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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 05:50
« Notre moyen de communication, c’est la fusillade » : quand les soldats israéliens témoignent de la guerre à Gaza - Pierre Barbancey, L'Humanité, 1er juillet 2025
« Notre moyen de communication, c’est la fusillade » : quand les soldats israéliens témoignent de la guerre à Gaza
 
Le quotidien Haaretz a publié des témoignages de soldats israéliens qui décrivent le comportement de l’armée près des zones de distribution de nourriture. L’un d’entre eux évoque le nombre de tués chaque jour dans la bande de Gaza.
 
Pierre Barbancey
 
Dans la bande de Gaza, l’horreur n’a plus de limites. Le quotidien israélien Haaretz vient de publier un très long article à partir de témoignages des réservistes qui se sont trouvés sur place en opération. « Des conversations avec des officiers et des soldats révèlent que les commandants ont ordonné aux troupes de tirer sur la foule pour la chasser ou la disperser, même s’il était clair qu’elle ne représentait aucune menace », écrit le journal.
Depuis la fin mai, une organisation américano-israélienne, la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), a été chargée par Tel-Aviv (qui considère l’ONU comme une entité ennemie) de gérer la distribution de nourriture aux Gazaouis.
Des distributions limitées – c’est au bon vouloir des Israéliens – dans quatre lieux (trois au sud et un au centre du territoire), qui n’ouvrent que pendant une heure, ce qui force les Palestiniens à se déplacer dans des zones contrôlées par l’ennemi avec des supplétifs locaux, collaborateurs connus pour être des voleurs, la milice Abou Shabab. Le danger est donc déjà important pour les populations civiles qui, en manque de nourriture, marchent vers ces centres alors que le jour n’est pas encore levé.
 
Des possibles crimes de guerre
« C’est un champ de bataille, a déclaré un soldat à Haaretz. Là où j’étais posté, entre une et cinq personnes étaient tuées chaque jour. Elles sont traitées comme des forces hostiles : pas de mesures de contrôle des foules, pas de gaz lacrymogènes ; juste des tirs à balles réelles avec tout ce qu’il est possible d’imaginer : mitrailleuses lourdes, lance-grenades, mortiers. Puis, une fois le centre ouvert, les tirs cessent et ils savent qu’ils peuvent approcher. Notre moyen de communication, c’est la fusillade. » Le soldat ajoute : « Nous ouvrons le feu tôt le matin si quelqu’un tente de rejoindre la ligne à quelques centaines de mètres, et parfois nous le chargeons à bout portant. Mais il n’y a aucun danger pour les forces. »
Il affirme ne pas avoir eu « connaissance d’un seul cas de riposte. Il n’y a ni ennemi ni arme ». Il a également précisé que l’opération menée dans sa zone de service est appelée opération « Poisson salé », du nom de la version israélienne du jeu pour enfants Feu rouge, feu vert. Bien évidemment, aucune image n’a été diffusée, l’armée se gardant bien d’offrir les preuves de ce que vivent ces soldats, et surtout de ce que subissent les Palestiniens.
 
