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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 08:00
Génocide à Gaza : des salariés de Safran, Thales et STMicroelectronics dénoncent la complicité de l’industrie française de l’armement

Au sein des entreprises d’armement, la coopération avec Israël pose la question d’une éventuelle complicité de génocide. La CGT, en pointe sur ce combat, multiplie les initiatives. La prise de conscience s’étend.

Le 15 octobre 2023, alors qu’un processus génocidaire s’amorce en réponse aux sanglantes attaques du Hamas, une trentaine de syndicats palestiniens lancent un SOS. Ils appellent « leurs homologues internationaux et toutes les personnes de conscience à mettre fin à toute forme de complicité avec les crimes d’Israël, en cessant de toute urgence le commerce des armes avec Israël ainsi que tout financement et toute recherche militaire ».

Leur message, relayé par le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, prend une résonance particulière dans les entreprises françaises liées à l’armement.

Depuis fin 2021, la jurisprudence de la Cour de cassation est claire : « Toute personne qui apporterait intentionnellement son aide, son concours ou toute forme d’assistance à la commission ou à la tentative de commission de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crime de génocide serait passible de poursuites, en qualité de complice. »

Exportations d’armes vers Israël : des entreprises françaises sous pression

Et ce, insiste l’avocat Matteo Bonaglia, « sans que soit exigé un seuil minimal de participation ni qu’il soit nécessaire de démontrer une intention d’aider à la commission du crieme ». « En clair, résume l’avocat, les entreprises françaises d’armement ne peuvent plus se réfugier derrière l’État, qui leur a octroyé une licence d’exportation. Leur responsabilité propre peut être engagée. »

Dans la foulée de l’appel des syndicats palestiniens, l’association Stop Arming Israël est créée. « L’objectif, c’est qu’aucun matériel militaire ne soit acheminé vers Israël », relate Loïc, un de ses fondateurs. Bientôt, des campagnes de tractage sont organisées à l’entrée des entreprises du secteur de l’armement. Les salariés de Thales, Airbus, MBDA, Dassault ou Safran sont approchés.

 

D’autres sociétés, plus petites, sont également visées. « À chaque fois, explique Loïc, on essaie d’alerter sur leurs liens avec Israël. » L’accueil est parfois frileux. « On a reçu quelques insultes », reconnaît le militant. Mais, au fil des mois, les réactions se font plus chaleureuses, assure-t-il. « Installer un rapport de force, cela prend du temps. »

Élue CGT de la société franco-italienne de fabrication de composants STMicroelectronics – environ 50 000 salariés dont 12 000 en France –, Nadia Salhi répond immédiatement à l’appel des syndicalistes palestiniens et, « pour garantir la sérénité des débats », entame une réflexion collective au sein du syndicat.

Génocide à Gaza : la décision de la CIJ fait évoluer les consciences

Pas facile. « Questionner la coopération militaire sort des préoccupations habituelles, admet Nadia. Dans une entreprise d’armement, cela peut être perçu comme une façon de scier la branche sur laquelle on est assis. » Des enquêtes du média Blast et de l’Observatoire des armements vont encourager la mobilisation.

En violation de l’embargo imposé à la Russie, des composants de STMicroelectronics ont été retrouvés dans des armes utilisées contre l’Ukraine et la direction de ST doit, publiquement, s’engager à cesser tout commerce avec la Russie. Pour la CGT, dont le pacifisme et l’antimilitarisme sont des valeurs fondatrices, c’est une première victoire.

En janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) dénonce un « risque de génocide » à Gaza. « Le mot « génocide », ça fait réfléchir », constate Grégory Lewandowski, élu CGT chez Thales. Deux mois plus tard, le site Disclose révèle que la France a continué à fournir des armes à Israël après octobre 2023.

Des « pièces de cartouches pour fusils-mitrailleurs », envoyées par la société Eurolinks au groupe israélien IMI Systems depuis le port de Marseille, ont pu être utilisées contre des civils palestiniens, indique le site d’information. Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, sommé de s’expliquer, reconnaît l’envoi des pièces. Elles étaient destinées à être « réexportées vers des pays tiers », minore-t-il.

Les syndicats demandent des comptes sur les partenariats israéliens

Son démenti ne convainc pas. Chez STMicroelectronics, une lettre ouverte de la CGT à la direction réclame « des mesures fortes et urgentes pour garantir que notre entreprise ne participe ni de près ni de loin au massacre en cours à Gaza et en Cisjordanie ». « Afin d’assurer la transparence des usages des puces produites par notre entreprise, nous vous demandons de rendre public (…) l’ensemble des partenariats en cours avec des entités israéliennes », ajoute-t-elle.

Face aux organisations syndicales, la direction se borne à affirmer que ses composants sont « destinés à des fonctionnalités civiles, et pas autre chose ». « On a continué à travailler la question », relate Nadia. En juin 2025, une journée de grève est décidée sur le site de Crolles. « Beaucoup de salariés, sans y prendre part, nous ont encouragés et remerciés », affirme la syndicaliste. Les initiatives se multiplient.

Chez Thales, le partenariat avec la société israélienne de drones Elbit suscite de plus en plus de questions. L’élue CGT Stéphanie Gwizdak opte pour l’organisation d’une journée de formation afin, dit-elle, « d’alimenter les camarades en arguments juridiques et géopolitiques ».

Intitulée « Droits et devoirs d’intervention des salariés de l’industrie de la défense », la journée s’articule autour d’une question cruciale : « Si on est associé à un génocide, qu’est-ce qu’on risque ? » Les échanges sont « fructueux » et « de qualité », affirme Stéphanie Gwizdak.

À Fos-sur-Mer, les dockers bloquent l’armement vers Israël

Mais moins d’une trentaine de salariés s’inscrivent. « Mobiliser sur ces questions, c’est un travail de fourmi », constate-t-elle. « Ce n’est pas évident de trouver un consensus, en interne, pour parler du sujet », abonde Pascal Jaugeas, son homologue chez Airbus.

Début juin 2025, une action coup de poing des dockers de Fos-sur-Mer va « libérer les énergies », selon Nadia, de STMicroelectronics. Alertés sur la présence de colis d’armement destinés à Israël, les dockers bloquent coup sur coup deux chargements.

« La CGT pèse 95 % chez nous, cela nous permet d’agir vite, explique leur secrétaire général, Tony Hautbois. Ce n’est malheureusement pas le cas partout. » À quelques jours de l’ouverture du Salon international de l’aéronautique du Bourget, où la présence de stands israéliens suscite une vague de protestations, le blocage de Fos provoque une onde de choc.

Des manifestations sont organisées. Des ONG saisissent la justice en urgence – elles seront déboutées. Sous la pression, le gouvernement décide finalement de faire marche arrière et réclame la fermeture de cinq des neuf stands israéliens. Une victoire en demi-teinte, pour les ONG.

