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8 mai 2025 4 08 /05 /mai /2025 06:43
Trédudon-le-Moine: 1er village résistant de France, Le Télégramme, 8 mai 2025
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7 mai 2025 3 07 /05 /mai /2025 04:59
Un hommage sera rendu à Fernand Jacq, jeudi 8 mai à Huelgoat. |  ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU FINISTÈRE - 1J448

Un hommage sera rendu à Fernand Jacq, jeudi 8 mai à Huelgoat. | ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU FINISTÈRE - 1J448

Ouest-France

« Médecin des pauvres » et Résistant : un hommage rendu à Fernand Jacq, ce 8 mai dans le Finistère

Publié le

À l’occasion des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Fédération départementale du Parti communiste français organise deux cérémonies successives jeudi 8 mai 2025, à Berrien (Finistère), puis Huelgoat, où un hommage sera rendu à Fernand Jacq. Il fut médecin à Huelgoat, avant d’être arrêté en 1941 et fusillé par les Allemands.

Pour marquer les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Fédération du Parti communiste du Finistère organise un rassemblement à Trédudon-le-Moine, « premier village résistant de France » , situé dans la commune de Berrien (Finistère), ce jeudi 8 mai 2025. Le PCF a voulu aussi rendre hommage à l’un de ses « camarades », Fernand Jacq, qui fut médecin à Huelgoat, Résistant fusillé en 1941.

Les Archives départementales ont retracé le parcours du « médecin des pauvres » , comme décrit parfois, grâce à un certain nombre de documents qu’elles ont reçues en don en 2003. « Fernand Jacq, fils de deux fonctionnaires, adhère au Parti communiste à l’âge de 22 ans, alors qu’il est étudiant à Rennes en médecine. Il s’installe à Huelgoat en 1934 et devient conseiller municipal de la commune en 1935. » Les Archives citent sa mère qui écrira en 1945, pour expliquer l’engagement politique de son fils ; celui-ci lui aurait répondu : « Parce que j’ai eu faim ! Et que je travaille pour qu’il n’y ait plus de misères. »

Engagement dans la Résistance

Lorsque le PCF est interdit, Fernand Jacq participe à la réorganisation du parti sous sa forme clandestine. Et quand la guerre éclate, il voulait rejoindre les rangs d’un régiment, mais est réformé pour raisons de santé.

« Toutefois, cela n’empêche pas Fernand Jacq de rejoindre la Résistance en adhérant en 1941 au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, relatent les Archives départementales. Il procède à de nombreux recrutements et est l’un des organisateurs des premiers groupes de FTP (Francs-Tireurs et Partisans) dans le Finistère. En juin de la même année, il est désigné comme responsable départemental du Service sanitaire. »

Interdit de circuler en voiture dès fin 1940 par les Allemands, il aurait continué à exercer en allant à pied de village en village pour soigner ses patients, selon le PCF. Mais le médecin est finalement arrêté le 3 juillet 1941 et interné dans le camp de Choisel, à Châteaubriant (Loire-Atlantique).

Cours de bretons et chorale

Malgré tout, ses lettres à sa famille traduisent sa force, refusant de renoncer : « Il y a plus d’intelligence ici que dans n’importe quel lycée de France et nous vivons dans l’attente d’un avenir que nous sentons très proche, avec la certitude de la victoire », écrit-il. « Il était profondément enraciné dans le centre Bretagne et avait appris la langue bretonne. Il donnait des cours de bretons aux autres emprisonnés politiques de Châteaubriant », explique Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF. Les Archives départementales soulignent également la mise en place « d’une chorale bretonne ».

Lire aussi : Défilé, bal, véhicules anciens… À Morlaix, le 8 mai 2025 sera « commémoratif et festif »

Les 18 et 20 décembre 1941, le sous-préfet de Châteaulin enverra deux courriers successifs au préfet du Finistère pour demander « la grâce » pour le médecin alors que la population « commence à le considérer comme un héros ». Mais ses lettres arrivent trop tard. « À la suite d’attentats à Paris, les Allemands décident de fusiller 100 otages ; neuf seront pris dans le camp de Choisel, détaillent les Archives. Parmi eux figure Fernand Jacq. » Ils sont exécutés le 15 décembre 1941.