À Gaza, la mort au bout de la file d’attente pour « l’aide humanitaire »
Parmi les témoignages recueillis, celui qui suit est particulièrement glaçant. « La nuit, nous ouvrons le feu pour signaler à la population qu’il s’agit d’une zone de combat et qu’il est interdit de s’en approcher », explique le militaire. « Une fois, les mortiers ont cessé de tirer et nous avons vu des gens commencer à s’approcher. Nous avons donc repris le feu pour leur signifier clairement qu’ils n’avaient pas le droit d’approcher. Finalement, un obus a touché un groupe de personnes. »
Comme si ce n’était pas suffisant, l’armée israélienne ajoute une touche de torture psychologique. « Plus tôt ce mois-ci, nous avons été informés qu’un message annonçant l’ouverture du centre dans l’après-midi avait été diffusé, et les gens se sont présentés tôt le matin pour être les premiers dans la file d’attente. Comme ils étaient arrivés trop tôt, la distribution a été annulée ce jour-là. »
Le général Yehuda Vach aurait ordonné plusieurs massacres
Selon Haaretz, un nom revient souvent, celui du général de brigade Yehuda Vach, commandant la division 252. Le quotidien avait déjà décrit la façon dont cet officier de haut rang avait transformé ce qu’on appelle le couloir de Netzarim (au centre de la bande) en une route mortelle et était soupçonné d’avoir ordonné la destruction d’un hôpital à Gaza sans autorisation.
La semaine dernière, des soldats de la division 252 « ont ouvert le feu à un carrefour où des civils attendaient des camions d’aide. Un commandant sur le terrain a donné l’ordre de tirer directement au centre du carrefour, causant la mort de huit civils, dont des adolescents. L’incident a été porté à l’attention du chef du commandement Sud, le général de division Yaniv Asor, mais jusqu’à présent, hormis une enquête préliminaire », aucune mesure n’a été prise.
Preuve de déshumanisation totale, un des réservistes, mobilisé une nouvelle fois dans le nord du territoire palestinien, estime que « Gaza n’intéresse plus personne. C’est devenu un endroit avec ses propres règles. La perte de vies humaines ne signifie rien. Ce n’est même pas un ”incident malheureux”, comme on disait autrefois ». Selon le ministère de la Santé de Gaza, 549 personnes ont été tuées près des centres d’aide et dans les zones où les habitants attendaient des camions de nourriture de l’ONU depuis le 27 mai. Plus de 4 000 personnes ont été blessées.
 
 
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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 05:47
Vendredi 4 juillet - Rassemblement de solidarité avec la Palestine à Morlaix sur le parvis de la mairie à 17h suivie d'une conférence de Georges Papazoff avec l'AFPS sur Art et résistance au bar des deux rivières à 19h
À Morlaix, l’AFPS va faire du vendredi 4 juillet une journée solidaire avec la Palestine
Le 02 juillet 2025
L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) du Pays de Morlaix organise un rassemblement vendredi 4 juillet à 17 h à Morlaix.
L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) du Pays de Morlaix a décidé de faire du vendredi 4 juillet 2025 une journée de solidarité avec la Palestine. Pour cela, elle organise deux initiatives publiques : un rassemblement à 17 h, place des Otages, devant l’hôtel de ville, puis une conférence, à 19 h.
L’appel à se rassembler a été lancé, comme à l’accoutumée depuis plus de 20 mois, à tous les partenaires associatifs, syndicaux et politiques de l’AFPS. Le mot d’ordre : exiger un cessez-le-feu immédiat et définitif à Gaza et l’entrée sous contrôle de l’ONU d’une aide humanitaire massive. Pour l’AFPS, « il ne peut y avoir de trêve estivale dans la solidarité avec le peuple palestinien tant que le génocide se poursuit à Gaza et que la colonisation et l’occupation s’étendent en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est ».
Animée par l’artiste peintre Georges Papazoff, membre de la Réunion des musées nationaux, la conférence se déroulera quant à elle au bar des Deux Rivières, place de la Madeleine, toujours à Morlaix. Elle aura pour thème la puissance de l’art comme outil des résistances. La participation sera libre et reversée au bénéfice des activités de l’AFPS dans le camp de réfugiés de Jalazone, en Cisjordanie (réservation recommandée : deuxrivieresmorlaix@orange.fr ou au 02 98 62 85 12).
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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 05:43
Mini-festival de la culture palestinienne à Saint-Rivoal du 11 au 14 juillet organisé avec l'AFPS Pays de Morlaix
Un super mini-festival de la culture palestinienne à Saint-Rivoal avec l'Afps de Morlaix. Courez-y du 11 au 14 juillet. Créer et passer les créateurs et les artistes pour résister (au désespoir, à la colonisation, l'oppression au génocide du peuple palestinien)!
Dans le cadre du 2ème chapitre de programmation de
La Baraque – Méharées
SIYALA, les villes invisibles (femmes, émancipation, conditions de vie)
installation en hommage aux tisseuses berbères de la coopérative de tisseuses Nakasha du bidonville de Salé (Maroc)
dim 6 juillet 15H
performance
musique/danse/lecture
tamazight et chleuh du Maroc
Avec Nour-Eddine Hartane et Ali Ouaamer (paroles), Alain Mahe (musique), Carole Paimpol et Emanuela Nelli (danse)
En soutien à la famille Benchihi après le tremblement de terre au Maroc qui a touché principalement la population berbère de l’Atlas
du 11 au 14 juillet
Culture Palestinienne
films, performances, rencontre
Ouverture le 11 juillet à 19H avec une performance
 
