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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 17:04
Ford : Le PCF demande le remboursement de l'argent public versé à Ford

Ford : Le PCF demande le remboursement de l'argent public versé à Ford

Après 45 ans en Gironde où il a rayonné et employé jusqu’à 4000 emplois (860 aujourd’hui), le groupe Ford a décidé de détruire ce site industriel majeur que les salariés comme les collectivités territoriales ou l’État se sont évertués à défendre durant toutes ces années en versant des dizaines de millions d’euros (45 millions dans la dernière période) et 8 millions au titre du CICE, sans réels engagements de Ford sur le maintien de l’emploi qu’il n’a cessé de rogner

Les salarié.e.s du site de Blanquefort (Gironde) avaient pourtant accepté de nombreux sacrifices sur les salaires, le temps de travail, le nombre d’emplois sauvegardés pour garder le site ouvert.

Bruno Le Maire peut bien dénoncer « la lâcheté » du groupe Ford et hurler à la « trahison », il est comptable des choix du pouvoir Macron au service  de la finance et du capital depuis 18 mois.

Tout doit être mis en œuvre pour sauver les emplois et les capacités de production. Il est encore temps.

La proposition de loi visant à interdire les licenciements boursiers et les suppressions d’emplois abusives présentée par André Chassaigne pour les députés communistes aurait pu permettre d’empêcher ce scandale. Elle est plus que jamais d’actualité.

A l’heure où un fort mouvement pose en grand la question de l’utilisation de l’argent, nous demandons le remboursement des millions d’argent public versé par les pouvoirs publics à Ford et qui n’ont servi qu’à alimenter la voracité de ses actionnaires.

 

Parti communiste français,

Paris, le 17 décembre 2018.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 17:02
Refus du gouvernement de débattre sur l’ISF : Réactions des députés communistes
Refus du gouvernement de débattre sur l’ISF : Réactions des députés communistes

mardi 18 décembre 2018

Le 17 décembre, lors de la 2ème séance de discussion du projet de loi de finances pour 2019, Jean-Paul Lecoq, député de Seine-Maritime a vivement réagi au refus du gouvernement de débattre de l’ISF : "Au moment où le peuple exige plus de démocratie, vous refusez la discussion dans l’hémicycle !

Comment vous étonner ensuite que l’on dise que l’Assemblée ne sert à rien !"

- La vidéo sur l’article 6 Octiès

"Alors que tout le pays ne parle que de justice fiscale et de pouvoir d’achat, pour contruire une nation plus solidaire, vous voulez mettre l’Assemblée nationale sous cloche et empêcher le débat" a dénoncé également Stéphane Peu.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 16:58
Gilets jaunes/Abandon de mesures d'accompagnement : "une honte !" (Ian Brossat-PCF)

 

Gilets jaunes/Abandon de mesures d'accompagnement : "une honte !" (Ian Brossat-PCF)

 

Selon une information de l'AFP, le gouvernement s'apprête à renoncer à une partie des "mesures d'accompagnement" annoncées par le Premier Ministre au début du mouvement des "gilets jaunes", notamment l'extension du chèque énergie à 2 millions de foyers de plus.

Cette décision est une honte. Elle est d'autant plus scandaleuse que la France compte 5 millions de ménages en situation de précarité énergétique.

Donner d'une main, prendre de l'autre : telle semble être la devise de M. Macron et du gouvernement.

Plus les jours passent, plus les Français s'aperçoivent que les annonces du Président de la République sont en réalité une gigantesque arnaque.

 

Ian Brossat, porte-parole du PCF,

Paris, le 18 décembre 2018.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 06:05
Rapport d'Oxfam - Le travailleur pauvre est une femme (Médiapart, 17 décembre 2018)
Le travailleur pauvre est une femme
Par

Les femmes qui travaillent souffrent davantage que les hommes de la pauvreté, comme le souligne un rapport d’Oxfam. L’ONG accuse aussi Emmanuel Macron de n’avoir pas tenu ses engagements sur l’égalité femmes-hommes.

