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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 06:07
photo d'Yves Autret - capitaine Pierre (site de l'ANACR Finistère)

photo d'Yves Autret - capitaine Pierre (site de l'ANACR Finistère)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

24/ Yves Autret  (1923-2017)

 

Voici la biographie d'Yves Autret écrite par Gilles Pichavant pour le Maitron: 

 

Né le 2 octobre 1923 à Saint-Segal (Finistère), ouvrier du bâtiment; syndicaliste CGT du Finistère; communiste; résistant FTPF.

 

Yves Autret naquit le 2 octobre 1923 à Saint-Segal.

 

Ayant adhéré au Parti Communiste en 1938, alors qu'il n'a que 15 ans, à la cellule de pont-de-Buis, rattachée à la section de Quimper.

 

En fin 1940 ou début 1941, sous l'occupation, il fut contacté par Fanch Merrien*, pour le PCF clandestin. Dès lors, il fut un diffuseur de journaux et de tracts clandestins, pour le PCF, la JC, puis le FN. Il participa à des actions directes  contre l'occupant avec [Maurice Cam->157353] — qui était un voisin, du même âge que lui, et avec qui il avait été à l'école primaire — et [Albert Abalain->142667].

 

Versés aux FTPF au printemps 1942, ils participèrent sous les ordres de Maurice Cam à l'incendie de l'émetteur en construction de Radio-Quimer'ch. Ils passèrent ensuite au maquis FTPF de Spézet-Saint-Goazec.

 

Yves Autret devint rapidement le "recruteur" départemental des FTPF. Au départ de Moreau*

Il intégra le triangle départemental des FTPF comme responsable aux effectifs, et resta jusqu'à la Libération au commandement départemental des FTPF sous le pseudonyme de Capitaine Pierre. Jeune chef FTP du Finistère, il participa aux combats de la Libération. Puis il participa aux exhumations des fosses de Mousterlin dans lesquelles on retrouva les corps de Maurice Cam, et de son neveu Guy Cam*, qui avaient été arrêtés puis fusillés ensemble, avec d'autres, sur les dunes de Mousterlin.

 

À la Libération Yves Autret continua son activité militante au PCF, et fut un temps responsable départemental et permanent du mouvement de la Jeunesse communiste pour le Finistère.

 

Devenu ouvrier du bâtiment, il adhéra à la CGT, et devint délégué syndical, et délégué du personnel, à la succursale brestoise de l'entreprise Rapt-et-Brice, grosse entreprise de travaux public. Dans les années 1950 et 1960 il y avait 160 syndiqués à la CGT sur 180 salariés dans cette succursale.

 

SOURCES: {1918-1945, 1640 militants du Finistère}, d’Eugène Kerbaul, Presses de l’imprimerie commerciale de Rennes, 1988. — Archives familiale et témoignages d'Yves Autret

 

***

 

Yves Autret est décédé à 93 ans, en août 2017. Il était médaillé de la Résistance, Croix de guerre 1939-1945, Chevalier de la légion d'honneur.  
 
La fédération du Parti Communiste du Finistère, qui lui rend un vibrant hommage aujourd'hui, à son courage, à sa vie de conviction au service des idéaux les plus nobles, sera représenté pour lui dire un dernier adieu et un grand merci pour sa vie d'engagement.  
 
Avec Yves, capitaine Pierre, nous perdons le dernier représentant de l'état-major FTPF du Finistère encore parmi nous. Il avait 20 ans en 1944. C'était le chef départemental FTPF-FFI du Finistère. 
 
Il a fait parti du Comité Départemental de Libération, puis du Parti Communiste où il a milité de nombreuses années dans le Centre-Finistère, à Pont de Buis.  
 
Yves était membre du comité d'honneur de l'ANACR. Il ne participait plus aux réunions depuis 3 ans pour cause de maladie. 
 
La présidente de l'ANACR Finistère, Anne Friant Mendrès a écrit en 2005 avec Yves Autret quelques pages pour retracer son exceptionnel parcours et l'histoire de la résistance (communiste notamment) en Finistère sur le très bon site de l'ANACR.
 
Finistère: http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com 
 
C'est un témoignage absolument unique et passionnant dont nous reprenons les premières pages ici, la suite étant à lire sur la page suivante:  
 

Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h, février 2005.
Entretiens entre Yves Autret, capitaine Pierre dans la Résistance, et Anne Friant-Mendrès, fille d'un des camarades de Résistance de Yves.

 

En note, des biographies de militants du Finistère écrites par leur camarade Eugène Kerbaul en 1985. Elles complètent les informations données.

Pont-de-Buis l’ouvrière née de sa poudrerie fondée en 1688. La poudre à canon est destinée à Brest, le port de guerre du Ponant. Ses ouvriers sont les paysans des communes voisines. 
La cité s’est bâtie sur les dernières pentes montagneuses avant l'océan, au bord de la Douffine, affluent de l’Aulne, rivière qui traverse Châteaulin, la ville voisine.
Sous-préfecture du Finistère, célèbre par la présence de 1930 à 1933 d'un sous-préfet promis à un avenir héroïque, Jean Moulin, Châteaulin est un carrefour, ouvrant vers Carhaix à l'est, vers Crozon à l'ouest, à mi-chemin entre Brest et Quimper. Elle sera considérée comme un point stratégique par l'armée d'occupation. 

