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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 13:20

Voici un communiqué (réalisé à partir de l'article d'Alain David et approuvé par le secrétariat) envoyé à la presse le lundi 21 novembre mais non publié à ce jour par Le Télégramme et le Ouest France:

 

STATIONNEMENT : UN NOUVEAU MAUVAIS COUP !

 

 

La mise en place du PEM (pôle d’échange multi modal) de la gare pouvait être l’occasion d’une réflexion globale sur le stationnement, la circulation et le transport à Morlaix (parkings de dissuasion, navettes gratuites, transports en commun, liaison mécanique avec la gare, stationnement, …). La municipalité a choisi de s’en tenir à une réflexion étriquée sur la privatisation du stationnement. Ce choix a été uniquement guidé par des considérations financières de courte vue. Certes le budget municipal sera alimenté de 358 000 euros supplémentaires. Mais ce sont les usagers qui paieront ces recettes qui sont une sorte d'impôt déguisé par la suppression de 193 places gratuites et de la gratuité du lundi alors qu'il n'y a aucun problème de stationnement ce jour là. Nous aurions préféré que l'on organise la rotation des voitures sur les espaces de stationnement par des zones bleues mais il fallait que la multinationale Vinci réalise son retour sur investissement... Comme elle prend en charge le salaire des agents de surveillance de la voie publique on peut penser qu’il leur sera demandé de faire preuve d’une extrême rigueur. Suivant une pratique maintenant bien établie à la ville de Morlaix, la population n’a pas été consultée. Comme la durée du contrat est de 8 ans, cette décision inacceptable engage non seulement cette municipalité mais aussi la suivante qui, dans ce domaine, sera pieds et poings liés pendant la quasi-totalité de son mandat.

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 17:43

A propos de marchandage politicien sur la candidature aux législatives dans la 6ème circonscription du Finistère le torchon brûle entre le parti socialiste et le maire de Carhaix.

le PS ayant refusé de lui céder la place Christian TROADEC s’est fendu d’un tract largement diffusé. On sait que , dans son expression publique , il ne se caractérise pas toujours par la retenue . Du coup « l’impétrant » socialiste, mis en cause, a demandé et obtenu le soutien de son parti.

 

C’est ainsi que Marc COATANEA, premier fédéral du PS dans le Finistère, été amené à s’exprimer dans la presse. Sous sa plume on pouvait lire « Il ne suffit pas de se dire de gauche pour que cela soit vrai. Etre de gauche c’est avoir des valeurs comme la tolérance, l’ouverture, le respect ».

 

Entièrement d’accord avec le n° 1 du PS dans le département. Le respect de ces valeurs passe donc aussi pour le PS par l’acceptation des opinions des autres forces politiques … même si on n’en apprécie pas la forme et si elles égratignent l’égo de quelques « éléphants » locaux. L’amalgame qu’il a pratiqué avec « des méthodes du front National » ne semble cependant pas relever du respect scrupuleux des valeurs dont il se réclame .

 

Mais il faut aller sur le fond.

 

Etre de gauche ce n’est pas seulement respecter les valeurs citées par Marc COATANEA qui relèvent d’ailleurs davantage d’un comportement républicain qui ne devrait pas être réservé à la gauche.

 

Etre de gauche c’est davantage.

 

  • C’est s’opposer à la dictature sans partage des marchés financiers sur tous les aspects de la vie sur la planète

  • C’est refuser l’austérité imposée aux peuples et non pas chercher à « donner un sens à la rigueur »

  • C’est mettre fin au pillage des richesses de notre pays par le capital

  • C’est répondre aux attentes, aux besoins, aux exigences de notre peuple et non concourir avec Sarkozy dans la recherche « des efforts incontournables » qu’il faudra bien accepter. Dans notre intérêt bien sûr… à moins que cela soit dans celui des banques et de la finance.

 

Bref être de gauche c’est ne pas reculer, une fois de plus, devant le mur de l’argent.

 

L’exemple espagnol montre sans ambiguïté ce qu’il advient à la gauche quand elle veut rivaliser avec la droite sur le terrain de l’austérité… Mais est-ce encore la Gauche ?

 

Alain DAVID

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:19

 

STATIONNEMENT : UN NOUVEAU MAUVAIS COUP !

 

stationnement-payant-Morlaix.jpg 

 

Une occasion manquée

 

La mise en place du PEM (pôle d’échange multi-modal) de la gare pouvait être l’occasion d’une réflexion globale sur le stationnement, la circulation et le transport à Morlaix (parkings de dissuasion, navettes gratuites, transports en commun, liaison mécanique avec la gare, stationnement, …)

 

La municipalité a choisi de s’en tenir à une réflexion étriquée sur la privatisation du stationnement.

Un choix uniquement guidé par des considérations financières

 

Au bénéfice de l’exploitant privé

 

  • La rotation du stationnement au centre-ville est une nécessité. Personne ne le conteste. Mais pourquoi ne pas avoir étudié, comme le font de nombreuses villes, la possibilité d’une zone bleue avec un contrôle sérieux ?

