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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 06:57
Gaza meurt de faim! Manifestation à Morlaix le vendredi 22 août à l'initiative de l'AFPS

L'AFPS du PAYS de MORLAIX vient d'écrire à tous ses partenaires associatifs, politiques et syndicaux solidaires de la Palestine pour que tous ensemble, nous reprenions le chemin de la mobilisation unitaire pour la Palestine !

D'abord par une manifestation le vendredi 22 août à Morlaix à 18h 

Le PCF est partie prenante de cette manifestation. 

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 06:50
QUAND PASSENT LES CIGOGNES -Dimanche 31 août, à 17h, salle des fêtes de St Rivoal - avec le Mouvement de la Paix

Dimanche 31 août, à 17h, salle des fêtes de St Rivoal,

le comité finistérien du Mouvement de la paix, en
partenariat avec le P'tit Seize, vous invite à voir ou revoir
 
QUAND PASSENT LES CIGOGNES
un film de Mikhaïl Kalatozov réalisé en 1957 palme d'or au Festival de Cannes 1958.
PRIX LIBRE
Le film sera suivi d'un débat.
Synopsis:
Moscou, 1941. Veronika et Boris sont éperdument amoureux.
Mais lorsque l’Allemagne envahit la Russie, Boris s’engage et
part sur le front. Mark, son cousin, évite l’enrôlement et reste
auprès de Veronika qu’il convoite. Sans nouvelle de son fiancé,
dans le chaos de la guerre, la jeune femme succombe aux
avances de Mark.
Espérant retrouver Boris, elle s’engage comme infirmière dans
un hôpital de Sibérie.
« Quand passent les cigognes » parvient à prendre aux tripes
et à faire ressentir à la fois l’horreur de la guerre, la veulerie
d’un cousin amoureux et lâche mais aussi la force intérieure
puis extérieure de Veronika, la figure centrale du film
 
Amitié Pacifique 
 le bureau du Mouvement de la Paix Finistère 
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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 06:40

 

Avec le projet de budget 2026, le pouvoir a décidé de frapper fort, très fort contre le monde du travail.

Il s’enferme dans des politiques capitalistes qui ont déjà conduit à un désastre social comme en témoignent l’effondrement industriel en cours dans notre pays et les licenciements qui l’accompagnent, et à un désastre écologique comme l’ont encore montré le mégafeu de l’Aude, les dégâts des canicules de l’été ou encore les ravages de l’acétamipride que le pouvoir a voulu réintroduire avec la loi Duplomb.

Après l’annonce de la préparation du plus grand plan d’austérité de ces dernières décennies, les décisions estivales du pouvoir ont encore renchéri la note pour les travailleurs en précisant notamment le cadrage pour la réforme de l’assurance chômage. Une quatrième réforme depuis 2017 qui s’apparente à un acharnement contre les privés d’emplois sans aucune efficacité contre le chômage. On aimerait le même acharnement contre les 211 milliards d’euros d’aides aux grandes entreprises distribués sans critère !

Et les menaces pour le monde du travail sont d’autant plus grandes que le prétendu « accord » du 27 juillet entre le Président américain Donald Trump et la Présidente de la Commission européenne Von der Leyen cède tout aux exigences de l’impérialisme états-unien : droits de douane multipliés par neuf pour atteindre 15 %, une obligation d’achat de 750 milliards de dollars d’hydrocarbures ultrapolluants et d’armements US, 600 milliards d’investissements outre-Atlantique qui n’auront donc pas lieu en Europe…
Nous devons résister et bâtir un large front des nations et des peuples pour empêcher sa mise en œuvre. Que les peuples reprennent la main !

C’est d’autant plus nécessaire pour en finir avec la boucherie en Ukraine et pour mettre en échec l’offensive terrible de Netanyahou et de son gouvernement suprématiste et génocidaire.
Le pouvoir israélien est engagé dans une fuite en avant tant dans les crimes de masse que dans la politique de colonisation avec l’annonce du projet de colonie E1 pour tenter d’empêcher toute création d’un État de Palestine. Plus que jamais, l’heure est à se mobiliser pour le peuple palestinien avec toutes les forces disponibles, jusqu’en Israël même, où la mobilisation populaire grandit contre le pouvoir et pour la libération des otages.
Reprendre la main, cela implique d’engager avec force la riposte dans notre pays.

Emmanuel Macron et François Bayrou, serviteurs zélés du capital, accélèrent pour maintenir quoi qu’il en coûte le taux de profit des grands actionnaires du CAC 40 et pour tester notre capacité de résistance.

Accélérons nous-aussi et mettons à l’ordre du jour une immense riposte de classe, un front social et politique contre la politique Macron–Bayrou !

Nous le savons, une telle riposte ne se décrète pas, elle se construit avec le monde du travail par une action coordonnée des forces syndicales, associatives, politiques, dans leurs rôles respectifs.

Le PCF a un immense rôle à jouer pour y contribuer, en allant à la rencontre des salariés, aux portes des entreprises ; en dialoguant partout dans nos villes et nos villages avec toutes et tous ceux qui veulent se mobiliser ; en soutenant l’appel de l’intersyndicale qui se réunira à nouveau le 1er septembre et la mobilisation du mouvement associatif ; en mettant en débat avec toutes et tous et avec nos partenaires des forces de gauche un projet pour la France, des propositions pour le progrès et la paix qui ouvrent une alternative à la politique capitaliste et belliciste en cours comme nous le portons avec les 10 grands objectifs[1] adoptés avant l’été ; en rassemblant largement partout dans nos communes autour de listes municipales de gauche à la hauteur des attentes des habitantes et des habitants.

Ne laissons pas ce pouvoir et son système à bout de souffle nous décourager, relevons la tête ensemble, agissons pour l’intervention populaire la plus large.
Faisons de cette rentrée une rentrée décisive pour prendre le parti du travail et unir le monde du travail. À l’heure du 80e anniversaire de la Sécurité sociale, posons avec lui les bases d’un mouvement inédit de réappropriation sociale !

Igor Zamichiei

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19 août 2025 2 19 /08 /août /2025 09:00
Mercredi 20 août, 12h-19h - Fête du Travailleur bigouden à Loctudy organisée par le PCF Finistère avec les camarades du PCF Pays Bigouden
La fête du Travailleur bigouden de Loctudy, c'est le mercredi le 20 août, et c'est organisé par le PCF Finistère cette année conjointement avec nos camarades adhérents et sympathisants de la section du PCF Pays Bigouden impliqués sur cette fête installée dans le paysage à Loctudy depuis les années 60.  
 