avec Kamal Hamadache (oud), Alain Mahe (multi instruments), Elias Nabaa, Nino Mahe-Nelli (lecture de poèmes en palestinien et breton) et Emanuela Nelli (danse)
 
et les œuvres du peintre-plasticien Jean-Yves Bizien
“Palestine 1948 des villages devenus pierres”
avec le soutien de l’AFPS de Morlaix
 
LES FILMS ET LES INTERVENANTS
 
BORDERLINE
Antoine Bonzon & Benoît Bizard I Documentaire I 2021 I 52mn I V.O. arabe & anglais I S.T. français
Borderline invite à une immersion musicale en Palestine. De Jérusalem à Ramallah, des collines de Cisjordanie à Gaza, différents quotidiens se dévoilent dans l’intimité de musiciennes et musiciens pratiquant rap, punk-rock, musique classique ou traditionnelle. Dans une Palestine fragmentée, sous occupation, Ivan, Ranim, Taleen, Abu Sofiane et Sari expriment par leur musique, un besoin inaliénable de liberté, espérant « qu’un jour quelqu’un entendra ».
En présence de Rachel Bizien, coproductrice
 
RYUICHI HIROKAWA, LA MÉMOIRE DE L’OUBLI
Ayed Nabaa I Documentaire I 2016 I 52mn I V.O. japonais, arabe, hébreu & anglais I S.T. français
Ce documentaire raconte l’histoire du photographe japonais Ryuichi Hirokawa, né en 1943. Durant sa jeunesse, inspiré par le philosophe juif Martin Buber, Hirokawa décide de partir expérimenter la vie dans les kibboutzim en Palestine. Le film met en lumière son arrivée au kibboutz de Dalia, suivie quelques mois plus tard par le déclenchement de la guerre des Six jours, en 1967. La guerre suscite de nombreuses interrogations chez Hirokawa, et notamment la présence de mystérieuses pierres blanches fracassées et dispersées près du kibboutz. Ce moment marque un tournant dans sa vie.
En présence d’Ayed Nabaa, réalisateur
 
PAS EN MON NOM
Daniel Kupferstein / France / français / VO / 2019 / 92min / Documentaire
Souvent, en France, lorsque les conflits reprennent au Proche-Orient, les personnes d’origine juive sont appelées à soutenir inconditionnellement l’Etat d’Israël. Pourtant, un certain nombre d’entre elles, comme moi, refusent de s’enfermer dans cette assignation communautaire, tout en craignant le développement de l’antisémitisme. C’est pourquoi, je suis allé à leur rencontre…
 
IT’S NOT A GUN
Héléna Cotinier & Pierre-Nicolas Durand I Documentaire I 2006 I 67min I V.O. français, arabe & anglais I S.T. français
Ramzi Aburedwan est Palestinien. En 1998, il vient en France pour étudier la musique. Quatre ans plus tard, il fonde l’association Al Kamandjati (le violoniste). Son but : créer des écoles de musique pour les enfants de son pays. Depuis 2003, chaque été, Ramzi invite des musiciens de divers horizons dans les territoires palestiniens. Ils sont plus de trente à s’être succédés pour donner des concerts et animer des ateliers pour les plus jeunes. De leur arrivée dans les rues de Ramallah en 2003 à l’inauguration de la première école en 2005, ces jeunes musiciens se confrontent à la réalité d’une région complexe. It’s Not a Gun raconte en musique les péripéties de ces jeunes et interroge leur rapport aux utopies.
En présence Ramzi Aburedwan
 
