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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 11:00

Toute langue est à la fois un mode de communication commun et un moyen de différenciation, d’une part par rapport aux autres langues, d’autre part entre ses locuteurs eux-mêmes ; et à ce titre, moyen fondamental d’échange et d’enrichissement humain, donc de culture. Ainsi toute langue ne vit que grâce à des emprunts, à la fois internes et externes; on ne connaît bien sa langue que si l’on en connaît d’autres. Disposer de plusieurs langues est donc un sérieux avantage, plus : une absolue nécessité dans un monde riche de plus de 5000 langues. La France a la chance de disposer d’un important patrimoine, en métropole et encore plus outremer, patrimoine historique ancien d’une part, ou récent grâce aux immigrations successives. Il s’agit donc de considérer qu’une langue est un moyen d’ouverture et non de fermeture communautaire, que langue commune nationale, avantage assurément, ne peut en aucun cas se réduire à langue unique. C’est cette ouverture qui, suivant les recommandations de l’UNESCO, doit s’imposer aux orientations de politique linguistique de notre pays, en promouvant à la fois la nécessaire diversité de la présence des langues sur notre territoire et la langue nationale, face à la pression de l’anglais des grandes industries culturelles et économiques. C

’est dans le cadre de la Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France qu’il faut mener cette politique nationale, en relation, compte tenu de la diversité des situations, avec les collectivités territoriales concernées, avec l’ambition de favoriser les offres dans le respect de la liberté de choix pour les citoyens, au delà de l’apprentissage renouvelé de la langue nationale, en relation avec des moyens nouveaux pour la recherche dans ces domaines.

Ce qui oblige à développer en priorité le service public, dans la perspective d’une obligation scolaire depuis 3 jusqu’à 18 ans. De même, au niveau des médias et des activités culturelles, c’est une perspective d’ouverture et d’échange qui est à privilégier. Ce sont donc des assises décentralisées puis au niveau national qui devront faire l’état des situations et proposer les mesures nécessaires, avec la participation des organisations linguistiques et culturelles et des collectivités territoriales concernées.

« Pour développer le partage du sensible et de l’imaginaire au même titre que celui des savoirs et de la connaissance, fondement d’une culture commune indispensable au vivre ensemble, respectueuse de toutes les diversités, y compris les plus minorées, la loi créera les conditions d’une véritable démocratie culturelle par l’éducation artistique à l’école, l’éducation populaire, le retour de la culture au cœur du travail.
 

« Pour aider à la prise de conscience de l’enrichissement que constitue la rencontre et la relation entre les cultures, la loi favorisera l’ouverture au monde et la fabrique d’une mondialité culturelle. » (Les communistes proposent La France en commun, p. 37)

Nul n’ignore le débat que nous avons été amenés à conduire avec les adversaires divers de l’apport irremplaçable des Langues et Cultures de France au patrimoine culturel de la France, de l’Europe et du Monde, notamment parmi un certain nombre de partisans de JL Mélenchon. Ce débat, nous entendons continuer à le mener : c’est dire que pour nous, l’étape politique actuelle ne signifie en aucun cas un quelconque ralliement à des positions d’assimilation entre promotion des langues et communautarisme. Nous sommes donc toujours disponibles pour continuer ce débat nécessaire, parmi d’autres, comme l’indique Pierre Laurent dans l’intervention que nous reprenons ci-dessous :

Pierre Laurent :  les Français sont en train de prendre la parole » Samedi 15 avril

Evoquant la Guyane, les banlieues, les territoires ruraux, tout comme les manifestations aussi bien de gardiens de prison que les revendications des handicapés, Pierre Laurent a fait ce constat :

« Tous disent être les oubliés de la République, partout nous l’entendons dans cette campagne. Mais c’est qu’en réalité nous sommes tous les oubliés de la politique de rentabilité, de la finance et de ce système ! » Mesurant qu’un « autre monde est possible, qu’un autre monde est à notre portée », il a appelé à se mobiliser pour voter Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. « La bataille pour un autre monde ne passe pas seulement par l’élection présidentielle, mais elle passe à l’évidence par l’élection présidentielle. Il y a des débats et il y en aura encore, c’est évident, mais porter Jean-Luc Mélenchon au second tour de ce scrutin est le chemin le plus court », a-t-il insisté.

Se projetant déjà dans la suite du combat, Pierre Laurent a rappelé que « les législatives seront elles aussi à gagner. Une victoire présidentielle serait réduite à néant sans victoire aux législatives et sans majorité qui donne sa place à toutes les sensibilités de la gauche : les communistes, la France insoumise, les écologistes, Ensemble et les socialistes anti-austérité ». Appelant à faire « entrer le peuple à l’Assemblée nationale », ambitionnant de « faire beaucoup plus que sept députés PCF », il a retenu ce mot d’ordre : « là où nous sommes les mieux placés pour gagner, ne pas se diviser ».

« Quoi qu’il arrive, un nouveau rapport de force aura été installé avec cette campagne », a-t-il enfin souligné, invitant à déjouer le scénario préétablis.

Marie-Jeanne Verny

http://www.langues-cultures-france.org/

Marie-Jeanne Verny

Marie-Jeanne Verny

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 08:03

Appel. Le vote Mélenchon pour le progrès social

DIMANCHE, 16 AVRIL, 2017
L'HUMANITE
Photo Franck Pennant/AFP
 

Appel de syndicalistes. Le 23 avril, le vote Jean-Luc Mélenchon pour donner plus de forces à nos luttes pour le progrès social !

