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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 19:42

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Remerciements à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 17:59

Jean-Luc Mélenchon a accordé une interview exclusive à Reporterre, centrée sur les questions écologiques.

Dans les trois séquences qui suivent, il s’explique d’abord sur son cheminement intellectuel vers l’écologie, puis sur la planification écologique et la règle verte, et enfin sur le nucléaire, l’énergie, et l’étalement urbain.

Il reconnait sa dette théorique à l’égard des Verts. Pour lui, "l’écologie politique a été un choc intellectuel".

Il rappelle sa position sur la sortie de l’énergie nucléaire, mais souligne le "défi extraordinaire" que représente la sortie des énergies carbonées.

Et il prend ses distances d’avec la croissance comme aucun responsable politique ne l’a jamais fait.

Le candidat du Front de Gauche indique qu’il n’a pendant longtemps pas prêté beaucoup d’attention à l’environnement, pour lequel il n’avait qu’une « sensibilité purement superficielle  » (0’34"). Il a évolué, notamment en constatant « les angles morts » du marxisme, d’autre part sous l’influence des Verts, envers qui il « reconnait tout à fait notre dette » (2’15"), parce qu’ils « ont mis le sujet sur la table ». D’Alain Lipietz, il a retenu « l’idée que l’écologie politique est le nouveau paradigme organisateur de la gauche ».

L’écologie politique « a été pour moi le même choc intellectuel que lorsqu’à vingt ans, j’ai lu ‘L’idéologie allemande’, le livre de Marx m’a fait l’effet d’une espèce de révélation intellectuelle » (2’42"). Pour lui, dans la foulée de Marx, la nature est comme «  le corps inorganique de l’homme » (3’58") et l’homme est « un épisode de la nature elle-même » (4’35"), il est « partie prenante de la nature, il en est un moment, liée par la même loi du hasard et de la nécessité que tout autre réalité vivante » (5’05").

Cela a conduit à abandonner « l’aveuglement » (5’57") de l’ancienne gauche « productiviste ». « Et puis surtout, le problème était l’adoption du standard de vie des riches. Ce que les riches voulaient était donc bon, et donc il en fallait pour tout le monde. Et c’est à ça qu’il faut renoncer. Parce que la richesse est synonyme d’irresponsabilité, dans les modes de consommation. Dans la mesure où elle n’a pas à se poser pas les problèmes de la masse, le problème de la responsabilité qu’elle prend, parce que comme elle pense qu’ils sont peu nombreux, tout va bien pour eux. Je me souviens de la période où on disait, ‘Une Mercedes pour tout le monde’. On voulait dire, ‘Ce que les riches ont, alors tous les autres doivent l’avoir’. On avait un regard a-critique sur la consommation » (6’37").

« L’écologie permet de refonder l’ensemble des paradigmes de la pensée de gauche »

Selon Jean-Luc Mélenchon, « l’écologie a permis de régler des problèmes théoriques. » En effet, toute l’idée progressiste repose sur l’égalité. Mais c’est une vue de l’esprit, tous les hommes ne sont pas vraiment égaux dans l’état de nature (10’30"). Et donc, tous les régimes égalitaires sont par nature totalitaires, parce qu’ils contraignent l’état de nature. « L’écologie politique clot cette discussion. Pourquoi ? Parce qu’elle dit qu’il n’y a qu’un écosystème compatible avec la vie humaine. Donc tous les êtres humains sont semblables en ceci que si cet écosystème disparaît, ils disparaissent tous en même temps. Donc ils sont bien semblables, et égaux, devant la contrainte de cet écosystème. De là, tout le reste vient, qui se trouve fondé objectivement. Si nous n’avons qu’un seul écosystème qui rend la vie humaine possible et que nous sommes tous semblables, il y a donc un intérêt général humain. L’intérêt général, dont on avait entendu dire pendant des années – et j’ai fait partie de ceux qui disaient ça – ‘l’intérêt général est une construction idéologique, intérêt général égale intérêt du capital’. Ben non, pas du tout, il y a un intérêt général humain. S’il y a un intérêt général, comment le connaître ? En en discutant » (10’40").

La discussion permet deux idées fondamentales. Il n’y a pas de vérité révélée : « Un, nous ne sommes jamais dans la certitude » (11’50"). Et deux, « nous sommes plus intelligents à plusieurs qu’à un seul, donc, comment allons-nous trancher ? C’est la démocratie. D’après quelle règle ? Ce qui est bon pour tous. Et qu’est-ce qui est bon pour tous ? Ce qui nous rend davantage égaux et davantage en osmose avec notre écosystème. Et donc au terme, on voit qu’on arrive à avoir refondé l’ensemble des paradigmes organisateurs de la pensée de gauche, le socialisme, l’humanisme, les Lumières, la République, et la démocratie, et nous n’avons rien abandonné en route » (11’54").

