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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 12:43
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
 
Le Président de la République doit s'exprimer ce mardi 31 décembre.
Après 26 jours de mobilisations et de grèves, il doit entendre qu'une grande partie du pays ne veut pas de sa réforme. Et la retirer.
Car une grande réforme, si elle porte l'ambition de transformer profondément notre système de retraite, devrait avoir pour objectif d'être porteuse de progrès pour tous et de rassembler une large majorité
de nos concitoyens, notamment les premiers concernés, les salarié.e.s, la jeunesse et les partenaires sociaux.
C'était l'ambition affichée d'Ambroise Croizat et du gouvernement du général de Gaulle en 1946. Ils y sont parvenus.
Ce gouvernement en est tellement loin. Tous les syndicats et l'ensemble des forces de gauche et écologistes sont contre une réforme budgétaire qui va allonger la durée de notre vie au travail. Seul le Medef applaudit. Et encore, timidement.
Cette réforme concentre ce qu'il y a de pire : elle plafonne les dépenses à 14% du PIB, remplaçant des trimestres par des points, troquant la solidarité par l'individualisation des retraites, changeant le mode de calcul des pensions pour retenir les pires années au lieu des meilleures, portant l'âge de départ en retraite sans malus à 64 ans, réduisant le bénéficie des pensions de réversion, ouvrant en grand la porte aux retraites par capitalisation et aux fonds de pension. Et quand il parle négociation, ce gouvernement ne propose en somme que la clause du grand père. Comment qualifier une société qui dit à ses enfants: « c'est vous qui paierez ! » Où est la solidarité ?
 
Après 25 jours de conflit, les salariés et leurs représentants syndicaux ont montré leur détermination. Les forces de gauche et écologistes demandent également que cette réforme soit retirée pour ouvrir de
véritables négociations.
D'autres propositions ont été formulées pour financer les améliorations du système actuel. Bien sûr toutes ces propositions vont à l'encontre du projet du gouvernement  de faire travailler plus longtemps les
Françaises  et les Français Mais elles portent en elles la marque du progrès et de la justice sociale, de la solidarité, du partage des richesses et du recul des inégalités. Alors discutons-en.
Tout cela alimente la colère d'autant plus qu'il n'y a pas urgence à réformer notre système de retraite.
Sans compter le ras le bol généralisé qui souffle et grandit dans le pays, comme si tous les mauvais coups subis par nos concitoyens depuis deux ans et demi remontaient aujourd'hui.
 
Un président à l'écoute du peuple et de tous les français doit avoir l'humilité d'entendre aussi tout cela. Retirer cette réforme, ce n'est pas perdre. C'est reprendre la main pour ouvrir une nouvelle période
faite d'apaisement et d'un dialogue sincère. L'acte 2 du quinquennat peut commencer ce 31 décembre si le président ouvre une période de dialogue sans imposer sa réforme.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,
 
Paris, le 30 décembre 2019.
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 08:47
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix
150 personnes mobilisés ce samedi 28 décembre contre la réforme des retraites à Carhaix - Photos UL CGT Carhaix

Ce samedi 28 décembre, 150 manifestants contre la réforme des retraites à Carhaix. La CGT avait appelé à la manifestation, ainsi que le PCF, le NPA, EELV et le PS.

Les communistes étaient bien représentés dans la manifestation.

Carhaix-Plouguer. Noël n’arrête pas les manifestants

 

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 07:23
Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)

Berrien s'était déjà déclarée commune hors TAFTA. Son maire Paul Quemener, et sa première adjointe, Marie-Pierre Coant, sympathisants Front de gauche et communistes (Paul Quemener avait été présent sur la liste Front de Gauche aux Sénatoriales en 2014), soutenaient Ian Brossat pour les élections européennes. Des élus qui s'engagent pour le progrès humain et social.

Lors du conseil municipal du 11/12/2019 à Berrien, les élus ont adopté à l'unanimité le voeu exprimé dans la lettre de l'ICAN.
Ci-joint l'article de l'Ouest France.

 

Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)

Lors du conseil municipal qui s’est déroulé mercredi soir, à la mairie, le conseil municipal a évoqué le traité d’interdiction des armes nucléaires. La commune adhère donc à l’appel des villes pour cette abolition se disant « profondément préoccupées par la lourde menace que les armes nucléaires posent aux communautés à travers le monde ». Elles sont fermement convaincues que leurs habitants ont le droit de vivre dans un monde libre de cette menace. Toute utilisation, délibérée ou accidentelle, d’arme nucléaire aurait des conséquences catastrophiques durables à grande échelle pour la population et l’environnement. La commune soutient donc ce traité sur l’interdiction des armes nucléaires et appelle le gouvernement à y adhérer.

Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)

L'Appel des villes | ICAN France

L’Appel des villes

Lors du II ème Forum mondial sur la violence urbaine et l’éducation pour la coexistence et la paix qui s’est tenu du 5 au 8 novembre 2018 à Madrid, ICAN a lancé un appel aux municipalités du monde entier pour qu’elles prennent des mesures pour soutenir l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. Les villes de Berlin, Bern, Bruges, Sydney, Melbourne, Toronto, Milan, Baltimore, Los Angeles, Waschington(et d’autres) ont déjà décidé d’adhérer à cet Appel.

