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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 16:08
Angoulême 2020. Le triomphe de la Révolution (Dimanche, 2 Février, 2020 - L'Humanité - Caroline Constant)
Angoulême 2020. Le triomphe de la Révolution
Dimanche, 2 Février, 2020 - L'Humanité

 Le Fauve d'or a été décerné à Florent Grouazel et Younn Locard pour Révolution t.1 : Liberté. Cette fresque de 320 pages sur la Révolution française de 1789, est premier volet d'une trilogie très ambitieuse.

Un album déjà récompensé par le prix Bulles d'Humanité cette année . Voila ce que nous en disions... sous la plume d'une membre du jury Caroline Constant.

 
Une main tend un pistolet, tandis qu’à l’arrière-plan des poings et des piques sont levés : c’est la couverture, qui va droit au cœur et aux tripes, du premier tome de Révolution, intitulé « Liberté », de Florent Grouazel et Younn Locard (éditions Actes Sud). C’est à cet ouvrage, quasi naturellement, qu’est revenu le premier prix Bulles d’Humanité, décerné lundi 5 septembre par le jury présidé par l’historien Pierre Serna, et composé de journalistes, de critiques, de libraires, de scénaristes, de dessinateur·trice·s et d’hommes et femmes politiques. En partenariat avec le Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), le prix est doté d’un chèque de 1 000 euros.
Pourquoi Révolution ? Parce que, outre son exceptionnelle qualité graphique, l’ouvrage, qui a demandé cinq ans de travail aux deux auteurs, montre la ­Révolution française à hauteur d’hommes. À hauteur d’hommes et de femmes du peuple, à hauteur d’enfants qui crèvent de faim, à hauteur d’une noblesse qui croit avoir tous les droits, y compris le droit de vie et de mort, sur ceux qu’elle nomme des « sujets ». Plutôt que de raconter cette formidable page d’histoire du point de vue des élites, Grouazel et Locard, sur un scénario haletant, ont choisi de raconter 1789 du point de vue du peuple. Et cette somme considérable de colères et de révoltes, d’injustices et de mépris institutionnalisé, a un écho singulier avec notre propre époque. Le livre cochait donc toutes les cases de ce premier prix de Bulles d’Humanité/CTHS : un prix qui récompense à la fois la dimension ­artistique du projet, mais aussi son côté ­citoyen et engagé, y compris dans la part belle que Grouazel et Locard ont accordée aux femmes dans cette Révolution. Les deux prochains tomes, « Égalité » puis « … Ou la mort », sont actuellement en écriture. (...)
 
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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 18:18
Programme du forum social brestois: 7 et 8 février
Vous trouverez ci dessous le programme du Forum Social Brestois organisé par : CGT Éducation, Solidaires, FSU, CNT, VISA, ATTAC, UCL, Alternative UBO, PCF, NPA, FI ,sur le thème combattre l'extrême droite et ses idées . 
 
 Notre camarade Thomas Portes responsable national du PCF en charge du collectif des cheminots qui est attaqué au tribunal par le groupe de nervis d’extrême droite Génération Identitaire participera au débat le samedi 8 février en début d’après midi.
 
 
Vendredi 7 février 2020 : Cinéma Les Studios
- 20h- Ouvrir la Voix (Documentaire)
 
Samedi 8 février 2020 :
Patronage Laïque Guérin
-> Atelier : 9h30-12h - La situation des migrant.es avec l'association "Le temps partagé" de Quimper
- Repérer le discours confusionniste : Travail autour des tracts avec l'asso VISA
-> Débat : 13h30-15h30 - Frontisme Municipal : Le RN aux commandes Hacène BELMESSOUS, "Les laboratoires de la haine" / "Enquête sur la face caché du frontisme municipal" Hugues MILLER, Cgt Territoriaux Hayange Cédric BOTTERO, Président de VISA Thomas PORTES "Au coeur de la haine" 16h-18h
- L'extrême-droite extra parlementaire Collectif La horde Paris -> Conférence Gesticulée : 18h30-20h "Welcome 2.0" par Irena HAVLICEK
 
On les appelle migrant-es, réfugié-es, demandeurs d'asile, débouté-es, exilé-es... des gens comme vous et moi qui ont juste eu la mauvaise idée d'être né au mauvais endroit au mauvais moment.
-> Cantine ¨Populaire 20h Repas à libre participation, boissons payantes
-> Concerts : 21h30-23h - Electrad (Fusion electro -Breizh - BREST) - Shaihulud & Seppuku (Couto entre les dents) (RAP) - Secteur Pavé (Punk - BREST)
 
 
Programme du forum social brestois: 7 et 8 février
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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 07:48
Pierre Guéguin, fusillé le 22 octobre 1941 dans la carrière de Châteaubriant - Ancien conseiller général et maire communiste de Concarneau, acteur majeur du Front Populaire

Pierre Guéguin, fusillé le 22 octobre 1941 dans la carrière de Châteaubriant - Ancien conseiller général et maire communiste de Concarneau, acteur majeur du Front Populaire

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

33/ Pierre Guéguin (1896-1942)

Né le 18 août 1896 à Quimerc'h, Pierre Guéguin est un fils d'instituteur. Mobilisé pendant la première guerre mondiale avec la classe 1916, il restera profondement marqué moralement et politiquement les ravages et l'idiotie profonde de la guerre.  Il devient professeur de mathématiques à l'EPS après avoir été instituteur (il est issu lui-même d'une famille d'instituteurs laïcs), militant laïc, n'a pas quarante ans quand il est élu au Conseil Général du Finistère en 1934.

Il adhère à la SFIO en 1919, se trouvant encore dans l'armée.  Démobilisé en 1920 avec le grade de lieutenant, il devint membre du Parti communiste et de la CGTU après le congrès de Tours.

