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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:57

Communiqué du Front de Gauche

Vendredi 5 avril 2013


 

Affaire Cahuzac - Marche Dimanche 5 Mai 2013

L’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l'Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance.

L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique.

Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l'image de sa campagne "pour une alternative à l'austérité". Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l'immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale.

La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d'un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.

Face à l'accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l'austérité, à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.

5 avril 2013

 

 

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bandeau Front De Gauche

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:23

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200 personnes environ à avoir participé à cette journée de débats et de réflexion du Front de Gauche du Finistère. 150 personnes le matin pour travailler en ateliers thématiques (sur la transition écologique, la démocratie, la répartition des richesses, les perspectives d'avenir et le bilan d'étape du Front de Gauche). Une ambiance combative, fraternelle et joyeuse. Une présence d'autres mouvements de la gauche de transformation sociale (NPA, POI), d'associations (AFPS, pour le désarmement nucléaire et la paix), de syndicalistes. Ces Rencontres du Front de Gauche, une première dans le Finistère, qui ont réuni également les militants et sympathisans, cartés ou non, des 7 ou 8 collectifs citoyens locaux du Front de Gauche du Finistère, ont été un franc succès.     

 

 

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                                                                             l'Atelier Répartition des Richesses

 

 

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                                                                  l'atelier "Transition écologique"

 

Photos de l'atelier du matin qui a réuni 70 personnes environ: "bilan et perspectives du Front de Gauche", introduit par François Rippe (Gauche Anticapitaliste, collectif Front de Gauche Morlaix) et Marcel Tilly (PCF, collectif Front de Gauche Rosporden), et restitué l'après-midi par Patrick Le Nan (Parti de Gauche, collectif Front de Gauche Morlaix). avril 2013 012 avril 2013 011

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Patrick Le Nan et Franck Simonnet à la tribune, ce dernier ( Front de Gauche Morlaix) faisant la synthèse de l'atelier "transition écologique".

 

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Le discours, aussi "punchy" que réfléchi, de Pascale Le Neouannic (Secrétaire nationale du Parti de Gauche, animatrice du Front de Gauche, notamment des fronts thématiques sur les migrants et la question LGBT) pour clôturer la journée par un appel à la combativité. Violence nécessaire des mots qui décrivent le quotidien de la violence patronale et sociale, qui visent à établir la responsabilité politique du gouvernement au service du monde de la finance, Chypre sous le joug de la troïka, l'enjeu des municipales et européennes, présence dans les luttes contre l'ANI, la nouvelle réforme des retraites annoncée avec le même type de rhétorique mensongère que Sarkozy par François Hollande, une décentralisation acte III d'inspiration libérale qui s'opère pour fragiliser les services publics et les solidarités, renforcer le bipartisme et la mise en concurrence des territoires.

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:20
Après Cahuzac : stoppez l'évasion fiscale !
Signez la pétition

Monsieur le président,
L'affaire Cahuzac révèle brutalement à tous les citoyens la négligence et même la complaisance de nos dirigeants vis-à-vis de l'évasion fiscale.
Pourquoi l'administration fiscale a-t-elle perdu 25 000 agents depuis 2002 ? Pourquoi le nombre de vérifications approfondies de situations personnelles a-t-il chuté de 12% entre 2006 et 2011 ? Pourquoi laisse-t-on chaque année 60 à 80 milliards d'euros échapper à l'impôt, tout en prétextant les déficits publics ainsi creusés pour sacrifier les retraites, les allocations sociales, les emplois publics, les investissements écologiques d'avenir ?
Votre gouvernement peut prendre sans tarder cinq mesures clés pour en finir avec la complaisance : 
  1. embauchez sous 12 mois au moins 1 000 agents de contrôle fiscal pour renforcer les 5 000 vérificateurs actuellement en poste. Chacune des nouvelles recrues rapportera à l'État au moins 2,3 millions d'euros par an grâce aux redressements fiscaux opérés, soit 40 fois le montant de son traitement !
  2. exigez des banques la communication de l'identité de tous les ressortissants français détenteurs de comptes à l’étranger. La loi FATCA oblige depuis début 2013 tous les groupes bancaires opérant aux Etats Unis à communiquer sur demande du fisc américain les données concernant ses ressortissants: il suffit d'une volonté politique !
  3. établissez, en lien avec les associations spécialisées, une liste crédible des paradis fiscaux, ces trous noirs de la finance occulte et de la corruption   
  4. donnez 12 mois aux banques opérant en France pour fermer leurs filiales dans ces territoires, sous menace de retrait de la licence bancaire. Les banques françaises ont 527 filiales dans les paradis fiscaux dont 360 pour la seule BNP Paribas !
  5. imposez le "reporting par pays" aux multinationales établies en France : cette transparence sur le chiffre d'affaires, les bénéfices et les impôts payés dans chaque pays permettra au fisc de déjouer les manipulations des prix de transfert entre filiales des multinationales et de pouvoir enfin imposer Total ou Google sur leurs bénéfices.
Le changement, c'est maintenant ou jamais !
 