 

Pont-de-Buis, par sa poudrerie, sa population ouvrière, sa situation géographique ouverte sur tout le département par sa proximité avec Châteaulin, devient très tôt un centre de Résistance à l’Occupation Allemande et à la Collaboration de 1940 à 1944. 

1-Yves Autret.

Cette période de notre Histoire est aussi celle de l’entrée dans la vie du tout jeune homme que j’étais alors.La France est défaite par les armées allemandes. Philippe Pétain, né en 1856, Maréchal de la guerre 14-18, reçoit les pleins pouvoirs. Il conclut un armistice le 22 juin 1940 dans des conditions honteuses, laissant notre alliée, l’Angleterre, seule face à l’ennemi et entre dans une politique de collaboration avec l’Allemagne nationale-socialiste. La « Révolution Nationale », nom donné par Pétain à l’action de son gouvernement de Vichy, est à l’ordre du jour. Interdiction des grèves et promulgation du « Statut des Juifs » dès la fin de l’année 1940. 
Depuis septembre 1939, à la suite du Pacte Germano-Soviétique, le Parti Communiste est dissous.

Mais nous, nous ne doutons pas. Nous savons quel combat nous attend. La guerre d’Espagne et son issue tragique nous y a préparés. Staline veut gagner du temps pour s’armer en prévision de l’inéluctable affrontement entre fascisme et socialisme. Bientôt l’Union Soviétique sera à nos côtés. 

Le pays est occupé, dépecé, rationné, pillé. Beaucoup d’hommes sont prisonniers de guerre, et bientôt la jeunesse sera requise pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne. 
La Bretagne est en zone occupée. Toute la côte est en zone interdite. Brest est pour la Kriegsmarine une position stratégique de la plus haute importance. 
Nous entrons dans « le tragique des quatre années maudites »*. Le tout jeune homme que j’étais devra vite grandir. 

Pont-de-Buis. Il faut parler d’abord de la famille Berthelot, et en particulier du père, Louis Berthelot. Cet homme qui était une grande figure du mouvement syndical et politique avait appris à lire et à écrire en suivant la scolarité de ses enfants. Il n’était pas allé à l’école. Tout jeune, il était dans les bois à faire des sabots. Un homme formidable. Nous habitions le même quartier, une cinquantaine de mètre séparait nos maisons. Il avait perdu une jambe …et sa religion dans les tranchées. C’était un grand blessé de la guerre 14-18. Je le connaissais bien, et j’ai toujours eu pour lui la plus grande admiration. C’était un père attentif à l’éducation de ses enfants. Il les a formé aux valeurs progressistes et républicaines. Il connaissait les « Histoires de Yann et de Chann », et tous les soirs il les leur racontait. 
Ouvrier à la poudrerie, il était secrétaire des Anciens Combattants, militant syndical et politique. 
Il fut arrêté fin 42 ainsi que son fils Pierre par les flics de Châteaulin. Ils furent tous deux déportés. Ils revinrent des camps, mais l’épreuve fut si dure que sa femme en perdit la raison, ce dont souffrit beaucoup la plus petite, sa dernière fille. 
Il y avait aussi Maurice Cam, qui participera à mes côtés aux premiers sabotages, et Guy, son neveu.
Maurice était ouvrier aux écritures à l’arsenal. Il était avec nous aux Jeunesses Communistes. Il faisait partie du groupe de Brest. Quand ils ont été chassés de Brest, Guy et lui ont rejoint le maquis de Saint-Goazec-Spézet. 
Guy Cam a aussi laissé la vie dans ce combat.

Je vois toujours un frère de Maurice. Il vient là en vacances. 


2-L’Aigle d’Or

Yves Autret. Brest. 1941. Il faut parler de l’hôtel restaurant de l’Aigle d’Or, 57 rue Jean Jaurès à Brest.

Brest était en zone interdite, mais les Allemands avaient besoin de main-d’œuvre pour la construction de leur Mur de l’Atlantique et le port de guerre. Brest était un immense chantier. Les hommes démobilisés venaient y chercher du travail. 
« L’Aigle d’Or » était un restaurant ouvrier, où tous les copains se retrouvaient. Il y avait là Le Rest, Jean-Pierre Le Rest, un gars du bâtiment, de Quimerc’h . Il a disparu au cours d’un transport. 
Tous les gars de Pont-de-Buis fréquentaient cet hôtel. Il y avait là Albert Abalain, François Le Gall qui était ingénieur, Yves Gourmelon, mort des suites de tortures. « L’Aigle d’Or » était l’âme. Pierre Corre, tous les chefs se retrouvaient là. 
Je me rappelle que Pierre Corre descendait souvent chez Berthelot.
Il y avait aussi des Républicains Espagnols. Un fort groupe.* C’était un grand restaurant ouvrier. On y trouvait aussi des « Bretons émancipés de Paris.» Beaucoup ont été internés puis libérés. L’un d’eux, un Morvan de Douarnenez, dit « La Sardine », m’a servi de planque pendant toute l’occupation. 
J’aimerais savoir ce que sont devenues ces femmes qui tenaient le restaurant après la guerre. Elles sont allées voir les copains et leur porter des colis quand ils ont été arrêtés.

