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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 13:45
Paul Nizan

Paul Nizan

En 1932, l'intellectuel communiste Paul Nizan faisait paraître son célèbre essai au vitriol, "Les chiens de garde". Il s'agissait d'un pamphlet contre des philosophes bourgeois connus de son époque, Bergson, Boutroux, Brunschvicg, Lalande, Marcel, Maritain, professant une philosophie idéaliste ne tenant aucun compte de la lutte des classes et de la condition réelle de l'homme moderne. Leur entreprise de dissimulation idéologique du réel avait pour fonction selon Nizan, consciemment ou non, de préserver les conditions d'existence intellectuelles et matérielles, de la bourgeoisie, et de son exploitation du prolétariat. 

On ne peut que penser à cet essai et à son contenu quand on écoute ou lit les interviews des Comte-Sponville, Ferry, Gauchet, Onfray, Bernard Henri Levy, Finkielkrault, et j'en oublie beaucoup dans la cohorte des philosophes "néo-réactionnaires" ou réactionnaires toujours.

Des hommes qui tiennent le micro, des revues, qui sont publiés dans "Le Monde", "Le Point", "Le Nouvel Obs", qui se font payer des papiers et des conférences. Pourquoi? Parce qu'ils servent les intérêts du système de domination capitaliste évidemment, en détournant des vrais problèmes, et en se faisant professeurs de désespoir ou de conservatisme politique.   

Francis Wolff, franchement, même en tant qu'ancien prof et étudiant de philosophie, j'en avais jamais entendu parler. Il est prof à Normale Sup et spécialiste de philosophie antique, selon Wikipedia. 

Fort bien, pourquoi alors le Télégramme s'intéresse à lui jusqu'à lui consacrer sa dernière page? 

Ce n'est pas son nom ou sa frimousse fatiguée qui feront vendre du papier.  

Parce que l'auteur d'un livre passionnant "Trois utopies contemporaines" chez Fayard a le mérite d'être invité à l'Assemblée générale des Agriculteurs de Bretagne mardi à Carhaix, payé par la FNSEA sans doute pour le récompenser de combattre philosophiquement les partisans de la cause animale. 

Mais surtout, ce moustachu a des révélations importantes à nous faire. 

Jugez du peu. 

"Nazisme=Communisme= échec = horreur", c'est bien connu ça: "C'est en effet la fin des utopies politiques. Le XXe siècle a purgé par le pire les utopies du XIXe et autant la hiérarchie des races que la lutte des classes se sont écroulées, face au mur de la réalité" (sic). 

Et aujourd'hui, toute révolte, tout espoir révolutionnaire fera long feu lui aussi: "Nuit debout, récemment, s'est vite délité, car ses membres se battaient contre, sans savoir pourquoi". 

Des rigolos écervelés, quoi... On disait la même chose des étudiants révoltés en mai 68. 

"Quand on a plus rien contre quoi se révolter, il ne reste que des motifs de revendication. C'est le règne des droits individuels et nous attendons de l'Etat qu'il nous permette de vivre sans lui".  

Notre penseur doit vivre dans sa tour d'ivoire du IVe arrondissement de Paris, et encore, sans regarder dans la rue le contraste entre les gens qui dorment dans les cartons et les privilèges, et la richesse tapageuse, pour penser qu"'il n'y a rien contre se révolter". 

10 personnes qui possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la planète, 1 milliard de personnes qui ne mange pas à sa faim, n'accède pas à l'eau potable, un enfant sur quatre en France qui vit la pauvreté, les profits des ultra-riches et des actionnaires qui augmentent de 30 à 40% chaque année quand des tas de gens crèvent la bouche ouverte ou se font exploiter pour des salaires de misère, mais à part ça, "il n'y a rien contre se révolter"...

Beaucoup de phrases pompeuses, savantes, et générales, pour emballer une idéologie réactionnaire.   

Ismaël Dupont

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 13:30
Quand des fachos cagoulés tabassent 50 étudiants en amphi à la fac de droit de Montpellier!
Quand des fachos cagoulés tabassent 50 étudiants en amphi à la fac de droit de Montpellier!
Quand des fachos cagoulés tabassent 50 étudiants en amphi à la fac de droit de Montpellier!

DES FACHOS TABASSENT DES ETUDIANTS  A LA FAC DE MONTPELLIER
Des étudiants chassés d'un amphi par des tabasseurs cagoulés, avec l'aide probable du doyen de l'université de droit de Montpellier: malgré de nombreuses images video, pas un mot sur les chaînes d'info continue, ni dans la plupart des JT. Pas de place dans les télés nationales pour les étudiants matraqués et blessés. Ce 23 mars au matin, le site de France 3 Occitanie relatait l’expulsion violente d’étudiants qui occupaient un amphi de la fac de droit de Montpellier. Survenue dans la nuit, cette expulsion n’est pas le résultat d’une opération de police mais le fait d’une "milice cagoulée et armée" de bâtons, un commando de l'extrême droite... 

Jean-Emmanuel Ducoin

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 13:30
Mouvement des Jeunes Communistes: pas de matraques dans nos facs! À Montpellier des milices fascistes cagoulées et armées ont attaqué les étudiant.e.s qui occupaient un amphi à coups de poing, matraques et de taser.
Mouvement des Jeunes Communistes: pas de matraques dans nos facs! À Montpellier des milices fascistes cagoulées et armées ont attaqué les étudiant.e.s qui occupaient un amphi à coups de poing, matraques et de taser.
RASSEMBLEMENT DE PROTESTATION A SAINTE ANNE A 20H

[Répression et agression]
L'université du Mirail à Toulouse a été placée sous tutelle de l’État et est menacée d'intervention policière.

À Bordeaux, Grenoble, Strasbourg les CRS sont intervenus violemment à coup de matraque et de lacrymogène pour évacuer les occupations pacifiques des locaux. 

À Montpellier des milices fascistes cagoulées et armées ont attaqué les étudiant.e.s qui occupaient un amphi à coups de poing, matraques et de taser. Cette violence, permise par l'administration de la fac qui a ouvert à ce commando fasciste et ultra violent, et approuvé par le doyen a envoyé 3 militant.e.s aux urgences. 