Chez Red Hat, des salariés enquêtent sur les usages militaires de leurs outils

Mais une victoire quand même. « En interne, on ne parlait que de ça », affirme un salarié de Thales. « On était très isolés il y a un an. Depuis quatre ou cinq mois, de plus en plus de camarades s’emparent du sujet », constate Grégory Lewandowski qui, outre Thales, est aussi responsable à la CGT métallurgie. Après les dockers de Fos, la CGT Air France et SUD Solidaires aérien décident, à Roissy, de bloquer l’envoi d’une cargaison d’armes en direction d’Israël.

« La prise de conscience commence à s’étendre », se réjouit Loïc, de Stop Arming Israël. Salarié de l’entreprise Red Hat, rachetée au prix fort par IBM en 2018, Haïkel Guémar est un des fondateurs de Solidaires informatique. Fichage, drones, cloud, data centers… l’informatique, domaine où excellent les entreprises israéliennes, est omniprésente dans les armées modernes, explique-t-il.

« Elle est même cruciale », insiste le syndicaliste. Les drones tueurs ne sont pas tous guidés par des humains. « Ce sont des systèmes informatiques qui, la plupart du temps, décident qui doit vivre ou mourir, détaille le représentant syndical. Sans eux, rien n’est possible. Ils sont les yeux et les oreilles des drones tueurs. »

Les 440 salariés français de Red Hat ont-ils participé, sans le savoir, aux massacres perpétrés à Gaza ? « On a interrogé notre direction, on voulait savoir sur quel terrain d’opération était utilisé le matériel qu’on fabrique, ça n’a rien donné », assure-t-il.

Face à ce « manque de transparence organisé », le syndicaliste s’est transformé en enquêteur. Il épluche les journaux spécialisés, multiplie les contacts avec les associations, les collectifs, les syndicats. Il voit grand, Haïkel Guémar. « J’entretiens le doux rêve d’avoir, un jour, une coopération avec des syndicats israéliens. »

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:44
Sous le soleil, la fête du travailleur Bigouden qui s’est tenue à Lesconil samedi 19 juillet a été un succès. Pour la première fois programmée de midi à 18h, environ 400 personnes y ont participé.

Sous le soleil, la fête du travailleur Bigouden qui s’est tenue à Lesconil samedi 19 juillet a été un succès. Pour la première fois programmée de midi à 18h, environ 400 personnes y ont participé.

Le stand de la JC à la fête du Travailleur Bigouden de Lesconil du 19 juillet

Le stand de la JC à la fête du Travailleur Bigouden de Lesconil du 19 juillet

Retour sur la Fête du travailleur bigouden de Lesconil du samedi 19 juillet 2025
Retour sur la Fête du travailleur bigouden de Lesconil du samedi 19 juillet 2025
Retour sur la Fête du travailleur bigouden de Lesconil du samedi 19 juillet 2025
Retour sur la Fête du travailleur bigouden de Lesconil du samedi 19 juillet 2025

Sous le soleil, la fête du travailleur Bigouden qui s’est tenue à Lesconil samedi 19 juillet a été un succès. Pour la première fois programmée de midi à 18h, environ 400 personnes y ont participé.

Les groupes musicaux locaux ont assuré une ambiance festive toute l’après-midi. Les échanges autour des stands politiques ( PCF, NFP) syndicaux (CGT) et associatifs  (AFPS, mouvement de la paix) ont été nombreux. Ils ont permis d’accompagner les vacanciers et les locaux dans les réflexions que génèrent les contextes nationaux et internationaux actuels très préoccupants. 

Cette fête a été rendue possible par la présence de plusieurs militants et bénévoles au bar et dans les stands de la restauration mais également pour le montage et démontage du site. Notons en particulier la présence active de jeunes militants de la JC sur le stand communiste. Ils ont contribué, par leur dynamisme, à une diffusion réussie des tracts, lettres d’information et publication du réseau communiste ( élus, militants, scientifiques…). 

Sergine, Yves pour la commission fête de la section PCF du Pays Bigouden. 

 

Plus de photos sur le blog du PCF Pays Bigouden: https://pcbigouden.fr/?p=5297

Retour sur la Fête du travailleur bigouden de Lesconil du samedi 19 juillet 2025

Allocution de Véronique Blanchet lors de
la fête du Travailleur Bigouden le 19 juillet à Lesconil

Bonjour à toutes et à tous, visiteurs, amis, camarades.

C’est avec un immense plaisir que la section du PCF du pays bigouden vous accueille ce jour, à sa traditionnelle fête de la travailleuse et du travailleur bigoudens sur ce terre-plein du port de Lesconil.

Au nom du PCF bigouden et de notre secrétaire de section Maryse
Rousseau, je remercie les bénévoles, services techniques, camarades et tous ceux qui ont participé à l’organisation de cette fête historique à Lesconil.

Notre monde, tout comme la planète est en feu, au sens propre comme au sens figuré.
Le peuple palestinien est massacré, un génocide a lieu sous les yeux de l’Occident complice. Cette guerre d’annexion d’un pays par un autre rapporte au capitalisme international et n’est possible que par le soutien et la soumission de nos dirigeants, aux diktats de Trump et aux intérêts des actionnaires des industries d’armement.

La paix, la dignité des peuples, contre les colonisations multiples qui sont les alibis des guerres et ou génocides que subissent certaines populations, sont dans l’ADN des communistes.
A l’initiative de la Colombie et de l’Afrique du Sud, une coalition de trente états vient de se réunir pour passer des mots aux actes et mettre fin à l’impunité dont bénéficie Israël sur la scène internationale.

Le PCF n’a de cesse de répéter qu’il faut agir et trouver des solutions pour une paix juste et durable à Gaza où l’état de la Palestine doit être reconnue au côté de celui d’Israël, mais aussi en Ukraine, où la guerre dure depuis 3 ans ½, malgré le soutien des occidentaux à l’Ukraine, plongeant la population dans un cauchemar interminable, aucune perspective de paix n’étant aujourd’hui envisagée. Le milliardaire de la Maison Blanche, selon les jours et ses envies, interrompt ou annonce l’envoi de plusieurs milliers de dollars d’équipements militaires à Kiev, destinés à de puissants systèmes de défense anti aérienne, dont a besoin le pays pour arrêter les bombardements meurtriers par drones et missiles dans les villes
ukrainiennes.
La France doit sortir de l’OTAN qui se montre complice des agissements calculateurs de Trump.

En arrivant ici, vous avez vu nos amis du Mouvement de la Paix et
l’Association France-Palestine Solidarité qui nous ont fait l’honneur d’être présents parmi nous. Je vous invite à aller les rencontrer pour échanger et participer activement à leurs mouvements… les luttes contre les guerres et pour la paix se mènent aussi sur le terrain et
dans la rue, faisons-nous entendre peuple de gauche !

Nous ne devons pas nous taire contre l’injustice infligée par quelques dominants contre les femmes et les hommes qui souhaitent vivre
dignement.

