William Sportisse est né à Constantine dans une famille juive arabophone dont les ancêtres sont pour partie des Juifs expulsés d'Espagne au moment de la Reconquista et des berbères. Il passe une grande partie de sa jeunesse au Camp des Oliviers dans le quartier de Bellevue, à la périphérie de Constantine, un quartier d'habitations à bon marché (HBM) que des juifs du centre-ville rejoignent en même temps qu'une minorité de musulmans et qu'une majorité d'européens. Les "communautés" différentes y vivent en relatif bon voisinage, notamment les juifs et les musulmans qui s'échangent gâteaux et plats lors de leurs fêtes religieuses. Pendant le Front Populaire, son frère Bernard Sportisse joue un rôle dans la mobilisation de la jeunesse, au côté d'autres jeunes juifs engagés au PCA et à la CGT. A Constantine, les jeunesses socialistes sont principalement constituées de juifs, et les jeunesses communistes sont constituées principalement de juifs et de musulmans. Bernard Sportisse en fait partie, au côté de Maurice Laban, de George Raffini, qui rejoindront ensuite les maquis rouges du PCA pendant la guerre d'Algérie au côté des indépendantistes algeriens, de Pierre Bartoli, de Simon Khalfa. En 1936, les JC de Constantine note William Sportisse devaient regrouper 60 à 70 adhérents. William qui a 12-13 ans en fréquente au sein du cercle populaire de jeunes du quartier d'El Kantara. Son frère Lucien, instituteur à Akbou, est communiste lui aussi. Le 5 août 1934, une émeute populaire musulmane avait visé les juifs de Constantine, plus de 200 magasins avaient été saccagés et pillés, plusieurs familles attaquées, et 25 juifs tués, dont six femmes et cinq enfants. Parmi eux un parent de William Sportisse, cousin de sa mère, l'agriculteur au village de Bizot, Michel Attal, dont le fils Robert Attal deviendra membre du PCA et correspondant local d'"Alger Républicain". Lucien en tant que communiste, critique du colonialisme et de sa pratique de division entre juifs, musulmans, Européens, est accusé d'avoir eu une responsabilité dans ces émeutes violentes visant les juifs, y compris par des antisémites proches de l'Action française, ou des milieux juifs conservateurs. Dans ses entretiens avec l'historien Pierre-Jean Le Foll-Luciani, William Sportisse laisse entendre que les autorités coloniales auraient pu trouver un intérêt dans ces émeutes anti-juives et leur récupération, voire les provoquer, ou ne rien faire pour les empêcher. "La vision raciale du monde" que celles-ci ont propagé a contribué à creer un antagonisme entre musulmans et juifs là où la coexistence dans le monde précolonial était ancienne, et la culture en grande partie commune. L'impérialisme déviait aussi la colère des fellahs contre des boucs-émissaires, la petite bourgeoisie juive, ce qui avait le double avantage de pouvoir s'appuyer sur elle comme une alliée en besoin de protection. Néanmoins, Lucien Sportisse dès cette époque refuse de minimiser la réalité de l'antisémitisme, aussi bien chez les Européens que chez les musulmans. Germaine, la sœur de Lucien, Bernard, et Lucien, deviendra également communiste après la seconde guerre mondiale, se mariant avec un dirigeant du parti communiste espagnol, l'ancien combattant républicain Luis Delage.