Partout en France les forces réactionnaires s'attaquent aux étudiant.e.s qui se mobilisent contre la sélection et pour une Université ouverte à toutes et tous. 
Mais si ils pensent nous affaiblir par ses attaques violentes, nous avons une réponse à leur envoyer : l'amplification du mouvement dans toute les facs et la construction de solidarité avec les travailleurs.ses en luttes, nous devons faire front contre la casse sociale !

Pour l'heure nous apportons notre soutien et notre solidarité totale aux militant.e.s ayant subi ce déchaînement de violences
 
 
Mouvement des Jeunesses Communistes de France - Rennes
 
Lettre du député communiste Alain Bruneel

Lettre du député communiste Alain Bruneel

La nuit du 22 Mars, une cinquantaine d’étudiants occupait l’Amphi A de la faculté de Droit et de Sciences politiques de Montpellier dans le cadre de la mobilisation contre le plan étudiant. Sur appel du doyen de la fac, un groupe de 10 à 15 personnes cagoulées et armées de bâtons et tazers sont entrées dans l’amphi pour déloger les étudiants de force. Les étudiants ont été roués de coups et tabassés au sol. 3 sont hospitalisés pour des blessures graves. Le service de sécurité présent sur les lieux a observé les faits sans intervenir. Après la sortie des étudiants, le doyen s’est enfermé à l’intérieur avec les agresseurs, ne donnant pas l’autorisation à la police d’entrer sur le campus pour les interpeller. Le doyen a exfiltré les agresseurs par une sortie de secours, leur évitant une arrestation des forces de l’ordre.

Nous exigeons que le doyen de l’Université soit démis de ses fonctions et jugé pour cette affaire, pour avoir mis volontairement en danger ses étudiants et fait pénétrer dans l’enceinte du campus un groupuscule criminel. Il s’agit clairement de méthodes fascistes. Une réaction à la hauteur de la gravité historique des événements est nécessaire : le ministère doit intervenir, le gouvernement doit condamner ces actes et la police doit retrouver les criminels.

Lycéens, étudiants, travailleurs de la Loire, nous apportons notre soutien inconditionnel et indéfectible aux étudiants de Montpellier qui se sont fait agressés avec la complicité active de l’administration de l’Université. Nos pensées vont aux étudiants hospitalisés et à leurs camarades choqués. A l’heure où les grévistes sont accusés de prendre la population en otage et les manifestants d’être des casseurs, ces événements montrent bien de quel côté se situe la réelle violence.

Partout en France, nous nous battons pour un service de l’Enseignement Supérieur public, gratuit et de qualité pour tous ! Débarrassons l’Education Nationale des relents et personnalités fascistes qui n’ont rien à faire dans ses rangs !

Justice pour nos camarades !

MJCF  

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 08:06
La CGT appelle à deux nouvelles journées de mobilisation, les 3 et 19 avril

"Sourd aux propositions du monde du travail, le gouvernement fait le choix de la confrontation sociale", dénonce la CGT dans un communiqué. 

Après la mobilisation de ce jeudi 22 mars, la CGT appelle de nouveau à la manifestation. Dans un communiqué, le syndicat annonce la tenue d'une nouvelle "journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 19 avril prochain". Avant cela, le 3 avril, les fédérations CGT des Services publics et des Transports appellent par ailleurs à la grève reconductible à compter du 3 avril dans le secteur du ramassage et du traitement des ordures et déchets, notamment à Paris.

"Le gouvernement poursuit sa politique de régression sociale", indique la CGT dans un communiqué. "Il continue notamment à supprimer des milliers de postes dans la fonction publique, à privatiser les entreprises publiques, à mépriser les salariés et les retraités par l’abaissement généralisé de leurs salaires et de leurs pensions (...) Sourd aux propositions du monde du travail, le gouvernement fait le choix de la confrontation sociale", poursuit la CGT 

Pour rappel, les syndicats de cheminots ont déposé un prévis de grève de deux jours sur cinq du 3 avril au 28 juin contre la réforme ferroviaire. Entre 320 000 (selon les syndicats) et 500 000 personnes (selon le ministère de l'Intérieur), ont défilé dans toute la France, jeudi 22 mars, dans le cadre d'une grande mobilisation des fonctionnaires et des cheminots

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 07:57
Libération de tous les enfants palestiniens dans les prisons de l’occupation israélienne

Libération de tous les enfants palestiniens dans les prisons de l’occupation israélienne

APPEL COLLECTIF
MERCREDI, 21 MARS, 2018
L'HUMANITÉ
Appel collectif.

Du 17 avril au 27 mai 2017, plus de 1 600 prisonniers politiques palestiniens ont fait la grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention inhumaines ainsi que la détention administrative. Ce mouvement de grève a reçu un important soutien en France et au niveau international. Les récentes prises de position de Donald Trump concernant le statut de Jérusalem et le plan de paix qu’il entend imposer aux Palestiniens ne peuvent qu’alimenter la colère et la frustration de ces derniers. La seule réponse de l’armée israélienne aux manifestations de dénonciation de ces prises de position est la répression, qui a déjà causé la mort de plusieurs personnes. Des centaines d’autres ont été arrêtées et condamnées. Parmi elles, des enfants mineurs, dont certains risquent des peines très lourdes pour s’en être pris à des soldats israéliens.

Chaque année, environ 700 enfants palestiniens âgés de moins de 18 ans de la Cisjordanie occupée sont poursuivis par les tribunaux militaires israéliens après avoir été arrêtés, interrogés et détenus par l’armée israélienne. L’accusation la plus répandue contre les enfants est le jet de pierres, un crime passible de vingt ans de prison. Depuis 2000, plus de 12 000 enfants palestiniens ont été arrêtés et ils sont aujourd’hui plus de 300 à être détenus dans les prisons israéliennes, dans des conditions intolérables et en totale violation de la convention internationale des droits de l’enfant.