A l’annonce du plan de 43,8 milliards d’euros présenté par François
Bayrou, il y a 4 jours ce 15 juillet précisément, les efforts encore demandés à la population déjà étranglée par des restrictions injustes, nous plongent dans un sentiment de colère pour le coup justifié !

Les 450000 postes non pourvus de l’assurance chômage, la suppression de 3000 postes de fonctionnaires et agences d’état ou leur non remplacement d’un sur trois d’entre eux, le gel des pensions de retraite, des prestations sociales, des budgets des services publiques, des salaires des fonctionnaires, le déremboursement des médicaments et consultations notamment pour les malades en affection de longue durée, remise en cause des droits des salariés, stigmatisation et diminution des droits des demandeurs et privés d’emploi etc etc…sont des mesures qui ne feront qu’appauvrir la population.

5,3 milliards d’économie demandées aux collectivités, c’est-à-dire à nous, la population, qui n’iront pas aux infrastructures publiques et aux travaux d’entretien des établissements scolaires de nos enfants, quand ils passent la journée dans des bouilloires thermiques et que l’on demande aux parents de les garder à la maison !

5,3 milliards d’économie demandées aux collectivités, c’est-à-dire à nous la population, qui n’iront pas aux subventions pour les associations. Je pense au secours populaire, qui accompagne les plus démunis, mais aussi aux CCAS, aux associations sportives ou culturelles et à tout le tissu associatif et solidaire, qui fait la richesse et la particularité de notre pays.
5,3 milliards d’économie qui va aussi impacter le secteur de la santé,
lorsque l’espérance de vie en bonne santé des français s’effondre et que la mortalité infantile augmente. La loi Duplomb que notre députée macroniste Liliana Tanguy a voté, est l’annonce d’une catastrophe environnementale.

Cette cure d’austérité violente s’accompagne de deux jours fériés offerts par les travailleurs, dont le 8 mai qui est un symbole fort de la commémoration de la victoire contre le fascisme et le nazisme.

En revanche, le pognon de dingue des riches ne ruisselle toujours nulle part, alors que le montant des aides publiques de l’Etat pour les entreprises s’est élevé à 211 milliards pour la seule année 2023. Cherchez l’erreur !
Mais ce n’est plus une année blanche qu’annonce F.Bayrou, pour nous, c’est une année noire ! ou une année rouge, si nous combattons et réussissons à mettre dehors cette bande de fripouilles qui empoisonne notre environnement, nos assiettes et nos corps.

Depuis 1936, nous cultivons l’union des forces progressistes face à la
menace, jamais aussi prégnante, tant au niveau national qu’international qu’est le fascisme représenté par l’extrême droite et la droite extrême. C’est pour cette raison que nos camarades du Nouveau Front Populaire du Pays Bigouden sont présents. Notre volonté commune de créer une union à la base est le sentiment qui nous anime au quotidien, sentiment partagé au- delà des partis politiques, car il rassemble tous les citoyens de gauche et
écologistes.
C’est bien sur le terrain, dans la rue et dans les urnes qu’il faut mener les luttes contre l’extrême droite, le capitalisme et les guerres dans le monde.
Sans l’apport de la société civile et des corps intermédiaires, que sont les organisations syndicales, cette volonté de fédérer ne serait pas optimale.
Leur présence ce jour répond à cette dynamique conjointe. Merci aux
camarades de la CGT, que nous vous invitons à rencontrer à notre fête, mais aussi dans vos entreprises et lieux de travail.
Sous le barnum du PCF, vous trouverez la revue « rouge Finistère » mais d’autres lectures également et nos camarades pour prolonger le débat.
Sous le barnum du NFP quelques exemplaires de la gazette et des militants pour vous accueillir. Je vous invite également à signer la pétition contre la loi Duplomb sur le site de l’AN qui a déjà réuni plus des centaines de milliers de signatures en quelques jours.

Mais profitons également de cette parenthèse que sont les vacances, moments précieux, indispensables pour se ressourcer et pourquoi pas débattre.
Excellente fête de la travailleuse et du travailleur bigouden !

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:34
La fédération du Finistère du PCF se félicite que la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».

Communiqué de la fédération PCF du Finistère. 

11 août 2025 

La fédération du Finistère du PCF se félicite que suite aux révélations du journal l’Humanité la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».

En effet derrière l’association qui pilote ce label se cache le milliardaire d'extrême-droite Pierre-Edouard Stérin. 

Cette décision intervient notamment après celle d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) .

La fête des filets bleus de Concarneau qui a pour origine une initiative des syndicats CGT pour venir en aide aux marins sinistrés de Bretagne en 1905, ne peut rester non plus associée au nouveau "Saint patron de l’extrême droite française" qui entend asseoir l'hégémonie des idées racistes et réactionnaires par le contrôle de nombreux médias, de la formation des journalistes, et des fêtes traditionnelles. Il en est de même pour le festival médiéval de St Renan.

Le PCF du Finistère appelle les différents intervenants à agir pour que nos fêtes régionales restent fidèles aux valeurs républicaines et de solidarité.

 

Précisions: 

Rappelons que comme l'a révélé le journal L'Humanité dans un article de Thomas Lemahieu le 11 juillet dernier, via sa principale holding belge, BAD 21 (en référence à la « base à défendre », le Graal des survivalistes), Pierre-Édouard Stérin est entré fin mai au capital de Studio 496 (un nom renvoyant, lui, au baptême de Clovis), la nouvelle boîte de Thibault Farrenq."Jeanne d’Arc à Orléans, Templiers à Biot, Grandes Médiévales à Andilly, Saint-Louis à Aigues-Mortes, Lavande à Digne-les-Bains, Filets bleus à Concarneau, Cassoulet à Castelnaudary… En quelques semaines, une soixantaine de fêtes – existant de longue date, en majorité – ont, après avoir réglé leur adhésion, reçu le label « Les plus belles fêtes de France ». Coordonnée par Studio 496, l’association leur promet monts et merveilles : un guide Michelin spécial, un tour-opérateur dédié, des émissions de télé, etc. Et, en retour, les initiatives locales renforcent à très bon compte le crédit de l’entreprise et de son nouvel actionnaire, Pierre-Édouard Stérin, le milliardaire d’extrême droite et exilé fiscal qui serait visé selon le journal Le Monde  par une enquête préliminaire pour financement illégal au bénéfice du RN."

