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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 11:16

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Le président de la République a donc déclaré : «Les possédants sont possédés par ce qu’ils possèdent ».

Non, non, vous n’y êtes pas, ce n’est pas François Hollande qui a livré cette saisissante formule à l’Élysée. C’était le général de Gaulle, il y a bien longtemps… Un ange passe…

Les encouragements ardents ne manquent pas à la ligne libérale tous azimuts du pou­voir. À droite, les petits capitaines de l’UMP se congratulent en douce ; certes, ils se chamaillent, mais ce n’est pas nou­veau, ils se chamaillaient aussi avant, mais pour l’essentiel, c’est leur victoire : le « pacte Hollande » (autrement dit libérer le capital de toutes les entraves), c’est aussi leur « pacte », leur dogme et leur politique, leur dogme et leur politique de fond. Au point qu’un quotidien confidentiel affirme : « Il n’y a plus de gauche en Europe » (ce qui est aller un peu vite en besogne, nous sommes là, Mesdames, Messieurs…).

À Bruxelles, on sable le champagne à la Commission européenne après la prestation de Hollande. Berlin exulte. Les fantômes de Tony Blair et de Gerhard Schröder reprennent du service. Chez nous, les éditorialistes, chroniqueurs, professeurs et experts en tout genre exultent de cet orage « moderne et postmoderne » qui fait trembler l’Élysée… Évidemment, chacun en vient à admettre une donnée fâcheuse : François Hollande n’aurait pas pu se faire élire sur son programme du 14 janvier. Il s’est fait élire sur une autre ligne, dite désormais « socialiste »… Cette sorte de hiatus porte en lui de nouveaux désastres politiques et électoraux.

Les grands patrons, eux, ne boudent pas leur plaisir et ils s’avancent en rangs serrés pour mettre leurs pas dans les pas de François Hollande : Henri de Castries, d’Axa ; Serge Papin, de Système U ; Fran­çois Davy, de Foncia ; Jean-Laurent Bon­nafé, de BNP Paribas ; Jean-Paul Agon, de L’Oréal, etc., ont fait savoir leur enthousiasme. Comme on dit dans les bureaux du Medef : « Une telle baisse des charges, on n’avait jamais vu ça… » Et tout ce joli monde est unanime pour estimer, comme le Premier ministre, qu’il ne peut pas y avoir de « machin » bureaucratique pour vérifier les « contreparties » : par exemple, que le nouveau pactole ne servira pas à arroser les actionnaires… L’observatoire des garanties amusera la galerie.

Bref, ce ne sera pas « prends l’oseille et tire-toi », comme on disait autrefois au cinéma ? Qui sait ? n

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:28

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La loi du 18 avril 1955 portant statut des autoroutes a autorisé l'Etat à concéder la construction et l'exploitation des autoroutes à des personnes publiques ou à des sociétés d'économie mixte dans lesquelles les intérêts publics étaient majoritaires. La Société de l'autoroute Estérel-Côte d'Azur- Alpes (ESCOTA), créée en 1956, fut la première d’entre elles. La Société des autoroutes du sud de la France (ASF), la Société des autoroutes Paris-Rhin- Rhône (SAPRR) et la Société des autoroutes du nord et de l'est de la France (SANEF) ont vu le jour respectivement en 1957, 1961 et 1963. Par la suite, le décret n° 70-398 du 12 mai 1970 a permis à l'Etat de confier cette mission à des personnes privées, conduisant à la création, dans un premier temps, de la Compagnie financière et industrielle des autoroutes (COFIROUTE).

Depuis les années 2000, de nouveaux concessionnaires sont apparus. Ils exploitent un réseau moins étendu et parfois moins rentable que les premières sociétés concessionnaires. Il s’agit des sociétés A’LIENOR1, ALIS2, ARCOUR3, ALICORNE4, ADELAC5, CEVM6, ATLANDES7 et ALBEA8. En parallèle, le capital des sociétés d’économie mixte créées au tournant des années 1960 a été ouvert à des capitaux privés, ce qui a réduit le niveau de la participation de l’Etat. En 2005, le gouvernement de Dominique de Villepin a décidé de céder les participations de l’Etat dans les groupes ASF, APRR et la SANEF. Sept concessionnaires privés exploitent désormais un réseau dense, de 8 216 kilomètres au 1er janvier 2013. Ils représentent 95 % du chiffre d’affaires du secteur et se répartissent entre le groupe VINCI, qui rassemble ASF, ESCOTA et COFIROUTE, le groupe APRR, composé d’APRR et de la Chargée Société des autoroutes Rhône-Alpes (AREA), et le groupe SANEF, incluant SANEF et la Société des autoroutes Paris Normandie (SAPN).