Obsèques

La dernière lettre du médecin à ses parents, rédigée le jour de son exécution, restera pourtant empreinte de la même foi que les précédentes : « Soyez forts, courageux, votre fils meurt pour la France et pour un avenir meilleur. De pareils crimes, après cette guerre dont l’issue ne peut faire de doute pour personne, ne se renouvelleront plus. » Ses obsèques civiles, qui rassembleront la population, auront lieu à la Libération, le 15 décembre 1945. Le même jour, une rue à son nom est inaugurée.

« C’était un militant reconnu bien au-delà de Huelgoat, ajoute Ismaël Dupont. Il fait partie des militants communistes qui ont eu un rôle important dans la Libération et qui étaient animés par un objectif de paix entre les peuples. »

Cérémonies. Jeudi 8 mai 2025, à 15 h 45, au cimetière de Huelgoat, puis à 17 h à Trédudon-Le-Moine.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/medecin-des-pauvres-et-resistant-un-hommage-rendu-a-fernand-jacq-ce-8-mai-dans-le-finistere-7c61a33e-2835-11f0-b7b8-37276f4d776e

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5 mai 2025 1 05 /05 /mai /2025 08:09
Le jeudi 8 mars au cimetière de Huelgoat à 15h45, le PCF rendra hommage à Fernand Jacq, médecin des pauvres et élu et militant communiste du Huelgoat, fusillé par les Nazis le 15 décembre 1941
Le jeudi 8 mars au cimetière de Huelgoat à 15h45, le PCF rendra hommage à Fernand Jacq, médecin des pauvres et élu et militant communiste du Huelgoat, fusillé par les Nazis le 15 décembre 1941
Le 8 mai 2025, 80 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, nous rendrons hommage avec la section PCF Carhaix-Huelgoat et la fédération du Parti communiste du Finistère à notre camarade Fernand Jacq devant sa tombe au cimetière de Huelgoat à 15h45.
 
Avant le rassemblement unitaire de Tredudon-le-Moine à 17h pour la Paix, la Justice sociale et contre le fascisme.
 