Pourquoi un maire doit adhérer à cet Appel ?

Les villes ont été les premières à engager des programmes d’actions (Agenda 21) pour lutter contre le changement climatique. Face aux problématiques planétaires, elles ont toujours été en première position, car elles savent que cette pression positive au niveau local aura un effet au niveau national et international. En retour, chaque avancée internationale aura un effet positif pour ses concitoyens.

Les villes sont les principales cibles des armes nucléaires. Cette réalité doit tous nous interpeller. En cas de détonation nucléaire (peu importe sa localisation à travers le monde), c’est l’ensemble de la communauté internationale qui en subira les conséquences humanitaires, sanitaires et environnementales pour une durée indéfinie. La création du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires est une avancée sans précédent pour mettre fin à la menace de ces armes de destruction massive. La création de cette interdiction va permettre de faire avancer les processus de désarmement nucléaire, malgré sa complexité.

Le Maire a une pleine responsabilité pour assurer la sécurité de sa population. Il l’assure à travers une sécurité publique, sanitaire, économique et un environnement sain. Chacune de ses politiques réalisées ont pour objectif que ces concitoyens vivent dans les meilleures conditions. Un maire responsable ne peut donc pas ignorer une menace, c’est son devoir d’agir.

Aucune ville n’a le droit d’être ciblée par une arme de destruction massive. Des armes qui viendront détruire des écoles, des musées, des hôpitaux et enlever la vie aux populations. Des biens que des politiques publiques auront longuement mis en place par des efforts humains et financiers importants.

La seule façon efficace de faire face à ce danger potentiel est d’interdire et d’éliminer les armes nucléaires. En soutenant le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, le Maire affirme donc le droit des habitants de sa ville à vivre dans un monde libre de la menace nucléaire.D’ailleurs ce droit est souhaité par une majorité de Français. Exactement 67%, (sondage IFOP du 4 juillet 2018) se disent favorables à la ratification du TIAN par la France.

Un Maire peut aider à la naissance d’une prise de conscience nationale de la nécessité de se protéger de ces armes de destruction massive. Il a su le faire en protégeant ses habitants en utilisant moins (ou plus du tout) de pesticides, d’engrais, de produits chimiques dans les mobiliers urbains, d’OGM dans les cantines scolaires. Ces initiatives n’ont qu’un but : donner une sécurité à ces citoyens… Alors demandez-lui aussi de vous donner une sécurité en soutenant l’Appel des villes, pour faire progresser la norme incarnée par le TIAN.

Ce sont nos villes qui peuvent jouer un rôle influent pour mettre fin à la nouvelle course aux armements nucléaires et engager définitivement un processus d’élimination totale.

 

L’Appel : « Notre ville est profondément préoccupée par la lourde menace que les armes nucléaires posent aux communautés à travers le monde. Nous sommes fermement convaincus que nos habitants ont le droit de vivre dans un monde libre de cette menace. Toute utilisation, délibérée ou accidentelle, d’arme nucléaire aurait des conséquences catastrophiques durables et à grande échelle pour la population et pour l’environnement. Par conséquent, nous soutenons le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires et appelons notre gouvernement à y adhérer. »

Procédure : Le maire doit nous faire parvenir un courriel à coordination(@) icanfrance.org indiquant que sa ville a accepté de signer l’Appel des villes de ICAN et il peut également prendre des mesures supplémentaires comme : 

  • Écrire au gouvernement : Informer le ministre des Affaires étrangères que votre ville a approuvé l’appel des villes de ICAN.
  • Informer les médias : Publier un communiqué de presse annonçant que votre ville a rejoint cette campagne mondiale.
  • Informer les parlementaires de sa commune et ses habitants : Faire circuler l’information ou organiser une exposition publique sur la menace des armes nucléaires et les efforts internationaux pour éliminer cette menace.

 

Mayors For Peace – Les Maires pour la Paix

Cet appel est également relayé et soutenu par le réseau mondial de l’ONG des Maires pour la Paix ; un réseau présidé par les maires d’Hiroshima et de Nagasaki, qui rassemble plus de 7 000 collectivités locales dans 158 pays, dont 150 en France. Ces collectivités s’engagent à travailler pour une culture de la paix dans un monde enfin libéré de la menace des armes nucléaires. La branche française de l’ONG Maires pour la Paix est présidée par Philippe Rio, maire communiste de Grigny ; ICAN France encourage les villes françaises à :

  • Devenir membre du réseau Maires pour la Paix France.
  • Organiser une exposition (disponible soit vers Maires pour la Paix France ou ICAN France) pour informer sur les effets des armes nucléaires et les moyens d’agir pour leur élimination.
  • Commémorer  l’anniversaire des bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, par des évènements publics.
  • Adopter un vœux en conseil municipal dans lequel il est exprimé un soutien à l’élimination des armes nucléaires.
Berrien. Les élus disent non aux armes nucléaires (Ouest-France, 21 décembre 2019)
Finistère. Un courrier aux 269 maires pour signer l’appel mondial contre les armes nucléaires

Le 17 mai, la Ville de Paris a été la première Française à signer l’appel mondial des villes en faveur du traité d’interdiction des armes nucléaires. Rappelant que « la concentration à l’Île Longue de l’essentiel de notre force nucléaire en fait une cible privilégiée », le Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (CIAN29) vient d’écrire aux 269 maires du Finistère pour les inviter à imiter la capitale de l’Hexagone en signant cet appel mondial.