Lucien Sportisse, né en 1905, est le premier des Sportisse à s'être engagé au Parti communiste algérien, en 1927, après un premier passage à la SFIO, adhésion communiste qui se fera sur des bases anticolonialistes, liées à ces expériences de la misère algérienne comme instituteur en zone rurale. A l'époque dans la région de Constantine, les effectifs du Parti communiste n'excèdent pas les 200 adhérents. C'est un instituteur partisan des méthodes Freinet, qui militait au sein de la tendance "L'école émancipée" du SNI (syndicat national des instituteurs). Dès le début des années 30, il milite avec les ouvriers boulangers de Constantine ou les dockers de Philippeville (Skidda) regroupés dans la CGTU. Dès le début des années 30, comme activiste communiste, Lucien est pisté par la police, la gendarmerie, la Sûreté départementale. Il milite avec d'autres militants communistes comme Lucien Monjauvis, Antoine Hajje, Aloïs Zimmerman, dépêchés par le PCF pour enquêter sur les émeutes antijuives du 5 août 1934. Les prises de position anticolonialistes de Lucien Sportisse et sa critique de l'expropriation des paysans musulmans par les gros propriétaires et l'administration coloniale, et ses engagements communistes, lui valent une révocation de son poste d'instituteur. Après sa révocation, Lucien part en Oranie, où il travaille dans le bâtiment avec un autre militant communiste, Nicolas Zannettacci. Il prend la direction de l'UD des syndicats d'Oran, mobilise les chômeurs, principalement musulmans, d'Oran en1935-1936, ce qui lui vaut d'être de nouveau dans le collimateur de la police, qui arrête les participants des meetings où il intervient comme syndicaliste. Le 2 août 1935, Lucien est arrêté et emprisonné lui-même, ciblé aussi bien en tant que communiste que en tant que juif et anticolonialiste. En septembre 1935, il est condamné à 4 mois de prison. C'est à ce moment que sa mère, analphabète, apprend le français, pour mieux pouvoir participer à la défense de son fils aîné adoré, notamment à partir de la lecture de "L'Humanité". En 1936, Lucien Sportisse va être conduit à quitter l'Algérie, l'administration de l'éducation nationale se déclarant prête à le réintégrer en France, mais pas dans le Constantinois, ni en Algérie. C'est une manière de l'expulser par contrainte. Ses camarades du PCA l'encouragent à accepter un poste en France où il pourra militer tout aussi utilement. A l'époque, Lucien et son épouse, Alice Cremades, se sont séparés. William Sportisse précise qu'Alice Cremades est une "militante importante du PCA à Oran, élue au Comité central aux côtés de Lucien en 1936" et qu'elle était allée à Paris puis en Espagne organiser la solidarité concrète avec le peuple espagnol contre le franquisme. Alice gardera le nom de Sportisse quand elle militera au PCF et au PCA clandestin pendant la seconde guerre mondiale et qu'elle sera élue conseillère générale d'Alger-Bab al Oued (1945-1951) et députée communiste d'Oran (1945-1951). En décembre 1954, c'est elle qui intervient à l'Assemblée Nationale pour dénoncer la politique du tout répressif conduite par Mitterrand et Mendès-France après le 1er novembre 1954 et exiger des réformes politiques et sociales en Algérie qui prennent en compte le fait national algérien et l'aspiration à la liberté du peuple algérien. Au début de la guerre, Lucien Sportisse est âgé de 1934, et il est instituteur à Sevran. Envoyé dans les Alpes comme pionnier dans un régiment de génie, il est privé d'armes comme d'autres militants communistes. A l'armistice, la politique anticommuniste et les lois anti-juives de Vichy rendent sa réintégration comme instituteur "impossible". Lucien est aidé par des bénévoles de la Croix Rouge, des chrétiens, et reprend contact avec le PC clandestin dans le sud de la France. En août 1941, alors qu'il travaille et milite clandestinement à Aubenas, Lucien Sportisse est arrêté par la police française en tant que communiste. Il est envoyé avec des droits communs dans la forteresse de Sisteron en Provence, puis au camp de Fort-Barraux en Isère, puis au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe dans le Tarn, où il donne des cours à d'autres détenus, politiques, syndicalistes, ou juifs. Il s'évade dans la nuit du 11 au 12 juillet 1943 avec une cinquantaine de co-détenus après avoir creusé un tunnel, puis il rejoint la résistance communiste et FTP. Le Front National de Libération de la France (structure communiste de résistance et de rassemblement) lui enjoint de prendre la direction du "Patriote", le journal de la Résistance communiste pour la région lyonnaise. Il y travaille notamment clandestinement avec Madeleine Braun, première présidente femme de l'Assemblée Nationale, à la libération, directrice du "Patriote", avec George Marrane, Yves Farge. Lucien Sportisse, rappelle son frère William, est "également en lien avec des résistants maghrébins musulmans, nombreux à Lyon, par l'intermédiaire d'un autre résistant juif communiste algérien, né à Tlemcen, Joseph Boukobza. Lucien est dénoncée par une collaboratrice infiltrée dans leur réseau et abattu par la Gestapo aidé de collaborateurs doriotistes du PPF le 24 mars 1944 dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon. Joseph Boukobza sera lui aussi abattu par des miliciens français après avoir été dénoncé par la même indicatrice.
