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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 05:32
Réforme de la SNCF: il y a de faux arguments absolus (le réalisateur Robert Guédiguian, France Info)

Le réalisateur Robert Guédiguian a réagi dimanche 15 avril sur franceinfo à la tribune qu'il signe sur un blog de Mediapart. Avec une trentaine d'écrivains, de réalisateurs ou d'universitaires ils ont lancé une cagnotte pour aider financièrement les cheminots grévistes. Sur franceinfo, le cinéaste a voulu expliquer qu'à ses yeux la réforme ferroviaire ne se justifie pas.

franceinfo : Pourquoi soutenez-vous les cheminots ?

Robert Guédiguian : Je considère qu'ils ne défendent pas seulement leurs positions, je crois qu'ils défendent l'unité générale qu'on pourrait appeler l'idée du service public. L'idée du service public est pour moi un marqueur très fort de la gauche. Depuis que je suis né les services publics se réduisent comme peau de chagrin.

Le gouvernement explique-que la SNCF ne fonctionne pas. Qu'en pensez-vous ?

Ce n'est pas exact. Cela fait des mois que les uns et les autres, pour préparer cette réforme, prétendent que la SNCF est un désastre. Ce n'est absolument pas vrai. Il y a des choses qu'il faut améliorer, mais je trouve que ça marche plutôt bien. Quant à la dette, c'est une chose qui ne dépend absolument pas du statut des cheminots. Cela dépend des politiques de droite et de gauche menées depuis 30 ans et qui ont conduit à cet endettement.

Que pensez-vous de la réforme ferroviaire ?

Il y a de faux arguments absolus. C'est une croyance d'un côté et les autres ne croient pas à la même chose. A partir de là, il y a un rapport de force qui s'installe. C'est une opposition droite-gauche sur une conception du monde : ou le libéralisme ou le service public.

Emmanuel Macron a dit que l'État allait reprendre la dette. Cela vous rassure-t-il ?

Non, parce qu'il est très flou sur les dates de la reprise de la dette. Très franchement je ne le crois pas. Je ne comprends pas pourquoi on change le statut. Donc, je suis obligé de penser qu'on le change parce qu'on glisse, comme on dit en maçonnerie. On met un coin dans une faille pour qu'elle s'élargisse. Donc, on change le statut et on a un peu grignoté cette affaire. Je n'y vois là qu'un cheval de Troie.

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 05:20
Journée de solidarité: une "cerise sur le gâteau du président des riches" pour André Chassaigne

Journée de solidarité: une "cerise sur le gâteau du président des riches" pour André Chassaigne

AFP | mardi 17 avril 2018

Le président du groupe communiste à l'Assemblée, André Chassaigne, s'est insurgé mardi contre l'idée évoquée par Emmanuel Macron d'une seconde journée de solidarité pour financer la dépendance, y voyant "la cerise sur la gâteau du président des riches".

"Ça, c'est la cerise sur le gâteau du président des riches", a réagi M. Chassaigne sur RFI.

"C'est quand même un peu gros. On a sur le budget 2018 des cadeaux faramineux qui sont faits aux plus riches. (...) On fait des cadeaux qui au final vont alimenter l'évasion fiscale, avec des sommes d'argent colossales, des milliards qui vont partir dans les paradis fiscaux et on dit aujourd'hui il faut que ce soit les salariés, les travailleurs, qui puissent travailler une journée gratis pour financer la dépendance", a-t-il développé.

"Je trouve que non seulement c'est inacceptable, mais ça a un côté que je pourrais qualifier d'immoral", a déclaré l'élu du Puy-de-Dôme.

Évoquée par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, l'idée d'une deuxième journée de solidarité a été jugée "intéressante" dimanche soir par le président Emmanuel Macron.

"C'est une piste (...) Est-ce que ça a bien marché la dernière fois? Je ne suis pas contre, je pense que c'est une piste intéressante, il faut la regarder (...) Ça peut être une option", a déclaré le chef de l'Etat.