NOTE*Ils se sont évadés des CTE, Compagnies de travailleurs Etrangers, soumis par l’occupant à un travail de forçat pour la construction du mur de l’Atlantique et les travaux de la base sous-marine. Ils étaient détenus au Fort de Montbarey. Cf Eugène Kerbaul ( Chronique d’une section communiste de province) et le livre de Antonio Muñoz Zamora ( Mathausen 90 009) racontant « La Resistencia Española contra las hordas nazis en la ciudad de Brest »


NOTE: Eugène Kerbaul cite Claudette Jeanne Cormault dans son Dictionnaire Biographique :
« Née à Brest en 1910. Entre dans la Résistance au Front National et aux F.T.P.. Activité d’hébergement à Brest dans son hôtel de « L’Aigle d’Or », au 57 de la rue Jean Jaurès. Elle « planque » de nombreux résistants, dont Yves Gourmelon de Quimerc’h, Jean-Pierre Le Rest, qui échappera de peu à une arrestation sur ce lieu même. Elle cache aussi des armes, procure de faux papiers et des tickets d’alimentation aux résistants. 

 

4-En fin 1943, lors de la comparution devant le conseil de guerre allemand de Brest, du résistant communiste Jean Hénaff, elle réussit à prendre de ses mains les plans de la prison allemande de Pontaniou, établis pour préparer une évasion qui réussira le 25 octobre1943, libérant Hénaff et six autres résistants dont Jean Nicolas, qui fut tué au combat en juillet 1944 ». 

C’est Jean Nicolas qui « reçut de madame Cormault, aidée de son frère Philippe Le Cars et de sa belle-sœur Denise, une mallette à double fond contenant le matériel qui permit l’évasion du 25 novembre 1943 ». 


3-Les Jeunesses Communistes 

Yves Autret. Je m’occupais des Jeunesses Communistes: Nous avions été formés par les instituteurs. Notre groupe était très soudé. 
Je suis entré aux Jeunesses Communistes au moment de la guerre. 
Je me rappelle, en 37, en pleine guerre d’Espagne, un grand meeting organisé par Tanguy-Prigent et le Parti Communiste à Pleyben. Je suis parti à bicyclette avec Pierre Berthelot et Maurice Cam. J’avais quarante sous pour faire ma virée. Mon premier geste a été de mettre mes quarante sous dans le drapeau des Républicains Espagnols, le drapeau violet, jaune, rouge . 
Nous étions tous les trois à l’école. Nous avions passé le certificat d’études et nous préparions le brevet. 
Nos professeurs étaient des hommes très cultivés et de fervents républicains. 
Après le certificat d’études nous avions étudié l’antiquité, les civilisations égyptienne, grecque, romaine...

Pont-de-Buis a été une pépinière de normaliens et d’employés des P.T.T.I.(poste….). On en trouvait partout, à toutes les responsabilités. Hascouët, notre instituteur, était fier de nous. Même après la guerre il était fier de l’équipe qu’il avait formée. 
Nous avions un professeur de français sur Pont-de-Buis, François Merrien. Il donnait des cours le soir après la classe. C’était un normalien, un brillant élève et de surcroît un sacré beau garçon. Il devait avoir trois ans de plus que nous. Nous étions au parti avec lui. 
Il nous faisait étudier « Le Capital » de Marx. Nous lisions et commentions son œuvre. Prix, salaires, profits. Je crois sa pensée toujours d’actualité, seulement il faut que cela reste libre, consenti, compris. 
Du fait de l’existence de la poudrerie, nous comptions dans notre environnement des syndicalistes assez solides. 
Pont-de-Buis est tout de même le seul patelin où on a fait grève contre la guerre en 1940 ! Le responsable était Jean Masson, militant ouvrier qui mourra en camp de concentration. Cela concernait la poudrerie. Un comble dans une usine d’armement ! 

 

La suite de l'article écrit par Anne Friant-Mendrès à partir du témoignage d'Yves Autret à lire sur le site de l'ANACR: 

http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/page221/styled-23/page579/index.html
 

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24 janvier 2020 5 24 /01 /janvier /2020 06:00
Le samedi 25 janvier à l'auditorium Jean Moulin au Relecq-Kerhuon à 16h:  VŒUX du PCF Finistère
Voeux 2019 (photo Le Télégramme): Glenn Le Saoût, candidat finistérien aux Européennes sur la liste de Ian Brossat, Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du PCF Le Relecq-Kerhuon

Voeux 2019 (photo Le Télégramme): Glenn Le Saoût, candidat finistérien aux Européennes sur la liste de Ian Brossat, Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, Pierre-Yves Liziar, secrétaire de section du PCF Le Relecq-Kerhuon

Voeux 2019 du PCF au Relecq Kerhuon

Voeux 2019 du PCF au Relecq Kerhuon

Voeux 2019 du PCF au Relecq Kerhuon avec la représentation de "Bonsoir m'amour" de la troupe du Théâtre de la Corniche: spectacle sur la première guerre mondiale

Voeux 2019 du PCF au Relecq Kerhuon avec la représentation de "Bonsoir m'amour" de la troupe du Théâtre de la Corniche: spectacle sur la première guerre mondiale