« Le 7 juillet 2017 aux Nations Unies, 122 pays ont voté en faveur de l’adoption du traité d’interdiction des armes nucléaires. La France n’a pas pris part au vote, rappellent Christian Colimard, du Mouvement de la Paix du Sud-Finistère, et Roland de Penanros, de l’Université européenne de la Paix. Le 17 mai 2019, en signant l’appel mondial des villes en faveur de ce traité, Paris est devenue la première ville française à lui apporter son soutien et à appeler notre gouvernement à y adhérer. »

APPEL DES VILLES | DR

Une lettre aux 269 maires

Dans le cadre de la campagne conduite par Ican France [branche française de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, récipiendaire du Prix Nobel de la paix 2017] pour qu’un maximum de villes s’engagent à la suite de Paris en faveur de ce traité, le Collectif finistérien pour l’interdiction des armes nucléaires (CIAN29), qui regroupe une quinzaine d’associations et d’organisations syndicales et politiques à l’initiative du Mouvement de la paix et de l’Université européenne de la Paix, vient d’adresser une lettre aux maires des 269 communes du département du Finistère.

Rappelant que « la concentration à l’Île Longue de l’essentiel de notre force nucléaire en fait une cible privilégiée et [que] les populations de tout le département et bien au-delà seraient les premières victimes des effets dévastateurs d’une attaque nucléaire de ce site », le collectif invite les maires « à signer cet appel et participer ainsi, de manière simple, mais directe, à une étape supplémentaire vers l’élimination des armes nucléaires et de la menace que leur utilisation, intentionnelle ou accidentelle, ferait peser sur [leurs] concitoyens et toute l’humanité. »

Ainsi, le collectif invite les 269 maires du Finistère « à faire entendre la voix des villes et des cités en adhérant à cet appel ».

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 06:52
Sur la photo : Fabien , durant l'été 1939 , en compagnie de son épouse , Andrée , engagée dans la Résistance à ses côtés , arrêtée en décembre 1942 et déportée au camp SS de Ravensbrück . Elle survécut et fut rapatriée en mai 1945.

Sur la photo : Fabien , durant l'été 1939 , en compagnie de son épouse , Andrée , engagée dans la Résistance à ses côtés , arrêtée en décembre 1942 et déportée au camp SS de Ravensbrück . Elle survécut et fut rapatriée en mai 1945.

Pierre Georges avant son engagement aux Brigades Internationales

Pierre Georges avant son engagement aux Brigades Internationales

Pierre Georges dit "Colonel Fabien" 21/01/1919 - 27/12/1944
Militant communiste et résistant français, déclaré mort pour la France (à la veille de ses 26 ans).
Apprenti boulanger puis ajusteur, responsable des Jeunesses communistes, lieutenant des Brigades internationales, auteur du premier attentat contre un officier allemand le 21/08/1941 au métro Barbès-Rochechouart.



Le Colonel Fabien , de son vrai nom Pierre Georges , alias "Frédo"et "capitaine Henri" , héros de l'insurrection parisienne d'Août 1944 , était un porte-drapeau pour la Résistance et le Parti communiste français . Ancien des Brigades internationale durant la Guerre d'Espagne ( à 17 ans ! ) , premier résistant à avoir abattu un officier allemand en aout 1941 , arrêté , torturé , évadé, blessé à plusieurs reprises , Fabien a été l'homme de toutes les embuscades et sabotages , le prototype du partisan : responsable FTP pour tout le sud de la région parisienne , c'est à ce titre qu'il participa à la libération de Paris en août 1944 . Il alla ensuite combattre jusque sur les rives du Rhin à la tête d'un groupe de cinq cents hommes , principalement originaires de Suresnes , la Brigade de Paris , que l'on appellera aussi « les Fabiens », pour continuer la lutte contre les nazis avec les Forces françaises et alliées . C'est d'ailleurs là qu'il trouve la mort , sur le front du Rhin , déchiqueté par une mine avec deux de ses collaborateurs les plus proches , le colonel Dax et le capitaine Lebon . Mais les circonstances de cette mort n'ont jamais été réellement éclaircies ...
 

 

21 août 1941 : à Barbès-Rochechouart, Fabien tire - Maurice Ulrich, L'Humanité
 

L’acte du militant communiste et résistant, qui, à vingt et un ans, a déjà combattu le fascisme en Espagne, donne le signal de la lutte armée contre l’occupant.
Il est encore tôt, ce matin du 21 août 1941 à Paris. Au métro Barbès-Rochechouart, un officier de la Kriegsmarine s’apprête à monter dans la rame. Deux coups de feu claquent, il s’écroule. C’est dans la France occupée le premier acte de la résistance armée.