Rarement l’enjeu d’une élection n’aura eu plus d’importance pour l’avenir de notre pays et de sa population.
Engagés dans une course folle à la rentabilité financière, les candidats du CAC40 et du MEDEF portent des programmes de régression sociale, catastrophique pour notre peuple.
Ainsi, pour ne s’en tenir que là, Fillon annonce le démantèlement du Service Public (Santé, éducation, Protection infantile, transport, Energie, Sécurité etc…), avec 500.000 suppressions d’emplois, et il veut livrer la sécurité sociale aux assurances privées en sacrifiant notre droit à la santé !
Macron, le banquier, propose d’uberiser tous les pans de l’économie, en clair supprimer toutes les protections des salarié(e)s. Pour cela il est prêt à légiférer par ordonnance, pour aller très vite et contourner la représentation nationale issue du vote des électeurs.
Le Pen, répand sa haine pour faire croire aux travailleurs que leurs ennemi n’est pas la finance mais l’immigré, chassé de son pays par la guerre et la misère. Elle se moque du monde en proposant par exemple la retraite à 60 ans, mesure qu’elle ne pourra pas financer puisque en même temps elle veut supprimer les cotisations sociales.
 
A l’opposé, des candidats que l’on a trouvé à nos côtés lors de nos grandes luttes, comme contre la loi « Travail », ont des programmes qui prennent en compte les besoins des travailleurs, actifs et privé(e)s d’emploi et des retraité(e)s. Ces propositions sont sérieuses et chiffrées, concernant le pouvoir d’achat, l’emploi, la santé, l’Europe solidaire, la préservation et l’amélioration des droits et garanties collectives.
 
Si l’on se réfère aux sondages, les intentions de vote cumulées de ces candidats les placent en tête au premier tour et ouvre une perspective de victoire au second tour.
 
Aussi nous pensons que l’heure n’est plus à la division :
 
Face à la catastrophe annoncée des programmes des candidats des marchés financiers, nous devons prendre nos responsabilités de syndicalistes et proposer le rassemblement dans le vote des travailleurs, retraité(e)s, et privé(e)s d’emplois autour de la candidature qui peut nous mener à la victoire.
 
Aujourd’hui c’est clair, c’est Jean-Luc Mélenchon qui porte les valeurs et les espoirs de notre camp et c’est ce vote-là qui doit nous réunir pour préparer des lendemains meilleurs.
 
Nous préférons avoir à lutter (car nous devrons toujours lutter) pour la mise en œuvre d’un programme progressiste que pour tenter de freiner les projets réactionnaires des Fillon, Macron, et Le Pen.
 
LE 23 AVRIL, UTILISONS LE BULLETIN DE VOTE JEAN-LUC MELENCHON POUR DONNER PLUS DE FORCE A NOS ASPIRATIONS AU BONHEUR ET AU PROGRES SOCIAL POUR TOUTES ET TOUS !
 