Attac France, le 5 avril 2013


- Tribune de Dominique Plihon (porte-parole d'Attac) et Vincent Drezet (secrétaire général de Solidaires finances publiques) : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/04/04/apres-l-affaire-cahuzac-agir-enfin-contre-l-evasion-fiscale_3154205_3232.html
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 13:14
Trégunc. Gérard Filoche  au Sterenn le 18 avril
  •  

 On l'a remarqué ces derniers temps pour sa dénonciation de l'Accord national interprofessionnel et son indignation allant jusqu'aux larmes face aux aveux de Cahuzac. Gérard Filoche, le membre réputé le plus à gauche du bureau national du PS et inspecteur du travail, est l'invité d'ATTAC et de la Ligue des droits de l'homme au Sterenn de Trégunc le 18 avril à 20h30. Après une pièce de théâtre, l'Eloge de l'oisiveté, il viendra débattre de droit du travail et de questions sociales.


 


Et à Quimper le lendemain

SUD SANTE invite Gérard FILOCHE, Inspecteur du Travail (en retraite)

le VENDREDI 19/04/13 à l' AMPHI de l'HOPITAL LAENNEC de QUIMPER

(entrée parking sur le côté), de 9h à 13 h,

pour un colloque sur : LE DROIT DU TRAVAIL, LES ACQUIS SOCIAUX AU REGARD DES
ATTAQUES EN COURS (ANI/Accord MEDEF-CFDT, Retraites...),

 

ouvert à tous, salariés syndiqués nonsyndiqués, chômeurs, Associations, partis politiques,étudiants,retraités etc..)

 

La colère de Gérard Filoche après l'affaire Cahuzac: http://t.co/SjvZ68qA2B

 

Gerard Filoche décrypte la nocivité de l'ANI - l'accord MEDEF-CFDT de flexibilisation du travail voulu et soutenu par le gouvernement:

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rQe1qjqDX8Y#!

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 06:41

Patrick Cohen complaisant avec Le Pen, méprisant avec Mélenchon

On reproche souvent à Jean-Luc Mélenchon ses propos très critiques concernant les journalistes. Pour certains cette défiance s’apparente davantage à de la paranoïa qu’à de la clairvoyance. Pourtant, l’inégalité de traitement médiatique entre le co-président du Parti de gauche et la plupart des autres personnalités politiques est flagrante. Il suffit de comparer son dernier passage à la matinale de France Inter avec celui de la présidente du Front national, Marine Le Pen, pour s’en convaincre.


Deux poids, deux mesures

Ce mardi,  Patrick Cohen recevait Jean-Luc Mélenchon. Le lendemain c’est Marine Le Pen qui lui faisait face. On aurait pu penser qu’en professionnel, le journaliste de France Inter réserverait un traitement similaire à ses invités, tous deux députés européens et anciens candidats à la présidentielle. Il n’en fut rien, bien au contraire…

Dès l’entame des deux interviews, l’inégalité de traitement est flagrante. Mardi matin, le représentant du Front de gauche était ainsi reçu : « Bonjour, Jean-Luc Mélenchon,  à quoi ça sert les invectives en politiques ? ». A peine installé, il devait faire face aux attaques et critiques sournoises de son interlocuteur.

Le lendemain l’accueil réservé à Marine Le Pen était tout autre. Plus question cette fois de blâmer l’invité, mais bien au contraire de le mettre en confiance voir même de le magnifier. « Bonjour Marine Le Pen, le Front national a connu deux événements marquants ces deniers jours, la partielle de l’Oise où pour la première fois vous avez fait presque jeu égal avec l’UMP dans un second tour et puis quelques jours plus tôt à l’Assemblée, une question d’actualité de Marion Maréchale Le Pen à propos des Roms qui a recueilli les applaudissements spontanée d’une vingtaine de députés UMP ».