 

La fédération du Finistère du PCF se félicite que la Fête des Islandais et des Terre-Neuvas à Paimpol renonce au label « Plus belles fêtes de France ».
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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 07:30
La menace Stérin plane sur les festivals bretons
La menace Stérin plane sur le plus vieux festival breton

 

Lu sur le site du PCF Pays Bigouden: https://pcbigouden.fr

Soufflant 120 bougies cette année, les Filets Bleus à Concarneau (29) sont un symbole pour les festivals de musiques bretonnes et celtiques. Cependant, des difficultés ont poussé le comité organisateur à adhérer à l’association « Les Plus Belles Fêtes de France ». La labellisation récente est en réalité un piège tendu par la galaxie ultraconservatrice du milliardaire Pierre-Édouard Stérin

Yonatan – Médiateur culturel, ancien étudiant en histoire

120 ans d’existence

Il arrive qu’il soit décrit comme le plus ancien festival en Bretagne (mais pas la plus vieille fête). Peut-être est-il le deuxième plus vieux en France (derrière Les Chorégies d’Orange, créé en 1869). En tout cas, les Filets Bleus fête ses 120 ans cette année. Il aura lieu aux alentours du 15 août. Créé en 1905 à Concarneau dans le Finistère, il résulte d’une volonté du maire de la ville et gérant de conserverie, Louis-Marie-Samuel Billette de Villeroche, de créer une « fête solidaire envers les marins et leur famille », comme le précise François-Yves Hillion dans son mémoire sur les festivals bretons. L’année dernière, il avait attiré 8.000 personnes par jour. Mettant en avant les cultures de la péninsule, il ouvre également son répertoire à d’autres musiques du monde (celtiques par exemple) et françaises. Du 13 au 17 août 2025 sont prévus Les Sonerien Du, Soldat Louis, O’Tridal, Boulevard des Airs, Ampouailh, Magic System, des bagadoù, des cercles celtiques, des expositions… Le festival est classé « grand rassemblement » cette année avec un budget de 800.000 euros. Cependant, en 2023 et 2024, le co-président et la co-présidente étaient plutôt pessimistes et pointaient le manque de subventions des collectivités territoriales, souhaitant une meilleure reconnaissance et faisant réagir la mairie LR de Concarneau.

Labellisée « plus belle fête de France »… par des ultraconservateurs

Créée en 2024, l’association Les Plus Belles Fêtes de France compte 100 fêtes adhérentes, dont 60 ont été labellisées. Toutes ses derniers mois. 10 sont en Bretagne historique (incluant 7 labellisées). La péninsule est réputée pour son nombre important de festivals, avec une audience festivalière élevée (allant jusqu’à potentiellement 2 millions environ).

Parmi les 7 fêtes « chanceuses », on trouve deux festivals : Les Filets Bleus à Concarneau (29) et Les Celtiques de Guérande (44). La co-présidente des Filets s’est émue face à cette annonce. Les Celtiques s’affichent fières de cette labellisation et incitent les autres festivals bretons à faire de même. À cela s’ajoutent 5 évènements aux univers variés (médiéval à St-Renan, frégate à Arzon…). Pointant les difficultés post-Covid du secteur, l’association propose des prestations et réductions à ses adhérentes.

L'Humanité pointe qu’elle leur « promet monts et merveilles ». Dans un article repris par le site de la section PCF du Pays Bigouden, territoire également situé dans le Sud Finistère.

Les labellisations ont donc été accordées par un Comité de pseudo experts de la Galaxie Stérin (Nuits du Bien Communjournaliste du média Neo etc.) à 60 fêtes cette année. L’association avait ses locaux à la même adresse que le Fonds du Bien Commun créés pae Stérin jusqu’en avril 2025. Cette labellisation apporte, en plus des avantages d’adhésion un soutien financier, un panneau avec le logo à l’entrée de la ville (non-fourni) et la participation à l’émission Les Plus Belles Fêtes de France en 2026, dont on ne sait rien.

La Bretagne et les musiques bretonnes / celtiques instrumentalisées

12 sur 60, soit 15% des fêtes labellisées ont lieu en Bretagne et / ou sont liées aux cultures bretonnes voire celtiques. On y trouve le festival d’extrême-droite loir-et-chérien Salera, un mini Puy-du-Fou, donc pseudo-historique. Il a instrumentalisé la musique de Plantec cette année par exemple. Le trésorier de l’association est Romain de Lacoste-Lareymondie. Issu d’une famille charentaise-maritime connue pour son adhésion au RN, il a été Directeur de Cabinet du Président du Puy du Fou. Avec son entreprise parisienne Commines, il a créé un guide touristique pour le Morbihan. Un condensé pseudohistorique aux relents racistes. Et visiblement, l’association, qui propose un service historique et scientifique avec des universitaires, a la même approche : prétexter une mise en  avant des terroirs pour imposer une sorte d’homogénéité culturelle, en préservant une identité dominante perçue comme traditionnelle et enracinée. Une politique culturelle qui a fait polémique avec d’autres acteurs de la galaxie Stérin récemment. En conformité avec un contrat mensonger et exigeant, les logos d’adhésion et du label sont bien visibles sur les pages d’accueil des sites internet des deux festivals bretons. Mais aussi sur le flyer de la programmation des Filets, où le logo de l’association est le seul présent. D’autant plus qu’il y aura des panneaux avec logo à l’entrée des villes.

Le projet Périclès, qui vise à permettre à Stérin de « faire main basse  » sur des fêtes dites traditionnelles et à faire gagner des villes aux extrême droite est en embuscade. Les récentes tensions pré-municipales entre deux associations politiques de droite concarnoises liées au maire actuel et à l’ancien maire posent question.

Le président du département du Finistère, Maël De Calan (Soyons Libres), qui soutient déjà l’une d’entre elles, est soupçonné d’être proche de Pierre-Édouard Stérin ou d’être un potentiel allié pour son projet. Un président dont le mandat est marqué par des coupures budgétaires dans le secteur culturel. Des coupures qui font penser au Conseil Régional des Pays de la Loire, où des subventions culturelles sont supprimées pour la langue bretonne notamment. Alors même que La Nuit du Bien Commun est soutenue par la présidente Horizons.

Conclusion 

Les Filets Bleus et Les Celtiques de Guérande sont les deux seuls festivals bretons labellisés parmi les « plus belles fêtes de France ». La presse locale a présenté cette nouvelle comme une bonne chose pour des évènements culturels. Cependant, derrière les promesses du label se cache un projet fasciste de mise au pas du secteur culturel. Les fêtes bretonnes concernées et la presse locale savent-elles ce qui se trame réellement ?Une menace pèse contre l’écosystème culturel breton, au travers de cette association de façade, exigeante, et qui n’affiche pas de statuts. Va-t-on vers un modèle style Puy-du-Fou ?