La première journée avait été instaurée après la canicule de 2003. En 2017, elle a rapporté 2,37 milliards d'euros, dont 1,42 milliard ont été octroyés aux personnes âgées et 946 millions aux personnes handicapées.

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 18:45
Laïc(s)
 
 
Mac Macron affirme que le fameux «lien» entre l’Église et l’État a été abîmé et qu’il conviendrait de «réparer» quelque chose. Affaire sérieuse. Comment ne pas croire que, en l’espèce, la ligne rouge de la sécularisation de l’État est franchie? Comme disait Jaurès: «Démocratie et laïcité sont deux termes identiques.»
 
 
 
Initiés. Posons une question: Mac Macron veut-il rompre avec l’un des principes laïcs qui cantonnent les cultes dans la stricte intimité de la vie privée? En s’exprimant devant le «monde catholique», sous la nef gothique des Bernardins, le président a donc exposé sa conception de la place de la religion dans le débat public et, singulièrement, celle de l’Église, lui, l’ancien jésuite. Passons sur les aspects de la «pensée symbolique» de ce discours-fleuve, destinés en grande partie aux initiés, passons également sur sa stratégie politique (installer un pseudo-mouvement démocrate-chrétien en vue des européennes), concentrons-nous sur certaines arêtes restées coincées en travers de nos gorges de républicains. La pensée de l’hôte de l’Élysée peut se résumer de la sorte: l’État est laïc, mais la société ne l’est pas. Rien de scandaleux, d’autant que l’Église ne saurait être «injonctive»,selon sa propre expression. Mais, contrairement à ce qu’il propose par ailleurs, dans une République laïque, il ne peut y avoir aucun «lien» entre les religions et l’État, sauf à contrevenir à l’article 2 de la loi de 1905: «La République ne reconnaît (…) aucun culte.» En évoquant ce «lien», que devient la neutralité de l’État, pierre angulaire de la laïcité française? Et accorde-t-il une fonction de «centralité» au catholicisme en octroyant ainsi à l’Église une sorte de «privilège de représentation»?
 
 
 
Démocratie. Ce n’est pas tout. Mac Macron affirme que le fameux «lien» entre l’Église et l’État a été abîmé et qu’il conviendrait de «réparer» quelque chose. Affaire sérieuse. Comment ne pas croire que, en l’espèce, la ligne rouge de la sécularisation de l’État est franchie? La faute, inexcusable, est double: politique et morale. Non seulement, il tord la réalité historique en ne tarissant pas d’éloges sur l’apport des catholiques à la saga républicaine, mais il gomme l’essentiel en passant sous silence les conflits que l’Église a eus avec la République. Impossible de taire le combat fanatique du catholicisme officiel contre ladite République jusqu’à la loi de séparation? Et comment oublier les résurgences et les complicités sous le régime de Vichy, alors que Mac Macron, dans son discours, n’évoque que les «résistants catholiques de 40», dédouanant l’épiscopat de son soutien à Pétain? L’amnésie a ses limites. 
 

L’Église catholique est, depuis 1905, un organisme de droit privé, et non plus un «établissement public du culte». Elle doit le rester. Et puisqu’une précaution utile vaut mieux qu’un doute persistant, rappelons que la laïcité posée dans les termes de la loi de 1905 n’est pas antireligieuse: elle a d’ailleurs été portée par des croyants, par des déistes, par des agnostiques comme par des non-croyants de l’époque. Alors, à quoi joue le président, sinon à attiser des débats déjà clivés et hystérisés, voilà dix ans, par Nicoléon? Nous observons avec sidération la façon dont deux positions principales sur le sujet sont devenues antagonistes, se radicalisant au fil de leurs affrontements. D’un côté, la laïcité dite «ouverte»: attachée à la libre expression de la diversité des convictions dans une société multiculturelle et à la non-discrimination des croyants, quels qu’ils soient. De l’autre côté, la laïcité dite «stricte»: soucieuse que le principe soit affirmé sans lâcheté, ni renoncement, glissant progressivement vers une intransigeance totale, comme le montrent les positions sur ce sujet de Fifille-la-voilà en personne, fraîchement convertie à la laïcité afin de mieux stigmatiser les musulmans. Bref, les uns accusent la laïcité d’être antireligieuse, les autres l’utilisent comme une arme antireligieuse. Revenons un instant au sens originaire du terme : la laïcité est le principe selon lequel le pouvoir politique réside dans la souveraineté du peuple. En somme, ce principe s’applique à l’État, qui ne peut se soumettre à aucune puissance dite supérieure, à aucune tutelle extérieure, à aucune fraction du peuple. Comme disait Jaurès: «Démocratie et laïcité sont deux termes identiques.» Oui à la liberté absolue de conscience. Mais l’État chez lui, et l’Église chez elle!
 