Le samedi 25 janvier

à l'auditorium Jean Moulin au Relecq-Kerhuon à 16h

(haut lieu de l'éducation populaire au Relecq-Kerhuon où René Vautier a présenté ses films lors de festivals organisés par la municipalité communiste d'alors et où la fédération organise ses vœux depuis 3 ans, avec l'an passé une représentation théâtrale de "Bonsoir m'amour" du Théâtre de la Corniche et l'année précédente, en 2018, une projection de films de Ciné-Archives: Front populaire en Bretagne et à Paris, pêche dans le pays bigouden)

VŒUX du PCF Finistère

La Fédération du Finistère du Parti communiste français et la section PCF du Relecq-Kerhuon convient leurs adhérents, sympathisants, les responsables syndicaux et politiques de gauche, les associations de solidarité, à la présentation des vœux du Parti communiste en Finistère pour une année de résistance et de succès utiles à la cause de l'humanité, du progrès social, et de l'écologie. 

2019 a été une année de renforcement pour la fédération PCF du Finistère avec l'arrivée de 75 nouveaux adhérents (60 nouvelles adhésions, auxquelles s'ajoute 15 arrivées de camarades d'autres départements). 

En 2020, pour l'année de notre centenaire, grâce à notre activité, nos engagements et notre combativité, le dynamisme de nos campagnes municipales que nous espérons gagnantes dans le maximum de communes du département, nous voulons et pouvons tendre vers les 1000 adhérents dans notre département. 

16h10-16h35: Discours de la fédération du PCF (Ismaël Dupont) et de la section du Relecq-Kerhuon (Pierre-Yves Liziar) à partir de 16h

puis, comme le PCF a dans ses fondamentaux en même temps que l'effort de compréhension du réel, la défense de la classe ouvrière, et la transmission culturelle et l'éducation populaire au contact des créateurs:

Visionnage collectif d'un film "La réparation navale, paroles d'ouvriers" de Fréderic Chignac

Une co-production France Télévisions / VD Prod’, Via Découvertes Films 

échanges sur le film, et à partir de 18h, apéritif convivial offert par la section du Relecq-Kerhuon pour fêter une nouvelle année 2020 de luttes, marquant aussi, pour nous, les 100 ans du Parti communiste français.

Nous prendrons des dons des personnes qui le souhaitent qui le souhaitent à destination de la caisse de grève et de solidarité des cheminots et de la CGT.

Ils s'ajouteront aux dons que le PCF a déjà décidé de réaliser (500€ pour la section de Brest, 1000€ pour la fédération, d'autres sections s'apprêtent aussi à faire des dons)... 

Voir présentation du film:

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/emissions/la-france-en-docs-0/reparation-navale-brest-paroles-ouvriers-1089739.html

Autrefois poumon économique de la ville de Brest, la réparation navale est aujourd’hui devenue plus confidentielle à force de crises économiques et de plans sociaux successifs. Et pourtant elle reste bien vivante. Nous partons à la rencontre de ce qu’il reste de ce monde méconnu du grand public. Un univers à part, démesuré, avec ses codes, son histoire et même son propre langage, que nous font découvrir Gérard, Rodolphe, Jean-Claude, ou encore Eric. Qu’ils travaillent sur des navires militaires ou civils, chez DCNS ou chez DAMEN, ces hommes ont tous en commun la passion du métier. Ils nous ouvrent les portes de leur univers et nous font découvrir, par leurs témoignages, ce qu’il reste de cette tradition, de cette culture ouvrière.

Le samedi 25 janvier à l'auditorium Jean Moulin au Relecq-Kerhuon à 16h:  VŒUX du PCF Finistère
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23 janvier 2020 4 23 /01 /janvier /2020 06:00
Des adhérents du PCF de Huelgoat en 2014:  Pierre Jaouen, avant-dernier à droite de la photo, aux côtés de Jean-Jacques Penven, secrétaire de section

Des adhérents du PCF de Huelgoat en 2014: Pierre Jaouen, avant-dernier à droite de la photo, aux côtés de Jean-Jacques Penven, secrétaire de section

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

23/Pierre Jaouen (1924-2016)

Pierre JAOUEN est décédé en 2016 Berrien. Il avait 92 ans.

Pierre Jaouen avait adhéré au parti en 1946, il a été membre du comité fédéral de 1953 à 1964, du bureau fédéral de 1954 à 1961 et du secrétariat fédéral de 1954 à 1959 il avait en charge ce que l'on appelait à l'époque "le travail parmi les paysans". Il a été pendant quelques années secrétaire de la section d'Huelgoat et de la cellule de Berrien.

Il a exercé plusieurs activités professionnelles, cultivateur, carrier et aussi abonneur au journal "La Terre": c'était le meilleur vendeur de "La terre" au niveau national pendant plusieurs années.

C'est au titre de cette dernière activité qu'il s'est fait connaitre et apprécier par les camarades et bien au delà dans toute la Bretagne; il connaissait en effet tous les petits villages de la campagne bretonne et finistérienne et le monde paysan. Cette fine connaissance nous était très précieuse pour contribuer au développement de nos idées. Pierre Jaouen a eu une influence déterminante pour l'implantation du PCF et des idées de transformation sociale en Centre-Bretagne.

"Je garde d'un militant discret, modeste, politiquement très fin et d'une grande efficacité" écrit Piero Rainero, ancien secrétaire départemental.

