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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 18:37
Ian Brossat, chef de file communiste aux élections européennes, à Malo les Bains

l'Humanité
C’est « en portant le fer sur la principale préoccupation des Français, le travail et le pouvoir d’achat », que le PCF entend se lancer dans la bataille des élections qui approchent. La campagne des européennes s’est ainsi invitée à la journée à la mer des communistes du Nord à Malo cette année, avec le chef de file du PCF, Ian Brossat. « J’ai lu ici ou là que les partis politiques faisaient cette année leur rentrée sous le signe de la morosité. Nous, communistes, avons fait le choix de la faire sous le signe de la solidarité », lance-t-il à la tribune du Palais des congrès devant les vacanciers d’un jour, fustigeant « le gouvernement qui vient de décider le gel des APL, des retraites, des allocations familiales, alors même qu’au deuxième trimestre les actionnaires ont touché 50 milliards d’euros de dividendes ». « Ici, la colère est forte, et cette élection doit être l’occasion qu’elle s’exprime », juge également le député et responsable du PCF du Nord, Fabien Roussel, qui plaide en meeting aux côtés des autres parlementaires du département pour un meilleur « partage des richesses ». « En 2014, les 500 plus riches de France avaient un patrimoine cumulé de 390 milliards d’euros, rappelle-t-il. En 2018, il est de 630 milliards. C’est un véritable scandale qu’on nous demande, à nous, de nous serrer la ceinture. »

Ian Brossat avec le député Fabien Roussel à Malo les Bains

Ian Brossat avec le député Fabien Roussel à Malo les Bains

Ian Brossat à Malo-les-Bains (Nord) 


Ian Brossat, chef de file du PCF pour les élections européennes 2019, a fait sa rentrée politique le mardi 28 août prochain à Malo-les-Bains (Nord) à l’occasion de la traditionnelle journée à la mer organisée par les communistes du Nord afin de permettre à 3500 personnes de profiter de cette belle plage du littoral.

Alors qu’une personne sur deux n’est pas partie en vacances cette année, 53 bus sont d’ores et déjà affrétés au départ des quatre coins du département du Nord afin de permettre à des milliers de familles de profiter de la plage et du littoral. Les militants du PCF se mobilisent pour organiser ce déplacement et ainsi redonner tout son sens au « droit aux vacances ».

C’est aussi l’occasion de rappeler l’urgence de s’attaquer à la montée de la pauvreté dans la région des Hauts-de-France, dans laquelle un million d’habitants vit sous le seuil de pauvreté, alors que les grandes fortunes n’ont jamais gagné autant d’argent en France. Ce déplacement permettra enfin d’évoquer les élections
européennes du 26 mai 2019 à travers les impacts de l’Union Européenne dans la région et la question du pouvoir d’achat, qui est au cœur des préoccupations des Français.

À l’invitation du PCF du Nord et de Fabien Roussel, secrétaire fédéral et député, Ian Brossat a pris la parole  dans la salle du Kursaal de Malo où les milliers de familles présentes étaient accueillies à partir de 9H30. 

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 17:49
photo Ian Brossat

photo Ian Brossat

LE SCAN POLITIQUE - Désigné tête de liste des communistes aux européennes, l'adjoint à la maire de Paris lance sa campagne ce mardi à Malo-les-Bains (Nord) aux côtés «d'enfants oubliés des vacances».

Embouteillage garanti à gauche... Après les écologistes et les Insoumis, au tour des communistes de lancer leur campagne pour les élections européennes. Ian Brossat, l'adjoint à la maire de Paris chargé du Logement, a été désigné tête de liste des communistes et lance sa campagne ce mardi à Malo-les-Bains (Nord) en marge de la journée des «enfants oubliés des vacances» qui rassemble chaque année 3500 enfants dans cette station balnéaire de la Manche.

«Nous engageons cette campagne sous le signe de la solidarité, écho à la préoccupation majeure de cette rentrée: le pouvoir d'achat», explique Ian Brossat, 38 ans, qui rêve de dépoussiérer l'image du PCF. Le choix de Malo-les-Bains vise aussi àrépondre aux annonces budgétaires du premier ministre. «Il fait les poches des familles, des retraités et de ceux qui touchent l'APL», charge l'élu. Et de faire le lien avec l'enjeu européen: «Edouard Philippe justifie les coupes dans les budgets sociaux par la nécessité d'atteindre l'objectif de 2,3% de déficit qu'il a promis à Bruxelles». Ce qui fait dire à Ian Brossat qu'il «ne sera pas le candidat des premiers de cordée mais le candidat des fabricants de corde, ceux qui ne demandent qu'à vivre dignement de leur travail».