Pendant que son frère Lucien devient un héros de la Résistance, William a vécu la guerre en militant au PCA clandestin, en tant que jeune communiste, avec George Raffini notamment, et d'autres militants communistes juifs comme Emile Attali, ouvrier imprimeur, ou "musulman" et européen, selon la terminologie consacrée à l'époque, dans un contexte où l'antisémitisme d’État de Vichy s'applique aussi à plein en Algérie et dans le reste de l'Afrique du Nord, les juifs ayant perdu la nationalité française par l'abrogation du décret Crémieux le 8 octobre 1940, devenant des "indigènes" encore plus discriminés que les autres par le racisme du système colonial très bien adapté à l'antisémitisme d'état du régime du maréchal Pétain. Son frère Bernard Sportisse est arrêté avec d'autres communistes algériens, certains, membres de la direction, sont condamnés à mort comme Thomas Ibanez, Ahmed Smaïli, Georges Raffini, Lisette Vincent, Emile Touati, Danielus Dietmar. Ces militants sont embastillés souvent à la prison de Barberousse au-dessus de la Casbah d'Alger qui allait quelques années plus tard accueillir d'autres condamnés à mort du PCA comme Yveton et surtout du FLN. Après le débarquement allié en Algérie, William Sportisse s'engage dans les FFL, engagé dans l'armée en Mauritanie, où la très grande majorité des officiers sont hostiles aux juifs. Il se battra en France contre les nazis, notamment dans les poches de l'Atlantique encore aux mains des Allemands à l'ouest de la France. C'est à Marseille qu'il apprend les massacres de Sétif, Guelma, et du nord-Constantinois suite aux manifestations du 8 mai 1945. Entre 15 000 et 45 000 algériens tués au cours de véritables chasses à l'homme auxquelles participent milices de colons, armée et police coloniale, pour venger la mort de 102 européens suite aux tirs contre des manifestants nationalistes à Sétif et Guelma. William Sportisse va devenir dirigeant des JC et de l'UJDA à Constantine et Alger entre 1945 et 1948. C'est un permanent de la JC (payé irrégulièrement et mal, comme les journalistes et collaborateurs d'"Alger Républicain"), un "fonctionnaire de la révolution"!
Il se déplace beaucoup dans les Aurès, à Khenchela notamment, où il constate l'ampleur du sentiment national, portant haut l'UDMA dans l'électorat musulman. Le PCA compte à cette époque environ 9000 militants. La JC, suite à l'impulsion du PCA, va créer l'Union de la jeunesse démocratique algérienne (UJDA) pour intégrer un maximum de musulmans, parfois mêmes des organisations, comme les Scouts musulmans algériens de Blida, offrir une base d'action et de rassemblement élargie au mouvement communiste. Les militants musulmans deviendront bientôt majoritaires au sein du PCA, lequel entretient de plus en plus de lien avec les nationalistes autonomistes ou indépendantistes musulmans et affirme de plus en plus une ligne de critique radicale du colonialisme. "A Constantine, rappelle William Sportisse, au sein des JC et de l'UJDA, il y a des militantes actives comme Reinette Zaoui (demi-soeur d'Emile Attali et future épouse de Georges Raffini), Edith Zerbib (qui épousera Bernard Sportisse) ou Raymonde Peschard (morte au maquis pendant la guerre de Libération). Les secrétaires nationaux de l'UJDA sont Henri Alleg et René Azoulay, et William Sportisse, lui, en est le dirigeant de Constantine. Plusieurs militants de l'UJDA rejoindront les rangs indépendantistes et le combat national algérien pendant la guerre de Libération comme Hamib Gherab, Henri Maillot, Maurice Laban, ou d'autres camarades communistes, qui deviendront membres du maquis des Combattants de la libération. Henri Maillot et Maurice Laban seront assassinés par l'armée française.