Né à Granville (Manche) le 12 janvier 1908, Fernand Jacq est issu d’une famille de fonctionnaires (père douanier, mère employée des PTT). Ses parents quittent peu après sa naissance la Normandie pour la Bretagne et Fernand grandit en Finistère, dans la petite commune de Pleyber-Christ.
Élève studieux et brillant malgré une santé fragile, il s’oriente vers des études de médecine et sort diplômé de la faculté de Rennes, ville où il rencontre sa femme. En 1933, il revient dans le Finistère, d’abord à Querrien, puis s’installe au Huelgoat comme médecin, terminant sa thèse de doctorat en médecine en 1934.
Communiste, sa mère écrit en 1945 dans une brève biographie de son fils, qu’elle l’interrogea avant guerre sur son engagement politique. Il lui répondit : « Parce que j’ai eu faim ! et que je travaille pour qu’il n’y ait plus de misères ».
En effet, dès 1930, Fernand Jacq adhère au Parti Communiste Français alors qu’il est étudiant à Rennes. Il devient conseiller municipal au Huelgoat en 1935, puis participe à sa restructuration après son interdiction en septembre 1939. Il fut élu municipal à Huelgoat de 1935 à 1939. En 1935, la liste communiste aux municipales, composée de huit artisans, quatre cultivateurs, un instituteur et deux retraités, avait devancé la liste SFIO, obtenant ainsi trois élus. En 1937, Fernand Jacq était candidat du PCF aux cantonales à Huelgoat ; il se désista en faveur de Pierre Blanchard (SFIO), élu au second tour avec 55 % des voix face au radical François Le Dilasser.
Fernand Jacq était en même temps secrétaire de la section de Huelgoat, membre du comité régional du PCF.
L’arrivée de la guerre
Lorsque la guerre éclate, Fernand Jacq est contrarié de n’être pas mobilisé. Il est réformé pour raison de santé mais adresse un courrier au préfet du Finistère par lequel il demande d’être incorporé dans un régiment quelconque. Il souhaite, d’après le témoignage de sa mère, être aux côtés de ses camarades dans le combat. Toutefois, sa demande est rejetée et il est contraint d’attendre l’arrivée des Allemands au Huelgoat.
A l’arrivée des troupes d’occupation à Pont-Aven, commune de résidence de ses parents, un notaire menace et rappelle les engagements politiques de Fernand Jacq au père de ce dernier. Il déclare espérer que le médecin sera bientôt fusillé. La famille vit alors dans une inquiétude perpétuelle. Le médecin est en effet déchu de son mandat politique par le Gouvernement de Vichy. Le médecin est empêché par les Allemands et sa mairie collaboratrice de circuler en voiture dès la fin 1940 (il n’a pas de bons d’essence pour ses déplacements). » Qu’importe, il est allé de village en village, à pied ou à bicyclette, dans la boue ou la neige, apporter aux malades soins et réconfort moral. Sensible au courage quotidien des paysans des Monts d’Arrée arrachant à une terre ingrate une maigre subsistance, il en est aimé à cause de sa simplicité et de sa générosité » (Fernand Grenier).
Naturellement, Fernand Jacq rejoint la Résistance en adhérant en 1941 au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Il procède à de nombreux recrutements et est l’un des organisateurs des premiers groupes de FTP (Francs-Tireurs et Partisans) dans le Finistère. En juin de la même année, il est désigné comme responsable départemental du Service Sanitaire et réussit rapidement à mettre sur pied les éléments d’une organisation qui rend de grands services à la Résistance.
Arrestation et internement
Fernand Jacq est arrêté le 3 juillet 1941, probablement victime d’une des innombrables lettres de délation envoyées aux autorités sous l’Occupation. Il est immédiatement conduit dans le camp d’internement de Choisel, à Châteaubriant (Loire-Inférieure), section politique, baraque 7. Voici son témoignage le lendemain de son arrivée (correspondance à ses parents) :
Dans les lettres suivantes adressées à sa famille, le Docteur Jacq ne renie jamais ses engagements et redit sa fierté de partager le sort de millions d’Hommes, d’être enfermé à Choisel au milieu de camarades constituant « l’élite de la France ». Il écrit aussi : « Il y a plus d’intelligence ici que dans n’importe quel lycée de France et nous vivons dans l’attente d’un avenir que nous sentons très proche, avec la certitude de la victoire ». Toutes ses lettres dénotent d’une grande foi en l’avenir et la victoire finale du camp de la Liberté.
L’abattement n’est donc pas de mise et Fernand Jacq est très actif dans le camp. Il dispense durant sa captivité des cours de breton pour les autres otages du camp et met en place une chorale bretonne.
Côté population, il faut aller chercher dans la correspondance préfectorale pour mesurer l’émoi suscité par l’arrestation du médecin. En décembre 1941, en effet, deux courriers du Sous-Préfet de Châteaulin sont transmis à son supérieur direct, le Préfet du Finistère.
Il demande la grâce du Docteur Jacq, assortie d’une mesure d’éloignement du département.
La raison de cette démarche volontariste du Sous-Préfet transparaît clairement dans ses écrits. La population « … commence à le (Fernand Jacq) considérer comme un héros ». La libération par les autorités à la période de Noël « … dissipera définitivement le malaise dont j’ai pu être témoin depuis quelques semaines au cours de mes tournées dans la région susvisée ».
L’arrestation de Fernard Jacq choque donc bien la population du Huelgoat, à tel point que le Sous-Préfet de Châteaulin semble craindre que son maintien en détention ne constitue un danger dans le rapport des autorités avec la population locale.
Cette initiative du Sous-Préfet restera toutefois lettre morte, intervenant trop tardivement.
Les Neuf de la Blisière
En effet, à la suite d’attentats à Paris, les Allemands décident de fusiller 100 otages ; neuf seront pris dans le camp de Choisel. Parmi eux figure Fernand Jacq, désigné par Vichy en tant qu'otage à fusillé parce que militant communiste. Vers midi, le 15 décembre 1941, les feldgendarmes conduisent les neuf otages en plein cœur de la forêt de Juigné, au bord de l’étang de La Blisière où ils sont exécutés aux alentours de 15 heures.