Le paysage autoroutier se compose donc essentiellement de sociétés privées. Seuls deux des dix-neuf concessionnaires que compte le réseau demeurent majoritairement publics, les sociétés « tunnelières » Autoroute et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) et la Société Française du tunnel routier du Fréjus (SFTRF).

La présente proposition de loi prévoit la nationalisation de l’ensemble des sociétés concessionnaires d’autoroutes privées. Ce faisant, elle vise à revenir sur la faute politique majeure commise en 2005, lorsque les sociétés concessionnaires historiques ont été privatisées, alors même que les dividendes qu’elles rapportaient à l’Etat devaient abonder les caisses de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) qui venait tout juste d’être créée. Cette faute grave est la marque d’une grande incohérence et d’une vision de court terme dans la politique des transports.

Le choix de la nationalisation a pour objet d’inscrire la politique des transports dans une vision de long terme en lui assurant un financement pérenne. Il s’agit aussi de mettre un frein à la hausse continue des péages autoroutiers, régulièrement dénoncée par les usagers comme par la Cour des comptes.

Lors de sa réunion du 14 janvier 2014, votre commission a largement partagé le diagnostic réalisé par votre rapporteure, tant en ce qui concerne les modalités de la cession des participations de l’Etat décidée en 2005, que les inquiétudes relatives au financement de l’AFITF ou à la hausse continue des péages. Elle a toutefois exprimé de fortes réserves sur la solution préconisée par la proposition de loi, celle d’une nationalisation de toutes les sociétés concessionnaires d’autoroutes financée par une hausse de l’impôt sur les sociétés. C’est la raison pour laquelle, au terme d’un large débat, votre commission n’a pas adopté cette proposition de loi.

 

 

CRC : groupe « Communiste Républicain et Citoyen » du Sénat 

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 09:25

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Où est la gauche ? L’année 2014 égrène ses premières semaines sous d’inquiétants auspices. De ses vœux télévisés à sa conférence de presse, et lors de son allocution aux forces vives (syndicats et associations), François Hollande martèle son credo libéral, n’en finit pas de prendre congé du socialisme. Le débat qui animait historiquement la gauche depuis un siècle sur les moyens à mettre en œuvre, sur le rythme à imprimer pour répondre aux demandes du monde du travail, objectif sur lequel tout le monde se déclarait d’accord, semble dépassé. Selon le nouveau paradigme de capitulation sociale défendu par l’hôte de l’Élysée, entre la demande de ceux qui n’ont pas grand-chose, et l’offre à consentir pour ceux qui ont plus que tout, le choix est vite fait. En couvrant les grands patrons et les actionnaires de cadeaux – par brassées de baisses de cotisations et d’allégements fiscaux –, on espère qu’en retour les bénéficiaires feront quelques gestes en matière de création d’emploi. C’est la mystification du « socialisme de l’offre » : l’offre existe bien, mais où est le socialisme ? Face à une offensive idéologique visant à imposer le modèle social-libéraltel que l’ont forgé au cours des deux dernières décennies Tony Blair en Grande-Bretagne et Gerhard Schröder en Allemagne, la gauche sera-t-elle en capacité de se ressaisir ? Le débat n’est pas clos au sein du Parti socialiste. Le coming out ou la conversion – on l’appellera comme on voudra – de François Hollande n’y fait pas l’unanimité. Le désarroi de l’électorat de gauche, que traduit la marée basse des sondages de popularité de l’exécutif, est devenu une réalité durable.

Dans un tel contexte, le Front de gauche est placé devant des responsabilités nouvelles.Pendant plusieurs mois, ce Front, rassemblant les forces de la gauche de transformation sociale, qui s’était installé dans le paysage politique depuis sa création en 2008, était nettement moins audible. Il apparaissait, au moins à son sommet, comme une sorte de champ clos de controverses sur les alliances locales pour les élections municipales. Ce climat, déjà passablement désespérant pour des dizaines de milliers de citoyens qui avaient, avec le Front de gauche, découvert ou retrouvé des raisons de militer, serait devenu tout bonnement inacceptable pour le monde du travail à l’heure du pacte de François Hollande. Un pacte d’irresponsabilité applaudi par le Medef et approuvé mezzo voce par plusieurs dirigeants de droite conscients d’avoir remporté une victoire politique. La rencontre entre le PCF et le Parti de gauche, la reprise de contact entre Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, qui ont défilé ensemble au cours d’une manifestation samedi à Marseille, devraient permettre de réenclencher une dynamique d’intervention citoyenne à la veille des élections municipales et européennes, même si tous les désaccords n’ont pas été dissipés.