"Nommé instituteur à Quimperlé, il y créa une section de l’Association républicaine des anciens combattants dont il fut le président. Lors de l’inauguration d’un monument aux morts, le 3 juillet 1921, il prononça un discours, jugé « particulièrement violent » par les autorités, qui lui valut d’être frappé d’une sanction disciplinaire et d’être inscrit au Carnet B du Finistère. Il enseigna comme professeur de mathématiques à l’école primaire supérieure de Lorient, d’octobre 1924 à octobre 1926, date à laquelle il fut nommé à l’EPS de Concarneau (Finistère). Marié en janvier 1918 à Brest avec une employée de bureau, il eut un fils, Pierre Guéguin, instituteur également.
L’activité de Pierre Guéguin s’exerça autant dans le domaine syndical, à la Fédération unitaire de l’enseignement rattachée à la Confédération générale du travail unitaire, que sur le plan politique où il devint l’un des principaux animateurs du Parti communiste dans la région. Il parcourut le département, comme conférencier de son syndicat, traitant, en particulier, des problèmes agricoles et de la guerre. Son esprit critique l’entraîna à manifester dans le parti des opinions qui ne concordaient pas toujours avec la ligne officielle, voire à combattre avec vigueur cette ligne, dans les années 1929 et 1931 notamment. Plus tard, il défendit certes, dans le débat de tendances à l’intérieur du syndicat, les positions du parti envers la critique du courant révolutionnaire de l’École émancipée, animée par son jeune ami Marc Bourhis, mais il lui fut reproché de ne pas le faire sur un ton assez acerbe et de conserver des liens amicaux avec Marc Bourhis.
Ses contributions très denses et vigoureuses font apparaître l’auteur comme le maître à penser de son syndicat. Cependant, l’indépendance d’esprit de Pierre Guéguin se heurta souvent à la ligne du parti engagé dans un cours « gauchiste ». Il s’ensuivit fréquemment des rapports conflictuels bien connus à l’intérieur du parti mais aussi à l’extérieur. Les désaccords étaient importants aussi bien sur la question syndicale que sur celle de la laïcité. Mais ils prirent une ampleur particulière lorsque Guéguin signa avec plusieurs instituteurs communistes, le 19 novembre 1931, à Quimper, un texte qui prenait tout simplement la défense des oppositionnels exclus du parti. " " (Rodolphe Prager, Maitron en ligne).

Élu au conseil municipal de Concarneau lors du renouvellement général de 1929, il obtint plus de suffrages que le maire sortant, mais resta minoritaire.

C'est le premier et le seul élu cantonal du Parti communiste avant guerre dans le Finistère et l'un des sept conseillers généraux du PCF avant 1939. Il a mené une campagne comme candidat unique de la gauche dès le premier tour et a été élu avec un peu plus de 50% des voix au second. La victoire de Pierre Guéguin aux élections départementales à Concarneau symbolise et récompense l'unité retrouvée du monde ouvrier et de ses représentants politiques. Sa profession de foi est cosignée par la SFIO et le PCF. Elle marque aussi la reconnaissance d'un élu engagé dans les luttes sociales car il s'est fortement impliqué dans les grèves de 1929. Avec lui, le PCF a doublé son score dans l'arrondissement de Concarneau. 

Dans la foulée, Pierre Guéguin gagne les élections municipales de Concarneau en mai 1935. Concarneau fait partie des 4 communes emportées par le PCF dans le Finistère avec Beuzec-Conq, Le Guilvinec, Tréffiagat quand le PCF perd Pouldavid. A Douarnenez, la liste Le Flanchec est passée au 1er tour avec 1175 voix en moyenne contre 807 à la droite et 248 pour la liste dissidente. Mais Daniel Le Flanchec, en train de s'éloigner du PCF, est élu en avant-dernière position sur la liste.

A Concarneau, la progression de la tête de liste Pierre Guéguin qui passe de 47 voix (35,1% des exprimés) au premier tour de 1929 à 701 voix en 1935 (53,% des exprimés) lui permet d'être le seul élu au premier tour de la liste unique de la gauche. Le 10 avril, une réunion PCF-SFIO s'était tenue à Concarneau avec Guéguin, Tanguy Prigent, Le Normand pour préparer les municipales. 

Pour les élections législatives de mai 1936, la SFIO ne présente personne face à Pierre Guéguin sur la circonscription de Quimper 1. Le comité de Concarneau du Front Populaire organise des soirées radiophoniques pour écouter les les leaders du Front Populaire, Maurice Thorez, Léon Blum, Edouard Daladier, comme dans le pays Bigouden, où 200 personnes écoutent le discours de Maurice Thorez sous les Halles de Pont l'Abbé le 17 avril 1936.

Au premier tour des législatives à Quimper 1, Pierre Guéguin arrive en tête, battant le radical-socialiste sortant de près de 300 voix. Les communistes doublent leur base électorale par rapport aux législatives de 1932, en recueillant 13 226 voix contre 8 169 quatre ans plus tôt. Le score le plus important du PCF est obtenu au Relecq-Kerhuon avec 54,46% des voix exprimées. Il s'y présentait seul à gauche face au PDP et à une candidature du front paysan.

"Mais ce sont les résultats de Quimper 1, écrit Jean-Paul Sénéchal dans Finistère du Front populaire. 1934-1938. Lutte pour l'hégémonie et logique de blocs (PUR, 2017) qui créent l'évènement. Pour la première fois, en Bretagne, le PC arrive en tête d'une élection législative. Pierre Guéguin réussit à tripler les scores communistes en quatre ans. Il y fait progresser largement son parti au-delà même de l'augmentation moyenne nationale.... Dans la circonscription de Quimper-Concarneau, Guéguin obtient 4609 voix et améliore le score du PC avec 19,1% des inscrits contre 6,4% quatre ans auparavant. 