Son auteur, Pierre Félix Georges, entrera dans l’histoire sous le nom de colonel Fabien. Né dans le 19e arrondissement, il n’a que vingt et un ans, mais il a déjà combattu le fascisme, en Espagne.

À la fin de l’année 1936, il s’est engagé dans les brigades internationales en mentant sur son âge. Il est communiste. Les deux coups de feu de Fabien vont avoir un sens clair. Pour les nazis, cela veut dire qu’en dépit de la collaboration active du gouvernement de Pétain, de l’appui de la police française dirigée par Bousquet, ils ne seront plus en sécurité. Pour une part de l’opinion française, encore fidèle à Pétain, c’est le signe que la guerre continue. Certes, depuis Londres, le général de Gaulle l’a dit dès le 18 juin 1940. Mais il s’agit de rassembler les forces de l’empire colonial et de reconstituer à partir de Londres une force combattante, s’appuyant en France sur des réseaux de résistance tournés vers le renseignement ou constituant des forces d’appoint dans l’attente du grand jour. L’action de Fabien signifie que le combat au cœur même de la capitale et des villes passe par la lutte armée. C’est aussi un acte politique majeur. La résistance française, pour le PCF, sera populaire, sur la terre de France. La portée de cette décision est considérable. Sans elle, à tout bien considérer, la libération de Paris « par lui-même », selon la formule du général, n’aurait peut-être pas eu lieu.
« Paris a froid, Paris a faim, Paris ne mange plus de marrons dans la rue, Paris a mis de vieux vêtements de vieille », écrivait Paul éluard. Pas pour tout le monde. La collaboration est devenue pleinement active, ce qui ne va pas sans interrogations dans l’opinion. Le 12, Pétain déclare à la radio qu’il sent souffler un vent mauvais : « L’inquiétude gagne les esprits, le doute s’empare des âmes, l’autorité de mon gouvernement est discutée. » Le 14, Vichy décrète que les magistrats, les hauts fonctionnaires et les militaires doivent prêter serment au maréchal. Le 20, la police française, à la demande des Allemands, arrête 3 447 juifs, internés à Drancy.

Au matin du 21 août, un communiqué officiel annonce : « Pour activité en faveur de l’ennemi, le juif Samuel Tyszelman et le nommé Henri Gautherot, tous deux domiciliés à Paris, ont été condamnés à mort. Ils avaient participé à une manifestation communiste dirigée contre les troupes d’occupation allemandes. En exécution de l’arrêt, ils ont été fusillés. » Tous deux étaient des amis de Fabien.
Pour les communistes français, le trouble du pacte germano-soviétique de 1939 est déjà loin. Pas seulement parce que l’Allemagne est lancée depuis juin contre l’Union soviétique, mais parce que la répression contre les communistes, dès juillet 1940, ne laisse guère de place aux ambiguïtés. Pour Vichy comme pour les nazis, les communistes sont l’ennemi principal. Dès octobre 1940, les communistes ont créé les OS, organisations spéciales, dont le but est d’agir contre l’occupant. Le 15 mai, le PCF lance un appel à la constitution d’un front national de lutte pour la libération de la France, et des attentats et sabotages, en particulier contre les installations ferroviaires, commencent à se multiplier. Mais il faut faire plus. Les nazis, dès septembre 1940, ont déjà désigné des otages qui seraient exécutés en cas de troubles. Ils ont exécuté des patriotes. Jacques Bonsergent qui a « bousculé des soldats allemands » en décembre 1940, André Masseron qui a chanté la Marseillaise, le 19 juillet 1941, Roger Roig le 24 qui a tenu des propos injurieux. Le premier, sans doute, fut à Rouen, Étienne Dechavanne, dès juillet 1940.
Il faut un choc. Ce n’est pas si simple. Est-ce la bonne stratégie ? Fabien va donner l’exemple. Ce jeune homme est déjà un combattant aguerri, devenu sous-officier en Espagne, grièvement blessé en 1938. Revenu à Paris il est « ajusteur d’avion » et épouse Andrée Coudrier qui sera déportée à Ravensbrück. Élu au Conseil national de la jeunesse communiste, puis arrêté dans son usine où les ouvriers se solidarisent en se mettant en grève, il s’évade, commence à organiser l’activité clandestine du PCF dans différentes régions. Il revient à Paris début 1941, à la demande de la direction du PCF. Le 21 août, il tire.
Fabien installe ensuite le premier maquis de France dans le Doubs, attaqué en octobre par la gendarmerie. Il est de nouveau blessé, à la tête. Il traverse le Doubs à la nage, regagne Paris. Arrêté par la police française, il est torturé et remis à la Gestapo. Il s’évade du fort de Romainville et reprend les combats dans divers maquis. En 1944, il est l’un acteurs importants de l’insurrection parisienne. Le groupe qu’il commande devient le 151e régiment d’infanterie sous les ordres du général Delattre de Tassigny. Ce dernier le voyait déjà général. Le 27 décembre 1944, Pierre Georges, le colonel Fabien, saute sur une mine dans des conditions restées imprécises. Il avait vingt-cinq ans.
Maurice Ulrich

27 Décembre 1944 , Habsheim , Alsace . Mort du Colonel FABIEN, Pierre Georges, héros communiste de la Résistance française (1919-1944)
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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 06:25

 

Emmanuel Macron avait demandé une trêve de Noël sans rien proposer en échange. Il continue depuis à taper sur les grévistes et les opposants à la réforme des retraites.