  • Pourquoi avoir rejeté la possibilité d’une gestion municipale ? Une mise sous barrière n’implique pas le recours au privé .

  • Avec la suppression de 193 places gratuites

  • Avec la suppression de la gratuité des places latérales de Charles de Gaulle au Viaduc. Pour ne pas faire concurrence à l’exploitant sans doute !

  • Avec la suppression de la gratuité du lundi alors qu’il n’y a ce jour-là aucun problème de stationnement… donc aucune justification à le rendre payant.

 

On voit bien que la clef de compréhension est la ressource qu’il faut assurer à l’exploitant

 

Au bénéfice de la ville ? des usagers ?

 

Certes le budget municipal sera alimenté de 358 000 euros supplémentaires.

 

Mais ce sont les usagers qui paieront

 

Par la suppression des places gratuites

Par la suppression de la gratuité du lundi.

Sans compter que Vinci prenant en charge le salaire des agents de surveillance de la voie publique on peut penser qu’il leur sera demandé de faire preuve d’une extrême rigueur… mais il est vrai que le mot est à la mode.

 

De toute façon la société Vinci n’étant pas devenue une philanthrope il est évident que cette « gestion » lui dégagera des profits qu’elle espère juteux. Sans compter les pressions pour se voir aussi attribuer la gare !

 

En bafouant la démocratie

 

Suivant une pratique maintenant bien établie à la ville de Morlaix, la population n’a bien entendu, pas été consultée… des fois qu’elle ne serait pas d’accord !

 

Mais, cerise sur le gâteau, la durée du contrat est de 8 ans. Ce qui veut dire que cette mauvaise décision engage non seulement cette municipalité mais aussi la suivante qui, dans ce domaine, sera pieds et poings liés pendant la quasi-totalité de son mandat.

 

Pour des raisons idéologiques et financières, c’est un nouveau mauvais coup de l’équipe d’Agnès Le Brun… que la population devra payer.

 

 

Alain DAVID

Ancien maire-adjoint à l’urbanisme

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 17:00

Cet après-midi, un documentaire accablant dénonçant l'insertion de l'agriculture dans la mondialisation financière et les logiques d'appropriation capitaliste des ressources naturelles a été projeté à La Salamandre avec un accès gratuit à l'occasion de la Semaine de la Solidarité Internationale et à l'initiative de l'association "Peuples Solidaires".

 

planete-a-vendre.jpg

 

 

Une soixantaine de personnes ont pu découvrir ce documentaire pédagogique et poignant d'Alexis Marant (diffusé préalablement sur Arte en avril 2010, 90 mn) qui nous a fait voyagé de la bourse de Chicago et du congrès de l'agro-business dans un hôtel de luxe à New-York aux campagnes éthiopiennes, uruguayennes, argentines, en voie de bouleversement profond, en passant par les salons ministériels d'Adis Adeba, d'Arabie Saoudite, et les bureaux parisiens de gestionnaires de fortune sans scrupules.  

 

On y voit comment après la crise des subprimes et les secousses financières de 2007-2008, les matières premières agricoles ont fait l'objet de toutes les convoitises des spéculateurs, ce qui a amené de gros entrepreneurs  à se positionner pour acheter des centaines de milliers d'hectares de terres cultivables dans les pays en voie de développement afin d'y déployer une agriculture intensive polluante visant l'exportation, en négociant des contrats hyper avantageux avec des Etats faibles, corrompus, et dirigés par des élites acquises au néo-libéralisme, quitte au passage à exproprier les paysans ou à bafouer le droit coutumier qui accordait la jouissance de terre pour leurs élevages, leur culture, leur vie ou leurs cultes, aux populations locales.

 

Le capitalisme a fait son entrée remarquée sur la scène historique en Angleterre au XVIème siècle avec le phénomène des enclosures dénoncé par Thomas More dans son Utopia, ce mouvement d'expropriation des paysans par les bourgeois ou nobles devenus gros propriétaires terriens en brisant la proprité collective traditionnelle. Par la suite, le capitalisme a toujours renforcé sa domination sur l'ensemble des pans de la vie humaine en absorbant ses marges, les zones de l'économie rustique ou de propriétés traditionnelles qui l'ignoraient. Ce mouvement historique atteint aujourd'hui un stade tragique pour les hommes et l'environnement avec la destruction programmée de l'agriculture paysanne vivrière auto-centrée par la décentralisation du néo-colonialisme, jusqu'ici l'apanage des occidentaux. La concurrence mondiale des économies et les objectifs d'augmentation de la production alimentaire justifient ces acquisitions agressives des entrepreneurs internationaux du foncier des pays pauvres.  

