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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 18:59

Réaction par rapport à l'article paru dans les pages départementales de Ouest France le jeudi 17 avril accusant une nouvelle fois Mélenchon de "démagogie", d'être contre les langues régionales, de s'allier à des communistes jugés infréquentables car pro-nucléaires et ayant des élus locaux qui votent avec des majorités PS pour l'aéroport de Notre-Dame des Landes ou pour la centrale à gaz bretonne.  Hier, c'est Eva Joly qui qualifiait le Front de Gauche de "gauche folle". La diabolisation et la stigmatisation, ça suffit! On se croirait revenu au temps de la guerre froide et du péril rouge... Occupez-vous donc de travailler la popularisation de votre projet et l'efficacité de vos stratégies au lieu de consacrer l'essentiel de votre énergie à nous discréditer avec les mêmes arguments que les médias libéraux et de droite. Les mauvais esprits diront que comme vous n'êtes guère utiles au PS en termes de report de voix, vous cherchez à miner la progression de la gauche de gauche en embuscade: on aurait aimé vous voir assumer un rôle plus glorieux et utile au pays que celui de "porte-flingues" du PS ...    

 

A la soupe !
 
       En réponse à ce que vous appelez " un billet d'humeur", mais qui est en réalité la ènième attaque contre le Front de Gauche.
 C'est un peu recuit et lassant de voir les Verts - cette fois par la voix de JP BIGORGNE- se poser, une nouvelle fois, en chevaliers blancs de la politique-  ou en arbitres des élégances-,  en épinglant régulièrement le Front de Gauche.
         Rappelons-lui qu'un " front" n'est pas un parti monolithique (on nous l'a tant reproché); qu'il est traversé de débats et d'échanges  ; et que sa diversité est source de richesse ; qu'il y trouvera la différence entre "démagogie" et " démocratie".
       Rappelons-lui aussi que le Front de Gauche n'a pas vendu son âme contre un plat de lentilles ( fussent-elles vertes) dans lequel il risque de trouver quelques cailloux. Le Front de Gauche n'a rien à vendre.
       Rappelons-lui enfin que, pendant la campagne des Législatives, je tiendrai deux réunions publiques sur les transports ( mercredi 16 mai, aux Halles Saint François) et sur les problèmes énergétiques ( mercredi 30 mai, à Briec) ; qu'il est cordialement invité à venir entendre la parole du candidat du Front de Gauche sur ces deux questions et à en débattre.
       Je suis frappé de la constance d'EELV à se rendre si facilement à la soupe et à se tromper si souvent d'adversaire ( au point qu'on arrive à penser qu'il ne se trompe pas , mais qu'ils " roulent" pour le camp adverse).  Pour ma part, pendant que JPB jetait son venin, je manifestais à Morlaix contre la venue de Sarkozy ; chacun son combat.

                                                                                                                                                                André BERNARD

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 07:07

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 12:49

I. Quelques causes des difficultés de l'euro

 

1. L'Europe est essentiellement un espace économique où les états sont en guerre économique. "La concurrence libre et non faussée", principe inscrit dans les traités, entraîne, dans chaque pays, des politiques anti-sociales: il faut produire moins cher que le voisin pour exporter plus que le voisin. La seule façon, pour les capitalistes, de produire moins cher est de réduire le coût du travail: baisse des salaires, mise à mal de ce qui protège comme la sécurité sociale ou les retraites.

 

2. L'Europe est un ensemble de pays très inégaux sur le plan économique et social. L'absence de solidarité et de coopération évoqué ci-dessus aggrave les différences: les déséquilibres commerciaux entre états s'accentuent. L'Allemagne vend beaucoup à ses voisins européens. L'excédent de sa balance commerciale est de l'ordre de 100 milliards d'euros pour l'année 2011. Par contre, la France, qui se désindustrialise, a un déficit de 60 milliards pour la même année. A ces déséquilibres commerciaux s'ajoutent les déséquilibres financiers: l'écart entre les pays les moins endettés et les plus endettés ne cesse de grandir. Tout cela destabilise la monnaie unique.

 

II. Les fausses solutions: sortir de l'euro

 

1. Le retour des frontières est une solution populiste (démagogique). Le repli sur soi caractérise le Front National dont le nationalisme étriqué, réactionnaire et dangereux est en cohérence avec d'autres thèmes racistes: fermer les frontières pour se protéger de la menace extérieure, expulser tous les étrangers, des ennemis potentiels et des parasites.

 

2. L'Europe, le bon niveau pour régler certains problèmes:

 

a) Sortir de l'Euro, ce serait faire exploser l'Europe à un moment où la réponse aux questions liées à la mondialisation passe par la constitution d'ensembles plus grands.

 

b) même très imparfaite, l'Europe a su trouver des solutions immédiates à la crise: la banque centrale européenne (BCE), en renflouant les banques, les a sauvées de la faillite qui nous aurait plongés dans le chaos.

 

c) sortir de l'euro aggraverait les logiques désastreuses du chacun pour soi. En plus de la concurrence qui pousse chaque pays à s'attaquer aux acquis sociaux, nous connaîtrions à nouveau la spéculation sur les monnaies nationales et la guerre entre elles. Chaque pays pourra utiliser l'arme de la dévaluation qui donne un avantage en faisant baisser le prix des produits exportés. On vend alors plus que le concurrent. La contrepartie est douloureuse: le retour de l'inflation causée par l'augmentation des produits importées et la baisse du pouvoir d'achat.

 

3. Le retour au Franc non seulement ne règlerait pas la question du pouvoir d'achat mais aurait encore des conséquences très négatives:

a) obstacle aux déplacements en Europe.

b) dévaluation très importante du Franc, monnaie moins forte que l'euro. Cela entraînera de l'inflation et un alourdissement de plusieurs milliards de la dette française.

c) augmentation des taux d'intérêt (ceux-ci déterminés actuellement par la BCE sont plus bas que du temps du franc): ralentissement de l'activité économique (emprunter coûte cher) et donc une augmentation du chômage.