C'était un vieil homme malicieux et chaleureux qui avait encore toute sa tête, la fraîcheur des idées et sa motivation politique.

C'est un exemple du dévouement et de la chaleur humaine, du sens des réalités, qui ont permis le développement du communisme rural, particulièrement dans les terres de résistance qu'ont été les Monts d'Arrée.

Témoignage de Jean-Claude Cariou sur Pierre Jaouen:

" J'ai bien connu Pierre à deux périodes :dans mon enfance , il passait chez mes parents à Plogoff ,puis un peu à Brest, en tant que démarcheur"pro"de "La Terre" , mais que mon père le voyait surtout à la Fédé ,alors en baraque ,rue Duquesne à Brest , en face de l'emplacement occupé maintenant par l'hôtel des impôts.

Mon père n'avait plus de responsabilité fédérale quand Pierre a démarré ,en 1954. Il y avait 9 ans d'écart entre eux. Mes parents auraient eu 101 ans cette année. A propos de l'hebdo "La Terre" ,je me souviens du titre surmontant un dessin d'un cheval tirant une charrue. A l'époque,

ce n'était pas du folklore , mes grands-parents petits-paysans(fermes de 5/6 ha) dans le sud-Finistère, travaillaient ainsi dans les années 50. Mon père a "bossé" dans le secteur agraire à la fédé ;il y avait une influence réelle à la campagne (sauf dans le Léon) et le journal était bien fait, avec des rubriques pointues comme les droits juridiques , le bricolage ,...Je me souviens que le directeur était Waldeck Rochet , plus tard André Lajoinie il me semble..Mais ensuite ,les lecteurs non paysans ont plutôt choisi un hebdo polyvalent comme l'Huma- Dimanche , et La Terre a disparu avec la perte de l'électorat agricole (les petits)....et la crise de la presse écrite.

Plus tard ,j'ai vraiment rencontré Pierre dans des assemblées départementales du Parti ,à mon retour dans le Finistère... Il a envoyé une lettre très sympa à ma mère pour le décès de mon père en avril 1998. Enfin j'ai participé avec lui à plusieurs déplacements,encore il y a7/8ans, fin octobre ,à la cérémonie annuelle en souvenir des fusillés de Châteaubriant,à la carrière . Il montait dans le car brestois à Morlaix (parking du Géant)parfois le seul ! "

Témoignage de Jean-Victor Gruat (ancien maire de Brennilis et adhérent de la section PCF de Huelgoat, membre du Conseil Départemental du PCF) sur Pierre Jaouen:

" Pierre Jaouen était un grand bonhomme et un grand camarade, que j'ai eu le plaisir et l'honneur de côtoyer depuis de très nombreuses années - une bonne quarantaine - notamment par l’intermédiaire de son fils Jean-Pierre à qui va toute mon amitié et toute ma sympathie attristée.
Jean-Victor Gruat "

Témoignage de Piero Rainero, ancien secrétaire départemental du PCF:

"Je viens d'apprendre le décès d'un camarade qui a été l'un des dirigeants de la fédération il y a bien longtemps; Pierre JAOUEN de Berrien et que j'ai personnellement bien connu. Il avait 92 ans.

Ce camarade avait adhéré au parti en 1946, il a été membre du comité fédéral de 1953 à 1964, du bureau fédéral de 1954 à 1961 et du secrétariat fédéral de 1954 à 1959 il avait en charge ce que l'on appelait à 'époque "le travail parmi les paysans". Il a été pendant quelques années secrétaire de la section d'Huelgoat et de la cellule de Berrien.

Il a exercé plusieurs activités professionnelles, cultivateur, carrier et aussi abonneur au journal "La Terre". C'est au titre de cette dernière activité qu'il s'est fait connaitre et apprécier par les camarades et bien au delà dans toute la Bretagne; il connaissait en effet tous les petits villages de la campagne bretonne et finistérienne et le monde paysan. Cette fine connaissance nous était très précieuse pour contribuer au développement de nos idées. Je garde de lui le souvenir d'un militant discret, modeste, politiquement très fin et d'une grande efficacité.

Piero Rainero".

Jean-Jacques Penven a prononcé ce discours d'hommage très poignant à Pierre Jaouen mercredi 9 mars au funérarium de Carhaix, où "Ma France" de Jean Ferrat, l'Internationale et les paroles de Rafael Alberti ont donné une profondeur historique et émotionnelle à ces obsèques très émouvantes.

Voici l'hommage de Jean-Jacques Penven à Pierre Jaouen en mars 2016:

"Nous perdons un ami, un camarade, Pierre Jaouen

Sa prise de conscience politique commence le 6 janvier 1934 à 11 ans, au coup de force des fascistes contre la 3ème République de triste mémoire et qui allait déboucher sur 1936, ainsi qu'il le raconte dans quelques lignes qu'il a tracées sur son enfance. A ses dires, cette date allait être déterminante pour la suite de ses activités et de son engagement.

En effet Pierre était un homme politique engagé depuis la 2e guerre mondiale. Il adhère en 1945, à 21 ans, à l'Union des Jeunesses Républicaines de France, ancêtre de la Jeunesse Communiste, et ce, à l'insu de sa famille.

Il n'a pas fait le S.T.O. Service de Travail Obligatoire, pour soutien de famille suite au décès de son père.