SUNBIRD
Ayed Nabaa I Documentaire I 2013 I 60mn I V.O. arabe, français, allemand & anglais I S.T. français
Ce documentaire retrace l’histoire d’un acte créatif de dissidence, d’espoir et de résistance pacifique. Khaled Jarrar, artiste palestinien, conçoit un visa et un timbre-poste de « l’État de Palestine » représentant un sunbird, oiseau symbole de liberté. S’il n’existe ni poste ni visa officiels palestiniens, il réussit à faire utiliser officiellement le timbre-poste dans plusieurs pays européens. Il a également tamponné des centaines de passeports dans le cadre d’un projet artistique. D’autres artistes arabes et internationaux l’ont imité, dont Jean-Yves Bizien, en Bretagne, pour réclamer la reconnaissance d’un État de Palestine, même s’il n’apparaît pas sur la carte du monde.
En présence d’Ayed Nabaa, réalisateur et de Jean-Yves Bizien, artiste peintre et créateur de timbres palestiniens
 
WARDI
Mats Grorud / France , Norvège, Suède / français arabe / VOSTF / 2018 / 74min / Animation
Beyrouth, Liban, aujourd’hui. Wardi, une jeune Palestinienne de onze ans, vit avec toute sa famille dans le camp de réfugiés où elle est née. Sidi, son arrière-grand-père adoré, fut l’un des premiers à s’y installer après avoir été chassé de son village en 1948. Le jour où Sidi lui confie la clé de son ancienne maison en Galilée, Wardi craint qu’il ait perdu l’espoir d’y retourner un jour. Mais comment chaque membre de la famille peut-il aider à sa façon la petite fille à renouer avec cet espoir ?
Les recettes en soutien aux cinéastes d’animation palestinien.nes
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3 juillet 2025 4 03 /07 /juillet /2025 05:15

 

 

 

 

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2 juillet 2025 3 02 /07 /juillet /2025 05:33

 

Dans moins d'un an désormais, les élections municipales devraient être le premier rendez-vous démocratique fixé avec les Françaises et les Français.

Près de 50 millions de nos concitoyen·nes seront appelé·es aux urnes pour élire leur maire et leur équipe municipale et, ainsi, faire un choix majeur non seulement pour l’avenir de leur commune mais aussi pour celui du pays tout entier.

Pilier de notre démocratie et de la République, nos 35 000 communes sont, en effet, des lieux où sont proposées, se façonnent et se mettent en œuvre des politiques publiques déterminantes pour la population et l’avenir de nos territoires.

Nous saluons le courage des maires, de tous les élu·es locaux·ales mobilisé·es au quotidien dans les villes et les villages auprès de nos concitoyen·nes. Avec eux, nous appelons l’Etat à assumer l’ensemble de ses missions. Nous voulons améliorer la vie quotidienne des habitantes et habitants. Nous voulons, avec les forces progressistes dans leur diversité, résister aux politiques d’austérité et faire vivre, au niveau local, la justice sociale et climatique et démontrer, par les actes, par la promotion des services publics, qu’un autre modèle que le libéralisme tout puissant et le racisme dominant est possible.

C’est cette vision protectrice et émancipatrice de l’action publique locale basée sur la justice sociale que les élu·es communistes, partout sur le territoire défendent, en responsabilité, depuis près de 100 ans ; participant ou dirigeant, le plus souvent, des majorités de large rassemblement et impulsant des luttes pour obtenir des avancées avec les habitantes et habitants.

Alors que le Rassemblement national poursuit sa progression dans le pays et que la droite est à l'offensive, les stratégies assumées de division à gauche et les campagnes délétères engagées contre les équipes qui, depuis 5 ans ou plus, assument des responsabilités locales - qu’elles soient communistes, socialistes ou écologistes - constituent des menaces tant pour l’avenir de nos concitoyen·nes dans les territoires que pour la capacité de la gauche à construire le large rassemblement populaire et progressiste dont la France a besoin.

