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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 07:37
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dénonce un été meurtrier de chasse aux chômeurs (28 juillet 2019)

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF:

"Ce dimanche 28 juillet, en plein cœur de l'été, le gouvernement a publié le décret consacré à l'assurance chômage. A l'abri des regards, il a ainsi officialisé la casse d'un système de protection sociale, issu du Conseil national de la Résistance. Durcissement des conditions d'accès aux indemnités, réduction de leur montant, multiplication des contrôles et des sanctions... Ces dispositions permettront de réaliser 2,85 milliards d'euros d'économies d'ici 2021 sur le compte des demandeurs d'emploi, dont 50% sont déjà aujourd'hui privés de toute forme d'indemnisation. Cette réforme injuste et rétrograde, adoptée sans débat et en l'absence d'accord des partenaires sociaux, fera de 2019 un « été meurtrier » pour celles et ceux qui perdent leur emploi ou qui subissent les contrats à durée déterminée... Au lieu de chasser les chômeurs, le gouvernement ferait mieux de chasser le chômage !"

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 07:28

 

Voilà un an, le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire présentait conjointement avec le Premier ministre son plan biodiversité, qui, je le rappelle, devait marquer le coup d’envoi d’une mobilisation sans précédent du Gouvernement et des acteurs à tous les niveaux pour combattre le déclin de nos écosystèmes. Un an après, notons que le Gouvernement et les associations de protection de l’environnement ne tirent pas le même bilan de sa mise en œuvre.

Malgré les engagements pris dans le cadre de la convention des Nations unies sur la diversité biologique et la mise en œuvre par l’Union européenne d’une stratégie pour la biodiversité, nous sommes loin d’avoir enrayé la perte de biodiversité et nous continuons de pousser certains écosystèmes au bord de l’effondrement.

Si le ministère se fait fort d’avoir engagé 95 % des actions prévues, les associations, pour leur part, se montrent beaucoup plus réservées et jugent insatisfaisantes 82 % des mesures prises.
Les sources d’insatisfaction semblent nombreuses. Elles ont notamment trait au manque d’ambition dans la protection des espèces vulnérables ou dans la lutte contre l’artificialisation des sols. J’ai d’ailleurs évoqué cette dernière problématique dans le cadre de la discussion sur un autre texte examiné cet après-midi. Les associations évoquent également le recul des normes environnementales ainsi qu’un manque de moyens – ce qui, il est vrai, constitue un fil rouge.

Selon les associations, le Gouvernement ne va ni assez vite ni assez loin. Or, malgré les engagements pris dans le cadre de la convention des Nations unies sur la diversité biologique et la mise en œuvre par l’Union européenne d’une stratégie pour la biodiversité, nous sommes loin d’avoir enrayé la perte de biodiversité et nous continuons de pousser certains écosystèmes au bord de l’effondrement.

La création en 2020 de l’Office français de la biodiversité changera-t-elle la donne, en permettant à notre pays de se doter d’un outil efficace ?

Vous avez souligné, madame la secrétaire d’État, que l’objectif consistait au fond, en créant l’OFB, à se doter de l’équivalent de l’ADEME – l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie –, en épaulant les acteurs dans la conduite des actions de reconquête de la biodiversité et en mettant en réseau l’ensemble des acteurs, l’État en tête, ce qui est très important à nos yeux.
Nous y sommes évidemment favorables, ainsi qu’au renforcement des compétences régaliennes des polices administrative et judiciaire, que nous jugeons également décisives.

Nous nous réjouissons par ailleurs que les travaux en CMP aient permis de revenir sur certains amendements du Sénat dont nous estimions qu’ils déséquilibraient le texte et agitaient plusieurs chiffons rouges – pour reprendre l’expression employée par Mme Pompili. Il paraissait incongru que ces amendements pèsent dans le débat, et le compromis trouvé préserve, selon nous, l’objectif premier du texte, à savoir la mutualisation les moyens de l’actuelle AFB et de l’ONCFS.

Quel est le sens et le caractère réellement opérationnel d’une agence dédiée, quand tant de politiques publiques contrarient ses objectifs ?