Le 3 mai, Pierre Guéguin aurait pu devenir le premier député communiste de Bretagne envoyé à l'Assemblée Nationale.  "Le radical Pierre Pouchus n'a pas réussi à effrayer les électeurs de Guéguin et à récupéré leurs voix. C'est le contraire qui se passe. 53,81% de ses électeurs ont choisi le candidat communiste au second tour.  Mais le maintien du radical hostile au Front Populaire a causé la défaite du maire communiste de Concarneau.  En juin, Guéguin va aider les ouvriers des établissements Trellu à se mettre en grève et à exposer leurs revendications. A l'été 1937, l'entente avec la SFIO se fissure et Pierre Guéguin dénonce vigoureusement devant les socialistes la politique de non-intervention du gouvernement Blum en Espagne, à l'occasion d'un Banquet à Carhaix le 25 juillet où était présent le ministre de l'agriculture Georges Monnet.  En 1937 toujours, Guéguin dénonce dans la fête des Filets Bleus organisée par le député de droite Hervé Nader avec l'appui de l'église (Monseigneur Duparc) et des élites locales, une entreprise de récupération politique et religieuse. Le Préfet commente: "M. le maire et conseiller général communiste, M. Guéguin, considère que la fête de la mer organisée par des éléments de droite et le clergé est purement politique et religieuse. Je dois reconnaître que ces affirmations sont en partie exactes".    

Membre du comité régional du parti communiste (Finistère-Morbihan), Pierre Guéguin remplit les fonctions de directeur du journal La Bretagne communiste.

Après que le pacte germano-soviétique ait été rendu public, Pierre Guéguin fera partie des militants communistes qui vont démissionner du PCF. Le groupe communiste au conseil municipal de Concarneau est alors scindé:

"Sa rupture avec le Parti communiste fut complète après le Pacte germano-soviétique. À la séance du conseil municipal du 1er septembre, il condamna sévèrement le pacte. Certains conseillers communistes prirent le maire vivement à partie, le traitant de « lâche » et de « dégonflé », et Pierre Guéguin dut se frayer un passage vers la sortie protégé par quelques amis. Le Parti communiste dénonça son comportement dans un tract annonçant qu’il n’avait plus rien de commun avec le parti ni avec le communisme.
Incorporé le 5 septembre au 337e Régiment d’infanterie à Quimper, il fut néanmoins déchu de ses mandats de maire et de conseiller général par arrêté du 10 février 1940, les rapports de police et du préfet le désignant comme un élément redoutable qui n’avait nullement renié ses convictions malgré ses difficultés avec le Parti. Il avait affirmé en effet lui-même, le 2 février, à des conseillers généraux socialistes qui envisageaient d’intercéder en sa faveur « que s’il était anti-stalinien, il restait communiste ». Il s’éleva contre sa déchéance, dans une lettre datée du 11 mars 1940 au président du conseil général, rappelant sa protestation contre « le pacte de trahison » qui entraîna « nul ne l’ignore ma rupture immédiate et complète avec le Parti communiste » mais ajoutant aussi « si le Parti communiste, sur l’ordre de Staline, a brusquement renié tous ses principes, je leur suis demeuré fidèlement attaché . Les autorités n’avaient aucune raison de le ménager dans ces conditions et le lui firent bien sentir. Le préfet Angély suggéra de muter Pierre Guéguin dans une autre garnison, « la présence du lieutenant communiste à Quimper créant un malaise certain ». Il fut donc affecté, en mai 1940, à Guingamp. Récidivant, le préfet demanda au ministre de l’Éducation nationale de le nommer dans un autre département, ce qui conduisit à sa révocation le 2 octobre 1940. Guéguin en fut réduit à donner des leçons particulières pour subsister jusqu’à son arrestation le 2 juillet 1941 et son internement au camp Choisel à Châteaubriant  (Rodolphe Prager, Maitron en ligne)". Camp de Choisel où Pierre Guéguin sera tenu à l'écart par les autres internés communistes, comme Marc Bourhis. 

"Le 13 septembre, dix-neuf internés bien sélectionnés, dont Pierre Guéguin et Marc Bourhis, furent transférés dans la baraque 19. On l’appela la baraque des intellectuels ou encore celle des otages.
À titre de représailles contre un attentat commis sur la personne d’un commandant des Feldgendarmes exécuté à Nantes, vingt-sept prisonniers de Châteaubriant furent fusillés le 22 octobre dans la carrière de La Sablière"  (Rodolphe Prager, Maitron en ligne)

Révoqué de ses fonctions d'enseignant en 1939 en pleine répression anti-communiste (voir document exclusif ci-joint, confié par Piero Rainero), interné au camp de Choisel, Pierre Guéguin, le maire et conseiller général de Concarneau, sera fusillé par les Allemands avec les 26 autres otages, dont Marc Bourhis, son adjoint à Concarneau le 22 octobre 1941 à Châteaubriant.