Beaucoup de commentateurs s’en étonnent : les femmes sont très nombreuses dans le mouvement des gilets jaunes. Même s’il faudrait faire l’analyse fine des spécificités de cette mobilisation (très locale, peu normée et peu hiérarchisée), au moins l’une des raisons est connue : les femmes sont les premières, même quand elles travaillent, à souffrir de la pauvreté.

Oxfam, dans un rapport publié le 17 décembre, rappelle des chiffres toujours accablants, signe d’une véritable « ségrégation professionnelle ». Les femmes ont un meilleur niveau d’éducation que les hommes et occupent pourtant 55 % des emplois à bas salaires et 63 % des emplois non qualifiés.

 

La précarité s’accorde, encore aujourd’hui, très majoritairement au féminin : 70 % des emplois en CDD et en intérim sont occupés par des femmes, de même que près de 80 % des emplois à temps partiel, alors même qu’elles sont très nombreuses à vouloir travailler davantage.

Le cercle vicieux de la pauvreté a alors vite fait de se refermer : plus d’un quart des femmes monoparentales sont des travailleuses pauvres, soit un million de femmes françaises.

Pour ces dernières, toutes les dépenses posent problème, l’entretien de la voiture, la sortie scolaire, l’achat de vêtements des enfants… Et le moindre accroc, un accident ou une maladie, peut conduire au bord du vide. Or entre 2000 et 2015, les maladies professionnelles reconnues ont augmenté de 155 % chez les femmes… contre 80 % chez les hommes. Le problème ne s’arrête pas à la retraite, que les femmes prennent en moyenne un an plus tard que les hommes, et avec une pension inférieure de 42 %.

« L’instabilité des temps de travail, la pénibilité des tâches, l’insécurité de l’emploi, mais aussi les préjugés véhiculés sur les femmes au sein des entreprises sont autant de facteurs qui alimentent la spirale de la pauvreté », écrit Oxfam, qui rappelle opportunément que la pauvreté au travail est une « violence faite aux femmes » et doit être combattue comme telle.

Oxfam n’évacue pas, dans cette description de la travailleuse pauvre, l’importance de la “double journée”, qui pénalise davantage les salariées. Les femmes consacrent une heure et demie de plus par jour que leurs compagnons aux tâches domestiques, soin des enfants ou famille dépendante compris. Ce qui freine leur carrière, leur capacité de formation et explique, en partie, les inégalités salariales. Les femmes restent surreprésentées dans douze familles professionnelles (sur 87 secteurs de métiers référencés) fort peu rémunératrices, telles que les assistantes maternelles, les employées de maison, les aides à domicile et aides ménagères et le domaine de la santé, de l’éducation et du travail social en général.

Au-delà de cet inventaire, Oxfam critique assez vertement l’inaction du gouvernement pour réduire les inégalités femmes-hommes au travail, alors même qu’Emmanuel Macron en a fait une cause prioritaire de son quinquennat. « À l’heure actuelle, les réponses politiques en France ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’urgence », souligne Oxfam.

Les critiques portent notamment sur la loi sur la « liberté de choisir son avenir professionnel » de Muriel Pénicaud, adoptée l’été dernier, rétrécie par rapport aux ambitions initiales quant à la réduction des différences de salaire. L’idée d’agir dès le logiciel de paye pour calculer les écarts a été abandonnée, remplacée par la création d’un index des salaires que l’entreprise devra rendre public, dans une logique de “name and shame”. La ministre du travail a également promis que les contrôles de l’inspection du travail seraient renforcés.

Mais rien pour encadrer davantage le temps partiel, qui continue de faire florès. La réforme du code du travail, dans le cadre des ordonnances Pénicaud de septembre 2017, en accroissant la flexibilité de l'emploi, a été considérée par plusieurs associations et porte-parole féministes comme doublement pénalisante pour les femmes salariées.