Les députés communistes avaient d’ailleurs défendu l’opportunité de ce rapprochement lors des discussions sur la loi de 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Nous ne pouvons donc qu’y souscrire : les missions confiées à l’Office sont claires et précises, et le fait de disposer d’un acteur unique constitue un gage d’efficacité opérationnelle.

Néanmoins, plusieurs interrogations demeurent. La plus grave concerne le sens et le caractère réellement opérationnel dont pourra se prévaloir cette agence dédiée, alors que tant de politiques publiques contrarient ses objectifs.

Ainsi, nul ne peut nier que la transformation de notre modèle agricole représente un enjeu fondamental pour la reconquête de la biodiversité. Notre agriculture familiale défend les paysages, les ressources et la faune, ce qui n’a pourtant pas empêché l’exécutif de soutenir les traités de libre-échange qui fragilisent nos agriculteurs et favorisent le dumping environnemental.
De même, je pourrais citer l’adoption de mesures d’assouplissement de la loi littoral, le recul du champ de compétences de l’Autorité environnementale ou l’assouplissement des normes environnementales intervenu dans le cadre de la loi ÉLAN – portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique. Toutes ces mesures mettent en exergue un certain nombre de contradictions qui traversent la majorité.

Néanmoins, le groupe GDR s’abstiendra sur ce texte. Je vous laisse juger de la qualité de cette abstention.

Pour conclure en dix secondes, je vous invite à vous renseigner sur la curieuse bébête rare qui semble avoir été découverte sur le tracé du contournement de Rouen : après que la Violette de Rouen a déjà conduit les autorités à détourner une première fois cette route pour lui faire emprunter une autre voie, ce rongeur s’oppose désormais à ce contournement routier fort désagréable. (Applaudissements sur les bancs de la commission et du groupe FI.)

 

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 06:15

 

Les comparaisons entre le système actuel et le futur régime à points ont été bidonnées pour avantager ce dernier dans la présentation de la réforme du haut-commissaire.

Cherchez l’erreur : un financement des pensions bloqué à moins de 14 % du PIB pour un nombre de retraités qui augmente plus vite que le nombre d’actifs à l’horizon 2070, mais la promesse que chaque assuré sera gagnant au moment de liquider ses droits par rapport au système actuel… Forcément, quelque chose clochait dans les grands axes, dévoilés le 18 juillet, de la refonte du système préconisée par le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye. Le collectif d’économistes et de personnalités à l’origine du site Internet Reformedesretraites.fr a cherché. Et il a trouvé : les exemples pris dans le dossier de présentation du futur régime universel à points ont été bidonnés, a révélé hier le Parisien-Aujourd’hui en France.

La chose paraît incroyable pour un sujet sur lequel l’exécutif joue son crédit auprès des syndicats et du patronat et, plus largement, dans l’opinion publique. Et pourtant. Au lieu d’appliquer les règles légalement votées, c’est-à-dire de bâtir ses comparaisons avec le futur système sur la base des 43 annuités de cotisation pour une carrière complète exigées dans le système en vigueur pour les générations nées à partir de 1973, comme inscrit dans la loi Touraine votée en 2014 (la dernière à avoir retouché les modalités du droit à la retraite), les équipes du haut-commissaire ont retenu d’autres paramètres. Ainsi, la durée de cotisation pour une retraite à taux plein serait de 44,3 ans pour les personnes nées en 1990, selon les simulations du haut-commissariat à la réforme des retraites. Problème : le Parlement n’a jamais voté le passage à une telle durée de cotisation, qui aurait pour effet de repousser encore l’âge de la retraite à taux plein… ou de baisser le niveau des pensions faute de l’atteindre. Mais ce biais permet d’avantager le nouveau système dans la comparaison.