Le PCF sonne l’alarme et appelle tous ses partenaires à ne pas adopter, vis-à-vis du rassemblement de la gauche, un double discours appelant à l'union pour 2027 et refusant le rassemblement en 2026. Pour que la gauche l'emporte aux prochaines échéances nationales, présidentielles et législatives, elle doit se renforcer en conservant les villes qu'elle dirige et en conquérir en 2026. Cela implique avant tout de soutenir partout les majorités de gauche sortantes. Ce travail de rassemblement a commencé, il doit s’amplifier partout.

Ces élections municipales, si cruciales pour le quotidien de 68 millions de Français·es, peuvent et doivent être la concrétisation d’une stratégie de rassemblement et d’union construite à la base, autour de projets municipaux à la hauteur des attentes des habitantes et habitants, socle d’une ambition partagée et d’une visée émancipatrice pour toutes et tous.

A toutes les forces de gauche, nous disons : créons partout en France, les dynamiques de rassemblement les plus larges possibles, seules conditions pour que 2026 voit la gauche, dans son ensemble, remporter les victoires à même de créer les dynamiques d’espoir en vue des échéances nationales de 2027.

Paris, le 30 juin 2025

Parti communiste français.

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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 04:00

 

 

Approbation des comptes de la sécurité sociale de l'année 2024.

 

La situation est « alarmante », selon le Gouvernement ; la Cour des comptes estime que le financement de la sécurité sociale n’est plus assuré à terme sans action rigoureuse. Certes, mais qui est responsable, sinon ce Gouvernement qui s’alarme des effets de sa propre politique ?

Depuis la création des PLFSS, cette dramatisation sert à justifier les coupes - c’était déjà le cas en 1995 avec le plan Juppé.

On ne peut toutefois se satisfaire d’un déficit. Comment s’explique-t-il ? Par une hausse des dépenses de 1,1 milliard d’euros, certes, mais surtout par une baisse de recettes de 3,7 milliards d’euros ! Les recettes de TVA sont inférieures de 2,2 milliards par rapport aux prévisions. C’est contradictoire avec le discours du Gouvernement, pour qui la seule alternative à la désindexation des prestations ou à la baisse de la prise en charge des affections de longue durée est la TVA dite « sociale ».

La « TVA sociale » est l’impôt le plus inégalitaire, puisqu’elle est payée de la même façon par une aide-soignante ou par Bernard Arnault. Elle diminue encore le pouvoir d’achat des salariés qui se lèvent tôt et qui n’en peuvent plus de se serrer la ceinture.

Au demeurant, cette vieille marotte du Medef et de la droite existe déjà : les exonérations du CICE ont été remplacées par des compensations définitives et 50 milliards d’euros de TVA compensent plus de la moitié des 80 milliards d’euros d’exonérations.

Or 5,5 milliards d’exonérations et 3,3 milliards d’exemptions de cotisation des primes ne sont pas compensés à la sécurité sociale : plus de la moitié du déficit serait résorbée si l’État respectait la loi Veil. Les gouvernements successifs ont asséché les recettes. Les coupables sont ceux qui alertent aujourd’hui...

Le redressement des comptes passe par une baisse de l’exonération des cotisations et par une hausse de l’imposition des revenus financiers, mais la droite sénatoriale a refusé la taxe Zucman. Par cohérence avec notre position sur le PLFSS, nous voterons contre ce texte.

Chers collègues de la majorité sénatoriale, pourquoi avoir adopté l’année dernière une motion de rejet, au motif que les comptes de la branche famille n’avaient pas été certifiés, et pas cette année ?

En octobre, la sécurité sociale d’Ambroise Croizat et Georges Buisson aura 80 ans. Au prochain PLFSS, le Gouvernement prononcera-t-il son oraison funèbre, ou fêterons-nous ensemble son anniversaire ?