Au moment du départ des otages pour le lieu de l’exécution, les prisonniers du camp de Choisel s’étaient mis à entonner la Marseillaise, certains chantèrent le Bro gozh ma zadoù (hymne national breton), d’autres enfin entonnèrent l’Internationale en breton.
L’espoir et la résistance à l’oppression ne quitta pas ces hommes comme en témoigne encore la dernière lettre de Fernand Jacq, lettre d’adieux rédigée à ses parents le jour même de l’exécution.
Fernand Jacq ne manque d’ailleurs pas de rappeler dans cet écrit que lui et ses camarades ne sont pas les premières victimes de l’occupant au camp de Choisel et commémore les fusillés du 22 octobre 1941. Ce jour là, en représailles à l’assassinat du commandant de Nantes, le Feldkommandant Fritz Holtz, les Allemands avaient fusillés 27 détenus du camp de Choisel dont le jeune Guy Môquet (17 ans).
L’émotion est grande à la mort du médecin du Huelgoat. Les premiers témoignages d’afflictions des proches de la famille en attestent bien sûr, mais c’est à la libération qu’on mesurera l’impact qu’eurent ces exécutions arbitraires de civils parmi la population française.
Médecin de campagne, médecin des pauvres, profondément humaniste, Fernand Jacq était considéré comme une sorte de « saint laïc » à Huelgoat, dans la montagne rouge de l’Arrée. Au camp de Châteaubriant, il avait ouvert des cours de breton et monté un groupe de chant choral. Il était très estimé dans toute la région d’Huelgoat où il fit campagne pour le développement de l’hygiène. Acquise aux communistes dès 1921, la mairie du Huelgoat fut marquée par la dissidence de Corentin Le Floch (ancien SFIO et PCF), avant de devenir le fief d’Alphonse Penven entre 1945 et 1989. Selon Pierre Guyomarh, ancien FTP, cité par Fernand Grenier (Ceux de Châteaubriant), la mort de Fernand Jacq va susciter « une vive recrudescence de l’activité patriotique dans tout le Finistère et fera lever de nombreux combattants décidés à venger Jacq et à chasser l’envahisseur ».
Extrait de l’ultime message de Fernand Jacq:
« La mort naturelle libère l’humanité de ses fragments usés; la mort violente donne par réaction une énergie nouvelle à cette humanité. Toute ma vie, j’ai lutté contre la guerre et pour une vie meilleure, pour le progrès. Les morts sont de grands convertisseurs. Ma mort sera utile… »
Fernand Jacq après l’exécution des 27 otages communistes et cégétistes à Châteaubriant le 22 octobre 1941 avait refusé, au camp de Choisel, avec la grande majorité des 700 détenus (seuls 20 firent exception), de signer une déclaration d’allégeance à Pétain qui aurait pu le sortir des listes d’otages potentiels à fusiller en cas d’attentat contre les troupes d’occupation allemandes.
Il est fusillé le 15 décembre alors qu’il n’a que 32 ans avec un autre docteur, Louis Babin, l’instituteur Paul Baroux, le charpentier Maurice Pillet, le secrétaire de la fédération CGT des Produits Chimiques René Perrouault, Adrien Agnès, agent technique, les métallos Raoul Gosset et Georges Vigor, le jeune ouvrier Georges Thoretton.
Quand son nom est prononcé pour l’appel des condamnés, Fernand Jacq travaille à une étude avec les médecins Ténine et Pesqué sur la médecine sociale.
« Les neuf appelés sont amenés devant le bureau. Ils sont aussitôt enchaînés. Ils montent dans les camions, la tête haute. Le 22 octobre se renouvelle avec la même émotion. La « Marseillaise » éclate puis le « Chant du Départ ». Tout le camp chante avec eux, jusqu’à ce que disparaissent au tournant de la route les deux véhicules… C’est aux abords de la forêt de Juigné, en un lieu enchanteur, La Blisière, que le crime va être consommé ». Les Allemands, rapporte le grand résistant communiste Fernand Grenier dans Ceux de Châteaubriant voulaient éviter de faire traverser Châteaubriant aux condamnés pour les emmener à la sablière comme les 27 fusillés du 22 octobre tant l’émotion était grande dans la ville de Loire-Inférieure après ce crime. Ils avait décidé d’assassiner au fond d’un bois, loin de toute agglomération. Les 9 condamnés à mort communistes furent attachés aux arbres dans la forêt. Le crépitement des balles fut entendu des fermes proches. Le même jour, Gabriel Péri tombe au Mont Valérien et Lucien Sampaix, secrétaire général de la rédaction de l’Humanité, à Caen.
Le jeudi 8 mars au cimetière de Huelgoat à 15h45, le PCF rendra hommage à Fernand Jacq, médecin des pauvres et élu et militant communiste du Huelgoat, fusillé par les Nazis le 15 décembre 1941
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5 mai 2025 1 05 /05 /mai /2025 08:00
Poème dédié aux Résistants de Trédudon-le-Moine, par Marriane Perrot
Poème dédié aux Résistants de Trédudon-le-Moine, par Marriane Perrot
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30 avril 2025 3 30 /04 /avril /2025 05:38
Photos d'un très beau mardi de l'éducation populaire avec Jean Golgevit avec la projection du film sur sa mère, la résistante communiste juive et déportée à Auschwitz Eva Golgevit: "La Résistante et l'enfant"
Photos d'un très beau mardi de l'éducation populaire avec Jean Golgevit avec la projection du film sur sa mère, la résistante communiste juive et déportée à Auschwitz Eva Golgevit: "La Résistante et l'enfant"
Photos d'un très beau mardi de l'éducation populaire avec Jean Golgevit avec la projection du film sur sa mère, la résistante communiste juive et déportée à Auschwitz Eva Golgevit: "La Résistante et l'enfant"
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Photos d'un très beau mardi de l'éducation populaire avec Jean Golgevit avec la projection du film sur sa mère, la résistante communiste juive et déportée à Auschwitz Eva Golgevit: "La Résistante et l'enfant"
Photos d'un très beau mardi de l'éducation populaire avec Jean Golgevit avec la projection du film sur sa mère, la résistante communiste juive et déportée à Auschwitz Eva Golgevit: "La Résistante et l'enfant"