 

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 05:00
Affiche commandée par le ministère du travail algérien finançant également la pièce de Kateb Yacine, l'ami d'Issiakhem, que cette affiche illustre

Affiche commandée par le ministère du travail algérien finançant également la pièce de Kateb Yacine, l'ami d'Issiakhem, que cette affiche illustre

Histoires d'Algérie: M'hamed Issiakhem, peintre emblématique de l'Algérie indépendante et artiste sympathisant communiste
M'hamed Issiakhem est un artiste emblématique de l'Algérie qui gagne à être connu pour ceux qui n'auraient pas cette chance déjà. Il est né en 1928 en région kabyle près d'Azeffoun (ex Port Gueydon) et a grandi à Relizane où son père est propriétaire de bain maure dans l'ouest algerien. Un événement tragique fait basculer son destin à la fin de la seconde guerre mondiale: une grenade volée aux troupes américaines avec des amis à 15 ans lui explose dans les mains et lui coûte en plus d'un bras, la vie de trois membres de sa famille. C'est lors de son hospitalisation à la suite de ce terrible accident qu'il va prendre le goût du dessin, comme Frida Kahlo. En 1950 il s'inscrit à l'école nationale des Beaux Arts puis rejoint Paris où il suit des cours de gravure. Il y rencontre le poète et romancier Kateb Yacine, journaliste à Alger Républicain également, et devient son ami. Proche des communistes et des étudiants algériens de Paris il défend la lutte pour l'indépendance de son pays pendant la guerre d'Algérie. En 1962 il retrouve Kateb Yacine à Alger et ils travaillent tous deux pour Alger Républicain qui reparaît en juillet 62, le journal de Henri Alleg, Boualem Khalfa, et Abdelhamid Benzine dont il devient un intime, tous trois des communistes indépendantistes du PCA ayant intégré le front national de libération algérien et subi les affres de la répression et des bagnes du colonialisme français. Issiakhem illustre à ce moment le récit témoignage "Le camp", journal de prison du dirigeant communiste Abdelhamid Benzine qui paraît en feuilleton dans "Alger Républicain" en 1962, comme "La question" d'Henri Alleg. Ses dessins de presse et caricatures sont mordants. Et à plusieurs reprises il illustre en pleine page les Unes d'Alger Républicain avec des dessins populaires, enthousiastes et rassembleurs au service de la révolution algérienne.
Issiakhem fait partie des artistes révolutionnaires qui comme Malek Haddad et Kateb Yacine veulent "gagner un public populaire à leur art" et affirmer leur solidarité avec le peuple. Il enseigne à l'école des Beaux Arts d'Alger et à l'école des Beaux Arts d'Oran et pratique le dessin de presse tout autant qu'une peinture plus savante, sombre et exigeante, hantée par le sacrifice des femmes dans la révolution algerienne, la torture et la mort. Il illustre aussi dans son style personnel les poèmes de Kateb Yacine de manière somptueuse. En 1972 il visite le Vietnam et il y affirme son soutien à la lutte contre l'impérialisme du Vietminh. Il séjourne à Moscou en 1977 et 1978 et y approfondit à la fois sa connaissance du communisme et son amour de la littérature russe, de Dostoïevski, Pouchkine, Maïakovski. Il réalise des affiches de pièces de théâtre et de couvertures de nouvelles et de romans de Kateb Yacine, des unes de magazines qui font penser à des affiches politiques aussi bien que des tableaux plus personnels, mélancoliques, torturés et expressionnistes. On lui doit de superbes visuels de billets de banque de l'Algérie indépendante, de timbres de l'état algérien, des pochettes de disques de musique algérienne, et beaucoup de portraits de femmes.
Issiakhem meurt le 1er décembre 1985. 
 
 
Source: livre collectif paru sous la direction de Djaafar Inal en 2007 "Issiakhem la face oubliée de l'artiste". 
Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Autoportrait de M'hamed Issiakhem

Autoportrait de M'hamed Issiakhem

Histoires d'Algérie: M'hamed Issiakhem, peintre emblématique de l'Algérie indépendante et artiste sympathisant communiste
Histoires d'Algérie: M'hamed Issiakhem, peintre emblématique de l'Algérie indépendante et artiste sympathisant communiste
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Histoires d'Algérie: M'hamed Issiakhem, peintre emblématique de l'Algérie indépendante et artiste sympathisant communiste
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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 12:55
Triste nouvelle - décès de notre camarade Stephane Créach, représentant syndical CGT, vice-président du CESER Bretagne, adhérent à la section du PCF BREST
Nous venons d'apprendre avec une grande tristesse le décès de notre camarade Stéphane Créach, salarié de Naval Groupe.
Il fut secrétaire du syndicat de l'Arsenal de Brest de 1995 à 2003 puis délégué central au moment du changement de statut de DCNS.
Il siégeait au CESER et suivait plus particulièrement les questions maritimes.
Stéphane est décédé après avoir lutté contre la maladie.
Il s'était pleinement engagé au service de son syndicat et avait participé en première ligne aux luttes pour défendre l'industrie navale à Brest et dans la région.
Son décès est une immense perte pour la CGT et le PCF.
Les obsèques auront lieu mercredi 13 août à 14h15 au funérarium de St Ernel à Landerneau.
Nous adressons à sa famille, à ses camarades les plus proches, nos plus sincères condoléances.
 
La section du PCF Brest et la fédération du PCF Finistère
Triste nouvelle - décès de notre camarade Stephane Créach, représentant syndical CGT, vice-président du CESER Bretagne, adhérent à la section du PCF BREST

Expression de la CGT ARSENAL de BREST

Aujourd’hui, nous pleurons notre camarade Stéphane Créach 
Une vie entière à mener des batailles justes, à défendre les intérêts des travailleurs, mais malheureusement tu n’as pas gagné cet ultime combat face à la maladie.

Tu auras porté haut et fort les valeurs qui font notre belle CGT, que ce soit en tant que jeune militant puis Secrétaire et Secrétaire Général de la CGT Arsenal de Brest, mais aussi à la FNTE, à l’Union Départementale du Finistère et depuis quelques années au Comité Régional CGT Bretagne.

Tu as été le 1er Délégué Syndical Central de DCNS au moment de la privatisation de DCN et c’est en grande partie grâce à toi, ta ténacité et ton abnégation dans la négociation du tout premier accord d’entreprise que les droits des Conventions Collectives sont aujourd’hui ce qu’ils sont à Naval Group.

Tu portais haut et fort les postions de la CGT sur les questions de défense, de paix, de désarmement.
Tu t’es battu sans relâche ni concession pour le progrès social et le Vivant sur la planète.

Ces combats nous les poursuivrons…
Hasta siempre Stéphane 
Tendres pensées à ta famille

Photo et article du Ouest-France, 9 août 2025

Photo et article du Ouest-France, 9 août 2025

Stéphane Créach, vice-président du Conseil économique et social de Bretagne, est décédé à 57 ans

Stéphane Créach, le vice-président du Conseil économique, social et environnemental de Bretagne (Ceser), est décédé vendredi 8 août 2025 à l’âge de 57 ans des suites d’une maladie. Syndicaliste à la CGT, il était « profondément engagé au service de l’intérêt général et de la Bretagne ».

Ouest-France

Baptiste MARTIN. Le 9 août 2025

Membre du comité régional CGT de Bretagne et vice-président délégué du Conseil économique et social de Bretagne (Ceser), Stéphane Créach s’est éteint vendredi 8 août 2025 à l’âge de 57 ans, a annoncé sa famille.

