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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:39
L'Association France Palestine Solidarité reçoit à Brest le 26 septembre Salah Hamouri.
Ce jeune homme, étudiant franco-palestinien, vient de passer sept longues années dans les prisons israéliennes, condamné par un tribunal militaire pour de supposées intentions hostiles à l'encontre d'un rabbin d'extrême-droite. AUCUNE preuve n'a jamais été produite, malgré tous les efforts des militaires israéliens.
Les associations de défense des droits des Palestiniens, le PCF et le journal l'Humanité n'ont cessé d'alerter sur cette injustice et de réclamer sa libération quand la plupart des médias ne s'intéressait qu'à Gilad Shalit, le soldat retenu prisonnier et otage par le Hamas dans la bande de Gaza.  
Salah-Hamouri.jpg
 
Enfin libéré en décembre dernier, Salah Hamouri, à l'invitation de l'AFPS, fait une tournée en France, afin de témoigner.
Il sera dans la salle des conférences de la mairie de Brest le mercredi 26 septembre pour une soirée d'une grande importance politique et humaine, débutant à 18h pour la projection de films, de la restauration et se poursuivant à 20h par une conférence. Il s'agit de droits humains et de droit international, valeurs que nous défendons ensemble.



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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 17:40

Le secrétaire fédéral du PS 29 est prêt, annonce la presse du jour, à rempiler pour un nouveau mandat. C'est son droit le plus strict: nous lui souhaitons d'être utile et de savoir relayer et écouter les aspirations du peuple de gauche, dont cette lettre de notre très cher camarade Jean Dréan est témoin:

 

Monsieur Coatanéa,

Secrétaire national PS

Responsable PS Finistère.

J'ai adhéré à la CGT en 1953. En pleine grève d'août, les cheminots défendaient déjà le service public. Leur statut. En particulier leur système de protection sociale. Dans la foulée, j'ai adhéré au PCF. Ces deux engagements m'ont valu nombre de satisfactions mais aussi quelques déboires. Le plus significatif: un livret militaire signé Mitterrand garde des sceaux et Max Le Jeune ministre des Armées. J'avais fait le choix, à l'époque, de la "Paix en Algérie".

Quelques mises à pied à la SNCF, des retards à l'avancement ont émaillé mes 40 ans de serviceLa plus incongrue: rayé arbitrairement de l'ordre de la médaille d'or du travail pour faits de grève.

Aujourd'hui, à 80 ans, je ne peux que me rejouir de la victoire de la gauche. Là aussi sincèrement.

Le parti socialiste détient aujourd'hui absolument tous les leviers de tous les pouvoirs. Sauf celui du grand capital. La montée au créneau de la famille Peugeot pour rejeter un autre choix de société en est l'illustration.

Une actualité à risques.

Pour les faire capituler, vous avez plus que jamais besoin de l'appui de toutes les forces de gauche. Egalement du mouvement social. Il commence à s'agiter. Ne le décevez pas. Il faut répondre à ses attentes.

En Bretagne, dans le Finistère, le PS fait une poussée remarquée, remarquable. Plusieurs de ses membres ont accédé à des postes de grande responsabilité. Ministres du pays. Vous avez donc les moyens, tous les moyens pour faire lever les vents de l'espoir, de la confiance. Vous même accédez à un poste décisif et d'influence: secrétaire national en charge des questions de société: immense chantier.

Incidemment, je me suis porté sur la chaîne Public Sénat qui tenait débat sur la mémoire ouvrière. Avec une insistance particulière sur la contribution à un monde issu de la Résistance. Avec une conclusion surprenante mais heureuse du présentateur: un monde qui savait se faire respecter. Il y aurait énormément de leçon à tirer de ce passé: donc félicitations d'un très modeste acteur de ce passé. 

Donc questions de société. Vous n'êtes pas sans avoir été informé de mes préoccupations obsessionnelles: la civilisation de la personne âgée en Finistère. La presse n'a pas été avare de multiples alertes en maintes occasions. Les personnels en charge ont sombré un sombre tableau de leur vécu. Mesurez-vous même la plus significative: "on a peur que la souffrance humaine s'envenime des deux côtés ... et que les personnels en viennent à des extrêmités dramatiques...

Vous ne pouvez plus prétendre à la panne de la dépendance. Vous avez tous les pouvoirs pour mettre en chantier "des solutions pour une réforme juste et responsable". Soumettez sans attendre le projet de loi cadre "sur l'adaptation de la société au vieillissement de la population" suggéré par Mme Lebranchu ministre dans sa profession de foi. En première étape et dans l'urgence pour redonner courage et espoir à une large majorité des finistériens. 

Apportez un démenti aux propos du préfet à Lanmeur: "des choix douloureux à faire"... 

Abrogez la décision administrative amputant GIR 4 de 26h à 18h. 

Redonnez de la confiance, de l'espoir aux vieux qui se sentent abandonnés. Redonnez de l'espoir, de la confiance à tous les personnels en charge du bien-être des vieux. 