« Au mieux, c’est une erreur, au pire, une manipulation »

La confiance dans la loyauté des discussions sort sérieusement abîmée de cet épisode. « Au mieux, c’est une erreur, au pire, une manipulation », a déclaré Philippe Pihet, le spécialiste des retraites chez FO, dans le Parisien. Pour Régis Mezzasalma, conseiller confédéral de la CGT sur les retraites, « cela traduit une certaine malhonnêteté intellectuelle », même si le syndicat soupçonnait une manœuvre. « On se demandait : ‘‘Où sont les perdants ?’’ », confie à l’Humanité le syndicaliste, lequel reconnaît au moins « la vision cohérente du gouvernement, qui n’a jamais caché son but de faire travailler les gens plus longtemps ». C’est en effet le côté le plus étonnant de cette révélation : dans le Parisien, l’entourage de Jean-Paul Delevoye « assume ce choix » (sic) d’avoir manipulé les données. « Il ne s’agit pas de pénaliser le système d’avant (…), nous appliquons sur l’âge du taux plein l’évolution de l’espérance de vie ». En clair : le haut-commissariat a projeté ses désirs dans le système actuel, comme s’il s’agissait d’une décision déjà exposée, débattue et tranchée !

Pour Régis Mezzasalma, cela montre en tout cas que le projet du gouvernement d’allonger dès 2020 la durée de cotisation, qu’il a finalement écarté, n’a pas été abandonné. « On s’attendait à le voir revenir par la fenêtre, expose le syndicaliste. Ils ont dit qu’il y aurait des mesures à prendre pour remettre le système à l’équilibre budgétaire » avant le passage au régime par points, prévu en 2025. Quant à indexer la durée du travail sur l’espérance de vie, « l’application de cette disposition est prévue dans le cadre de la réforme systémique », rappelle le conseiller confédéral de la CGT. Finalement, tout n’était pas truqué dans les exemples choisis par le haut-commissaire.

Sébastien Crépel

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 06:07
Les grands textes de Karl Marx - 9 - Sur le socialisme et le communisme utopique, Manifeste du Parti communiste

Karl Marx (1818-1883)

Manifeste du Parti communiste (1848) - 3: le socialisme et le communisme utopique et critiques 

"Les systèmes socialistes et communistes proprement dits, les systèmes de Saint-Simon, de Fourier, d'Owen, etc., font leur apparition dans la première période de la lutte entre le prolétariat et la bourgeoisie, période décrite ci-dessus.

Les inventeurs de ces systèmes se rendent bien compte de l'antagonisme des classes, ainsi que de l'action d'éléments dissolvants dans la société dominante elle-même. Mais ils n'aperçoivent du côté du prolétariat aucune initiative historique, aucun mouvement politique qui lui soit propre.

Comme le développement de l'antagonisme des classes marche de pair avec le développement de l'industrie, ils n'aperçoivent pas davantage les conditions matérielles de l'émancipation du prolétariat et se mettent en quête d'une science sociale, de lois sociales, dans le but de créer ces conditions.

A l'activité sociale, ils substituent leur propre ingéniosité; aux conditions historiques de l'émancipation, des conditions fantaisistes; à l'organisation graduelle et spontanée du prolétariat en classe, une organisation de la société fabriquée de toutes pièces par eux-mêmes. Pour eux, l'avenir du monde se résout dans la propagande et la mise en pratique de leurs plans de société.

Dans la confection de ces plans, toutefois, ils ont conscience de défendre avant tout les intérêts de la classe ouvrière, parce qu'elle est la classe la plus souffrante. Pour eux le prolétariat n'existe que sous cet aspect de la classe la plus souffrante.

Mais la forme rudimentaire de la lutte des classes, ainsi que leur propre position sociale les portent à se considérer comme bien au-dessus de tout antagonisme de classes. Ils désirent améliorer les conditions matérielles de la vie pour tous les membres de la société, même les plus privilégiés. Par conséquent, ils ne cessent de faire appel à la société tout entière sans distinction, et même ils s'adressent de préférence à la classe régnante. Car, en vérité, il suffit de comprendre leur système pour reconnaître que c'est le meilleur de tous les plans possibles de la meilleure des sociétés possibles.

Ils repoussent donc toute action politique et surtout toute action révolutionnaire; ils cherchent à atteindre leur but par des moyens pacifiques et essayent de frayer un chemin au nouvel évangile social par la force de l'exemple, par des expériences en petit qui échouent naturellement toujours.

La peinture fantaisiste de la société future, à une époque où le prolétariat, peu développé encore, envisage sa propre situation d'une manière elle-même fantaisiste, correspond aux premières aspirations instinctives des ouvriers vers une transformation complète de la société.