« Ensuite je suis passé à un deuxième niveau : y a-t-il une classe écologique ? » (12’50") « Certains sont par rapport à l’environnement dans une situation particulière. Les travailleurs sont en première ligne. C’est eux qui manipulent les produits pourris. La classe de contact avec la catastrophe écologique, c’est la classe ouvrière. » La classe d’intérêt général est la classe ouvrière.

Ainsi, augmenter le SMIC est une mesure écologique, parce que cela permet de mieux soutenir et donc de soutenir une agriculture paysanne.

………………Deuxième Partie………………….(elle commence à 15’39")

« Je m’interdis le mot croissance »

La planification écologique est l’outil maître de la politique environnementale du Front de gauche. Pourquoi ? Parce que « la production aujourd’hui est entièrement commandée par le court terme » (15’57"). Les entreprises doivent rendre des comptes tous les trois mois. «  On a besoin de temps long pour faire diverger la machine. La planification, c’est ralentir le temps. » (16’35").

« Deuxième point : nous ne sommes plus dans la politique de l’offre » (16’48"). Autrement dit, pas question de soutenir aveuglément la production de n’importe quoi. Il s’agit de mener une politique de la demande. Mais en analysant comment elle devient écologiquement responsable et en s’interrogeant sur les besoins, selon « un impératif commun à toutes les réflexions et à toutes les réorganisations de la production et de l’échange, qui serait la règle verte, c’est-à-dire diminuer l’empreinte écologique de la production, et le faire d’une manière sérieuse et méthodique » (18’08").

Jean-Luc Mélenchon a abandonné le dogme de la croissance : « Le PIB [produit intérieur brut] est un instrument de mesure extrêmement rustique, il n’est pas utile pour ce qu’on a à faire » (19’06"). En fait, il s’agit de « la doxa, c’est la bataille des mots. Quand vous avalez le mot, vous avalez la grammaire avec. Quand vous avalez le mot PIB, vous avalez le mot croissance, et puis vous avalez un mot que vous ne prononcerez jamais, c’est le mot d’irresponsabilité » (19’27").

« Je m’interdis le mot croissance, je dis ‘la relance de l’activité’, je ne parle jamais de croissance dans mes discours. Ce n’est pas que la croissance soit un problème, mais je sais très bien ce qu’on met dedans. Et d’ailleurs, la relance de l’activité implique de la décroissance dans certains domaines » (19’48").

Certaines productions devront croître, comme celles des services à la personne, s’occuper des petits, des personnes dans la dépendance, mais d’autres productions devront décroître.

Pour le candidat du Front de gauche, il y a là « une rupture idéologique de fond avec la social-démocratie : nous ne disons pas que nous allons répartir les fruits de la croissance ! La social-démocratie est organiquement liée au productivisme, quand elle dit ça [répartir les fruits de la croissance], puisqu’elle déclare qu’il n’y a de progrès social que dans le cadre du productivisme. Nous, on pense exactement l’inverse, on pense qu’il n’y a de progrès économique que s’il y a du progrès humain et du progrès social » (20’43").

M. Mélenchon reconnaît que le parti communiste n’est pas arrivé au même point que lui : « les communistes ne proposent pas de partager les fruits de la croissance, ils proposent de partager tout », mais « la discussion n’a pas été très avant… Il y a beaucoup de débat au sein du parti communiste ». « Je veux convaincre mes camarades communistes que l’écologie est la réponse aux questions qu’ils se posent, et non pas quelque chose qui nie leurs préoccupations – c’est leur principale crainte » (22’50").  

Le candidat critique ensuite vivement la publicité : elle « est un impôt privé : on vous conditionne, et vous payez votre conditionnement » (27’40"). « Il faut arrêter l’orgie » (27’23").

………………TROISIEME PARTIE………………….(elle commence à 26’33")

L’océan est la nouvelle frontière

A propos de la sortie du nucléaire, Jean-Luc Mélenchon « demande qu’on ne soit pas hypocrite : ou bien c’est dangereux, et alors c’est à la première centrale que c’est dangereux, ou bien ça ne l’est pas, et alors on prend d’autres dispositions. Mais le mi-chèvre, mi-chou n’a pas de sens dans un domaine comme celui-ci » (27’40"). Sa position ? « Ma conviction personnelle, qui n’est pas celle du Front : Je suis pour qu’on en sorte » (29’38").