Ils sont malins, au gouvernement. Emmanuel Macron s’est retranché dans le fort de Brégançon (Var) et certains ministres sont à l’étranger. Mais, à les entendre, ils se trouveraient toujours à Paris. « Le gouvernement est à la tâche, sans relâche, à la disposition de chacune et de chacun, chaque heure et chaque jour. Il n’y aura pas de trêve pour le gouvernement », promettait Macron avant les fêtes. À la tâche, sans relâche, mais à distance, surtout pour défendre la réforme des retraites et combattre le mouvement social.

Les ministres, où qu’ils soient, ne sont pas en reste pour diaboliser les syndicats et les grévistes. « Les fêtes de fin d’année doivent être respectées », a lancé juste avant Noël Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État aux Retraites. « Il est des moments dans la vie d’une nation où il est bon de savoir faire trêve pour respecter les ­familles », a estimé le chef de l’État juste avant les fêtes. C’est pourtant le gouvernement lui-même qui a lancé sa réforme en pleine période de Noël, dans l’objectif et dévitaliser et de délégitimer toute contestation sociale, au plus grand mépris des « familles » et de l’ensemble des Français.

« Nous ne reviendrons pas sur la suppression des régimes spéciaux »

Ils se lamentent aujourd’hui de ne pas avoir obtenu de trêve de Noël. Mais qu’ont proposé les ministres ? « Nous attendons une prise de conscience progressive du compromis qui a été mis sur la table », plaide l’entourage du premier ministre. Quel compromis ? « Ce n’est pas le gouvernement qui l’a refusé ! » assène Laurent Pietraszewski. Facile, puisque rien n’a été proposé aux syndicats. « Nous ne reviendrons pas sur la suppression des régimes spéciaux », affirme d’ailleurs le secrétaire d’État. Il n’y aura pas « de réintégration des critères pénibilité », ni « d’augmentation des cotisations ». Pourquoi ? « Le patronat n’accepterait pas », souffle la communication du gouvernement. On voit bien qui tient le manche ici : hors de question de porter une mesure refusée par le Medef, mais si elle est combattue par l’ensemble des syndicats, là, tout va bien ! Macron a d’ailleurs, selon le Journal du dimanche, fustigé la CFDT lors du dernier Conseil des ministres en pestant contre « ceux qui ont une idée généreuse de la réforme, qui s’attribueraient les bonnes nouvelles et qui renverraient la question financière ».

Tout est dit. Cette réforme n’est pas « généreuse » et ne contient aucune « bonne nouvelle » pour les Français, malgré le récit imposé par l’exécutif, qui tente de décrocher un à un les grévistes, métier par métier, en proposant un chèque. Cela « va se compter en milliards (…) mais le jeu en vaut la chandelle », estime la députée LaREM Olivia Grégoire, qui appelle de ses vœux un « régime universel » en réalité taillé pour repousser l’âge de départ, baisser les pensions et diriger les Français vers des systèmes de retraite privés. Pour montrer l’exemple, Macron a même renoncé à sa retraite de président. « Que ceux qui critiquent Macron en fasse (sic) autant », ont twitté de nombreux macronistes, dont le député Fabien Matras. Et donc, à quoi doivent renoncer ceux qui n’ont qu’une retraite de non- président ?

Aurélien Soucheyre

 

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 06:24

 

Résumé latino-américain *, 26 décembre 2019.

Afin de contrer les partisans de Morales, le nouveau ministre bolivien de l'Intérieur a engagé des agents de contre-insurrection israéliens, arguant que ces derniers sont compétents pour "contrôler les groupes terroristes".

L'influence d '"Israël" en Amérique latine ne date pas aujourd'hui. Si le Venezuela et l'Argentine y ont échappé, c'est parce que la présence de dirigeants de gauche et la vague du chavisme ont entravé les actions des agents de sécurité israéliens.