Mais, plus généralement, et c’est là l’enjeu principal auquel le Front de gauche est confronté, il s’agit pour lui d’empêcher que l’espace politique et idéologique ne soit accaparé et obscurci par le consensus à l’œuvre entre l’exécutif, le Medef et la droite, toutes chapelles confondues, contre toute perspective de changement

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 08:53
CAC 40 : et il faudrait encore les aider !

 

Les grands groupes ont dépensé 43 milliards d’euros en 2013 pour choyer les actionnaires. Et pourtant le gouvernement veut leur octroyer de nouvelles aides, sans conditions, avec le pacte de responsabilité.

Plus besoin de tendre l’oreille pour le savoir : les patrons et leurs relais médiatiques le serinent sur toutes les antennes, la France souffre d’un « problème de compétitivité » lié au « coût du travail ». Le Medef réclame des dizaines de milliards d’euros de baisse des prélèvements obligatoires pour « donner de l’air à l’économie », et le gouvernement obtempère, d’abord avec son crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) et maintenant avec son projet de suppression pure et simple des cotisations famille payées par les entreprises. Le pacte de responsabilité avancé par François Hollande va se traduire, derrière le mirage des « contreparties », par un gigantesque cadeau de 30-35 milliards d’euros aux entreprises, mais c’est une condition sine qua non, nous jurent les experts dominants la main sur le cœur, pour « accrocher le train de la croissance ».

Le problème avec ces ritournelles, c’est qu’elles ne peuvent pas masquer bien longtemps le coût du capital. D’après une étude citée dans les Échos hier matin, les groupes du CAC 40 ont « brûlé » 42,6 milliards d’euros l’année dernière sous la forme de dividendes ou de rachat de leurs propres actions. Un chiffre en hausse de 4 % par rapport à 2012 : 36 milliards d’euros ont été distribués aux actionnaires et 6,6 milliards ont servi à détruire des actions pour renforcer le pouvoir des plus gros d’entre eux.

Sur le podium du CAC 40, d’après le rapport « exclusif » des Échos, on retrouve Total (5,55 milliards d’euros de dividendes et de rachat d’actions), Sanofi (5,31 milliards d’euros) et GDF Suez (3,55 milliards d’euros), suivis par EDF (2,48 milliards), Airbus (2,46 milliards), L’Oréal (2,16 milliards), BNP Paribas (1,86 milliard), Danone (1,65 milliard), LVMH (1,61 milliard) et Axa (1,56 milliard).

Dans les rangs patronaux, les chiffres de cette gigantesque gabegie financière ne suscitent jamais d’émoi. Mais quand on les rapproche des cadeaux que les groupes du CAC 40, vont pouvoir engranger avec le Cice, le crédit impôt recherche (CIR) ou la suppression des cotisations famille, il y a de quoi susciter l’indignation.

Chez Sanofi, pas de problème de trésorerie

Total, champion du CAC 40, et numéro un pour les versements aux actionnaires, passe sans complexe au guichet des aides publiques. Il ne laisse rien, ni le crédit d’impôt recherche, qui lui vaut une enveloppe de 70 millions d’euros, ni le crédit d’impôt compétitivité, qui lui vaudra environ 20 millions. Quant à l’exonération totale des cotisations famille, elle pourrait soulager le mastodonte du pétrole de quelque 70 millions d’euros.

Chez Sanofi, l’un des tout premiers groupes mondiaux du secteur de la pharmacie, on ne souffre pas vraiment de problème de trésorerie ou de taux de marge (bénéfice brut). Le labo a versé 3,6 milliards d’euros à ses actionnaires sous la forme de dividendes, et il a consacré 1,7 milliard d’euros à ses rachats d’actions. Pour autant, Sanofi ne refuse par les aides publiques. Au titre du Cice, le groupe encaissera prochainement 20 millions d’euros, selon une estimation de la direction. Au titre du CIR, il engrange déjà environ 130 millions d’euros. Et Sanofi, comme les autres, bénéficiera de la suppression des cotisations patronales famille. Soit, d’après une estimation, un allégement de plus de 86 millions d’euros. Tout cela n’empêche pas le groupe de refuser la moindre augmentation générale de salaire en 2014, de s’obstiner à mettre en œuvre un plan de restructuration prévoyant la liquidation du centre de recherche de Toulouse et de centaines d’emplois, après avoir tiré un trait sur 4 000 CDI ces cinq dernières années, rappelle Thierry Bodin, coordinateur des syndicats CGT.