Ces deux entrées en matière sont le reflet du traitement qui va ensuite être réservé à chacun des deux invités. Avec Jean-Luc Mélenchon, Patrick Cohen va adopter un ton très offensif et méprisant. La majeure partie de ses questions vont concerner les absurdes polémiques du week-end, laissant ainsi peu de place pour les sujets politiques. Le but recherché est clair, déstabiliser l’invité, l’agacer, le provoquer, et surtout le laisser le moins possible s’exprimer sur des sujets de fond.

Avec Marine Le Pen au contraire, le présentateur de la matinale va aborder des sujets purement politiques, qui intéressent les auditeurs, comme le chômage ou les retraites. Effacé, il ne va que très rarement tenter de lui apporter la contradiction, lui permettant ainsi de pouvoir s’exprimer très clairement sans qu’elle ne soit interrompue ou déstabilisée.

 

Un Cohen méprisant et offensif face à Jean-Luc Mélenchon

La question introductive passée, Patrick Cohen va tout d’abord tenter à travers une démonstration fallacieuse de renvoyer dos à dos le Parti de gauche et le Front national. Après avoir cité Martine Billard, « on ne veut pas laisser le Front national être le seul à parler fort », il ajoute, « donc c’est votre intention, de concurrencer le Front national dans la rhétorique ? ». Deux jours, après le congrès du PG, un parti totalement engagé dans la lutte contre l’extrême droite, le journaliste de France Inter ne trouve rien de mieux à faire que de démarrer son échange avec Jean-Luc Mélenchon par ces grotesques allusions…

Il enchaine ensuite avec l’absurde polémique du weekend concernant les propos tenus par l’ancien sénateur. « Vous n’avez pas créé Jean-Luc Melenchon, ces derniers jours et ces dernières semaines un climat de violence verbale contre des ministres et contre des dirigeants du Parti socialiste ? ».

Sans lien avec le sujet précédent et dans l’unique but d’agacer son interlocuteur, Patrick Cohen décide ensuite de ramener de nouveau la question du Front national au centre du débat.  « Vous vouliez terrasser le Front national, il ne s’est jamais aussi bien porté ». Une affirmation à l’emporte-pièce, sans aucun fondement, qui vient une nouvelle fois démontrer le manque totale de professionnalisme et de sérieux du présentateur de la matinale.

Mécontentent très certainement de ne pas avoir fait sortir de ses gonds son invité, l’interviewer décide d’en rajouter une couche en revenant de nouveau sur la polémique du weekend : « Figurez-vous Jean-Luc Mélenchon qu’il y a des auditeurs de France Inter qui s’étonnent aussi de votre vocabulaire et de la violence de votre langage et pas seulement des journalistes ».

 

Plus de la moitié de l’entretien est alors passé et toujours aucune question de politique n’a été posée. Tandis que le co-président du Parti de gauche tente d’aborder des sujets sérieux comme l’écosocialisme ou la politique d’austérité, Patrick Cohen se contente de limiter le débat autour de questions secondaires sans importances.

Après avoir réduit Jean-Luc Mélenchon en insulteur public et tenu des propos somme toute très favorables concernant le Front national, le journaliste décide de s’en prendre à l’unité du Front de gauche. D’un ton très offensif, il laisse ainsi entendre, sans aucune justification, que le Parti communiste est de plus en plus critique vis à vis de l’ancien candidat à la présidentielle…

Après plus de sept minutes de débat, la première et la seule question politique est posée, au sujet de Chypre. Mais là encore, plutôt que d’écouter la démonstration faite par son interlocuteur, Patrick Cohen va caricaturer et déformer ses propos. Aux déclarations de Jean-Luc Mélenchon concernant le financement des États par la Banque centrale, le journaliste va sournoisement rétorquer, « la banque centrale dans le cas de Chypre doit continuer à financer un paradis fiscal ? »…

Récapitulons. En dix minutes, le présentateur de la matinale n’a pas posé une question sur la crise, l’emploi, le chômage ou la précarité. Pas une seule fois, il n’a essayé de comprendre quelles étaient les propositions de son invité. Il a au contraire passé son temps à hacher le débat et à attaquer son interlocuteur sans vergogne. Il a transformé Jean-Luc Mélenchon en insulteur public, en diviseur de la gauche, en défenseur des paradis fiscaux et a insinué que son parti voulait copier le Front national, Est-ce être paranoïaque que d’en conclure que Patrick Cohen a clairement voulu se faire le co-président du Parti de gauche ?