«Je ne serai pas le candidat des premiers de cordée mais le candidat des fabricants de corde»

Ian Brossat

Si les élements de langage sont rôdés, reste une interrogation. Cette candidature trouvera-t-elle sa place face aux nombreuses listes de gauche qui seront sur la ligne de départ? «Je regrette (la dispersion), j'en prends acte mais maintenant il faut avancer», répond Ian Brossat qui rêve de faire «bien plus de 5%», le seuil minimal pour avoir des élus au Parlement européen. Alors que Benoît Hamon et son mouvement Génération.s n'a pas encore clarifié sa stratégie, Ian Brossat assure qu'en ce qui le concerne «il ira au bout, évidemment». «Moi j'avance. Il n'est pas question pour nous d'attendre que tout le monde soit d'accord pour entrer en campagne», argue le communiste qui «continue de tendre la main» à l'ancien ministre socialiste et «à tous ceux qui ne supportent plus la politique d'Emmanuel Macron». Il promet d'annoncer en octobre des surprises dans la composition de sa liste.

3 à 4 déplacements par semaine

Celle-ci risque d'entrer en confrontation directe avec les Insoumis. Pour la première fois, le PCF a décidé de se passer de Jean-Luc Mélenchon, lequel a expliqué samedi vouloir faire des européennes «un référendum anti-Macron». «Ce sont des européennes, on ne peut pas évacuer le sujet principal de l'élection», souffle Ian Brossat même s'il juge que «Macron et Juncker (le président de la Commission européenne, NDLR) sont les Dupont et Dupond du libéralisme débridé».

En ce qui concerne la gouvernance de l'Union européenne, Ian Brossat se démarque de Jean-Luc Mélenchon en ne se disant «pas favorable au plan B et au repli national» et opte «pour une transformation» de l'UE sans en sortir. Le trentenaire a défini trois axes de campagne. Le travail, avec la fin des travailleurs détachés, les services publics, avec un moratoire sur la libéralisation et un investissement massif via des financements de la banque centrale européenne, et les réfugiés, avec une demande de répartition à travers l'UE. «Bruxelles a imposé aux Grecs une cure d'austérité et on voudrait nous faire croire que l'UE ne pourrait pas imposer à un certain nombre de pays d'accueillir quelques centaines de réfugiés?», charge l'élu qui défend «des voies légales de migration pour couper l'herbe sous le pied des passeurs».

Pour marteler ses propositions, il fera 3 à 4 déplacements par semaine, dont un à Berlin en novembre. Pour le PCF, qui compte trois élus dans l'hémicycle sortant, l'enjeu est important. S'il ne fait pas au moins 3%, la campagne des communistes ne sera pas remboursée.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 14:26

La fin du système de retraite par répartition et son remplacement par un système individualisé par point, synonyme de précarité, est programmée. Si nous ne l’empêchons pas, c’est la désintégration de notre architecture sociale, avec pour colonne vertébrale la Sécurité sociale, qui sera au menu de cette nouvelle année.

La riposte unitaire à cette guerre sociale et la préparation d’une alternative ne rendent que plus importante encore la nécessité de réussir une grande et puissante fête l’Humanité les 14- 15 et 16 septembre.

Le Premier ministre vient, dimanche dernier, de faire une véritable déclaration de guerre sociale aux travailleurs, aux privés d’emploi, aux retraités. Les foyers les plus modestes qui déjà subissent l’explosion des tarifs, la réduction des services publics et fondre leur pouvoir d’achat, vont devoir serrer leur ceinture d’un cran supplémentaire. Sont destinés à la moulinette de l’austérité les allocations logement et familiales, les pensions de retraites, les contrats aidés et emplois publics, les crédits aux collectivités…

Les seules mesures annoncées en faveur des foyers modestes sont constituées d’un voile camouflant un avenir de précarité  : celles qui font croire que la baisse de cotisations va augmenter le pouvoir d’achat. Or, elles ne font que transférer les coûts socialisés pour la  santé, les retraites, d’accès aux services publics, vers les individus et des prestataires privés.