Mardi 29 avril de 18h à 20h30 au local du PCF Morlaix.

Mardis de l'Éducation Populaire passionnant avec Jean Golgevit et la projection du film magnifique et bouleversant de Jean Barat, "La résistante et l'enfant", sur le passé de sa mère, Eva Golgevit, résistante communiste juive d'origine polonaise de la FTP MOI qui a survécu à 18 mois d'enfer au camp d'extermination d'Auschwitz grâce à la solidarité des résistantes communistes juives françaises et à sa force intérieure, ne revenant en France que le 24 mai 1945 après avoir été arrêtée en juillet 1943 par les Brigades Spéciales des renseignements généraux avec 70 autres résistants de la FTP-MOI. Une femme d'une force et d'une joie de vivre formidables restée militante communiste toute sa vie, décédée à 104 ans en 2011, dont le film dévoile les chants français et yiddishs, et le lien très fort avec son fils Jean, enfant caché retrouvé à la libération après des années dans des familles d'accueil, amoureux de la musique, professeur de musique atypique, chef de chœur à Quimper et dans d'autres villes, qui interpréta le Canto Général à la fête de l'humanité sur la grande scène. 

30 personnes ont participé à ce mardi de l'éducation populaire sur la mémoire de la seconde guerre mondiale, de la résistance et de la déportation, et un parcours singulier et exemplaire de la FTP-MOI, celui d'Eva Golgevit.

Un moment d'une grande intensité au local du PCF Morlaix. Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont.

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29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 05:15
"Je me cachais, ma mère, elle, a été déportée" (Ouest-France, entretien de Jean Golgevit avec Baptiste Le Rouzic, 28 avril 2025): Mardi de l'éducation populaire - 29 avril - sur la Résistante et l'enfant avec Jean Golgevit
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28 avril 2025 1 28 /04 /avril /2025 05:14
Ouest-France, 27 avril 2025

Ouest-France, 27 avril 2025

Beau portrait dans le Ouest-France d'Odette Roux, première femme à être élue maire aux Sables-d'Olonne, ville de Vendée qui comptait alors 16 000 habitants, résistante, militante communiste, fille de militant communiste, institutrice, membre du comité d'épuration des collaborateurs. Elle est élue dans une Vendée très catholique et conservatrice sur une liste d'union de la gauche: Union patriotique, républicaine et antifasciste. Merci à sa fille Line Roux de nous rappeler cette histoire magnifique et au journaliste du Ouest-France Jean-Marie Le Provost pour ce bel article passé aux pages Grand Ouest du journal quotidien régional le plus lu en France!