[BLOC-NOTES publié dans l’Humanité du 12 avril 2018.]
Laïc(s) - par Jean Emmanuel Ducoin - L'Humanité, 12 avril 2018
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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 11:36
SNCF : les députés communistes brandissent un rail pour rappeler le gouvernement à la réalité
SNCF : les députés communistes brandissent un rail pour rappeler le gouvernement "à la réalité"

mercredi 11 avril 2018

Les députés communistes ont ironisé mardi sur la création d’une société baptisée "Portion de chemin de fer" (PCF) en symbole de leur vive opposition à la réforme ferroviaire, l’un de leurs porte-parole brandissant un morceau de rail pour un "rappel à la réalité" au gouvernement.

"J’ai amené avec moi un rail, un bout de ligne abandonné comme il en existe beaucoup trop dans notre pays et peut-être encore plus demain si la réforme du gouvernement devait aboutir", a déclaré le député Pierre Dharréville lors d’un point-presse, en tenant le morceau de métal.

"En regardant ce bout de rail, nous nous sommes demandés si nous n’allions pas créer une société que nous pourrions appeler la société PCF, +Portion de chemin de fer+", a-t-il ironisé, martelant la volonté des élus de son groupe de "défendre le service public".

Il a dénoncé un gouvernement qui à l’ouverture des débats à l’Assemblée lundi "n’a pas assumé le projet de fond de la réforme", notamment "la privatisation de toute une partie d’un service aujourd’hui assumé par une structure publique".

Pour Sébastien Jumel, également porte-parole, Emmanuel Macron "poursuit l’écriture du dictionnaire de la pensée libérale", s’inscrivant dans les pas de Ronald Reagan ou Margaret Thatcher. Il "veut scalper les cheminots parce qu’il a mesuré à quel point la bataille du rail (...) était le symbole du scalp du modèle social français", du "socle de notre République qu’il protège", a-t-il affirmé.

"Aujourd’hui, plus que jamais, nous réaffirmons que tous ceux qui luttent dans les hôpitaux, dans les Ehpad, dans les territoires oubliés de la République pour défendre l’économie rurale, pour défendre un projet d’enseignement supérieur (...) sont tous cheminots", a-t-il ajouté. Les députés PCF ont dénoncé à nouveau, comme ils l’avaient fait la veille, un amendement gouvernemental adopté pour acter le principe du changement de statut de la SNCF, y voyant "du jamais vu" et une "rupture avec l’esprit de la Constitution". Selon eux, malgré l’affirmation que les parts de la SNCF seront incessibles avec la nouvelle organisation, il y a derrière "une volonté d’augmenter le capital, ce qui n’est pas une cession d’actions mais conduit au même résultat".