Il existait encore des poches de résistance car l'armée allemande était encore présente par petits groupes sur notre territoire, ce qui l'a marqué pour son engagement futur.

De retour de son service militaire en 1946, il prend des responsabilités au Parti Communiste Français. Et c'est là qu'il rencontrera sa future femme Huguette. C'est aussi à cette époque qu'il commence à lire la presse communiste engagée (l'Humanité pas seulement) qui forgera son parcours, il lisait encore l'huma il y a à peine plus d'une semaine.

Pour des raisons familiales il quitte la ferme pour prendre une exploitation agricole à Camaret avec Huguette. Pour se moderniser en matériel agricole les banques (commices agricoles) tergiversent et refusent des emprunts en raison de son engagement politique, pour les mêmes raisons il n'arrive pas à écouler sa production. Cela le contraint à quitter la ferme de Camaret pour vivre à Berrien. Et là, il travaille dans les carrières de granit locales.

Pour ses engagements militants, il utilisait son vélo pour se rendre après son travail, la nuit, à des réunions, à des assemblées ou toutes autres manifestations. Il faisait souvent 20 à 30 kilomètres pour y participer.

Il a contribué à organiser, les ouvriers et surtout les carriers, en syndicat C.G.T. pour défendre leurs revendications et leurs acquis.

A cette époque il a bien sûr connu Alphonse Penven, maire de Huelgoat et ensembles ils menèrent des actions militantes.

Vers 1958 les conséquences de son engagement contre la guerre d'Algérie lui ont valu d'être poursuivi, perquisitionné, avec mise sous scellés de son automobile pendant 1 an. Heureusement cette période a coïncidé avec son embauche au journal La Terre, ce qui lui permit d'avoir une voiture de fonction, une 2 CV, et de démarcher de nombreux petits paysans et agriculteurs pour les abonner au journal. Il y est resté jusqu'à sa retraite en 1989.

Durant cette période, il organise et participe à organiser des fêtes populaires de La Terre à Berrien, Huelgoat. Il participe activement aux fêtes de l'Humanité à Paris avec son épouse Huguette avant son décès prématuré. Il est aussi membre du Bureau Fédéral du Parti Communiste du Finistère dans les années 60, avec Louis Leroux et Gabriel Paul de Brest qui nous a quitté il y a peu, et qui a été député communiste du Finistère avec Alphonse.

Pendant sa retraite il continue à militer au P.C.F. et à l'Union Locale C.G.T. de Huelgoat. Il a été responsable de la section Multiprofessionnelle des retraités C.G.T. ainsi qu'au Conseil Départemental du Finistère.

Pierre était de tous les combats et de toutes les luttes. Nul doute qu'il aurait battu le pavé ce midi, et demain 10 mars pour la défense des intérêts des retraités, comme il le faisait il y a à peine plus d'un an au lendemain des massacres de Charlie.

Nous t'adressons un dernier salut fraternel Pierre".

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 14:11
Morlaix - Samedi 25 Janvier 2020: Journée Mondiale d'action contre la Guerre avec l'Iran et le respect  de l'accord sur le nucléaire iranien.

Samedi 25 Janvier 2020: Journée Mondiale d'action contre la Guerre avec l'Iran et le respect  de l'accord sur le nucléaire iranien.

 

Les actions illégales et irresponsables des USA et de L'Iran dans la période récente  illustrent bien la spirale de guerre qui peut se mettre en place à tout moment avec le risque d'embrasement général et de nouvelles guerres dévastatrices sur tout  le Moyen-Orient.

 L'urgence est à la mobilisation, et à mettre en place les moyens les plus appropriés : actions  publiques, tracts, rassemblements, etc..

 Appeler le  Président  de la République  pour qu'il agisse auprès des Nations- Unies pour relancer les discussions diplomatiques pour un règlement politique des conflits en cours, pour l'arrêt des  ventes d'armes à l'Arabie  Saoudite.
 Et surtout  pour la ratification du Traité d'Interdiction des armes nucléaires adopté à l'ONU le 7 Juillet 2017.
 Toutes et tous dans l'Action!!!

 Venez nombreux et passer le message à vos amis!
 Rassemblement le samedi 25/ 01 à 11H à Morlaix sur le parvis de la mairie
        "          et  le dimanche 26/01 à 11H  prés de l'Eglise St Louis à Brest

Le Mouvement de la Paix

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 13:39
Immigration : Pour une politique migratoire de la France fondée sur le principe d'hospitalité (PCF)
Immigration : Pour une politique migratoire de la France fondée sur le principe d'hospitalité (PCF)
 
 
Un groupe d'une dizaine de personnalités cherchent à faire évoluer le débat sur les questions migratoires en France. Ils dénoncent la politique de la France qui peut s'assimiler à une « fabrique » de personnes sans droits et dénoncent le durcissement des politiques envers
les migrants en France.
 
Le PCF partage ce diagnostic et apprécie cette démarche qui vise à ouvrir ou nourrir un débat rationnel sur le sujet des droits des migrants en France. Mais simplifier les actes administratifs ne suffira pas à éviter les difficultés, ni les inégalités du droit à la circulation.
 