Du côté de GDF Suez, à l’époque de la mise en place du Cice par le gouvernement, Gérard Mestrallet, le PDG du groupe, avait évalué son montant dans sa boîte à 120 millions d’euros. Sur la base du poids des effectifs de la multinationale en France, on peut par ailleurs estimer à 175 millions d’euros le bénéfice que GDF Suez peut attendre de l’exonération totale des cotisations famille… « Nous n’avons pas encore les montants pour les dividendes et les rachats d’actions pour l’année dernière mais, en 2012, ils étaient plutôt autour des 5,1 milliards d’euros, explique Éric Buttazoni, délégué central CGT. Après, ce qui est sûr, c’est que, nous, on n’a vraiment pas besoin des patates du gouvernement, on attend plutôt d’eux qu’ils contrôlent et orientent les investissements pour un pôle public… »

Les dividendes explosent  Selon une étude publiée l’année dernière, les dividendes distribués par les plus grandes entreprises françaises ont été multipliés par sept dans les vingt dernières années. Comble de cynisme et d’ironie, c’est en 2007-2008, au début de la crise, que le record des dividendes a été battu avec 58 milliards d’euros distribués, contre 43 milliards en 2013. Sur la même période, les salariés n’ont pas vu leur salaire progresser dans les mêmes proportions…

Yves Housson et Thomas Lemahieu

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 07:20

78% des Français approuvent la révision de la loi éliminant la notion "de situation de détresse" pour justifier l'accès à l'avortement dans le cadre de la loi Veil. 45% des catholiques pratiquant seraient également favorables à cet amendement, selon un sondage BVA-i Télé réalisé cette semaine. 

Pourtant, certains députés UMP ont à l'inverse déposé un amendement visant à dérembourser totalement l'IVG (par la sécurité sociale), amendement Jean-Philippe Poison (non pardons Poisson: l'homme est sourcilleux sur le respect de la vie... mais moins sur celui de l'auto-déremination des femmes) qui a reçu 7 votes favorables seulement, tous UMP, à l'exception de Jacques Bompard, et 4 abstentions. Jacques Bompard, le maire d'extrême-droite d'Orange, s'est illustré par la radicalité de son propos, voulant dit-il "montrer la réalité des foetus déchirés": "220000 enfants sont supprimés chaque année"... Marion Maréchal-Le Pen a également plaidé évidemment contre l'abandon de la référence à la situation de détresse. Comme François Fillon qui a qualifié l'article 5 C du projet de loi sur l'égalité hommes-femmes de "faute morale et politique" quand le très cabotin Jean-Louis Borloo craignait lui qu'"on ouvre la boîte de Pandore".

Le député UMP Nicolas Dhuicq a lui osé l'insulte suprême à la souffrance des jeunes filles qui se voient contraintes d'avorter, tout à son racisme anti-jeunes et à sa vision pétainiste de la société : "Je pense à l'ensemble de ces adolescentes qui ont déjà subi quatre ou cinq interruptions volontaires de grossesse"...  

A l'inverse, Marie-George Buffet a rappelé l'évidence: "La décision pour une femme d'avorter est une décision lourde, et le chemin qu'elle doit ensuite emprunter est parfois difficile (...). Tout cela ne va pas être effacé par l'amendement. Celui-ci dit juste que la femme décide, que la femme fait ce qu'elle veut". 

Najat Vallaud-Belkacem, une bonne ministre de l'égalité homme-femme à qui l'on doit aussi la pénalisation du client de la prostitution, ce rapport de domination fondé le plus souvent sur la contrainte et la misère, a elle conclu: "En mettant fin à cette notion (de détresse) nous préservons les femmes d'une régression", en citant l'Espagne où le gouvernement de droite s'apprête à un recul historique sur le droit à l'IVG. Un exemple pour certains à droite.  