Lu sur le Facebook du groupe (source AFP)

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 11:22
La pauvreté augmente chez les plus jeunes mais n'épargne pas les plus âgés: 700 000 pauvres en plus sur la période 2004-2015
La pauvreté augmente chez les plus jeunes, mais n’épargne pas les plus âgés

mardi 10 avril 2018

Selon le centre d’observation de la société, au cours de la période 2004-2015, le nombre d’enfants de pauvres et de jeunes adultes pauvres a augmenté de 700 000, soit + 36 %. A elle seule, cette augmentation est plus de deux fois supérieure à celle de l’ensemble des plus de 30 ans (+ 310 000). Même si cette pauvreté des plus jeunes résulte de facteurs différents, cette évolution devrait questionner les politiques publiques. 

Les jeunes pauvres le sont surtout parce qu’ils sont des enfants de milieux populaires ou des jeunes actifs peu qualifiés : leur pauvreté est pour une grande part liée à leur appartenance à un milieu social et non à des accidents de la vie. Les inégalités sociales à l’école constituent pour eux l’obstacle numéro 1.

Les personnes âgées sont bien moins nombreuses à vivre sous le seuil de pauvreté, mais elles ne sont pas pour autant épargnées. Leur taux de pauvreté demeure faible, mais entre 2004 et 2015, le nombre de personnes âgées de 60 à 69 ans vivant sous le seuil de pauvreté a été multiplié par deux, de 150 000 à 300 000. Surtout, la pauvreté des plus âgés n’a pas grand chose à voir avec celle des jeunes. Avec l’âge, l’espoir de voir sa situation personnelle s’améliorer diminue voir disparaît. La pauvreté est moins fréquente chez les aînés, mais elle est aussi plus structurelle.

- En savoir plus

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 05:11
Université de Rennes 2. Les étudiants votent la reconduction du blocage jusqu’à lundi (Ouest-France)

De nombreux étudiants ont répondu à l’appel du président de l’université pour participer à l’assemblée générale de Rennes 2, ce mardi. En fin d’après-midi, ils ont voté la poursuite du blocage de la fac, pour protester contre la réforme de l’entrée à l’université, jusqu’à lundi.

Après le blocage de l’université de Rennes 2 par une centaine d’étudiants militant contre la réforme de l’entrée à l’université, une assemblée générale se déroule ce mardi, sur le site de la fac de Villejean.

Le blocage reconduit jusqu’à lundi

L’assemblée générale des étudiants de Rennes 2 a voté, à 16 h 50, la reconduction du blocage de l’université jusqu’à lundi prochain, date de la prochaine AG.

Selon les responsables de l'AG, 1611 personnes se sont exprimés en faveur du blocage ; 880 personnes ont voté contre, 58 se sont abstenus. Soit 2549 participants ? Le chiffre paraît important. Reste qu’une majorité de personnes présentes a bien effectivement voté en faveur du blocage.

Les étudiants demandent "la validation automatique du semestre 2 si les partiels n’ont pas lieu"

Les étudiants viennent de voter, vers 16 h, la reconduction du blocage de l’université de Rennes 2, jusqu’à la prochaine assemblée générale, prévue lundi.

Ils se sont également exprimés pour "la validation automatique du semestre 2 si les partiels n’ont pas lieu", "davantage de moyens pour l’université", "l’invalidation des examens qui se sont déroulés hier et aujourd'hui", "l’arrêt de la délocalisation des examens quand la fac est bloquée"…

Le vote sur la reconduction du blocage - un tiers contre, deux tiers pour, selon quelques observateurs - est contesté. Les leaders du mouvement font asseoir tous les participants de l’assemblée générale pour les recompter un par un.

Vers 15 h 50, la question du blocage est enfin débattue

 

L’assemblée générale dure depuis 13 h. Vers 15 h 50, la question du blocage est enfin débattue. Les étudiants interviennent, devant une foule moins importante qu’en début d’assemblée générale, autour de 700 personnes contre environ 1 500 il y a trois heures.

Bloquer ou non… Échange d’arguments

Des étudiants prennent la parole tour à tour : "La loi ne sera pas votée s’il y a un véritable rapport de force", estime l’une. "On ne bloque pas de gaieté de cœur, on bloque pour que tout le monde puisse aller à l’université", assure un autre.