A cette époque, William Sportisse est très lié à Henri Alleg. Il intègre le comité central du PCA en avril 1947 et devient permanent du PCA entre 1948 et 1953, rendant compte des luttes sociales dans le journal communiste "Liberté", particulièrement actif dans les luttes anticolonialistes du Constantinois et de Kabylie. Dans son livre d'entretien avec Pierre-Jean Le Foll-Luciani, William Sportisse revient de manière passionnante sur son quotidien de dirigeant communiste dans cette atmosphère d'ébullition et d'oppression coloniale, dans le monde urbain et rural algérien, sur les évolutions politiques et stratégiques du PCA, de plus en plus engagés pour l'indépendance algérienne, sur le rapport des juifs algériens et des communistes juifs au sionisme, à l’État naissant d'Israël, sur le soutien aux mouvements d'émancipation nationale au Maroc et en Tunisie. William Sportisse devient à la demande du PCF et du PCA journaliste radio en Hongrie, à Budapest, dans une radio communiste diffusant des émissions en langue arabe et il reviendra en 1955 en Algérie pour retrouver son pays en guerre, rentrer en clandestinité avec le PCA, puis avec le mouvement national algérien, à Constantine pendant toute la durée de la guerre, changeant de nom et d'apparence physique pour échapper à l'arrestation, établissant la liaison avec le FLN et l'ALN, organisant la collecte et la solidarité financière avec les camarades engagés dans les maquis, la liaison avec les prisonniers des bagnes et camps français. Son expérience de la lutte clandestine acquise sous Vichy lui est utile pendant la guerre d'Algérie. William Sportisse écrit dans un journal clandestin "Le Patriote", le même nom que le journal communiste de Résistance à Lyon pour lequel son frère Lucien travaillait. Il y fait notamment, en décembre 1957, l'éloge de la résistante communiste Raymonde Peschard tuée les armes à la main pour défendre la liberté du peuple algérien contre l'oppression coloniale:
" Traquée par la police et les parachutistes, notre camarade Raymonde Peschard est morte au combat. Elle a versé son sang généreux pour l'indépendance de sa patrie qu'elle aimait tant. Venue très jeune à notre parti, parce que sensible aux souffrances de son peuple, elle haïssait le racisme et l'oppression colonialiste. Patriote algérienne, elle avait pu rejoindre le maquis, après avoir été poursuivie par les parachutistes de Massu. Son souvenir restera vivant dans le cœur des Algériens et des Algériennes. De nouveaux combattants et combattantes se lèveront pour poursuivre son combat héroïque afin de réaliser son désir le plus cher, la liberté de son peuple" (William Sportisse, Le Patriote, décembre 1957).