 

Un Cohen docile avec Le Pen

Le lendemain, Marine Le Pen a pris la place de Jean-Luc Mélenchon. Patrick Cohen mène toujours le débat, cependant le présentateur ne semble pas armé des mêmes intentions que la veille. L’ambiance est toute autre sur le plateau.

Dès la première minute il interpelle son interlocutrice concernant l’emploi : « Quelles sont les solutions du Front national pour relancer l’emploi et la croissance dans notre pays ? ». Il enchaine ensuite avec une question sur l’accord de compétitivité signé chez Renault.

Il faut attendre la quatrième minute pour le voir attaquer la présidente du Front national concernant la position de son parti sur les privatisations. Mais contrairement à la veille, il n’insiste pas. Ensuite, les questions s’enchainent concernant les retraites, les allocations familiales ou la suppression du jour de carence dans la fonction publique. Pas une seule fois Marine Le Pen n’est coupée…

La comparaison est édifiante, par le ton employé comme par les sujets abordés, le présentateur de la matinale de France Inter a démontré toute sa volonté de traiter différemment la présidente du Front national et le représentant du Front de gauche. Il a décidé de suivre la ligne du « plutôt Le Pen que Mélenchon » et ne s’en cache visiblement pas…

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 06:22

Des parlementaires UMP déposent un projet de loi d'amnistie à la fraude fiscale pour les titulaires de compte dans les paradis fiscaux. Pour justifier cette clémence vis à vis des super-riches qui volent la collectivité, on nous dit cela ferait revenir 10 milliards d'impôts supplémentaires en France. La fraude fiscale via les paradis fiscaux représente plus que le déficit annuel de l'Etat français, quatre fois le poids du déficit total des caisses de protection sociale. Depuis 2009 et la conférence internationale où les chefs d'Etat avaient promis de lutter contre l'évasion ficale et l'impunité des super riches évadant leur argent (sale, très souvent) dans les paradis fiscaux, le poids total de l'argent placé dans les paradis fiscaux aurait été multiplié par trois. Et dans le même temps, on enlève des moyens humains au ministère des finances pour contrôler la fraude fiscale.

A travers ce projet de loi qui intervient à point nommé pour dénoncer le cynisme de ces meilleurs amis des riches que sont les dirigeants UMP, inspiré s'il vous plaît par le grand pragmatique Silvio Berlusconi, c'est une nouvelle fois les collusions entre le monde politique et le monde de la finance qui sont mises au grand jour.  

 

Le Point.fr - Publié le 04/04/2013 à 22:41 - Modifié le 05/04/2013 à 07:05

Ce dispositif, proposé quelques jours avant que n'éclate l'affaire Cahuzac, est destiné à rapatrier des capitaux placés illégalement à l'étranger.

L'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale. © SIPA

Par

Ils ignoraient que l'exil fiscal provoquerait un cataclysme politique quelques jours plus tard. Plusieurs députés UMP ont déposé, en fin de semaine dernière, une proposition de loi mettant en place un dispositif d'amnistie fiscale visant à rapatrier les capitaux placés illégalement à l'étranger.

 

Prenant modèle sur l'amnistie fiscale mise en place en Italie, en 2009, par Silvio Berlusconi, les députés soulignent qu'un tel dispositif pourrait permettre de "rapatrier en quelques mois 130 à 150 milliards d'euros, avec à la clef des recettes fiscales pouvant atteindre 8 à 10 milliards d'euros". Ces députés, parmi lesquels Dino Cinieri, Julien Aubert, Valérie Boyer, Nicolas Dhuicq, proposent de fixer une taxe forfaitaire "raisonnable", fixée à 5 %, sur les capitaux rapatriés.

L'exemple de l'Italie

Ils rappellent que ce taux avait été fixé sous Berlusconi également à 5 % dans un premier temps - avant d'être remonté à 7 % - et que cette amnistie fiscale avait permis le rapatriement de quelque 104 milliards d'euros, correspondant à 5,6 milliards de recettes fiscales supplémentaires.

Ils mettent ces chiffres en regard des résultats obtenus en France où l'administration fiscale avait mis en place, sous le gouvernement précédent, une cellule d'accueil négociant, au cas par cas, avec les contribuables désireux de rapatrier des capitaux.