Le plan pauvreté, annoncé en septembre 2018, s’est concentré sur les familles très pauvres, le plus souvent sans emploi. Les femmes qui travaillent peuvent se consoler avec l’annonce d’un coup de pouce de 100 euros environ sur le Smic, obtenu dans le cadre de la bataille des gilets jaunes, mais dont la mise en œuvre reste très floue.

 

Oxfam, à l’instar de la plupart des associations féministes, garde aussi en travers de la gorge le travail de sape de la France concernant le projet de directive européenne pour rallonger et mieux rémunérer le congé parental. Emmanuel Macron lui-même s’est opposé au texte européen, jugé trop coûteux pour la France, et qui a donc été adopté dans une version très diluée. Reste l'hypothèse d'un congé maternité pour les travailleuses indépendantes, comme les agricultrices, qui fait son chemin au sein du gouvernement. Quant à un allongement du congé paternité pour les hommes et à la possibilité de le rendre obligatoire, l'exécutif a repoussé l’idée… à plus tard.

 

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 06:05
Rapport d'Oxfam - Le travailleur pauvre est une femme (Médiapart, 17 décembre 2018)
Le travailleur pauvre est une femme
Par

Les femmes qui travaillent souffrent davantage que les hommes de la pauvreté, comme le souligne un rapport d’Oxfam. L’ONG accuse aussi Emmanuel Macron de n’avoir pas tenu ses engagements sur l’égalité femmes-hommes.

Beaucoup de commentateurs s’en étonnent : les femmes sont très nombreuses dans le mouvement des gilets jaunes. Même s’il faudrait faire l’analyse fine des spécificités de cette mobilisation (très locale, peu normée et peu hiérarchisée), au moins l’une des raisons est connue : les femmes sont les premières, même quand elles travaillent, à souffrir de la pauvreté.

Oxfam, dans un rapport publié le 17 décembre, rappelle des chiffres toujours accablants, signe d’une véritable « ségrégation professionnelle ». Les femmes ont un meilleur niveau d’éducation que les hommes et occupent pourtant 55 % des emplois à bas salaires et 63 % des emplois non qualifiés.

 

La précarité s’accorde, encore aujourd’hui, très majoritairement au féminin : 70 % des emplois en CDD et en intérim sont occupés par des femmes, de même que près de 80 % des emplois à temps partiel, alors même qu’elles sont très nombreuses à vouloir travailler davantage.

Le cercle vicieux de la pauvreté a alors vite fait de se refermer : plus d’un quart des femmes monoparentales sont des travailleuses pauvres, soit un million de femmes françaises.

Pour ces dernières, toutes les dépenses posent problème, l’entretien de la voiture, la sortie scolaire, l’achat de vêtements des enfants… Et le moindre accroc, un accident ou une maladie, peut conduire au bord du vide. Or entre 2000 et 2015, les maladies professionnelles reconnues ont augmenté de 155 % chez les femmes… contre 80 % chez les hommes. Le problème ne s’arrête pas à la retraite, que les femmes prennent en moyenne un an plus tard que les hommes, et avec une pension inférieure de 42 %.

« L’instabilité des temps de travail, la pénibilité des tâches, l’insécurité de l’emploi, mais aussi les préjugés véhiculés sur les femmes au sein des entreprises sont autant de facteurs qui alimentent la spirale de la pauvreté », écrit Oxfam, qui rappelle opportunément que la pauvreté au travail est une « violence faite aux femmes » et doit être combattue comme telle.