 

Comme ceux du Nord, les investisseurs des pays du sud parient actuellement sur le renchérissement des denrées alimentaires et de la terre liés aux coûts croissants des énergies, au développement des agro-carburants, à l'épuisement des capacités des sols et à l'augmentation de la population mondiale, en annexant des parties entières de pays qui comptent encore 60 à 80% de paysans, souvent déjà mal nourris, qui n'ont plus d'autres ressources que de travailler à la tâche pour des salaires de misère afin d'augmenter les profits d'investisseurs lointains ou de s'exiler en ville où ils auront le plus grand mal à acheter les denrées alimentaires importées ou vendues au prix du marché mondial.

 

On voit ainsi dans ce documentaire un gros capitaliste indien sans état d'âme qui produit dans de grandes serres en Ethiopie des centaines de milliers de roses pour le marché européen et se positionne également en louant des régions entières pour produire de l'huile de palme ou de riz basmati qui seront exportés jusqu'à des ports soudanais et stockés en attendant qu'ils aient acquis des prix intéressants sur les marchés mondiaux. Ces concessions sont accordées de manière gratuite les premières années par un gouvernement qui réprime les contestations des paysans-éleveurs et villageois et entend jouer à fond la carte de l'ouverture au libre-échange et aux investisseurs étrangers pour posséder (dit-il, mais on peut aussi penser à des dessous de table qui fluidifient les relations avec les investisseurs...) le capital et l'innovation technique nécessaires à l'industrialisation du pays.

 

L'Ethiopie, comme le Rwanda ou d'autres pays d'Afrique de l'est,  va jusqu'à répondre aux convocations sur son territoire des princes et hommes d'affaire saoudiens qui entendent s'approprier ses terres pour faire face à l'épuisement des nappes phréatiques en Arabie Saoudite du fait d'une agriculture utilisant des techniques d'irrigation intensives. Des gestionnaires de portefeuilles financiers en Europe, aux Etats-Unis, en Afrique, au Japon, en Australie, en Chine, et dans bien d'autres pays riches encore, achètent des propriétés immenses en Amérique du Sud pour y produire, avec des plantes transgéniques et une utilisation des sols qui les épuisent à court terme, quand elle ne conduit pas à de la déforestation massive, des aliments d'élevage (soja, maïs), mouvement d'acquisition foncière qui fait monter les loyers de la terre pour les agriculteurs locaux et les met au chômage du fait du court massif à la mécanisation.  

 

Ce business est logique, froid, rationnel, comme les hommes qui s'en servent pour s'enrichir: il conduit à l'exode rural, à la desespérance et à l'appauvrissement des ruraux des pays pauvres, comme à une insertion toujours plus grande des circuits alimentaires occidentaux dans les échanges mondiaux qui se fait au détriment des agriculteurs tout en dégradant de manière irréversible les écosystèmes. La souveraineté et la sécurité alimentaires des peuples sont bafouées dès lors que la moindre variation du marché mondial des matières premières les met à la merci des famines. L'augmentation des capacités de production n'est en aucun cas orienté vers les besoins des hommes les plus nécessiteux de cette planète.   

Les moyens de cette politique conduite quasiment mondialement qui condamne à la malnutrition un sixième des hommes sont l'impérialisme des Etats les plus puissants internationalement qui défendent à l'OMC ou dans des négociations bilatérales leurs investisseurs par les moyens d'une sacralisation du libre-échange et d'une condamnation sans appel de la protection des marchés intérieurs et de la défense de l'agriculture paysanne.  

 

On peut en retirer de ce film et de l'intéressant débat qui lui a succédé, animé par des bénévoles de peuples Solidaires, quelques réflexions:  

 

-dans le contexte actuel de domination des logiques capitalistes dans les Etats occidentaux ou les économies émergentes du sud (Chine, Inde, Brésil...), il semble illusoire d'attendre d'accords mondiaux, de conventions internationales, une protection de l'agriculture vivrière des pays pauvres et des intérêts des populations les plus déshéritées de la planète au nom de la lutte contre la faim. Ainsi, au sommet de Rome en 2009, organisé par la FAO et financé par l'Arabie Saoudite, le seul chef d'Etat du G20 présent était celui du pays hôte, et c'est à Khadafi qu'il est revenu de dénoncer le nouvel âge, agricole, de l'impérialisme... Bien nourrir la population mondiale ne nécessiterait pourtant en soutien à la recherche et aide publique qu'à peine 10% (si je me souvient bien de la proportion indiquée dans le film, mais c'est peut-être moins encore) des dépenses d'armement mondiales actuelles. 