Revenez aux fondamentaux du CNR: le Social à la française. L'humain d'abord. 

Félicitations sincères. Bon courage. 

Bien à vous. 

Jean Dréan.      

  

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 17:13

Ce matin, avec une douzaine de militants du PCF et du Front de Gauche, nous avons pu rencontrer des centaines d'habitants de la région de Morlaix pour leur expliquer la nocivité du Pacte Budgétaire européen et la nécessité démocratique d'organiser un référendum avant sa ratification.

 

En trois matinées de signatures de pétitions sur le marché de Morlaix, nous avons recueilli plus de 200 engagements pour la pétition de l'Humanité exigeant un référendum sur le TSCG.

 

Nous ne nous arrêterons pas là... 

 

Le lundi 17 septembre est prévue (salle Gallouedec à Saint Martin des Champs, 20h) une réunion publique d'information et de débat sur le pacte budgétaire et ses conséquences avec la participation attendue du Front de Gauche, d'Attac, de la FSU, et de EELV. D'autres syndicats et associations et partis politiques contactés pourraient encore, après consultation interne, décider de se joindre à cette réunion-débat pour alerter les citoyens. 

 

Pour la manif unitaire du dimanche 30 septembre à Paris décidée à l'initiative du Front de Gauche notamment, deux cars devraient partir du Finistère, et l'un d'entre eux devrait passer à Morlaix. 

Les personnes intéressées par ce déplacement qui veulent réserver une place dans le car peuvent prendre contact à l'adresse mel ci-jointe: frontdegauchemorlaix@gmail.com

 

Il est probable que nous organiserons aussi des actions unitaires sur Morlaix même, en dehors des opérations de signature de pétitions et de tractage contre le pacte budgétaire et l'austérité sur les marchés de la région. 

 

Une demande de rencontre avec Gwenegan Bui et Jean-Luc Fichet sera faite par la section PCF de Morlaix pour qu'ils ne ratifient pas ce texte.  

 

La campagne doit encore prendre de l'ampleur pour montrer aux socialistes, à la droite, aux centristes et aux quelques parlementaires écologistes qui s'apprêtent à voter le texte en bons soldats du néo-libéralisme et du capitalisme financier, que les Français prennent conscience des potions amères qu'on leur prépare et sauront se souvenir, du moins l'espère t-on, des choix à l'origine de la formidable régression démocratique et sociale que nous prépare le TSCG, un déni de démocratie de plus après la ratification du Traité de Lisbonne suite au Non français de 2005 adressé au TCE.

 

Nous ne lâcherons rien!

 

Ce sont les acquis démocratiques et sociaux de la Révolution Française, de la Résistance, de mai 68 et de tant de luttes politiques et ouvrières qui sont aujourd'hui en passe d'être enterrés par des "élites" qui ne pensent qu'à fortifier un système oligarchique et capitaliste qui craque de partout.   

 

Rien ne sera sauvé néanmoins si les citoyens restent résignés ou distants vis à vis de la vie publique. On les comprend. Ils sont accablés par les difficultés matérielles du quotidien, inquiets, désorientés, désinformés. Mais l'intelligence de l'homme du commun doit se reveiller pour faire pièce au cynisme et à la lâcheté de nos dirigeants. 

  

Prenez le pouvoir! Révoltez-vous!  

 

Pour votre information, voici l'appel à la mobilisation contre le TSCG qu'ont signé plusieurs organisations qui pousseront à manifester le 30 septembre.    

 

 

Appel à mobilisation unitaire contre le Pacte budgétaire

 La ratification du Pacte budgétaire par la France début octobre serait un évènement grave. Elle imposerait durablement une politique d'austérité.

 Nous, organisations associatives, syndicales et politiques, avons décidé de mener ensemble une vaste campagne d'éducation populaire et de mobilisation citoyenne, avec en particulier une grande manifestation unitaire le 30 septembre à Paris  

L'intervention des citoyens dans le débat démocratique doit convaincre les parlementaires particulièrement celles et ceux qui ont été élus sur la promesse d'une renégociation de ce Pacte budgétaire de refuser sa ratification et de permettre ainsi la réouverture du débat en Europe.

L'appel ci-joint est ouvert en permanence à la signature de toutes les organisations qui souhaitent contribuer à ces objectifs.

Premiers signataires de l'appel :
Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de Gauche (Fase, C&A, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, PCF, PCOF, Parti de Gauche, République & Socialisme), Marches Européennes, NPA, Résistance Sociale, Solidaires, Sud, BPCE.

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 06:47

 

Morlaix, le 06.09.2012

Lettre ouverte à Gwenegan Bui et Jean-Luc Fichet

Sur le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG)

 

NE BAFOUEZ PAS LA SOUVERAINETE DU PEUPLE FRANCAIS

 

Monsieur le Député, Monsieur le Sénateur,

 

Au mois d’octobre vous allez être appelés à vous prononcer sur la ratification du Traité pour la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG)

 

On se souvient que, lors de la campagne présidentielle, le candidat François Hollande avait promis de conditionner la ratification de ce traité à une renégociation aboutissant à de sérieuses modifications. Il a donc été élu aussi sur la base de cette promesse comme tous les députés de sa majorité.