Les mesures prises depuis le début du quinquennat en faveur des plus riches n’ont eu aucun impact sur la reprise économique. Et, c’est au nom de la faiblesse de la croissance qu’une nouvelle phase de diète est promise aux classes populaires. La même potion ne fera qu’aggraver le mal avec son long cortège de chômage et de précarité.

Ces mauvaises nouvelles pour les salariés, les privés d’emploi, les retraités, les étudiants ne tombent pas du ciel. La situation sociale ne se dégrade que parce que celle de la finance, des actionnaires n’a jamais été aussi florissante : les propriétaires des entreprises cotées en bourse battent tous les records de réception de dividendes. Ils ont progressé de plus de 12% en un an dans le monde. Mais en France ils ont augmenté de 25% sur la même période ! C’est un véritable rapt au profit d’une infime minorité d’actionnaires. Ceci n’est pas sans conséquence sur le sous-investissement chronique qui, comme on a pu le voir à Gênes cet été, commence à mettre en péril les infrastructures des différents pays.

Loin de corriger une trajectoire désastreuse pour les plus modestes et l’intérêt général, le gouvernement entend encore et toujours servir le  capital en rendant pérenne la baisse de cotisation sociales des entreprises mises en place, de façon temporaire nous était-il promis sous le précédent gouvernement avec le très couteux CICE. 1% des richesses produites ira ainsi garnir le coffre-fort des détenteurs de capitaux qui en dissimulent une partie dans les  paradis fiscaux. Et, sans fard, le Premier ministre n’hésite pas à annoncer que ce cadeau va aggraver le déficit. « Il va y avoir un rebond du déficit parce que, comme nous l’avons annoncé, nous transformerons le CICE en allégement de charges pérennes » a-t-il expliqué. Pour contrebalancer un si beau cadeau et boucler son budget dans le respect des diktats européens, les locataires verront leurs aides au logement une nouvelle fois baisser, et les effectifs des services publics fondre comme neige au soleil, notamment dans l’administration fiscale ou à la télévision publique.

La fin du système de retraite par répartition et son remplacement par un système individualisé par point, synonyme de précarité, est programmée. Si nous ne l’empêchons pas, c’est la désintégration de notre architecture sociale, avec pour colonne vertébrale la Sécurité sociale, qui sera au menu de cette nouvelle année.

La riposte unitaire à cette guerre sociale et la préparation d’une alternative ne rendent que plus importante encore la nécessité de réussir une grande et puissante fête  l’Humanité les 14- 15 et 16 septembre.

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 05:33

 

Depuis des mois on savait cette décision en suspens. Nicolas Hulot ne pouvait plus se mentir, et a donc annoncé, ce jour, son départ du gouvernement.

C'est un aveu d'impuissance et d'échec

Un aveu d'impuissance au sein d'un gouvernement et d'une majorité qui ne peuvent concevoir l'urgence d'un autre mode de développement, de production et de consommation respectueux du bien être des femmes et des hommes et des ressources naturelles. Cette urgence doit se traduire par de véritables priorités budgétaires en faveur des impératifs de la transition écologique.

Un aveu d'échec face aux défis écologiques, ici, en Europe et dans le monde, car il est incontournable de mener une politique de rupture avec le capitalisme. Or, la politique libérale de Macron a fait le choix des privilèges des premiers de cordées – celles et ceux qui se soucient le moins de l'avenir de la planète – aux dépens des couches populaires qui subissent le renforcement des inégalités sociales et environnementales au moment où la mobilisation de toutes et tous est incontournable.

Nicolas Hulot est un homme de conviction. Avec cette démission, il lance un appel à la mobilisation de toute la société afin d'imposer des choix de transformations sociales et écologiques. Nous en sommes et nous en serons !

 

 

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 05:30

 

Transport, énergie ou agriculture : les dossiers par lesquels la transition aurait pu s’enclencher sont nombreux. Mais les mesures à prendre sont incompatibles avec la visée libérale.

Aveu pour les uns, clarification pour d’autres : la démission de Nicolas Hulot met, quoi qu’il en soit, en lumière l’incapacité du gouvernement à transformer un système qui nous conduit droit vers la catastrophe environnementale et sociale. Il n’en va pas seulement de quelques rendez-vous ratés. Que l’ex-ministre de l’Environnement les ait perdus ou qu’on les ait faits sans lui, les arbitrages opérés depuis un an et demi, parfois sous la pression des lobbies, toujours sous celle de l’orthodoxie financière, en disent long de l’incompatibilité entre écologie et libéralisme.