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30 juin 2025 1 30 /06 /juin /2025 05:10

 

Monsieur le Président de la République

Ce mercredi, lors du somet de l'OAN à La Haye, les pays membres se sot engagés à porter leurs ddépenses militaires à hauteur de 5% du PIB. Une telle orientation budgétaire représenterait, pour les seuls pays européens, plus de 850 milliards d'Euros par an, soit 2,5 fois le niveau actuel.

En France, cette norme se traduirait par une enveloppe annuelle de plus de 145 milliards d’euros.

En 2024, les États européens membres de l’OTAN ont dépensé trois fois plus que la Russie pour leur défense : 454 milliards de dollars contre 141.

L’Europe surpasse la Russie : quatre fois plus de navires, trois fois plus de chars, deux fois plus d’avions de chasse, plus de soldats. Ce surarmement ne se fonde donc pas sur une menace sécuritaire objective mais bien sur une stratégie idéologique et industrielle.

Présentée comme une condition de notre « indépendance stratégique » et la promesse d’une « Europe souveraine », cette décision engage en réalité les peuples européens dans une logique de surmilitarisation dictée par des intérêts extérieurs. Il ne s’agit pas d’un renforcement de souveraineté ou d’indépendance, mais de la perpétuation d’un capitalisme militarisé, où rivalités économiques et affrontements géopolitiques se nourrissent l’un l’autre.

Il nous semble que l’objectif du retour de la paix en Ukraine, de la défense de la souveraineté de ce pays agressé, ne peut se trouver dans la réaffirmation d’une logique de guerre.

Ce choix du surarmement dépasse largement le cadre du conflit ukrainien, il relève d’une conception du monde où seuls les rapports de force militaire compteraient.

Ce choix budgétaire démesuré aura un coût immense pour les citoyens : coupes drastiques dans les services publics, baisse des investissements sociaux, affaiblissement des politiques de solidarité. La société devra se plier à une logique de guerre sans débat démocratique ni contrôle parlementaire réel.

« L’unité stratégique » que vous invoquez, Monsieur le Président, apparaît aujourd’hui pour ce qu’elle est : un simulacre.

L’Europe, profondément divisée non seulement sur la conduite du conflit ukrainien l’est aussi sur la nature des rapports avec l’État israélien, ce qui permet la poursuite de la destruction de Gaza. Silencieuse face aux violations répétées du droit international au Moyen-Orient – qu’elles viennent d’Israël ou des États-Unis – l’Europe se trouve placée dans une posture de sujétion. Washington fixe la stratégie, commande la marche ; la France, désorientée, s’y aligne.

Ce renforcement de l’OTAN, loin d’assurer notre sécurité, autorise avant tout des profits colossaux pour l’industrie de l’armement américaine, pendant que les peuples européens subiront les conséquences économiques et sociales de cette fuite en avant.

Nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président, de refuser cette vassalisation de notre pays, de vous opposer à la militarisation de notre société au service des visées impérialistes. L’industrie de défense, de plus en plus livrée aux logiques des marchés financiers, ne sert ni la souveraineté, ni l’emploi durable, ni l’innovation productive : elle entretient la précarité, la stagnation des salaires, et le sous-investissement dans les besoins réels de la population.

Dans la défense comme ailleurs, les restructurations improvisées et les
« coopérations européennes » sans garanties claires, n’apportent ni autonomie stratégique ni contrôle démocratique. Le recours à un indicateur budgétaire arbitraire, hérité des injonctions de Donald Trump, ne peut fonder une politique de défense sérieuse. Une stratégie militaire ne se construit pas autour d’un chiffre, mais à partir des besoins réels de nos armées et du devoir de protection du territoire national et de l’exercice de notre souveraineté.