 

Or le traité soumis à votre vote n’a subi aucune modification. C’est, au mot et à la virgule prés, exactement le même concocté par Merkel et Sarkozy. Qu’il ait été, dans les discussions, accompagné d’un pacte de croissance non pérenne et non imposable ne change rien à l’affaire. Les 120 milliards d’euros dont ce pacte est « doté » sont d’ailleurs pour plus de la moitié le fait de redéploiements de crédits déjà prévus. Ce qui fait dire à la droite qu’il « était déjà dans les tuyaux pour l’essentiel ».

 

Au-delà de l’habillage par les formules administratives qui conviennent son objectif est clair : «  une institution non élue, la Commission Européenne, va contrôler à priori le budget des états pour imposer l’austérité partout. Avec des sanctions automatiques pour les gouvernements et les parlements qui ne se soumettraient pas à ses diktats. En faisant appel, si besoin est, à la justice pour les ramener dans le droit chemin (seule une majorité qualifiée de 2/3 des états pouvant s’opposer à ces sanctions).

 

Vous comprendrez aisément que l’instauration de l’austérité sur tout le continent (une véritable camisole de force) aurait des conséquences catastrophiques sur l’économie européenne et sur la vie de ses peuples. On en voit d’ailleurs les résultats en Grèce et en Espagne pour ne citer que ces exemples.

 

Il est évident que, dans une démocratie, un tel choix ne peut se faire sans l’accord du peuple. C’est d’ailleurs ce que Jean-Marc Ayrault, alors président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, déclarait en 2008 dans une motion où il présentait comme « une exigence démocratique » l’organisation d’un référendum sur le traité de Lisbonne.

 

On sait que Sarkozy, échaudé par la victoire du NON au traité constitutionnel européen de 2005, n’y consentit pas privant ainsi le peuple du droit à la parole et commettant un vrai déni de démocratie. Mais cela ne fut possible que grâce à l’abstention ou au vote positif d’un certain nombre de parlementaires de votre sensibilité politique.

 

Le TSCG va encore plus loin dans la soumission aux intérêts du capitalisme financier. Il instaure définitivement une véritable mise sous tutelle des états et des peuples. En enlevant aux gouvernements et aux parlements la maîtrise de leurs budgets ce traité jette à bas ce qui, depuis la révolution française et la déclaration des droits de l’homme, constitue un des fondements de la démocratie dans notre pays. Dans ces conditions le peuple ne peut pas se voir priver de la possibilité de s’exprimer. C’est d’ailleurs ce que réclament, dans un sondage récent, 72 % de la population dont 66 % des électeurs de votre sensibilité politique.

 

Dans la vie politique il y a des moments où le respect des valeurs fondamentales doit prévaloir sur tout le reste y compris les demandes du Président de la République et du gouvernement ou les injonctions des présidents de groupe. Vous détenez votre légitimité de l’élection et donc de la souveraineté populaire, ne permettez pas qu’elle soit à nouveau bafouée. Les Français ont le droit de savoir, de débattre et de décider.

 

L’avenir de l’Europe, son développement économique, le bonheur de ses peuples exigent une toute autre politique que celle qui montre partout sa nocivité. Partout les économistes de plus en plus nombreux, les peuples qui n’en peuvent plus, les forces politiques et syndicales, associatives, culturelles… se rassemblent pour dire « ça suffit, il faut changer de cap »

 

Les peuples d’Europe nous observent. Ils attendent de la France, parce qu’il y a eu un changement de majorité, qu’elle cesse de promouvoir cette politique qui mène le continent dans le mur. La seule façon d’enclencher ce mouvement c’est qu’une majorité vote clairement non à ce traité et qu’elle initie une réflexion avec les gouvernements et les peuples pour avancer vers une toute autre conception de l’Europe.

 

C’est ce vote de résistance et d’avenir que je vous demande d’exprimer.

Le changement est un combat. Chacun peut y prendre sa place.

 

Recevez , Monsieur le Député , Monsieur le Sénateur , mes salutations

démocratiques.

 

Alain DAVID

Ancien maire-adjoint de Morlaix

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:49

 

 

Quelques révisions, avec un prof du Front de Gauche belge à la baguette, avant la manifestation du 30 septembre 2012 à Paris visant à faire échec à la ratification du TSCG, une arme de guerre contre la démocratie et pour poursuivre le démantèlement de l'Etat social en Europe au profit des rapaces de la finance.   

 

Un petit bonus: "le TSCG en 4 minutes" ( une autre vidéo du Front de Gauche).