PREMIERS SIGNATAIRES :
MATEU Olivier syndicaliste CGT Bouches du Rhône
BLANC Hélène syndicaliste CGT Vaucluse
FOURNEL Gilles syndicaliste CGT Bouche du Rhône
BONTE Ingeborg syndicaliste CGT Bouche du Rhône
CHENAIS Eric syndicaliste CGT Bouche du Rhône
HONDE Hélène syndicaliste CGT Bouche du Rhône
MANNEVAL Yann syndicaliste CGT Bouche du Rhône
CAVA Virginie syndicaliste CGT Bouche du Rhône
PICARD Maxime syndicaliste CGT Bouche du Rhône
LAURENT Frédéric syndicaliste CGT Vaucluse
TESIO David syndicaliste CGT Cheminot Vaucluse
MOURET Bruno syndicaliste CGT Action Sociale Vaucluse
TOURLAN Daniel syndicaliste CGT PACA
LA PORTA Daniel syndicaliste CGT PACA
COTTET Philippe syndicaliste CGT PACA
BROSSAUD Sylvain syndicaliste CGT PACA
PASTOR Laurent syndicaliste CGT Docker Fos
GALEOTE Pascal syndicaliste CGT Port de Marseille 
COUTOURIS Serge syndicaliste CGT Docker Fos
BRETONES Daniel syndicaliste CGT Chimie BdR
AUTECHAUD Julien syndicaliste CGT Chimie BdR
FERBER Eric syndicaliste CGT Chimie BdR
CHOPINAUD Eric syndicaliste CGT Chimie BdR
GRANATO Julien syndicaliste CGT Chimie BdR
BENHAMOU Gilbert syndicaliste CGT Energie Marseille
CLARET Christophe syndicaliste CGT Port de Bouc
COUSTON Yves syndicaliste CGT Région PACA
Myriam GUINAUDEAU syndicaliste snuipp-fsu, Martigues 
Jean-Patrice BRANCATO snes-fsu, port de bouc 
Christine LEMASSU snep-fsu, istres 
Cathy FERRE snes-Fsu, vitrolles
Colette GOMBERT snes-fsu, Marseille
Nabil GUENNAM syndicaliste Martigues 
Jean-Marie PAOLI fsu Martigues 
Gérald SOUCHET syndicaliste snes-fsu, Marseille
Frédéric GRIMAUD snuipp-Fsu, Martigues 
Vincent LEMASSU snes-fsu, Istres 
Clémentine FARDOUX syndicaliste snes-FSU, Aubagne 
Philippe SENEGAS syndicaliste FSU, Martigues
ESCOT Magali syndicaliste CGT Région PACA
GARGIOLO Bernard syndicaliste CGT Traminot Marseille
AMBROSINO André syndicaliste CGT Transport BdR
ELLEN Joël syndicaliste CGT Construction BdR
MAESTRACCI Pascal syndicaliste CGT Construction BdR
TABBAGH Laurent syndicaliste CGT Construction BdR
MASCHERONI Nicolas syndicaliste CGT Construction BdR
MAUDUY Edmond syndicaliste CGT Retraité Air France BdR
BOLLER Chantal syndicaliste CGT Service Public Marseille
CANU François syndicaliste CGT Service Public Marseille
COTTE Jules syndicaliste CGT Marseille
PAUME Mireille syndicaliste CGT Organismes sociaux Vaucluse
SOLBES Michel syndicaliste CGT Travailleur de l’Etat Vaucluse
MAILLET Thierry syndicaliste CGT Energie Vaucluse
SAINTY Janot syndicaliste CGT Agro Vaucluse
AURUOLLE Patrick syndicaliste CGT Construction Vaucluse
BLANC Denis syndicaliste CGT Educ’ Vaucluse
CANIFFI Georges syndicaliste CGT Chimie Vaucluse
TABANOUS Laurent syndicaliste CGT Energie Vaucluse
PIERRE Christian syndicaliste CGT Territorial Vaucluse
NUNEZ Michel syndicaliste CGT Santé Martigues
ALGRIN Guillaume syndicaliste CGT Santé Marseille
DOUVILLE Jean-Marie syndicaliste CGT Santé Marseille
AUDIER Alain syndicaliste CGT Sidérurgie BdR
POLETTO Sandy syndicaliste CGT Sidérurgie BdR
MARTINETTI Pierre syndicaliste CGT Chimie Fos
MAS Claude syndicaliste CGT Arles
CAU Catherine syndicaliste CGT Retraitée BdR
BELSOLA Laurent syndicaliste CGT Douanes PACA
WLAEMINCK Laurent syndicaliste CGT Douanes PACA
KOUICI Noël syndicaliste CGT Réparation Navale Marseille
VADROT Vincent syndicaliste CGT Métallurgie BdR
PANTOUSTIER Christian syndicaliste CGT Sidérurgie BdR
BOUSSALA Othman syndicaliste CGT Propreté BdR
RUDAS Stéphanie syndicaliste CGT FAPT BdR
LARGUIER Jean-François syndicaliste CGT FAPT BdR
NERI Olivier syndicaliste CGT FAPT BdR
BONNET Renée syndicaliste CGT FAPT BdR
RIERA Fabienne syndicaliste CGT FAPT BdR
AUDIBERT Rolland syndicaliste CGT Retraité Chimie BdR
ZOULALIAN Bertrand syndicaliste CGT Chimie BdR
LEMARCHAND Philippe syndicaliste CGT Chimie BdR
MICHELLUCCI Jean-Marie syndicaliste CGT Bouches du Rhône
DAINOTI Stéphan syndicaliste CGT Bouches du Rhône
DESPETZ Annette syndicaliste CGT Journaliste PACA
KANTARJIAN Patrice syndicaliste CGT Marseille BdR
ZIANI Nordine syndicaliste CGT Commerce BdR
ANGELI Jean-Marie syndicaliste CGT Organismes sociaux BdR
LEAUDAIS Béatrix syndicaliste CGT Organismes sociaux BdR
PASQUINUCCI Norbert syndicaliste CGT Construction BdR
ANDREÏS Julien syndicaliste CGT Construction BdR
BASTOGI Annie syndicaliste CGT Retraitée Douanes BdR
MAILLARD Patrick syndicaliste CGT Marseille 
LOZANO Patricia syndicaliste CGT Bouches du Rhône
MONTOYA Pascal syndicaliste CGT Air France BdR
SCOGNAMIGLIO Sandrine syndicaliste CGT Education BdR
LAMAOUR Roger syndicaliste CGT Fos sur Mer
PIZZIO Bernard syndicaliste CGT Air France BdR
GIOVAGNOLI Daniel syndicaliste CGT Chimie BdR
GAULIN Franck syndicaliste CGT Commerce BdR
KAÏDONIS Jean-Claude syndicaliste CGT Construction BdR
FERRO Nicolas syndicaliste CGT Cheminot BdR
CAILLE Jean-Luc syndicaliste CGT Retraité Fos
MAMMERI Farid syndicaliste CGT Construction BdR
MURRU Jean-Philippe syndicaliste CGT Chimie BdR
PIZZIO Willy syndicaliste CGT Bouches du Rhône
GINAL Véronique syndicaliste CGT Société d’études BdR
BELTRANDO Gilbert syndicaliste CGT Retraité équipement BdR
SEGAY Jean-Marc syndicaliste CGT Retraité équipement BdR
SIFFREDI Clelia syndicaliste CGT Chimie BdR
VERDITTI Jérémy syndicaliste CGT Chimie BdR
BURDEL Sébastien syndicaliste CGT Chimie BdR
SIFFREDI Michel syndicaliste CGT Chimie BdR
GARAMBOIS Jean-Paul syndicaliste CGT Transport Martigues
FACHETTI Benoit syndicaliste CGT Port de Marseille
MELQUIOT Julien syndicaliste CGT Port de Marseille
TARDIEU Stéphane syndicaliste CGT Port de Marseille
CRISTALLI Bernard syndicaliste CGT Port de Marseille
D’ALESSIO Karine syndicaliste CGT Port de Marseille
LORANDEAU Maxime syndicaliste CGT Port de Marseille
SIMEAN Jeannot syndicaliste CGT Port de Marseille
ALVERGNE Michaël syndicaliste CGT Port de Marseille
REYNOIRD Alain syndicaliste CGT Port de Marseille
REALTI Christophe syndicaliste CGT Port de Marseille
BARBAROUX Philippe syndicaliste CGT Port de Marseille
WUNEZ Laurent syndicaliste CGT Port de Marseille
CAMPUS Marcel syndicaliste CGT Port de Marseille
LEVA Michel syndicaliste CGT Port de Marseille
AUDRY Jean-Michel syndicaliste CGT Port de Marseille
KROAS Romain syndicaliste CGT Port de Marseille
GALLO Jean-Michel syndicaliste CGT Port de Marseille
PELISSIER Fabienne syndicaliste CGT Port de Marseille
CHAQUET Stéphane syndicaliste CGT Port de Marseille
SIFFREDI Maxime syndicaliste CGT Chimie BdR
CARBONI Henri syndicaliste CGT Chimie BdR
FAIVRE Laurent syndicaliste CGT Services Publics Martigues
GUILHOT Samuel syndicaliste CGT Services Publics Port de Bouc
JEAN Pauline syndicaliste CGT Mutualité BdR
PINCI Marc syndicaliste CGT Retraité Filpac BdR
MATHIEU Laurent syndicaliste CGT Chimie BdR
SAUGERA Samantha syndicaliste CGT Energie BdR
MESSAOUDI Zoheir syndicaliste CGT Marseille
DETREZ Dominique syndicaliste CGT Chimie BdR
RODRIGUEZ Simon syndicaliste CGT Services Publics Martigues
LAHMAR Alain syndicaliste CGT Services Publics Martigues
FRANTZ Marie-Paule syndicaliste CGT Services Publics Martigues
DELLAGRASTA Raymond syndicaliste CGT Mutualité BdR
GERACE Jean-Christophe syndicaliste CGT Construction BdR
PIETROSINO Marc syndicaliste CGT Commerce BdR
BIANCHERI Josette syndicaliste CGT Militante BdR

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:25

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 12:27

JULIA HAMLAOUI

JEUDI, 13 AVRIL, 2017

L'HUMANITÉ

 

 

Pour Pierre Laurent, au-delà de la caricature, qu’il dénonce, les attaques anticommunistes soulignent la vague d’espoir suscitée par Jean-Luc Mélenchon.