Oxfam n’évacue pas, dans cette description de la travailleuse pauvre, l’importance de la “double journée”, qui pénalise davantage les salariées. Les femmes consacrent une heure et demie de plus par jour que leurs compagnons aux tâches domestiques, soin des enfants ou famille dépendante compris. Ce qui freine leur carrière, leur capacité de formation et explique, en partie, les inégalités salariales. Les femmes restent surreprésentées dans douze familles professionnelles (sur 87 secteurs de métiers référencés) fort peu rémunératrices, telles que les assistantes maternelles, les employées de maison, les aides à domicile et aides ménagères et le domaine de la santé, de l’éducation et du travail social en général.

Au-delà de cet inventaire, Oxfam critique assez vertement l’inaction du gouvernement pour réduire les inégalités femmes-hommes au travail, alors même qu’Emmanuel Macron en a fait une cause prioritaire de son quinquennat. « À l’heure actuelle, les réponses politiques en France ne sont pas à la hauteur des enjeux et de l’urgence », souligne Oxfam.

Les critiques portent notamment sur la loi sur la « liberté de choisir son avenir professionnel » de Muriel Pénicaud, adoptée l’été dernier, rétrécie par rapport aux ambitions initiales quant à la réduction des différences de salaire. L’idée d’agir dès le logiciel de paye pour calculer les écarts a été abandonnée, remplacée par la création d’un index des salaires que l’entreprise devra rendre public, dans une logique de “name and shame”. La ministre du travail a également promis que les contrôles de l’inspection du travail seraient renforcés.

Mais rien pour encadrer davantage le temps partiel, qui continue de faire florès. La réforme du code du travail, dans le cadre des ordonnances Pénicaud de septembre 2017, en accroissant la flexibilité de l'emploi, a été considérée par plusieurs associations et porte-parole féministes comme doublement pénalisante pour les femmes salariées.

Le plan pauvreté, annoncé en septembre 2018, s’est concentré sur les familles très pauvres, le plus souvent sans emploi. Les femmes qui travaillent peuvent se consoler avec l’annonce d’un coup de pouce de 100 euros environ sur le Smic, obtenu dans le cadre de la bataille des gilets jaunes, mais dont la mise en œuvre reste très floue.

Oxfam, à l’instar de la plupart des associations féministes, garde aussi en travers de la gorge le travail de sape de la France concernant le projet de directive européenne pour rallonger et mieux rémunérer le congé parental. Emmanuel Macron lui-même s’est opposé au texte européen, jugé trop coûteux pour la France, et qui a donc été adopté dans une version très diluée. Reste l'hypothèse d'un congé maternité pour les travailleuses indépendantes, comme les agricultrices, qui fait son chemin au sein du gouvernement. Quant à un allongement du congé paternité pour les hommes et à la possibilité de le rendre obligatoire, l'exécutif a repoussé l’idée… à plus tard.

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 13:05
CGT: Toujours mobilisés le 18 décembre: C’est urgent, c’est nécessaire, c’est maintenant !!!
Toujours mobilisés le 18 décembre
 
C’est urgent, c’est nécessaire, c’est maintenant !!!

Pour la CGT, les revendications auxquelles il faut répondre, pour « un état d’urgence économique et social », sont : l’augmentation immédiate du Smic à 1 800 euros, l’augmentation généralisée des salaires, des pensions, du point d’indice dans la fonction publique, plus de justice fiscale, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, l’exigence des négociations sur les salaires dans les entreprises, des services publics qui répondent aux besoins, la relance de la politique industrielle.

Les mesures annoncées par Macron ne répondent en rien à l’urgence sociale : plus de 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, et ce ne sont pas quelques euros qui vont leur changer la vie.

Les salariés ne demandent pas l’aumône mais une réelle reconnaissance de leur travail. Les privés d’emploi et les précaires subissent les choix désastreux du patronat.

Une vraie reconnaissance du travail, c’est prendre aussi en compte ceux qui ont travaillés toute leur vie et créés des richesses du fait de leur travail.

Or, l’annulation de l’augmentation de la CSG pour les retraités touchant moins de 2 000 euros de retraite pour l’année 2019, est un simulacre de réponse.