Notez bien la date dans vos agendas!
 
N'hésitez pas à nous contacter si besoin de renseignements complémentaires ou pour être bénévole.
Contact: 06 20 90 10 52 / federation@29.pcf.fr
 
***
Programme: 
 
Stands PCF - JC, CGT, Mouvement de la Paix, AFPS, AJFP
 
Jeux en bois / Structure gonflable pour les enfants / palets
 
Bar/ restaurant de plein air: 

Saucisses / Merguez ou Moules – Frites

Fars/ kouigns du pays bigouden

12h – 12h45 Batoucada "Tambours d’Eckmül"

13h30 -15h : Chants de Marins "Boulinerien"

15h-16h45 Batteur et chanteur cubain "Celestino Lopez"

16h45-18h30 : Temps politique.

Agora- Carrefour des luttes. 

Table-ronde sur le travail de 17h à 17h45 avec des représentants de l'Interpro de Loctudy, de la JC-UEC (Camille Mongin), de la CGT (Jean-Jacques Cariou de la CGT santé privé), du PCF (Ismaël Dupont), débat animé par Yves Peuziat Beaumont de la section PCF Pays Bigouden

Table-ronde la Palestine, la solidarité internationale, la Paix, de 17h45 à 18h30 avec des représentants du Mouvement de la Paix (Noëlle Péoc'h), de l'AFPS, de l'AJPF

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19 août 2025 2 19 /08 /août /2025 05:00
Occupation, colonisation et annexion : « Ce qui se passe à Gaza va se produire en Cisjordanie et à Jérusalem-Est » (entretien du chercheur israélien Aviv Tatarsky avec Pierre Barbancey, L'Humanité, 18 août 2025)

Pour le chercheur israélien Aviv Tatarsky, le gouvernement de Benyamin Netanyahou entend appliquer à la Cisjordanie le schéma déployé à Gaza. Un projet qui vise à vider les territoires de leur population et à étendre les colonies. 

Pierre Barbancey, 17 août 2025 - L'Humanité

Aviv Tatarsky est chercheur au sein de l’organisation Ir Amim. Son travail se concentre sur Jérusalem et l’amène à considérer toutes les mesures prises en Cisjordanie dans le cadre de l’occupation, de la colonisation et de l’annexion.

Avec E1, s’agit-il d’un nouveau plan ou s’agit-il de la phase de réalisation d’un plan déjà ancien ?

Aviv Tatarsky

Chercheur au sein de l’organisation Ir Amim

Ce plan date de vingt ou trente ans. Il n’est pas nouveau à proprement parler. Les gouvernements israéliens souhaitaient vivement l’approuver, mais la communauté internationale ne les y a pas autorisés. Son approbation est donc très significative. Benyamin Netanyahou a décidé que le moment était venu d’agir : l’attention se porte sur Gaza, le soutien américain à Israël est inébranlable et ce cabinet israélien est le plus extrême que nous ayons jamais connu. Autant de raisons qui expliquent ce passage à l’acte.

Il s’agit d’une nouvelle grande colonie, mais surtout son emplacement, en plein cœur de la Cisjordanie, a des conséquences considérables. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, l’a dit lui-même : cela étouffe la possibilité d’un État palestinien et fait partie du programme stratégique israélien d’annexion de la Cisjordanie. Ces deux éléments combinés signifient que le gouvernement israélien choisit, intentionnellement et consciemment, l’apartheid. Il n’y a pas d’autre sens à cela.

Faites-vous un lien entre le sort fait actuellement à Gaza et ce qui se passe en Cisjordanie ?

Oui, bien sûr. Certains ministres au sein du gouvernement affirment qu’ils veulent reproduire en Cisjordanie ce qu’ils font dans la bande de Gaza. C’est là le sens de ce plan. Sa mise en place entraînera d’abord l’expulsion de milliers de Palestiniens vivant dans la zone E1 ou aux alentours. Israël veut les forcer à se réfugier dans de petites enclaves isolées. Le plan isole Jérusalem-Est de la Cisjordanie et soumet sa population à de nombreuses pressions, que ce soit par des violences policières ou des démolitions de maisons.

Nous assistons à cette stratégie israélienne qui consiste à diviser l’espace palestinien et la population palestinienne en zones distinctes, puis à frapper chacune d’elles comme bon lui semble. Il est essentiel de comprendre que ce discours d’annexion d’Israël ne se limite pas à la confiscation de terres mais aussi à expulser les Palestiniens. Il s’agit d’une situation très volatile qu’Israël exploitera pour intensifier sa violence. On voit dans la bande de Gaza où cela peut mener. Ce qui se passe à Gaza va se produire en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

L’opinion publique israélienne est-elle consciente de l’objectif final ?

Non. Elle est préoccupée par d’autres problèmes. Elle est aveugle. Une part croissante de l’opinion publique israélienne comprend également que la guerre est un désastre qui doit cesser. Mais Israël n’accorde guère d’attention à la terrible situation en Cisjordanie, conséquence de ses activités. La société israélienne elle-même n’arrêtera pas cela. Il faut que cela vienne de l’extérieur, de la communauté internationale, mais pas par un appel à la conscience israélienne ou aux soi-disant modérés.

Il ne s’agit pas seulement de condamner ou de proclamer que la France reconnaîtra l’État palestinien. Le gouvernement israélien s’en moque. Pour empêcher Israël de poursuivre ces actions terribles, une intervention efficace est nécessaire. Ceux qui veulent mettre un terme à cette situation doivent peser sérieusement et efficacement. Ce gouvernement israélien ne respecte que la force, pas les mots.

La France affirme qu’elle reconnaîtra un État palestinien. Mais avec le projet E1, est-ce de l’ordre du possible ?

L’important concernant E1, c’est son emplacement. Il se trouve au cœur de la Cisjordanie. Il créera un bloc de colonies israéliennes continu où vivront environ 100 000, voire 150 000 colons israéliens, qui s’étendra profondément en Cisjordanie et la divisera en une partie nord séparée d’une partie sud. Ce phénomène se produit également dans d’autres régions de Cisjordanie, mais le plus dramatique se situe dans E1.

L’ensemble de ces éléments signifie qu’il est impossible d’avoir un État palestinien. Israël, d’un côté, affirme ne pas vouloir expulser les colons. De l’autre, il construit de nouvelles colonies et les agrandit. C’est comme si on découpait la France en trois ou quatre petits morceaux et qu’on disait : « Voilà, vous pouvez avoir un État français, si vous le souhaitez. » C’est ridicule. Quiconque s’oppose à cela, quiconque se soucie des droits de l’homme et souhaite la création d’un État palestinien doit prendre les mesures qui arrêteront Israël.