Séverine, en reprise d’études, met en garde contre les dommages collatéraux du blocage : "Pour les Erasmus, ceux qui vivent dans les îles, si les examens sont repoussés, leurs billets d’avion ne seront pas remboursés."

"Je pense que le blocage n’est pas une solution, affirme une autre étudiante. On vous dit que votre semestre sera validé si vous bloquez, mais quelle est la garantie ?"

Fausse alerte au bâtiment L

Soudain, mouvement de foule. La rumeur court que des agents débloquent le bâtiment L de Rennes 2. Fausse alerte : c’est une entreprise de BTP, qui vient récupérer du matériel.

L’Unef pour le blocage illimité

L’Unef de Rennes 2 appelle "à la mobilisation générale des étudiants et au blocage illimité de l’Université".

« Les inquiétudes, il faut les formuler aux bloqueurs »

Après trois semaines de cours sans interruption, le retour du blocage à l’université de Rennes 2 inquiète de nombreux étudiants à l’aube des partiels qui devraient commencer la semaine prochaine. Olivier David, le président, a invité tous les autres étudiants à y participer pour faire valoir leur point de vue.

« Si des étudiants sont inquiets, la meilleure solution est de se déplacer aux assemblées générales. Les inquiétudes, il faut les formuler aux bloqueurs. C’est par le débat que ça peut évoluer », a affirmé le président de l’Université, Olivier David, hier. « Il faut qu’il y ait un maximum d’étudiants présents, pour une expression démocratique. »

Plus d’un millier d’étudiants présents

Alors ? Plus d’un millier d’étudiants, peut-être 1 500, sont venus participer à cette assemblée générale, à Rennes 2, ce mardi. Pro-blocage et anti-blocage débattent actuellement. L’évacuation de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes ou encore la grève des cheminots s’invitent dans le débat.

Des heurts entre pro et anti blocage hier

Pour rappel, lundi, une centaine d’étudiants ont barricadé les entrées de l’université Rennes 2, pour protester contre la réforme de l’accès à l’enseignement supérieur. Une action au cours de laquelle, une quinzaine d’étudiants du collectif Contre les blocages à Rennes 2 (dont trois membres de l’UNI Bretagne - Union nationale interuniversitaire - étudiants à Rennes 1) affirment avoir été « violemment pris à partie et agressés physiquement ».

« Une soixantaine de personnes cagoulées est arrivée vers nous, raconte Brieuc Quil, président du syndicat UNI Bretagne. Ils nous ont frappés à main nue. J’ai pris un coup de poing dans les mâchoires, une jeune fille dans les côtes… C’était violent. Il y a trois blessés légers. »

Le jeune homme a porté plainte et assure qu’une main courante va être déposée dans la journée par un autre étudiant.

Du côté des bloqueurs, on assure que les membres du collectif Contre les blocages à Rennes 2 « ont été provocants et menaçants. Ils se sont fait virer, relate Lucie Musset, présidente de l’Unef (Union nationale des étudiants de France) Rennes. Il y a eu de la violence, mais en réponse à la violence de l’UNI. »

Olivier David, président de Rennes 2, lui, « condamne fermement cette altercation. On n’a pas besoin de ça. »

 

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 05:10
À l’Assemblée nationale, un nouveau front de la bataille du rail
Maud Vergnol
Mardi, 10 Avril, 2018
L'Humanité
Élisabeth Borne, a donné hier le coup d’envoi de l’examen du « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ».
 

L’examen du projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire a débuté hier et sera voté le 17 avril. La majorité veut passer en force pour décourager les mobilisations syndicales. Les députés de gauche ferraillent dans l’Hémicycle.