Dans la pratique, devant les tribunaux militaires, il n’y a pas de procédure d’interrogatoire spéciale pour les enfants détenus par l’armée israélienne, ni d’avocat, ni même de membre de la famille lorsqu’un enfant est interrogé. La majorité des enfants déclarent avoir subi des mauvais traitements et avoir été contraints de faire des aveux lors de leurs interrogatoires. Les mauvais traitements utilisés par les soldats israéliens lors de l’arrestation et de l’interrogatoire d’un enfant incluent généralement des gifles, des coups, des coups de pied et des poussées violentes. Les enfants palestiniens sont également régulièrement maltraités verbalement. Malgré les recommandations du Comité des Nations unies contre la torture de mai 2009 selon lesquelles les interrogatoires devraient être enregistrés sur vidéo, aucune disposition n’a encore été promulguée.

Alors que la convention des Nations unies sur les droits de l’enfant définit un « enfant » comme « tout être humain âgé de moins de 18 ans », selon l’ordre militaire israélien 132, les tribunaux israéliens ont déjà jugé et condamné des enfants palestiniens âgés de 16 ans et plus en tant qu’adultes. En comparaison, la législation juvénile définit les enfants israéliens comme âgés de 18 ans ou moins. Qui plus est, la peine d’un enfant palestinien est décidée en fonction de son âge au moment de la condamnation, et non au moment où l’infraction alléguée a été commise. Ainsi, un enfant qui est accusé d’avoir commis une infraction alors qu’il avait 15 ans sera puni comme un adulte s’il a atteint l’âge de 16 ans lors de son jugement.

Les forces d’occupation israéliennes poursuivent leur politique d’arrestation d’enfants palestiniens, refusant la protection qui leur est reconnue par plus de 27 conventions internationales.

Les forces d’occupation israéliennes arrêtent systématiquement les enfants palestiniens et mènent une politique de punition collective en organisant des campagnes d’arrestation. Elles exploitent l’arrestation des enfants dans le but de les recruter comme informateurs et afin de racketter leur famille financièrement en les forçant à payer de lourdes amendes pour obtenir leur libération. L’arrestation d’enfants a un impact destructeur sur le niveau de santé mentale des enfants, entraînant souvent l’abandon scolaire de ceux-ci.

Nous, associations, organisations politiques, syndicats, citoyens, dénonçons la poursuite par l’occupant israélien de l’emprisonnement, de la torture et des mauvais traitements envers les enfants palestiniens. Le gouvernement français doit intervenir auprès du gouvernement israélien pour mettre fin à cette situation. Nous exigeons la libération immédiate de tous les enfants palestiniens emprisonnés dans les geôles israéliennes.

Appel à l'initiative de la Coordination des associations palestiniennes : Forum Palestine Citoyenneté ; Association de Palestiniens en Ile-de-France ; GUPS ; Comité pour le respect des droits de l'Homme en Palestine.

 

Premiers signataires :

Associations, organisations, syndicats :

ACDA - Agir pour le Changement et la Démocratie en Algérie

AFPS 34

AFPS 65

AFPS Ardèche-Drôme

AFPS Association France Palestine Solidarité -  National

AFPS Beauvais

AFPS Groupe de Pau

AFPS Nord-Pas de Calais

AFPS Paris 14-6

AFPS Paris Sud

AFPS Ville de Nanterre

AFPS Villeneuve d'Ascq

AMF - Association des Marocains en France

Amitié Palestine Solidarité

Association Couserans-Palestine (09)

Association Femmes Plurielles

Association jeunes palestiniens en chemin d'Annemasse

Association Réseau Euro-Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC)

ATMF - Association des Travailleurs Maghrébins de France

ATTAC France

AURDIP (Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine)

CADTM France

Campagne BDS France

Campagne unitaire IDF pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

CAPJPO – Euro Palestine

CEDETIM réseau IPAM

Charente Palestine Solidarité

CICUP (Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes)

Collectif 69 de soutien au peuple palestinien

Collectif Communiste Polex (France) 

Collectif Palestine nord Essonne

Comité local du MRAP de Dijon

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT)

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits Humains au Sahara occidental (CORELSO)

CVPR PO (Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche Orient)

Ecologie Sociale

Evry Palestine, comité local AFPS

Evry Palestine, comité local AFPS

Femmes en noir / Strasbourg

Fondation Frantz Fanon

FTCR - Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives

ISM-France - International Solidarity Movement France

La Courneuve-Palestine

Mouvement de la Paix 

MRAP

MRAP (Fédération de Paris)

MRAP Gironde (33)

MRAP Rennes

Organisation Femmes Égalité

Palestine Libre Haute-Marne

Réseau Sortir du colonialisme

SNJ-CGT - Syndicat National des Journalistes CGT

UJR Union des Jeunes Révolutionnaires - Ile-de-France

Une Autre Voix Juive (UAVJ)

Union d’Associations et d’Institutions Palestinienne en France (l’Association des Palestiniens en France-AL JALIYA)

Union Juive Française pour la Paix

Union syndicale SOLIDAIRES

 

Partis politiques :

Collectif Communiste Polex (France) 

EELV

EELV Ile de France

Ensemble

Front Populaire de Tunisie - section France Nord

Generation.s

NPA - Nouveau Parti Anti-capitaliste

Parti de Gauche

Parti de Gauche 65

Parti des Travailleurs de Tunisie

Parti socialiste (Tunisie)

PCF - Parti communiste français

PCF 13e

PCOF - Parti Communiste des Ouvriers de France

Voie Démocratique/Maroc

 

Personnalités et Artistes :

ALEXANIAN Patrick, Conseiller municipal à Bagneux

ANDERSSON Nils, Ancien éditeur, militant anticolonialiste

AZARIA Ana, Présidente de l'organisation Femmes Egalité

BAHR Mohamed, Artiste musicien

BARNET Rudi, Expert audiovisuel, ancien Directeur du Festival de Cinéma de San Sebastian

BARET Bruny, Chercheur CNRS

BASCHET Claudine, Comédienne

BENBASSA Esther, Sénatrice EELV

BIBRING Jean-Pierre, Astrophysicien

BOULAICH Mohamed, Acteur politique, Maroc

BOUTAULT Jacques, Maire EELV 2e arrondissement de Paris

CACCINTTOLO Mary

CACCINTTOLO Francis, Conseiller général honoraire, Bouches-du-Rhône

CERISIER BEN GUIGA Monique, Sénatrice honoraire

CHAHED Moncef, Responsable du groupe de travail prisonniers de l'AFPS

COHEN Laurence, Sénatrice gpe CRCE du Val-de-Marne

COMOLLI Jean-Louis, Cinéaste, écrivain

Dr BEHAR Abraham, membre fondateur de l’ancienne Association médicale franco-palestinienne