 

 

 

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:48

Le 1 er août 2012, le tribunal de commerce de Quimper a décidé d’autoriser la mise en

liquidation du « pôle frais » du Groupe volailler Doux, ainsi que le maintien de la période

d’observation jusqu’au 9 octobre pour les autres sociétés du Groupe.

Rien de justifie la liquidation du « pôle frais ».Celui-ci est fortement imbriqué dans les autres

activités. Il ne suffit pas d’affirmer qu’il n’est pas rentable, il faut le démontrer. Comment peut-on affirmer que le « pôle frais n’a pas d’avenir alors que la France importe 40% des volailles qu’elle consomme ? C’est aberrant.

Rien ne justifie que le Procureur de la République, représentant de l’intérêt général, n’ait pas

fait appel de la décision du tribunal de commerce du 1 er août décidant cette liquidation. Cet Appel suspensif, contrairement à celui des représentants du personnel, aurait gelé le saccage de l’outil de production et permis la recherche une solution de reprise globale.

L’urgence aujourd’hui c’est d’obtenir de repousser la date envisagée pour l’arrêt de l’activité

du « pôle frais » et laisser une chance à la filière avicole et à ses salariés, laisser une chance à unesolution industrielle de reprise globale.

 

Les communistes ne laisseront pas casser l’industrie agro-alimentaire bretonne. Ils seront présents massivement devant le tribunal de commerce de Quimper mercredi 5 septembre 2012 -13 heures avec les salariés de Doux, les éleveurs et la population concernés.

 

Signé:  

La section PCF du Pays de Morlaix –Daniel RAVASIO

La Section PCF du Pays Fouesnantais-Denise BLANCHE

La Section PCF du Pays bigouden-Robert Le CLOAREC

La Section PCF de Rosporden-Annick LERAT-LAZARO

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:04
Communiqué: Non au scandale démocratique de l'adoption du Traité Budgétaire européen!
  
Le Front de Gauche du pays de Morlaix condamne la procédure de ratification expéditive au Parlement d'ici octobre du pacte budgétaire européen et appelle à un référendum sur ce nouveau traité européen aux enjeux immenses. Nous rejetons ce traité parce qu'il remet profondément en cause les conquêtes sociales et le respect démocratique de la volonté populaire.
Ce TSCG (Traité sur la Stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'UE) conçu par Merkel et Sarkozy impose un contrôle permanent des comptes nationaux par des instances européennes non élues et un retour à marche forcée à l'équilibre budgétaire de l'Etat sous peine de sanctions financières lourdes et automatiques et d'une mise sous tutelle budgétaire. L'obligation d'arriver à un déficit annuel de 3% du PIB en 2013 et de 0,5% ensuite va conduire à une politique d'hyper-austérité (environ 90 milliards d'euros d'économies à réaliser d'ici 2017, ou d'impôts supplémentaires à faire rentrer). Celle-ci se traduira par davantage de souffrances sociales encore, en pleine période de montée du chômage et de la précarité.
Ce traité européen bafoue la souveraineté populaire, dans son contenu et sa méthode d'adoption. Le PS peut-il encore se dire républicain s'il refuse aux Français le droit de se prononcer après avoir prétendu pendant la campagne présidentielle qu'il ne ratifierait le Traité qu'après l'avoir modifié significativement, ce qui n'est pas le cas?
En imposant durablement une politique libérale de moins-disant social comme seule réponse à la crise de l'euro, ce traité risque de vider de tout contenu l'alternance droite-gauche. Il va renforcer le gouffre grandissant qui sépare les européens de la construction européenne, de plus en plus soumise aux intérêts des milieux financiers.
Il est encore temps d'obtenir un vrai débat public et une consultation des peuples européens sur ce pacte budgétaire et de rappeler aux parlementaires leurs devoirs envers les citoyens.
Le Front de Gauche s'y emploie en faisant signer une pétition le samedi 8 septembre sur le marché de Morlaix pour un exiger un référendum sur le TSCG, en alertant le député Gwenegan Bui et le sénateur Jean-Luc Fichet sur les dangers de l'adoption du texte, et en projetant d'autres initiatives pour faire obstacle à la ratification du texte.
 