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:52

- A l'hôpital de Morlaix, les contractuels se voient privés de leurs heures sup à la journée (36 mn): ils perdent ainsi 16 jours de RTT. Un nouveau motif de conflit avec la direction?

- A la Dapo (fournitures pour La Poste), cela devient une triste habitude, on supprime encore 5 postes.

- A Morlaix Communauté, au service environnement/ordures ménagères, comme nous l'avions prévenu et dénoncé cet automne avec les salariés, les nouvelles bennes enterrées (1 pour 60 habitations) vont conduire à la suppression de 5 ou 6 postes.

- A Tilly Guerlesquin, on travaille un jour par semaine et l'avenir s'écrit en pointillé...    

- La CFDT a révélé à l'issue du comité central d'entreprise que le repreneur potentiel des salaisons Jean Caby estimait qu'il y avait 150 salariés en trop dans l'entreprise... Après les 80 emplois supprimés en octobre 2013, ce seraient donc 150 nouveaux emplois, principalement des CDI, qui seraient à nouveau détruits sur le site de Lampaul-Guimiliau dans une région déjà sinistrée par la fermeture de GAD. 

Point commun de toutes ces annonces: elles illustrent combien le libéralisme économique et la dictature de la rentabilité financière sont préjudicables à l'emploi et à l'humain.  


 

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:51
Fusions à gogo pour Lebranchu

 

La ministre de la Réforme de l’État veut accélérer, après les élections territoriales de 2015, la centralisation des collectivités locales, selon les vœux de François Hollande.

«Il y aura des fusions de communes, d’intercommunalités, de départements et de régions», a affirmé Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, mardi soir, sur Public Sénat. Et, comme pour en rajouter sur l’ampleur du big bang de nos institutions territoriales qu’elle prépare et pour répondre aux vœux de François Hollande qui évoquait, samedi, à Tulle (Corrèze), le «mille-feuille», comme Sarkozy en 2009, la ministre ajoute vouloir, par exemple, «beaucoup moins de départements qu’aujourd’hui».

Après le vote de la loi sur la création des métropoles en décembre 2013, c’est donc d’une réorganisation de grande ampleur qu’il s’agit. Au même titre que celles réalisées dans d’autres pays européens pour diminuer le nombre de collectivités territoriales. Par exemple, moins 41 % de communes en Allemagne aujourd’hui par rapport à 1950, moins 75 % en Belgique, moins 79 % au Royaume-Uni… Et partout, le même argument : faire des économies, rationaliser…

Seulement, explique Cécile Cukierman, sénatrice PCF de la Loire, « cette réduction de la dépense publique, qui va se traduire par des diminutions des dotations aux collectivités territoriales, conduira à une diminution de fait des services publics de proximité ». Par ailleurs, ajoute-t-elle, « cette recentralisation à marche forcée va immanquablement éloigner les citoyens des pouvoirs de décision » et donc « faire reculer la démocratie locale » qui est une des originalités de notre pays.

Visiblement, le gouvernement français ne prend pas seulement exemple sur l’Europe libérale pour sa politique économique. C’est aussi le cas pour l’organisation des territoires. Pour Cécile Cukierman, « il est urgent », alors que le gouvernement va, au printemps, déposer son deuxième texte de loi sur la soi-disant décentralisation, après celui sur les métropoles, « que les élus des différentes collectivités territoriales se mobilisent pour dire leurs refus de cette vision centralisatrice de l’organisation de nos territoires ».

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:36

Le Front de Gauche a rencontré samedi 18 juillet dans l'après-midi des représentants de l'association de défense des intérêts des habitants de Troudousten et Coatserho opposée au projet immobilier porté par la municipalité à l'emplacement de l'ancienne école de Troudousten.

L'entrevue a duré 1h30 environ. Pour le Front de Gauche, c'était Pierre Le Steun, Alain David, Ismaël Dupont, Yves Abramovicz, Michèle Abramovicz, Françoise Kéruzoré qui représentaient la liste « Un bien vivre partagé à Morlaix ». L'association de défense des intérêts des habitants de Troudousten était représentée par trois personnes.