 

III. Les vraies solutions: changer l'Europe

 

Puisque l'Europe est un cadre à maintenir, il faut construire de l'intérieur de l'Europe une Europe des peuples et non de la finance et des marchés.

 

1. l'Euro doit devenir un outil de coopération entre pays et non être au service des rentiers et de l'Allemagne, grande exportatrice, qui impose à tous un € fort. Il faut donc harmoniser:

- les politiques économiques pour éviter les disparités évoquées plus haut.

- les politiques sociales, par le haut et non par le bas, par exemple établir, par étapes, un SMIC européen qui empêche la concurrence inacceptable fondée sur l'exploitation des travailleurs.

 

2. D'une manière plus générale, l'Europe doit mettre en place des mécanismes de solidarité entre Etats et non livrer ceux-ci en pâture aux marchés privés comme les banques par exemple. Il faut, en particulier, revoir les missions de la BCE (donc le Traité de Lisbonne): celle-ci actuellement ne peut pas financer directement les Etats, ce que revendique le Front de Gauche. Elle finance les banques privées à des taux avantageux. Celles-ci prêtent ensuite- ou ne prêtent pas-  aux Etats à des taux qui peuvent être très élevés: les banques s'enrichissent, ainsi que les spéculateurs, les Etats s'appauvrissent (le montant des intérêts de la dette française égale 40 milliards d'€ en 2012).

 

3. l'Euro doit exclusivement servir les besoins de la population. Il doit donc favoriser l'investissement qui modernise les entreprises, le progrès social, l'augmentation des salaires, par exemple, la recherche. Comment? En instituant un crédit sélectif: crédits à taux zéro pour les dépenses utiles, crédits très chers pour les spéculateurs.

 

Conclusion

 

La monnaie n'est qu'un outil. La question essentielle est donc celle de son utilisation. Retour au franc? Mais pour faire quoi? Une politique libérale? Sociale?

L'Europe et l'euro ne sont pas la propriété des technocrates, souvent non élus, de Bruxelles, et qui agissent pourtant au sein d'institutions sans légitimité. Il faut donc "prendre le pouvoir" selon le slogan de l'affiche du Front de Gauche. Cela veut dire imposer d'autres logiques que celles du capitalisme: la préoccupation principale ne doit pas être le profit mais l'humain. "L'Humain d'abord" est le sous-titre de notre programme. Cela veut dire démocratiser l'Europe: donner plus de pouvoir au Parlement et tenir compte du résultat des référendums afin qu'elle évolue selon les désirs des peuples".

 

Roland Porcher

Avril 2012  

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 10:41
  • Eva Joly, la candidate d'EELV qui soutenait Bayrou en 2007, a estimé samedi 14 avril sur TF1 que le programme de Jean-Luc Mélenchon, c'est "en réalité le programme commun de 1981". Interrogée sur le candidat du Front de Gauche, Mme Joly a estimé que "Jean-Luc Mélenchon parle avec ses tripes, il parle aux tripes de la populations. Cela risque de générer une grande déception parce qu'il se base sur le passé, il évoque des évènements historiques, cela est très agréable à entendre". "Mais en ce qui concerne les projets, ils ne sont pas réalisables, c'est en réalité le programme commun de 1981", d'après elle. "Il crée beaucoup d'espoir qu'il ne pourra pas remplir". Pour l'ex-magistrate, "il n'est pas écologiste, il est allié au Parti communiste", une formation "pro-nucléaire"...
  • Pour François de Rugy, député EELV de Nantes, la planification écologique n'évoque que la centralisation étatique et bureaucratique: "Je ne suis pas certain que c'est en ressortant de la naphtaline un vocabulaire que l'histoire s'est chargée de discréditer qu'on réussira vraiment à convaincre de la nécessité de la transformation écologique". 
  • Conclusion:  Chez EELV, on passe bien plus de temps à tirer sur le Front de Gauche qu'à remettre en cause les partis-pris pro-croissance ou nucléaire de Hollande et du PS ou à critiquer son choix d'une politique d'austérité et de soumission à la règle d'or budgétaire voulue par le pacte Merkel-Sarkozy. C'est en effet que dans ce parti la préservation des intérêts électoraux, comme l'a montré l'accord avec le PS, rentre en concurrence ou du moins en tension avec le désir de faire aboutir des combats pour la préservation de l'environnement et de la santé publique. EELV s'approprie l'écologie comme une marque déposée et n'a pas l'honnêteté de se féliciter que d'autres organisations politiques - et le Parti Communiste en fait partie- évoluent de manière positive dans la prise en compte de la nécessité de la transition écologique de la société. Beaucoup d'écologistes sont viscéralement anti-communistes par tradition - un combat anti-nucléaire à connotation quasi religieuse, un terreau militant fait d'"anarchisme individualiste" et de "deuxième gauche" chrétienne -  et aussi, osons-nous dire, du fait d'un socle sociologique de sympathisants à esprit ou intérêts "petit-bourgeois" effrayés par la tradition révolutionnaire et les principes de confrontation sociale. Les dirigeants EELV sont en majorité  des socio-démocrates hostiles au marxisme et au discours de rapport de force entre classes sociales aux intérêts contradictoires, Dominique Guizien, candidat EELV aux législatives à Morlaix,  l'a rappelé l'autre jour au débat de la gauche à Plourin les Morlaix. Ils ne prennent pas réellement en charge les aspirations des précaires, des chômeurs, des salariés au bas salaires, à un volontarisme de l'Etat qui impose un vrai partage des richesses et une garantie de droits sociaux permettant à tous la vie bonne et l'émancipation. L'Europe fédérale est leur horizon ultime et pour avancer vers cet idéal, ils sont prêts à être des alliés objectifs des ultra-libéraux qui renforcent les limitations de souveraineté des Etats et des Parlements nationaux au nom des impératifs d'austérité budgétaire. Comme ces néo-libéraux, ils rêvent d'une politique post-moderne libérée du conflit et basée sur le consensus des hommes compétents, éclairés par la science, s'imposant aux masses populaires conduites par leurs seuls appétits matériels. Comme ces néo-libéraux, ils caricaturent comme archaïques et passéistes les propositions et combats d'une gauche de transformation sociale qui remet en cause fondamentalement les règles du capitalisme, ne renie pas son lien avec l'héritage ouvrier et populaire de la gauche, remet à l'honneur l'Etat, la loi, l'insurrection citoyenne, la planification contre la toute-puissance des marchés... Leur refus de remettre en cause de manière fondamentale le capitalisme financiarisé et mondialisé, le libre-échange dans l'UE et les règles d'ouverture à la concurrence des services publics, rend leur volonté de préservation de l'éco-système partiellement inefficace ou réduite à des combats partiels ou symboliques. Enfin, il y a chez beaucoup de dirigeants et peut-être de militants écolos un mépris du peuple qui se traduit bien par les références dédaigneuses d'Eva Joly sur les "tripes de la population" qui seraient remuées par la voix de Mélenchon, elle-même moins porteuse d'une réflexion intellectuelle valable que d'une colère ou d'une passion, quand elle-même ne parlerait qu'aux plus intelligents et conscients des citoyens...  
  • Heureusement, ce tableau ne concerne pas, loin de là, tous les électeurs de sensibilité écologiste, qui pour beaucoup se retrouvent dans la démarche et le projet du Front de Gauche et militent ou votent pour lui, et c'est bien ce qui explique les attaques systématiques, outrancières et malhonnêtes dont nous faisons l'objet vis à vis de dirigeants "verts de rage".  