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27 avril 2025 7 27 /04 /avril /2025 19:25
Eva Golgevit - La résistante et l'enfant - Mardi de l'éducation populaire le 29 avril à 18h, Ciné-conférence avec Jean Golgevit au local du PCF Morlaix
[MARDIS DE L'ÉDUCATION POPULAIRE]
 
Découvrez LA RÉSISTANTE ET L’ENFANT, le film documentaire de Jean Barat sur Eva Golgevit.
Une projection - conférence animée par son fils Jean Golgevit.
Un Mardi de l'éducation populaire vibrant, touchant, essentiel, plus que jamais ouvert à toutes et tous, et comme toujours gratuit.
 
La résistante, c’est Eva Golgevit, du groupe Solidarité de la section juive de la M.O.I (Main-d’œuvre Immigrée), mouvement de résistance communiste - l’enfant, c’est Jean*, son fils qu’elle cache après avoir réchappé à la Rafle du Vel d’Hiv. Pilier de la Chorale populaire juive, la poésie et le chant étaient pour Eva Golgevit l’expression de sa lutte contre la barbarie et de l’espoir dans un monde meilleur. À Auschwitz, elle chantait pour ses camarades. Ce film entrecroise le témoignage #lmé dans les années 2000 d’Eva qui livre un récit passionnant sur l’avant-guerre de Varsovie à Paris, la résistance, son arrestation, Auschwitz, le Block 10, Birkenau… avec celui de son fils, Jean, qui raconte aujourd’hui, la séparation, sa survie, les retrouvailles et un lien indéfectible qui l’unissait à sa mère : le chant yiddish. Un dialogue posthume émouvant sur la transmission entre une mère résistante et son fils, enfant caché - deux survivants qui nous délivrent un message d’amour et de résilience.
 
Mardi 29 avril, 18h.
 
au local du PCF Morlaix, 2 petite rue de Callac. 
 
Mardi de l'éducation populaire ouvert à toutes et tous, entrée gratuite
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25 avril 2025 5 25 /04 /avril /2025 04:36
Haro sur les Jacobins! Essai sur un mythe politique (XVIIIe-XXIe siècle) - Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien retracent l’histoire méconnue des fers de lance de la Révolution

Guillaume Roubaud-Quashié et  Côme Simien seront à Morlaix pour présenter leur livre "Haro sur les Jacobins! Essai sur un mythe politique (XVIIIe-XXIe siècle) pour une conférence-débat au local du PCF Morlaix le mardi 10 juin à Morlaix à 18h avec les Mardis de l'Éducation Populaire

"Haro sur les Jacobins" - de Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien, PUF, 240 pages, 19 euros

Les Jacobins et le jacobinisme n’en finissent pas d’occuper le débat public français, comme anathème souvent, comme étendard parfois. Ce sont pourtant des mots piégés, charriant avec eux bien des légendes qui s’ignorent. Dans l’imaginaire commun, le jacobinisme désigne une centralisation féroce. Par opposition, le girondinisme, supposé décentralisateur, est paré de toutes les vertus libérales. Jacobins, jacobinisme : ces deux termes suggèrent aussi une année, 1793, et une dicta-ture, celle du Comité de Salut public. Nous faisons ainsi retour en l’an II, entre Robespierre et la guillotine, dans la violence et l’inflexibilité d’un pouvoir central inquisiteur.

Et si les travaux des historiens avaient autre chose à nous dire ? Le jacobinisme a-t-il seulement existé ? Et qu’est-ce donc, pour commencer, que les « Jacobins » ?

Pour les retrouver tels qu’ils furent et comprendre les références polémiques dont ils ont été depuis l’objet, il faut se plonger dans un récit de luttes et de rapports de force, donnant ainsi à voir sous un angle nouveau deux siècles d’une histoire politique française toujours passionnée par la Révolution.

Haro sur les Jacobins! Essai sur un mythe politique (XVIIIe-XXIe siècle) - Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien retracent l’histoire méconnue des fers de lance de la Révolution
 
« Haro sur les Jacobins » : Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien retracent l’histoire méconnue des fers de lance de la Révolution
 
Retraçant l’histoire de ces citoyens connus de tous mais trop souvent stéréotypés, Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien livrent un morceau de réel qui remet la révolution sur ses pieds.
 