 

1 - DU GLYPHOSATE AUX MILLE VACHES : LA DÉCONFITURE DE L’AGRICULTURE

Climat, sols, biodiversité ou sécurité alimentaire : c’est peu dire que le dossier agricole canalise à lui seul bien des attentes. Responsable de près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre (GES), interpellé sur son usage des pesticides ou sa capacité à proposer le bien-manger pour tous, le système agroalimentaire est sommé de se transformer sur le fond. C’est ce que promettaient de faire les états généraux de l’alimentation, organisés fin 2017, lesquels devaient déboucher sur une loi à l’avenant. Les premiers ont déçu, la seconde a fâché. Rien, dans le texte soumis au Parlement début juillet, ne mentionne une date de sortie pour le sulfureux glyphosate, herbicide classé cancérigène probable. Nicolas Hulot avait l’idée que la France l’interdise d’ici trois ans. Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture, s’y opposait. Les députés ont tranché en faveur du second. La FNSEA s’est dite soulagée, l’Union des industriels pour la protection des plantes (Uipp), où se retrouvent tous les gros de l’agrochimie, aussi.

Plus globalement, la ligne du gouvernement, depuis un an, aura été de laisser aller un système qui mise sur le rendement à l’hectare et pousse à l’intensification des productions. Rien n’est venu ­remettre en cause, par exemple, les grands systèmes d’exploitations céréalières, dont les produits visent les marchés mondiaux et alimentent la spéculation sur les matières premières. Les systèmes d’élevage intensifs – ferme des mille vaches ou autres usines à poulets – n’ont pas été plus inquiétés. Les agriculteurs bio, en revanche, ont des cheveux à se faire, quand les aides destinées au maintien de leurs exploitations tendent à disparaître.

 

2 - EUROPACITY, NOUVEAU SYMBOLE DES INFRASTRUCTURES INUTILES

Bien sûr, il y a eu l’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais, au-delà, reste en projet une série d’infrastructures questionnées sur leur utilité autant que sur leurs impacts environnementaux. C’est le cas d’Europacity. Porté par le groupe ­Auchan et un conglomérat chinois baptisé Wanda, il prévoit la création d’un vaste centre commercial et de loisirs dans le Val-d’Oise. Près de 270 hectares de terres agricoles situées sur le Triangle de Gonesse et comptant parmi les plus fertiles d’Europe risquent de disparaître. Ce modèle de concentration commercial implique, en outre, que le consommateur prenne sa voiture pour faire les courses, pointent ses opposants, et va a contrario de schémas territoriaux favorisant les mobilités douces telles que le vélo ou la marche à pied. Nicolas Hulot avait clairement pris ses distances – « Un centre commercial gigantesque avec une station de ski artificielle, c’est la folie des grandeurs du XXe siècle. C’est exactement ce que je ne veux plus demain ! », déclarait-il y a peu. C’est pourtant grâce à l’intervention du gouvernement qu’Europacity peut se targuer d’être encore sur les rails : en mai, l’État a fait appel d’une décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, lequel avait annulé l’arrêté autorisant la zone d’aménagement concerté (ZAC) indispensable à sa construction.

 

3 - FRET OU VÉLO : LE TRANSPORT DANS UNE IMPASSE

Il est responsable de 15 % des émissions mondiales de CO2, et pourtant le secteur des transports reste malmené. Alors que l’exécutif a déclenché l’ire des cheminots en lançant, par voie d’ordonnances, une réforme de la SNCF qui achève la libéralisation du rail public, Nicolas Hulot, ministre de tutelle d’Élisabeth Borne, a brillé par son silence. Tout juste le ministre de l’Écologie s’est-il fendu, en avril, d’une tribune dans les colonnes du Journal du dimanche, par laquelle il tente de défendre son attachement aux enjeux de fond. « C’est parce qu’on a besoin du train pour réussir la transition écologique que nous avons lancé ce chantier », écrivait-il. Pourtant, en transformant l’entreprise publique en société anonyme, en ouvrant le rail aux quatre vents de la concurrence et en tirant un trait sur le statut des cheminots, c’est bien la casse de l’outil ferroviaire que cette réforme engage. « Nous devons massivement développer le fret ferroviaire », poursuivait Nicolas Hulot, taisant là encore le fait que le « pacte ferroviaire » gouvernemental filialise l’activité de transport de marchandises de la SNCF, fragilisant le report de la route vers le rail.