A l'Indépendance, William Sportisse sort de sa clandestinité, les chefs du FLN l'identifient comme dirigeant communiste. A cette époque, le journal du PCA "Al Houriya" est très bien accueilli et se vend très bien à Alger aussi bien qu'à Constantine. Le Parti communiste algérien à l'Indépendance compte 8000 à 10 000 adhérents. Mais l'anticommunisme est fort au sein du FLN, que cela soit chez les ruraux ou des nationalistes des villes issus de la bourgeoisie musulmane, et les tendances autoritaires et hostiles au multipartisme aussi, et le PCA va être inquiété dans ses activités et son indépendance très vite, avec la complicité de la grande majorité des parlementaires et hommes politiques qui n'ont rien dit. Le PCA est privé de son journal "Al Houriya" mais sa sensibilité continue à s'exprimer au sein d'""Alger Républicain" où William Sportisse entre en 1963, un journal qui tire à cette époque à 70 000 exemplaires et où Sportisse travaille avec Henri Alleg, Boualem Khalfa, Lakhdar Kaïdi, Jean-Pierre Saïd, Jacques Salort, Georges Marcelli, Mustapha Kaïd. En 63, lors des débats du code de la nationalité, malgré l'opposition publique des députés Abdelkader Guerroudj, ancien communiste, d'Hocine Aït Ahmed, Meriem Belmihoub, et des députés d'origine européenne qui avaient participé à la lutte anticolonialiste, et d'une opposition publique égalemment de Claude Sixou, la poétesse Anna Greki (Colette Grégoire), Lucien Hanoun, Francine Serfati, Jacqueline Guerroudj, Jean-Claude Melki et André Beckouche, tous compagnons de la libération algérienne, une conception étroite de la nationalité, indexée à la confession musulmane, est adoptée qui exclut potentiellement les Européens et les juifs qui se sont battus pour la nation algérienne et sa liberté, ou bien leur accorde la nationalité à titre exceptionnel et sous condition. Au moment du coup d'Etat de Boumediene, William Sportisse est emprisonné comme beaucoup de militants communistes (beaucoup seront torturés, nombreux seront liquidés). Le PCF et "L'Humanité", et également les pays du bloc communiste, organisent une solidarité internationale avec William Sportisse et d'autres détenus progressistes et communistes algériens, comme Bachir Hadj Ali, Henri Zannettacci, Jacques Salort. Bachir Hadj Ali tirera de cette expérience le livre "L'arbitraire". William Sportisse sera ensuite libéré de prison en 68, assigné à résidence à Tiaret, et il participera à la construction du PAGS clandestin, parti communiste héritier du PCA, à Tiaret avec Sadek Hadjerès et d'autres militants ayant échappé aux arrestations.
William Sportisse reste en Algérie pendant la décennie noire des attentats et meurtres islamistes et de la guerre civile avant d'être poussé à partir par des camarades d'"Alger Républicain", sachant qu'il était une cible en tant que militant de gauche et communiste. Il quittera l'Algérie son pays natal en 1994.
Comme l'a écrit Augustin Paillière dans La Revue du Projet du PCF en 2014:
"Depuis la période coloniale jusqu’à l’aube de la « décennie noire » de la guerre civile, ce témoignage sur le « parcours d’un communiste algérien » est passionnant pour nous, communistes français, à plus d’un titre.
Son plus grand mérite est de faire sortir de l’ombre l’histoire des communistes algériens. Dans une société que la colonisation avait construite sur des bases racistes, plusieurs générations de juifs, d’Européens et de musulmans se sont battu ensemble contre le fascisme, le colonialisme et le capitalisme, presque toujours dans la clandestinité. À l’heure où, même en France, la lecture raciale des crises sociales et économiques regagne du terrain, l’histoire de l’engagement de ces militants, et on pense évidemment aussi à Henri Alleg, constitue un héritage précieux pour les communistes du siècle présent.
William Sportisse analyse, sans complaisance, la contribution des communistes à la guerre d’indépendance et explique la difficulté à maintenir l’union des Algériens sans mettre de côté leurs positions en tant que communistes.
À l’indépendance, le PCA a payé cher cette position. D’abord toléré, il est formellement interdit dès 1964 et ses militants sont réprimés, y compris physiquement. Malgré la prison, malgré la torture (infligée à des Algériens par des Algériens) et malgré vingt ans passés en résidence surveillée, William Sportisse continue d’analyser les orientations contradictoires prises par le FLN en fonction des progrès réels ou des reculs qu’elles ont représentés pour la grande majorité des ouvriers et des paysans algériens. Cela force le respect."
Note de lecture réalisée par Ismaël Dupont - 20 février 2025