Eric Payonne - L'Humanité , 19 mars 2025
 

Il est des groupes politiques qui incarnent une idée de la politique elle-même : les Jacobins en font évidemment partie. C’est de ce « club » que les deux historiens Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien s’attellent à dépeindre le réel par-delà les stéréotypes, quitte à entreprendre une histoire de l’histoire des Jacobins. Et ils sont nombreux, à l’égard de ces révolutionnaires, les stéréotypes.

Que furent-ils vraiment, en leur temps, de 1789 à 1794 ? Et après ? À quelles fins ont-ils été utilisés, réhabilités ou incendiés par les acteurs politiques qui leur ont succédé jusqu’à nos jours, dans cette ère nouvelle dont ils frayèrent le chemin ?

Le cliché le plus ancré aujourd’hui, dans les consciences antijacobines, est bien sûr celui de la centralisation. Qui n’a pas entendu discourir, ces dernières années, contre cette maudite « centralisation jacobine » ? Au point que la formule en est presque devenue un pléonasme, l’adjectif « jacobin » suffisant à qualifier toute politique centralisatrice, voire « parisianiste ».

Les Jacobins, les seuls à permettre une forme de démocratisation de la Révolution

Les deux auteurs montrent que les clubs révolutionnaires, de 1789 à 1792, ne s’appuient pas tant sur l’opposition entre Paris et la province que sur celle entre élites bourgeoises et classes populaires, dépourvues de droits civiques. Les clubs sont incontestablement bourgeois : les parrainages et cotisations exigés pour être des leurs en témoignent. Mais si les Jacobins n’échappent pas à la règle, ils seront néanmoins les seuls, à partir de la chute de la monarchie le 10 août 1792, à rebattre les cartes et à permettre une forme de démocratisation de la Révolution.

Dès lors fleurissent dans toute la France des sociétés populaires et autres clubs affiliés aux Jacobins et comptant dans leurs rangs de plus en plus d’hommes aux origines modestes. Et ce, y compris dans de petites bourgades. C’est même là que le mouvement jacobin « se fait, sociologiquement, le plus populaire ».

À propos des multiples formes de réhabilitation au XIXe siècle, les auteurs remarquent d’ailleurs que les Jacobins sont globalement méprisés par les classes possédantes. « Quoique les Jacobins d’hier répugnent à toute idée de lutte des classes, cela n’empêche pas le développement d’un jacobinisme relu à travers une perspective de classe ou, pour le moins, une optique plébéienne. » Ainsi dans les Misérables d’Hugo, les Jacobins sont méprisés par presque tous les personnages négatifs.

Mais le « jacobinisme » a-t-il seulement existé ? Dans les faits, il n’y a aucune doctrine claire, homogène, qui leur soit collectivement attribuable. Ni en théorie ni en pratique. S’il fut dans la seconde partie du XXe siècle amalgamé au « stalinisme », c’est que le jacobinisme a servi, y compris pour une partie de la gauche mitterrandienne, de preuve définitive à l’encontre de toute velléité révolutionnaire. Un trait d’union fut tiré entre Jacobins, despotisme, terreur et révolution, donnant du grain à moudre aux conservateurs de l’ordre social en place. L’histoire continue.

Haro sur les Jacobins, de Guillaume Roubaud-Quashie et Côme Simien, PUF, 240 pages, 19 euros

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21 avril 2025 1 21 /04 /avril /2025 07:07
Une de "Regards" : la camarade Marie-Claude Vaillant-Couturier votant lors d'élections en 1946 .

Une de "Regards" : la camarade Marie-Claude Vaillant-Couturier votant lors d'élections en 1946 .

Le 21 avril 1944 , le droit de vote est donné aux femmes en France par une ordonnance ( après un amendement du communiste Fernand Grenier ) du Comité français de la Libération nationale . Le droit de vote des femmes est confirmé par l’ordonnance du 5 octobre sous le Gouvernement provisoire de la République française . Il sera utilisé pour la première fois les 29 avril et 13 mai 1945 lors des élections municipales , puis en octobre pour les élections à l’Assemblée constituante…

 

Le 21 avril 1944, le communiste Fernand Grenier dépose l'amendement qui donne le droit de vote et d'éligibilité aux femmes.