 

Voici les enseignements que nous tirons de cette rencontre et de notre propre réflexion collective:

 

  • Le projet immobilier de Troudousten qui prévoit aujourd'hui l'installation de 44 logements à la place de l'ancienne école qui serait détruite est clairement sur-dimensionné et n'a été précédé d'aucune étude urbanistique sur l'impact global qu'il aura sur le quartier et les aménagements à prévoir. Ce projet ne contient aucun plan de circulation afférent. Or, c'est un quartier où la circulation est déjà difficile avec des rues étroites qui se croisent à la perpendiculaire et où le stationnement est déjà malaisé. C'est un projet de construction plus qu'un projet d'urbanisme: il y a eu aucune étude préalable sur ce qui se passe dans le quartier (circulation, dynamique démographique et besoins des habitants, desserte transport public).

  • Ce quartier de Troudousten a beaucoup perdu en vitalité avec la disparition de l'école, décidée par la mairie socialiste dans les années 2000, contre la volonté des élus communistes (une école qui avait 120 élèves en primaire, 60 en maternelle, qui accueillait beaucoup d'enfants de la Vierge Noire et garantissait une mixité sociale comme l'animation du quartier). De nombreuses maisons sont à vendre et ne trouvent pas d'acquéreur. Ce qui manque essentiellement à ce quartier, c'est la présence de commerces de proximité. Or, est-ce raisonnable de construire de l'habitat collectif neuf hors proximité avec les commerces du centre-ville ou des quartiers et zones périphériques sachant que les jeunes couples préfèrent les maisons individuelles et que les personnes âgées ont besoin de logements proches des commerces et si possible de plain-pied? Les membres de l'association se sont positionnés clairement dans une préférence pour l'habitat individuel (quelques petites maisons) qui peut s'entendre au regard de l'aspect du quartier.

  • La saturation liée à la circulation automobile trop dense dans le quartier de Troudoustenqui n'est pas vraiment prévu pour l'absorber, comme l'absence de commerce de proximité et d'espaces de vie sociale, peut continuer à dévaloriser le quartier, à l'inverse de l'effet ouvertement recherché. Il y a un vrai problème de manque de dynamisme démographique et même de perte d'habitants à Morlaix, problème qui se répercute sur la pression fiscale et les capacités d'investissement de la ville. Le manque d'adéquation du logement disponible à la demande, même si le nombre de logements vides est important, est une des données du problème, avec le poids de la pression fiscale, la concurrence des communes périphériques et le manque d'emploi sur Morlaix. Mais un tel projet ne nous paraît pas vraiment de nature a aller dans le bon sens pour résoudre ces problèmes d'attractivité de l'offre de logement.

  • En réalité, il s'agit d'une opération purement financière de la ville qui récupèrerait 230 000 € en vendant une école historique dont elle voulait se débarrasser pour ne plus en assumer les frais et parce qu'elle ne voulait pas lui trouver d'emploi. La cession des terrains à la société Aiguillon construction s'est faite à un prix modique et la ville de Morlaix a laissé tout loisir à ce promoteur immobilier de concevoir le projet de construction de manière à ce qu'il soit le plus rentable possible, et pour cela il fallait qu'un maximum de logements soit construit et qu'on ne se contente pas de faire des pavillons (qui ont davantage la préférence de la population) mais de l'habitat collectif (alors que de nombreux appartements sont vides à la Vierge Noire, à Kerfraval, à La Boissière, sans parler du centre-ville, où c'est la catastrophe...).

  • On peut imaginer que les propriétaires qui vont acheter ces logements y verront également surtout un intérêt financier de défiscalisation et il n'est pas certain du tout que tous ces logements trouvent preneurs à la location sur la durée. En présentant les choses un peu brutalement, on pourrait dire que ces logements s'apparentent à des produits fiscaux pour des propriétaires-bailleurs. Plutôt que de rester prisonniers d'une logique financière à courte vue, il aurait fallu protéger les habitants résidant déjà dans le quartier et les futurs occupants des logements construits à l'emplacement de l'école d'une surdensification de population résidente et passante dans cette partie de Troudousten enclavée par des ruelles et rues étroites.

  • Le fait que dans l'actuel projet de construction, une voie traverse les logements, une voie potentiellement empruntable par tous les habitants du quartier pour relier la rue Jean de Trigon et la rue du Maréchal Foch est un danger pour les futurs habitants, particulièrement les enfants. Il aurait fallu prévoir un cheminement piéton entre deux impasses pour prévoir la liaison de ces logements à partir des deux rues et empêcher que cela devienne un lieu de passage.

  • Ce complexe de logements n'est pas auto-suffisant en places de parking. Les parkings prévus à côté de ces logements sont insuffisants. Cela veut dire que les locataires et propriétaires de ces logements vont garer leurs voitures dans des rues déjà saturées et souvent sans trottoirs et sur les emplacements (12 au lieu de 16 initialement prévus) destinés à la maison de quartier de Troudousten.