Ce n’est pas la seule panne en matière de transport durable. La loi sur les mobilités propres et le plan vélo censé en être le pilier sont dans les limbes. La Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) blâme plusieurs acteurs : « Bercy freinerait sur le montant d’un fonds vélo, les instances patronales s’insurgeraient contre une indemnité kilométrique vélo obligatoire, l’industrie automobile refuserait que le malus des voitures polluantes finance un bonus en faveur des (véhicules propres). »

 

4 - PRIVATISATION ET COURTS-CIRCUITS ÉNERGÉTIQUES

Au chapitre de la transition énergétique, on épinglera l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques ou encore les cajoleries concédées par la France à l’huile de palme indonésienne ou malaisienne. La privatisation des premiers, alertent ceux qui la dénoncent, risque d’ouvrir encore plus grand les vannes de la marchandisation d’un bien commun, quand de la gestion des structures dépendent l’irrigation et l’alimentation en eau potable d’un grand nombre de bassins. Elle rend, en outre, aléatoire la régulation d’une énergie renouvelable indispensable au futur mix.

Concernant l’huile de palme, son essor est aujourd’hui le principal moteur de la déforestation en Asie du Sud-Est et des émissions de CO2 de la planète. Alors que 75 % de celle consommée en France se retrouvent sous forme d’agrocarburants, Nicolas Hulot avait dit son intention de « fermer la fenêtre » à ce type d’utilisation. Sans impact auprès de ses collègues. « La France n’est en faveur d’aucune interdiction et aucune discrimination (contre l’huile de palme – NDLR), au niveau ­national comme européen », déclarait, en janvier, Florence Parly, ministre des ­Armées, lors d’un déplacement en ­Malaisie… laquelle envisageait alors l’achat de 18 avions de combat Rafale de fabrication française.

 

5 - COMMERCE OU COOPÉRATION ? LE MAUVAIS CHOIX

On ne peut pas ne pas évoquer, pour finir, le Ceta, accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada. Emmanuel Macron avait promis de suivre les conclusions d’une commission d’experts nommée par ses soins « pour dire ce qu’il en est exactement des conséquences environnementales et sociales de cet accord ». Elles furent accablantes, ce qui n’a pas empêché le gouvernement d’acter la mise en œuvre provisoire du traité, rendant le texte opérationnel à 90 % dans le pays. À l’inverse, les députés de la majorité ont supprimé, au grand dam des ONG, l’extension de la taxe sur les transactions financières qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2018, au motif d’attirer les banques cherchant à quitter Londres à cause du Brexit. Cette extension aurait pourtant permis de renforcer l’aide nécessaire aux pays en développement pour faire face au changement climatique, dont Nicolas Hulot déplorait la faiblesse, hier, sur France Inter. 

 

Marie-Noëlle Bertrand et Marion d’Allard

 

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 05:28

Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité, analyse les conséquences de la démission du ministre de la transition écologique et solidaire.

Réalisation : Abrahim Saravaki

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 05:25

 

850 millions d'euros par an, c'est le montant que le gouvernement entend investir chaque année pour l'entretien du réseau routier national. Un montant clairement insuffisant. Un rapport remis récemment a démontré qu’il faudrait investir 1,3 milliard par an.

Le dogme de l'austérité budgétaire a encore frappé et malgré le débat largement engagé ces dernières semaines, les routes et ponts de l’État ne bénéficieront pas des moyens nécessaires pour rattraper le sous-investissement des dernières décennies.

L'ISF du nouveau monde, ce sont les "Infrastructures Sans Financements".

Lors du vote du budget 2019 et de la Loi sur les Mobilités les parlementaires communistes proposeront des investissements pour les voies ferrées, les ponts, les routes, les voies d'eau et les voies cyclables à la hauteur des besoins. Soit 4 milliards supplémentaires qui peuvent être financés par la création de nouvelles ressources et le lancement d'emprunts garantis par la BCE.

 

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 05:15

 

Le premier ministre a présenté les grandes orientations d’un futur budget 2019 marqué par l’austérité. Il s’en prend au pouvoir d’achat des familles et des retraités, attaque l’assurance-chômage et les emplois aidés.