Mais les écrits socialistes et communistes renferment aussi des éléments critiques. Ils attaquent la société existante dans ses bases. Ils ont fourni, par conséquent, en leur temps, des matériaux d'une grande valeur pour éclairer les ouvriers. Leurs propositions positives en vue de la société future - suppression de l'antagonisme entre la ville et la campagne, abolition de la famille, du gain privé et du travail salarié, proclamation de l'harmonie sociale et transformation de l’État en une simple administration de la production - , toutes ces propositions ne font qu'annoncer la disparition de l'antagonisme de classe, antagonisme qui commence seulement à se dessiner et dont les faiseurs de systèmes ne connaissent encore que les premières formes indistinctes et confuses. Aussi, ces propositions n'ont-elles encore qu'un sens purement utopique.

L'importance du socialisme et du communisme critico-utopiques est en raison inverse du développement historique. A mesure que la lutte des classes s'accentue et prend forme, cette façon de s'élever au-dessus d'elle par l'imagination, cette opposition imaginaire qu'on lui fait, perdent toute valeur pratique, toute justification théorique. C'est pourquoi, si, à beaucoup d'égards, les auteurs de ces systèmes étaient des révolutionnaires, les sectes que forment leurs disciples sont toujours réactionnaires, car ces disciples s'obstinent à maintenir les vieilles conceptions de leurs maîtres en face de l'évolution historique du prolétariat. Ils cherchent donc, et en cela ils sont logiques, à émousser la lutte des classes et à concilier les antagonismes. Ils continuent à rêver la réalisation expérimentale de leurs utopies sociales - établissement de phalanstères isolés, création de home-colonies, fondation d'une petite Icarie, édition in-douze de la Nouvelle Jérusalem, - et, pour la construction de tous ces châteaux en Espagne, ils se voient forcés de faire appel au cœur et à la caisse des philanthropes bourgeois. Petit à petit, ils tombent dans la catégorie des socialistes réactionnaires ou conservateurs dépeints plus haut et ne s'en distinguent plus que par un pédantisme plus systématique et une foi superstitieuse et fanatique dans l'efficacité miraculeuse de leur science sociale.

Ils s'opposent donc avec acharnement à toute action politique de la classe ouvrière, une pareille action ne pouvant provenir, à leur avis, que d'un manque de foi aveugle dans le nouvel évangile".

lire aussi:

Les grands textes de Karl Marx - 1 : la critique des libertés formelles de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, dont le pivot est le droit de propriété - une critique des déterminants bourgeois de la Révolution Française

Les grands textes de Karl Marx - 2 - La religion comme opium du peuple

Les grands textes de Karl Marx - 3: l'aliénation produite par la propriété privée et le capitalisme dans les Manuscrits de 1844

Les grands textes de Marx - 4: Les pouvoirs de l'argent (Ebauche d'une critique de l'économie politique, 1844)

Les grands textes de Karl Marx - 5: le matérialisme historique théorisé dans l'Idéologie allemande (1845)

Les grands textes de Karl Marx - 6 - L'idéologie, antagonismes de classes sociales et idées dominantes

Les grands textes de Karl Marx - 7 - Le Manifeste du Parti communiste - Les conditions du communisme se développent dans le développement du capitalisme et de la domination de la bourgeoisie

Les grands textes de Karl Marx - 8 - Qu'est-ce qu'être communiste? - Manifeste du Parti communiste (1848)

Marx et Engels: les vies extravagantes et chagrines des deux théoriciens du communisme!

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 05:37

Amplifions la campagne pour gagner un réferendum sur la privatisation d'ADP. Objectif : 1 millions de signatures pour la Fête de l'Humanité.

Retour sur la conférence de presse de Fabien Roussel, Stéphane Peu députés et Eliane Assassi sénatrice

Pour signer : www.referendum.interieur.gouv.fr

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 05:19
Immigration: le drame de l'année au large des côtes libyennes ( L'Humanité, Emilien Urbach, 29 juillet 2019)
Immigration. Le drame de l’année au large des côtes libyennes
Lundi, 29 Juillet, 2019

150 exilés sont morts jeudi en mer. SOS Méditerranée sera sur zone dans quelques jours, pour reprendre ses opérations de sauvetage.