La prime exceptionnelle : elle est au « bon vouloir ». En réalité, beaucoup de salariés n’en verront pas la couleur et, cerise sur le gâteau, les entreprises qui le font déjà bénéficieront d’un effet d’aubaine par une exonération de cotisations sociales compensée financièrement par les salariés.

Macron continue sa politique libérale, ne demande rien au patronat et met en danger la Sécurité sociale en désocialisant les heures supplémentaires.

La France est le pays où les grands patrons ont eu une augmentation de salaire de 10 % en 2017, atteignant en moyenne plus de 3,8 millions d’euros par an.

Sans vouloir, aujourd’hui, revenir sur les 200 milliards d’euros de cadeaux fiscaux donnés au patronat et notamment les grandes entreprises, l’équilibre budgétaire se traduira par la double peine pour les salariés :

  • ils paieront encore plus d’impôts à la place des entreprises et des dividendes versés aux actionnaires ;
  • la réduction de la dépense publique se traduira par la dégradation des services publics, encore moins présents et aggravant les inégalités territoriales et sociales.
Pour la CGT, l’heure est à la mobilisation pour :
  • l’augmentation des salaires, du point d’indice des fonctionnaires ;
  • pour une indemnisation de tous les chômeurs parce qu’on ne choisit pas d’être licencié ;
  • pour la réduction du temps de travail à 32 heures ;
  • pour l’augmentation des pensions, pour un départ à la retraite à 60 ans à taux plein, son indexation sur les salaires, avec un départ anticipé pour la reconnaissance de la pénibilité ;
  • pour l’égalité salariale, il est inacceptable que les femmes perçoivent 25 % de moins que les hommes ;
  • pour le rétablissement de l’impôt sur la fortune et un impôt progressif.

Après  le 14 décembre, la CGT appelle tous les salariés à poursuivre la mobilisation le 18 décembre.

Télécharger le tract en pdf.

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 06:59

 

Tandis que le secrétaire général de l’ONU alertait hier sur l’enlisement des travaux de la Cop 24 à Katowice, plusieurs pays dont la Russie, l’Arabie saoudite et les Etats Unis ont déclarait qu’ils prenaient note du dernier rapport du GIEC paru cette année sans pour autant en tirer les conséquences. Les pays membres de l’UE se sont montrés très discrets sur le sujet tandis que le parlement européen voient de voter majoritairement pour un accord de libre échange avec le Japon. 

Depuis bientôt deux semaines, très peu d’informations nous proviennent de Katowice où la Cop 24 doit adopter d’ici samedi un plan d’action planétaire visant à freiner le réchauffement climatique. Notons déjà que si elle devient effective, l’action interviendra trois ans après l’objectif retenu à Paris de ne pas dépasser de +2°C, voire + 1,5°C, la  température moyenne du milieu du XIXème siècle. Il reste à savoir à quel rythme interviendra la réduction globale  des émissions de gaz à effet de serre (GES). Car celles des pays développés comme les Etats Unis, le Canada, l’Australie, l’Union Européenne dont la France sont reparties à la hausse ces dernières années alors qu’il faut les diviser par quatre d’ici 2050.

Mercredi, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a résumé la situation en quelques mots. Selon lui, la lutte contre le changement climatique est, pour les peuples « une  question de vie ou de mort aujourd’hui. Rater cette opportunité compromettrait notre dernière chance de stopper le changement climatique, hors de contrôle. Ce n’est pas seulement immoral, ce serait suicidaire. Cela sonne comme un appel dramatique, mais c’est bien ce que c’est : un appel dramatique », a-t-il asséné.

Comment fut introduit le +1,5°C à Paris en 2015 ?

Le secrétaire général de l’ONU a aussi évoqué le dernier rapport spécial du Groupe international des études sur le climat (GIEC) pour dire que c’est « une reconnaissance saisissante des conséquences qu’un réchauffement mondial  de plus de 1,5°C  aura sur des milliards de personnes à travers le monde. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais nous ne pouvons pas nous permettre de l’ignorer », a-t-il insisté.