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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 14:35
Colonisation en Cisjordanie : « Ensemble pour sauver la ferme Hakoritna ! » - Tribune dans L'Humanité
Colonisation en Cisjordanie : « Ensemble pour sauver la ferme Hakoritna ! »

Tribune

150 personnes, maires, parlementaires, syndicalistes, artistes apportent leur soutien à la ferme Hakoritna, exploitation agricole palestinienne, menacée de destruction par la colonisation de la Cisjordanie. 

Le 7 août dernier, les forces d’occupation israéliennes ont ordonné la destruction de la ferme Hakoritna, située dans la ville de Tulkarem, en Cisjordanie. La famille Taneeb, propriétaire des lieux depuis près de 70 ans, a découvert des documents placardés sur les serres et les bâtiments de l’exploitation familiale, ordonnant sa démolition sous 20 jours, pour des raisons de « sécurité ».

Le prétendu risque sécuritaire vient en réalité de la proximité de la ferme avec le « mur de la honte » qui traverse la Cisjordanie. Construit illégalement en 2003 (un avis consultatif de la Cour internationale de Justice, rendu en juillet 2004, déclare que la construction du mur viole le droit international), ce mur a coupé en deux le terrain des Taneeb, qui est passé de 6 hectares à 3 hectares. La ferme Hakoritna ne représente aucun danger : il n’y pousse que des tomates, des concombres et d’autres produits destinés à nourrir la population.

Ce n’est pas la première fois que cette ferme est dans le viseur de l’occupant israélien. Elle a subi pas moins de 5 attaques majeures entre 1999 et 2025. Ces attaques ont notamment entraîné l’incendie d’une partie des cultures, la destruction des systèmes d’irrigation et des routes d’accès par des bulldozers, ainsi que des tirs à balles réelles contre les agriculteurs.

Cette violence n’est pas anecdotique. Depuis plusieurs années, Fayez Taneeb accueille des voyageurs venus d’horizons divers et voyage à travers le monde pour parler de souveraineté alimentaire.

La défense de la souveraineté alimentaire du peuple palestinien est, pour ce maraîcher militant, le combat de toute une vie.

 

Ces menaces de destruction interviennent dans un contexte où la colonisation en Cisjordanie s’intensifie et devient de plus en plus violente. Les membres de la famille Taneeb sont inquiets, mais ils n’abandonnent pas et ont prévu d’aller en justice pour défendre leurs droits. Néanmoins, ils n’ont aucune confiance dans une justice chapeautée par un gouvernement d’extrême droite, qui a toujours été un fervent soutien des colons et de la colonisation illégale. Fayez, sa femme et ses fils ont mis toute leur vie dans cette exploitation agricole, et c’est pourquoi ils en appellent à la solidarité internationale.

En réunissant un maximum de signatures, nous contribuerons à faire connaître le combat pacifiste, juste et nécessaire des Taneeb, et Israël ne pourra pas agir en toute impunité dans l’indifférence générale.

Les premiers signataires

ACCOMIATO Marie, retraitée.

ALACHMI Lise, citoyenne.

ALARIS Nicolas, conseiller municipal de la ville de Sartène.

ALESANDRI Jean, enseignant.

ALESANDRI Juliette, enseignante.

ALEZARD Lysiane, militante communiste.

ALFONSI Jean-Baptiste, citoyen.

AMIDEI Jean-Louis, retraité.

BACCHI Jérémy, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône.

BASTELICA Etienne, conseiller municipal de la ville d’Ajaccio.

BASTELICA Sacha, porte-parole de Via Citadina.

BATTESTI Léo, chef d’entreprise.

BELL LLOCH Pierre, Maire de Vitry-sur-Seine.

BENARD Edouard, député PCF de Seine-Maritime.

BESSON Killian, journaliste sportif.

BIANCHI Dume, militant nationaliste corse.

BIDARD Hélène, adjointe PCF à la Maire de Paris en charge de l’égalité femmes hommes, de la jeunesse et  de l’éducation populaire, membre du secrétariat politique d’European Left.

BLANCHET Véronique, élue à Pont-l’Abbé.

BLANDIOT-FARIDE Charlotte, maire de Mitry Mory, présidente de l’AJPF.

BOURGEOIS Davia, présentatrice TV.

BROSSAT IAN, sénateur de Paris, porte-parole du PCF.

CAILLAUD CROIZAT Pierre, petit-fils d’Ambroise Croizat.

CARN Martine, conseillère municipale PCF à Plougonven.

CARUANA Christelle, coordinatrice du mouvement Debout! en Corse.

CASAMARTA Jacques, militant associatif à Per a Pace.

CERMOLACCE Audrey, adjointe au maire de Septèmes-les-Vallons.

CERVANTES Jean-Christophe, maire adjoint de Clermont-Ferrand et conseiller métropolitain de Clermont Auvergne Métropole.

CINEUX Cyril, adjoint au maire de Clermont-Ferrand et vice-président de Clermont Auvergne Métropole.

Cukierman CUKIERMAN Cécile, sénatrice de la Loire, présidente du groupe Communiste, Républicain, Communiste et Écologiste – Kanaky (CRCE – K) au Sénat.

BETTI Michelle, fonctionnaire territoriale.

CANNATA Mario, retraité de l’Education Nationale.

CASANOVA Yannick, cinéaste.

CHASSAGNE Henri, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes du Val-de-Marne.

CHIOCCA Michèle, enseignante.

CHIOCCA LARNAUD Paul, infirmier.

CHOUET Julien, secrétaire départemental du PCF de Dordogne.

CHOURY Isaline, présidente des “Ami·e·s de Danielle Casanova – Histoire et mémoire”.

COMBIS Caroline, attachée presse.

CORFMAT Christine, élue à Loctudy.  CYPEL Sylvain, journaliste.

DAVI Hendrik, député EcoS des Bouches-du-Rhône.

DEJEAN Jean-Frédéric, secrétaire de la section PCF d’Arles, conseiller municipal de la ville d’Arles.

DELACROIX Simon / THE TOXIC AVENGER, musicien.

DELAPORTE Arthur, porte-parole des Socialistes à l’Assemblée Nationale.

DELAVALLE Pierre-Jean, auteur.

DEMAILLY Serge, retraité.

DEMARCHI Nina, citoyenne.