ÉTIENNE Monique, Journaliste, AFPS 04

FALIU Alain, Comité local du MRAP de Lille

FANON-MENDES-FRANCE Mireille, Présidente de la Fondation Frantz Fanon

GAILLOT Jacques, Évêque de Partenia

GLEIZES Jérôme, Universitaire, Conseiller de Paris EELV

GOAËR Yves, Président de l'AFPS groupe de Pau

GRANGE Dominique, Chanteuse

HETIER Bernadette, Interprète de conférence

HOUDOUIN Gilles, Conseiller régional Normandie

HUTEAU Serge, Poumeyrol

KAMENKA Patrick, Journaliste

KERFORN Gérard, Président de la Fédération du MRAP des Landes

KORAICHI Rachid, Artiste plasticien

KRAUSZ Pierre, Universitaire Limoges

LABAT Lydie

LAHMER Annie, Conseillère régionale EELV Ile-de-France

LAMY Véronique, porte-parole nationale PCOF

LE MAREC Jean-Paul, Ingénieur agronome

LE MIGNOT Renée, Coprésidente du MRAP

LIBRAIRIE LE POINT DU JOUR

LOMBARD Marie-Noëlle, Membre de l'ACAT - France et de Nord- Essonne

MARGENSTERN Maurice

MARTIN Benoît, Secrétaire Union Départementale CGT Paris

MASSE Alain, Producteur, ancien Directeur général de Radio France

Me BOUMEDIENE-THIERY Alima, Avocate

Me MAIRAT Pierre, Avocat

MESSAOUDENE Madjid, Conseiller municipal à Saint-Denis (93)

MONDZAIN Marie-José, Philosophe

MONOD Claire, Députée EELV

MONTOLIEU Marie, Présidente Fédération de Paris du MRAP

PAILLER Aline, Journaliste, ex-députée européenne

PASSAT Bernard, Cinéaste

PIGNON-ERNEST Ernest, Artiste plasticien

POUILLOT Henri, Président de "Sortir du colonialisme"

Pr OBERLIN Christophe, Professeur de médecine

QUANTIN Jean-François, Professeur retraité Metz

ROBIN Titi, Artiste

ROLLINDE Marguerite, Militante associative

ROUSSEAU André, Co-président du MRAP33

RUMEAU Mireille, Présidente ISM-France

TARDI Jacques, Dessinateur

THOUMAS Françoise, Professeur retraitée Nantes

VILMONT Véronique, Co-présidente du MRAP33

Pour signer l'appel, merci d'envoyer un mail à l'adresse suivante :

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 16:14
Alain Bruneel

Alain Bruneel

Les urgences sont menacées, la santé des patients aussi !

jeudi 22 mars 2018

Les députés communistes mènent actuellement un tour de France des hôpitaux. Alain Bruneel communique sur la situation des urgences et dénonce les choix politiques d’austérité du gouvernement :

La semaine dernière, dans un communiqué conjoint Gérald Darmanin et Agnès Buzyn se félicitaient de l’amélioration des comptes de la sécurité sociale en 2017 et du déficit « le plus faible depuis 15 ans ». A quel prix pour les personnels et les citoyens ?

A force de soigner les déficits plutôt que les malades, l’hôpital public est à l’agonie et la qualité des soins se dégrade de façon inquiétante. Le décès d’une patiente de 73 ans abandonnée sur un brancard aux urgences du CHU de Reims, plus de 2 heures après son arrivée, doit nous alerter.

Les urgences sont au bord du gouffre ! Selon le ministère de la Santé, 97 services d’urgence sur 650 sont « en tension ».

Partout en France, les patients sont soumis à des attentes interminables dans des couloirs encombrés de brancards. Face à cela, le professionnalisme des salariés ne peut masquer le manque de moyens.

Alors que les passages aux urgences sont en constante augmentation du fait de la hausse des maladies, du vieillissement de la population mais également des problématiques de démographie médicale, les moyens pour accueillir les patients sont réduits d’année en année.

En 10 ans, 7 milliards d’économies ont été fait par le Ministère. L’équivalent de la fermeture de 100 000 lits.

Ces choix austéritaires ont des conséquences dont les députés communistes constatent la gravité lors de chacune de leurs visites d’établissements depuis le début de leur tour de France des hôpitaux et des EHPAD, le 12 février dernier.

Il y a urgence ! Nous demandons au Gouvernement de décréter un moratoire sur les restructurations et les fermetures de services en cours.

Nous ne pouvons continuer à démanteler le service public de la santé qui doit demeurer notre bien commun.

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 06:34
Sarkozy mis en examen pour recel de fonds publics libyens, corruption, financement illégal de campagne électorale

Mouammar Kadhafi était invité en grande pompe à l'Elysée et il installait dans le parc Marigny ses tentes, sa garde prétorienne et son harem en 2007, manifestant ainsi qu'il prenait en quelques sortes possessions des lieux.

Cette décision du nouveau président Nicolas Sarkozy normalisait la dictature libyenne et revenait à la considérer comme un régime respectable, un allié de la France.

Quelques temps plus tard, c'était Bachar-al-Assad qui était convié au rassemblement du 14 juillet, sans doute pour sceller un contrat d'armement particulièrement juteux pour Dassault. 

En mai 2012, Médiapart avançait un financement libyen occulte de 50 millions d'euros pour la campagne de Sarkozy et la rémunération de ses animateurs. 50 millions distribués en liquide dans des mallettes, avec très certainement de l'enrichissement individuel. 

Chirac et le RPR de l'époque avaient Bongo. 

Giscard avait Bokassa. 

Sarkozy a eu Kadhafi. 