bandeau Front De Gauche
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 08:47
En clôture des Estivales citoyennes du Front de Gauche à Saint Martin d'Hères, le dimanche 26 août 2012, Mélenchon s'est exprimé sur l'élargissement et les méthodes de travail collectif du Front de Gauche, sur le respect que l'on doit à la gauche latino-américaine, sur l'absence de toute prise en compte des exigences minimales du Front de Gauche par le gouvernement les derniers mois (des exigences qui étaient l'amnistie des syndicalistes condamnés pendant l'ère Sarkozy; une loi contre les licenciements boursiers, le projet de loi ayant été voté par les socialistes au Sénat l'an passé; l'abrogation de la loi LRU sur les Universités; la fin du paiement à l'acte dans les hôpitaux; l'implication des citoyens dans le comité de réforme des institutions et le passage à la proportionnelle.... etc.), sur la muselière que l'on a mis aux écologistes au gouvernement, les mensonges de Ayrault devant les jeunes socialistes et les reniements du premier ministre.
Il a surtout décrypté le traité européen que l'on cherche à nous imposer et qui exigerait d'ici 2017, à prévision de croissance confirmée, 93 milliards d'économies de dépenses de l'Etat..., soit, dans un seul pays, la moitié des fonds débloqués dans le prétendu pacte de croissance pour financer des projets d'infrastructure dans tous les pays européens (et dont l'essentiel des fonds était de toute manière déjà engagé de manière normale, avant l'adoption de ce pactounet de croissance en juin dernier).  A la fin de son intervention, Mélenchon a affirmé la volonté du Front de Gauche de s'impliquer dans un large front d'organisations et de personnalités politiques, de syndicats, d'associations opposés à la ratification par voie parlementaire du Pacte Budgétaire européen, et d'organiser un grand rassemblement à Paris pour exiger un référendum sur le TSCG. Il est aussi revenu sur les propos hallucinants de connerie de Cohn-Bendit sur Eva Joly...  
  
 
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 07:42

 

Traité européen/sondage CSA - l'Humanité du 27 août : « Les français veulent savoir, débattre et décider ! »

 

 

Les Français veulent décider par eux-mêmes de la ratification ou non du Traité européen. C'est le résultat indiscutable du sondage publié par L'Humanité aujourd'hui. Ils ont raison.
D'abord parce que François Hollande s'était engagé à renégocier le traité s'il était élu. Ceux qui lui ont donné la victoire ont chassé Sarkozy pour rompre avec sa politique. Les Français ont déjà prouvé qu'ils avaient à cœur et qu'ils étaient en mesure de s'emparer des enjeux européens. Les Français veulent une Europe plus proche. On ne peut pas en même temps leur faire le reproche de ne pas « s'intéresser » à l'Europe et les en empêcher quand ils veulent savoir, débattre et décider.
Ensuite, parce que ce traité engage l'avenir du pays et que les Français ont droit à la transparence et à la vérité dans un grand débat public.

Ce traité contient un abandon de souveraineté nationale et une régression démocratique qui empêcheront toute réelle politique de changement. Les français ne l'ont pas encore lu, mais si ce texte est si bon ou si peu dangereux, pourquoi ne pas les laisser en juger par eux-mêmes ?

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 12:35

Une croissance nulle, 41000 demandeurs d'emploi en plus en juillet, un chômage qui touche bientôt pas loin de 5 millions de personnes et 10% des actifs (et davantage encore si on considère le nombre de familles concernées). Un effondrement de l'intérim et de l'activité dans le bâtiment. Un mal-être au travail qui persiste pour beaucoup, du fait des méthodes de management et de rentabilisation. Une accélération cet été des licenciements boursiers, des délocalisations, et des suppressions d'emploi industriel causées par la course à la profitabilité maximale: PSA, Doux, … etc.

Des dépenses de consommation des ménages qui reculent du fait de la précarité grandissante et de l'inquiétude face à la crise. Des salaires qui stagnent, en particulier dans la fonction publique où le gouvernement a voulu le gel des salaires et du point d'indice et l'absence de titularisation des précaires, alors que les coûts de l'énergie et des carburants, voire du logement et des dépenses quotidiennes, sont en augmentation. Des jeunes et des vieux qui ne parviennent plus à se soigner et parfois même à s'alimenter convenablement, comme c'est le cas d'une partie des étudiants.  

Beaucoup de Français se serrent la ceinture, beaucoup souffrent de ne pouvoir faire face à leurs charges incompressibles, beaucoup s'inquiètent de l'impact des développements de la crise pour eux et pour leurs proches.

Or, face à cette situation d'aggravation des difficultés quotidiennes des Français, des inégalités et de la souffrance sociale, la réponse du gouvernement apparaît inconsistante faute de vouloir bousculer les habitudes de "laisser-faire libéral" et de préservation des intérêts des riches, des grandes entreprises et du monde de la finance.

En témoigne aujourd'hui encore le fait que le premier ministre Ayrault assiste à l'université d'été du MEDEF parce qu'il trouve sans doute que l'urgence est de veiller à la qualité du dialogue avec le syndicat qui oriente la politique de la droite depuis 10 ans. Le verra t-on aux réunions nationales de la CGT ou de la CFDT? Rien n'est moins sûr.

Le gouvernement gesticule beaucoup, avec Valls notamment, sur la question des Roms, de la sécurité dans les quartiers, ou encore du nucléaire.

C'est sans doute pour ne pas faire l'objet des accusations traditionnelles de laxisme et d'humanisme naïf et irresponsable adressées à la gauche et pour montrer à une partie de l'électorat que sa fermeté n'a rien à envier à celle de Sarkozy, Besson et consorts. C'est aussi peut-être pour maintenir à la lisière du débat public et de l'attention médiatique les problèmes plus graves que sont la responsabilité de la préservation du consensus libéral dans l'aggravation de la souffrance sociale ou l'abandon des prérogatives démocratiques et des acquis sociaux sous-tendus par la future ratification du Traité sur la Stabilité, la coordination et la gouvernance en Europe.