Plaidant laborieusement pour un débat « délesté des fantasmes et des contrevérités qui le polluent », la ministre des Transports, Élisabeth Borne, a donné hier le coup d’envoi de l’examen, en séance plénière, des huit articles du « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ». Avant le débat dans l’Hémicycle, les députés de l’opposition avaient eu la désagréable surprise de découvrir, le matin, que la majorité LREM avait profité du week-end pour déposer des amendements en catimini, qui remettent en cause le travail effectué en commission. « Le gouvernement a réécrit à lui seul un projet de loi d’une brutalité totale, tant sur la forme que sur le fond. Il procède ainsi à la désorganisation délibérée du travail parlementaire, s’est indigné le groupe parlementaire de la France insoumise. D’une main, il accuse les cheminots, les syndicats et les usagers révoltés de ne pas jouer le jeu du dialogue, de l’autre, il méprise et censure le pouvoir législatif. » À la mi-journée, avant le début des débats, des parlementaires communistes et insoumis s’étaient rendus au rassemblement organisé par les cheminots sur l’esplanade des Invalides, à deux pas du Palais Bourbon. « Le passage en force et les coups bas de la majorité, qui ne respecte décidément rien du travail législatif, démontrent sa fébrilité face à l’ampleur des mobilisations sociales », estime Hubert Wulfranc. « On va se battre ! On va relayer la colère et les revendications légitimes des cheminots, car ce projet de loi est un nouveau cadeau fait au marché, aux entreprises et actionnaires du privé, au détriment de l’intérêt général », dénonce le député PCF de Seine-Maritime, dont le groupe GDR a déposé plus de quarante amendements.

Pour le groupe Nouvelle Gauche, Christophe Bouillon a présenté une motion de rejet préalable, dénonçant la méthode choisie par le gouvernement, du recours aux ordonnances au mépris du travail parlementaire. « Découvrir des amendements au dernier moment est très regrettable », juge le député socialiste de Seine-Maritime, qui dénonce également une « transposition ultralibérale » du pacte ferroviaire européen. « Rien dans l’ensemble des textes européens ne demande l’extinction du statut des cheminots, a expliqué le député socialiste. Pas plus qu’ils n’exigent de transformer le statut de la SNCF en société anonyme. » En effet, le gouvernement a prévu par le biais d’un nouvel amendement d’inscrire dans la loi le principe du changement de statut de la SNCF.

« S’il y a des privilégiés à la SNCF, ce n’est pas là où l’on croit ! »

« L’ouverture à la concurrence, vous la préparez depuis trente ans en démantelant méthodiquement l’entreprise publique », a dénoncé Loïc Prud’homme en réponse aux « éléments de langage » répétés en boucle par la majorité LREM sur les « contrevérités » qui seraient véhiculées par les opposants à la réforme. « L’argument de la dette de 46 milliards brandi par chaque porte-flingue du gouvernement sur tous les médias permet de faire avaler à l’opinion publique le passage en société nationale à capitaux publics, un premier pas vers la privatisation ! a lancé le député LFI. L’exemple de GDF en 2004 est là pour nous le rappeler malgré vos démentis. » « S’il y a des privilégiés à la SNCF, ce n’est pas là où l’on croit ! a également lancé Loïc Prud’homme à la ministre des Transports, qui fut directrice de la stratégie de la SNCF entre 2002 et 2007. En 2017, les membres du comité exécutif, MM. Pepy, Jeantet ou encore Mme la ministre Parly se sont partagé une rémunération nette de 2,5 millions d’euros. Des salaires des principaux dirigeants que rien ne justifie, vu leur bilan ! » Le bras de fer parlementaire, légitimé par des mobilisations sociales d’ampleur et une opinion qui leur est de plus en plus favorable, ne fait que commencer.

 
Chef de la rubrique Politique
À l’Assemblée nationale, un nouveau front de la bataille du rail (L'Humanité, 10 avril 2018)

Les députés communistes à l’offensive contre le projet de réforme ferroviaire

L’examen du projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire a débuté le 9 avril à l’Assemblée nationale et sera voté le 17 avril prochain.