 

L'aide humanitaire, la sensibilisation du consommateur et la promotion du commerce équitable, s'ils ne s'accompagnent pas de mesures contraignantes pour le développement des circuits courts, d'une agriculture écologique et relocalisée, et d'une régulation moins inéquitable du commerce des denrées agricoles, ne seront pas non plus d'une efficacité globale garantie. En particulier, les consommateurs ont tendance, surtout avec la crise, à aller toujours vers les produits à bas coût. Dès lors, seuls à mon sens les combats de lutte des classes (mais les paysans ont souvent du mal à s'organiser contre les élites urbaines pour faire valoir efficacement leurs intérêts ) et la défense politique des intérêts du grand nombre dans chaque pays, avec pour mot d'ordre le droit au partage de la terre et à la sécurité alimentaire, peuvent permettre de résister à cette annexion des biens publics pour le profit des investisseurs et des entrepreneurs de l'agro-business mondialisé. Dans des pays d'Amérique latine comme la Bolivie, le peuple a pu mettre dehors des gouvernements au service de l'oligarchie nationale et mondiale: c'est donc possible, et cela provoque des effets de contagion. Autre exemple: à Madagascar, en pleine période d'émeutes de la faim, le précédent président est tombé parce qu'il avait vendu pour une bouchée de pain (mais de grosses sommes d'argent virées sur son compte en banque par derrière) presque un tiers des surfaces cultivables du pays au groupe coréen Dawoo...   

 

L'enjeu de la terre et de l'alimentation peut donc amener les populations à se révolter contre des gouvernements n'ayant que peu ou pas du tout de sens de l'intérêt général.  

 

Remercions en tous cas la Salamandre et les bénévoles de l'association  Peuples Solidaires de Morlaix-Saint Pol de Léon pour avoir oeuvré à la prise de conscience de ce phénomène  d'accaparement des terres au niveau mondial, par le jeu d'un vaste monopoly financier qui ne fait que commencer, phénomène qui rappelle l'exigence de la lutte - et sa portée mondiale- contre ce système inhumain qui fait passer l'argent avant les besoins humains et les solidarités indispensables.

 

 

planete-a-vendre-2.jpg  

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 12:50

 

 
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 12:26

Communiqué du collectif Eau publique Morlaix-Saint Martin des Champs (dont le PCF Morlaix est membre).  

 

Face au mouvement de plus en plus large vers des collectivités vers la régie publique et à la sensibilisation accrue des citoyens à des décennies de pratiques opaques d'accaparement des entreprises à qui l'on avait délégué la gestion de l'assainissement et de la distribution d'eau, les " marchands d'eau " annoncent ces derniers temps des rabais extrêmement importants par rapport aux contrats précédents.
Avec la baisse du tarif de l'eau pour l'usager de 20% environ à Morlaix, de 25% à Saint Pol de Léon, les majorités municipales des villes concernées se félicitent de l'impact d'une concurrence inédite entre multinationales sur la baisse des tarifs de l'eau. Pourtant, parce qu'elles excluaient d'emblée une réappropriation sociale de la gestion de l'eau qui aurait permis d'affecter toutes les recettes de ces activités à l'amélioration du service, à la baisse de la facture pour l'usager et à un meilleur entretien des réseaux, elles n'ont vu aucune objection à faire confiance à nouveau à des entreprises - Véolia et La Lyonnaise des Eaux - qui pendant plusieurs décennies ont vraisemblablement gonflé leurs frais de fonctionnement pour justifier des tarifs très élevés pour l'usager.
Or l'importance de ces " rabais " justifiait une suspicion légitime sur la sincérité des comptes précédents. Les collectivités seraient donc fondées à leur demander des comptes ... et des réparations. Comme ces groupes ne sont pas devenus entre temps des philantropes on peut penser que leurs nouvelles offres, même si elles limitent les marges à condition d'être maintenues sur la durée, leur permettront encore de dégager des profits pour leurs actionnaires au détriment de la qualité de l'emploi et du service proposé aux usagers.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 12:51

Dans le cadre de son déplacement en Bretagne les 25, 26 et 27 novembre prochain pour être présent notamment à la Fête de l'Humanité Bretagne à Lanester le dimanche 27:  

Jean Luc Mélenchon sera présent à Brest le Vendredi 25 novembre à 20H à la salle des syndicats pour une rencontre dans le cadre d'une Assemblée Citoyenne.

 

 

Bandeau Melenchon-158c7

 

Je propose un départ de co-voiturage à partir de Morlaix et de la place du Pouliet vendredi 25 novembre (parking côté place de la résistance) à 18H45. Pour les personnes intéressées, possibilité d'un contact par mail: dupont.ismael@yahoo.fr   

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 16:05

Un lundi sur France 2, dans l’émission « Mots croisés » du révérend père Calvi on échangeait sur le thème : « Rigueur en campagne ». Invités principaux Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande candidat qui … « n’a pas encore de programme » et Bruno Lemaire chercheur d’idées d’un président, pas encore candidat ce qui ne l’empêche pas de battre la campagne.

 

Cravatés du dimanche, ces deux « responsables » devisaient de façon très urbaine, sur la potion qu’il faudrait bien administrer à notre peuple. Bien sûr, ils ergotaient de temps en temps sur telle ou telle formulation, sur les responsabilités de l’un ou l’autre camp dans la situation actuelle, sur l’inanité des propositions de l’un ou l’autre candidat .