Sources: Jean-Paul Sénéchal, Finistère du Front populaire (PUR, 2017)

Rodolphe Prager, Maitron en ligne - https://maitron.fr/spip.php?article75186

Pierre Le Rose: une trajectoire communiste en Finistère

"A propos d'une ignominie: être dignes des 27": Pierre Le Rose rend hommage à Pierre Guéguin et Marc Bourhis, fusillés de Chateaubriant concarnois (L'Unité, journal communiste de Concarneau, novembre-décembre 1979)

Nous n'oublierons jamais! : le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, 27 otages choisis par Vichy pour être fusillés par l'armée allemande parce qu'ils étaient communistes et cégétistes

Le Front Populaire dans le Finistère: C'était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne

Un document inédit: la copie de l'acte de révocation de ses fonctions de professeur à l'école primaire de Pierre Guéguin par le préfet du Finistère - le 26 octobre 1940 (Archives Piero Rainero)

Un document inédit: la copie de l'acte de révocation de ses fonctions de professeur à l'école primaire de Pierre Guéguin par le préfet du Finistère - le 26 octobre 1940 (Archives Piero Rainero)

Lire aussi nos autres publications pour l'année du centenaire du Parti communiste dans la série "100 ans d'engagements communistes en Finistère":

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 07:00

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

31/ François Paugam  (1910-2009)

François Paugam est né le 26 octobre 1910 à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), décédé le 25 novembre 2009 à Morlaix (Finistère) ; cheminot ; secrétaire de l'union départementale CGT du Finistère (1963-1968) ; membre du comité de la fédération du PCF du Finistère (1952-1954) ; conseiller municipal (1947-1959).    

" Ouvrier du bâtiment, il adhéra en 1934 à la CGT à Morlaix (Finistère). Après les grèves de 1936, il entra à la SNCF. Rapidement, il eut des responsabilités syndicales, étant élu secrétaire adjoint. Prisonnier de guerre, il fut libéré en tant que cheminot. Selon Eugène Kerbaul, il fut alors surveillé par la police de Vichy. Secrétaire de l’union locale CGT, il fut élu au secrétariat de l’union départementale CGT du Finistère lors du congrès de Brest les 6 et 7 avril 1963 où il siégea jusqu’en 1968. Il organisa au nom de l’union départementale une réunion à l’intention du personnel de la société Tilly à Guerlesquin, un des grands groupes de l’agro-alimentaire. Quelques temps plus tard, il fut violemment agressé lors d’une distribution de tracts le 26 janvier 1964 devant les portes de cette entreprise.
Adhérent du PCF depuis la libération, membre du comité de la fédération du PCF du Finistère (1952-1954), il fut élu au conseil municipal de Morlaix au sein duquel il siégea de 1947 à 1959. Il fut à plusieurs reprises candidat aux élections cantonales. Dans le canton de Saint-Pol-de-Léon il obtint 8,6% des suffrages exprimés en 1955). Dans le canton de Morlaix il regroupa 21,8% des suffrages en 1958 et 18,8% en 1964. Il appela à voter Georges Marchais à l’élection présidentielle de 1981.
Chevalier de la Légion d’Honneur, il fut président du Secours populaire de Morlaix."

"En novembre 1958, Alphonse Penven fut le candidat du PCF (15 % au premier tour) dans la 4e circonscription du Finistère (Morlaix I) dans laquelle se présentait aussi François Tanguy Prigent ainsi que le maire de Morlaix Jean Le Duc (Indépendant-CNI), et un MRP. Du fait d’un accord conclu entre la SFIO et le PCF dans le Finistère et notamment parce que Tanguy Prigent avait fait campagne pour le non au référendum, Alphonse Penven se désista au 2e tour en faveur de l’ancien ministre socialiste qui fut battu par Jean Le Duc. Il représenta encore le parti en novembre 1962 (16,9 % des voix au 1er tour) et se désista pour Tanguy Prigent (PSU) qui retrouva son siège de député. À nouveau candidat communiste en mars 1967 (19,3 % au 1er tour), juin 1968 et mars 1973, il se désista pour le candidat du PSU Roger Prat, élu d’extrême justesse en 1967 puis battu en 1968. Son suppléant était le cheminot de Morlaix François Paugam (1958 et 1962) puis l’instituteur Michel Derrien de Morlaix (1967)"

(Alain Prigent, Maitron)        

 

FRANCOIS PAUGAM : L'HUMAIN AU COEUR

par Alain David

J'ai rencontré François lors de mon adhésion au Parti Communiste lors du grand mouvement de mai-juin 1968. La Maison du Peuple , dont il était un pilier, était alors une véritable ruche bruissant au gré des nombreuses réunions et assemblées générales  qui s'y tenaient. Son autorité, sa présence y était remarquables.

Cheminot, conducteur de locomotives, François avait pu, encore jeune, prendre sa retraite bénéficiant d'un statut que la droite y compris dans de variante macroniste n'a eu de cesse de remettre en cause. Il aurait pu, à partir de ce moment, couler des jours tranquilles. C'était mal connaître l'homme. Il déroula au contraire une carrière militante de plusieurs décennies au Parti Communiste, à la CGT et au Secours Populaire.

A l'U.L.-CGT de Morlaix, pendant plus de 25 ans, il fut quasiment permanent accueillant les salariés, les syndicalistes, se rendant dans les entreprises chaque fois que s'y déroulait un conflit ou que s'y perpétrait une injustice. Faisant respecter le droit du travail sans jamais manifester aucune crainte alors que les échanges étaient parfois houleux. S'y ajoutait en plus tout le temps consacré à l'entretien  des nombreux locaux de cette immense Maison du Peuple. Je le vois encore, à 80 ans passés, gravir une échelle pour décrocher sur la façade une enseigne de la CGT que le vent avait malmenée.

Il fut aussi un militant actif du Secours Populaire qu'il a présidé pendant des années. Là aussi il ne comptait ni son temps ni son énergie pour apporter son soutien à ceux que la vie avait malmenés. Pour cet engagement il a reçu la Légion d'Honneur des mains de Julien Lauprêtre lors d'une cérémonie émouvante où se sont retrouvés nombreux, beaucoup de celles et ceux avec qui il avait milité.

J'ai beaucoup vu François au Parti Communiste Français   après 1971.

Déjà secrétaire de section ,j'avais quitté Saint-Martin pour descendre à Morlaix et adhérer à la cellule Thorez dite "du Pouliet" dont François était l'un des animateurs. Je me souviens de tout ce que François apportait à ses débats et à son activité, comme à la section dont il était membre du comité.