Père de quatre enfants et grand-père de deux petits-enfants, Stéphane Créach était une figure importante de la CGT Bretagne, notamment à Brest (Finistère). Il y occupait le poste de responsable à l’économie et l’industrie, et représentait le syndicat au Ceser depuis 2013. Salarié à Naval Groupe, il était particulièrement investi au Ceser sur les questions maritimes. Secrétaire du syndicat de l’Arsenal de Brest de 1995 à 2003, il était également délégué central au moment du changement de statut de l’entreprise DCNS (ancien nom de Naval Groupe).

 

« Sa voix plaçait l’humain au cœur de nos choix »

La fédération finistérienne du Parti communiste français a exprimé  une immense perte pour la CGT et le PCF. Stéphane Créach s’était pleinement engagé au service de son syndicat et avait participé en première ligne aux luttes pour défendre l’industrie navale à Brest et dans la région .  Stéphane est décédé après avoir lutté contre la maladie , a indiqué Ismaël Dupont, membre du PCF 29, dans un post Facebook.

Patrick Caré, président du Ceser, a quant à lui regretté la perte  d’un pilier de son assemblée, très attaché à la qualité du dialogue et des travaux qui y sont conduits, et qui souhaitait, encore il y a peu, engager à la rentrée une nouvelle réflexion sur l’avenir de la Bretagne

De son côté, Loïg Chesnais-Girard, président de la Région, a salué  un homme qui portait avec conviction et constance l’exigence d’une Bretagne solidaire, attachée à ses services publics et tournée vers l’avenir. Sa voix, claire et engagée, plaçait toujours l’humain au cœur de nos choix collectifs . Il a rendu hommage, dans un communiqué, à  un homme profondément engagé au service de l’intérêt général et de la Bretagne .

Un hommage lui sera rendu, mercredi 13 août 2025 à 14 h 15, à la salle de cérémonie de Saint-Ernel, à Landerneau (Finistère).

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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 11:53
Histoires d'Algérie - Le grand retour d'Alger Républicain à l'Indépendance de l'Algérie
Histoires d'Algérie - Le grand retour d'Alger Républicain à l'Indépendance de l'Algérie
Histoires d'Algérie - Le grand retour d'Alger Républicain à l'Indépendance de l'Algérie
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Histoires d'Algérie - Le grand retour d'Alger Républicain à l'Indépendance de l'Algérie
Histoires d'Algérie - Le grand retour d'Alger Républicain à l'Indépendance de l'Algérie

"Alger Républicain" ne connaîtra un nouveau départ qu'après 7 ans d'interdiction pendant la e guerre d'Algérie, à l'Indépendance, en 1962.

A l'heure de l'indépendance, Henri Alleg, torturé par l'armée française, qui a exécuté son ami le mathématicien Maurice Audin, Henri Alleg l'inoubliable auteur de "La Question", est évadé de la prison de Rennes, où sera également enfermée Djamila Boupacha, défendue par l'avocate Gisèle Halimi, et réfugié à Prague.

Boualem Khalfa est évadé, et clandestin en France. Abdelhamid Benzine a été fait prisonnier au maquis comme Jacques Salort.

Le numéro 1 du nouvel "Alger républicain" est daté des mardis 17 et mercredi 18 juillet 1968. En réalité, il est rédigé plus de 15 jours avant. Les communistes algériens n'ont pas l'accord du GPRA et du FLN pour faire reparaître le journal mais ils décident de passer outre, sachant que des centaines de milliers d'Algériens attendent la reparution du journal principal de grande diffusion qui défendait des idées anticolonialistes avant la guerre d'indépendance. Ce sont des ouvriers de "La Marseillaise" organe régional du PCF dans le sud de la France qui vont préparer ce premier numéro d'Alger Républicain nouvelle formule. 

Un titre barre la première page: "Unis comme pendant la guerre de libération nationale, en avant pour l'indépendance, pour la construction de la République algérienne, pour la démocratie, la justice et le progrès!".

Henri Alleg, dans son dernier livre de mémoire, "Mémoire algérienne" (Stock, 2005) , rappelle les termes de cet éditorial: 

"Une Algérie détruisant les séquelles du colonialisme, offrant à tous, quelle que soit leur origine, les mêmes droits et les mêmes devoirs, avançant hardiment dans la voie de la démocratie, de la justice et du progrès... Une Algérie où la terre appartiendra enfin aux fellahs, aux ouvriers agricoles, où les richesses essentielles seront la propriété du peuple tout entier...". 

L'accent était mis sur la nécessité d'une large démocratie et du respect de la diversité des opinions: 

"Il est normal et utile que des nuances de pensée existent et s'expriment et c'est dans la libre discussion entre patriotes, tous également soucieux des intérêts de la patrie, que s'élaboreront les solutions les meilleures aux problèmes posés. Plus large et plus libre sera la discussion, plus clairs et plus nets apparaîtront à chacun les dangers à éviter et les objectifs à atteindre, plus profonde sera la mobilisation populaire autour d'eux et plus ferme sera l'autorité intérieure et extérieure du nouvel État algérien".  

Nous avons retrouvé l'original de ce n°1 d'Alger Républicain nouvelle formule, rédigé essentiellement par Henri Alleg, et publié en accord avec Salort et Benzine à Alger. 

"Alger Républicain" a troqué son en-tête bleu d'autrefois pour la couleur nationale de l'Algérie indépendante: le vert.

Le nouvel "Alger républicain" de l'Algérie nouvelle, toujours dirigé par Alleg et Benzine (Khalfa n'est pas encore rentré de France) tire à 80 000 exemplaires, un nombre d'exemplaires inégalé pour le journal progressiste et communiste. 

Ce tirage allait s'avérer insuffisant, bien que l'absence d'un service de messagerie allait en limiter la diffusion à Alger et sa banlieue. Le journal fut acclamé par des clameurs de joie dans les quartiers d'Alger: "Haoua dja Alger'publicain mta'na!" ("Notre Alger Républicain est revenu!"). Il est placardé sur les murs par des mains inconnues et bénévoles, collés dans les halls et devant les immeubles des cités HLM à Diar El Mahçoul, et au Clos Salambier. 

Les premiers mois, le tirage d'Alger Républicain de l'indépendance varie entre 80 000 et 100 000 exemplaires pour se stabiliser, après la parution de quotidiens du FLN dans les régions d'Oran et de Constantine, autour de 65 000 à 70 000 exemplaires, tandis que l'organe centrale du FLN, "Le Peuple" ("Ech Chaab" dans la version arabe) ne parvient pas à dépasser les 15 000 ou 20 000 exemplaires. L'étendue de la diffusion fait à cette époque d'"Alger Républicain" le plus grand quotidien d'Algérie.  