Les députés ont voté par 74 voix contre 20, un amendement du gouvernement qui prévoit qu’à compter du 1er janvier 2020, "la société nationale à capitaux publics SNCF et ses filiales constituent un groupe public unifié" qui sera soumis "aux dispositions du code de commerce relatives aux sociétés anonymes" et aura un capital "intégralement détenu par l’État".

En l’absence d’étude d’impact sur la transformation de la SNCF en société anonyme,André Chassaigne demande la suspension des travaux et la réunion d’urgence de la conférence des Présidents.

Pour le groupe GDR, Wulfranc Hubert député de Seine-Maritime a rappelé qu’en Allemagne, les transports, les hôpitaux, les crèches et les éboueurs sont entrés dans un mouvement de grève important, pour revendiquer des augmentations de salaire....

Concernant la situation en France, il a interpelé la ministre des transports en lui précisant qu’avec "votre réforme, il n’y aura pas d’amélioration pour les usagers du train.

Pour rendre un bon service, il faut avoir les reins solides, et ne pas faire payer ce service à d’autres...

"On défait la Nation d’un bien qui appartient solidairement à tous les français pour en faire un anonyme sur le marché concurrentiel du transport ferré", dénonce le député.

"Depuis le vaste plan de réalisations du réseau et des lignes TGV – dont la France doit se féliciter –, les gouvernements n’ont pas assumé la charge de dépense que cela représentait pour le budget de l’État mais ils l’ont refilée à l’entreprise publique.

Aujourd’hui, ce sont donc 47 milliards d’euros qui pèsent sur la SNCF, auxquels il faut ajouter 1,7 milliard par an de remboursements d’emprunt aux banques. Mais ces milliards pèsent également sur les cheminots, car des économies n’ont cessé d’être faites sur leurs emplois, avec la suppression de 20 000 postes en dix ans. Ils pèsent enfin sur les usagers, car ceux-ci paient au prix fort le billet de train, au travers d’un maquis tarifaire opaque"... (lire la suite)

Le député communiste de St Etienne du Vouvray, Hubert Wulfranc, premier défenseur des cheminots et de la SNCF

Le député communiste de St Etienne du Vouvray, Hubert Wulfranc, premier défenseur des cheminots et de la SNCF

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 18:54
Violence contre les étudiants, réforme du lycée et de l'Université, communiqué de la FIDL

Fait à Morlaix le 10/04/18

Communiqué de presse

 

La FIDL Morlaix par la voix de son président Glenn Le Saoût, ne tolère pas ce que subissent les étudiants et lycéens. En effet envoyer des C.R.S déloger des étudiants (Nanterre) est une honte pour ce gouvernement. Jamais il à été usage de violence tel lors de rassemblements étudiants dans les FACS. La jeunesse est visé par le gouvernement qui n'a de cesse la destruction de notre bien commun. LE SERVICE PUBLIC EST LE PATRIMOINE DE CEUX QUI N'EN N'ONT PAS.

 

En effet, le Plan Etudiants est censé à la fois résoudre le problème de tirage au sort et d’accès à l’Enseignement Supérieur mais il a aussi pour objectif de réduire le taux d’échec en Licence.

Si les objectifs sont nobles, ce que met en place la réforme du Plan Étudiants ce n’est que purement et simplement une sélection à l’entrée de l’Université.

L’instauration des attendus, l’étude des dossiers par les universités, la possibilité de se voir refuser un voeux ou d’être obligé de faire une année supplémentaire, tue le droit à l’avenir des lycéen.ne.s.

Plutôt que d’investir dans l’enseignement supérieur pour nous permettre de faire les études de notre choix, le gouvernement préfère nous sélectionner !

Le plan étudiants n’étant pas suffisant pour faire des économies, le gouvernement élabore une réforme du Baccalauréat qui ancre la sélection en créant un Baccalauréat territorial par l’instauration du contrôle continu et par l’individualisation des parcours. C’est par le biais d’une orientation et d’une spécialisation précoce que le gouvernement conforte la sélection sociale mise en place par le Plan Étudiants. C’est tout simplement la fin du cadre national du Baccalauréat qui créera un Baccalauréat d’établissement.