Franchise d'impôt

Faisant valoir que les pénalités imposées alors pouvaient atteindre 80 % des sommes rapatriées, ils soulignent qu'à la fin du dispositif, en décembre 2009, "moins de 700 millions avaient été récupérés". Selon des chiffres cités par les députés, la fraude fiscale atteindrait chaque année en France une quarantaine de milliards d'euros.

Le texte UMP propose également une franchise d'impôt pour les capitaux rapatriés qui seraient investis dans la création ou la reprise d'entreprises françaises.

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 12:57
Le lien pour une petite vidéo, et un autre pour TOUTES mes photos, à diffuser à Toutes et Tous, et téléchargeables.
Yves Abramovicz
Photos:
 



    
 
 
 
 
 
Yves Abramovicz a partagé une vidéo avec vous sur YouTube :
 
 
 
RENCONTRES FDG 29
 
 
 
 
 
 
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 11:55

 

Restitution de l’Atelier n°2

Transition Ecologique

Les 3 personnes ayant préparé l’atelier ont introduit le sujet, exposant le cadre que chacun connaît, celui du Capitalisme et du Productivisme prédateurs de l’Humain et de la Planète.

Après un tour de table pour que chacun exprime les sujets qu’il souhaitait aborder, une bonne partie de la discussion s’est déroulée autour de divers projets que nous pourrions qualifier de Petits Projets Inutiles et qui présentent de nombreuses similitudes avec les Grands Projets Inutiles tels que l’aéroport de Notre Dame des Landes. En particulier, les projets de ports de plaisance (Le Guilvinec, Plougasnou), le projet de Centrale à Gaz de Landivisiau et le cas des usines de méthanisation ont été exposés et discutés.

D’autres grands thèmes ont également été abordé ou évoqués : le modèle agricole et ses dégâts (humains et environnementaux), l’urbanisme (mitage) et l’habitat écologique, la transition énergétique. Concernant l’habitat, l’un des participants, professionnel du secteur, a présenté une proposition qu’il fait aux communes : il s’agit d’employer des personnes sans travail et/ou sans logement (en cdd et pendant un an) pour construire des logements sociaux écologiques. Les employés deviennent ensuite au locataire du logement construit.

Deux grandes réorientation de la société ressortent de ces discussions :

  1. La nécessité de faire progresser la démocratie :

Les Projets Inutiles mettent en lumière l’important déficit démocratique des processus de décision et ce, même lorsque les règles actuelles de la démocratie (enquêtes publiques, décisions d’assemblées élues, débats publics) sont respectées. A chaque fois, des responsables élus prennent des décisions faisant fi des besoins et des souhaits des populations locales. Ce n’est que lorsque les citoyens se mobilisent, faisant preuve d’une grande capacité d’analyse et de proposition, que ces projets peuvent être mis en doutes (Association pour un petit port sympa à Plougasnou, Scénario électrique alternatif breton du collectif GASPARE contre la centrale à gaz, contre-étude économique dans le cas de l’aéroport de NDDL).

Les discussions ont également fait apparaître le manque de formation des élus face aux problématiques complexes soulevées. Par exemple, les conseillers municipaux (certains participants à l’atelier) ne peuvent maîtriser tous les sujets, loin de là, ce qui les rend moins à même de contrer les argumentaires des lobbys ou groupes organisés et d’expérimenter de nouvelles voies. Par exemple, pour ce qui concerne le logement social, certaines entreprises sont spécialisées dans ces marchés et proposent des prestations faciles à mettre en œuvre pour la collectivité et juteuses pour les intérêts privés (on pourrait également penser à la gestion de l’eau). Entre la complexité de certains dossiers et le nombre d’entre eux, les élus peuvent parfois reconduire les pratiques habituelles par manque d’arguments, ce qui ne favorise pas la transition.