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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 07:15

Au moment où la fine fleur de la chiraquie et Jacques Chirac lui-même appellent à voter Hollande, comme d'autres ministres de la droite tels que Fabela Amarra, Martin Hirsch, Corinne Lepage (...etc), il est un autre candidat qui séduit moins les opportunistes et les hommes du centre-droit espérant un "gouvernement d'ouverture" que les femmes et les hommes de conviction, d'intelligence et de générosité, c'est Jean-Luc Mélenchon.

 

Ecoutons ces belles voix qui incarnent la belle France rebelle, à qui l'Humanité du mardi 17 avril donne la parole:  

 

On n'en peut plus de l'allégeance aux riches

Annie Ernaux, une des plus grande romancière française vivante, auteur de La Place  

"Depuis des mois, des années, on n'en peut plus de l'injustice sociale, de la dégradation des services publics, de l'argent donné aux banques, du mépris du gouvernement à l'égard du travail, de la culture, de l'éducation, et de son allégeance aux riches comme jamais. Les gens ont dit "non" à l'Europe libérale, ils sont descendus dans la rue contre des lois qui démantèlent le système des retraites, l'université, contre les fermetures d'usines. Il monte depuis des mois l'attente d'un changement en profondeur que les discours d'impuissance, dans le même temps, s'acharnent à déraciner. Dans cette élection présidentielle, je ne vois que Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche répondre à cette attente par leur programme, lequel comporte, entre autres, la proposition fondamentale d'une VIème République. Le vote utile, utile pour notre avenir, celui de nos enfants, d'un pays plus juste, c'est celui-là"

 

L'aurore d'un monde meilleur

Ignacio Ramonet, essayiste, directeur du Monde diplomatique

"Dans l'actuelle atmosphère d'angoisse sociale, Jean-Luc Mélenchon est le président dont le peuple a besoin. Il rassemble toutes les sensibilités de la gauche. Renoue avec l'histoire populaire de la France. Porte les espérances des mouvements sociaux. Annonce une révolution citoyenne. Replace la volonté politique au coeur de l'action gouvernementale. Entend rétablir la souveraineté de la France. Veut répartir la richesse et abolir l'insécurité sociale. Promet d'arracher le pouvoir aux banques et aux marchés financiers. Préconise une planification écologique. Prône la convocation d'une Assemblée constituante pour aller vers une VIème République. Propose de briser le carcan du traité de Lisbonne et de construire une nouvelle Union européenne. Encourage enfin la démondialisation...Toutes ces propositions soulèvent une nouvelle ferveur populaire. Jean-Luc Mélenchon redonne de l'espoir aux Français, aussi bien aux militants vétérans qu'à la multitude des jeunes Indignés. Il revivifie une démocratie en crise et remobilise des citoyens qui avaient cessé de croire à la politique et aux élections... Dans une Europe désorientée, Mélenchon annonce l'aurore d'un monde meilleur". 

 

Un candidat qui assume la lutte des classes 

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues, auteurs du Président des riches

"Pour nous, il s'agit d'exprimer le choix d'un changement radical, devant un système économique et social qui enrichit les spéculateurs et appauvrit les travailleurs, quand ils ont du travail. Un système irréparable, qui a fait la preuve de sa malfaisance. Il faut donc un candidat qui assume la lutte des classes et qui ne se réfugie pas dans la recherche d'un consensus, qui est le meilleur moyen de tromper et de pressurer le peuple. Un candidat qui ne fasse pas porter la responsabilité du chômage aux travailleurs immigrés mais qui mette en cause la recherche du profit maximal, raison principale des délocalisations. Un candidat qui ait à coeur de défendre les acquis sociaux et les services publics en donnant la priorité à la solidarité sur le chacun pour soi des systèmes privés de prévoyance. L'avenir n'est pas dans la lutte de tous contre tous pour l'accumulation sans limites. L'avenir est dans la construction d'une internationale des forces vives pour un monde apaisé et tourné vers d'autres valeurs que l'argent".