Toujours est-il que cette politique d'immigration et d'asile à peine moins dure et brutale pour les personnes concernées que celle de la droite, cette gestion policière du prétendu « problème Roms », ont de quoi révolter les électeurs de gauche qui accordent la plus grande importance aux questions morales, à la générosité et à l'universalisme.

Hier, sur le site Médiapart, Laurent Mauduit analysait sans procès d'intention ni complaisance la politique économique et sociale suivie par le gouvernement et Hollande depuis 3 mois et demi, politique du renoncement, de la demi-mesure et de la conservation des équilibres anciens qui explique la chute de popularité importante de l'exécutif, dont les décisions timides sont en décalage avec les attentes des électeurs de gauche et avec la gravité de la situation que vivent les gens.

Je me permets ici de citer abondamment l'article de Laurent Mauduit, qui reprend quelques-unes des annonces les plus emblématiques du gouvernement en les rapprochant des promesses électorales et des enjeux de la situation sociale.

 

I.D

 

"Le renoncement au gel des prix des carburants

 

Les prix des carburants à la pompe ont fait l’objet de l’un des principaux engagements de François Hollande pendant la campagne présidentielle. Dans le souci de protéger le pouvoir d’achat des Français, qui est en baisse, le candidat socialiste a promis un blocage provisoire des prix à la pompe, en très forte hausse. À l’époque, Nicolas Sarkozy a dénoncé cette mesure, la jugeant démagogique, mais François Hollande a tenu bon. À juste titre : alors que les compagnies pétrolières affichent toutes des profits insolents malgré la crise, et ne paient que très peu d’impôt en France – et même pas du tout, dans le cas de Total –, il était économiquement possible et socialement équitable que ces mêmes compagnies soient enfin mises à contribution et resserrent un peu leurs marges bénéficiaires pour offrir aux automobilistes une stabilité des prix à la pompe dans un contexte de nouvelle envolée des cours des matières premières.

En clair, il était possible et juste que ces compagnies pétrolières soient les seules à en être de leurs poches (qui sont pleines). Mais voilà ! Le gouvernement a finalement décidé qu’il en irait autrement et que ce ne serait pas un gel provisoire des prix qui interviendrait – dans l’attente d’un mécanisme de régulation plus pérenne – mais une baisse des taxes fiscales sur les carburants, complétée par un effort des compagnies pétrolières sur les prix.

Quelle différence ? Elle est majeure, car dans ce dernier cas, les compagnies pétrolières feront un petit effort, mais ce sera surtout l’État qui en sera de sa poche, lequel État devra, sous la contrainte d'une réduction à marche forcée des déficits publics, compenser ce manque à gagner par des hausses d’autres impôts ou des réductions de dépenses. En clair, ce que l’État va donner d’une main aux automobilistes, il va nécessairement le reprendre de l’autre aux ménages.

Cela n’a donc plus grand-chose à voir avec la promesse cent fois répétée par François Hollande pendant la campagne présidentielle : les compagnies pétrolières seront partiellement épargnées ; et les ménages financeront d’une façon ou d’une autre une bonne partie du cadeau qu'on leur avait fait miroiter. Sans déformer les faits, on peut même dire que le gouvernement fait l'exact contraire de ce que François Hollande avait annoncé.

  

 Le renoncement au doublement du plafond du Livret A

 

Pendant la campagne présidentielle, le candidat socialiste avait fait une autre promesse : il s'était prononcé en faveur d'un doublement du plafond du Livret A, actuellement fixé à 15 300 euros. On comprend sans peine l’enjeu de cette mesure. Au cours de ces cinq dernières années, Nicolas Sarkozy a malmené ce produit d’épargne favori des Français, qui a longtemps rempli une double fonction d’intérêt général, en garantissant une rémunération protégée de l’épargne populaire et en permettant, grâce à l’épargne ainsi collectée, le financement du logement social. D’abord, la droite a procédé à une « banalisation » du Livret A, en élargissant sa distribution à toutes les grandes banques privées ; ensuite, elle a remis en cause le système de centralisation des fonds auprès de la Caisse des dépôts et a donc fait peser des menaces de plus en plus fortes sur le financement du logement social.

Durant la campagne, François Hollande n’a donc pas avancé une proposition véritablement révolutionnaire en se bornant à promettre un doublement du plafond des dépôts sur le Livret A. Il s’est ainsi bien gardé de suggérer dans la foulée de remettre en cause la « banalisation » du Livret A. Mais enfin, ce doublement du plafond était indéniablement un signe positif : le candidat socialiste apportait ainsi la preuve qu’il était attentif à la rémunération de l’épargne populaire et au financement du logement social.