 

Mais l’essentiel n’était pas là. Il s’agissait pour eux de prouver à qui de droit que leur poulain était le plus « raisonnable » et donc le plus à même d’accéder à la dignité de GRAND RIGORISTE au service et à la dévotion de la déesse FINANCE INTERNATIONALE.

 

Participait également à cette émission Dominique REYNIE, squater régulier de tous les plateaux télé où l’on parle de politique ou d’économie. Prof à Sciences Po il est également directeur général de la Fondation pour l’Innovation Politique, cercle de réflexion (think tank comme disent ceux qui veulent paraître dans le coup) proche de l’UMP et financé à 80 % par des fonds publics.

 

Fort de l’autorité de son statut de « spécialiste » invité dans toutes les émissions, ce personnage asséna la forte déclaration suivante : compte tenu de la situation de la France il faudra bien abandonner l’une après l’autre les garanties dont bénéficient les Français. Sous-entendu « dont ils abusent ».

 

Certes il ne faisait que reprendre à son compte la « pensée » de Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF, qui déclarait en 2007 : « il s’agit aujourd’hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la résistance ».

 

Aucun des deux invités principaux, représentant les candidats de droite et du PS à l’élection présidentielle, ne trouva opportun de rebondir sur cette déclaration, soit pour l’approuver soit pour la condamner.

 

Je mérite certainement une médaille car j’ai suivi l’émission jusqu’au bout. Et j’ai été récompensé. A un moment, parlant du programme qu’il est chargé de concocter pour Nicolas Sarkozy, Bruno Lemaire indiqua que,bien entendu, l’UMP demanderait l’avis de la CDU (la droite allemande) pour voir si ce programme ne mettait pas en cause la convergence nécessaire de leurs politiques.

 

Cette fois-ci Moscovici réagit pour dire… que le PS fera la même chose.

 

Un seul moment d’air frais lors de cette émission : lorsque Olivier DUHAMEL (un autre politologue) qui n’a pourtant pas la réputation d’être un dangereux révolutionnaire, déclara, à propos des propositions de Jean-Luc MELENCHON, qu’il n’était pas « anormal » que les électeurs de gauche demandent à un candidat de gauche, de défendre une politique de gauche ».

 

Etonnant ! Aucun des deux invités-vedettes ne jugea bon de rebondir sur cette remarque pourtant de bon sens.

 

Je tire de cette émission 4 conclusions :

 

1 – il n’y a pas de sortie possible de la situation actuelle sans remise en cause radicale de la domination sans partage de la finance.

 

2 – cette remise en cause suppose des mesures courageuses, à l’opposé de ce que les différents gouvernements ont mis en œuvre depuis des dizaines d’années ;

 

3 – à l’évidence les forces de gauche sont loin d’être sur la même longueur d’onde et sur les causes de la situation et sur les moyens d’en sortir et sur l’avenir.

 

4 – la victoire contre Sarkozy passe par la confrontation, devant le peuple, des positions des uns et des autres afin de lui permettre de faire entendre ses attentes et ses exigences et de participer à l’élaboration des réponses.

 

 

C’est la démarche du Front de Gauche, de son candidat à la Présidentielle (Jean-Luc MELENCHON) et de ses candidats aux législatives (Ismaël DUPONT et Marie HUON dans la 4ème circonscription) en proposant aux forces de gauche d’en débattre. Force est de constater qu’il n’y a pas une farouche volonté d’y répondre.

 

 

ENSEMBLE FAISONS MONTER L’EXIGENCE D’UNE DEMOCRATIE REELLE.

 

Alain DAVID  

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 07:15
Communiqué du PCF Morlaix envoyé à la presse le 11 novembre (mais non publié à ce jour à ma connaissance):  
 
Le développement du transport collectif pour les liaisons domicile-travail est une nécessité pour réduire les émissions de CO2 et atténuer les factures d'énergie des citoyens. Or, autour de la gare de Morlaix, il se pratique une véritable chasse au stationnement de fortune à coup de verbalisations intransigeantes. L'inadaptation de l'offre de stationnement existante devrait au contraire inciter à une certaine tolérance et encourager la mairie à signer, sans attendre la fin de l'aménagement du pôle gare, une convention avec la SNCF ou avec Reseau Ferré de France afin d'aménager un nouveau parking sécurisé à l'arrière de la gare. Il s'agit en effet d'accueillir les habitants de Lanmeur, Plougasnou, Pleyber, Plouigneau et consorts, actuellement pénalisés par l'absence ou l'irrégularité des arrêts TER dans leurs communes. L'extension de l'offre de stationnement à la gare peut être perçue aussi comme un moyen de dissuasion pour la circulation en centre-ville à condition de s'accompagner d'une liaison piétonne, mécanique ou non, avec le centre-ville.  Par ailleurs, nous regrettons que la mairie se dessaisisse de ses instruments de souveraineté en privatisant la gestion du stationnement payant, ce qui risque d'aboutir à une multiplication des PV, à une accessibilité moindre du centre de Morlaix pour les habitants des communes voisines et à une réduction et un éloignement de l'offre de stationnement gratuit.
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 06:54