 

Trois navires chargés de plusieurs centaines d’exilés africains auraient quitté les côtes libyennes jeudi, lorsque l’un d’entre eux a commencé à sombrer. À son bord, près de 300 personnes. 145 d’entre elles, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), ont été secourues, avant d’être reconduites vers l’enfer libyen où on estime que 5 200 personnes se trouvent dans des centres de rétention inhumains, gérés par des factions armées. Entre 110 et 150 personnes, selon les sources, auraient rejoint les profondeurs. Ce nouveau naufrage devrait porter à 600 le funeste décompte de personnes ayant péri en mer depuis le mois de janvier. « La pire tragédie en Méditerranée cette année vient de se produire, a annoncé le haut-commissaire de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, sur les réseaux sociaux. La reprise des opérations de sauvetage en mer, la fin de la détention des réfugiés et des migrants en Libye, la multiplication des voies de sortie sûres hors de la Libye sont nécessaires maintenant. »

Ce drame intervient deux jours seulement avant que le nouveau navire de SOS Méditerranée, l’Océan Viking, ait passé le détroit de Gibraltar, samedi matin, pour rejoindre l’axe migratoire le plus mortel au monde, au large de la Libye. « Le bateau devrait être sur la zone de sauvetage dès les premiers jours d’août », a annoncé vendredi soir Jean-Pierre Lacan, administrateur de l’ONG, lors d’une soirée organisée avec les électriciens et gaziers de la Ccas, dans l’Hérault. « Ce navire est votre navire, a-t-il martelé. Un navire citoyen. »

Face à la xénophobie du gouvernement italien et à l’hypocrisie des autres dirigeants européens, les navires des ONG ont de plus en plus de mal à intervenir en Méditerranée centrale. « Si les tendances actuelles se maintiennent, nous risquons de voir plus d’un millier de personnes perdre la vie sur la Méditerranée pour la sixième année consécutive, ce qui est une sombre perspective pour nous », a pour sa part ajouté le porte-parole du HCR, Charlie Yaxley.

Ses appels comme ceux de l’OIM ne parviennent pas à infléchir la logique criminelle dans laquelle se sont engagés, depuis plusieurs années, les États membres de l’Union européenne.

Émilien Urbach
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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 18:47
 
Décès d'Alain Audoubert : réaction de Fabien Roussel
 
J'ai appris avec beaucoup de tristesse la disparition, dans de tragiques circonstances, d'Alain Audoubert, ancien Maire communiste de Vitry.
C'est un choc pour la population vitriote, pour la municipalité de Vitry et pour les communistes de la ville.
 
Alain fut Maire de la plus grande ville du Val-de-Marne de 1996 à 2015, date à laquelle il proposa que Jean-Claude Kennedy lui succède et poursuive l'action engagée au service de toute la population de Vitry.
Il fut un Maire apprécié pour sa proximité avec les habitant-es, pour son écoute et pour sa capacité à impulser les luttes indispensables pour que vivent les valeurs de solidarité, de justice et de paix auxquels
sont particulièrement attaché-es les vitriotes et vitriots.
En lien avec le Conseil département du Val-de-Marne, il a aussi grandement contribué au rayonnement culturel de Vitry, unanimement reconnu, comme au développement des batailles contre toutes les
précarités.
 
Humaniste et visionnaire, Alain Audoubert était un grand Maire et un inlassable militant communiste, très attaché au combat pour la Paix, qui n'a jamais été autant d'actualité.
 
A ses enfants et à ses proches, à Jean-Claude Kennedy, Maire de Vitry et à l'ensemble de la Municipalité, à Pierre Bell-Lloch et aux communistes de Vitry, je présente mes plus sincères condoléances, au nom du Parti
Communiste Français, et les assure de notre plus chaleureux et fraternel soutien.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Paris, le 29 juillet 2019.
Décès d'Alain Audoubert, maire communiste de Vitry de 1996 à 2015 : réaction de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
Disparition. Vitry-sur-Seine pleure son ancien maire
Mardi, 30 Juillet, 2019

Hier, Alain Audoubert est décédé dans l’incendie de l’appartement qu’il occupait à Vitry-sur-Seine. L’ancien maire communiste a passé la main à Jean-Claude Kennedy en 2015.