Retour en force des clichés sur le communiste, couteau entre les dents, prêt à manger des petits enfants. Ce n’est malheureusement pas à l’occasion d’une nouvelle version de la Cité de la peur, pour lequel les Nuls avaient affublé leur serial killer d’une faucille et d’un marteau. Non. L’attaque, bien que caricaturale, se veut sérieuse. Après les Échos et le patron du Medef, Pierre Gattaz, le Figaro mais aussi Emmanuel Macron et François Fillon multipliaient les formules chocs à l’encontre de Jean-Luc Mélenchon. Les références à Cuba et au Venezuela (« Mélenchon : le délirant projet du Chavez français », titrait par exemple hier le Figaro) ont remplacé celles de l’URSS, mais la promesse faite en 1981 de « chars russes à la Concorde » n’est plus très loin. Et comme de coutume, le communisme est au cœur de la cible.

Premier concerné, puisque secrétaire national du PCF, Pierre Laurent n’a pas manqué de réagir hier. « On savait que la droite dans cette élection était brutale. Maintenant on découvre dans les derniers jours de la campagne, inquiets qu’ils sont de la percée de Jean-Luc Mélenchon, qu’elle est profondément ringarde », a-t-il taclé sur France Inter, fustigeant les « vieux poncifs anticommunistes » que « ressort la droite dès qu’elle a peur de perdre les manettes », « des arguments totalement éculés qu’on a connus dans la guerre froide ». Mais pour le dirigeant du PCF, c’est un peu l’histoire du crapaud et de la colombe : « C’est assez dérisoire par rapport à ce qui est en train de se passer dans le pays, où se cherche l’espoir. »

« Tout au long de l’histoire politique et sociale, à chacun des progrès les plus âprement arrachés dans les urnes ou dans la rue, ce discours sur la peur du rouge a toujours été brandi par ceux qui étaient les tenants du système et qui s’opposaient à ces conquêtes démocratiques et sociales », ajoute Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF, qui y voit le signe que « la lutte des classes n’est pas derrière nous » et surtout que « le vent se remet à souffler dans la bonne direction ». S’il décerne une mention spéciale au Figaro, qui « trempe sa plume dans le même encrier que lorsque les ministres communistes sont arrivés au gouvernement en 81 » (« pas besoin d’attendre trente ans pour en sourire », glisse-t-il), le porte-parole estime aussi le phénomène révélateur : « Si ceux qui mènent cette charge anticommuniste craignent que les valeurs du commun supplantent les intérêts particuliers, ils ont raison. On veut faire reculer les intérêts privés de l’oligarchie financière ou politique pour construire un projet en faveur du commun et l’intérêt général. »

« Les communistes sont présents et pleinement engagés partout »

Face au climat qui s’annonce de « plus en plus agressif », c’est à maintenir le cap d’« une campagne positive, de conviction, de propositions » qu’invitent les dirigeants du PCF, notant que d’ores et déjà « les communistes sont présents et pleinement engagés partout ». « Les Français sentent qu’il y a une chance historique de porter Jean-Luc Mélenchon au second tour et avec lui une gauche tout à fait nouvelle », relève Pierre Laurent, tout en envoyant un message au candidat du PS : « J’espère que le maintien de Benoît Hamon ne nous coûtera pas cette qualification. » Et à ceux encore tentés par un « vote utile » pour Emmanuel Macron, « point de ralliement des libéraux de tout poil », le sénateur de Paris lance un appel : « Ne vous trompez pas de vote. Ne renoncez pas à vos idées au premier tour de l’élection. »

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 10:23
Cela rappelle 1981 juste avant la victoire de François Mitterrand : plus de pain dans les boulangeries dès le lundi matin, les chars russes Place de la Concorde , une pluie de grenouilles etc etc ...
 
C'est plutôt bon signe non ?

La cote de Jean-Luc Mélenchon affole les puissants

Jeudi, 13 Avril, 2017
L'Humanité
AFP PHOTO / ERIC PIERMONT
AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

Les partisans d’un choix électoral réduit à Macron, Fillon, Le Pen perdent leurs nerfs, jusqu’à la caricature…

François Hollande a choisi le magazine conservateur le Point pour sortir de son silence préélectoral. « Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications », avertit-il. La menace de l’extrême droite ? Même pas. Dit-il cela pour soutenir le candidat issu de la primaire de son camp ? Il ne cite pas plus le nom de Benoît Hamon… Comme si la seule crainte du locataire de l’Élysée en fi n de bail était de voir s’éloigner un second tour Macron–Le Pen ! La dynamique de campagne et les idées de progrès portées par son programme et les forces qui soutiennent Jean-Luc Mélenchon bousculent la donne. Tous ses adversaires en deviennent fébriles. Jusqu’au Figaro qui, hier, sur trois pleines pages agitait les figures de Robespierre, Lénine et Chavez pour tenter de ressouder un (é)lectorat désertant les rangs de son champion. Et donc, de François Fillon à Emmanuel Macron, on ressort la peur du « communiste ». Un hommage involontaire à l’apport du PCF, pour le pays et son peuple… « L’effort, la mobilisation doivent se tourner vers la qualification de Jean-Luc Mélenchon » au second tour, a appelé, hier, Pierre Laurent sur France Inter. « J’espère que le maintien de la candidature de Benoît Hamon – c’est pour ça que j’ai appelé à un rapprochement – ne coûtera pas cette qualification », a-t-il précisé. 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:53

Les 27ème rencontres  de la COORDINATION NATIONALE DES COMITES DE DÉFENSE DES HÔPITAUX ET MATERNITES DE PROXIMITE se tiendront 23,24 et 25 juin 2017 à CONCARNEAU.