 

Sa campagne réinvente la politique tout en renouant avec les sources de la démocratie.

Christian Salmon, philosophe, auteur de Storytelling, de Kate Moss Machine, président du parlement des écrivains

" L'histoire des peuples connaît, comme la vie amoureuse des individus, des moments d'inégale intensité. Il y a des périodes de bas voltage où la vie s'assombrit. Et puis, il y a ces moments de haut voltage que les cyniques qualifient d'irrationnels et que nous appelons avec Deleuze "devenirs révolutionnaires" des moments qui n'apportent pas des solutions toutes faites qui qui libèrent des champs de possibles. Les révolutions sont des coups de foudre qu'on peut toujours taxer après coup d'illusoires, mais qui transforment en profondeur nos perceptions. Comme l'homme mûr se surprend à acheter un bouquet de fleurs à sa bien-aimée, le peuple français périodiquement retrouve le chemin du fleuriste. Soudain, il est d'humeur printanière. Il descend dans les rues, il envahit les places. Revoilà le citoyen qui avait disparu des campagnes électorales soumises à la bêtise narrative, celles qui nous font choisir un candidat comme une marque, dans un mouvement de sympathie dévoyée....Oui, j'appelle à voter Mélenchon, car sa campagne réinvente la politique tout en renouant avec les sources de la démocratie. Sur le plan technique, elle réconcilie trois âges de la communication, les trois T: la tribune, la télévision, la Toile. La campagne du Front de Gauche a créé son réseau, mais pas n'importe quel réseau: un réseau éduqué, conscient, comme aime à le dire Mélenchon, un "réseau pensant". Les rassemblements de la Bastille, du Capitole et du Prado ont surpassé, en nombre de participants et en puissance de contagion, le grand rassemblement démocrate du stade de Denvers en août 2008, lors de la nomination d'Obama (80000 personnes). Mais ce n'est pas tout, la campagne du Front de gauche opère un triple déplacement du débat public. Primo, de la scène du souverain et de ses rivaux vers la scène du forum, de la place publique. Secundo, elle milite pour un changement social mais aussi pour un changement de perception. Tertio, elle rend contagieux un certain état d'esprit: le renversement ironique du haut et du bas, l'esprit carnavalesque qui préside aux périodes de grand bouleversement. C'est à l'émergence d'une langue nouvelle qu'on repère un changement social. Le droit de nommer les choses autrement, d'abattre les murs rhétoriques, d'enrichir la langue commune. Faire acclamer les mots de "partage", de "solidarité", et même d'"amour" par des assemblées citoyennes (des assemblées et non pas des foules imbéciles qui acclament un leader), c'est ce qu'a réussi Mélenchon, un renversement syntaxique, un décadrage discursif. C'est une forme d'alchimie qui fait qu'un ensemble de causes irrationnelles trouvent à un moment donné une expression politique adéquate, c'est à dire une syntaxe et un récit dans lesquels une majorité se reconnaît. C'est cela, la politique. Et nous n'avons pas d'autres raisons de l'aimer".

 

 

Quelques noms de célébrités qui soutiennent publiquement Mélenchon et le Front de Gauche:

 

Editorialistes et journalistes, intellectuels engagés: Bernard Cassen, journaliste au Monde diplomatique; Serge Halimi, rédacteur en chef du Monde diplomatique; Paul Ariès, rédacteur en chef du Sarkophage et théoricien de la "décroissance" ; François Rufin, auteur de la Guerre des Classes, du Journal de mes pulsions protectionnistes, rédacteur en chef de Fakir; Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, auteur du Pacte des rapaces; Raoul Marc Jennar; Laurent Mauduit (Médiapart).  

 

Philosophes: Regis Debray, Denis Collin, Henri Pena-Ruiz, Christian Salmon, Yvon Quiniou, Patrick Tort, Philippe Dardot et Christian Laval, Benoît Schneckenburger...

 

Scientifique: Jacques Testard, Albert Jacquard 

 

Sociologues: Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, Bertrand Geay, Bernard Friot, Gérard Mauger, Alain Accordo... 

 

Economistes: Michel Husson, Dominique Plihon, Jacques Généreux, Frédéric Boccara, Philippe Légé, Jean-Christophe Le Duigou, Jean-Marie Harribey, Nicolas Béniès, Denis Durrand, Yves Dimicoli...

 

Historiens: Michel Vovelle, Serge Wolikow... 

 

Psychaniste: Gérard Miller

 

Ecrivains: Annie Ernaux, Pierre Bergounioux, Edmonde Charles-Roux, Gérard Mordillat, Patrick Chamoiseau, Didier Daeninckx, Patrick Raynal, Marcus Malte, Caryl Ferey+100 auteurs de Polars

 

Dessinateurs: Alexandre Courtelis, Charb

 

Musiciens et chanteurs: Bernard Laviliers, Sansévérino, HK et les Saltimbanks, Ridan.

 

Réalisateurs: Robert Guédiguian, ...

 

Comédiens:Ariane Ascharide, Anémone, Yvon Le Bolloch...  

 

Hommes et femmes de théâtre: Ariane Mouschkine, Jacques Weber...

 

Humoriste: Guy Bedos, Didier Porte...

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 19:42

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Remerciements à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 17:59

Jean-Luc Mélenchon a accordé une interview exclusive à Reporterre, centrée sur les questions écologiques.

Dans les trois séquences qui suivent, il s’explique d’abord sur son cheminement intellectuel vers l’écologie, puis sur la planification écologique et la règle verte, et enfin sur le nucléaire, l’énergie, et l’étalement urbain.

Il reconnait sa dette théorique à l’égard des Verts. Pour lui, "l’écologie politique a été un choc intellectuel".