  • Les 3 parcelles où se trouve cette salle commune (265 – 266 - 421) , dont la majorité municipale a garanti qu'elle serait conservée et resterait dans le domaine public, seront néanmoins vendus à Aiguillon Construction. Quelles garanties que la maison de quartier à caractère inter-générationnel qui anime le quartier soit conservée sur la durée même si pour l'instant il n'est pas question de la céder ou de la détruire (elle reste communale)? Le projet immobilier supprime déjà des espaces verts où avaient lieu toutes les fêtes de quartiers (circuit d'eau des bateaux pop-pop, montage de tentes de restauration, jeux...). Ce point doit inspirer une vigilance toute particulière: un quartier sans espace de vie collectif est un quartier dortoir qui vit moins bien.

  • L'espace herbé de 180 m2 qui a été rajouté dans la deuxième ou troisième version du projet est d'importance ridicule, appartiendra à Aiguillon Construction et il n'y a pas de garantie que les habitants du quartier pourront y jouer et y circuler. Demain, l'espace pourra tout à fait être grillagé et inaccessible pour les riverains si on en décide ainsi.

  • Le plus grave dans cette affaire est la manière dont Agnès Le Brun et son équipe ont baladé les habitants du quartier. Un premier projet architectural présenté si évidemment mauvais qu'on était sûr qu'on présenterait un second projet en faisant croire qu'on avait tenu compte des remarques critiques des riverains. Une présence à la première réunion de quartier convoquée sur le sujet où Agnès Le Brun et Bernard Guilcher s'étaient engagés à tenir les habitants régulièrement au courant de l'état d'avancement du dossier et à tenir compte de leurs interrogations et remarques, puis plus rien... Aucune information, aucune discussion, aucune participation. Une communication manipulatrice dans la presse et le « Morlaix Mag' » faisant passer ce projet de construction pour un projet social et les riverains, soit comme des gens convaincus par les évolutions positives du projet, soit comme des opposants irréductibles attachés à leurs seuls intérêts particuliers … alors qu'il est bien question d'intérêt général du quartier et de Morlaix. Un avancement du projet sans aucune transparence ni co-élaboration avec les habitants, avec souvent des informations erronées qui ont été transmises, en contradiction avec les plans d'Aiguillon Construction. Cet aspect là est sans doute le plus grave car il traduit un autoritarisme réel, un manque de considération des exigences démocratiques les plus élémentaires.

  • Et maintenant? Le conseil municipal a voté la vente des parcelles à Aiguillon Construction le 19 décembre et l'association a déposé un recours de contestation contre le permis de construire qui court jusqu'au 17 février. Au nom du principe de continuité des engagements pris, si l'acte de vente est signé avant les municipales, il sera difficile de revenir sur la vente à Aiguillon Construction. Pour l'instant, le dossier est à l'étude et, compte tenu de sa complexité, l'acte de vente pourrait mettre du temps à être signé. 

    Si la vente n'a pas lieu avant les municipales et que nous arrivons aux affaires, la Mairie pourra chercher à négocier une modification du projet de construction, une baisse du nombre de logements prévus, quitte à rétrocéder une partie de la somme accordée par Aiguillon Construction pour la vente des parcelles. Ce sera compliqué, nous ne nous en cachons pas. De toute façon, le problème de l'aménagement de ce quartier au niveau plan de circulation, commerce de proximité, desserte par rapport aux transports en commun, se posera, et notre équipe municipale s'y attèlera en prenant le temps de la concertation avec les habitants pour qu'ils puissent exprimer leurs besoins et ce qui dysfonctionne actuellement.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 06:47

Communiqué  remis à la presse le 22 janvier 2014

13 millions d'€ sont en jeu ... et que cherche t-on à construire avec le citoyen-usager dans ce projet? 

Le Front de Gauche du Pays de Morlaix alerte tous les habitants des 28 communes de Morlaix-Communauté sur les incohérences et les zones d'ombre du projet de Pôle d'Echange Multimodal (PEM) autour de la gare SNCF.

Il ne nous semble pas admissible qu'un Conseil Communautaire en fin de mandat puisse décider d'aménagements importants et durables sans débat public approfondi.

N'est-ce pas plutôt à la campagne des élections municipales de mars prochain de permettre le choix éclairé des citoyens ?