Nous vous appelons, Monsieur le Président, à laisser la représentation nationale décider, en conscience, de l’effort de défense que la Nation peut consentir et non soumettre à notre pays des objectifs imposés sans débat, au mépris de notre souveraineté.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Cécile CUKIERMAN

Paris le 26 juin 2025

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30 juin 2025 1 30 /06 /juin /2025 05:00

 

Déclaration des 3 groupes de la gauche sénatoriale

Les premières annonces budgétaires de François Bayrou et de son gouvernement d'une part mais aussi les démarches initiées par la majorité sénatoriale d'autre part ont conduit les trois groupes de la gauche sénatoriale à se réunir, le mercredi 11 juin, afin d'examiner et d'adopter une déclaration commune.

Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, ce gouvernement soutenu par la majorité sénatoriale, alimente une dérive à la fois austéritaire et institutionnelle. La censure du gouvernement Barnier a révélé l’isolement d’un exécutif privé de majorité. Mais loin d’en tirer les conséquences, le pouvoir s’est obstiné, reconduisant les mêmes orientations néolibérales et refusant tout infléchissement de sa démarche de désarmement fiscal — celles- là mêmes que les électeurs ont désavouées en juillet 2024 en plaçant la gauche et son programme en tête des élections législatives. Le recours systématique au 49.3 à l’Assemblée nationale, et à des secondes délibérations procédurales au Sénat pour imposer un budget rejeté dans le pays n’a fait que confirmer ce coup de force démocratique.

Dans ce climat de tension, la droite sénatoriale se met au service du gouvernement mis en place par Emmanuel Macron.Elle entend désormais faire du Sénat le centre de gravité du débat budgétaire, cela pour contourner l’absence de majorité absolue et justifier une politique de rabots budgétaires et de régressions sociales et environnementales. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le Sénat ne peut se substituer à l’Assemblée nationale. Ce serait trahir l’esprit de nos institutions, dévoyer le rôle de la seconde chambre, et précipiter la crise démocratique. Nous refusons cette pratique institutionnelle délétère.

Tandis que des institutions profondément fragilisées et un climat d’insécurité sociale croissante alimentent les ambitions de l’extrême droite, le gouvernement prévoit pour 2026 un ajustement de 40 milliards d’euros visant à ramener le déficit à 4,6 % du PIB. Présenté comme inévitable, cet objectif repose quasi exclusivement sur une compression des dépenses publiques, ciblée sur les dépenses de solidarité et en faveur de l’écologie, faisant peser l’effort sur les services publics, les droits collectifs et l’avenir même de notre planète. Pourtant, ces décisions budgétaires ne sont pas présentées ni débattues au Parlement. Le refus du Gouvernement de présenter un projet de loi de finances rectificatives participe de cette crise démocratique.

Les coupes massives dans les budgets d’avenir, notamment de l’écologie, justifient aujourd’hui les reculs majeurs des politiques écologiques, remettant en cause les objectifs climatiques. Sans accompagnement social, la transition écologique sera dans l’impasse.

Les ressources de l’État ont été méthodiquement affaiblies par 8 ans de politiques fiscales régressives : baisses massives d’impôts en faveur des riches et des grandes entreprises (pour un montant moyen de 60 milliards par an depuis 2017), suppression de la taxe d’habitation également pour les foyers les plus aisés, prolifération de niches inefficaces au bénéfice en particulier des grandes entreprises, et affaissement continu de la progressivité de l’impôt. Ces choix, aujourd’hui, expliquent en majeure partie le dérapage des finances publiques et la progression de la charge de la dette (environ 60 Milliards d’intérêts pour 2025).

Ainsi, est évoquée par la majorité sénatoriale, une réduction de 10 milliards d’euros sur l’ensemble des crédits budgétaires, à l’exception de ceux de la défense. Parallèlement, le gouvernement prépare une « année blanche » pour les collectivités territoriales, alors que nous avons tant besoin de l’action publique locale. Le gel envisagé des concours financiers de l’État, après un budget 2025 qui leur a déjà retranché a minima 5,6 milliards d’euros menace le pacte républicain entre les collectivités territoriales et l’Etat et donc la démocratie.