En ce sens, le journaliste américain Wayne Madsen a écrit dans un article publié le 17 décembre sur le site Alt World qu'avec le renversement des gouvernements progressistes à travers l'Amérique latine et leur remplacement par des régimes néo-fascistes à droite, des conseillers israéliens la contre-insurrection, mieux connue sous le nom de «trafiquants de la mort», est revenue en Amérique latine. Les gouvernements de droite au Brésil, en Bolivie, en Colombie, au Pérou, en Équateur, au Honduras, au Paraguay, au Guatemala et au Chili, désireux de mettre fin à la vague de protestations, ont invité les Israéliens à retourner dans leur pays pour donner des conseils. Certains de ces pays cherchent à dépeupler les régions indigènes d'une manière aussi systématique que le régime israélien l'a fait avec les Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Pendant la vague socialiste en Amérique latine, les gouvernements progressistes ont soutenu les Palestiniens et évité les relations étroites avec "Israël". Certains dirigeants progressistes, comme Hugo Chavez au Venezuela et Evo Morales en Bolivie, ont rompu les liens avec "Israël" en raison de leurs crimes contre le peuple palestinien à Gaza. Dans le contexte du récent renversement de Morales par un coup d'État militaire de droite et des sanctions américaines à l'encontre du successeur de Chavez, Nicolás Maduro, les commerçants israéliens de contre-insurrection sont fréquemment vus dans les capitales d'Amérique latine, où la droite, et même l'extrême À droite, est arrivé au pouvoir. En utilisant une logique presque talmudique, le gouvernement israélien estime que pour combattre les gouvernements pro-palestiniens qui ont des relations amicales avec l'Iran,

L'héritage de la sécurité israélienne en Amérique latine est un record tristement célèbre qui se traduit par un soutien aux dictateurs génocidaires tels que la dictature argentine ou guatémaltèque. Avec l'avènement du «printemps socialiste» en Amérique latine, les marchands de la mort israéliens y ont fortement réduit leurs activités ou ont cherché de nouvelles perspectives en Afrique, dans les Balkans et en Asie du Sud. Après le renversement de Morales comme le dernier des premiers dirigeants du «printemps socialiste» à tomber en Amérique du Sud, les commerçants de contre-insurrection israéliens ont vu un nouveau marché ouvert lorsque le nouveau ministre bolivien de l'Intérieur, Arturo Murillo, a salué l'aide israélienne de développer les capacités de son escadron de la mort nouvellement formé, le "Groupe antiterroriste", qui, selon lui, vise à combattre les «terroristes». Dans leur langue, les «terroristes» dans ce cas sont des Boliviens fidèles au président déchu Morales, ainsi que des autochtones: les Aymara (l'ethnie Morales) et les Quechua, Chiquitan, Guaraní et Moxenos, explique Wayne Madsen.

La raison pour laquelle le ministre de l'Intérieur Murillo a choisi des Israéliens comme conseillers à la sécurité a été révélée dans une interview à Reuters. Il a déclaré: «Ils sont habitués à traiter avec les terroristes. Ils savent comment les gérer. » Murillo, bien sûr, a évoqué la répression brutale du peuple palestinien par "Israël", un record de traitements inhumains que les sociétés militaires et de renseignement israéliennes ont réussi à emballer, avec du matériel et des conseillers, comme un produit d'exportation. L'engagement de Murillo d'établir un État de surveillance de style israélien en Bolivie a été clairement exprimé dans son avertissement à un groupe de militants argentins des droits de l'homme qui sont arrivés en Bolivie pour voir des violations des droits de l'homme de première main contre des membres du «Mouvement vers Socialisme »(MAS), dirigé par Morales,

Murillo a mis en garde les Argentins et les autres militants étrangers, déclarant: «Nous recommandons que ces étrangers nouvellement arrivés fassent attention. Nous vous observons Nous vous suivons. Il n'y a aucune tolérance pour le terrorisme, la sédition ou les mouvements armés. Tolérance zéro ». L'avertissement est presque une copie conforme de l'avertissement émis par Israël aux travailleurs humanitaires internationaux qui ont tenté d'aider les habitants de Gaza, a déclaré Madsen.

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* Source: Al Manar

 

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 06:15
Le tribunal de commerce valide le plan de continuation de l'Humanité - le journal de Jaurès est sauvé une nouvelle fois! - pat Patrick Le Hyaric, 27 décembre 2019
Le tribunal de commerce valide le plan de continuation de l’Humanité
Vendredi, 27 Décembre, 2019

Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité

 

Nous avons reçu, jeudi 26 décembre, les conclusions définitives du tribunal de commerce de Bobigny, à la suite de l’audience solennelle qui s’est tenue le 18 décembre dernier. Elles sont très positives.

Le tribunal constate les considérables efforts que nous avons déployés en appliquant un plan d’économies tel que nous l’avons annoncé dès le début du mois de mars. Il dépasse les 3,5 millions d’euros. Les projections de recettes de ventes de journaux, d’abonnements, de publicité se réalisent et les résultats de la Fête de l’Humanité seront en progrès sur ceux de l’année 2018. Les mobilisations des lectrices et lecteurs ainsi que de nombreux amis ont permis d’améliorer la trésorerie de plus de 4 millions d’euros. Merci, une nouvelle fois, très chaleureusement, à toutes celles et ceux qui ont ainsi participé aux campagnes de dons et de souscriptions. Le tribunal a également constaté l’ampleur inédite des efforts que produisent les créanciers privés et publics. Ils décident d’abandonner 75 % de leurs créances. Fait rarissime qui manifeste la volonté d’une multitude d’acteurs économiques et de partenaires de voir perdurer et se développer l’Humanité comme élément important du débat démocratique et du pluralisme des idées et de la presse. L’actuelle mobilisation de la rédaction pour décrypter, analyser les conséquences de la contre-réforme des retraites, les reportages qu’elle produit sur le mouvement en cours, en soutien à celui-ci, en administrent la preuve avec éclat.