Comment se fait-il qu'un projet de pôle d'échange multimodal ne propose ni un vrai réseau de transport public périurbain, depuis les communes environnantes, ni une liaison mécanique rapide et à haute fréquence entre le centre-ville et la gare ?

N'est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs ?

Pourquoi la rénovation de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff est-elle absente du projet, alors que plus de 40 000 personnes habitent à proximité de cette ligne ?

Pourquoi le projet n'ose-t-il pas dire que les parkings TER et TGV seront payants ? A quel prix ? Et au profit de qui ?

Les auteurs du projet et la majorité des élus de Morlaix-Communauté ont-ils seulement réalisé qu'en l'absence de vrais services de transports publics, pour tous les habitants du centre-ville, du plateau nord-est, mais aussi de PLOURIN, PLOUGONVEN, et de la plupart des communes situées au sud et à l'est de Morlaixl'emplacement prévu pour ces parkings, au nord de la gare, obligera à un impossible parcours du combattant passant par le PONT BELLEC ?

Si l'on envisage une augmentation du trafic TGV et TER, pourquoi les bâtiments de la gare restent-ils si petits, et pourquoi les quais et les cheminements piétons ne sont-ils pas à l'abri de la pluie ?

Le franchissement des voies et l'accès aux quais par une passerelle ne nous semblent pas évidents. Il conviendrait d'examiner sérieusement la possibilité de prolonger le passage souterrain actuel : cela ferait deux fois moins de marches (24 ou 25, au lieu d'une cinquantaine) à monter et à descendre.

Il conviendrait aussi de prévoir, le long des marches, un tapis roulant pour les valises, ou, au minimum, un plan incliné, comme à Guingamp par exemple.

Le Front de Gauche appelle les 65 000 habitants de Morlaix-Communauté à questionner les élus municipaux et communautaires actuels, puis surtout à participer à l'enquête publique à venir, et bien sûr aux réunions-débats que nous organiserons sur ce sujet dans la perspective des municipales.

Hervé Penven, Plourin lès Morlaix, animateur du groupe de travail du Front de

Gauche sur les transports et déplacements, 20 janvier 2014.

 

front de Gauche Morlaix

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 06:33
Communiqué du Front de Gauche

 

 23 janvier 2014

 

"Baisse de subvention drastique à Trock'son: non au fait du prince!" 
 

La MJC avait déjà alerté fin décembre sur les risques d'une rupture de conventionnement avec Morlaix-Communauté mettant en péril un poste d'animateur qualifié de Trock'son pour tout Morlaix Communauté. Nous sommes consternés d'apprendre que l'exécutif de Morlaix-Communauté a validé la baisse drastique de subvention à Trock'son, celle-ci passant de 20 000 à 6000€.
Va t-on ainsi supprimer un emploi essentiel pour permettre à des jeunes musiciens et chanteurs du pays de Morlaix encore peu connus de créer pour devenir ensuite les ambassadeurs de la scène musicale de la région morlaisienne?    
 
Nous ne pouvons accepter que Morlaix-Communauté délaisse le soutien à la pratique artistique amateur, à la création contemporaine et au spectacle vivant, en se désengageant d'une structure qui profite à l'ensemble du pays de Morlaix. 
 
L'ambition de développement de la culture, moyen de partage, de compréhension et de réalisation individuelle, est au centre de notre projet de société. La culture doit être soutenue dans toutes ses dimensions : diffusion, création, apprentissage, artistique, scientifique, bretonne... en favorisant l'accès à tous.
Une nouvelle fois, avec la direction de Morlaix-Communauté, c'est l'arbitraire, le fait du prince et l'absence de réflexion globale qui dominent. 
Les règles du jeu en matière de choix des subventions dans le domaine culturel comme dans d'autres manquent complètement de transparence et de définition concertée et collective. 
Le copinage, les tocades de nos édiles font loi, leurs susceptibilités aussi, ce qui nous a valu le départ du Festival des Arts dans la Rue il y a cinq ans, Festival remplacé par trois manifestations aussi coûteuses et avec une qualité et un rayonnement bien moindres.  
Il est temps que de nouveaux élus qui soient au service des citoyens plus que de leurs egos changent les choses à Morlaix Communauté. 
C'est ce à quoi le Front de Gauche va s'employer pendant les municipales de mars 2014.
Un poing c'est tout FDG Morlaix
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