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:42

L'HUMANITE 

DEBATS ET CONTREVERSES

Jeudi 10 avril 2017

 

LE PREMIER STATUT GÉNÉRAL DE LA FONCTION PUBLIQUE A ÉTÉ INSTAURÉ PAR LA LOI DU 19 OCTOBRE 1946, À L'INITIATIVE DU MINISTRE COMMUNISTE MAURICE THOREZ. IL S'AGIT DE RÉPONDRE AUX DÉFIS CONTEMPORAINS

 

À LA VEILLE de l'élection présidentielle, force est de constater que les politiques publiques, les finances publiques et l'emploi public sont toujours les cibles des politiques libérales.

 

Bernadette GROISON (Secretaraire generale de la FSU)

L'ENJEU MAJEUR EST CELUI DE LA RÉDUCTION DES INÉGALITÉS

 

 

 

La fonction publique pèse aujourd'hui 20 % de l'emploi en France. Avec l'ensemble des services publics, elle contribue à répondre aux besoins fondamentaux de la population : santé, éducation, recherche, culture, justice, contrôle, protection, agriculture, environnement, sécurité, aménagement du territoire, entretien des biens publics... Dans chacun de ses versants ­ État, territorial ou hospitalier ­, elle doit assurer aux usagers la permanence, la proximité, l'accessibilité du service public.

Elle sait s'adapter, dès qu'un besoin nouveau apparaît, si les moyens législatifs, réglementaires et budgétaires lui sont donnés. C'est un de ses principes fondateurs. Aujourd'hui, de nouveaux besoins et défis émergent : augmentation du nombre de naissances, de l'espérance de vie, du nombre de personnes âgées et de la dépendance, réussite de tous les jeunes dans le système éducatif, résorption du chômage, développement de la formation, meilleur aménagement du territoire, transition écologique, révolution technologique et numérique. Il y a nécessité d'améliorer le fonctionnement de nombre de services pour mieux y répondre et offrir à chacun de meilleures conditions de vie. Cela passe forcément par des agents en nombre suffisant et formés pour y faire face. La FSU a alerté les candidats à l'élection présidentielle sur la nécessité de créer des emplois publics car l'heure est à la prise en compte de tous les besoins de la population. Ces investissements doivent être pris en charge par la nation. Pour cela, une réelle réforme fiscale, fondée sur une juste répartition des richesses produites, est nécessaire. Ceux qui proposent de supprimer des emplois publics étranglent la capacité de l'action publique. L'éducation nationale ne s'est pas encore remise des 80 000 suppressions d'emplois faites sous le président Sarkozy. De nombreux services souffrent toujours de la politique de redéploiement des postes.

Réduire encore le nombre d'agents, ce sont des effectifs trop lourds en classe, altérant les conditions d'éducation des élèves ; c'est une qualité des soins dégradée dans les hôpitaux ; ce sont des catastrophes sanitaires liées au manque de contrôles, faute de personnel suffisant pour les accomplir ; c'est un accès aux loisirs ou à la culture compromis, faute de moyens nécessaires aux collectivités locales... Nous ne pouvons pas l'accepter. D'autant que la raison invoquée de la nécessité de l'équilibre des finances publiques cache mal la volonté de soumettre des pans entiers de l'intérêt général à des intérêts privés.

Ceux-là mêmes qui disent ainsi rendre la fonction publique plus efficace mentent sur les conséquences que cela aura, tout autant qu'ils se trompent sur les défis propres qu'elle a à relever. Elle doit créer les emplois à la hauteur des besoins, mais elle a aussi à améliorer la formation des agents, la reconnaissance de leur travail, le pilotage des services... La FSU met en garde sur les surcoûts liés à l'externalisation, une privatisation qu'il revient bien souvent à l'État de prendre en charge, avec un coût notable pour chacun des usagers, sans garantie de services de meilleure qualité.

L'enjeu majeur de notre société est celui de la réduction des inégalités. Quand, dans la sixième puissance du monde, 9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et 3,8 millions sont mal logées, on est en droit d'attendre que les services publics puissent jouer tout leur rôle. Qui peut encore penser que l'on développera l'emploi, que l'on fera face aux défis démographiques et de santé publique, que l'on fera la nécessaire transition écologique sans l'éducation, la formation, la recherche, la santé, les services publics locaux.

La FSU fait le pari que le développement des emplois dans la fonction publique contribuera à y répondre, car, oui, la fonction publique contribue à la création des richesses pour notre pays.

 

CLOE maurel normalienne agregee et docteur en histoire

SE SERVIR DE L'ARGENT RÉCUPÉRÉ SUR L'ÉVASION FISCALE!

 

 

 

La campagne présidentielle 2017 manque de discussions de fond sur des vrais projets. Pourtant, il y a beaucoup de choses à proposer pour améliorer les conditions de vie de la majorité de la population et pour consolider le vivre-ensemble : une solution simple est de créer de nombreux emplois dans les services publics. L'idée n'est pas à la mode. Pourtant, elle est bonne ! En effet, on a besoin de beaucoup plus de médecins et d'infirmières dans les hôpitaux, qui connaissent une grave crise car ils sont laissés à l'abandon, sous-dotés par l'État depuis plusieurs années ; on a besoin de beaucoup plus de professeurs dans les écoles, collèges et lycées publics. Dans les classes des quartiers populaires, il faudrait limiter les effectifs à 20 élèves par classe pour que les enseignants puissent vraiment aider ces élèves à progresser. Il faudrait aussi augmenter les salaires des professeurs, pour rendre le métier plus attractif : actuellement, l'éducation nationale manque cruellement de professeurs de mathématique qualifiés, car d'autres carrières plus rémunératives s'offrent aux personnes ayant ces compétences.