Il précise : quoi qu’il arrive, on aura besoin de la recherche nucléaire, notamment pour les déchets, et donc, « on va continuer la recherche fondamentale » (28’18").

Par ailleurs, Mélenchon veut developper deux nouvelles énergies – dans lesquelles les travailleurs du nucléaire pourraient se reconvertir : la géothermie profonde, « qui commande en amont plein d’autres activités, dans la sidérurgie, dans la chimie, et dans l’organisation du territoire » (30’25"), et l’énergie de la mer : « Quand on a le deuxième territoire maritime au monde, on a peut-être quelque chose à dire sur le sujet » (31’10").

Le candidat est réservé à propos de l’énergie solaire, en raison de « l’empreinte écologique des panneaux » (31’40").

Et surtout, il considère que « la sortie des énergies carbonées » représente « un défi extraordinaire » (32’58"), qui devra notamment mobiliser des technologies pointues, y compris dans les nanotechnologies.

Il est moins disert sur les économies d’énergie – mais il est vrai que la durée de la discussion était limitée par un agenda très serré -, évoquant seulement « les process de production » (35’20") et « des milliers d’emplois pour la rénovation thermique ». Quant à la hausse inévitable du prix de l’énergie, il préfère botter en touche : « Nous ne sommes pas crédibles si nous venons avec une dimension punitive » (36’00").

Sur l’étalement urbain, Jean-Luc Mélenchon reconnaît que sa réflexion est limitée : « On n’est pas au point sur l’étalement urbain. La question n’est pas traitée en tant que telle dans notre organisation alors que la situation ne peut plus durer, on a atteint des dégâts sans limite » (41’53"). Il faut cependant « combattre l’archétype enfoncé dans la tête depuis quarante ans » (43’58"), dans lequel tout le monde doit être « propriétaire de sa petite maison ».

Jean-Luc Mélenchon conclut dans l’enthousiasme : il faut « retrouver l’audace des pionniers. Ce monde est beau, il est neuf » (45’00). Et il a une nouvelle frontière, l’océan.

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 05:36
Communiqué ATTAC, EELV, Front de Gauche, Idées, NPA: "Morlaix doit dire non à Sarkozy"
Attac, Europe Ecologie Les Verts, le Front de Gauche, Idées, le NPA appellent tous les citoyens qui ne supportent plus la politique anti-sociale, liberticide et xénophobe de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement à se rassembler devant la mairie de Morlaix mardi 17 avril à partir de 17h. Comme le disait Lucie Aubrac, "résister se conjugue au présent".
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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 05:43

 

Sur l’air de « Société tu m’auras pas »

 

Y’a l’affaire Bettancourt

Y’ les morts de Karachi

Après ça c’est qui l’tour

Après ça c’est pas fini

 

T’as cassé la retraite à 60 ans

T’as supprimé l’ISF

La galère pour les vrais gens

Le fric pour ceux du fouquet’s

Refrain

J’ai chanté 10 fois 100 fois

J’ai hurlé pendant des mois

J’ai crié sur tous les toits

Ce que je pensais de toi

Sarkozy… Sarkozy…

Tu r’passeras pas !

 

T’as salis Guy Moquet

T’as bavé sur les Glières

Avec ta montre au poignet

Tu te crois très très fier

 

Tu t’es payé un gros n’avion

Tu fanfaronne à l’ONU

Allez casse toi pôv’con

Le peuple est dans la rue

Refrain

 

Demain prend garde à ta tête (tes lumettes)

A ton fric à ta rollex

Car les travailleurs vaincront

Les jours heureux refleuriront

 

Mais en attendant je chante

Et je te crache à la gueule

Cette petite chanson méchante

Que t’écoute dans ton fauteuil

Refrain



On Lâche Rien



Du fond de ma cité HLM
Jusque dans ta campagne profonde
Notre réalité est la même
et partout la révolte gronde
Dans ce monde on avait pas notre place
On avait pas la gueule de l'emploi
On est pas né dans un palace
On avait pas la CB à papa

SDF, chômeur, ouvriers
Paysans, immigré, sans papiers
Ils ont voulut nous diviser
Faut dire qu'ils y sont arrivés
Tant que c'était chacun pour sa gueule
leur système pouvait prospérer
Mais fallait bien qu'un jour on se réveil
et qu'les têtes s'remettes à tomber

