel. D’autant qu’il s’agit d’une bataille culturelle autant que sociale: celle des services publics. La bataille  s’annonce longue, certes. Mais elle doit être l’occasion d’un large et vrai débat qui déconstruise point par point les arguments fallacieux du gouvernement et du  patronat. Ce qui se joue, c’est la destruction par la noblesse d’État de notre «civilisation» sociale, comme le disait Pierre Bourdieu... en 1995.
Services publics: bataille culturelle (Jean-Emmanuel Ducoin, L'Humanité, 26 mars 2018)

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 12:37
ITALIE : EMOTION APRES LA MORT D'UNE MIGRANTE ENCEINTE REFOULEE A LA FRONTIERE FRANCAISE

ITALIE : EMOTION APRES LA MORT D'UNE MIGRANTE ENCEINTE REFOULEE A LA FRONTIERE FRANCAISE


Une information judiciaire a été ouverte, samedi à Turin, selon l'AFP, après la mort d'une migrante nigériane qui avait tenté en vain de gagner la France avec son mari, enceinte et malade. Beauty, 31 ans, est morte la semaine dernière dans un hôpital de Turin. Son bébé, né par césarienne juste avant, est un grand prématuré mais se porte plutôt bien selon les médecins. La jeune femme et son mari vivaient près de Naples. Quand Beauty a réalisé qu'elle souffrait d'un lymphome, elle a souhaité finir sa grossesse auprès de sa soeur en France, mais les gendarmes français ont bloqué le couple à la frontière le 9 février. Alors que Beauty était alors enceinte de 6 mois et peinait à respirer à cause du lymphome, les gendarmes l'ont juste déposée en pleine nuit devant la gare de Bardonnecchia, de l'autre côté de la frontière française, près de Montgenèvre. "Les courriers traitent mieux leurs paquets", a dénoncé Paolo Narcisi, un responsable d'une association qui participe à l'aide aux migrants du côté italien des Alpes. L'histoire est largement reprise dans les médias italiens, qui rappellent les déboires en France d'un bénévole convoqué après avoir porté assistance à une famille nigériane, dont une femme enceinte... 
Il y aura un article dans l'Humanité, lundi 26 mars... JED
Marie-stephane Guy

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 12:26
Montpellier. Le doyen de la Fac de droit démissionne après des violences contre des étudiants (L'Humanité, 25 mars 2018)

Montpellier. Le doyen de la Fac de droit démissione après des violences contre des étudiants

LORENZO CLÉMENT AVEC AFP
DIMANCHE, 25 MARS, 2018
HUMANITE

Le doyen de la Faculté de droit et science politique de Montpellier, Philippe Pétel, a remis sa démission au président de l'Université, après la violente éviction dans la nuit de jeudi à vendredi par des hommes cagoulés d'étudiants qui occupaient un amphithéâtre. Le président de l'Université, Philippe Augé, a accepté la démission présentée vendredi soir par M. Pétel et nommé le vice-président, Bruno Fabre, administrateur provisoire de la Faculté.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des hommes cagoulés et armés de bâtons ont violemment expulsé des étudiants qui occupaient un amphithéâtre pour protester contre la loi Vidal sur les règles d'accès à l'université. Des vidéos diffusées sur des pages Facebook et relayées par la Ligue des droits de l'Homme montrent l'intervention dans un amphithéâtre de plusieurs hommes cagoulés qui frappent des étudiants avec ce qui ressemble à des planches ou des morceaux de palette. Les syndicats étudiants ont fait état de quatre blessés.
Une enquête administrative et une enquête judiciaire ont été ordonnées, tandis que certains étudiants mettaient en cause le doyen de la faculté. Vendredi, un rassemblement de protestation devant les grilles baissées de la faculté de droit a réuni plusieurs centaines d'étudiants. Au micro, des intervenants ont réclamé "le droit de manifester une opposition sans se faire agresser" et mis en cause le rôle "du doyen (de la faculté de droit) et ses sbires".
L'enquête judiciaire a été ouverte pour des "faits de violences en réunion et avec arme", a indiqué vendredi le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret. "J'ai pris acte de la démission du doyen de la Faculté de droit de Montpellier. L'inspection que j'ai missionnée sera sur place lundi, et elle rendra publiques ses conclusions", a annoncé la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, sur Twitter samedi. La veille, elle avait condamné "avec la plus grande fermeté ces actes de violence" et souhaité que "toute la lumière" soit faite. L'Inspection générale de l'administration de l'Education nationale et de la Recherche (IGAENR) doit se rendre sur place lundi.
"Nous pouvons nous féliciter de cette victoire mais la lutte continue", a réagi le syndicat Solidaires étudiants de Montpellier. "De nombreuses personnes ont identifié des enseignants de l'université comme faisant partie des agresseurs, nous réclamons que ces derniers soient eux aussi démis de leurs fonctions", ajoute-t-il. En réaction à ces violences, des étudiants de l'université Lille 2 ont appelé à une mobilisation nationale mercredi dans les facultés.
Le président de l'université Montpelliéraine a ordonné la fermeture de la faculté jusqu'à lundi matin et dit avoir déposé plainte contre X "afin que toute la lumière soit faite sur les événements". Accompagné de l'administrateur provisoire de la faculté de droit, il ira "à la rencontre des agents et des étudiants de la Faculté" de droit "dès le début de la semaine prochaine", selon l'Université.
Une délégation d'étudiants et de représentants des personnels universitaires avait été reçue vendredi par le préfet de l'Hérault Pierre Pouëssel et la rectrice de l'académie de Montpellier Béatrice Gille qui ont condamné "avec la plus grande fermeté les exactions injustifiées et injustifiables commises par ce groupuscule", dans un communiqué commun. Des étudiants dénonçant la sélection sociale qu'introduit, selon eux, la nouvelle loi Vidal sur l'accès à l'université bloquent l'université montpelliéraine de Lettres Paul Valéry depuis mi-février.

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