Il faudrait aussi renationaliser les services publics qui ont été au fil des années totalement ou partiellement privatisés : France Télécom, La Poste, la SNCF, Pôle emploi, des banques... En effet, un service public vise à rendre un service à la population, alors qu'une entreprise privée vise avant tout à faire du profit. Lorsqu'un secteur d'activité est public, non seulement il rend un meilleur service aux usagers, mais il coûte moins cher à faire fonctionner, et en plus les conditions de travail pour ses employés sont meilleures. Rappelons-nous la vague de suicides chez les travailleurs d'Orange et dans d'autres secteurs privatisés...

François Mitterrand, en arrivant au pouvoir en 1981, avait opéré plusieurs nationalisations, il faut retrouver cet esprit, cet élan social. Rappelons-nous aussi la création de la Sécurité sociale en 1945, qui était un formidable acquis social : au lieu de la remettre en cause comme le veut la droite, il faut la renforcer et aller vers le 100 % remboursé pour tous, au lieu d'étendre le système des assurances privées qui reviennent plus cher et accentuent les inégalités entre populations.

On devrait aussi créer beaucoup plus d'emplois d'assistante sociale, de bibliothécaire, de conseiller d'orientation, etc., pour créer plus de services publics, notamment de services sociaux et culturels dans les quartiers défavorisés. Toutes ces créations d'emplois aideraient à lutter contre le chômage, qui est un fléau qui mine notre société.

Comment financer tout cela ? me direz-vous. C'est très simple : cesser de verser des milliards d'euros d'argent de l'État à des chefs d'entreprise sans contrepartie (ce qui a été fait ces dernières années, avec le Cice et d'autres dispositifs) et, surtout, empêcher l'évasion fiscale, qui fait perdre à l'État des dizaines de milliards d'euros chaque année. Les grandes multinationales et les particuliers fortunés qui échappent à l'impôt en cachant leur argent dans les paradis fiscaux devraient être traqués par des inspecteurs spécialisés, mis à disposition par l'État en plus grand nombre ; devraient être contraints de verser les sommes dues à l'État et de payer en plus de fortes amendes. Les plus gros délinquants, ce ne sont pas les jeunes de banlieue, ce sont les délinquants en costume qui dérobent ainsi des millions à l'État, ou ceux qui magouillent pour employer ou faire rémunérer (parfois sans travail) leurs proches !

Avec l'argent récupéré sur l'évasion fiscale, on pourrait facilement combler le trou de la Sécurité sociale et créer les postes nécessaires dans le domaine de la santé, de l'éducation et de la culture. Il faudrait aussi que l'accès aux emplois, publics ou privés, soit démocratisé, par la généralisation du CV anonyme. Trop de passe-droits existent, trop de clientélisme, de favoritisme, de népotisme. Ces solutions de bon sens sont absentes du programme de la majorité des candidats, ceux de gauche exceptés bien sûr, voilà ce qui explique la désaffection de nombreux Français pour les affaires politiques, leur dégoût. Il est urgent que le débat à la présidentielle porte davantage sur ces questions, et que les journalistes donnent mieux la possibilité aux candidats de gauche d'exprimer ces idées progressistes, pour convaincre tous les Français, notamment ceux des classes populaires, de voter non pour la droite ou l'extrême droite, qui ne proposent que des voies réactionnaires et rétrogrades, mais pour la gauche qui, seule, propose des solutions allant dans le sens de l'intérêt général, afin de la faire gagner !

 

christophe delecourt secretaire national de l’union federale des syndicats de l’etat CGT

 

il s’agit de repondre aux defis comtemporains

 

 

 

Réduire toujours et encore le nombre des fonctionnaires ! Force est de constater qu'avec un objectif de suppression de 500 000 postes, François Fillon en fait une des mesures essentielles de son programme. Emmanuel Macron propose d'en supprimer 120 000, dont 50 000 dans la fonction publique d'État et 70 000 dans la fonction publique territoriale. Quant à Marine Le Pen, qui ose déclarer qu'il faut «... limiter la fonction publique territoriale parce qu'il ne (m') apparaît pas qu'elle serve à la population...», elle entend «... réduire massivement la fonction publique territoriale »... Celles et ceux qui prétendent qu'il y aurait trop d'agents publics savent pourtant que, sur les vingt dernières années, la part des emplois de la fonction publique dans la population active est passée de 20,34 % à 20,43 %, soit une remarquable stabilité... Ils savent aussi que, selon l'étude de Xavier Timbeau, directeur de l'OFCE, la France compte 126 agents pour 1 000 habitants, contre 131 aux États-Unis et 186 en Norvège...

Pour la CGT, la face cachée de nouvelles et massives suppressions d'emplois de fonctionnaires s'inscrit dans un objectif consistant, in fine, à répondre aux exigences démesurées de la rentabilité du capital, une captation toujours plus grande de la richesse produite par le travail, une financiarisation, une marchandisation et une privatisation toujours plus exacerbées de l'ensemble des processus économiques et sociaux. Dans un tel contexte, les politiques publiques, les services publics, les finances publiques, l'emploi public sont les coeurs de cible des politiques libérales.

Enfin, alors que la loi travail a pour objectif de mettre par terre le Code du travail et la protection des salarié-e-es par des dispositions législatives et le respect de la hiérarchie des normes, c'est aussi la mise en cause du statut général des fonctionnaires qui est visé au moyen de la suppression d'emplois statutaires. À l'opposé de telles évolutions et à un moment où la crise systémique du capitalisme ne cesse de se généraliser et de s'aggraver, la CGT réaffirme les nécessaires défenses et reconquêtes des politiques et des services publics.