R : On lache rien, on lache rien
on lache rien, ON lache riiiiiien
On lache rien (wallou)
On lache rien (wallou)
On lache rien, on lache rien


Ils nous parlaient d'égalité
et comme des cons on les a cru
Démocratie fait moi marrer
Si c'était le cas on l'aurai su
Que pèse notre bulletin de vote
face à la loi du marché,
C'est con mes chers compatriotes mais on s'est bien fait baiser

Tant qu'y a d'la lutte, Y a dl'espoir
Tant qu'y a dl'a vie, Y a du combat
Tant qu'on se bat c'est qu'on est debout
Tant qu'on est debout on lâchera pas
La rage de vaincre coule dans nos veines
maintenant tu sais pourquoi on s'bat
notre idéal bien plus qu'un rêve
Un autre monde, on a pas l'choix

REFRAIN

 

Inspiré par et sur l’air de « Ah les salauds ! » (de Ridan).

Ah le salaud

Chante à la gloire

De la victoire du père fouettard

Ah le salaud

Qui fait le lit

Des idées de la mère facho !

 

On l’a vu v’nir même d’un seul œil

L’fils spirituel du père cyclope

En s’écriant dehors les roms,

Les arabes, les manants,

Allez-y foutez l’camp !

A coup de loi ou de karcher

Il a rempli tous ses charters

De femmes, d’enfants, et de bons pères

Bannissant des familles entières !

Mais maintenant l’heure a sonné

La pyramide s’est renversée

L’peuple français s’est réveillé !

Allez dehors Sarko !

Allez dehors Sarko !

 

 

 

Sur l'air de "les monos c'est de la racaille"
(initialement airs de "J'ai perdu le do" et de "la Marseillaise")

Sarkozy c’est de la racaille

Ca crie, ça pue, ça fout la pagaille

A si grand-papa voyait ça tralala

A si grand-papa voyait ça tralala

Il dirait… il dirait… il dirait…

 

Aux urnes citoyens !

Forgez vos opinions !

Marchons, marchons,

Pour la Liberté

Et la Fraternité !

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 18:54

Je relis la presse de la semaine à tête reposée et... patatra, moi qui rêvait d'une autre politique possible que celle conduite par le duo Sarkozy-Fillon, je dois me rendre à l'évidence: nous vivons dans le meilleur des mondes possibles et la droite au pouvoir en France est extraordinairement progressiste et prudente par rapport à ce qu'il eût fallu faire et ce que font déjà nos voisins plus raisonnables et rigoureux... Car nous sommes dans une économie de guerre, n'est-ce pas? Je suis prié d'ouvrir les yeux, de laisser mes illusions au vestiaire: quoiqu'il en soit, le vote du 22 avril ou du 6 mai ne changera rien. Il y a des réformes qui s'imposent, vitales pour ces économistes de cimetières qui font semblant d'oublier que la France n'a jamais été aussi riche..

Jugez plutôt, le titre de la page spéciale Présidentielle:  

              "Tour de vis après le 6 mai"

 

Vous vous sentez déjà un brin étranglés. Qu'à cela ne tienne: on va serrer un peu plus fort.

Le sous-titre à côté de la jolie photo de groupe du triumvirat Merkel, Sarkozy, Monti, écrasés par le poids de leur responsabilité qu'ils assument avec tant de courage: "Partout en Europe, l'austérité fait rage. Pourtant, en France, à la veille de l'élection présidentielle, peu nombreux sont les candidats à aborder les inévitables mesures de rigueur à venir".

 

Le développement est à l'avenant:

Le premier qui dit la vérité, il sera exécuté, chantait Guy Béart... - un vrai poète! - François Bayrou baisse t-il dans les sondages parce qu'il claironne que la rigueur, la vraie, est pour demain? -... tiens, nous ne connaissions que la fausse, la confortable. (...). Il y a peu, The Economist (il ne s'agit pas d'un journal équatorien ou vénézuélien, c'est du sérieux!) s'est fondu d'une "cover" (Henri Lauret pense globish) vacharde sur le "deni français". Quand il s'agit  de nous brocader, les Anglais ne manquent jamais de talent. En l'occurence, l'hebdo de la City appuie là où ça pourrait faire mal.