En ces temps-là ça discutait ferme au Parti... ferme et parfois longtemps. François apportait dans ces débats la richesse de sa longue expérience. Veillant toujours à ce que les discussions ne s'éloignent pas de la réalité du terrain et du vécu de la population. Veillant aussi, car nous n'étions pas toujours exempts de la tentation de jargonner, à ce que dans notre expression nous soyons toujours compréhensibles par toute la population.

Ses multiples activités militantes donnaient à François une large , riche et fine connaissance de la réalité de la vie du pays de Morlaix. Elle nourrissait les nombreux articles qu'il donnait à chaque parution du journal "Le Viaduc". Les actions syndicales, les brimades et injustices dans les entreprises, trouvaient ainsi un écho public qu'elles n'avaient pas souvent dans la presse.

Comme à la CGT, François prenait en charge les locaux du parti. Le 5 rue Haute d'abord puis le 2 Petite rue de Callac. L'entretien courant bien sûr, mais aussi des tâches de plus grande envergure que son indéniable, compétence lui permettait de mener à bien. C'est ainsi qu'il réalisa le monumental escalier de la Maison du Parti. On se souvient aussi de l'exploit qu'il a mené avec son ami; Louis Olivier, quand ils se sont mis en tête de décrépir toute la façade du bâtiment et d'en rejointoyer toutes les pierres.

Plus tard, l'état de santé de son épouse rendant difficile son maintien à domicile, François décida de l'accompagner au Foyer Logement de la Boissière à Morlaix. Il y agit immédiatement pour la prise en compte des avis des résidents. François continuait à participer à nos réunions de cellule. D'y participer pleinement. Je l'ai vu souvent pester lorsque l'horaire des repas du soir au foyer l'obligeait à écourter sa présence.

François Paugam était représentatif de cette génération de militants qui, dans tous les domaines, ont voulu bâtir ces "jours heureux" du Conseil National de la Résistance. Tous les acquis qu'ils ont contribué à conquérir ont façonné la réalité française qui est aujourd'hui si gravement menacée par le pouvoir. La reconnaissance que nous leur devons nous engage à continuer leur combat.C'est le sens de " L'HUMAIN D'ABORD " pour lequel nous nous battons .

Alain DAVID - le 30.01.2020

 

Lire aussi:

Mai-Juin 68 en Gare de Morlaix: François Cozic se souvient...

Fête du Viaduc du PCF le 1er mai à Morlaix, toute une histoire: septembre 1964 - mai 2018: l'Humain d'abord!

Viaduc n°3 - journal du PCF Morlaix  Mars 1964 - sous le titre ironique "Les arguments frappants des patrons", une charge contre Tilly qui fait tabasser les militants de la CGT à Guerlesquin: "La direction "TILLY" à GUERLESQUIN, n'aime pas les défenseurs des ouvriers. F. PAUGAM, responsable CGT en a fait l'expérience. Aux tracts qu'il distribuait à GUERLESQUIN pour dénoncer l'exploitation dont sont victimes les ouvriers de cette entreprise, le beau-frère de Mr Tilly a opposé les coups de poing. La classe ouvrière ne peut tolérer de telles méthodes. Pour parer cette méthode fasciste dont notre camarade F.PAUGAM a déjà été victime, tous les travailleurs doivent faire preuve d'une vigilante solidarité à l'égard de leurs responsables, prévoir et assurer leur défense dans tous leurs déplacements intéressant leur travail de militant".

Lire aussi nos autres publications pour l'année du centenaire du Parti communiste dans la série "100 ans d'engagements communistes en Finistère":

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 19:31
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)

Encore de très bons moments avec les habitants de Morlaix à Troudousten et Coatserho cet après-midi.

Une campagne qui permet beaucoup de rencontres, d'échanges, et de prise d'informations de proximité et aussi d'attentes des citoyens, avec une équipe Morlaix Ensemble soudée qui va à la rencontre des Morlaisiens dans la bonne humeur et le plaisir d'agir ensemble.

Carrefour rue Maurice Le Luc et rue des Prairies à 14h
Carrefour de l'avenue de la République et de la rue Dupleix à 15h
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
La parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Troudousten et Coatserho - samedi 1er février  (photos Jean-Luc Le Calvez)
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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 12:41
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
Parole aux quartiers - Morlaix Ensemble à Ploujean ce samedi 1er février au matin (Photos Jean-Luc Le Calvez)
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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 12:18
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental
Réunion de publique de Sandrine Le Feur, députée LREM, à Penzé: la réforme des retraites Macron mise en pièce devant une députée incapable de défendre le projet gouvernemental

Photos Fabris Cadou et Ismaël Dupont.

Une cinquantaine d'opposants à la contre réforme des retraites de Macron (FO, CGT, SUD, FSU, PCF, régionalistes, Gilets Jaunes) à Penzé (commune de Taulé) ont manifesté le jeudi 30 janvier devant le restaurant de Penzé, Tal ar Milin, avant la réunion débat organisée par la députée LREM Sandrine Le Feur. Sur l'argumentation, la députée macroniste n'a à peu près répondu à rien, se contentant de distribuer la parole et d'appeler à un débat apaisé malgré la violence de la réforme que sa majorité défend et le refus d'entendre une majorité de Français (plus de 60%) hostiles à la dégradation de leurs droits à la Retraite par Macron et favorables au mouvement social d'opposition, un des plus longs de la Ve République.

Sandrine Le Feur par son impuissance à argumenter en faveur de la réforme a bien manifesté le vide de contenu progressiste et de justifications véritables de cette réforme malgré les éléments de langage.