Le défi n'est pas de criminaliser les migrant-e-s ou les militant-e-s associatifs qui leur apporte leur solidarité mais de traiter enfin les causes profondes qui poussent des millions de femmes et des hommes à
risquer leur vie pour échapper aux conflits, à la pauvreté ou au réchauffement climatique. Il nous faut donc avancer sur la redéfinition de la politique migratoire de notre pays autour d'une politique internationale tournée vers la paix et autour de l'exigence de voie légales et sécurisés de migrations, fondée sur le droit international qu'aujourd'hui la France ne respecte pas.
 
Les personnes ni régularisables, ni expulsables, les sans-papiers doivent être régularisées au plus vite. Emmanuel Macron et son gouvernement doivent cesser d'instrumentaliser les enjeux migratoires
comme ils l'ont fait en octobre 2019 en ne voulant qu'hystériser le débat sans poser les vraies questions ni entendre les réponses des organisations de défense des droits humains, les spécialistes de ces
enjeux ou les associations de solidarité avec les migrants.
 
Il est urgent de remettre du droit, de l'égalité, de la justice, de l'humanité, c'est-à-dire du principe d'hospitalité, aux sources mêmes de la politique migratoire de la France - et de la coopération des pays
membres de l'Union européenne  dans ce domaine. Et si ce rapport permet d'ouvrir le débat sur de nouvelles bases, le Parti communiste français est prêt à y participer pleinement.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 22 janvier 2020.
 
Immigration : Pour une politique migratoire de la France fondée sur le principe d'hospitalité (PCF)
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 11:58
Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens (Ouest-France Carhaix, Anaëlle Berre, 22 janvier 2020)
Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens

Dans le cadre de la projection du film Pour Sama, le Grand Bleu invite l’autrice et journaliste Maha Hassan, originaire de Syrie, installée en France depuis 2004, pour un échange avec les spectateurs.

Ce jeudi, le cinéma le Grand Bleu projette, en partenariat avec Amnesty international, le film Pour Sama, de Waad Al-Kateab. Un film qui sera suivi d’un échange avec la journaliste et romancière Maha Hassan. Kurdo-Syrienne, l’autrice est arrivée en France, comme réfugiée politique d’abord, en 2004. Aujourd’hui Française, habitante de Morlaix, elle n’a de cesse de porter la voix du peuple syrien.

L’exil

Elle parle de l’exil, d’abord. «La souffrance» de tout quitter, de se « sentir comme un vagabond, sans avoir vraiment de pays. On n’est nulle part ». C’était d’ailleurs le thème du premier roman qu’elle a écrit en France, Cordon ombilical. La France c’est aussi le pays qui lui a donné « la liberté, le courage et la confiance de publier librement, ce que je ne pouvais pas faire en Syrie ».

L’intégration

Et puis Maha Hassan parle aussi de l’intégration, « un pacte qui doit se faire des deux côtés, rappelle-t-elle. En France, je me suis rendu compte qu’être Française sur le papier ne donne pas forcément le droit de se sentir l’égale au regard des autres… »

La guerre en Syrie

Sa parole, ses mots, elle les utilise aussi pour parler de la guerre. La guerre en Syrie. « En France, on voit encore Bachar Al-Assad comme un défenseur de la laïcité, mais c’est faux. Cette guerre, c’est une guerre contre le peuple syrien, et le peuple syrien, on ne l’entend pas ».

Pour Sama

Elle interviendra ce jeudi à Carhaix, au cinéma, après la projection du film Pour Sama. Une œuvre réalisée par Waad Al-Kateab, femme et journaliste syrienne. Elle a filmé le quotidien de la vie à Alep, pendant la guerre, avec en toile de fond ce questionnement qui tiraille : faut-il partir ? « C’est une voix honnête qu’elle porte, et qu’il faut entendre. Un petit exemple qui montre ce qu’est la vie pendant la guerre en Syrie. Qui rappelle que quand on part, ce n’est pas par plaisir », détaille Maha Hassan.

Ce jeudi 23 janvier, à 20 h, au cinéma le Grand Bleu.

Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens (Ouest-France Carhaix, Anaëlle Berre, 22 janvier 2020)
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 11:50
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier
Effondrement des pensions de retraites des enseignants, mépris du monde enseignant: les instits et les profs de Morlaix et sa région expriment leur colère devant la permanence de Sandrine Le Feur, la députée LREM, le vendredi 17 janvier

Morlaix, vendredi 17 janvier, 18h: une soixantaine d'enseignants jettent leurs cartables et leurs manuels devant l'entrée de la permanence de la députée LREM Sandrine Le Feur ... toujours aux abonnés absents.

Des explications toniques de Antoine Gauchard pour la FSU et Sébastien Ménès pour Solidaires.

Photos Ismaël Dupont

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 09:47

Rendez-vous à 17h30 à la gare ce mercredi pour une nouvelle retraite au flambeau contre la réforme des retraites. 

Si nous sommes assez nombreux nous pourrons attendre qu'une partie de volontaires se rendent sur 2ème lieu pour un départ synchronisé vers 18h30.     

Mis en ligne sur Pays de Morlaix en Lutte

 

Ci-joint, quelques photos (pas très nettes) de la marche au flambeau très belle et joyeuse du vendredi 17 janvier contre la réforme des retraites à Morlaix après l'action jeter de cartable et de manuels devant la permanence de la députée macroniste Sandrine Le Feur.