Le journal sera de nouveau de nouveau interdit au moment du coup d’État de Boumediene en 1965 faisant suite à l'interdiction du PCA en novembre 1962. Il reparaîtra à la fin des années 80 et pendant les années 90 au moment où les militants communistes du PAGS sortent de la clandestinité mais devra paraître dans un contexte où ses journalistes et équipes peuvent être la cible d'attentats terroristes islamistes. 

Ismaël Dupont 

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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 08:15
Histoires d'Algérie: Danielle Minne, alias Djamila Amrane Minne, une française d'Algérie engagée pour l'indépendance avec le FLN
Ils ne désarment pas... contre les partisans et acteurs de la décolonisation de l'Algérie.
Des militants d'extrême-droite, très certainement racistes et nostalgiques de l'OAS et de l'Algérie française, s'en sont pris de nouveau violemment à la maison départementale du parc de la Bergère à Bobigny qui porte depuis juin suite à une décision du Conseil départemental de Seine Saint-Denis le nom de Djamila Amrane-Minne, ex membre du Parti communiste algérien, puis du FLN, comme sa mère et son beau-père, ancienne combattante pour l’indépendance de l’Algérie.
La maison départementale de Bobigny Djamila Amrane-Minne a été partiellement incendiée dans la nuit du 4 au 5 août. Des tags haineux avaient déjà été inscrits trois semaines auparavant.
Djamila Amrane-Minne, née Danièle Minne, est une écrivaine, poète, militante et professeure des universités née le 13 août 1939 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et morte le 11 février 2017 à Alger.
Fille et belle-fille d'activistes communistes condamnés à mort, militante du PCA ayant intégré l'ALN comme sa mère Jacqueline Guerroudj, et son beau-père, Abdelkader Guerroudj, chef avec Yahia Briki du groupe communiste des Combattants de la Libération, camarade de Fernand Iveton et André Castel, ces militants communistes engagés en coordination avec l'ALN dans la lutte armée pour l'indépendance de l'Algérie, elle fut une militante du Front de libération nationale à Alger durant la guerre d'Algérie.
Arrêtée, condamnée le 4 décembre 1957 à sept ans de prison, emprisonnée d'abord à Barberousse d'abord à Alger, puis en France, à Rennes, elle a bénéficié de l'amnistie générale de 1962.
Installée en Algérie, après l'indépendance, elle est devenue professeure d'histoire . Durant les années 1990, se sentant menacée par les terroristes islamistes, en tant qu'intellectuelle femme progressiste et laïque, fuyant la violence en Algérie, elle a enseigné l'histoire de la décolonisation en France, à l'université Toulouse II-Le Mirail ; elle est devenue membre du Groupe de recherche sur l'histoire immédiate. Outre des poèmes, elle a écrit plusieurs ouvrages, dont l'un fondé sur 88 entretiens réalisés entre 1978 et 1986, sur la participation des femmes algériennes à la « Guerre de libération », un ouvrage préfacé par Pierre Vidal Naquet. Des poèmes de Djamila Amrane figurent parmi ceux de vingt-six auteurs dans "Espoir et parole", anthologie de poèmes algériens essentiellement écrits durant la « guerre de libération » et rassemblés par Denise Barrat, que publie en 1963 Pierre Seghers, avec des illustrations d'Abdallah Benanteur.
La nouvelle "Le Couscous du rêve" de Danièle Amrane a été publiée dans Alger-républicain en 1963.
Les parents de Danièle Minne, Jacqueline Netter, d'origine rouennaise, et Pierre Minne, professeur de philosophie, étaient arrivés en Algérie en 1948. Pierre Minne était un ancien résistant, militant anticolonial au Sénégal, qui en a été expulsé en 1947. Il s'est installé alors en Algérie, dans la campagne de Tlemcen où sa femme, Jacqueline Netter, allait devenir institutrice. Après son divorce, cette dernière se remarie avec Abdelkader Guerroudj et tous deux militent au PCA (parti communiste algérien). Danièle suit sa mère dans son travail militant dans les campagnes environnantes où elle découvre « les différences flagrantes, énormes, entre Algériens misérables et Européens largement à leur aise », ce qui la « choque profondément ». « Je ne comprenais pas comment ça pouvait être possible », ajoute-t-elle rétrospectivement.
Engagés dans l’insurrection de novembre 1954, ses parents sont visés, en mai 1955, par un avis d'expulsion du préfet d’Oran mais peuvent s’installer à Alger en janvier 1956.
En mai, à l’âge de 16 ans, Danièle participe à la grève des lycéen.ne.s et étudiant.e.s, puis épousant la cause de l’indépendance du peuple algérien, elle s’y engage à son tour. En pleine bataille d’Alger, elle entre dans la clandestinité sous le nom de Djamila, dans le groupe de Mohand Arezki Bennaceur.
Elle est formée et chargée de transports de documents, d’armes, ainsi que d’actions de sabotage. Elle participe en janvier 1957 à l’explosion du café l’Otomatic.
Activement recherchée, elle est conduite au maquis de la Wilaya III, où elle passe près d’un an en marches épuisantes, pour fuir les ratissages et les bombardements, à soigner les combattant.e.s et les populations blessées. Elle est arrêtée en novembre 1957, alors qu’elle est sur le chemin de la frontière tunisienne à la suite de la décision du colonel Amirouche d’évacuer des maquis les femmes et les étudiant.e.s, après le durcissement des opérations militaires en Kabylie. Condamnée à sept ans de prison, elle rejoint à la prison d’Alger ses sœurs de combat et sa mère (arrêtée en janvier 1957 dans l’affaire Fernand Iveton).
https://journals.openedition.org/clio/13782 - Article de Jacqueline Martin
Wikipédia.
 