Ainsi, les universités n’auront plus qu’à sélectionner les élèves en fonction de leurs établissements ! De plus, la réforme du baccalauréat va encourager un accroissement des inégalités territoriales.

Cette réforme va vers la création d’un Lycée à deux vitesses entre les mieux dotés, ceux de centre ville qui auront donc avec un large panel de formations proposées et de choix disponibles pour les lycéen.ne.s et les établissements les moins biens dotés, ceux de campagne, de banlieue ou en périphérie où les lycéen.ne.s seront limités dans leurs choix et donc dans leur orientation.

  • Le retrait immédiat du Plan Etudiants - Un investissement massif dans le système éducatif qui doit aller dans la création de postes mais aussi de nouvelles infrastructures de manière à accueillir tous les élèves dans la filière de leur choix et pour accompagner au mieux les élèves

  • Que le baccalauréat donne l’accès à l’université sans autres conditions, diplôme national, premier grade de l’Enseignement Supérieur et non par des attendus.

  • Les député•e•s LREM via la commission des finances de l’assemblée nationale ont commandé un rapport à la Cour des comptes en vue d’augmenter les frais d’inscription ; Pas moins de 90€ d'augmentation ! Cela pose la question de l’exclusion de l’université des étudiant·es les plus précaires, déjà touché·es par les baisses des APL cette année alors que les cadeaux aux plus riches se multiplient, notamment par la suppression de l’ISF et l’augmentation du Crédit Impôt Recherche. Beaucoup sont déjà contraint·es de cesser leurs études en plein cursus par manque de moyens pour poursuivre d’une année sur l’autre. La sélection sociale en amont et pendant les études n’en serait que plus massive et brutale. En Marche veut saigner à blanc les étudiant·es pour le plus grand profit des banquiers et des actionnaires, sabordant le service public de l’éducation. Nous ne voulons pas nous endetter à vie pour étudier !

Nous voulons un enseignement supérieur public, ouvert à toutes et tous, et revendiquons donc nécessairement sa gratuité et son financement intégralement public !

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 07:10
La Vraie Info: le journal de contre-intoxication de la CGT Cheminots: la SNCF, défendons-la ensemble!

 La Fédération des Cheminots CGT vient de faire paraitre

 

 le N°2 de son journal aux usagers : La Vraie Info" - Avril 2018

 

 

 

 à télécharger ici (24 pages - 15,7Mo) :

 

 

 

 https://www.cheminotcgt.fr/wp-content/themes/cheminotcgt/assets/img/vraie_info/La-VraieInfo-2.pdf

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 20:17
Gérard Collomb et le "grand remplacement" (MRAP, 5 avril 2018)

M. Collomb et le "grand remplacement"

En défendant son projet de loi "asile et immigration" le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, s’est laissé aller ce mardi 3 avril à des propos que ne renieraient pas les tenants de la droite la plus dure en déclarant que «certaines régions sont en train de se déconstruire parce qu’elles sont submergées par les flux de demandeurs d’asile». 100 000 demandeurs d'asile en 2017 suffiraient donc à "déconstruire" 67 millions d'habitants !

M. Collomb serait-il devenu un adepte du "Grand Remplacement" cher à Renaud Camus, écrivain engagé à l’extrême-droite et au "Rassemblement National" (ex FN) ?

Il est pour le moins curieux d’entendre M. Collomb rejeter la responsabilité des difficultés des "quartiers paupérisés" (selon ses propres termes) sur les migrants comme si cette responsabilité n’incombait pas d’abord aux politiques néo-libérales conduites par ce gouvernement comme par ses prédécesseurs ! Ses appels à faire preuve «de solidarité, de générosité» ne sauraient faire illusion.

Le MRAP, comme les associations d’aide aux migrants exige une autre politique de l’immigration et de l’asile et le retrait du projet de loi gouvernemental.

Paris, le 5 avril 2018

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