Il y avait le lundi 14 novembre un mouvement de grève nationale à Pôle emploi à l'appel de du SNU Pôle emploi, se rattachant à la FSU. Il s'agissait de protester contre:

- la suppression de 1800 CDD non reconduits cette année

- la stagnation du budget de Pôle emploi en 2012 alors que le nombre de demandeurs d'emplois enregistrés atteint un pic de 4 millions qu'il n'avait pas connu depuis 11 ans (depuis 3 ans, 680.000 demandeurs d'emplois nouveaux ont été enregistrés).

- l'application mécanique de la décision de non-remplacement d'un fonctionnaire sur 2 partant à la retraite qui a abouti à la suppression de 1600 emplois ces deux dernières années quand 2000 nouvelles suppressions de poste sont déjà programmées.

- une prise en charge des demandeurs d'emploi déshumanisée en raison du manque d'effectif, mais aussi des nouvelles normes de management, de la politique de la radiation, de la suspicion et du contrôle social vis à vis des chômeurs.

En moyenne, en 2008, un agent de Pôle emploi suivait 85 demandeurs d'emploi. Aujourd'hui, c'est plutôt 150, et en région Bretagne comme en région parisienne, le ratio est souvent plutôt de un agent pour 200 à 250 chômeurs... 

Les agents de Pôle emploi gèrent les flux comme ils le peuvent: les usagers doivent fatalement se sentir de plus en plus réduits à des matricules devant rentrer dans des cases en fonction de leur employabilité... Une salariée dénonçait hier dans la presse (article repris par le très pédagogique blog finistérien, réalisé par deux et ex-salariés de l'ANPE, dénonçant l'évolution du service public de l'emploi: La Fusion pour les Nuls) la "dictature du chiffre": "la direction n'attend que des données statistiques de son personnel", et surtout pas d'investissement réellement suivi et particularisé vis à vis des demandeurs d'emplois. "Nous sommes en pleine deshumanisation, déclarait hier une autre employée rentrée à l'ANPE en 2000. L'usager est devenu une marchandise. D'ailleurs, nos animateurs d'équipe s'appellent maintenant des responsables d'équipe de production. La production, quel terme horrible quand on parle d'accueil d'êtres humains". 

- De la même manière que l'on ne peut plus déplacer ou prendre un rendez-vous pour parler directement à un conseiller de pôle emploi en agence, il n'y a plus de ligne directe pour appeler une agence de Pôle emploi: le central d'appel est le seul moyen de contacter Pôle emploi. Au bout du fil, des employés en CDD remplacés tous les six mois avec seulement 4 jours de formation, excèdent les chômeurs en leur servant des discours pré-fabriqués et inadaptés. Le résultat, une syndicaliste SNU le rappelle: "les usagers débarquent dans les agences chargés de rancoeur et d'agressivité". 

- Cette rancoeur est entretenue aussi par le rappel constant de la radiation possible en cas d'absence à un rendez-vous téléphonique ou à Pôle emploi, de refus de plusieurs emplois successifs, mais aussi par l'allongement du délai d'attente à 2 mois pour pouvoir bénéficier d'un début de prise en charge. Cela a pour effet de multiplier les altercations, voire les agressions entre chômeurs et salariés de Pôle emploi.

Récemment, un chômeur a essayé de se suicider dans une agence de Saint Denis. Le 17 octobre, il y a eu une prise d'otage au Pôle emploi du XIème arrondissement de Paris. Les agressions ont augmenté de 20% depuis le premier trimestre 2011, conséquence des transformations des missions et des moyens des agents depuis la fusion ANPE-Unedic de 2008, mais aussi de la violence de la crise et de la prise en charge de plus en plus standarisée et repressive des chômeurs.

- A Pôle emploi, d'ailleurs, on recrute de moins en moins de travailleurs sociaux, alors qu'ils étaient majoritaires depuis les années 1970 à l'ANPE, et de plus en plus de commerciaux chargés d'optimiser, de vendre, ou d'adapter au besoin de l'entreprise les usagers-clients, mais aussi peut-être de les radier sans trop d'état d'âme s'ils sont trop rétifs à l'employabilité. La mise en place de plateformes régionales pour le contact avec les entreprises a de plus détruit le lien qui existait entre les sociétés locales et leur référent au sein des agences. Les agents Pôle emploi ne peuvent plus exercer vraiment leur rôle traditionnel d'intermédiaire entre employeurs et demandeurs d'emploi, se contentant désormais de faire passer les chômeurs dans des cases administratives pour les guider dans leur parcours du combattant. C'est un appauvrissement  de leurs missions que les agents supportent mal.    