Le problème, c'est que grâce à l'invention en service commandé de Monsieur le VIP des DROITS DE L'HOMME (sauf dans le Maroc de ses plaisirs et villas auprès de Mohamed VI) j'ai nommé Bernard Henri Levy, le pompeux et narcissique phraseur qui se fait filmer avec sa coiffure de St Germain des Prés en lisière des massacres, Nicolas Sarkozy a fait dézinguer son glorieux mécène avec l'appui des Américains et d'Hillary Clinton, afin sans doute qu'il devienne muet comme une tombe sur ses petits bakchichs  récents, et que dans l'affaire, la Libye s'est transformée en zone de violence et de loi de la jungle généralisée, alimentant le terrorisme, le trafic d'êtres humains, désorganisant l'Etat et toute la société. 

La mise en examen de Nicolas Sarkozy hier n'est pas une première pour un Président de la République: Chirac avait été mis en examen pour les emplois fictifs de la ville de Paris, Sarkozy déjà pour les valises de billets de Liliane Bettencourt du temps où il était président de l'UMP. 

Souhaitons que cette fois l'instruction conduise à punir avec toute la sévérité requise l'enrichissement, le financement illégal de campagne électorale, la vente à des fins privées de la politique étrangère de la France. 

On a du mal à croire que la justice pourra aller jusque là, et mettre ce Président qui fut un véritable roi de l'indécence derrière les barreaux. Ce serait pourtant une sacrée victoire du droit, de la justice, et de la démocratie. 

Il pourra toujours plus tard faire des conférences à plusieurs centaines de milliers d'euros sur son expérience carcérale et ses exploits d'agent double, quand il faisait espionner les journalistes et recueillaient les renseignements sous le nom de Paul Bismuth.  

Ismaël Dupont   

Le carnet d'or de Choukri Ghanem et les millions libyens de Nicolas Sarkozy (Médiapart, 27 septembre 2016)

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 17:44
Faisons sanctionner les discours racistes et antisémites! (Union des Juifs pour la Résistance et l'Entraide)

Communiqué

Faisons sanctionner les discours racistes et antisémites !

Notre amie Lucienne Nayet, présidente du réseau des Musées de la Résistance nationale, a été victime d’ignobles attaques* sur un site antisémite de la mouvance néonazie faisant l’apologie de la persécution des juifs. Hébergé aux USA, il échappe ainsi à la législation française. L’auteur, nostalgique de Vichy, s’y vautre dans tous les racismes, entre autres en ornant une photo de Mme Nayet de l’immonde étoile jaune : photo prise au collège Jean Bouzet de Pontacq (64) où elle se serait « infiltrée » comme « envoyée du Diable »  pour témoigner devant des élèves de 3e … Rappelons que le père de Lucienne Nayet était l’un des juifs engagés volontaires pour défendre la France ; qu’il a été pris avec son livret militaire en mai 1941 lors de la rafle du « billet vert » ; que ces hommes ont été livrés aux nazis par le gouvernement de Vichy ; qu’ils ont été assassinés à Auschwitz.

Nous assurons notre amie Lucienne, fille de déporté, enfant cachée parce que juive, militante de la mémoire, de notre solidarité et de notre soutien sans réserve dans les démarches entreprises pour faire interdire ce site et en condamner les responsables. Cette agression montre clairement, une fois de plus, que la haine antisémite est toujours vivante près de quatre-vingts ans après la fin du Génocide.

Nous adressons à Madame Laetitia Avia, qui a subi une agression raciste, le même message de solidarité. Cette députée LREM de Paris, d’origine togolaise, a reçu un courrier anonyme contenant des insultes infâmes assorties d’une menace de mort. Cette attaque est d’autant plus grave qu’elle vise une parlementaire, élue de la Nation, à qui l’on signifie ainsi qu’elle ne saurait assumer une telle mission.

Le 5 mars, jour de rentrée scolaire, des tags antisémites écrits en allemand, tirés de « Mein Kampf »ainsi que des croix gammées, ont été découverts dans le collège Charles Péguy de Palaiseau.  Ce collège serait-il visé parce qu’en 2014 il avait reçu du conseil départemental de l’Essonne le prix « Ilan Halimi » pour sa lutte contre l’antisémitisme, pour sa « façon d’enseigner la Shoah, à travers des visites, les arts, l’histoire » ?

Ces faits ne sont que des illustrations particulières d’un climat général de développement de la haine raciste et d’atteintes, par le caractère public des personnes ou institutions visées, à la République et à ses valeurs.

Si l’antisémitisme possède des caractéristiques historiques spécifiques, il n’en reste pas moins une forme particulière de racisme, obéissant à une même logique, celle qui passe par une essentialisation dégradante des personnes en raison de leurs origines et une hiérarchisation négative vis-à-vis d’autres êtres humains.

L’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (l’UJRE), née en 1943 de l’union des mouvements juifs clandestins de la M.O.I. de résistance à l’occupant nazi et à Vichy, cofondatrice en 2005 de l’association Mémoire des Résistants Juifs de la M.O.I. (MRJ-MOI), demeure vigilante et s’associe pleinement aux actions du réseau des Musées de la Résistance nationale engagé dans le refus des discours de haine par « le travail d’histoire, meilleur rempart face aux "assassins de la mémoire" ».

L’UJRE s’emploie pour sa part à porter témoignage du passé, notamment dans les colonnes de son mensuel, la Presse Nouvelle. À la veille de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, elle appelle les pouvoirs publics :

·à tout mettre en œuvre pour faire fermer le site democratieparticipative.biz ainsi que  tous les autres sites racistes et antisémites, et à faire  sanctionner les auteurs des propos – racistes, négationnistes, faisant l'apologie de la persécution des juifs –, reconnus comme criminels depuis la loi Gayssot de 1990 ;

·à agir par des mesures tant éducatives que répressives contre le développement de l’antisémitisme et du racisme. n

Jacques Lewkowicz
président de l’UJRE

19 mars 2018

 

 

Notre amie et camarade Lucienne Nayet, fille de déporté à Auschwitz et ex enfant cachée, militante de la mémoire, ciblée par un ignoble site antisémite et néo-nazi

Le MRAP solidaire de Lucienne Nayet, victime d'une odieuse campagne sur un site négationniste et antisémite

Attaques antisémites ignobles contre Lucienne Nayet: communiqué des administrateurs du Musée de la Résistance Nationale, 23 février 2018

Communiqué de l'ANACR 29 et du maire de Champigny-sur-Marne, Dominique Adenot, en soutien à Lucienne Nayet, présidente du réseau du Musée de la Résistance, victime d'attaques antisémites odieuses sur internet

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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 06:47
SNCF: une douzaine de partis de gauche, d'EELV, au NPA, en passant par le PCF, France Insoumise, ou Générations, signent une tribune commune pour la défendre!