Il rappelle sa position sur la sortie de l’énergie nucléaire, mais souligne le "défi extraordinaire" que représente la sortie des énergies carbonées.

Et il prend ses distances d’avec la croissance comme aucun responsable politique ne l’a jamais fait.

Le candidat du Front de Gauche indique qu’il n’a pendant longtemps pas prêté beaucoup d’attention à l’environnement, pour lequel il n’avait qu’une « sensibilité purement superficielle  » (0’34"). Il a évolué, notamment en constatant « les angles morts » du marxisme, d’autre part sous l’influence des Verts, envers qui il « reconnait tout à fait notre dette » (2’15"), parce qu’ils « ont mis le sujet sur la table ». D’Alain Lipietz, il a retenu « l’idée que l’écologie politique est le nouveau paradigme organisateur de la gauche ».

L’écologie politique « a été pour moi le même choc intellectuel que lorsqu’à vingt ans, j’ai lu ‘L’idéologie allemande’, le livre de Marx m’a fait l’effet d’une espèce de révélation intellectuelle » (2’42"). Pour lui, dans la foulée de Marx, la nature est comme «  le corps inorganique de l’homme » (3’58") et l’homme est « un épisode de la nature elle-même » (4’35"), il est « partie prenante de la nature, il en est un moment, liée par la même loi du hasard et de la nécessité que tout autre réalité vivante » (5’05").

Cela a conduit à abandonner « l’aveuglement » (5’57") de l’ancienne gauche « productiviste ». « Et puis surtout, le problème était l’adoption du standard de vie des riches. Ce que les riches voulaient était donc bon, et donc il en fallait pour tout le monde. Et c’est à ça qu’il faut renoncer. Parce que la richesse est synonyme d’irresponsabilité, dans les modes de consommation. Dans la mesure où elle n’a pas à se poser pas les problèmes de la masse, le problème de la responsabilité qu’elle prend, parce que comme elle pense qu’ils sont peu nombreux, tout va bien pour eux. Je me souviens de la période où on disait, ‘Une Mercedes pour tout le monde’. On voulait dire, ‘Ce que les riches ont, alors tous les autres doivent l’avoir’. On avait un regard a-critique sur la consommation » (6’37").

« L’écologie permet de refonder l’ensemble des paradigmes de la pensée de gauche »

Selon Jean-Luc Mélenchon, « l’écologie a permis de régler des problèmes théoriques. » En effet, toute l’idée progressiste repose sur l’égalité. Mais c’est une vue de l’esprit, tous les hommes ne sont pas vraiment égaux dans l’état de nature (10’30"). Et donc, tous les régimes égalitaires sont par nature totalitaires, parce qu’ils contraignent l’état de nature. « L’écologie politique clot cette discussion. Pourquoi ? Parce qu’elle dit qu’il n’y a qu’un écosystème compatible avec la vie humaine. Donc tous les êtres humains sont semblables en ceci que si cet écosystème disparaît, ils disparaissent tous en même temps. Donc ils sont bien semblables, et égaux, devant la contrainte de cet écosystème. De là, tout le reste vient, qui se trouve fondé objectivement. Si nous n’avons qu’un seul écosystème qui rend la vie humaine possible et que nous sommes tous semblables, il y a donc un intérêt général humain. L’intérêt général, dont on avait entendu dire pendant des années – et j’ai fait partie de ceux qui disaient ça – ‘l’intérêt général est une construction idéologique, intérêt général égale intérêt du capital’. Ben non, pas du tout, il y a un intérêt général humain. S’il y a un intérêt général, comment le connaître ? En en discutant » (10’40").

La discussion permet deux idées fondamentales. Il n’y a pas de vérité révélée : « Un, nous ne sommes jamais dans la certitude » (11’50"). Et deux, « nous sommes plus intelligents à plusieurs qu’à un seul, donc, comment allons-nous trancher ? C’est la démocratie. D’après quelle règle ? Ce qui est bon pour tous. Et qu’est-ce qui est bon pour tous ? Ce qui nous rend davantage égaux et davantage en osmose avec notre écosystème. Et donc au terme, on voit qu’on arrive à avoir refondé l’ensemble des paradigmes organisateurs de la pensée de gauche, le socialisme, l’humanisme, les Lumières, la République, et la démocratie, et nous n’avons rien abandonné en route » (11’54").

« Ensuite je suis passé à un deuxième niveau : y a-t-il une classe écologique ? » (12’50") « Certains sont par rapport à l’environnement dans une situation particulière. Les travailleurs sont en première ligne. C’est eux qui manipulent les produits pourris. La classe de contact avec la catastrophe écologique, c’est la classe ouvrière. » La classe d’intérêt général est la classe ouvrière.

Ainsi, augmenter le SMIC est une mesure écologique, parce que cela permet de mieux soutenir et donc de soutenir une agriculture paysanne.

………………Deuxième Partie………………….(elle commence à 15’39")

« Je m’interdis le mot croissance »

La planification écologique est l’outil maître de la politique environnementale du Front de gauche. Pourquoi ? Parce que « la production aujourd’hui est entièrement commandée par le court terme » (15’57"). Les entreprises doivent rendre des comptes tous les trois mois. «  On a besoin de temps long pour faire diverger la machine. La planification, c’est ralentir le temps. » (16’35").

« Deuxième point : nous ne sommes plus dans la politique de l’offre » (16’48"). Autrement dit, pas question de soutenir aveuglément la production de n’importe quoi. Il s’agit de mener une politique de la demande. Mais en analysant comment elle devient écologiquement responsable et en s’interrogeant sur les besoins, selon « un impératif commun à toutes les réflexions et à toutes les réorganisations de la production et de l’échange, qui serait la règle verte, c’est-à-dire diminuer l’empreinte écologique de la production, et le faire d’une manière sérieuse et méthodique » (18’08").