On nous promettait un acte II plus social de la politique gouvernementale. Mais ce qu’a décrit longuement Édouard Philippe dans le Journal du dimanche, hier, en est l’opposé. Le budget 2019 s’annonce frappé du sceau de l’austérité. À l’exception notable des cadeaux faits aux entreprises, qui, à force de baisses de cotisations, vont sérieusement mettre à mal le financement de la solidarité nationale. Sous prétexte « de faire le choix du travail », le premier ministre s’en prend aux prestations sociales en les désindexant de l’inflation. Décryptage.

 

1 - LE POUVOIR D’ACHAT PLOMBÉ POUR DEUX ANS

C’est l’attaque la plus franche et la plus antisociale annoncée dans le Journal du dimanche par le premier ministre. Si Édouard Philippe rejette tout « gel » des prestations sociales et familiales, les hausses seront plafonnées à 0,3 % en 2019 et 2020, alors que les prix s’envolent et que l’inflation s’élève à 1,7 % cette fin d’année, selon l’Insee. Ce qui équivaut dans les faits à une baisse nette du pouvoir d’achat qui se prolongera pendant deux ans. « À croire que ces gens se réveillent tous les matins en se demandant comment pourrir la vie des gens modestes… » a réagi Ian Brossat, chef de file du PCF pour les élections européennes de 2019. Les pensions des retraités sont à nouveau en première ligne. « La désindexation des retraites combinée à la hausse de la CSG représentent 578 euros de perte de pouvoir d’achat par an pour un retraité qui a 1 300 euros de retraite par mois », a calculé Valérie Rabault, députée PS. La perte nette s’élève à 888 euros pour une retraite de 2 000 euros. Les familles seront aussi lourdement touchées au portefeuille : les allocations familiales, de rentrée scolaire, primes de naissance, aides à la garde, comme les APL – déjà attaquées l’année dernière – sont impactées et n’augmenteront que de 0,3 %. Seul le RSA reste indexé à l’inflation.

 

2 - HEURES SUP DÉSOCIALISÉES, UNE MESURE CONTRE-PRODUCTIVE POUR L’EMPLOI

Pour tenter d’adoucir l’impact de ses mesures défavorables au pouvoir d’achat des Français, le gouvernement confirme vouloir exonérer les salariés de cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Et ce dès septembre 2019. Une mesure censée redonner en moyenne « 200 euros supplémentaires par an » pour un salarié au Smic, d’après Édouard Philippe. À l’échelle de l’ensemble des ménages, l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) estimait pour sa part dans une étude de juillet 2017 que « le gain engendré par la mesure devrait s’établir à environ 0,4 % du niveau de vie des ménages, soit 88 euros par an par ménage ». L’OFCE estimait même que cette politique pourrait coûter 3 milliards d’euros par an aux finances publiques et détruire 19 000 emplois dans le contexte actuel de chômage élevé, les employeurs préférant allonger le temps de travail de leurs salariés plutôt que de créer des emplois. Une mesure « inégalitaire, hypothétique, qui a déjà été tentée et qui ne crée aucun emploi », a critiqué hier le numéro un de Force ouvrière, Pascal Pavageau, sur RTL, en référence à la politique de Nicolas Sarkozy, associant désocialisation et défiscalisation des heures supplémentaires.

 

3 - VERS UNE DÉGRESSIVITÉ DES ALLOCATIONS CHÔMAGE

L’assurance-chômage est dans le viseur du gouvernement. Pour fonder « un nouveau contrat social », Édouard Philippe se dit prêt à « discuter » de la dégressivité des allocations chômage pour les cadres à hauts revenus. Une proposition du député LaREM Aurélien Taché, visant à diminuer les allocations chômage « à partir de six mois » pour les bénéficiaires qui touchent plus de 5 000 euros d’indemnités. « Le principe de l’assurance-chômage, c’est que vos droits dépendent des cotisations que vous versez en fonction de votre salaire, rappelle Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE et membre des Économistes atterrés. Les cadres touchent plus parce qu’ils cotisent plus. Si on touche à leurs indemnités, ils seraient fondés à dire qu’on les fait payer pour rien. » Avec cette mesure, le risque est de pénaliser les seniors, une catégorie de demandeurs d’emploi qui perçoivent les plus hauts revenus, selon l’Insee. Samedi, Matignon a envoyé une lettre de cadrage aux syndicats et au patronat en vue des réunions bilatérales, du 29 août au 4 septembre, dédiées à l’assurance-chômage, la santé au travail et les arrêts maladie.