Une douzaine de partis de gauche, d'EELV au NPA en passant par le PCF, la France insoumise ou Generation.s, signent lundi une "déclaration unitaire" appelant à manifester le 22 mars pour défendre les services publics, à commencer par le service ferroviaire et les cheminots.

"Macron et Philippe veulent en faire des boucs-émissaires ? Nous affirmons collectivement qu’ils et elles sont les victimes des politiques libérales menées depuis tant d’années, qui expliquent la montée de l'extrême droite partout en Europe", écrivent les signataires dans ce texte.

"Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot.e.s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager.e.s", poursuivent-ils.

"Aujourd’hui Macron pousse au bout la logique de l’éclatement de la SNCF", ajoutent-ils, s'inquiétant "des conséquences dramatiques pour les usagers et l’aménagement des territoires", une question d'"égalité", qu'aura selon eux cette réforme.

Ils critiquent l'utilisation des ordonnances pour y arriver, et l'"accablement des cheminot.tes", que le gouvernement "fait passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les chômeurs.ses, ruineraient la France".

"La réalité est tout autre: ils et elles se battent pour sauver l'emploi des générations qui viennent" et ne sont pas "comptables" de la situation de la SNCF, défendent-ils.

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, et Pierre Laurent, premier secrétaire du Parti communiste, avaient indiqué ces derniers jours travailler à "un front commun" à gauche sur le dossier de la SNCF. Ont signé cette "déclaration commune" Alternative Libertaire (AL), EELV, Ensemble, Gauche Démocratique et sociale (GDS), le mouvement de Benoît Hamon Génération.s, le groupe parlementaire France Insoumise, le NPA , Nouvelle Donne, le PCF, le PCOF, le Parti de Gauche (PG), et République et socialisme.

La CGT a appelé les cheminots à manifester le 22 mars, pour défendre notamment leur "statut" face au projet de réforme du gouvernement, le même jour que la mobilisation organisée chez les fonctionnaires contre la réforme de la fonction publique.

AFP

Plusieurs formations de gauche, d'EELV au PCF en passant par le NPA, Génération.s ou les députés FI, ont rendu public ce lundi un appel à riposter à la casse du service public orchestrée par Emmanuel Macron.

« Défendons tous les services publics ! Solidarité avec les cheminots et les cheminotes ! » Le mot d’ordre rassemble, autour d’un appel commun à la mobilisation, nombre de formations de gauche. Alternative Libertaire, Europe-écologie-Les Verts, Ensemble, la Gauche démocratique et sociale, Géneration.s, le groupe parlementaire France Insoumise, le NPA, le  PCF et ses parlementaires, le  PCOF, le Parti de gauche, et République et socialisme sont ainsi signataires d’un texte commun rendu public ce lundi. Fustigeant un gouvernement « qui veut parachever la transformation d’un service public censé être guidé par l’intérêt général en une entreprise du CAC 40 » et qui « accable les cheminot.tes, les faisant passer pour des privilégié.es qui, comme les retraité.es, les étudiant.es ou les chômeurs.ses, ruineraient la France », ils y estiment qu’au contraire ils « se battent pour sauver l'emploi des générations qui viennent » et « ne sont comptables de rien ». « Pas plus que les étudiant.es qui perdent une partie de leurs APL, les retraité.es qui voient la CSG augmenter, les personnels de soins, les enseignant.es, les chômeurs.ses ou l'ensemble des fonctionnaires. Pas plus que les migrant.es qui subissent une politique indigne », ajoutent ces formations de gauche pour conclure sur un appel à l’unité. « Ils nous veulent désunis ? Nous répondons que nous serons dans la rue le 22 mars pour défendre l’accès au service public, à commencer par le ferroviaire, les cheminot-e-s, mais aussi l’ensemble des fonctionnaires et l’intérêt des usager-e-s ».

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20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 19:31
SNCF : Le PCF fait ses propositions de financement pour le service public ferroviaire
SNCF : Le PCF fait ses propositions de financement pour le service public ferroviaire

SNCF : Le PCF fait ses propositions de financement pour le service public ferroviaire

1 – Le projet de loi Macron « pour un nouveau pacte ferroviaire » ne résout aucun des problèmes de la SNCF et va tous les aggraver !
 
Le réseau ferré national manque cruellement de maintenance et d'investissements. Nous n'avons cessé de le dénoncer depuis des années. Aujourd'hui, le gouvernement acte le « sous-investissement dans le réseau ferré »mais il n’apporte que des mauvaises réponses (concurrence, fin des recrutementsau statut, dégradation des conditions de recrutement, zéro moyen nouveau).
 
Une phrase en page 1 du projet gouvernemental est éclairante « Le réseau ferré national, en dehors des lignes à grande vitesse, est victime de décennies de sous-investissement ». Le rapport Spinetta chiffre à 3 milliards par an pendant 10 ans les besoins d'investissements.
 
Le gouvernement est obligé de faire ce constat , mais n’apporte aucune réponse à ce problème.
 
Faute de réponse, il fait des cheminots et de leur statut des boucs émissaires, en s'appuyant sur une affirmation jamais démontrée du rapport Spinetta sur le prétendu surcoût de production de la SNCF « Les coûts de production au sein de la SNCF, seraient[d’après le rapport Spinetta], supérieurs de 30% à ceux des entreprises ferroviaires européennes ».
 
Cette affirmation, jamais étayée, cherche en fait à en justifier une autre : l'avenir, c'est la mise en concurrence. Là encore, avec de faux arguments.
 
L'exemple donné est souvent l’Allemagne. Or, en Allemagne, ce n’est pas la concurrence (limitée, la Deutsche Bahn a toujours 85% des trafics) qui a réglé quoi que ce soit, c’est l’investissement de 35 milliards d’euros en 1994 de l’Etat allemand pour reprendre la dette de la Deutsche Bahn.
 