 

Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
Contre la réforme des retraites Macron - Nouvelle retraite au flambeau à Morlaix ce mercredi 22 janvier à 18h30
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 08:55
Forum Démocratie Participative à Morlaix - Réunion publique Morlaix Ensemble, Jeudi 23 janvier à 18h30 à l'Auberge de Jeunesse, rez-de-chaussée (voie d'accès aux Ports)
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 08:43

Lettre du personnel du lycée Pierre Guéguin de CONCARNEAU

Nous, personnels du lycée Pierre Guéguin de CONCARNEAU avons été choqués par l’interpellation violente d’un de nos élèves jeudi en début d’après-midi en marge de la manifestation du centre commercial Géant à Quimper. Notre élève mineur a été violemment interpellé par la police avec un de ses camarades d’un lycée Quimpérois. Notre élève expliquera qu’ils ont été plaqués au sol, menottés et amenés au commissariat dans un véhicule de police qui a traversé les rues de Quimper sirène hurlante à une vitesse de 130 kms heure. Son camarade quimpérois a été blessé à la main pendant l’interpellation et il n’a pu consulter un médecin que le soir. L’examen médical établira une luxation de la main. Arrivés au commissariat de Quimper, ces deux jeunes mineurs ont été placés en garde à vue et mis en cellule jusqu’à ce que leurs parents aient l’autorisation de venir les récupérer le soir. Notre élève nous a raconté que les policiers les avaient insultés et méprisés : « j’ai envie de vomir quand je vois vos têtes » leur a-t-on dit. Notre élève est un élève sérieux, investi dans sa scolarité, respectueux de l’adulte et de l’autorité mais qui a sans doute le tort d’être engagé et de dire clairement depuis quelques semaines maintenant son opposition à la réforme des retraites. 

Il a été choqué, traumatisé par cet incident et est convoqué au tribunal le 19 février prochain. 

Nous, personnels du lycée, appelons à soutenir ces 2 jeunes et à s’opposer à ces formes d’intimidation qui sont malheureusement trop fréquentes actuellement. Nous déplorons cet incident qui va à l’encontre des valeurs de respect, de tolérance et de solidarité que nous tentons quotidiennement de transmettre à nos élèves.  

Lire aussi : Quimper. Interpellés durant la manifestation, les deux lycéens convoqués devant la justice

(Lu sur le blog Le Homard Enchaîné)

Ouest-France
Lycéens interpellés à Quimper : un collectif d’étudiants condamne des « arrestations politiques »

Publié le 20/01/2020 11h15

Jeudi 16 janvier 2020, deux jeunes hommes, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, alors qu’ils bloquaient l’entrée au centre commercial Géant de Quimper. Un groupe, se présentant comme le « collectif des lycéens de Quimper et Concarneau », dit condamner « ces arrestations politiques ».

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient manifesté entre le siège finistérien du Medef à Quimper et le centre commercial Géant.

 

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient manifesté entre le siège finistérien du Medef à Quimper et le centre commercial Géant. | OUEST-FRANCE

Jeudi 16 janvier 2020. À Quimper (Finistère), zone de Creac’h-Gwen, 600 manifestants défilent contre la réforme des retraites. Partis du siège du Medef, ils rejoignent le centre commercial Géant, où ils terminent leur mouvement en bloquant les accès au site.

En toute fin de matinée, deux jeunes gens, âgés de 15 et 17 ans, sont interpellés par la police. Ce qu’on leur reproche : participation à une manifestation non déclarée et entrave à la circulation. Après plusieurs heures de garde à vue, les deux adolescents ont été remis en liberté, mais seront convoqués en février devant le délégué du procureur.

Ce lundi 20 janvier, un groupe se présentant comme le collectif des lycéens de Quimper et Concarneau, dénoncent ces deux interpellations. « Comme d’habitude, la manifestation était pacifique et se passait dans le calme jusqu’à l’intervention des forces de police », estiment les auteurs du communiqué.

« Le collectif condamne fermement ces arrestations politiques visant à décourager les lycéens de se mobiliser pour leur avenir », conclut le groupe.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/lyceens-interpelles-quimper-un-collectif-d-etudiants-condamne-des-arrestations-politiques-6698162

Ouest-France
Quimper. Interpellés durant la manifestation, les deux lycéens convoqués devant la justice

Publié le 17/01/2020

Les deux lycéens, interpellés jeudi 16 janvier 2020 en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère), ont été remis en liberté. Ils seront convoqués devant le délégué du procureur en février.

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient bloqué les entrées au centre commercial Géant, à Quimper (Finistère).

 

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient bloqué les entrées au centre commercial Géant, à Quimper (Finistère). | OUEST-FRANCE

Deux lycéens, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés jeudi 16 janvier 2020, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère), qui avait rassemblé 600 personnes. À l’issue de la matinée de contestation, les grévistes avaient décidé de bloquer les accès au centre commercial Géant. Les deux jeunes gens avaient été interpellés pour entrave à la circulation et participation à une manifestation non déclarée.

Placés en garde à vue, les deux mineurs avaient été remis en liberté, jeudi, en fin de journée. Ils sont convoqués, courant février, devant le délégué du procureur de Quimper.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-interpelles-durant-la-manifestation-jeudi-les-deux-lyceens-convoques-devant-la-justice-6694756

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