Il s'agit bien de répondre, tant à l'échelle locale que mondiale, aux défis contemporains en assurant la satisfaction des droits et des besoins fondamentaux, l'émancipation humaine, la mise en oeuvre d'une autre logique de développement articulant développement industriel, transition écologique et principes fondamentaux de la démocratie.

Elle propose, au moyen notamment d'une réforme fiscale et de la création d'un pôle financier public, de doter les services publics des moyens nécessaires. C'est pour permettre l'exercice plein et entier des missions de service public que la CGT revendique les créations de postes de fonctionnaires nécessaires et à la hauteur des besoins. C'est aussi pourquoi la CGT exige un plan de titularisation massive des agents non titulaires, soit environ 20 % des personnels aujourd'hui.

Reste à défendre, conforter et améliorer les dispositions relatives au statut général des fonctionnaires ! Fondé sur les principes d'égalité, d'indépendance et de responsabilité, ce statut portant droits et obligations des fonctionnaires protège ces derniers, mais aussi les citoyen-n-es et les usagers qui ont le droit au rendu d'un service public impartial, à leur service et à l'abri de toutes pressions partisanes, politiques ou patronales.

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:38

« Hold-up de 1,3 million sur le budget communal ! » peut-on lire sur le fronton de l'hôtel de ville de Tarnos (Landes).

Jean-Marc Lespade (PCF), qui refuse de retirer un calicot du fronton de sa mairie, est convoqué au tribunal administratif de Pau

Convoqué par la justice pour une banderole. Ce n'est pas un manifestant qui est attendu au tribunal administratif de Pau (Pyrénées-Atlantiques), ce mercredi, mais le maire communiste d'une petite commune des Landes, Tarnos, qui compte 12500 habitants. Enfin, manifestant, il l'est tout de même. Déterminés à dénoncer l'austérité qui pèse sur les comptes de la ville, Jean-Marc Lespade et son équipe municipale ont décidé de le faire savoir sur le fronton de l'hôtel de ville: «Hold-up de 1,3 million sur le budget communal! Ne nous laissons pas tondre», peut-on y lire. La préfecture ne voit pas l'initiative d'un bon oeil et a enjoint l'édile d'y mettre un terme au nom «du principe de neutralité des bâtiments et des services publics», a confirmé hier son service de communication .

 « EXPLIQUER LES CONSÉQUENCES DE CETTE AUSTÉRITÉ »

Pour ce calicot apposé début 2016, Jean-Marc Lespade, qui encourt une astreinte de 100 euros par jour tant qu'il reste en place, est, lui, résolu à ne pas flancher. «Nous avons trois objectifs: alerter la population, faire oeuvre de pédagogie, en expliquant les conséquences de cette austérité, et appeler à la mobilisation», résumet-il alors que les collectivités territoriales ont dû faire face à une baisse de leur dotation d'État de 27 milliards d'euros en cumulé sur le quinquennat.

«En dépit des contraintes, nous maintenons notre engagement de ne pas augmenter la fiscalité locale pour la 8e année consécutive», se félicite le maire PCF, tout en déplorant vivement les sacrifices auxquels l'austérité a contraint sa majorité, comme l'annulation d'un festival ou encore le report de certains investissements, notamment une piscine. «Dans notre budget, la dotation annuelle de l'État ne représente plus que 325000 euros, contre 1,6 million quatre ans plus tôt. Elle est ainsi passée de 136 euros par habitant à 26 euros. Une obole!» s'alarme-t-il.

« DES ANIMATEURS DE CITOYENNETÉ »

Alors, quand l'argument de la «neutralité» lui est opposé à propos de sa banderole, la réponse ne se fait pas attendre: «Alerter, c'est le rôle des élus. Nous sommes des animateurs de citoyenneté, pas des gens qui décident seuls dans leur coin», rétorque JeanMarc Lespade, qui se souvient de la tradition dont il est l'héritier, à l'instar de ce maire communiste de Tarnos, Pierre Dufourcet, destitué en 1923 pour avoir décidé d'inscriptions pacifistes sur le monument aux morts, ou des banderoles qui au cours des années 1980 ont mis l'hôtel de ville aux couleurs des luttes contre les suppressions d'emplois ou pour la libération de Nelson Mandela.

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 05:46

35 ans de massacre du tissu industriel

En 17 ans, notre pays a perdu plus d’un million d’emplois industriels. L’essentiel des biens manufacturiers que nous consommons est produit hors du territoire national. Si les groupes industriels du CAC40 affichent des profits records, une part de plus en plus importante de leurs activités et de leurs emplois se situe hors de l’hexagone. Des filières stratégiques ont été abandonnées aux contrôles des multinationales. Les fonds financiers transnationaux détruisent de l’intérieur nos entreprises en s’appropriant le savoir-faire des travailleurs, en s’emparant des brevets.

Au nom du dogme de « la concurrence libre et non faussée », on s’est interdit une politique industrielle nationale et européenne au service d’un développement durable des territoires et des populations, et cela au profit d’une suicidaire stratégie de niches rentables à courts termes. Cette stratégie focalisée sur la baisse du « coût du travail »(sic) et refusant de s’attaquer aux coûts du capital a détruit l’emploi et le tissu industriel de nos territoires. Les milliards du CICE distribués sans contrôle, sans condition sur l’emploi, la recherche, et la formation et sans être liés à aucun projet utile, sont la dernière illustration de cet effroyable gâchis.

 

Notre pays a besoin d’une renaissance industrielle

Une véritable politique industrielle est nécessaire à notre pays. Il s’agit d’appeler à une renaissance industrielle écologique au service des besoins humains et liée au développement des services publics. Sans l’apport de l’industrie, il sera impossible de relever les défis des transitions énergétiques, écologiques, numériques, urbaines et démographiques. Sans l’industrie, il n’y aura pas de progrès social possible dans notre pays.

Une véritable politique industrielle implique de baisser les coûts du capital et non ceux du travail. Construisons des protections et de la coopération en refusant à la fois le libre échange sauvage et un protectionnisme autarcique aussi dangereux que chimérique. Gagnons de réels pouvoirs d’intervention et d’initiative aux salariés sur la gestion, l’organisation et la stratégie des entreprises. Créons des pôles publics puissants dans les filières stratégiques. Instaurons de vrais rapports de cotraitance entre donneurs d’ordres et sous-traitants.