 

La nouvelle a choqué. Rue Charles-Fourier à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), dans le quartier populaire où il habitait, Alain Audoubert, l’ancien maire communiste de la ville, a trouvé la mort hier dans l’incendie de son appartement. Selon le journal le Parisien, l’alerte avait été donnée par un ouvrier qui intervenait au pied de l’immeuble. Il aurait tenté de secourir l’ancien maire, en vain, avant de prévenir les secours. Dans la ville et au-delà, l’émotion est forte. Conseiller municipal dès 1971, puis maire de 1996 à 2015, l’homme de 75 ans avait gardé le même mode de vie que les habitants de sa ville.

Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire départemental du PCF du Val-de-Marne, se souvient de ses débuts au conseil municipal. « Quand je suis arrivé à Vitry, il était maire depuis un an et demi. Au conseil municipal entre 2001 et 2008, j’ai beaucoup appris à ses côtés. Il avait une force de travail, une intelligence, une vision pour sa ville et ses habitants. » Le dirigeant communiste évoque même un souvenir plus personnel : « Quand je suis devenu secrétaire départemental en 2011, il m’a reçu à la mairie, dans son bureau, comme un militant reçoit son responsable. J’en étais presque gêné, je venais à peine d’être élu.Il avait cette humilité. »

Son action municipale aura marqué par sa grande implication, notamment pour développer la culture. La présence de nombreuses œuvres d’art dans la ville doit beaucoup à son action. L’ancien instituteur a aussi soutenu de nombreux créateurs de street art, à tel point que Vitry-sur-Seine est devenue une ville de référence en la matière. Les écoles municipales artistiques, l’implantation du Mac Val (musée d’Art contemporain) en collaboration avec le département, la Briqueterie (lieu de soutien à la danse contemporaine) témoignent aujourd’hui de la tradition culturelle qu’Alain Audoubert a contribué à impulser.Jean-Claude Kennedy, le maire actuel (PCF), a réagi très tôt hier à l’annonce de son décès, témoignant de sa reconnaissance pour « son action pour Vitry ». « Il était attaché tout autant à ses racines, son histoire ouvrière et populaire qu’à une vision humaniste de son développement. »

Les hommages affluent

Un développement que souligne aussi le président du conseil départemental du Val-de-Marne, Christian Favier. L’élu communiste rappelle le rôle fondateur d’Alain Audoubert dans la création de l’établissement public d’aménagement Orly-Rungis-Seine-Amont. Une structure qui rassemble 13 communes et qui a permis le projet de développement en cours dans le quartier des Ardoines. « Alain Audoubert a bataillé pour que l’État prenne sa part dans ces projets », témoigne Christian Favier. Fermement engagé pour la paix, l’ancien édile était très investi dans la lutte pour le désarmement nucléaire. Il avait fait inscrire la ville dès 1997 dans l’Association française des communes, départements et régions pour la paix (AFCDRP), se rendant également aux commémorations des bombardements atomiques à Hiroshima au Japon.

Romain Marchand, secrétaire général de l’Association départementale des élus communistes et républicains (Adecr 94) évoque un maire visionnaire et bâtisseur. « C’est en grande partie grâce à sa détermination que les habitant·e·s de Vitry-sur-Seine auront accès à deux stations de la ligne 15 du métro dans leur commune », précise-t-il. L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Olivier Morin avec grégory marin L'Humanité 30 juillet 2019
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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 13:52
Fichage/mineurs isolés : Le PCF appelle les départements à s'opposer au fichage biométrique

Fichage/mineurs isolés : Le PCF appelle les départements à s'opposer au fichage biométrique

Le conseil constitutionnel a décidé de faire primer la lutte contre l’immigration irrégulière sur la Protection de l’enfance. Saisi d’une Question prioritaire de constitutionnalité par 22 associations, le Conseil constitutionnel vient de déclarer le fichage biométrique des mineurs isolés conforme à la constitution.

L’article 51 de la loi "asile et immigration" qui permet ce fichage est extrêmement critiquable.

Il ne se préoccupe pas de l’intérêt supérieur des enfants, reconnu dans l’article 3–1 de la convention internationale des droits de l’enfant, mais permet au contraire de faciliter la lutte contre l’immigration irrégulière.