Dans la salle, aux côtés de la députée En Marche, à peine une quinzaine de sympathisants en comptant le staff, tandis qu'au moins 60 personnes présentes étaient clairement hostiles à cette réforme.

Plusieurs interventions ont été très marquantes sur cette soirée, mais pas, celles, plutôt pathétiques, des macronistes et de Sandrine Le Feur: Martine Jézequel et Jean-Yvon Ollivier pour la CGT, Antoine Gauchard pour la FSU, des jeunes gilets jaunes. Je suis aussi intervenu à plusieurs reprises, sans obtenir le moindre début de réponse de la députée.

Une vingtaine de personnes ont pu s'exprimer dont 3 ou 4 simplement qui sympathisaient avec cette réforme pour des raisons idéologiques (des macronistes convaincus et bien à droite).

Ismaël Dupont

 

 

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 12:01
Le Pen n'était pas la bienvenue à Brest - 200 personnes pour dire non à Marine Le Pen (Ouest-France, 30 janvier 2020)

Article Ouest-France, 30 janvier 2020

Brest. 200 personnes pour dire non à Marine Le Pen

Ils se sont rassemblés à 12 h 30 dans le centre-ville de Brest (Finistère). Soit trois heures avant la venue de la leader du Rassemblement national, Marine Le Pen, pour officialiser la candidature de Renée Thomaïdis aux municipales.

À 12 h 30, rendez-vous était pris pour un pique-nique devant l’hôtel Continental du centre-ville de Brest (Finistère), à l’appel de 18 organisations syndicales et politiques.

Trois heures plus tard, dans l’établissement en question, Marine Le Pen devait présenter officiellement la candidate du Rassemblement national pour les élections municipales, Renée Thomaïdis.

Le pique-nique, peut-être à cause du temps, a tourné au traditionnel rassemblement avec prise de parole des différentes forces syndicales et politiques de gauche.

 

«Idées nocives»

Pour la CGT, Olivier Pichon a été le premier à s’exprimer. « Quand nous avons appris que Marine Le Pen était à Brest aujourd’hui, on a pensé qu’il était nécessaire de dénoncer la présence de quelqu’un que nous ne souhaitons pas voir à Brest, compte tenu des idées nocives et dangereuses qu’elle porte », a-t-il indiqué.

 

Plusieurs représentants d’organisations syndicales et politiques ont aussi pris la parole. «En six ans, pas un Brestois n’a vu le FN», a notamment lancé Pierre-Yves Cadalen, tête de liste LFI aux élections municipales.

Peu après 14 h 30, une centaine de personnes étaient toujours présentes devant le Continental. Les policiers aussi, barrant l’accès à l’hôtel.

Face à face entre policiers et manifestants

 

 

 

Vers 16 h, les policiers font face aux manifestants, devant la permanence départementale du Rassemblement national.

Le Pen n'était pas la bienvenue à Brest

 

Le Pen a du déplacer le lieu de sa conf de presse à  Brest, en effet, vive réaction unitaire de 18 orgas politiques et syndicales de gauche, 250  manifestant.e.s qui dénoncent les menace du RN contre les militant-e-s :

 "Au pouvoir, nous les mettrons hors d'état de nuire" écrit dans la presse le RN par la voix de son porte-parole Gilles Pennelle. 

Les orgas vont réagir ensemble en s'adressant au Procureur de la République contre ces menaces inacceptables.

200 personnes réunies ce jeudi à Brest avant la venue de Marine Le Pen, la conférence de presse déménagée

 Le Télégramme >>>>>
 

Brest. 200 personnes pour dire non à Marine Le Pen

 Ouest-france >>>>>>

 

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Le Pen n’est pas la bienvenue à Brest

Alors que Marine Le Pen tiendra une conférence de presse jeudi 30 janvier à Brest, pour lancer la campagne de sa liste aux municipales, 17 organisations syndicales, politiques et associatives (*) appellent à un pique-nique antifasciste à 12h30, square de la Tour d’Auvergne (devant l'hôtel Continental).

Au moment où le mouvement social mène un combat pour le retrait du projet de réforme des retraites, les organisations signataires appellent les Brestoises et les Brestois à dénoncer les mensonges du RN qui stigmatise les immigrés alors que le véritable problème de notre pays relève fondamentalement du partage des richesses

(*)Alternative UBO, UL CGT Brest, CNT, Ensemble, EELV, FSU, FI, Génération S, LDH, MRAP, NPA, PCF, PS, Solidaires 29, UCL, UDB, VISA 29.

 

 

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 07:43
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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 07:36
Leïla Shahid à Brest, au côté de Claude Léostic, ancienne présidente de la plateforme française des ONG pour la Palestine, le 31 octobre 2019 (photo Ismaël Dupont)

Leïla Shahid à Brest, au côté de Claude Léostic, ancienne présidente de la plateforme française des ONG pour la Palestine, le 31 octobre 2019 (photo Ismaël Dupont)

Leïla Shahid : « Trump et Netanyahou ont pris en otage la question israélo-palestinienne »
Mercredi, 29 Janvier, 2020 - L'Humanité

Ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, Leïla Shahid dénonce la collusion entre Trump et Netanyahou, et regrette le peu de poids des Européens.
 

Leïla Shahid

Ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne

Quel est le but ultime recherché par Donald Trump avec ce plan?

Leïla Shahid Nous assistons à une mascarade rarement vue dans la politique internationale, entre deux hommes qui sont en train de couler. Trump fait face à une enquête qui pourrait lui coûter très cher pour entreprendre un deuxième mandat. Netanyahou est à quelques semaines d’une élection et espère, en annonçant un soi-disant plan de paix, prendre le pas sur son adversaire, Benny Gantz. Il est assez effrayant de voir comment la paix et la stabilité dans le monde dépendent de deux hommes qui sont comme des chiens enragés pour rester au pouvoir. Ils ont pris en otage la question israélo-palestinienne. Il est tragique de voir comment les puissances dans le monde, à commencer par l’Union européenne, n’arrivent pas à compter face à cette immense manipulation. Ce « plan de paix », dont on parle depuis trois ans, est soudainement révélé le jour même où le Sénat américain doit statuer sur Trump et la Knesset sur Netan- yahou. Il ne faut pas être naïf.