Il est nécessaire que non seulement les salariés et les citoyens aient des pouvoirs sur la production des biens et services : Que produire ? Comment ? À quelle fin ? Où ?

Les banques doivent être mises au service de cette renaissance industrielle par un investissement massif dans la recherche & développement, la formation et l’emploi. Plutôt que de jouer les incubateurs de startups, la puissance publique devrait soutenir le développement de l’économie circulaire, de l’économie sociale et solidaire, des modèles coopératifs de production et de distribution de proximité et en réseau, des tiers lieux comme les fablabs. L’instauration d’une propriété socialisée des brevets comme « Communs » inaliénables du collectif de travailleur de l’entreprise s’impose.

Face à l’urgence, une vraie majorité de gauche à l’Assemblée nationale se devrait d’imposer un moratoire immédiat sur les licenciements, les fermetures de site, les cessions ou externalisations de sites ou de services, les délocalisations pour les entreprises qui font des pro ts ou dont le groupe actionnaire majoritaire fait des profits.

Il s’agit de travailler à une continuité entre industrie et service avec l’objectif d’une industrie participant à résoudre les problèmes posés à l’humanité par les transitions numériques, écologiques, urbaines et démographiques. Cela implique de concevoir et produire en pensant éco-conception, réparabilité, lutte contre l’obsolescence programmée, recyclage, économie de matière et d’énergie. Il ne peut y avoir développe- ment sans impératif écologique et la crise écologique ne pourra être résolue sans une politique de renaissance industrielle française et européenne. Plus d’un million d’emplois seraient alors à créer dans les filières industrielles.

 

Mettons l’enjeu industriel au cœur des échéances électorales de 2017

C’est cette vision d’une renaissance industrielle écologique au service de l’humain d’abord porte la campagne que mène le PCF pour Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et qui motive l’engagement aux élections législatives des candidates et candidats présentés par le Parti communiste français.

 

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 03:27

L'HUMANITE DIMANCHE

Cédric CLERIN

Samedi 8 avril 2017

 

Les élus de gauche ralliés à Emmanuel Macron en font, plutôt que Jean-Luc Mélenchon, le meilleur rempart contre Madame Le Pen. Politiquement et électoralement, c’est, en fait, aller au désastre.

Il ne faut pas confondre le poison et l’antidote. Si Jean-Luc Mélenchon propose un projet de société radicalement opposé à celui du FN tout en répondant aux aspirations populaires, c’est Emmanuel Macron, ministre et principal conseiller de François Hollande pendant cinq ans, qui est souvent présenté comme le meilleur rempart contre le Front national. Or ce dernier n’a jamais été aussi fort qu’à l’issue de ce quinquennat. Une contradiction qui n’a pas l’air de gêner Manuel Valls, qui appelle à voter Macron au premier tour pour être « responsable » face au danger du FN.

« Macron, c’est lui qui a très largement inspiré la politique de ce quinquennat, rappelle Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Il a conduit la non-renégociation du traité budgétaire européen ; inspiré très directement le pacte de responsabilité, le Cice… On a souvent dit que la ligne Hollande c’était la victoire de Macron. » Éric Coquerel, orateur national de la France insoumise et coordinateur national du Parti de gauche, souligne pour sa part l’incongruité de la situation actuelle : « C’est la politique de Macron qui nous a amenés dans la situation politique et sociale actuelle, et ce serait à lui qu’on demanderait de nous en sortir ? » Dans « le Monde », Rémi Lefebvre, chercheur au CNRS, spécialiste du PS, analyse : « Désorientés, les électeurs de gauche se raccrochent à la boussole des sondages et cèdent à un vote utile qui (…) risque de faire, mais aussi de défaire, l’élection, si par là on entend la délibération raisonnée autour de projets. » Macron, vote utile ? À voir. Électoralement, le profil du banquier d’affaires puis conseiller du prince sied à merveille comme adversaire à une Madame Le Pen qui se rêve en égérie du peuple. « Macron est un pur produit du système et incarne une tentative de celui-ci de se sauver, une illusion dangereuse face à la réalité du FN », selon Olivier Dartigolles. « C’est la même configuration qu’aux États-Unis, analyse Éric Coquerel. Hillary Clinton était moins bien placée que Bernie Sanders pour éviter la victoire de Donald Trump. »

Comme le craint Rémi Lefebvre, le candidat Macron est moins soutenu pour ses propositions politiques que comme un vote tactique. Selon une enquête BVA, 32 % de ses électeurs le choisissent « par défaut, car c’est le moins pire de tous »… soit le plus haut total des candidats en lice. Il est en tête pour la motivation de « faire barrage à un autre candidat » (10 %) et pour sa capacité à remporter l’élection (12 %). Rien d’étonnant à voir les électeurs peu séduits par le programme tant l’ancien banquier de Rothschild répond peu aux problèmes qui tiraillent les classes populaires tentées de chercher des réponses au FN.

Sourd aux vœux des français

Là où des Français demandent de la protection, il répond dérégulation du marché du travail, qualifiant même la loi El Khomri « d’aménagement à la marge ». Là où les Français veulent plus d’égalité, Emmanuel Macron propose d’exclure de l’ISF les revenus financiers et d’exonérer ainsi une fois de plus le capital de sa participation au pot commun. Quand les citoyens rejettent les institutions moribondes, Macron répond « retour aux sources de la Ve République ». Là où les Français réfutent l’Europe libérale actuelle, le candidat d’En marche ! veut plus d’intégration européenne et un ministre de la zone euro. Des propositions qui laissent un boulevard à la démagogie lepéniste.

« Ce qui va se jouer avec cette présidentielle, c’est de faire prendre au pays une direction différente, une vraie alternative, sinon cela risque d’être la dernière station avant le terminus FN », craint Olivier Dartigolles. Le train peut encore prendre une autre direction.

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