 

Sur le blog La Fusion pour les Nuls, on peut lire un exemple des raisons du mécontentement des agents de Pôle Emploi, en l'occurence ceux de Saint Brieuc, qui expliquent à travers une liste de dysfonctionnements les raisons de leur participation à la grève départementale du 18 octobre, en solidarité avec les grévistes des agences de Brest, qui ont maintenu leur mouvement près d'une semaine:

 

- Rendez-vous pour les demandeurs d'emploi à plus de 30 jours.

- disparition des courriers par voie postale, remplacés par des SMS, courriels: non respect des procédures légales.

- indemnisation différée de 30 jours sans paiement des allocations.

-suivi professionnel inexistant: pas de renseignement sur l'indemnisation et pas de conseil sur le projet professionnel.

-les convocations virtuelles déclenchent des radiations réelles.

-les entreprises ne peuvent plus nous joindre, nous ne sommes plus en capacité de rencontrer les employeurs: il n'y a donc plus d'offres d'emploi à proposer.

 

Face à cet état de fait, le Front de Gauche demande d'autres objectifs, d'autres méthodes de gestion du personnel, et plus de moyens et de considération pour les chômeurs et les personnels au service public de l'emploi. Il se bat pour  la marginalisation, décidée dans la loi (5% d'emploi précaires dans les grandes entreprises au maximum, 10% dans les PME) des contrats précaires et des temps partiels imposés qui expliquent la faible indemnisation de certains chômeurs ayant des emplois irréguliers et des carrières en dent de scie. Mais aussi pour la prise en charge des jeunes sortant du système scolaire par une sécurité sociale professionnelle leur assurant l'autonomie avant leurs premières embauches. Parmi les centaines de milliers de chômeurs pauvres, les jeunes sont parmi les catégories les plus representées. Elever le niveau de qualification à l'école et par la formation professionnelle contenue prise en charge par cette sécurité sociale professionnelle est également un moyen de favoriser la lutte contre le chômage, à condition que l'on n'accepte pas d'emblée la désindustrialisation ou la disparition de toute économie productive au profit de la conversion à une économie de services qui repartit les salariés entre des emplois peu qualifiés, reconnus et dévalorisés (services à la personne, ...) et des emplois de cadres commerciaux.    

Notre solution pour augmenter les salaires et lutter contre les déficits de la caisse d'assurance chômage passe par des mesures résolues de lutte contre le chômage, non pas en s'attaquant une nouvelle fois aux charges patronales et salariales qui financent la protection sociale, au nom de la course à la compétitivité de nos entreprises, fausse solution qui a montré son inefficacité car on ne rattrapera jamais l'attractivité des chinois ou des roumains en termes de bas coût du travail, mais en imposant une rupture avec les recettes économiques néo-libérales appliquées depuis 30 ans pour le plus grand profit du capital.

Nous voulons ainsi agir contre le chômage de masse en rendant effective la réduction du temps de travail (suppression de la réduction des charges sociales sur les heures supplémentaires) avec les embauches qui doivent aller avec. Les autres moyens que nous proposons au débat public de combattre les politiques monétaristes de la BCE favorables aux rentiers mais non à la relance de l'activité, d'en finir avec le dogme sacro-saint en Europe du libre-échange- entendez la concurrence libre et faussée par le dumping social des salaires bas des pays émergents, le dumping écologique et fiscal- qui favorise les délocalisations et la désindustrialisation. Nous voulons également une réappropriation publique du secteur bancaire afin d'orienter le crédit vers l'investissement utile pour l'emploi, les solidarités, et la conversion écologique de notre économie.

Nous visons enfin la définition d'une nouvelle convention Unedic pour mettre fin aux radiations, cesser le contrôle suspicieux des chômeurs et rééavaluer les indemnisations chômage des précaires et des chômeurs de longue durée afin qu'elles ne puissent en aucun cas se situer en dessous du seuil de pauvreté. Ces mesures s'ajoutent à d'autres en faveur notamment d'un accès de tous à un logement décent, à la santé, au transport, à la culture, au sport...etc.   

 

Avant-hier, j'ai été interloqué à cet égard d'entendre sur France Culture que le député socialiste responsable de la commission parlementaire réfléchissant au devenir de l'assurance-chômage avait pu proposer de réduire la prise en charge des chômeurs d'un an pour faire faire de nouvelles économies à l'UNEDIC. François Hollande et ses lieutenants cherchent semble t-il davantage à se crédibiliser vis à vis des milieux d'affaire (Michel Sapin, le responsable du projet présidentiel socialiste, organisait hier un dîner de séduction avec les principaux gestionnaires de portefeuilles de France pour montrer que, non, décidemment, il n'y avait rien à craindre de François Hollande de ce côté là)  que des français qui sont exposés à la précarité et au mal être au travail.