Ce qu’ils proposent, d’ailleurs, ne correspond qu’à ce qui peut leur rapporter des voix afin de rester au pouvoir. Ce faisant, nous assistons à la décomposition des relations internationales. Nous payons également la facture de la division de l’Union européenne. Comment peut-on proposer un accord en l’absence d’une des parties principales, la partie palestinienne ? Il n’y a même pas une partie arabe. Ceux qui ont assisté en juin, au Bahreïn, à la première phase du plan, la phase économique, ne représentent que leur pays et ils n’ont parlé que d’argent. Le conflit israélo-palestinien a toujours été au cœur de ce qui se passe en Méditerranée. Jamais ça n’a été aussi clair qu’aujourd’hui. Mais ils ont fabriqué un ennemi fictif qui s’appelle l’Iran et sont prêts à susciter un nouveau conflit.

Depuis que ce plan est évoqué, Trump n’a jamais parlé d’un État palestinien. Qu’est-ce qu’il faut comprendre ?

Leïla Shahid S’il devait y avoir un État palestinien, Donald Trump n’aurait pas déclaré que Jérusalem est la capitale de l’État d’Israël, il n’aurait pas annulé les résolutions concernant les réfugiés, il n’aurait pas arrêté l’aide aux Palestiniens, il n’aurait pas fermé l’ambassade de Palestine à Washington, il n’aurait pas soutenu Israël uniquement comme l’État du peuple juif. C’est pour cela que le président Abbas ne parle pas à Trump et à Netanyahou depuis plus d’un an et demi.

Ils auront beaucoup de mal à faire adopter ce plan. Ils seront surpris. Pas seulement par les Palestiniens, pour qui il est hors de question d’accepter un tel plan et qui retrouveront peut-être leur unité. Et ça va redonner du tonus à ceux qui, dans le monde arabe, défendent leur dignité, comme les Libanais, les Algériens ou les Irakiens qui se lèvent pour réclamer leurs droits.

Ce plan est une tentative pour revenir à l’annexion totale des territoires palestiniens, exclure la question des réfugiés et celle de Jérusalem. Mais cela va plus loin. Ils cherchent à dire ainsi que l’État des Palestiniens est en Jordanie. C’est pour cela qu’Abdallah II, le roi jordanien, est en tournée actuellement. Il met en garde sur les conséquences pour le royaume hachémite dont on voudrait faire l’alternative à un État palestinien. Il est évident que cela ne marchera pas. Mais cela va aggraver la déstabilisation de la région. Ils prennent en otage la partie la plus faible, qui est sous occupation militaire.

Quelle est la marge de manœuvre des Palestiniens ?

Leïla Shahid Elle n’est plus d’ordre diplomatique pour une bonne et simple raison qu’il n’y a plus de diplomatie au Proche-Orient. Ni chez les Palestiniens, ni chez les Égyptiens, ni chez les Jordaniens. Depuis que Donald Trump est arrivé au pouvoir, il a détruit tout ce qu’on appelle les termes de référence des négociations de paix qui ont commencé en 1993. Cela fait vingt-sept ans que nous essayons de discuter. Mais il est évident qu’il n’y a aucune négociation de paix. Ce qui est nouveau est que le premier ministre israélien a avec lui un président américain qui se fiche du droit international, de l’équilibre international, de la paix. Nous sommes dans un monde de brutes, un monde qui a perdu ses repères.

Les Palestiniens se battent depuis un siècle. Ils ne se font pas d’illusions. Le monde arabe a été scindé en deux avec la défection de l’Arabie saoudite, des émirats arabes unis et du Bahreïn, à cause du conflit avec l’Iran, qui se retrouvent alliés aux Israéliens. Il y a une situation de guerre civile provoquée par les Américains avec l’occupation de l’Irak en 2003 qui a abouti à la décomposition de ce pays. C’est également le cas de la Syrie. Je redoute ce qui peut se passer au Liban. Sans parler de la Libye et du Yémen. Les pays arabes ont été collectivement en faveur des Palestiniens et de leurs droits. Ce monde arabe est décomposé.

Après un siècle de luttes, je ne pense pas qu’un an ou deux de plus ou de moins vont changer quelque chose. Nous sommes arrivés au bout d’une approche de négociations directes. Les accords d’Oslo sont morts depuis longtemps, malheureusement. L’Union européenne était une alternative à la super-puissance américaine. Aujourd’hui, il n’y a même plus ce minimum d’accord qui existait auparavant entre Washington et Bruxelles. Il faut donc que les Palestiniens retrouvent leur capacité à rester sur leur territoire, d’être résilients et de continuer à être ouverts, c’est-à-dire proposer une coexistence avec Israël mais sur des bases claires : un État qu’Israël respectera. Ce qui est loin d’être l’idéologie de ceux qui gouvernent Israël aujourd’hui.

Entretien réalisé par Pierre Barbancey
Leïla Shahid, entretien avec Pierre Barbancey :  Trump et Netanyahou ont pris en otage la question israélo-palestinienne (L'Humanité, 29 janvier 2020)
Proche-orient. Washington et Tel-Aviv rayent les Palestiniens de la carte
Mercredi, 29 Janvier, 2020 - L'Humanité

Donald Trump et Benyamin Netanyahou se sont mis d’accord pour dépecer la Cisjordanie. Toutes les colonies doivent être annexées à Israël, de même qu’une grande partie de la vallée du Jourdain.