Il faut ici se souvenir que lors de la Cop 21 à Paris, les pays pauvres, qui sont les plus impactés par les conséquences du réchauffement, avaient fait savoir qu’ils ne signeraient pas le texte final si l’on ne se donnait pas les moyens de tendre vers cet objectif alors que  +2°C  était le chiffre à ne pas dépasser. Président de la Cop 21, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement dirigé par Manuel Valls, avait fait approuver cet ajout afin d’avoir un vote unanime de 196 pays sur le texte final. Mais trois ans après l’adoption de ce texte, rien n’a été mis en place. C’est même des efforts que doit faire chaque pays que l’on discute depuis près de deux semaines à Katowice.

Et en même temps, le libre échange continue de polluer plus

Hier aussi, on apprenait que le Parlement Européen avait approuvé par 474 voix pour, 152 contre et 40 absentions, un accord de libre échange entre l’Europe et le Japon. Il doit entrer en vigueur dès le mois de février 2019 et va permettre, nous dit-on, de faire entrer 85% des produits alimentaires européens au pays du soleil  levant sans le moindre droit de douane d’ici quelques années. Les viandes et produits laitiers seraient les plus concernés. Comme  l’Europe importe 34 millions de tonnes de soja chaque année pour les produire, augmenter en volume ces productions pour en vendre une partie au Japon amènera l’Europe à contribuer davantage encore à la déforestation de l’Amazonie pour avoir des tourteaux de soja. Aux conséquences climatiques de la déforestation s’ajouteront celles exportations accrues de viandes et de produits laitiers préservés par la chaîne du froid. Ce qui augmentera  sensiblement le bilan carbone de l’assiette du consommateur japonais.

Le combat des gilets jaunes dure depuis des semaines en France contre la précarité et les bas salaires dans un pays que ses dirigeants politiques ont laissé se désindustrialiser depuis quatre décennies (1). La mèche du mécontentement a été allumée par la taxe de trop sur les carburants dont une petite partie iraient alimenter une prime à la casse dépourvue de toute efficacité écologique dans un pays où la distance ne cesse de progresser entre le lieu de résidence et le lieu de travail des salariés. Cela résulte aussi des transferts de production dans les pays à bas coûts de main d’œuvre en faisant de la France un désert industriel. Mais les princes qui nous gouvernent et les économistes qui les conseillent occultent soigneusement le bilan carbone désastreux de ces délocalisations. Depuis des décennies, on casse en France des usines en bon état de marche pour en construire d’autres dans des pays ou les salaires sont trois à dix fois plus bas. Et comme couler une tonne de béton induit l’émission de 900 kilos de CO2, le bilan carbone des délocalisations est d’autant plus désastreux que les marchandises délocalisées sont en grande partie importées.

Quand les tarifs douaniers fonctionnaient comme une taxe carbone

On oublie aussi que les tarifs douaniers, que l’on a supprimés dans tant d’accords de libre échange, rapportaient de l’argent au budget de l’Etat et, d’une certaine manière, faisaient fonction de taxe carbone sans en avoir le nom. C’est tellement vrai que le pouvoir politique a choisi ces dernières années de taxer toujours plus les contribuables que nous sommes pour financer le patronat à travers le CICE, les réduction d’impôts sur les sociétés et autres  « allègements de charges » pour tenter de freiner cette poursuite des délocalisations et sans pour autant créer des emplois durables en France.

Nous entrons dans un monde fini dans lequel  les matières premières ne vont cesser de se raréfier au fils des décennies de ce siècle (2). Il est donc plus que temps de remettre en cause  le « libéralisme économique » tel qu’il fonctionne aujourd’hui.