  1. La nécessité de repartir des besoins des populations 

L’ensemble des sujets abordés font apparaître le fait que notre société et les décisions publiques sont basées sur d’autres critères, d’autres intérêts que les besoins fondamentaux humains :

Ainsi, dans le cas des projets de ports de plaisance qui se multiplienti, c’est bien souvent l’intérêt d’un petit nombre de propriétaires fortunés qui est privilégié plutôt que celui de la majorité de la population locale. Par exemple, le projet de port du Diben à Plougasnou prévoit un tarif tel que les pêcheurs professionnels ne pourront se payer leur place. Et ce alors même que la moyenne de sortie des bateaux de plaisance est d’une journée par an ! Le projet détruira des zones naturelles à fort intérêt et a déjà entraîné une hausse de l’immobilier avec un risque de désertifier le bourg hors période touristique. Les importants investissements publics prévus ne seraient-ils pas plus utiles ailleurs, par exemple pour mettre en place un véritable réseau de transports en commun à l’échelle intercommunale ? Dans cet exemple, les besoins des habitants de la commune et de l’intercommunalité (qui est financeur) sont-ils prioritaires ?

Pour ce qui concerne la transition énergétique, les projets tels que la centrale à gaz (le nucléaire a également été mentionné) répondent-ils aux enjeux actuels ? Ils ont plutôt tendance à accentuer la consommation alors que la priorité devrait être donnée à la sobriété et aux économies d’énergie. De même, dans le cas des usines de méthanisation fonctionnant avec les déjections du bétail, on encourage plutôt la poursuite du modèle agricole productivisteii.

Lorsque les gens n’ont pas les moyens de rénover leur habitation avec des matériaux et selon des techniques écologiques, il apparaît également clairement que la société n’est pas organisée pour répondre aux besoins concrets de la population.

La consommation de terres agricoles (et de milieux naturels, de biodiversité) par les Grands Projets Inutiles et par l’urbanisation effrénée sont également très problématiques à l’heure où le besoin de relocalisation des cultures vivrières et de souveraineté alimentaire se fait pressant.

L’ensemble de ces réflexions montre que la nécessité de partir des besoins des populations pose la question du modèle de développement. Souhaite-t-on perpétuer le modèle agro-industriel breton avec son cortège de dégâts sur l’eau, l’environnement, le milieu de vie, ses conditions de travail et ses exportations prédatrices ? Quelle politique industrielle (que fait-on de l’arsenal de Brest) et quelle place de l’artisanat ? Quelle politique énergétique (économies d’énergie, modes de production, moyens de productions) ?

L’un des participants a également attiré l’attention sur le fait que, de plus en plus, le Finistère est voué à une vocation touristique (accentué par les ports de plaisance et par la logique d’aménagement du territoire que met en lumière le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes), ce qui se traduit par des emplois précaires et mal payés.

La discussion a laissé en suspens nombre de questions et a souligné la nécessité de poursuivre les débats sur certains sujets, avec le besoin définir certains mots afin de parler un langage commun :

- Transition écologique ou Planification écologique ? Quelle place pour l’autogestion ?

- Croissance/Décroissance/Objection de croissance

- Partage de l’emploi : la question est à relier aux questions écologiques car elle est liée au productivisme et au consumérisme

- Place des comportements et pratiques personnels : question de cohérence, mais attention à ne pas culpabiliser

 

Pour finir, l’atelier montre que face à l’urgence d’engager la transition écologique, notre société n’est pas organisée pour répondre rapidement. Bien que de nombreuses alternatives au système se fassent jour, elles peinent souvent à se développer. Parmi les obstacles, figurent les manques de formation professionnelle (habitat écologique par exemple), le manque de formation des élus (cf plus haut), et bien sûr le pouvoir de l’argent, des lobbys et des multinationales.

Dans ce contexte, le Front de Gauche doit travailler sur des propositions alternatives. Il doit se mobiliser et se positionner sur les questions locales, qui concernent directement les populations, afin de démontrer sa capacité d’analyse et de proposition. Il doit enfin travailler avec les mobilisations citoyennes, afin de pousser les élus à les entendre ou d’aider ceux qui portent ces espoirs de changement.

1) Lors de la discussion ayant suivi la restitution, des personnes semblant bien connaître le sujet ont exprimé l’intérêt qu’ont pour elles ce type de projets en termes d’emploi et de revivification des ports finistériens.

2) Là encore, la discussion après restitution a donné l’occasion à une personne d’exprimer l’intérêt qu’il peut voir dans la technique de méthanisation

3) Les expériences de parcs éoliens citoyens et d’Energie Partagée ont été mentionnées.

 

Synthèse par Franck Simonnet (Front de Gauche Morlaix)

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 15:32

Dans l’édition du 1er avril du Télégramme on pouvait lire en page7 (Bretagne) que le préfet du Finistère soutenait une campagne pour que le département reste en pointe pour la parité des élus

On sait que l’un des arguments utilisé pour défendre le texte dont a accouché M. Valls sur le futur scrutin départemental est l’imposition de la parité dans ces assemblées à forte domination masculine. Qui n’y souscrirait ?