Partout en Europe, l'austérité fait rage. Elle est d'une violence inouïe depuis la guerre (Vous croyez qu'il s'en attriste, mais non, mais non...). L'Italie de Monti prévoit 230 milliards d'économies sur trois à quatre ans. Les impôts grimpent de 40 milliards cette année et l'essence est à 2 euros! En Espagne, Rajoy table sur 80 milliards (on dirait le sherif de la forêt de Sherwood)réforme en cinq semaines le marché du travail, la banque, adopte la règle d'or et serre les dépenses de santé. Ouf! (suffoque t-il le petit Henri, au spectacle de tant de souffrances partagées par nos voisins?) A Londres, Cameron poursuit un plan dà 130 milliards, gèle le salaire des fonctionnaires, monte la TVA et supprimera 700.000 emplois publics. Tour de vis en Belgique, baisse du Smic en Irlande... Grèves, colère, dépression sociale. Le tout applaudi par Bruxelles".

 

Bref, l'Europe est à feu et à sang. Et les Français continuent tout de même à se goinfrer en toute insouciance pendant que les hommes politiques- mais pas tous, heureusement - leur mentent avec des promesses qu'ils savent ne pas pouvoir tenir.

 

Et la France? Deux plans de rigueur, siglés Sarkozy/ Fillon ont ramené le déficit de 7,1% du PIB à 5,2% d'une année sur l'autre (tiens, on oublie de dire à quel niveau se trouvait le déficit quand Sarkozy en 2007 ou la droite en 2002, est arrivé au pouvoir). Excellent résultat obtenu sans déréglementer le travail (il ne rit pas), sans baisser les salaires des fonctionnaires, sans la retraite à...67 ans.

 

Bref, des philanthropes! Sarkozy/ Fillon: peut mieux faire...

 

" Nicolas Sarkozy a hérité de 1200 milliards de dettes et d'une dépense publique de 54% du PIB. Il promettait d'en finir avec 30 ans de financement à crédit de la croissance et de la protection sociale. La dette, depuis, s'est envolée à 1800 milliards et la dépense publique dépasse 56%.... Bien que Fillon ait dénoncé l'état de faillite, le président a tourné le dos à la lutte contre la dépense et le déficit".

 

La conclusion, vous le devinez: le couplet habituel sur la cigale et la fourmi.

 

"L'extrême rigueur nous est-elle promise comme aux voisins du Sud? Non, plus de rigueur, certainement, car ceux qui nous prêtent pour bouvcler nos fins de mois l'exigent. Le vainqueur du 6 mai, quel qu'il soit, gouvernera donc les yeux sur le "spread", l'écart de taux d'intérêt des marchés. Il grimpe déjà, c'est mauvais signe. Autre contrainte, institutionnelle celle-là: le futur hôte de l'Elysée devra soumettre son budget pour accord à Bruxelles. Le "modèle" (les guillemets font sentir l'anti-phrase) français d'Etat Providence survivra t-il? La cigale, c'est sûr, n'a plus les moyens de chanter".

 

Et voilà encore le bruit de botte habituel visant à faire peur et à convaincre qu'il n'y pas d'alternative aux politiques anti-sociales, accompagné du petit refrain habituel sur l'exception française, la légèreté et le manque de courage de nos hommes politiques qui flatteraient les bas instincts du peuple gavé de privilèges et qui n'en aurait jamais assez, qui oublieraient le monde,  la mondialisation, la dette, la nécessaire coordination européenne.

Mais où va t-il chercher son inspiration, Henry Lauret, le journaliste du Télégramme, dans son article coup de poing et formidablement impertinent vis à vis du monde politique, sinon dans les comités de campagne de l'UMP, de François Bayrou, ou du côté de chez Mme Parisot?

 

Il y a toutefois certains constats lucides que même un propagandiste du libéralisme peut faire quand ça l'arrange:   

 

"Nous nous sommes engagés...à réduire des comptes en 2016-2017. Sarkozy et Hollande, au détail près, s'alignent sur les horizons imposés par Bruxelles, Berlin et les marchés. Chacun à sa manière, bien entendu. Le président-candidat promet tant et plus, et privilégie la baisse des dépenses à la hausse des impôts, sans renoncer à celle-ci. Le leader socialiste élude la dépense pour ne pas se brouiller avec Mélenchon  (ou plutôt les électeurs du Front de Gauche, qui ont un peu plus d'influence sur Hollande que Mélenchon tout seul... Mais c'est vrai qu'il n'y a que des maîtres et des moutons dans le raisonnement de ce journaliste) et veut embaucher, réformer la fiscalité...".