En contrepartie, nous devrons d’ici la fin du mois de mars prochain payer les 25 % de dettes ainsi renégociées. Notre trésorerie, même si elle doit être encore confortée, le permet. Il est décidé que le remboursement d’une partie de créances publiques sera étalé sur deux années et le reliquat d’autres dettes sur dix ans.

Constatant les bons résultats obtenus, le tribunal a déclaré la sortie de l’Humanité de la période d’observation et de redressement entamée le 7 février dernier et a accepté le plan de continuation de la société et de l’ensemble de ses activités.

Désormais, l’Humanité sort donc de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouvait et affronte l’avenir dans des conditions nouvelles. Évidemment, cette décision du tribunal de commerce, l’engagement des lectrices et lecteurs, d’amis et de soutiens, celui de celles et de ceux qui y travaillent, celui des créanciers, les efforts de nos partenaires nous obligent au plus haut point. Il n’y a pas de « continuation » de l’Humanité sans penser son développement dans les conditions nouvelles de notre temps : modification des modes d’accès à l’information et de lecture, mais surtout intensification de la guerre idéologique dans laquelle les idées de la République sociale, de la laïcité, de la souveraineté populaire, de la solidarité et de l’en-commun sont battues en brèche et ouvrent la terrible voie aux extrêmes droites. Ce péril trop sous-estimé appelle à renforcer l’Humanité, à élargir son audience et sa diffusion. Heureusement, les mouvements mondiaux en cours pour la justice sociale, la justice climatique, les droits humains et la démocratie sont porteurs d’espoir. Fidèle à son fondateur, Jean Jaurès, l’Humanité prouve chaque jour qu’elle est de ce combat. Son importante mission au service de l’information, du débat, de la connaissance, des révélations, de la défense des intérêts populaires contre l’emprise du capitalisme financiarisé, mondialisé, sur les vies humaines, les menaces sur la paix et l’environnement mériterait d’être plus connue.

La décision du tribunal comporte également des exigences à notre égard. Évidemment, celle de ne plus contracter de dettes et de nous conformer strictement au remboursement des créances retenues, celle de communiquer une situation trimestrielle de nos comptes aux deux commissaires à l’exécution du plan qu’il nomme dans sa délibération, celle de « renforcer les fonds propres de la société de 1 à 2 millions d’euros au cours de la première année, afin de consolider la trésorerie » et de reconstituer le capital social du groupe. Nous ouvrons sans tarder la possibilité de le réaliser – tout en conservant notre indépendance – en créant un fonds de dotation permettant de recueillir cette somme en 2020. Au sein de ce fonds, nous créons le club des « amis-actionnaires » de l’Humanité, parrainé par des personnalités attachées au pluralisme, à l’existence et au développement de l’Humanité. Ce fonds sera partie prenante du capital dans le semestre à venir. Nous donnerons vers la fin du mois de janvier des informations sur ces projets. Nous proposons jusqu’à la mi-janvier aux lectrices et lecteurs d’offrir un abonnement à une personne de leur entourage intéressée par la découverte de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche et de recueillir 1 000 adresses de jeunes à qui nous ferons découvrir l’Humanité numérique dans les semaines à venir.

Ainsi peuvent être créées les conditions d’un nouveau départ pour l’Humanité. Remerciement à toutes celles et ceux qui nous ont accompagnés et soutenus dans la difficile épreuve que nous venons de traverser.

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 06:37

Dans le cadre du plan d’action proposé par l’intersyndicale départementale, il a été décidé d’organiser des distribution de tracts sur Morlaix.

Une distribution est organisée le samedi 28 décembre 2019 sur le marché de Morlaix.

MOBILISONS NOUS JUSQU'AU RETRAIT DE LA REFORME (CGT - FSU - FO - SOLIDAIRES)
MOBILISONS NOUS JUSQU'AU RETRAIT DE LA REFORME (CGT - FSU - FO - SOLIDAIRES)
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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 06:16
LA MAIN MISE D'EMMANUEL MACRON SUR LES MÉDIAS EN FRANCE

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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 06:03

 

La tentation autoritaire [article paru le 18/09/19]

 

On doit s’interroger sur cette démocratie libérale qui suscite un tel rejet et qui risque de nous entraîner, tôt ou tard, dans de désastreuses aventures. La démocratie, la vraie, ne peut pas être antisociale.

Voilà une enquête d’opinion comme on nous en propose régulièrement, qui dessine à gros traits un portrait robot du Français moyen, qui ne croit plus en ceci ou en cela, qui a le moral en berne, veut être mieux protégé, et juge son pays en déclin… L’exercice a évidemment ses faiblesses (1). Il brasse des généralités. « Les » députés, « les » médias, « les » syndicats subissent tous le même opprobre. Au diable les nuances et le pluralisme ! Le mort saisit le vif.