Jean-Luc Mélenchon a abandonné le dogme de la croissance : « Le PIB [produit intérieur brut] est un instrument de mesure extrêmement rustique, il n’est pas utile pour ce qu’on a à faire » (19’06"). En fait, il s’agit de « la doxa, c’est la bataille des mots. Quand vous avalez le mot, vous avalez la grammaire avec. Quand vous avalez le mot PIB, vous avalez le mot croissance, et puis vous avalez un mot que vous ne prononcerez jamais, c’est le mot d’irresponsabilité » (19’27").

« Je m’interdis le mot croissance, je dis ‘la relance de l’activité’, je ne parle jamais de croissance dans mes discours. Ce n’est pas que la croissance soit un problème, mais je sais très bien ce qu’on met dedans. Et d’ailleurs, la relance de l’activité implique de la décroissance dans certains domaines » (19’48").

Certaines productions devront croître, comme celles des services à la personne, s’occuper des petits, des personnes dans la dépendance, mais d’autres productions devront décroître.

Pour le candidat du Front de gauche, il y a là « une rupture idéologique de fond avec la social-démocratie : nous ne disons pas que nous allons répartir les fruits de la croissance ! La social-démocratie est organiquement liée au productivisme, quand elle dit ça [répartir les fruits de la croissance], puisqu’elle déclare qu’il n’y a de progrès social que dans le cadre du productivisme. Nous, on pense exactement l’inverse, on pense qu’il n’y a de progrès économique que s’il y a du progrès humain et du progrès social » (20’43").

M. Mélenchon reconnaît que le parti communiste n’est pas arrivé au même point que lui : « les communistes ne proposent pas de partager les fruits de la croissance, ils proposent de partager tout », mais « la discussion n’a pas été très avant… Il y a beaucoup de débat au sein du parti communiste ». « Je veux convaincre mes camarades communistes que l’écologie est la réponse aux questions qu’ils se posent, et non pas quelque chose qui nie leurs préoccupations – c’est leur principale crainte » (22’50").  

Le candidat critique ensuite vivement la publicité : elle « est un impôt privé : on vous conditionne, et vous payez votre conditionnement » (27’40"). « Il faut arrêter l’orgie » (27’23").

………………TROISIEME PARTIE………………….(elle commence à 26’33")

L’océan est la nouvelle frontière

A propos de la sortie du nucléaire, Jean-Luc Mélenchon « demande qu’on ne soit pas hypocrite : ou bien c’est dangereux, et alors c’est à la première centrale que c’est dangereux, ou bien ça ne l’est pas, et alors on prend d’autres dispositions. Mais le mi-chèvre, mi-chou n’a pas de sens dans un domaine comme celui-ci » (27’40"). Sa position ? « Ma conviction personnelle, qui n’est pas celle du Front : Je suis pour qu’on en sorte » (29’38").

Il précise : quoi qu’il arrive, on aura besoin de la recherche nucléaire, notamment pour les déchets, et donc, « on va continuer la recherche fondamentale » (28’18").

Par ailleurs, Mélenchon veut developper deux nouvelles énergies – dans lesquelles les travailleurs du nucléaire pourraient se reconvertir : la géothermie profonde, « qui commande en amont plein d’autres activités, dans la sidérurgie, dans la chimie, et dans l’organisation du territoire » (30’25"), et l’énergie de la mer : « Quand on a le deuxième territoire maritime au monde, on a peut-être quelque chose à dire sur le sujet » (31’10").

Le candidat est réservé à propos de l’énergie solaire, en raison de « l’empreinte écologique des panneaux » (31’40").

Et surtout, il considère que « la sortie des énergies carbonées » représente « un défi extraordinaire » (32’58"), qui devra notamment mobiliser des technologies pointues, y compris dans les nanotechnologies.

Il est moins disert sur les économies d’énergie – mais il est vrai que la durée de la discussion était limitée par un agenda très serré -, évoquant seulement « les process de production » (35’20") et « des milliers d’emplois pour la rénovation thermique ». Quant à la hausse inévitable du prix de l’énergie, il préfère botter en touche : « Nous ne sommes pas crédibles si nous venons avec une dimension punitive » (36’00").

Sur l’étalement urbain, Jean-Luc Mélenchon reconnaît que sa réflexion est limitée : « On n’est pas au point sur l’étalement urbain. La question n’est pas traitée en tant que telle dans notre organisation alors que la situation ne peut plus durer, on a atteint des dégâts sans limite » (41’53"). Il faut cependant « combattre l’archétype enfoncé dans la tête depuis quarante ans » (43’58"), dans lequel tout le monde doit être « propriétaire de sa petite maison ».

Jean-Luc Mélenchon conclut dans l’enthousiasme : il faut « retrouver l’audace des pionniers. Ce monde est beau, il est neuf » (45’00). Et il a une nouvelle frontière, l’océan.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 05:36
Communiqué ATTAC, EELV, Front de Gauche, Idées, NPA: "Morlaix doit dire non à Sarkozy"
Attac, Europe Ecologie Les Verts, le Front de Gauche, Idées, le NPA appellent tous les citoyens qui ne supportent plus la politique anti-sociale, liberticide et xénophobe de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement à se rassembler devant la mairie de Morlaix mardi 17 avril à partir de 17h. Comme le disait Lucie Aubrac, "résister se conjugue au présent".
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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 05:43

 

Sur l’air de « Société tu m’auras pas »

 

Y’a l’affaire Bettancourt

Y’ les morts de Karachi

Après ça c’est qui l’tour

Après ça c’est pas fini

 

T’as cassé la retraite à 60 ans

T’as supprimé l’ISF

La galère pour les vrais gens

Le fric pour ceux du fouquet’s

Refrain

J’ai chanté 10 fois 100 fois

J’ai hurlé pendant des mois

J’ai crié sur tous les toits

Ce que je pensais de toi

Sarkozy… Sarkozy…

Tu r’passeras pas !