 

De manière plus prévisible, ces derniers mois, l'UMP allume ses contre-feux à la progression des thématiques de gauche et détourne l'attention du public de la dictature de la finance qui s'installe en Europe, creusant la recession par l'austérité, en martelant un discours poujadiste irrespectueux des personnes en souffrance, ayant pour but de diviser les français et de désigner des boucs-émissaires qui éloignent le regard du travail non déclaré par les entreprises, des exonérations de charges patronales et des évasions fiscales qui grèvent bien davantage les comptes de l'Etat et des caisses de protection sociale. Ce discours est honteusement adossé à un objectif prétendu de défense de la protection sociale alors qu'il vise à la démanteler et à faire croire aux français que l'excès de protection sociale est responsable de la crise de la dette. On s'insurge ainsi contre les assistés, "cancers de la société" selon Wauquiez, sur les profiteurs de la France d'en bas, salariés tire-au-flanc, malades imaginaires, à qui serait dû, plutôt qu'aux allégements de charges sociales et au stress entrenu au travail pour une meilleure productivité et de plus grands profits, le déficit de la sécurité sociale. 

La droite ne promet cependant aucune mesure supplémentaire pour dissuader ou poursuivre réellement les abus isolés éventuels: elle transforme la maladie au travail en faute professionnelle, brise des droits collectifs et considère tous les salariés comme des fraudeurs en puissance, en leur enlevant, dans le public comme dans le privé, une journée de salaire en cas de maladie, ce qui est aussi un moyen de stigmatiser les salariés du public, honteusement avantagés jusqu'ici par rapport à ceux du privé, avec leur absence de délai de carence pour l'indemnisation par l'assurance maladie (sachant que les 3 jours de délais de carence du privé étaient généralement indemnisés par des mutuelles).

 

Les chômeurs sont eux aussi visés par ce discours stigmatisant visant à réduire les solidarités sous prétexte qu'elles réduisent la compétitivité de nos entreprises ou bénéficient parfois à des "fainéants profiteurs" dont elles "entretiennent la paresse".  Jean-Baptiste Say, l'économiste libéral de la restauration, disait déjà pour lutter contre l'assistance publique aux pauvres sans travail qu'il n'y avait pas de plus efficace stimulant pour l'activité que l'aiguillon de la misère et du spectacle de la misère des autres, ceux "qui ne se prennent pas en charge". En janvier 2011 et août 2011, Pierre Méhaignerie et Bruno Le Maire avaient ouvert une brèche pour réduire les allocations chômage et la durée d'indemnisation en s'appuyant sur une analyse tronquée de la spécificité de notre régime d'indemnisation par rapport aux autres Etats européens.

 

En France, rappelons que plus du tiers des demandeurs d'emploi sont en situation de pauvreté, que 40% d'entre eux ne sont indemnisés ni par l'assurance chômage, ni par l''allocation de solidarité spécifique versée à des chômeurs en fin de droit (l'ASS) et que le taux de demandeurs d'emploi indemnisés par l'assurance chômage n'est que de 50%. Les chômeurs ont droit à 23 mois d'allocation sans dégressivité à condition d'avoir travaillé autant de temps d'affilé au moins, le principe étant, qu'à partir de 4 mois travaillés, on bénéfice d'une journée d'indemnisation chômage pour une journée travaillée, la durée d'indemnisation étant calquée sur la durée du travail. La France s'écarte du modèle dominant en Europe en ayant le taux de cotisation pour l'assurance chômage le plus élevé (6,4% du salaire brut) et le plafond d'allocation le plus haut également (5800 euros nets par mois alors qu'il est plafonné ailleurs à environ 2500 euros mensuels) qui ne prend pas en compte la situation de famille de l'assuré. C'est que l'indemnisation chômage n'est pas conçue comme une assistance mais comme un droit obtenu grâce à une cotisation de type assurantielle permettant une mutualisation des risques. En termes de pourcentage de son ancien salaire, le taux d'indemnisation varie de 57% à 75%, contre 90% au Danemark, 80% en Suisse, 70 à 75% aux Pays-Bas.  Selon un article de Samuel Laurent dans Le Monde  démentant les mensonges de Méhaignerie en janvier 2011:" Notre pays n'est pas non plus le seul pays à offrir une durée du chômage sans dégressivité de presque deux ans.  Sur 11 pays européens en 2008, l'Allemagne, l'Espagne ou la Suisse indemnisent également vingt-quatre mois. Au Danemark, l'indemnisation est de quatre ans maximum. Au Pays-Bas ou au Portugal, elle peut aller jusqu'à trente-huit mois. De même, le système français d'indemnisation chômage, certes généreux, n'est pas le plus généreux d'Europe : avec un taux de remplacement de 57 % du salaire sur soixante mois, notre pays n'est que troisième, derrière l'Allemagne ou les Pays-Bas. Et en matière d'effort d'indemnisation, c'est-à-dire la part de richesse nationale consacrée au versement des allocations chômage, la France est au quatrième rang, derrière les Pays-Bas, l'Allemagne et la Belgique".

 

Ismaël Dupont.  

 

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