Seulement voilà, là encore, les choses ne se passent pas exactement comme elles avaient été annoncées. Les grandes banques privées ont fait savoir tout le mal qu’elles pensaient de cette réforme, qui risque de renforcer la concurrence au détriment des placements financiers qu’elles offrent à leurs clients. Dans l’immédiat, le gouvernement a donc décidé de ne mettre que partiellement en œuvre la réforme promise : au lieu de la hausse de 100 % promise du plafond, c’est donc une majoration de 50 % seulement qui vient d’être annoncée voilà quelques jours, majoration qui doit intervenir en deux étapes d’ici la fin du mois de décembre, 25 % en septembre et 25 % en fin d'année.

Est-ce à dire que la réforme ne sera pas conduite ultérieurement à son terme ? On peut le supposer, même si la gouvernement s’est gardé de répondre clairement à la question. Or, comme les fonds ainsi collectés doivent servir à financer non seulement le logement social mais aussi les projets de développement des collectivités locales dont Dexia, en faillite, n'assure plus les financements, cette reculade partielle du gouvernement pourrait avoir des répercussions financières et sociales préoccupantes.

Une « révolution fiscale » tempérée

Si le gouvernement a honoré les engagements pris sur la remise en cause des cadeaux fiscaux offerts lors du quinquennat précédent par Nicolas Sarkozy à la fraction la plus riche de sa clientèle électorale, de nombreuses inconnues pèsent encore sur la politique fiscale qu’il entend suivre, inconnues qui seront partiellement levées dans les prochains jours, quand sera connu le détail des mesures inscrites dans le projet de loi de finances pour 2013.

La principale inconnue a trait à la « révolution fiscale » promise par les socialistes et qui devait prendre la forme d’une fusion à terme de la Contribution sociale généralisée (CSG) et de l’impôt sur le revenu. En clair, il s’agissait d’une réforme majeure, visant à recréer en France un véritable impôt citoyen, un impôt général et progressif sur tous les revenus. La proposition figurait dans le projet du PS au printemps 2011 et a été retenue dans le projet de François Hollande. Or de cela, il n’est plus question. Nul, dans les sommets du pouvoir, n’a dit que la réforme était enterrée, mais cela revient presque au même puisqu'elle n’a plus jamais été évoquée depuis la victoire du candidat socialiste.

Signe révélateur, Jean-Marc Ayrault n’en a ainsi pas fait mention début juillet, dans sa déclaration de politique générale, lorsqu’il a énuméré les grands chantiers du quinquennat ). L’hypothèse d’un abandon de la mesure phare de la réforme fiscale promise par les socialistes s’est renforcée en juillet quand, enfourchant de manière imprévue le combat de Nicolas Sarkozy en faveur d’un allègement du coût du travail en faveur des employeurs, François Hollande a suggéré qu’une hausse de la CSG pourrait venir compenser un allègement de certaines cotisations sociales des employeurs. Certes, ce projet, qui a été très mal accueilli à gauche, semble depuis avoir été mis en sommeil, mais il fonctionne comme un révélateur : dans tous les cas de figure, le gouvernement ne peut pas réfléchir simultanément à une hausse de la CSG et à une fusion de cette même CSG et de l’impôt sur le revenu. L’embardée de François Hollande sur ce chantier de la compétitivité des entreprises semble donc confirmer que, dans tous les cas de figure, la « révolution fiscale » n’est plus d’actualité.

D’autres inconnues, un peu similaires, pèsent sur les réformes fiscales annoncées pour le court terme. Il est ainsi acquis que le projet de loi de finances pour 2013 mettra en œuvre la création voulue par François Hollande de deux nouveaux taux pour l’impôt sur le revenu, l’un à 45 % pour les revenus imposables supérieurs à 150 000 euros et l’autre à 75 % au-delà de 1 million d’euros. On sait toutefois que cette dernière réforme est purement cosmétique : ne devant toucher qu’à peine 2 000 contribuables pour un gain ne dépassant pas 200 millions d’euros, elle ne sera de nature qu’à frapper les imaginations et ne modifiera presque pas le paysage fiscal français.

Le nouveau pouvoir semble donc manifester une grande timidité fiscale. Évoquant des sources gouvernementales, plusieurs médias suggèrent même que ce nouveau taux de 75 % ne devrait pas rester longtemps en vigueur.

 

Grandes manœuvres autour de l’ISF

 

Autre prudence : le journal Les Échos a récemment révélé qu’à la faveur du projet de surtaxe exceptionnelle à laquelle les contribuables à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) vont être assujettis cet automne, pour les contribuables les plus fortunés, le gouvernement pourrait réformer le barème de ce même ISF pour passer d’un système d’imposition par tranches actuellement en vigueur (de 0,5 % à 1,8 % suivant le montant du patrimoine) à un impôt adossé à un taux unique moyen, sans doute de 0,8 %. En quelque sorte, l’ISF cesserait d’être un impôt progressif pour devenir un impôt proportionnel. Si cette piste se confirme, ce qui n'est pas encore définitivement arbitré, elle serait de très grande portée. Car en rupture avec les valeurs fondatrices de la République (et notamment l’article de 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen).