Mais ce prisme déformant nous permet tout de même d’apercevoir quelques réalités. L’urgence écologique, par exemple, est bien là, désormais installée dans la conscience collective. Même si la moitié des personnes interrogées ne veulent pas que le combat contre le réchauffement climatique se fasse au détriment du social. Mais une autre réalité, très inquiétante celle-là, se confirme d’année en année. Une remise en cause de la démocratie, et son corollaire, une fascination pour la figure chimérique du chef. Un Bonaparte ou un général Boulanger qui mettrait au travail les chômeurs, puisque ceux-ci, nous dit le sondage, ne font pas les efforts nécessaires pour retrouver un emploi, et qui fermerait nos frontières aux migrants, puisqu’on ne se sent plus vraiment « chez soi ».

Dans cet imaginaire glaçant, l’autorité et la répression finiraient par régler les effets de la crise sociale, faute de régler la crise sociale elle-même. On pense à la fameuse formule de Pascal : « Ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste. » Et on est frappé au passage par la porosité entre ces réponses et une partie du discours macronien… Il paraît donc que 36 % des Français seraient dans cette disposition d’esprit. Ceux-là, nous dit-on, ne croient plus dans la démocratie. Face à ce constat, on peut s’en tenir à une condamnation morale de ces « mauvais citoyens ». Ce fut longtemps le choix de la gauche.

Inversement, on peut, comme l’extrême droite, flatter leur obscurantisme, au nom du « peuple-qui-a-toujours-raison ». La première attitude est contre-productive ; la seconde est criminelle. Ni ceci ni cela, donc. Mais on doit s’interroger sur cette démocratie libérale qui suscite un tel rejet et qui risque de nous entraîner, tôt ou tard, dans de désastreuses aventures. La démocratie, la vraie, ne peut pas être ce système menteur qui nous parle d’égalité et d’universel, quand toute une politique dit le contraire. Elle ne peut pas être antisociale. L’affaire des retraites illustre parfaitement cette contrefaçon. Tous les mots sont pipés. La notion de privilège n’est utilisée que pour diviser. Dans le schéma libéral, les privilégiés ne sont jamais les super-riches. Et que dire de l’égalité ? C’est Rousseau mal revisité par Macron.

On se pince quand deux mots révolutionnaires, comme égalité et universalité, sont au cœur de l’argumentaire gouvernemental pour justifier une réforme injusteComme si les régimes spéciaux n’avaient pas été conçus après-guerre pour corriger des inégalités inhérentes à la pénibilité des métiers, aux irrégularités d’horaires, et à la faiblesse des salaires. Comme si la retraite à 55 ans des conducteurs de métro ne venait pas en compensation d’une vie passée dans un tunnel, avec le stress de professionnels qui, chaque jour, ont la responsabilité de milliers de vies humaines.

Prétendre créer une égalité de traitement au travers du seul système de retraite alors que tout, par ailleurs, produit de l’inégalité relève de l’imposture. Si le gouvernement se mêlait vraiment d’égalité, il agirait sur d’autres leviers. Il n’aurait pas supprimé l’impôt sur la fortune. Il se préoccuperait d’imposer plus fortement les revenus financiers. Il relèverait les taux des tranches supérieures de l’impôt (solution notamment préconisée par Thomas Piketty). Il irait peut-être jusqu’à fixer un seuil de richesse, comme le suggère la Fondation Copernic (2). Nous sommes évidemment très loin de tout ça. Et lorsque Jean-Paul Delevoye promet des compensations salariales à ceux qui renonceront à leur régime de retraite, il demande grossièrement de lâcher la proie pour l’ombre. L’insincérité de cette réforme saute aux yeux. Comme l’insincérité du discours gouvernemental en général. Un discours entièrement déterminé par l’obsession de contraintes budgétaires qu’il faut tenir sans toucher à la répartition des richesses.

Rarement on a eu plus qu’aujourd’hui le sentiment qu’une politique n’avait pour objectif que de circonvenir l’opinion. À mesure que se profile la probabilité d’une mobilisation sociale qui pourrait égaler celle de l’hiver 1995, le gouvernement multiplie les subterfuges qui aggravent la crise de confiance. La réforme, nous dit-on, ne s’appliquerait qu’en 2040. En espérant que la lutte des classes sera soluble dans le temps. Et, plus grave encore, Emmanuel Macron ressort le joker sarkozyste de l’immigration pour embarquer l’opinion dans un combat douteux. Où l’on voit que la démocratie libérale entretient avec les idées antidémocratiques une intimité plus étroite qu’il y paraît. Il serait évidemment absurde, et même irresponsable, de faire de Macron un dictateur. Mais il n’est pas exagéré de dire que la crise de confiance qu’il provoque peut annoncer de sombres lendemains

 

par Denis Sieffert

(1) Enquête Ipsos Sopra-Steria avec la Fondation Jean-Jaurès et l’Institut Montaigne. Cf. Le Monde du 17 septembre.

(2) Lire Vers une société plus juste, un manifeste publié par la fondation Copernic, 110 pages, 10 euros.

Lien : https://www.politis.fr/articles/2019/09/la-tentation-autoritaire-40817/

 

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