L'exemple passé sous silence, c'est la Grande Bretagne. Les résultats de la privatisation britannique sont catastrophiques : multiplication par 6 du prix des billets, accidents... sans apporter zéro solution financière.
 
Autre contre-exemple : la mise en concurrence du fret SNCF. Depuis, la SNCF n’a plus que 60% du marché, mais le volume de trafic global du fret ferroviaire baisse continuellement au profit de la routeSans investissement, c’est la catastrophe et les projections à 2050 sont désastreuses : multiplication quasiment par 2 du volume de trafic de camions ! Seul le projet publié par la CGT Cheminots, qui propose de viser 25 % de fret ferroviaire dans le trafic marchandises, définit une réelle ambition. C'est pourtant une urgence économique et écologique.
 
En vérité, La mise en concurrence, c'est la désorganisation programmée du système ferroviaire. Quant aux attaques contre les cheminotselles ne règlent rien et vont tout aggraver. Les cheminots ne sont pas bien payés (boulots durs, horaires contraints…) et la perte des droits liés au statut va dégrader l’attractivité de la boîte.
 
En fait, ce qui coûte cher à la SNCF et aux usagers, c'est la dette. 2,7 milliards de frais financiers annuels, soit le tiers de la masse salariale. Sur la dette, que propose le gouvernement : dans son projet soumis à ordonnances, rien !
 
 

2 – Le risque évident c’est la fermeture de lignes que les régions n’auront pas les moyens de financer, une catastrophe en matière d’aménagement du territoire

 
 
9 000 kilomètres de lignes sur les 29 000 sont des (mal nommées) petites lignes, avec des trafics limités. Elles sont toutes menacées par le projet Macron. Ce sont massivement des lignes TER subventionnées par les régions, mais qui profitent aussi d’investissements du système ferroviaire (SNCF réseau, qui voit sa dette augmenter).
 
La volonté du gouvernement de « rééquilibrer » la trajectoire financière de la SNCF implique de fait de transférer complètement la gestion de ces lignes et de leur déficit d’exploitation aux régions, avec probablement même une augmentation des niveaux de péages à payer.
 
Le calcul du gouvernement est pervers : ce seraient les régions qui auraient à fermer ces lignes par manque de moyens.
 
Prenons l’exemple concret de la région Occitanie : 270 gares, 4 500 communes desservies, 50% du réseau fait de « petites lignes ». La Région Occitanie consacre déjà 300 millions d’euros par an de subventions de fonctionnement pour faire rouler les TER (un quart du budget de fonctionnement de cette région, comme des autres).
La région Occitanie est à ce jour la seule (avec la Bretagne) à refuser la mise en concurrence , parce qu’il y a un vice-président communiste qui se bat et une présidente PS qui le soutient.
 
Si on lui transfère tout avec une augmentation massive du coût, cela sera très difficile de faire face.
 
Le duo pervers mise en concurrence/absence de financement, ce sera donc à terme :
 
  • Livrer aux profits de groupes privés les lignes les plus rentables (LGV Paris-Lyon par exemple) ; le CAC 40 a fait 93 milliards de profits. Il en veut plus.
  • Placer les régions dans des situations ingérables financièrement, qui ne pourront à terme que les amener à fermer de nombreuses lignes.
  • C’est donc une véritable « casse de la SNCF » avec (beaucoup) moins de trains, avec la privatisation des profits et la casse de tout ce qui est déficitaire et a besoin de la solidarité nationale.
  • C’est une catastrophe en terme d’aménagement du territoire : de très nombreuses villes moyennes et zones rurales n’auront à terme plus de trains du tout.
  • On parle déjà de sur-concentration des moyens dans les métropoles, ce sera pire. Comment espérer relancer l’emploi, le développement dans des territoires où on aura fermé la gare (après la poste, l’hôpital…) ?
 
En résumé, le projet Macron, c’est la France de la concentration du capital financier, contre la France de tous les territoires, du service public, de l’écologie. C’est cela le sujet, pas le statut des cheminots.
 
L’argument qui consiste à dire que la mise en concurrence est devenue une obligation européenne contre laquelle on ne peut plus rien est faux.
Le 4ème paquet ferroviaire, contre lequel nous avons voté quand ceux qui parlent aujourd’hui d’obligation venue de Bruxelles le votaient des deux mains, n’oblige pas le gouvernement à se précipiter comme il le fait. Et en plus, le règlement européen « Obligation de service public » prévoit dans ses articles 4 et 5 des dispositions qui permettent de maintenir les concessions aux exploitants publics. Le gouvernement peut donc engager la bataille contre la logique de privatisation du rail s’il en a la volonté.

3 – La vraie question, c’est le financement du système ferroviaire, pour lequel nous avançons des solutions

 
La dette du système ferroviaire augmente de 3 milliards d’euros par an. Elle est estimée (début 2018) à 53 milliards d’euros par an, dont 46 pour SNCF réseau et 7 pour SNCF mobilités. Elle augmente de près de 10 millions d’euros par jour. Cette trajectoire n’est pas soutenable, d’autant qu’elle génère des frais financiers très élevés.
 
Libérer la SNCF du poids de la dette pour investir et embaucher
Nous proposons que la dette soit reprise à taux zéro par la Caisse des Dépôts et les banques, en exigeant sa reprise ou son financement par la BCE, qui finance aujourd’hui le système bancaire à taux zéro sans aucune contrepartie utile au développement social et écologique.
 
Un Fonds européen pour les services publics, un plan européen pour le ferroviaire
Au delà, nous proposons que la France se batte pour engager la création d’un Fonds européen de financement des services publics, alimenté par le quantitative easing de la BCE, qui serve notamment au financement d’un plan européen de développement des infrastructures ferroviaires. Ce serait une contribution majeure à un plan climat ambitieux pour l’Europe.
 