(1) Sous le titre « Pas de territoires sans industries », l’Humanité-Dimanche de cette semaine publie un supplément « Spécial collectivités » de 24 pages qui apporte beaucoup d’informations aux lecteurs.

 

 

 

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 06:56

Les manipulations d’Emmanuel Macron - Par Éliane Assassi  / 11 décembre 2018

Hier soir, devant 21 millions de téléspectateurs, le Président de la République s’est livré à un exercice périlleux : laisser penser qu’il a entendu la colère populaire, céder le moins possible et, surtout, jusqu’au bout, ne faire participer ni les riches ni les entreprises au moindre effort national.

Il a annoncé mot pour mot une « augmentation du SMIC de 100 euros », sans préciser qu’il s’agissait de 100 euros bruts et a fortiori que ce résultat était le fruit d’un agrégat de mesures déjà annoncées, dont l’application est seulement accélérée.

M. Joël Guerriau. Et votre rappel au règlement ?...

Mme Éliane Assassi. Le coût de l’ensemble de ces mesures serait de 12 à 15 milliards d’euros selon les différents calculs. Alors ; qui va payer ? C’est là une question clé. Tout montre que ce seront les contribuables, y compris les plus modestes, qui devront mettre la main à la poche, alors que les riches et les ultra-riches seront toujours protégés. (Brouhaha sur les travées du groupe Les Républicains.)

M. Claude Malhuret. Ce n’est pas un rappel au règlement !

Mme Éliane Assassi. Les choses sont simples : d’une part, il n’y a pas d’augmentation de salaire – seuls 2 à 3 millions de salariés seront concernés par l’anticipation que j’évoquais – et, d’autre part, toutes les nouvelles dépenses seront prises en charge par la collectivité. (Protestations sur des travées du groupe La République En Marche.)

Emmanuel Macron, passant du tour de passe-passe au numéro d’équilibriste, a tenté d’expliquer l’inexplicable : le refus de rétablir l’ISF pour les financiers et actionnaires de tout poil. Or l’ISF est, pour les « gilets jaunes » et pour la grande majorité de la population qui les soutient, le marqueur d’une politique dont la priorité est la satisfaction non pas des intérêts du plus grand nombre, mais de quelques intérêts privés. (Exclamations sur les travées du groupe Les Indépendants – République et Territoires.)

Nous le disons avec force au chef de l’État mais aussi à la majorité sénatoriale : rendez l’ISF, rendez ces 3,7 milliards d’euros pour participer à la justice fiscale et sociale ! (Huées sur les travées du groupe Les Républicains. – Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur des travées du groupe socialiste et républicain.)

M. Joël Guerriau. Commencez par respecter le règlement !

Mme Éliane Assassi. Rendez l’ISF, pour apporter un moindre crédit à cette idée de « nouveau contrat social », qui sonne aujourd’hui comme un simple affichage de la part d’un pouvoir s’appliquant, par ailleurs, à poursuivre avec zèle la déconstruction du modèle social.

Le Gouvernement s’apprête donc à demander une seconde délibération sur l’article 82 du projet de loi de finances relatif à la prime d’activité.

Monsieur le président, notre groupe estime que, pour la clarté des débats et des choix, une seconde délibération sur les dispositions relatives à l’impôt sur la fortune devrait avoir lieu. Notre peuple a le droit de savoir en effet qui va payer les dispositions annoncées hier par Emmanuel Macron.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 14:55

Fabien Roussel a été excellent ce matin sur France Inter.

Cela fait tellement de bien d'entendre une parole communiste populaire, vive et vivante sur le service public d'information, des arguments forts et percutants, appuyés sur le quotidien des gens, contre la politique de Macron, en solidarité avec le mouvement des Gilets Jaunes, la colère et l'exigence sociale qu'il porte! 