Cette décision va avoir comme conséquence d’augmenter le nombre de mineurs vivant dans la rue dans une extrême précarité, livrés à eux même et dissuadés de solliciter les services de protection de l’enfance.

Le PCF dénonce un système qui tend à rendre encore plus fragiles et vulnérables des mineurs qui ont déjà connu un parcours traumatisant.

Le PCF rappelle que la France doit respecter ses obligations concernant l’intérêt supérieur de l’enfance dont les principes sont dictés dans la convention internationale des droits de l'enfant et dont la France est signataire.

À l’instar de ces 22 associations, le PCF appelle les départements à aduler leur rôle de garants de la protection de l’enfance en s’opposant à la mise en place du fichage biométrique. Nous proposons une convention tripartite de financement Département-État-Europe pour permettre aux enfants d'avoir la vie digne à laquelle ils ont droit.

Parti communiste français,

Paris, le 29 juillet 2019.

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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 12:25
Affaire Legay : Le PCF réclame un parquet indépendant
 
Le procureur de la République de Nice a reconnu, auprès de sa hiérarchie, avoir menti publiquement sur l’origine des violences policières subies par Madame Legay, aux seuls fins de protéger le Président de la République. Il a ainsi délibérément violé les règles et obligations légales et déontologiques.
 
On sait l’impossibilité dans laquelle sont les procureurs français de faire leur métier de façon correcte en toute indépendance. Ils sont trop peu nombreux et harassés de travail. Mais le zèle excessif du procureur de Nice, comme ceux de Marseille et Paris, à satisfaire le pouvoir politique plutôt qu’à servir la justice est sidérant. Il illustre les liens malsains qui existent entre hiérarchie parquetière et pouvoir politique.
 
Jean Michel Prêtre a ainsi expliqué qu’il ne voulait pas mettre le chef de l’État dans l’embarras en livrant des versions trop divergentes. Un mensonge d’autant plus grave qu’il se trouvait au centre de supervision urbain au moment où Geneviève Legay a été blessée.
 
Quel crédit apporter à la Justice quand elle fait de la désinformation et tente de verrouiller les enquêtes sensibles?
 
Le PCF soutient la démarche de madame Legay qui a décidé de saisir le conseil supérieur de la magistrature pour obtenir la destitution de ce magistrat.
 
Non seulement le parquet a cherché à couvrir les violences graves et répétées commises à l’occasion des manifestations des gilets jaunes mais il à, de manière éhontée, porté atteinte au principe fondamental de la séparation des pouvoirs.
 
Le PCF demande que tous les liens entre chancellerie et Ministère public soient rompus et exige l'indépendance totale de la justice, sans que les libertés fondamentales soient ainsi bafouées.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 26 juillet 2019.
Affaire Legay : Le PCF réclame un parquet indépendant
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29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 07:23

 

Texte collectif. 

Deux unes du Parisien parues cette semaine donnent une bien piteuse image des enseignant.e.s et de leurs missions. La première s’intitule « Éducation : les profs français rois du chahut », la seconde a pour titre « Discipline : les profs français bonnets d’âne ».

Peu importe le contenu sans intérêt des articles en question, que bien peu de gens liront au demeurant. Le mal est déjà fait à travers ces deux unes, qui circulent sur tous les réseaux sociaux de manière virale et délivrent un message sans ambiguïté : on retrouve dans ces unes tous les ingrédients classiques du « prof-bashing », sous forme de retournement du stigmate, avec notamment :

– Une profession tournée en ridicule, dans les articles comme dans les illustrations.

– Des enseignant.e.s rendu.e.s seul.e.s responsables, pour ne pas dire maîtres d’œuvre, d’une situation que pourtant ils/elles subissent, en étant qualifié.e.s de « rois du chahut ».

– Des journalistes qui ne se sont pas demandé une seconde quels seraient les effets de ces unes sur les jeunes, les personnels ou le climat scolaire. En traitant l’information sous cet angle, ils ne font qu’encourager l’autoréalisation de la prophétie : comment les enseignant.e.s pourraient-ils/elles être respecté.e.s par les élèves dans une société où l’on se plaît à bafouer à ce point leur image ?