Truffé d’exonérations et d’abattements divers, l’impôt sur le revenu a cessé depuis longtemps d’être un impôt progressif et est même devenu au fil des ans un impôt dégressif, pesant relativement moins sur les hauts revenus que sur les bas – c’est d’ailleurs précisément pour cela que la gauche appelait de ses vœux une « révolution fiscale ». Et le seul impôt progressif qui subsistait dans le système français des prélèvements obligatoires était l’ISF.

Alors, si là encore le principe de progressivité était mis en cause – on sera fixé dans les prochains jours –, l’évolution serait pour le moins préoccupante. En lieu et place d’une révolution fiscale, on assisterait à... une contre-révolution fiscale ! Ou à tout le moins, un autre principe gagnerait du terrain, celui de la « flat tax »…

Sous la pression du très réactionnaire Conseil constitutionnel, un autre projet chemine – sur lequel on sera aussi fixé dans les prochains jours : celui de l’instauration possible d’un « plafond » d’imposition au profit des contribuables les plus fortunés. Le gouvernement franchira-t-il ce pas, comme l'évoquent de nombreux médias qui ont recueilli les confidences des conseillers de Bercy et de Matignon ? Il faut attendre pour en juger, mais ce serait évidemment hautement symbolique, tant sont présentes dans les mémoires les critiques violentes (et justifiées !) portées par toute la gauche contre le célèbre « bouclier » fiscal de Nicolas Sarkozy.

La hausse riquiqui du Smic

Tous ces atermoiements ont été précédés par une première mesure, dans les premiers jours de l’alternance, qui a suscité beaucoup de déception à gauche et dans le mouvement syndical : une hausse minuscule du Smic. Que l’on se souvienne ! Accédant à l’Élysée, François Hollande avait plein de bonnes raisons de relever fortement le salaire minimum. Pour une raison politique : c’était un moyen de confirmer au « peuple de gauche » qu’il resterait fidèle à son électorat, et notamment aux plus modestes. Pour une raison d’équité sociale : pendant les cinq années précédentes – fait sans précédent –, Nicolas Sarkozy n’avait procédé à aucun « coup de pouce » et François Hollande avait donc une opportunité de réparer une injustice. Enfin, pour une raison économique : dans une conjoncture déprimée, marquée par un effondrement du pouvoir d’achat et une stagnation de la consommation, le nouveau chef de l’État avait le moyen d’apporter la preuve qu’il entendait engager une politique de la demande pour stimuler la croissance.

Et pourtant non ! On sait ce qu’il en est advenu : au 1er juillet, le Smic n’a été revalorisé que de 2 %, soit, hors inflation, un « coup de pouce » de seulement 0,6 %, ce qui correspond à un gain net pour les smicards de l’ordre de 6,45 euros par mois ou, si l’on préfère, d’environ… 20 centimes par jour. 

 

Une politique budgétaire d’austérité

 

Dès la fin juin, à la même époque que l’arbitrage sur le Smic, le gouvernement a révélé qu’il conduirait une politique budgétaire d’austérité, avec des normes d’évolution pour les crédits aussi draconiennes que sous Sarkozy. Cela a transparu dès les premières « lettres de cadrage » de Jean-Marc Ayrault, fixant des priorités budgétaires pour 2013-2015. On a appris à cette occasion que tous les crédits d’équipement du budget de l’État baisseraient de 15 % sur ces trois années, tout comme les crédits d’intervention qui regroupent notamment les crédits sociaux de l’État. Au travers du projet de loi de finances pour 2013, qui sera dévoilé courant septembre, on aura la confirmation que ce cap de l’austérité est maintenu.

 

Des nominations discutables ou choquantes

 

Faits symboliques, ce cours inattendu de la politique économique a connu des prolongements au travers de nominations discutables ou choquantes dans le domaine de la vie économique. Ancien bras droit pour la presse du banquier d’affaires Matthieu Pigasse, David Kessler a ainsi été coopté à l’Élysée en juin comme conseiller pour superviser le même secteur, malgré les évidents conflits d’intérêts que cela génère. De même, Pierre Lescure, tout engagé qu’il soit dans la vie des affaires parisienne, s’est vu confier une mission de réflexion sur Hadopi, avec à la clef des risques de conflits d’intérêts tout aussi préoccupants. Enfin, François Hollande a pris la lourde responsabilité de porter son ami personnel (et ancien ministre de Nicolas Sarkozy) Jean-Pierre Jouyet au poste très influent de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) , malgré, là encore, de graves conflits d’intérêts.

En bref, la politique économique commence à suivre un cours pour le moins inattendu. Et les nominations, pour la superviser, tout autant…

 

 

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