 

T’as salis Guy Moquet

T’as bavé sur les Glières

Avec ta montre au poignet

Tu te crois très très fier

 

Tu t’es payé un gros n’avion

Tu fanfaronne à l’ONU

Allez casse toi pôv’con

Le peuple est dans la rue

Refrain

 

Demain prend garde à ta tête (tes lumettes)

A ton fric à ta rollex

Car les travailleurs vaincront

Les jours heureux refleuriront

 

Mais en attendant je chante

Et je te crache à la gueule

Cette petite chanson méchante

Que t’écoute dans ton fauteuil

Refrain



On Lâche Rien



Du fond de ma cité HLM
Jusque dans ta campagne profonde
Notre réalité est la même
et partout la révolte gronde
Dans ce monde on avait pas notre place
On avait pas la gueule de l'emploi
On est pas né dans un palace
On avait pas la CB à papa

SDF, chômeur, ouvriers
Paysans, immigré, sans papiers
Ils ont voulut nous diviser
Faut dire qu'ils y sont arrivés
Tant que c'était chacun pour sa gueule
leur système pouvait prospérer
Mais fallait bien qu'un jour on se réveil
et qu'les têtes s'remettes à tomber

R : On lache rien, on lache rien
on lache rien, ON lache riiiiiien
On lache rien (wallou)
On lache rien (wallou)
On lache rien, on lache rien


Ils nous parlaient d'égalité
et comme des cons on les a cru
Démocratie fait moi marrer
Si c'était le cas on l'aurai su
Que pèse notre bulletin de vote
face à la loi du marché,
C'est con mes chers compatriotes mais on s'est bien fait baiser

Tant qu'y a d'la lutte, Y a dl'espoir
Tant qu'y a dl'a vie, Y a du combat
Tant qu'on se bat c'est qu'on est debout
Tant qu'on est debout on lâchera pas
La rage de vaincre coule dans nos veines
maintenant tu sais pourquoi on s'bat
notre idéal bien plus qu'un rêve
Un autre monde, on a pas l'choix

REFRAIN

 

Inspiré par et sur l’air de « Ah les salauds ! » (de Ridan).

Ah le salaud

Chante à la gloire

De la victoire du père fouettard

Ah le salaud

Qui fait le lit

Des idées de la mère facho !

 

On l’a vu v’nir même d’un seul œil

L’fils spirituel du père cyclope

En s’écriant dehors les roms,

Les arabes, les manants,

Allez-y foutez l’camp !

A coup de loi ou de karcher

Il a rempli tous ses charters

De femmes, d’enfants, et de bons pères

Bannissant des familles entières !

Mais maintenant l’heure a sonné

La pyramide s’est renversée

L’peuple français s’est réveillé !

Allez dehors Sarko !

Allez dehors Sarko !

 

 

 

Sur l'air de "les monos c'est de la racaille"
(initialement airs de "J'ai perdu le do" et de "la Marseillaise")

Sarkozy c’est de la racaille

Ca crie, ça pue, ça fout la pagaille

A si grand-papa voyait ça tralala

A si grand-papa voyait ça tralala

Il dirait… il dirait… il dirait…

 

Aux urnes citoyens !

Forgez vos opinions !

Marchons, marchons,

Pour la Liberté

Et la Fraternité !

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 18:54

Je relis la presse de la semaine à tête reposée et... patatra, moi qui rêvait d'une autre politique possible que celle conduite par le duo Sarkozy-Fillon, je dois me rendre à l'évidence: nous vivons dans le meilleur des mondes possibles et la droite au pouvoir en France est extraordinairement progressiste et prudente par rapport à ce qu'il eût fallu faire et ce que font déjà nos voisins plus raisonnables et rigoureux... Car nous sommes dans une économie de guerre, n'est-ce pas? Je suis prié d'ouvrir les yeux, de laisser mes illusions au vestiaire: quoiqu'il en soit, le vote du 22 avril ou du 6 mai ne changera rien. Il y a des réformes qui s'imposent, vitales pour ces économistes de cimetières qui font semblant d'oublier que la France n'a jamais été aussi riche..

Jugez plutôt, le titre de la page spéciale Présidentielle:  

              "Tour de vis après le 6 mai"

 

Vous vous sentez déjà un brin étranglés. Qu'à cela ne tienne: on va serrer un peu plus fort.

Le sous-titre à côté de la jolie photo de groupe du triumvirat Merkel, Sarkozy, Monti, écrasés par le poids de leur responsabilité qu'ils assument avec tant de courage: "Partout en Europe, l'austérité fait rage. Pourtant, en France, à la veille de l'élection présidentielle, peu nombreux sont les candidats à aborder les inévitables mesures de rigueur à venir".

 

Le développement est à l'avenant:

Le premier qui dit la vérité, il sera exécuté, chantait Guy Béart... - un vrai poète! - François Bayrou baisse t-il dans les sondages parce qu'il claironne que la rigueur, la vraie, est pour demain? -... tiens, nous ne connaissions que la fausse, la confortable. (...). Il y a peu, The Economist (il ne s'agit pas d'un journal équatorien ou vénézuélien, c'est du sérieux!) s'est fondu d'une "cover" (Henri Lauret pense globish) vacharde sur le "deni français". Quand il s'agit  de nous brocader, les Anglais ne manquent jamais de talent. En l'occurence, l'hebdo de la City appuie là où ça pourrait faire mal.