 

C’est oublier ou plutôt masquer volontairement que le scrutin de liste, avec une parité obligatoire tel qu’il fonctionne dans différentes élections, permet parfaitement d’atteindre cet objectif. Il permet aussi d’introduire la proportionnelle (intégrale ou partielle) et donc d’assurer une juste représentation (totale ou partielle) de la diversité de la population. C'est-à-dire de faire progresser la démocratie.

 

Or c’est ce que ne veulent absolument pas ni la Droite, ni le Parti Socialiste. Ce serait porter atteinte au bipartisme dont ils bénéficient tous les deux et dont l’institutionnalisation les assure que, quel que soit le résultat des élections, la domination de la Finance et du Capital n’est jamais remise en cause. En fait, comme on le voit actuellement, on change de gouvernants et de majorité mais ON NE CHANGE PAS DE POLITIQUE..

 

On voit aujourd’hui avec l’abstention massive à chaque élection et la progression du vote Front National combien ce choix est rejeté par la population et la gravité des conséquences qu’il porte en lui. C’est pourquoi le Parti Communiste Français et ses partenaires du Front de Gauche mettent au cœur de leur combat le développement de la démocratie dont l’instauration de la proportionnelle intégrale à toutes les élections est un élément majeur

 

Alain David

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 10:02

 

Restitution des travaux de l’atelier 3

« Face à la démocratie confisquée, comment reprendre le pouvoir et avancer vers la VIe République ? »

 

-L’atelier a groupé une bonne trentaine de personnes, venues de presque tout le département (sauf Carhaix et environs immédiats et le pays de Quimperlé).

-Avant ouverture du débat, Daniel Fehrenbach a présenté les différents angles sous lesquels examiner différents problèmes (eau et DSP, Doux et problème des aides publiques à de telles entreprises, transition énergétique, élections municipales et démocratie locale, solidarité international et recherche de la Paix).

-des post-it ont été distribués aux présents, pour que tout le monde puisse s’exprimer et que chacun mentionne la question qu’il jugeait importante) ; le point le plus souvent mentionné était celui de la démocratie locale et c’est essentiellement celui-ci qui a été l’objet des débats dans l’atelier.

 

-Démocratie participative : problème de vocabulaire ; tout le monde en parle mais sans mettre forcément la même chose sous ces mots.

-Il ne suffit pas d’être présent et de donner son avis ; une opinion n’est pas un argument ; entre les élections, il n’est pas possible de donner son avis ; il ne suffit pas d’être présent, une co-élaboration en amont des décisions est évoquée ; pourquoi les gens ne vont pas voter? Peut-être parce que les programmes sont faits pour plusieurs années sans possibilité d’intervention des électeurs après l’élection. Comment redonner goût à la démocratie ?

-Refuser la professionnalisation de la vie politique : nécessité d’un statut de l’élu (notamment pour ceux qui dans un conseil municipal ne sont pas maire ou adjoints) permettant d’éviter des pertes de salaire lors de la participation à l’activité municipale. Le cumul des mandats (plusieurs mandats à diverses fonctions ou plusieurs mandats successifs pour une même fonction) n’est pas démocratique. Comment contrôler les élus : compte-rendu de mandat à dates régulières ?

-Le problème de la désignation des candidats est posé : par qui ? par un parti ? un front ? un autre moyen ? La solution du tirage au sort est proposée, analogue à celui qui est fait pour la désignation des jurés pour certains tribunaux.

-Le vote obligatoire est évoqué. Inversement un participant pose la question de savoir s’il faut aller voter et s’il faut des élus.

 

-La démocratie ne peut exister que s’il y a un engagement citoyen. Il y a un travail à faire pour rassembler les gens et pour leur donner des explications sans complication.

-La démocratie devrait pouvoir exister en dehors des institutions et du cadre électoral. De nombreuses personnes ne vont pas voter, mais ont cependant une conscience politique.

-Problème des experts, derrière lesquels se réfugient les élus (dans le débat qui suit la restitution orale, un élu fera valoir que les élus ne peuvent pas tout savoir et doivent chercher des avis autorisés avant de prendre une décision). Ce qui pose problème, c’est que des élus ne prennent pas leur responsabilité en refusant de trancher et en laissant les experts décider pour eux.