 

Donc "Exit le mythe de l'exception française"

Et Henry Lauret de se demander si les candidats n'auraient pas dû revêtir l'uniforme de psychologues pour intervention  d'urgence après trauma de groupe ou de préparateurs de deuil plutôt que de démiurges:

"Les candidats ont-ils clairement préparé les Français à un tel effort?"

 

Mais Henry Laurent en est convaincu: les Français ne sont pas dupes, ils savent bien malgré les cajoleries et les caresses enjôleuses qu'on les amène à l'abattoir.... Du sang et des larmes, ils vont en avoir plus que leur compte, et cela les aguerrira...

"Dans l'embrouillamini des chiffrages, promesses, philippiques et incantations (tiens, ça rime avec Mélenchon...) , tout, en fait, a été dit. Mais rien n'émerge. Les électeurs voient ce qui se passe chez les voisins. Ils ne croient plus au mythe de l'exception française. Ils savent que leur tour est venu".

 

Au suivant!

 

Quel mélange plus vil de cynisme que ces demi-vérités mêlées de gros mensonges et d'une pégagogie de la soumission par la peur qui constitue le fil rouge du message!

 

Français, Bretons, lecteurs du Télégramme, ne nous laissons pas impressionner par ces donneurs de leçons privilégiés qui prophétisent avec tant de plaisir non communicatif notre ruine! Ils n'ont droit qu'à une chose: notre mépris!

 

Ismaël Dupont

 

 

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 14:22

Il y avait environ 120 personnes hier à la salle du Cheval Blanc de Plourin les Morlaix pour assister et participer au débat de la gauche organisé à l'initiative du Front de Gauche, principalement des sympathisants de l'une ou l'autre des organisations représentées (Front de Gauche, EELV, PS, NPA). Nous remercions Claude Bonnard d'avoir bien voulu animer le débat et de l'avoir fait avec tact et maîtrise.

 

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J'ai mis en avant lors de mes 10 mn d'intervention liminaire le fait que grâce au travail et à la dynamique actuelle du Front de Gauche, qui a pesé lourd dans l'absence de progression du FN, aujourd'hui incapable de se trouver au second tour, la gauche toute entière est renforcée et en mesure de dégager Sarkozy et sa droite anti-sociale, réactionnaire et xénophobe. C'est une priorité que de battre Sarkozy.

J'ai rappelé en quoi le Front de Gauche, avec sa dimension citoyenne affirmée, était une force nouvelle ayant l'ambition de refonder toute la gauche et d'en éviter la dérive centriste, force ouverte qui réunit le meilleur de la tradition socialiste, communiste, trotskiste, écologique, alternative, altermondialiste, c'est à dire différentes courants de pensée, organisations et sensibilités, réunies par des diagnostics, des analyses et des objectifs communs.

Constat- d'abord- du caractère systémique de la crise du capitalisme et de l'absence de réponse appropriée de la social-démocratie compromise depuis 25 ou 30 ans dans l'essor d'une financiarisation, d'une regression des droits sociaux et d'une dérèglementation qui sont à l'origine de la crise financière.

Crise du capitalisme qui se traduit par la montée de l'insécurité sociale, de la précarité, des inégalités (1/3 de travailleurs précaires, 9 millions d'emplois au SMIC, 8,2 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté, 5 millions de chômeurs au moins en France). Mais aussi, au-delà, par des crises démocratiques (montée de l'abstention, de l'extrême droite, de l'autoritarisme libéral en Europe) et écologiques extrêmement dangereuses. J'ai rappelé que cette crise financière que l'on cherche aujourd'hui à faire payer aux peuples par le chantage à la dette était liée à une répartition de plus en plus inéquitable des revenus et des richesses produites par les travailleurs, les profits étant de plus en plus accaparés par les actionnaires, les rentiers, les patrons et cadres dirigeants, et de moins en moins redistribués aux salariés et à l'ensemble des citoyens sous la forme d'une hausse des salaires, d'une réduction du temps de travail, d'une protection sociale et de services publics de qualité.

Face à ce constat d'une société de castes et d'inégalités renforcée, d'une précarisation du grand nombre, d'une domination tyrannique de la finance sur les pouvoirs publics, face à des élites politiques de plus en plus oligarchiques, nous affirmons la nécessité d'une rupture complète avec le néo-libéralisme qui maintient toute l'Europe dans la spirale dans la régression sociale et d'une rupture avec la simple gestion sans ambition du système par la gauche de gouvernement, au nom d'un prétendu réalisme économique qui cache souvent le manque d'audace et de courage.