Derrière la façade rhétorique d’un « effort partagé », gouvernement et majorité sénatoriale masquent en réalité un refus obstiné de toute progressivité dans l’effort budgétaire. Ils refusent ensemble de mettre à contribution les plus riches. Alors que les inégalités patrimoniales progressent et que la France redevient une véritable société d’héritiers, la situation et les orientations actuelles ne sont pas acceptables. Ce n’est pas faire nation. Comment maintenir les privilèges fiscaux tout en préparant l’acceptation d’une hausse de la TVA, l’impôt injuste par excellence, pour financer le système de sécurité sociale par un mécanisme de TVA sociale qui n’a de social que le nom ?

Des marges importantes de recettes nouvelles existent, par exemple : conditionner les aides publiques à des critères sociaux et environnementaux, accroître la fiscalité du capital, des hauts revenus et réformer structurellement celle du patrimoine. Ce sont ces propositions alternatives, crédibles et concertées, que nos groupes parlementaires porteront à nouveau dans le débat budgétaire à venir, comme ils l’ont déjà fait à l’hiver dernier.

Nous défendons 5 exigences fondamentales

 

1. Pas de réduction de la dette sans justice fiscale

Nous défendrons une réforme des niches fiscales, un impôt plancher sur la fortune, la restauration d’un impôt sur le capital, ainsi qu’une juste contribution des grandes entreprises dans un principe d’égalité devant la charge publique. Nous nous opposerons à l’évasion fiscale (qui à elle seule soustrait chaque année 80 Milliards d’euros à l’impôt) et aux pratiques d’optimisation scandaleuses. Sans mise à contribution des plus riches, la réussite de la transition écologique sera compromise.

2. Le refus d’un nouvel impôt sur la consommation : non à la TVA sociale ou toute autre manœuvre stigmatisant les classes populaires et le monde du travail
La montée en puissance d’une TVA sociale vise à substituer les cotisations assises sur le travail à un financement étatisé par l’impôt. La TVA frappe indistinctement tous les ménages, mais avec des effets profondément inéquitables : les plus modestes, en sont les victimes.

3. Rétablir la vérité sur la dépense publique : inclure les aides au secteur privé et les cadeaux fiscaux
Une vérité est à rappeler : les aides massives versées au secteur privé, sous forme de subventions, de prêts ou de dépenses fiscales et sociales, ne sont pas seulement des « moindres recettes ». Elles sont des choix politiques volontaristes et doivent être considérées comme des dépenses publiques à part entière. Chaque année, ce sont plus de 200 milliards d’euros qui sont versés ou non-prélevés au privé, souvent sans condition suffisante en matière d’emploi, de localisation de l’activité ou de respect des engagements écologiques. Alors que les libéraux s’acharnent à traquer la moindre dépense sociale, restent muets et dissimulent ces transferts de richesses massifs, nous proposons de poursuivre le travail engagé sur l’encadrement, la conditionnalité et l’évaluation de ces dispositifs.

4. Un plan d’investissement dans les services publics
Nous défendrons le principe d’un plan d’investissement dans les services publics, orienté en priorité vers les collectivités territoriales. Ce que veulent les Français, c’est plus et mieux de services publics.

5. La planification du verdissement de l’action publique pour sortir des errements du gouvernement en la matière
Alors que 2025 aura été l’année des grands reculs sur nos politiques de transition écologique, il est temps d’un sursaut, et d’une véritable loi de programmation pluriannuelle de la transition écologique pour assurer une visibilité de moyen terme sur nos engagements. La politique du Stop and Go en matière écologique sabote toute vision ambitieuse. Les collectivités comme les entreprises ont besoin d’une visibilité à moyen terme sur les capacités d’investissements écologiques.

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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 13:00
Mercredi 20 août à Loctudy: fête du Travailleur bigouden organisée par le PCF de 12h et toute l'après-midi
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29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 12:20
Samedi 19 juillet, 12h/18h -  fête du Travailleur Bigouden sur le Port de Lesconil organisée par le PCF Pays Bigouden
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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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