ARCHIVES
DANIELLE MINNE, devant la cour d'assises des mineurs d'Alger
 
Le Monde
Alger, 9 juillet. - La jeune militante communiste Danielle Minne doit être jugée aujourd'hui à huis clos par la cour d'assises des mineurs d'Alger. Elle est impliquée dans plusieurs attentats commis en 1956 et 1957, tandis qu'elle était encore mineure. Sa défense est assurée par Me Bruguier, du barreau de Paris.
Danielle Minne a été arrêtée par une unité militaire le 26 novembre 1957 près de Bordj-Bou-Arreridj alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre la Tunisie dans un convoi sanitaire rebelle en compagnie de la doctoresse Nefissa Hamoud et de Louise Attouche.
Trois faits lui sont notamment reprochés : avoir fait le guet lors d'un sabotage de lignes téléphoniques le 10 novembre 1956 ; avoir transporté une bombe qui a explosé à Radio-Algérie le 14 janvier 1957 en causant des dégâts matériels; avoir accompagné Kerfallah Zaïa quand celle-ci déposa une bombe au bar de l'Otomatic le 26 janvier 1957.
La jeune Danielle Minne a toujours soutenu qu'elle ignorait la nature du paquet qu'elle avait transporté et la mission de Kerfallah Zaïa.
[Danielle Minne est la fille de Jacqueline Guerroudj et la belle-fille d'Adbelkader Guerroudj, tous deux condamnés à mort le 7 décembre 1957 lors du procès des " combattants de la libération ". Jacqueline Guerroudj et Abdelkader Guerroudj ont vu depuis lors leur peine commuée en celle des travaux forcés à perpétuité par suite de" mesures générales de grâce prises par le président de la République au début de l'année.)
Histoires d'Algérie: Danielle Minne, alias Djamila Amrane Minne, une française d'Algérie engagée pour l'indépendance avec le FLN
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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 08:09
Une délégation de la JC à Cuba pour exprimer la solidarité des Jeunes communistes français
Ils se sont envolés pour Cuba le 6 août avec une délégation de 20 jeunes communistes venus de tout le pays : Maine-et-Loire, Haute-Garonne, Vienne, Paris, Seine-Saint-Denis, Nord, Finistère (notre camarade de la JC et du PCF élu à Brest et secrétaire départemental de la JC Taran Marec), Tarn...
Pendant 10 jours, ils vont rencontrer des jeunes cubains, participer à des échanges politiques, découvrir des projets dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture ou encore de la transition énergétique.
Cette délégation, c’est aussi un acte de solidarité. Ils apportent des valises de médicaments et iront aider de jeunes agriculteurs dans leur travail quotidien, fortement entravé par le blocus imposé par les États-Unis.
 Ce blocus, illégal en droit international, est chaque année condamné par l’ONU à une écrasante majorité. Il affame et isole un peuple qui n’a jamais cessé de résister.
Depuis la France, cap sur Cuba : pour témoigner, pour agir, pour faire vivre la solidarité internationale.
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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 08:01
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix - L'Humanité
Entretien avec Roland Nivet réalisé depuis Hiroshima par Valentin Ollier pour l'Humanité
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix
 
Accompagné d’une délégation française du Mouvement de la paix, Roland Nivet participe à la Conférence d’Hiroshima contre les bombes A et H, où 4 000 pacifistes se réunissent. Entre les témoignages des rescapés (les Hibakushas) et les prises de position pour le respect du droit international, il appelle à la remise en cause de la dissuasion nucléaire.
 
Rubrique Monde de l'Humanité 
 
Vous participez avec une délégation française du Mouvement de la paix à la Conférence d’Hiroshima contre les bombes A et H. 80 ans après leur utilisation, quels sont les enjeux de ces discussions ?
 
Un des premiers moments forts de la Conférence a été le témoignage des hibakushas, les survivants et témoins d’Hiroshima et de Nagasaki. Ils ont raconté les conséquences de la bombe atomique sur les corps et les esprits, les cancers, les fausses couches et la panique généralisée… Nous tenions à ce qu’une partie de notre délégation soit composée de jeunes. Pour eux, ces témoignages vivants sont extrêmement importants. Dans nos discussions, c’est bien sûr la préoccupation des armes nucléaires qui prédomine. Mais nous avons aussi longuement abordé la question du conflit en Palestine qui fait écho aujourd’hui à la remise en cause du droit international. Dans nos échanges, j’ai senti cette année une forme de gravité. Tout le monde est conscient que nous sommes au bord de la catastrophe. Nous avons appelé tous les chefs d’États au respect des résolutions des Nations unies.
 
Lorsque l’on observe la passe d’armes entre Medvedev et Trump qui brandissent tous deux la menace atomique ou Emmanuel Macron qui souhaite étendre notre parapluie nucléaire, que penser de la dissuasion et de son efficacité ?
 
On s’aperçoit que la dissuasion n’empêche rien, au contraire : elle favorise. La campagne la plus importante aujourd’hui c’est la revalorisation du droit international. C’est le droit qui fixe l’obligation à la communauté internationale d’éliminer les armes nucléaires. Nous dénonçons l’illusion de la dissuasion comme possibilité de préserver ou d’apporter la paix, en appelant les cinq États dotés de l’arme et membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU de s’engager dans la signature du Traité pour l’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Des alternatives sont possibles. Toutes les délégations s’attachent à dire que nous avons besoin de coopération. En 2017, les 122 États qui ont voté le TIAN étaient pour la plupart des États du Sud. Pour gagner le plus rapidement possible le désarmement nucléaire, il est nécessaire que nous, les opinions publiques des pays dotés d’armes nucléaires, trouvions les moyens de travailler mieux ensemble.
Comment expliquer que malgré la signature du Traité de non-prolifération (TNP) en 1968 et celui du TIAN en 2017, la prolifération se poursuit ?
La prolifération se poursuit parce que les forces du lobby militaro-industriel disposent aussi des moyens de communication. Il s’agit d’un combat entre ceux qui continuent de penser l’humanité en termes de domination économique et financière et ceux qui cherchent à inventer un monde plus juste, plus solidaire. Et dans ce bras de fer, les opinions publiques constituent les éléments déterminants. Il n’y a pas d’autres solutions. Il faut travailler mieux, sur le terrain politique, syndical et associatif. Dans la paix finale, il y a l’idée d’une coopération entre les États, les ONG, les opinions publiques et les organisations internationales. C’est de cette manière que le TIAN s’est imposé.
 
Alors que l’agression russe en Ukraine se poursuit et qu’Israël n’en finit plus d’attaquer ses voisins, le Traité de non-prolifération ne présente-t-il pas une limite en permettant à des États bénéficiant de l’arme nucléaire de dominer ceux n’y ayant pas droit ?
 
Je ne le crois pas. La Cour de justice internationale a estimé que le TNP impliquait une obligation juridique à aller jusqu’au bout du désarmement nucléaire. Le TIAN n’est que la mise en œuvre du TNP. Rien ne s’oppose à ce que la France signe celui-ci et pousse auprès de l’ensemble de ses partenaires pour que l’on avance vers le désarmement nucléaire. C’est une injustice inadmissible pour les populations victimes de cette menace. Si on veut faire grandir une construction de la paix alternative, il y a des solutions. Notamment grâce à l’outil que représente le droit international, grâce à la négociation et à la diplomatie. Je crois que le TNP est toujours un bon instrument pour faire remarquer à la France et d’autres leurs contradictions. Si nos pays se permettent de violer le droit international, cela ne signifie pas pour autant qu’il n’existe pas. Nous sommes dans une bataille qui vise à arrêter de discréditer le droit international, même si celui-ci peut être amélioré. Le TNP est l’élément fondateur, il faut le préserver et il comporte un engagement. C’est tricher avec la loi que de dire que le TNP permet la domination nucléaire de certains États.
 
 
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix - L'Humanité
80 ans après Hiroshima : « La dissuasion nucléaire n’empêche rien, au contraire : elle favorise », analyse Roland Nivet, président du Mouvement de la paix - L'Humanité
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