J'ai rappelé notre résolution à remettre en cause les traités européens portés par des gouvernements réactionnaires et anti-sociaux: Traité de Lisbonne, Mécanisme Européen de Stabilité, Pacte de de gouvernance, de responsabilité et de stabilité pour l'euro.

Nous ne pouvons non plus nous accommoder d'une prétendue rigueur de gauche qui consisterait à donner raison à la "pégagogie de la soumission" consistant à dire que les citoyens vivent au-dessus de leurs moyens et ont bénéficié d'un Etat trop généreux alors qu'ils n'ont au contraire pas profité significativement des gains de productivité réalisés ces 30 dernières années. C'est là une manière de refuser de remettre en question les privilèges et les pouvoirs exhorbitants de la finance. J'ai mis en avant les grandes priorités du Front de Gauche:

- 1. Partager les richesses pour lutter contre la précarité et l'insécurité sociale.

- 2. Lutter efficacement contre la financiarisation de l'économie et les pouvoirs mortifères des banques et des marchés en changeant les statuts de la BCE, développant une autre politique de crédit aux Etats et aux entreprises, reprenant en main le secteur bancaire et assurantiel.

- 3. Assurer la transition écologique de la société par une planification écologique.

- 4. Mettre en place une Assemblée Constituante qui légifère sur les institutions d'une 6ème République qui en finirait avec la monarchie présidentielle, le cumul des mandats, le bipartisme, la culture de la délégation de pouvoir.      

 

J'ai souligné et critiqué le choix du PS de laisser adopter (par son abstention, y compris au Sénat où il aurait pu rejeter le texte), le mécanisme de stabilité et de refuser de faire ratifier par référendum le pacte qui prévoit d'instituer la règle d'or et l'austérité budgétaire partout en Europe, en remettant en cause la souveraineté des peuples et des parlements dans la définition de leurs politiques et sociales.

J'ai rappelé que les écologistes avaient aussi voté pour ces textes (du moins pour le MES qui incluait l'autre pacte) au Parlement Européen. J'ai dénoncé comme dangereuse pour l'économie et la simple préservation des services publics et de la protection sociale la volonté de Hollande de revenir à l'équilibre budgétaire en 2017 alors que nous avons cette année 4,5% de déficit: l'austérité généralisée en Europe ne peut conduire qu'à la récession.

Le NPA, par l'intermédiaire de son porte-parole, Laurent Baudry, a passé beaucoup de temps à nous critiquer, aussi bien sur le plan local que national (manque d'indépendance vis à vis du PS, Front de Gauche "auberge espagnole", prétendue parti-pris pro-industrie de l'armement de Mélenchon...), tout en avouant avoir de nombreux points de convergences avec le programme du Front de Gauche et il a affirmé de manière peu cohérente à mon avis une ambition unitaire dans les luttes en ne cessant de se démarquer des autres et de les stigmatiser en leur faisant des procès d'intention.

 

Après les interventions préalables, Gwenegan Bui (PS), Dominique Guizien (EELV), Laurent Baudry (NPA) et moi avons répondu à des questions portant sur:

- notre position par rapport au nucléaire et aux questions énergétiques en général.

- notre position par rapport au poids des dépenses d'armement dans le budget et au nucléaire militaire.

- notre position par rapport à la ratification des traités européens qui imposent l'austérité et le libéralisme.

- notre position sur les moyens de réduire la dette et sur le rôle de l'argument de la dette publique pour imposer des politiques néo-libérales.  

- notre position par rapport au financement de la protection sociale et aux réformes fiscales à entreprendre pour assurer plus de redistribution des richesses, la pérénnité et la qualité de la protection sociale.    

 

Compte-rendu réalisé par Ismaël Dupont.  

 

 

Article-OF-debat-plourin.jpg 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 11:52

 "Nous nous sommes dans l'action, nous sommes pour Mélenchon

En semaine nous marchons, et le dimanche nous votons"... 

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 08:26

Ode émouvante au métissage et à la Méditerranée dont procèdent la culture et l'histoire de la France, comme toute une partie de sa population, la plus mélangée d'Europe, discours contre les théories du choc des civilisations, la propagation de la haine de l'Islam, des arabes et des berbères, rappel des menaces écologiques qui pèsent sur la mer (transports de marchandises sous des pavillons de complaisance liés à la mondialisation et à la volonté de réduire les coûts salariaux; plateforme pétrolière en Métiterranée...),  affirmation des grands principes républicains (laïcité, droit du sol, égalité, lutte contre les discriminations, souveraineté du peuple) et de notre volonté d'une 6ème République étandant les droits et les pouvoirs d'intervention des citoyens, notre candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a encore une fois porté très haut la voix forte du Front de Gauche à une semaine du premier tour des présidentielles.