DEMICHEL Francine, présidente d’honneur de la LDH de Corse.

DEMOLDER Michel, maire de Pont Péan.

DE RAUGLAUDRE Timothée, journaliste et auteur.

DUPONT Ismaël, conseiller départemental du Finistère, élu municipal PCF de la ville de Morlaix.

DURASTANTI Anne, trésorière de l’association Corsica Palestina.

DURASTANTI Christiane, professeure retraitée.

EL BAKKALI Samir, conseiller municipal à Clermont Ferrand et métropolitain à Clermont Auvergne Métropole.

LAFAYE Elsa, conseillère municipale PCF à Fougère.

FAURE Christine, conseillère municipale de Cournon et métropolitaine à Clermont Auvergne Métropole.

FROUIN Camille, créatrice de contenu.

GALEAZZI Martine, citoyenne.

GALLAIS Magali, maire adjointe de Clermont-Ferrand et conseillère métropolitaine à Clermont Auvergne Métropole.

GAMBACHE Patrick, premier adjoint PCF au maire de Morlaix.

GIUDICELLI Jean-Pierre, retraité.

GOMES Barbara, conseillère déléguée de Paris à la protection des locataires porte-parole du PCF.

GORI Serge, retraité.

GOUDY Léo, militant communiste.

GOVI-MATTEI Pitrina, militante pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

GRELAUD Gladys, conseillère régionale de Bretagne (PCF).

GUITARD Alice, militante PCF, adjointe au maire du 4eme arrondissement de Lyon  HERBIN Gwenn, co-secrétaire fédérale du PCF de Maurienne.

HERE Jacqueline, maire adjointe de quartier à Brest, conseillère départementale PCF du Finistère.

HUON Joëlle maire de Plouigneau (PS) et Conseillère départementale du Finistère

JASSERAND Bernard, maire adjoint PCF de Quimper.

JEGOU Alain, militant comuniste.

KARAGOZ Schahin, secrétaire de la section PCF d’Orléans.

KOUKAS Nicolas, conseiller municipal de la ville d’Arles.

LABRO DELLION Alice, journaliste.

LAINE Camille, secrétaire départementale du PCF de l’Aube.

LAKEHOUL Assan, secrétaire général du Mouvement Jeunes Communistes de France.

LALANDE Sabine, conseillère régionale Debout! des Pays de la Loire.

LANDRY Tom, rédacteur en chef du journal l’Avant-Garde.

LARNAUD Gilles, postier retraité.

LEANDRI Marjorie, travailleuse sociale.

LECA Martine, enseignante, militante LFI.

LECLERC Patrice, maire de la ville de Gennevilliers.

LE HUEC Guenola élue PCF à Lanester (Morbihan)

LEMAIRE Valentin, militant communiste.

LEOSTIC Claude, membre de l’AFPS.

LE NET Camille, orthophoniste.

LE PAPE Florian, élu ville de Marseille (9/10), responsable des questions de paix au PCF des Bouches-du-Rhône.

LEROY Marc-Antoine, secrétaire de la section PCF d’Ajaccio.

LOMBARD Clara, coordinatrice du groupe local parisien de Debout!

LORENZI Antoinette, journaliste honoraire.

LOVIGHI Catherine, cadre Activités Sociales de l’Énergie.

LOŸE Marie-Dominique, militante associative.

LUC Hélène, sénatrice honoraire, militante de l’AFPS.

LUCIANI Paul-Antoine, premier adjoint au maire d’Ajaccio de 2001 à 2014, président du groupe communiste à l’Assemblée de Corse de 1992 à 2004.

MAOUDJ Danièle, poète.

MARIANI Charles, retraité de la fonction publique.

MARTELLI Roger, historien, revue Regards.

MATTEI Simon-Pierre, concepteur de jeux, militant LFI.

MC MULLAN Michael, militant pour pour une paix juste et durable au Proche-Orient.

MICHELETTI HUERTAS Ella, journaliste.

MIQUEL Pierre, secrétaire fédéral du PCF du Puy-de-Dôme, conseiller municipal de la ville de Clermont Ferrand.

MIZOULE Lucie, conseillère municipale à Clermont Ferrand et métropolitaine à Clermont Auvergne Métropole.

MONGIN Camille, secrétaire nationale de l’Union des Etudiants Communistes.

MOURY José, premier adjoint au maire de Bobigny.

MUSELLI COLONNA Pierre-Ange, salarié de La Poste, militant syndical et communiste.

NEJJARI Sofian, militant.

NORDEE Maxime, cadre retraité.

OLLANDINI Philippe, militant Inseme a Manca.

ORSONI Pierre Alexandre, photographe.

OTTAVIANO Béatrice, citoyenne.

OUZOULIAS Pierre, vice-président du sénat.

OZTORUN Ozer, secrétaire de la fédération PCF du Val de Marne.

PACCOU André, délégué corse et membre du comité national de la LDH.

PACCOU MATTEI Christine, membre du bureau de la LDH Corse.

PALDACCI Colomba, esthéticienne.

PECHON Jeanne, ancienne secrétaire nationale de l’UEC et coordinatrice nationale du MJCF.

PELETAN Marie-France, membre de Corsica Palestina.

PERRIN Jérémie, réalisateur.

PEU Stéphane, député PCF de Seine-Saint-Denis, président du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée Nationale.

PICOT Julien, secrétaire de la section PCF de Nice.

PIETRI MINICONI Angelina, citoyenne.

PIERUCCI Joachim, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes de Haute-Corse.

QUERIC Catherine conseillère départementale du Morbihan (PCF) 

RAINERO Pierre, ancien conseiller régional de Bretagne et adjoint au maire de Quimper.

RAINERO Yvonne, conseillère municipale PCF à Quimper.

RANNOU Jacques, Maire délégué de Kernevel, commune associée à Rosporden, militant PCF.

RASHMAWI Nora, retraité, ancienne chef de cabinet de la mission de Palestine en France.

RAUD Lena, coordinatrice nationale du MJCF.

REID ARBELOT Mereana, députée de Polynésie Française.

ROULET Adeline, militante communiste.

ROUSSEL FABIEN, secrétaire national du Parti Communiste Français, Maire de Saint Amand les Eaux.

SANTAMARIA Michèle, retraitée.

SANTONI Thomas, président de l’association Corsica Palestina.

SCHMITZ Jérôme, médecin.

SCHMITZ Lucas, militant communiste.

SIFFER ELSA, militante communiste.