– Un discours implicite qui ne trompe personne : s’agit-il de décrédibiliser encore un peu plus l’école publique afin de pousser au maximum les fuites vers le privé, ce qui a toujours été la feuille de route de Jean-Michel Blanquer, bien aidé en cela par certains journaux décidément très complaisants, qui ont toujours fait un usage immodéré du sensationnel pour faire vendre, et peu importent les conséquences ?

– Des références à une école d’un autre âge à travers les « bonnets d’âne », qui n’existent plus depuis longtemps. Décidément, tout est bon pour ringardiser l’image des services publics, surtout quand on veut s’en débarrasser.

– Un discours sur l’école qui se limite depuis des mois au maintien de l’« ordre » et peu importent les sujets de fond, comme par exemple le contexte social, les contenus de savoir, les moyens, les réformes, la transmission des apprentissages…

– La négation des relations dialectiques qui existent entre la nation et son système éducatif : si l’école exerce une influence sur la société, l’inverse est également vrai ! Alors qu’on nous assène en permanence des injonctions sur « l’école qui devrait s’adapter au monde extérieur », on peut regretter que le fonctionnement de ce « monde extérieur » s’inspire aussi peu de ce qui se passe dans l’école. Ce qui, pourtant, lui serait hautement bénéfique.

Bien sûr, ces unes ne surgissent pas par hasard. Elles tombent même tout à fait à point, alors que le gouvernement multiplie les opérations de propagande en faveur de son fameux service national universel (SNU), conçu comme LA solution à ce prétendu « chahut » anomique : en effet, quoi de mieux que des militaires pour faire enfin « régner l’ordre » en se substituant à des enseignant.e.s définitivement étiqueté.e.s comme « défaillant.e.s » ? Ce SNU largement décrié est un dispositif dans lequel le gouvernement a investi 1,5 milliard d’euros d’« argent magique », ce qui représenterait l’équivalent de 50 000 postes d’enseignant.e.s, au moment où l’école publique subit une des pires saignées budgétaires de son histoire ainsi que des réformes calamiteuses qui sont en train de la détruire. Ces unes surgissent aussi au moment où est débattu à l’Assemblée le principe de l’imposition d’une semaine de formation pour tous les enseignant.e.s en dehors du temps de service, ce qui représente une nouvelle dégradation de nos conditions d’exercice.

Alors que la souffrance au travail devient de plus en plus préoccupante chez les personnels, alors que les maladies professionnelles, les burn out, les démissions et les suicides se multiplient de façon alarmante, le Parisien ne trouve rien de mieux que de stigmatiser encore plus la profession. Quel degré d’irresponsabilité ou d’inconscience faut-il avoir atteint pour en arriver là ? Les journalistes du Parisien mesurent-ils seulement les conséquences de ce qu’ils écrivent ? Le Parisien semble également ignorer que le sort des élèves est toujours étroitement lié à celui des enseignant.e.s : en s’attaquant aux un.e.s, on met toujours les autres en péril.

Au fond, tout se tient : si le message est cohérent, les choix budgétaires le sont aussi. « Voilà une classe qui se tient sage », disait un policier aux lycéens de Mantes-la-Jolie agenouillés par terre les mains sur la tête. Ailleurs, ce sont des gendarmes qui sont recrutés comme personnels de direction. Cette obsession lancinante pour l’ordre ne résoudra pourtant rien, ni l’échec scolaire, ni les fractures sociales, ni les discriminations, ni les incivilités. Elle ne remplacera jamais une action éducative ambitieuse et digne de ce nom.

Pendant ce temps, le programme de collège inclut plusieurs semaines d’« éducation aux médias », au cours desquelles les enseignant.e.s construisent patiemment des démarches pour inciter les élèves à s’intéresser à l’actualité et à la presse écrite ou audiovisuelle, tout en étant régulièrement traîné.e.s dans la boue par toute une partie de cette presse. Décidément, notre vie professionnelle ne manque pas de paradoxes. Un grand merci au Parisien pour ses unes racoleuses, tendancieuses et scandaleusement orientées, qui donnent une vision injuste et tronquée de la réalité. Autant de merveilleux supports pédagogiques qui nous seront bien utiles pour illustrer nos cours sur la désinformation.

Texte élaboré par le réseau école du PCF

 

 

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans POLITIQUE NATIONALE

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