-Les gens sont aussi écoeurés par un autre dévoiement de la démocratie : on les consulte, mais l’on ne tient pas compte de leur avis, que ce soit pour le vote sur le TCE en 2005, ou pour une décision locale (l’exemple est cité d’une consultation à Brest sur un projet d’aménagement ; bien qu’un large consensus se soit dégagé parmi les habitants consultés pour une solution, c’est une autre solution qui a été adoptée).

 

-Sortir du cadre institutionnel, du cadre des partis pour une démocratie plus réelle :

-rôle des associations, des conseils de quartier ;

-rôle des assemblées citoyennes, des collectifs citoyens ; mais dans les collectifs, il peut y avoir une méconnaissance du cadre institutionnel.

-Rôle des syndicats, mais ce n’est pas évident quand il y a 8 % de syndiqués dans le secteur privé. La démocratie dans l’entreprise n’est pas évidente ; prendre des responsabilités syndicales expose à des sanctions. Promouvoir la démocratie dans les entreprises, dont les patrons savent, eux, faire de la politique.

-Déni de démocratie au-delà de la démocratie locale et des élections municipales :

-force de frappe et domaine réservé du chef de l’Etat : nécessité de détricoter la force de frappe et de faire redescendre le débat en vue du rassemblement du 9 juin à l’Ile Longue ;

-politique étrangère, domaine réservé du Chef de l’Etat : Hollande décide seul de l’envoi de troupes françaises au Mali ;

-Accord National Interprofessionnel ;

-vote sur le TCE, fonctionnement de l’Union européenne.

-Il ne faut pas compter sur la grande presse et les médias (notamment la TV) pour mener le débat et promouvoir la citoyenneté ; il n’y a qu’à voir comment nos rencontres départementales ont été annoncées.

 

-La démocratie reste un idéal à atteindre. Quels moyens pour y arriver ? Elle est en recul, mais il faut utiliser les contradictions émergentes.

-Il faut prendre la parole, personne ne nous la donnera. La démocratie est bafouée, mais elle n’est pas figée.

-Participer à des luttes pour amener plus de citoyenneté. La démocratie n’existera que si les citoyens s’engagent. Les jeunes sont capables de générosité et de se mobiliser.

-Poser le problème de la lutte des classes.

-Développer les explications (mais sans faire la leçon au peuple, comme cela a été dit dans le débat qui a suivi) et le débat.

-Reprendre le travail d’analyse, tel qu’il a été fait sur le TCE, ce qui a abouti à la victoire du Non, même si le résultat du vote n’a pas été respecté . Les assemblées citoyennes n’ont pas très bien fonctionné lors des élections présidentielles et législatives, dans la mesure où les remontées des propositions ont été insuffisantes ; ce travail devrait être plus facile pour les municipales. Il est nécessaire pour redonner un espoir.

-Importance de redonner aux gens le sens de l’intérêt général, qui n’est pas la somme des intérêts particuliers. Sortir de la délégation de pouvoir.

-Raisonner en terme de peuple et de souveraineté du peuple.

 

-Lors des municipales, proposer non un programme détaillé pour 6 ans, mais de grandes options en rendant compte de la façon dont elles sont appliquées.

-Charte citoyenne (Concarneau) au lieu de programme détaillé. Réfléchir à partir des problèmes locaux (problème des hôpitaux de proximité), des problèmes quotidiens des gens, et notamment ceux les plus menacés, mais en les reliant aussi aux problèmes d’ensemble en tenant les deux bouts, le tout dans un langage simple et compréhensible.

-Intérêt des Forums citoyens.

-Cahiers de doléance à élaborer comme base de réflexion.

 

Beaucoup de problèmes évoqués sur les post it n’ont pas été abordés. Certains n’ont été qu’effleurés (Union européenne, citoyens et politique de défense, presse et slogans réducteurs, démocratie dans l’entreprise), d’autres n’ont pas été abordés (proportionnelle intégrale, retraite pour tous, droits vitaux assurés à tous). Certains ont estimé que l’atelier n’avait réuni que des convaincus et qu’il n’en est rien sorti. Cependant le fait d’échanger n’est jamais négligeable. Le rôle du Front de Gauche reste incontournable pour sortir de l’idéologie dominante et de la pensée unique. Ce que nous disons, personne d’autre ne le dira.

 

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