SIMEONI Joseph, professeur agrégé d’Histoire, conseiller municipal et communautaire de Mulhouse Alsace agglomération.

SIMONETTI Joseph, retraité éducation nationale.

SITHAMMA Monique, élue à Relecq Kerhuon.

STEFANI Michel, secrétaire régional du PCF en Corse.

TARDIEU Sylviane, Maire adjointe de Clermont Ferrand.

TESSIER Nathalie, secrétaire de la section PCF du 8ème arrondissement de Marseille, conseillère municipale de la ville de Marseille.

THORONET Angela, enseignante.

TIRROLONI Michel, retraité.

TRAMONI Michel, Maire de Bilia.

TRINQUIER Robert, conseiller municipal de Jacou.

TARAN Marec, conseiller municipal de Brest, secrétaire fédéral des Jeunes Communistes du Finistère.

TORRE Jean-Yves, paysan.

TROADEC Christian, Maire de Carhaix, président de Poher Communauté, conseiller régional de Bretagne.

VARAILLAS Marie-Claude, Sénatrice de Dordogne.

VILLALBA Josefa, retraitée.

YILDIZ Umit, Conseiller municipal délégué, Sevran

ZANEGUY Gaëlle Adjointe au maire à Saint-Thégonnec et conseillère départementale du Finistère

 
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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 07:02
Un bel article d'Amélie Poinssot sur Alban Lietchi, militant communiste qui a refusé de faire la guerre d'Algérie, et l'a payé par 4 années de prison, dans Médiapart
Bel article d'Amélie Poinssot dans Médiapart sur Alban Liechti, militant communiste qui a payé cher son acte de résistance absolu à la guerre colonialiste d'Algérie, dans une série sur les grandes figures pacifistes:
Alban Liechti, l’anticolonialiste à l’origine des refus de combattre en Algérie
À deux reprises, il a refusé, par anticolonialisme, de servir pendant la guerre d’Algérie. Alban Liechti a payé pour cela le prix fort : quatre années de prison. Ce qui ne l’a pas empêché, jusqu’à sa mort, l’an dernier, de militer pour la paix.
 