De nouvelles ressources immédiates possibles qui ont fait leurs preuves 
Dans la bataille pour le réseau du Grand Paris Express en Ile-de-France, on nous a opposé pendant des années l’argument selon lequel le projet n’était pas finançable. Nous avons avancé des propositions qui sont aujourd’hui reprises et qui font leur preuve. C’est grâce à cela qu’on va construire 200 kilomètres de métro d’ici 2030 (le chantier a démarré à Champigny, et ce n’estpas un hasard que ce soit dans une ville et un département communistes qui ont été à la pointe de cette bataille).
Dès 2004, quand la loi de décentralisation des transports en Ile-de-France a été votée, nous avons fait des propositions de financement, en disant qu’il fallait beaucoup d’argent pour investir plus et financer le fonctionnement. Nous avions dit « il faudra mobiliser à terme 5 milliards d’euros par an en plus pour les transports urbains à Paris. »
 
Nous avons fait des propositions (hausse du versement transport des entreprises, hausse de la taxe locale sur les bureaux (qui était très basse et l’est encore) et création d’une taxe sur les parkings des entreprises et des hypermarchés.
 
Nous nous sommes battus et nous avons gagné des financements : fin 2010 sous le gouvernement Fillon, en 2013 sous Ayrault, en 2014 et 2016 sous Valls, et même fin 2017 le gouvernement Philippe a augmenté le versement transport (dans le 93 et le 94 et pas dans le 92 comme nous le proposions, mais tout de même pour 200 millions par an).
 
Et le gouvernement Philippe vient de s’engager début 2018 à dégager de nouveaux financements pour le Grand Paris (mission confiée à Gilles Carrez). On devrait gagner en juin 200 à 250 millions par an de recettes en plus.
 
En résumé depuis 2010, les différents gouvernements ont accordé en « cumulé » environ 1,7 milliard d’euros par an de financements en plus aux transports en Ile-de-France (massivement la hausse du versement transport, de la taxe locale sur les bureaux et l’extension aux parkings des hypermarchés). Ce qui a permis de financer le Pass Unique, plus d’offres de transports et, surtout, un plan d’investissement massif de plus de 40 milliards dont le Grand Paris Express (200 kilomètres de métro). Ce sont des investissements qui n’existent que parce qu’il y a les nouvelles recettes proposées par les communistes. En 2005, il y avait 200 millions par an d’investis dans les nouvelles infrastructures de transports en Ile-de-France. En 2018, il y aura près de 4 milliards (20 fois plus).
 
La preuve est faite que quand on veut trouver les moyens, on peut.
On les trouve pour les transports en Ile-de-France.
On peut tout à fait les trouver pour investir pour la SNCF et pour desservir tous les territoires en France, nul besoin de tout casser.
Ce qu’on fait pour Paris, on peut le faire pour desservir Aurillac.
 
Nous demandons à Mme la Ministre une rencontre pour parler des propositions que nous avons présentées dans le cadre de notre contribution aux Assises sur les Mobilités.
 
La recette totale attendue est de 6 milliards, répartie entre 3 milliards pour la SNCF en direct et plus de 2 milliards pour financer tous les types d’investissements dans les différents modes de transport.
 
  • L’augmentation de la taxe locale sur les bureaux et son extension à toute la France (2 milliards par an). Le taux de la taxe locale sur les bureaux peut être modulée avec un effet redistributif à l’échelle nationale. Elle serait portée à 50 euros par m² à la Défense et dans le cœur de Paris (5 à 10 euros en province seulement). C’est tout à fait accessible, la taxe étant à 22 euros par m² aujourd’hui, et les entreprises payant plus de 500 euros de loyer par m² actuellement.
  • L’extension de la taxe sur les parkings d’hypermarchés à l’ensemble du pays (très vertueuse en matière d’aménagement du territoire, permet le développement du petit commerce, la revitalisation des centre-villes, les groupes de la distribution n’auront qu’à développer des plus petites surfaces mieux intégrées dans la ville comme supérettes et supermarchés (2 milliards par an).
  • Le déplafonnement du versement transport (avec péréquation nationale) et la créationd'un versement transport additionnel pour les régions (réclamé depuis des années par les élus de tous bords (500 à 800 millions par an).
  • La création d’un Livret d’Epargne Transport (pour que l’épargne populaire aille vers les transports publics).
  • La renationalisation des autoroutes.
  • La création d’une éco-taxe poids lourds régionalisée (1 milliard par an).
 
 
Trouver 3 milliards par an pour investir c’est donc possible, plutôt que de s’attaquer aux effectifs et au statut des cheminots. Avec la reprise de la dette, le financement des investissements et les nouvelles ressources dégagées, nous proposons :
 
des conférences annuelles régionales, nationale, européenne du transport ferroviaire pour élaborer avec les usagers, les salariés, la SNCF, les acteurs du transport des engagements chiffrés, évalués et suivis,
un plan d’embauche et de formation en adéquation avec les objectifs de développement décidés,
la négociation d’un statut commun aux salariés du transport, cheminots et routiers, pour lutter contre le dumping social.
 
 
4 – Une campagne d’actions dans toute la France aux côtés des cheminots
 
Les cheminots seront dans l’action le 22 mars et en grève à partir du 3 avril. Nous serons à leurs côtés dans la rue le 22 mars et durant toute la grève, dans les modalités qu’ils décideront.
 
Il ne s’agit pas seulement de solidarité avec les cheminots mais de l’intérêt général pour stopper la dégradation du service public et gagner un plan de développement ambitieux du transport ferroviaire sur tout le territoire national.
 
Du 20 mars au 3 avril, nous allons nous adresser aux usagers dans toutes les gares et les trains de France pour que le mouvement soit celui de tous, cheminots et usagers. Avec un mot d’ordre commun : « ma gare, ma ligne, mon train, j’y tiens. SNCF 100 % public », nous voulons que soient portées en commun les revendications des cheminots et celles des usagers pour un meilleur service public.
 
Nous proposons aux usagers le port d’un badge « mon train, j'y tiens », et d’organiser l’action des usagers aux côtés des cheminots.
 
A ce jour, notre présence est déjà programmée dans plus de 950 gares cette semaine !
 
Enfin, nous favoriserons toutes les initiatives unitaires pour faire grandir le mouvement comme nous venons de le faire avec la déclaration de douze organisations de gauche, obtenue grâce à l’engagement d’Olivier Besancenot, Benoît Hamon et moi-même, ainsi que toutes les convergences construites à partir des revendications de chaque profession, et de l’ensemble des salariés du pays.
SNCF : Le PCF fait ses propositions de financement pour le service public ferroviaire

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