Partout en Europe, l'austérité fait rage. Elle est d'une violence inouïe depuis la guerre (Vous croyez qu'il s'en attriste, mais non, mais non...). L'Italie de Monti prévoit 230 milliards d'économies sur trois à quatre ans. Les impôts grimpent de 40 milliards cette année et l'essence est à 2 euros! En Espagne, Rajoy table sur 80 milliards (on dirait le sherif de la forêt de Sherwood)réforme en cinq semaines le marché du travail, la banque, adopte la règle d'or et serre les dépenses de santé. Ouf! (suffoque t-il le petit Henri, au spectacle de tant de souffrances partagées par nos voisins?) A Londres, Cameron poursuit un plan dà 130 milliards, gèle le salaire des fonctionnaires, monte la TVA et supprimera 700.000 emplois publics. Tour de vis en Belgique, baisse du Smic en Irlande... Grèves, colère, dépression sociale. Le tout applaudi par Bruxelles".

 

Bref, l'Europe est à feu et à sang. Et les Français continuent tout de même à se goinfrer en toute insouciance pendant que les hommes politiques- mais pas tous, heureusement - leur mentent avec des promesses qu'ils savent ne pas pouvoir tenir.

 

Et la France? Deux plans de rigueur, siglés Sarkozy/ Fillon ont ramené le déficit de 7,1% du PIB à 5,2% d'une année sur l'autre (tiens, on oublie de dire à quel niveau se trouvait le déficit quand Sarkozy en 2007 ou la droite en 2002, est arrivé au pouvoir). Excellent résultat obtenu sans déréglementer le travail (il ne rit pas), sans baisser les salaires des fonctionnaires, sans la retraite à...67 ans.

 

Bref, des philanthropes! Sarkozy/ Fillon: peut mieux faire...

 

" Nicolas Sarkozy a hérité de 1200 milliards de dettes et d'une dépense publique de 54% du PIB. Il promettait d'en finir avec 30 ans de financement à crédit de la croissance et de la protection sociale. La dette, depuis, s'est envolée à 1800 milliards et la dépense publique dépasse 56%.... Bien que Fillon ait dénoncé l'état de faillite, le président a tourné le dos à la lutte contre la dépense et le déficit".

 

La conclusion, vous le devinez: le couplet habituel sur la cigale et la fourmi.

 

"L'extrême rigueur nous est-elle promise comme aux voisins du Sud? Non, plus de rigueur, certainement, car ceux qui nous prêtent pour bouvcler nos fins de mois l'exigent. Le vainqueur du 6 mai, quel qu'il soit, gouvernera donc les yeux sur le "spread", l'écart de taux d'intérêt des marchés. Il grimpe déjà, c'est mauvais signe. Autre contrainte, institutionnelle celle-là: le futur hôte de l'Elysée devra soumettre son budget pour accord à Bruxelles. Le "modèle" (les guillemets font sentir l'anti-phrase) français d'Etat Providence survivra t-il? La cigale, c'est sûr, n'a plus les moyens de chanter".

 

Et voilà encore le bruit de botte habituel visant à faire peur et à convaincre qu'il n'y pas d'alternative aux politiques anti-sociales, accompagné du petit refrain habituel sur l'exception française, la légèreté et le manque de courage de nos hommes politiques qui flatteraient les bas instincts du peuple gavé de privilèges et qui n'en aurait jamais assez, qui oublieraient le monde,  la mondialisation, la dette, la nécessaire coordination européenne.

Mais où va t-il chercher son inspiration, Henry Lauret, le journaliste du Télégramme, dans son article coup de poing et formidablement impertinent vis à vis du monde politique, sinon dans les comités de campagne de l'UMP, de François Bayrou, ou du côté de chez Mme Parisot?

 

Il y a toutefois certains constats lucides que même un propagandiste du libéralisme peut faire quand ça l'arrange:   

 

"Nous nous sommes engagés...à réduire des comptes en 2016-2017. Sarkozy et Hollande, au détail près, s'alignent sur les horizons imposés par Bruxelles, Berlin et les marchés. Chacun à sa manière, bien entendu. Le président-candidat promet tant et plus, et privilégie la baisse des dépenses à la hausse des impôts, sans renoncer à celle-ci. Le leader socialiste élude la dépense pour ne pas se brouiller avec Mélenchon  (ou plutôt les électeurs du Front de Gauche, qui ont un peu plus d'influence sur Hollande que Mélenchon tout seul... Mais c'est vrai qu'il n'y a que des maîtres et des moutons dans le raisonnement de ce journaliste) et veut embaucher, réformer la fiscalité...".

 

Donc "Exit le mythe de l'exception française"

Et Henry Lauret de se demander si les candidats n'auraient pas dû revêtir l'uniforme de psychologues pour intervention  d'urgence après trauma de groupe ou de préparateurs de deuil plutôt que de démiurges:

"Les candidats ont-ils clairement préparé les Français à un tel effort?"

 

Mais Henry Laurent en est convaincu: les Français ne sont pas dupes, ils savent bien malgré les cajoleries et les caresses enjôleuses qu'on les amène à l'abattoir.... Du sang et des larmes, ils vont en avoir plus que leur compte, et cela les aguerrira...

"Dans l'embrouillamini des chiffrages, promesses, philippiques et incantations (tiens, ça rime avec Mélenchon...) , tout, en fait, a été dit. Mais rien n'émerge. Les électeurs voient ce qui se passe chez les voisins. Ils ne croient plus au mythe de l'exception française. Ils savent que leur tour est venu".

 

Au suivant!

 

Quel mélange plus vil de cynisme que ces demi-vérités mêlées de gros mensonges et d'une pégagogie de la soumission par la peur qui constitue le fil rouge du message!

 

Français, Bretons, lecteurs du Télégramme, ne nous laissons pas impressionner par ces donneurs de leçons privilégiés qui prophétisent avec tant de plaisir non communicatif notre ruine! Ils n'ont droit qu'à une chose: notre mépris!

 

Ismaël Dupont

 

 

 

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