Amélie Poinssot - Médiapart 
 
17 août 2025
 
Il portait souvent une chemise à carreaux – il détestait les rayures, qui lui rappelaient l’univers carcéral. Et il ne parlait jamais des horreurs qu’il y avait vécues, en particulier dans la prison de Berrouaghia, en Algérie, réputée pour les sévices qui avaient cours à l’époque où il a été enfermé, à la fin des années 1950.
Alban Liechti, mort en août 2024 à Plaisir, dans les Yvelines, préférait arborer le sourire des joyeux optimistes. Pas question de s’apitoyer sur son sort, ni d’en tirer une quelconque gloire. Ce jardinier municipal qui fut le premier soldat français à dire « non » à la mobilisation en Algérie a pourtant fait quatre années de prison pour ce refus. Il ne fut libéré de ses obligations militaires que six ans après avoir été appelé, à la veille des accords d’Évian, le 8 mars 1962. Plus d’une quarantaine de jeunes soldats lui avaient alors emboîté le pas.
Mais quand il décide de désobéir, en juillet 1956, alors qu’il faisait son service militaire, Alban Liechti est complètement seul. Aucune voix ne s’élève publiquement contre l’envoi du contingent vers l’Algérie française, pour ce qui est officiellement appelé une « opération de maintien de l’ordre », démarrée près de deux ans plus tôt.
Il sait qu’il risque gros, et la décision est prise de commun accord avec sa famille, de fervents militants communistes installés à Sèvres, dans ce qui était alors la Seine-et-Oise. Alban est encarté depuis ses 14 ans et demi, il a huit frères et sœurs, et à la maison, où les tâches ménagères sont strictement réparties au sein de la fratrie, ça parle politique au quotidien. « Il ne s’est pas décidé sur un coup de tête, c’était très réfléchi, il avait demandé l’avis de nos parents », se souvient Laurence Chantrelle, sa sœur cadette, aujourd’hui âgée de 85 ans.
« Alban ne s’imaginait pas être le premier, dit aujourd’hui son fils, Vincent Liechti, à l’origine d’une exposition sur le parcours de son père qui tourne actuellement en région parisienne (voir sous l’onglet « Prolonger »). Il a d’abord pensé qu’un autre soldat refuserait, et qu’il pourrait faire comme lui. »
Une lettre au président Coty
Personne, cependant, ne fait le premier pas. Alors le jeune communiste se jette à l’eau, espérant susciter un élan collectif. Il commence par écrire une lettre au président du Conseil, Guy Mollet, pour demander un cessez-le-feu. Il parvient à la faire signer par une trentaine de camarades de son contingent.
Puis, c’est au président de la République René Coty que le jeune appelé écrit, le 2 juillet 1956, alors qu’il part pour l’Algérie. On y lit, déjà, toute sa clairvoyance sur cette guerre coloniale, à un moment où l’indépendance n’était pas du tout à l’ordre du jour : « Monsieur le président, ma compagnie doit partir ces jours-ci en Afrique du Nord. […] La guerre que font nos gouvernants au peuple algérien n’est pas une guerre défensive. Dans cette guerre, ce sont les Algériens qui combattent pour la paix et la justice. […] C’est pour cela que je ne peux prendre les armes contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance. »
Plus de cinquante ans plus tard, dans le documentaire « Le refus : guerre d’Algérie 1954-1962 » qui retrace son choix, Alban Liechti, cheveux blancs tombant sur les épaules, revient sur ce geste comme s’il s’était agi d’une évidence. L’homme n’était pas donneur de leçons. D’un tempérament que ses proches décrivent aujourd’hui comme réservé, il n’a d’ailleurs jamais jugé ceux qui ont servi sous le drapeau français.
Pour sa part, il écoutait sa conscience, et cette mobilisation coloniale lui posait fondamentalement un problème. Alors il dit, sur le ton modeste et léger qui lui était familier : « Je ne voulais pas participer à une guerre où j’aurais eu à tuer ou à torturer des gens qui ne m’avaient rien fait et avec lesquels je me sentais très fraternel. Parce que moi, j’aurais été algérien, j’aurais été dans le FLN [Front de libération nationale – ndlr]. »
Malgré sa lettre, Alban Liechti est envoyé en Algérie. Sur place, il refuse donc de porter les armes. Il est aussitôt arrêté.
« Je savais que l’Algérie n’était pas la France, écrira-t-il dans son propre récit publié en 2005, Le Refus, construit à partir de ses écrits en prison, de la correspondance échangée à l’époque avec ses proches, et d’entretiens ultérieurs. Je savais que la conquête coloniale entreprise en 1830 l’avait été uniquement parce que la France avait une très grosse dette à payer à l’Algérie dans le cadre d’accords commerciaux, pour les tonnes de blé qui lui avaient été livrées, et qu’elle ne voulait pas payer. »
Des années en prison
Mais refuser l’appel sous les drapeaux, en 1956, n’est pas permis par la loi française : le statut d’objecteur de conscience ne sera créé qu’en 1963. Et il n’est pas question, pour les autorités, que les gestes comme celui d’Alban se multiplient. Alors sa peine doit être exemplaire. Le tribunal militaire d’Alger le condamne à deux ans de prison ferme pour « refus d’obéissance ».
Son sort le transformera-t-il ? « Dans la famille, il n’y avait pas de solennité autour de son geste héroïque, raconte aujourd’hui son fils Vincent. D’ailleurs, ce n’est que très tardivement, et par ma grand-mère, que j’ai compris que mon père avait fait quelque chose qui était hors du commun. »
La décision d’Alban Liechti fut en réalité vécue d’abord dans une certaine solitude. Le jeune homme n’a pas le soutien de son propre parti, malgré tout ce que tentent ses parents : officiellement, le Parti communiste français (PCF) est favorable à la mobilisation en Algérie car il faut apprendre à manier les armes et être au milieu des soldats si l’on veut les convaincre de quoi que ce soit – c’est le principe de l’action de masse.
Porter atteinte aux droits de la conscience en exigeant de l’homme moderne quelque chose qui soit contre l’honneur, n’est-ce pas l’obliger à retourner en arrière ?
Extrait d’une lettre à son épouse en 1958
Une organisation étroitement liée au PCF, toutefois, répond présent : c’est le Secours populaire. Celui-ci organise une vaste campagne de soutien et ne cesse de demander la libération d’Alban Liechti. « Sera-t-il dit qu’au pays des droits de l’homme un jeune Français […] est traité plus sévèrement qu’un malfaiteur de droit commun ? », s’indigne ainsi un tract de l’association diffusé en septembre 1957.
Autour d’Alban, deux femmes s’activent également, sans relâche. Celle qui allait devenir sa femme, Yolande, qu’il épousera à sa sortie de prison, en octobre 1958, juste avant son deuxième refus et son retour derrière les barreaux – « Sans elle, il n’aurait sans doute pas refusé une deuxième fois », dit aujourd’hui Vincent. Et Josette, sa mère, qui se bat pour lui rendre visite le plus possible, alors que les autorisations sont données au compte-goutte, et organise de nombreuses réunions publiques pour faire connaître son sort.
L’épreuve de la prison, au cours de laquelle la correspondance d’Alban est soumise à la censure, ne fait en réalité que renforcer les convictions du jeune appelé, raconte-t-il dans Le Refus. Derrière les barreaux, Alban a du temps pour penser. Son anticolonialisme et sa détestation des guerres s’affirment.
« Porter atteinte aux droits de la conscience en exigeant de l’homme moderne quelque chose qui soit contre l’honneur, n’est-ce pas l’obliger à retourner en arrière ?, écrit-il à Yolande depuis sa cellule en avril 1958. N’est-ce pas avoir compromis ce qu’il y a de plus difficile à réaliser et à consolider dans l’histoire, le progrès moral de l’humanité ? »
Plus tôt, à Berrouaghia, cette « infâme prison » où Alban Liechti s’est retrouvé pendant deux mois et demi au milieu de prisonniers de droit commun dans des conditions indignes, les détenus « sont roués de coups par les matons », écrira-t-il sobrement, quatre décennies plus tard. Jamais ses enfants ne sauront précisément ce qu’il y a subi.
Des soutiens de plus en plus nombreux
Ce n’est qu’au bout d’un an d’emprisonnement, puis lors de son deuxième refus, qu’Alban Liechti voit sa cause défendue par le PCF, et les médias s’intéresser à son histoire. Ce deuxième acte de désobéissance est tout aussi politique que le premier, et l’appelé à peine sorti de prison écrit à nouveau au président de la République – cette fois c’est le général de Gaulle.
Le contexte, cependant, a bougé : lors du deuxième procès, en mai 1959, l’unanimité des juges se fissure, ils ne sont plus que trois sur cinq à s’accorder sur la peine. Il faut dire qu’entre-temps, la torture a été dénoncée à plusieurs reprises, notamment par le général Pâris de Bollardière, qui a demandé à être relevé de son commandement.
La critique de la guerre d’Algérie, où la France a envoyé l’ensemble de son contingent, se fait de plus en plus forte, et d’autres soldats se sont mis à refuser. Au total, ils sont quarante-cinq à avoir, publiquement, refusé de servir en Algérie. Mais d’après l’historien Tramor Quemeneur, le mouvement du refus a pris diverses formes et fut en réalité bien plus vaste. Selon ses estimations, ce sont environ 12 000 soldats français qui ont désobéi à un ordre au cours de leur mobilisation en Algérie.
Les autorités ne lâchent pas Alban Liechti pour autant. Après sa deuxième sortie de prison, l’insoumis doit toujours remplir ses obligations militaires, et il est renvoyé en Algérie en mars 1961. C’est là qu’il commet son troisième acte de résistance : porter un fusil non chargé. Il échappe de peu à de nouvelles sanctions et finit son service à la caserne de Bou Saada, à quelque 300 kilomètres au sud d’Alger, sans avoir à participer aux opérations.
Alban Liechti sera passé au final par quantité de prisons, aux règles variables, des deux côtés de la Méditerranée : Tizi Ouzou en Kabylie, centre pénitentiaire d’Alger, maison centrale de Berrouaghia, les Baumettes à Marseille, Carcassonne, dans l’Aude, où il est mis à l’isolement pendant quatorze mois… Puis à nouveau l’Algérie pour sa deuxième peine avec la caserne d’Orléans et la prison d’El-Harrach à Alger, et la Corse pour finir avec le camp de Casabianda. Aucun autre « soldat du refus » n’aura payé aussi cher sa décision de ne pas participer à la guerre menée par l’État français.
Une vie dédiée à la cause pacifiste
À Trappes, où il s’installe avec Yolande au retour d’Algérie, Alban Liechti est devenu une figure locale bien connue. Le couple vivait dans le quartier des Merisiers, où il obtient un premier logement social dès 1962. « Je l’ai connu bien avant que je sois maire, dit aujourd’hui le premier édile, Ali Rabeh (Génération·s). C’était quelqu’un d’admirable, qui a milité pour la paix jusqu’à la fin de sa vie. Pour être fidèle à ses convictions, il a fait un acte de bravoure à une époque où, comme aujourd’hui, il y avait de grands bouleversements, plein de va-t-en-guerre, et très peu de gens courageux. Il a sacrifié sa liberté avec le vent de face. »
De fait, Alban Liechti n’a cessé par la suite de défendre la cause pacifiste et de manifester contre les guerres, quelles qu’elles soient. Pilier du comité trappiste du Mouvement de la Paix – organisation créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par d’ancien·nes résistant·es avant d’être directement liée au PCF – il avait également fondé, dans les années 1980, l’association ACCA (Association des combattants de la cause anticoloniale, devenue Agir contre le colonialisme aujourd’hui), qu’ont rejointe plusieurs soldats du refus et de nombreux anticolonialistes, toujours active aujourd’hui.
Des décennies après la fin de la guerre d’Algérie, Alban Liechti se sentait toujours concerné par la question. En 2000, alors que la société française commence à s’ouvrir à ce qui est réellement passé, il fait partie de ces douze « grands témoins » qui demandent à Jacques Chirac et Lionel Jospin de condamner la torture.
Le militant pacifiste se réjouissait, aussi, de voir apparaître d’autres soldats rebelles, sur d’autres terrains. En 2005, il terminait Le Refus par un hommage aux « refuzniks » israéliens, dont les convictions, pour lui, « relèvent d’un choix de conscience vis-à-vis du peuple palestinien comparable à celui des “soldats français du refus” face à la lutte du peuple algérien pour son indépendance ». Et de conclure : « Ces actes de résistance, comme le furent les nôtres, sont, à mon avis, porteurs d’espérance et d’avenir. »
Salué par l’Algérie
Alban Liechti aurait sans doute apprécié le grand drapeau palestinien actuellement accroché sur les murs de la mairie de sa ville. « Trappes solidaire avec Gaza. Pour une paix juste et durable », peut-on y lire. Si on ne trouve, pour l’heure, aucune trace de sa mémoire dans les rues de la ville de 35 000 habitant·es, la municipalité a pour projet de renommer la place de la Paix, dont il avait été l’un des initiateurs, en « place de la Paix – Alban Liechti ».
Lors de son enterrement, en septembre 2024, il y avait foule. Ali Rabeh y a prononcé un discours, et les couronnes ont recouvert la sépulture, quand bien même consigne avait été donnée de faire plutôt des dons au Secours populaire, pour envoyer de l’aide à Gaza.
Plus discrets en cette période de tensions diplomatiques, trois représentants de l’ambassade d’Algérie étaient aussi présents. Et si la France n’a fait aucun commentaire à l’occasion de ces obsèques, Abdelmadjid Tebboune, le président algérien, a fait parvenir ces mots à sa famille : avec la mort d’Alban Liechti, écrit-il, son pays a perdu « l’un des amis de la Révolution algérienne ».
Amélie Poinssot
 