Quoiqu'il arrive, ce message aura permis de réveiller les consciences, de remettre à l'ordre du jour comme dessein inachevé et de redonner du sens à l'égalité, à la fraternité, à la liberté, de manière à reconstituer dans le peuple un "nous" combatif, qui est fier de lui-même et reconnaît les siens.

 

"Nous écrivons une page de l'histoire de la gauche. Nous sommes la renaissance de cette gauche qui ne transige pas et qui met ses rêves assez haut pour qu'en définitive il en reste quelque chose sitôt que l'ennemi sans cesse revient reprendre ce qui a été conquis souvent de haute lutte et au prix de tant de souffrances". (Jean-Luc Mélenchon).

 

   

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 06:56

Une trentaine de personnes réunies dans la bonne humeur sous un soleil radieux avec la compagnie de plusieurs enfants sympathiques, s'entraînant aux chants pour recevoir dignement Sarkozy, jouant au palet et déjeunant sur l'herbe en écoutant les nouvelles du rassemblement Front de Gauche monstre de Marseille (120.000 personnes). Nous ne boudons pas notre plaisir en ces jours grisants d'espoirs et d'initiatives tout azimut.

 

 pique-nique citoyen 14 04 2012Madeleine 14 avrilPlace au peuple Pors ar bayecPors ar BayecBarbuc Front de Gauche 2On y croit à 1 semaine des présidentielles

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 06:18

Un rendez-vous est donné par le collectif Eau Publique (dont fait partie la section PCF de Morlaix et plusieurs de ses adhérents à titre personnel) le lundi 16 avril à 8h devant le Sivom (place Onésime Krebel, ancien lycée de Kernéguès) pour dénoncer les coupures d'eau annoncées chez les citoyens qui ont retenu une partie de leur facture pour demander où étaient passés les 1 euro/m3 en trop ponctionnés par Véolia sur l'usager depuis des années et pour demander les documents nécessaires à un examen des charges de personnel de Véolia afin d'envisager ou non une poursuite judiciaire.  

Collectif eau publique. Menace de robinets coupés (Télégramme)

 

 

14 avril 2012 

Collectif eau publique. Menace de robinets coupés.
Une quinzaine de membres du Collectif eau publique ont tenté de rencontrer le président du Sivom, hier matin. Ils réclament toujours des comptes à Veolia, qui menace désormais de couper leurs robinets.

En quête d'explications sur les comptes de Veolia, plusieurs membres du Collectif eau publique sont menacés d'une coupure de leur robinet. Hier, ils ont tenté de rencontrer le président du Sivom. En vain.

Voilà plus de trois mois que sept membres du Collectif eau publique retiennent 1 €/m³ sur leur consommation d'eau de l'année passée. Une somme qui est reversée sur un compte bloqué. Et qui correspond à la baisse des tarifs pratiqués par Veolia depuis le 1erjanvier 2012 à la suite de la renégociation du contrat de la gestion de l'eau menée par le Sivom (Syndicat intercommunal à vocation multiple Morlaix-Saint-Martin). Le collectif entend ainsi protester contre Veolia, l'entreprise délégataire qui «manque de transparence», selon ses dires. «Nous réclamons des informations précises sur les comptes de la société, sur le nombre de ses salariés... Nous avons aussi demandé une réunion tripartite avec le Sivom, Veolia et des représentants de notre collectif. Mais on ne voit rien venir». Rien, sauf un avis de coupure d'eau imminent (dans les 72heures) adressé, jeudi, à ceux qui ne payent pas l'intégralité de leur facture.

«381,29 € ne vont pas mettre en péril Veolia»

«Depuis janvier, nous avons bloqué 381,29 €. Cette somme ne justifie pas une telle procédure. Ça ne va pas mettre en péril Veolia!». Mécontents, une quinzaine de membres du collectif se sont alors rendus au Sivom, hier en fin de matinée, afin de rencontrer son président. Absent, Bernard Guilcher leur a promis un rendez-vous lundi matin. D'ici là, la menace de coupure d'eau est suspendue. «Si on obtient les documents que l'on demande, on s'engage à reverser les sommes retenues à Veolia», assurent-ils.

  • Ronan Tanguy

 

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