 

En présentant son « plan du siècle » pour le Proche-Orient depuis la Maison-Blanche, Donald Trump arborait, hier, sa tête des grands jours, fier de lui, dominateur et méprisant. À ses côtés, le premier ministre israélien, son « ami » Benyamin Netanyahou, qui, lui aussi, ne cachait pas sa joie. Et pour cause. La carte est sans ambiguïté. Pas un dirigeant israélien n’avait osé en rêver. Trump l’a fait. Sous les yeux admiratifs des leaders du Parti républicain et des représentants les plus à droite de la communauté juive des États-Unis, il a, d’un trait de plume, cassé la Cisjordanie, en glissant toutes les colonies d’implantation dans les nouvelles frontières d’Israël. C’est ce qu’on appelle une annexion totale. Pareil pour la majeure partie de la vallée du Jourdain. C’est ce qu’il qualifie d’« un grand pas vers la paix», parlant d’une «solution à deux états réaliste» et saluant «le courage» de Netanyahou! Mais Jerusalem est«une capitale indivisible», a -t-il affirmé sous les applaudissements d’une salle qui lui était toute acquise. «Mais je l’ai déja fait pour vous», a-t-il lancé, en référence au transfert de l’ambassasde américaine dans cette ville, ce qui ne l’a pas empêché d’évoquer une hypothétique capitale palestinienne dans une partie de Jérusalem-Est (sic).

Trump parle surtout des nouvelles frontières d’Israël

En l’espace de quelques mois, les États-Unis ont reconnu l’annexion par Israël du plateau du Golan syrien, occupé depuis 1967, reconnu également Jérusalem comme capitale d’Israël, allant même jusqu’à y transférer l’ambassade américaine, jusque-là à Tel-Aviv. Récemment, les autorités américaines ont fait savoir qu’elles ne considéraient pas les colonies d’implantation juives en Cisjordanie comme contraires au droit international. C’est le côté « récompenses » pour Israël. S’agissant des Palestiniens, il en va tout autrement. Les États-Unis ont suspendu, depuis septembre 2018, leur aide à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et entendent maintenant ne plus considérer comme réfugiés les descendants des victimes de la Nakba (la catastrophe, en arabe, référence au départ forcé des Palestiniens en 1948), dont le but est d’en finir avec le droit au retour de ces réfugiés comme reconnu par la résolution 194 de l’ONU. Quant à la conférence qui s’est tenue au Bahreïn en juin 2019, portant sur le volet économique de ce plan et à laquelle les représentants palestiniens ont refusé de participer, elle s’est soldée par un échec, tant la démarche était grossière.

Netanyahou peut bien qualifier Donald Trump de « plus grand ami qu’Israël ait jamais eu ». Les Israéliens sont les grands gagnants de ce qui s’apparente de plus en plus à une grande escroquerie. À la veille de cette présentation, le président américain avait reçu, séparément, le premier ministre israélien et son adversaire électoral Benny Gantz. Il leur aurait demandé de mettre en œuvre ce plan immédiatement. « Vous avez six semaines pour cela, si vous le voulez », leur a-t-il dit, selon un officiel états-unien. Netanyahou, qui espère encore gagner le scrutin législatif prévu le 2 mars en Israël – le troisième en moins d’un an –, compte d’abord annexer la colonie de Ma’aleh Adumim, la troisième plus grande de Cisjordanie, où vivent 38 000 personnes, situé à cinq kilomètres de Jérusalem-Est et sur la route menant à la ville palestinienne de Jéricho. De longue date, les Palestiniens ont fait remarquer qu’une telle éventualité signifierait la non-continuité de leur futur État. Après Ma’aleh Adumim, la vallée du Jourdain serait dans le collimateur israélien mais son annexion demande plus de doigté car cela pourrait déstabiliser la Jordanie voisine, l’un des deux pays arabes, avec l’Égypte, à avoir signé un traité de paix avec Israël.

Mais cet État est-il vraiment envisagé par Trump ? Il parle surtout des nouvelles frontières d’Israël. Les territoires palestiniens seraient totalement morcelés. Et qui dit territoire dit habitants. Quid des Palestiniens vivant actuellement dans les zones où se trouvent les colonies qui pourraient être annexées ? Il est évoqué un statut de résident, à l’instar de ce qui est pratiqué à Jérusalem-Est. Mais on parle aussi beaucoup de déplacement de population. Fervent soutien du plan, le leader chrétien évangéliste Mike Evans, par ailleurs « conseiller pour la foi » de Donald Trump, mis dans le secret la veille, a précisé que cet « État » palestinien doit être démilitarisé et « n’aura pas le contrôle de l’espace aérien aux Palestiniens, pas plus que l’habilitation à signer des traités ».

Depuis plusieurs mois, le président Mahmoud Abbas refuse toute discussion avec Trump. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) pas plus que le Hamas ne peuvent accepter un tel plan. Les États-Unis le savent. Peu leur importe en réalité. Fin 2018, Jared Kushner, gendre de Trump, évoquait une possible publication de ce plan, même sans les Palestiniens, allant jusqu’à dire: « Nous n’avons pas besoin d’eux. » Ces Palestiniens méprisés pourraient pourtant très vite se rappeler au bon souvenir de Washington et de Tel-Aviv. Aujourd’hui ils devraient descendre par milliers dans les rues des villes de Cisjordanie et de Gaza pour crier leur refus. C’est la « Journée de la colère ». L’armée israélienne a été mise en état d’alerte. Sans doute le début d’une révolte de grande ampleur. En satisfaisant son ami Netanyahou, Trump vient tout simplement de mettre le feu au Proche-Orient.

Pierre Barbancey
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