 
Un bel article d'Amélie Poinssot sur Alban Lietchi, militant communiste qui a refusé de faire la guerre d'Algérie, et l'a payé par 4 années de prison, dans Médiapart
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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 06:59
Ouest-France, samedi 16 août. La fête du travailleur bigouden mercredi 20 août à Loctudy.

Ouest-France, samedi 16 août. La fête du travailleur bigouden mercredi 20 août à Loctudy.

Ouest-France, la fête du Travailleur Bigouden mercredi 20 août à Loctudy
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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 06:55
L'éditorial de Rosa Moussaoui -En Israël, les fascistes Smotrich et Ben Gvir enchaînent les ignominies (L'Humanité, 18 août 2025)

L’un comme l’autre, ils franchissent une à une les frontières de l’abjection, violent ostensiblement toutes les règles du droit international, revendiquent sans ambages leurs desseins colonialistes, expansionnistes, suprémacistes. En déclarant son intention d’approuver l’implantation de nouvelles colonies entre Jérusalem et Maale Adumim pour couper la Cisjordanie en deux, le ministre fasciste des Finances d’Israël, Bezalel Smotrich, n’a pas fait mystère de sa volonté d’anéantir la possibilité d’un État palestinien contigu et viable pour imposer une souveraineté israélienne de facto au-delà de la ligne verte.

Dans la même séquence, une autre figure de l’extrême droite israélienne, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, faisait irruption dans la cellule de Marwan Barghouti pour menacer le plus célèbre prisonnier politique palestinien, condamné à cinq peines de prison à perpétuité, détenu depuis 2002, et soumis depuis le 7 octobre à des conditions carcérales d’une insoutenable cruauté : isolement, torture, négligences médicales.

Sur les images diffusées par le pouvoir israélien, le « Mandela palestinien » est apparu méconnaissable, crâne rasé, visage émacié. « Quiconque s’en prend à la nation d’Israël, nous l’éliminerons ! » vocifère à son endroit Ben Gvir, croyant humilier ainsi un leader palestinien jouissant d’une grande popularité, dont la libération serait décisive pour faire renaître un espoir de paix et avancer vers une solution à deux États. Venant d’un gouvernement contesté, de plus en plus isolé sur la scène internationale, cette provocation calculée est d’abord un aveu de faiblesse.

Plus de 10 800 prisonniers politiques palestiniens sont incarcérés dans les geôles israéliennes. Ces détenus sont délibérément affamés, exposés à des traitements inhumains et dégradants, dévorés par des maladies de peau. La pression extérieure pour leur libération doit s’intensifier. La mobilisation citoyenne, politique, diplomatique pour la reconnaissance de l’État de Palestine doit s’amplifier. À l’ignominie de Netanyahou, Smotrich et Ben Gvir, les peuples n’ont que deux armes à opposer : la solidarité internationale, la force de la loi.

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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 06:53
Pour le gouvernement israélien, un seul et même plan : la colonisation et l’annexion de Gaza jusqu’à la Cisjordanie

Le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich, chargé des finances, a annoncé la construction d’une nouvelle colonie qui isolera Jérusalem-Est des territoires palestiniens et coupera la Cisjordanie en deux. À terme, celle-ci sera annexée. Un projet qui s’inscrit dans la vision d’un grand Israël où la bande de Gaza sera vidée de ses habitants.