Un hommage à Martha Desrumaux, au combat du Parti Communiste pour le rassemblement des forces de la résistance, les grandes conquêtes sociales, l'émancipation des femmes, contre l'apartheid, pour la libération de Nelson Mandela, contre le colonialisme et le racisme.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 06:55

 

En privilégiant les revenus non soumis à cotisations pour augmenter le pouvoir d’achat, le chef de l’État hâte son entreprise de rétrécissement des assurances sociales et leur transformation en filet de sécurité minimal.

Il en va du salaire comme de la météo : le ressenti peut différer du réel. Et l’on peut croire à une embellie quand la situation stagne ou se détériore. C’est exactement le levier sur lequel jouent les annonces d’Emmanuel Macron sur le pouvoir d’achat, financées pour partie à coups de franchise de « charges ». C’est-à-dire payées sur le dos de la protection sociale, dont l’affaiblissement risque de se retourner contre le salarié, qui peut croire y gagner dans un premier temps en touchant en « net » la part de son salaire jusqu’alors consacrée à sa couverture sociale.

Après la suppression totale des cotisations aux assurances-chômage et maladie en 2018 – compensées par un impôt, la CSG, dont l’assiette plus large inclut aussi les retraités –, le président de la République poursuit le travail de sape de la cotisation sociale en proposant aux entreprises qui le souhaitent de verser à leurs salariés une prime de fin d’année vierge de tout prélèvement social et fiscal. L’idée est ainsi d’offrir une incitation suffisamment puissante pour qu’une plus grande part de patrons se laisse convaincre de l’accorder à leurs salariés sans que cela ne grève les profits. Et que l’effort ainsi consenti se répercute intégralement sur le net à payer en bas de la fiche de paie, pour que le gain ressenti soit maximal.

La solidarité « financée par les contribuables implique des droits et des devoirs »

Ce faisant, Emmanuel Macron creuse un peu plus le manque à gagner pour les recettes de la protection sociale, dont l’estimation devra prendre en compte l’effet d’aubaine induit par cette mesure. Manqueront les cotisations sur les primes dont le versement était prévu avant les annonces faites lundi soir. Mais le chef de l’État creuse aussi le trou en substituant à la hausse du Smic, que revendiquent les syndicats et les gilets jaunes, une augmentation de la prime d’activité versée par l’État. Celle-ci ne donne lieu à aucune perception de cotisation sociale. Si elle est extrêmement profitable aux patrons qui n’auront pas à verser un centime de plus aux smicards, la mesure s’avère donc pénalisante pour les finances publiques, mais aussi pour les salariés. En effet, cette hausse de la prime d’activité ne se traduira par aucun droit à la retraite ou au chômage. Si l’on y ajoute l’annulation – certes bienvenue – de la hausse de la CSG sur les retraités modestes, des questions s’imposent : ces ressources seront-elles compensées à la Sécurité sociale, et comment ? Qui financera au final les déficits publics, si le gouvernement fait le choix dans un premier temps de les laisser filer ? Les prestations sociales seront-elles réduites pour faire baisser la « dépense publique » ?

Au-delà de l’équation budgétaire, c’est toute la protection sociale dont le président de la République est en train de « transformer la philosophie même », comme il l’a reconnu sans fard devant le Parlement réuni en Congrès cet été. « La solidarité nationale est de plus en plus financée par l’impôt », relevait-il ainsi le 9 juillet devant les élus de la nation, appelant à « tirer toutes les conséquences » de cette fiscalisation. À la différence des régimes financés par la cotisation, qui ouvre des droits à ceux qui la versent, la solidarité « financée par les contribuables implique des droits et des devoirs », poursuivait-il. En clair : chacun devient redevable à la société des prestations qu’elle lui accorde. C’est le passage d’une logique assurantielle à une logique d’aide sociale – d’« assistance », diront ceux qui veulent en rétrécir le périmètre. Les contreparties éventuelles posées à cette aide, voire sa réduction à un filet de sécurité minimal, ouvriraient alors la porte à de graves régressions.

 

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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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