 

4 - NOUVELLE BAISSE DES CONTRATS AIDÉS

Le nombre de contrats aidés va à nouveau baisser en 2019, annonce Édouard Philippe Passés de 459 000 à 310 000 en 2017, ils avaient été déjà réduits à 154 000 dans le budget 2018. Un nouveau coup désastreux. Les baisses drastiques des contrats aidés, l’été dernier, ont eu « des impacts très lourds pour les associations, les collectivités, mais aussi les Ehpad », souligne un rapport publié cette année par les sénateurs Alain Dufaut (LR) et Jacques-Alain Magner (PS). Leur diminution brutale a « mis en péril l’existence de nombreuses structures » et aggravé la situation des bénéficiaires. « Du jour au lendemain, des milliers de personnes ont de nouveau basculé dans la précarité », souligne le rapport. Le gouvernement a créé un nouveau dispositif, appelé le parcours emploi compétences (PEC). Mais les associations et les collectivités y ont moins recours, car l’État ne prend en charge que 50 à 60 % du coût de ces contrats, contre 80 à 90 % pour les anciens. Les conditions d’accès ont aussi été restreintes. À peine 70 000 PEC ont été signés cet été… Beaucoup de monde risque de se retrouver sur le carreau.

 

5 - TOUJOURS PLUS D’AUSTÉRITÉ ET MOINS DE FONCTIONNAIRES

« Pour la fonction publique d’État, nous tiendrons l’objectif du président de supprimer 50 000 postes à l’horizon 2022 », assure Édouard Philippe au Journal du dimanche. L’administration fiscale – et tant pis pour les 60 milliards d’euros d’impôts qui échappent chaque année à l’État – et le personnel des ambassades seront les plus ciblés. Le premier ministre cite également des suppressions de postes dans l’audiovisuel public. La cadence devrait s’accélérer dès 2020, grâce notamment au « développement numérique », assure-t-il. Les coupes devraient être d’autant plus fortes que le premier ministre annonce le recrutement de 2 000 policiers supplémentaires, sans revoir son objectif de coupe nette de 4 500 postes pour 2019. Rappelons également que, pour répondre aux promesses de campagne d’Emmanuel Macron, 70 000 suppressions de postes de fonctionnaires sont également à prévoir dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière. On devrait en voir une nouvelle preuve avec la réforme de l’hôpital portée par Agnès Buzyn, qui sera présentée à la mi-septembre.

 

6 - LE CICE PÉRENNISÉ EN BAISSES DE COTISATIONS

La confirmation de la pérennisation du Cice en baisses de cotisations fait figure d’exception parmi ces annonces uniformément austéritaires. Alors que le premier ministre ne parle que d’économies, voilà qu’il justifie ce trou de 21 milliards d’euros dans le budget 2018. Plus de 70 milliards d’euros ont ainsi été consacrés à cette aide depuis sa création en 2013, sans jamais qu’ait été donné une preuve de son efficacité. Mais c’est avec élan qu’Édouard Philippe sécurise ce cadeau aux entreprises, malgré le déficit qu’il va causer. « C’est un transfert de trésorerie qui doit être utilisé pour leur compétitivité », justifie-t-il. Pire, comme le gouvernement prévoit une double baisse des cotisations, le manque à gagner pour la protection sociale sera de 3,3 milliards de plus que ce que coûtait le Cice, selon la commission des Finances du Sénat. Pourtant, le comité de suivi des aides publiques aux entreprises et des engagements rappelait encore l’année dernière qu’« on ne dispose à ce jour d’aucune évaluation des effets sur l’emploi » des exonérations de cotisations patronales « sur l’ensemble des vingt-cinq dernières années ».

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 04:40
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28 août 2018 2 28 /08 /août /2018 04:40

Des tomates à 1,70 € le kilo, des pommes à 1,50 € le kilo ou encore les 2 melons à 3,50 € ! C'est ce que proposait ce mardi 22 août le Modef, le mouvement de défense des exploitants familiaux, épaulé par le PCF, à Paris et dans de nombreuses villes de la région parisienne.Une belle initiative de résistance mais aussi d'alternatives en ces temps difficiles pour de nombreuses familles

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