Pierre Barbancey 17 août 2025 L'Humanité

Ministre des Finances, dirigeant de Mafdal, le parti du sionisme religieux, homme d’extrême droite se définissant comme suprémaciste juif, le colon Bezalel Smotrich s’est rendu, jeudi 14 août, dans la colonie de Maale Adumim. Un endroit dont le symbole ne réside pas dans sa judaïté historique – elle n’en a pas, c’est une construction de toutes pièces –, mais bien dans son statut colonial.

Elle est située en Cisjordanie, territoire palestinien occupé, à 7 kilomètres à l’est de Jérusalem et à 13 kilomètres de la vallée du Jourdain. Que Smotrich s’y soit rendu pour y faire une annonce d’une gravité politique exceptionnelle n’a rien d’étonnant. L’implantation de Maale Adumim, en 1975, obéissait déjà à un schéma directeur et cadastral. C’était le premier maillon d’une chaîne visant à ceinturer Jérusalem-Est, occupée depuis 1967 et qui sera annexée en 1980.

La colonie E1, un serpent de mer qui prend dangereusement forme

Quelques années plus tard, en 1996, un plan a pris le nom de E1. Un projet de nouvelle colonie, qui relierait Jérusalem à la colonie de Maale Adumim, rendant ainsi une future capitale palestinienne à Jérusalem-Est pratiquement impossible. Gelé depuis des décennies en raison d’une opposition internationale, ce plan E1 est donc réactivé avec, selon Smotrich, l’aval de Benyamin Netanyahou et de Donald Trump.

Le ministre d’extrême droite ne cache pas qu’il ne s’agit rien de moins qu’une réponse israélienne à la volonté déclarée de pays de plus en nombreux, dont la France, de reconnaître un État de Palestine : « Quiconque, dans le monde, tente aujourd’hui de reconnaître un État palestinien recevra notre réponse sur le terrain. Non pas par des documents, des décisions ou des déclarations, mais par des faits. Des faits concernant les maisons, des faits concernant les quartiers. »

Pour Bezalel Smotrich, il importe maintenant d’accélérer le nettoyage ethnique nécessaire à la formation d’un grand Israël. « Ils parleront d’un rêve palestinien, et nous continuerons de construire une réalité juive, a-t-il déclaré. Cette réalité est ce qui enterrera définitivement l’idée d’un État palestinien, car il n’y a rien à reconnaître et personne à reconnaître. » Qu’il demande l’annexion totale de la Cisjordanie n’a rien de surprenant.

 

Ce plan E1, avec ses plus de 3 400 nouveaux logements, s’insère totalement dans la volonté politique d’un développement séparé en Cisjordanie. Il explique les attaques menées contre les Bédouins dans cette même zone depuis des années. Un apartheid s’y développe – comme dans tous les territoires occupés –, qui concerne aussi le réseau routier, certaines voies étant réservées aux colons juifs. « Même pendant l’apartheid en Afrique du Sud nous n’avons pas connu cela », nous avait confié Ahmed Kathrada, compagnon de détention de Nelson Mandela, lors d’une visite à Hébron.

Un véritable maillage que le projet E1 va aggraver. Son étendue, sur plus de 12 kilomètres carrés, va diviser la Cisjordanie en deux parties, nord et sud. D’un côté Ramallah et Naplouse, de l’autre, Bethléem et Hébron. Quant à Jérusalem-Est, il sera isolé du reste de la Palestine, sous emprise totale israélienne.

Le tout s’imbriquant dans la politique menée depuis des décennies par les gouvernements successifs (Likoud, travailliste ou un mélange des deux appelé « unité nationale ») avec l’agrandissement dit « naturel » des colonies (argument avancé par Shimon Peres, alors premier ministre, pour contourner l’engagement du gel de la colonisation), l’abandon pur et simple des accords d’Oslo et, depuis le 7 octobre 2023, une volonté d’en finir avec le statut des réfugiés palestiniens.

« Le plan E1 est mortel pour l’avenir d’Israël »

L’organisme des Nations unies dédié à cette population, l’UNRWA, est persona non grata en Israël et ses dirigeants et cadres ne peuvent plus se rendre dans les territoires occupés. Quant aux camps de réfugiés, dans les rues desquels la jeunesse palestinienne sent le poids historique de l’occupation et de la colonisation et porte la Nakba (la « Catastrophe » de 1948) peut-être plus qu’ailleurs en Palestine, ils sont la cible des bulldozers de l’armée.

Il s’agit de détruire toute résistance, même la plus pacifique. Les camps de Jénine et de Tulkarem sont en partie rasés et les habitants sans logement. Ailleurs, notamment autour de Naplouse et au sud de Hébron (comme à Masafer Yatta), les colons règnent en maîtres, épaulés par les soldats, incendiant les voitures.

Pour l’ONG israélienne anti occupation, la Paix maintenant, « le plan E1 est mortel pour l’avenir d’Israël et compromet toute chance de parvenir à une solution pacifique à deux États. (…) Les mesures d’annexion du gouvernement nous éloignent encore davantage de cette solution et promettent de nombreuses années supplémentaires de carnage ». L’association Ir Amim souligne que cela entraînerait également une « détérioration rapide et grave » des conditions économiques et sociales des Palestiniens, ce qui conduirait à une plus grande instabilité et à davantage de violence.

Pour le gouvernement israélien, et pour la majorité du Parlement, la Knesset, il n’est pas question de permettre la mise sur pied d’un État palestinien, encore moins viable et continu entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, avec Jérusalem-Est comme capitale. D’une certaine manière, la seule continuité existante réside dans ce plan longtemps masqué et aujourd’hui dévoilé. Benyamin Netanyahou se sent « investi d’une mission historique et spirituelle », comme il l’a répété sur la chaîne I24News.

Mission qui se traduit par une expulsion des Palestiniens et s’est transformée en génocide à Gaza. L’armée israélienne s’apprête à déferler sur la grande ville du territoire soumise aux pires bombardements et les habitants seront poussés toujours plus vers le sud. Première étape avant leur départ définitif, comme le veulent les dirigeants israéliens et états-uniens. Même les Israéliens qui manifestent pour l’arrêt de la guerre et le retour des leurs toujours captifs à Gaza sont méprisés par leurs dirigeants.

La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, peut bien dire qu’elle « condamne avec la plus grande fermeté la décision des autorités israéliennes de valider le projet de colonie E1 », les paroles n’arrêtent pas le plan de Netanyahou. Dimanche 17 août, en milieu de matinée, des sources médicales indiquaient qu’au moins 21 Palestiniens avaient été tués à Gaza depuis le début de la journée.

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