21 octobre 1945: les femmes obtiennent concrètement le droit de vote.


De tous temps, les communistes ont porté le progrès et l'émancipation ... présentant des femmes aux élections alors qu'elles n'avaient pas encore le droit de vote, dès 1925.

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre et qui nous pousse encore à nous battre encore aujourd'hui, au service d'une société plus juste et d'un monde meilleur! Et pour étendre l'égalité femmes-hommes, et les droits des femmes.

Fernand Grenier est décédé le 12 août 1992

Voici un article paru dans l’Humanité en avril 2014:


Fernand Grenier, ce communiste qui a permis le droit de vote des femmes !

"Si l’ordonnance donnant le droit de vote aux femmes a été prise il y a 70 ans jour pour jour par le Général de Gaulle, cette avancée, on la doit à un Tourquennois.

Fernand Grenier rédigera l’amendement, un mois plus tôt, lors de l’assemblée constituante provisoire, installée à Alger : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Un texte sans ambiguïté mais qui suscita le débat. Un amendement adopté par 51 voix sur 67 votants.

En janvier 1943 pourtant, lorsque se constitue l’assemblée consultative provisoire, « les débats sur l’organisation des pouvoirs publics ne prévoyaient pas le vote des femmes », relate Fernand Grenier dans un article de L’Humanité (18/04/1991). En 1943, le Tourquennois, au nom du parti communiste rejoint à Londres le Général de Gaulle. « C’est ainsi que je fus amené à poser la question du vote des femmes pour la première fois quand le Général de Gaulle me proposa de faire partie d’une commission de réforme de l’État, écrit-il encore. Je pensais qu’il serait injuste de continuer à considérer les femmes comme incapables de se servir du bulletin de vote ».


Mais comment ce Tourquennois a-t-il gravi les échelons ?

Pour le comprendre, il faut remonter à la jeunesse de Fernand Grenier. Et cette figure du père qui va le marquer profondément. Édouard Grenier, marié à Léontine Ghesquière, tous deux belges, va donner naissance à Fernand le 9 juillet 1901. « Mon père arrivé illettré de sa Wallonie, va apprendre à lire et écrire par les cours du soir », raconte Fernand Grenier dans Ce Bonheur là.* Un père livreur, militant socialiste, organisateur du syndicat des transports de Tourcoing. En raison de son action syndicale, il sera licencié plusieurs fois.

C’est durant cette période que Fernand découvre l’univers socialiste : les lectures du père, l’achat du pain à la coopérative La solidarité ouvrière, les dimanches à la maison du peuple, siège du parti ouvrier, alors qu’il n’a que 11 ans. Cette figure paternelle va disparaître en 1917. Arrêté par les Allemands, il décédera dans une compagnie disciplinaire des travailleurs. « C’est une épreuve qui devait marquer ma jeunesse, j’avais 16 ans ». Et il était orphelin. Fernand Grenier avait perdu sa mère alors qu’il n’avait que 9 ans. « J’étais fier de mon père. À chaque événement marquant de ma propre vie de militant, le souvenir de mon père s’imposera », écrit Fernand Grenier.

Apprenti mouleur à la fonderie, apprenti boulanger où il sera licencié car syndiqué, Fernand est ensuite embauché comme aide comptable à l’école des Mutilés de Tourcoing. Il habite alors Neuville – où il épousera en 1926 Andréa Beulque – et, en février 1922, adhère à la section communiste. « J’avais sans m’en rendre compte découvert le chemin de la vie : la joie de servir le peuple auquel on appartient ».

Après le service militaire, Fernand Grenier intégrera l’école centrale du Parti et en sortira instructeur pour le Roubaisis et le Valenciennois. Élu au comité exécutif régional en 1925, Fernand sera dépêché à Halluin, comme employé de mairie pour « aider la municipalité communiste contre laquelle le puissant patronat de Roubaix Tourcoing concentrait tous ses moyens ».

Au début des années 30, Fernand Grenier est appelé à Paris, non sans hésitation. « À Neuville, en adhérant au parti, j’avais commencé à ouvrir les yeux aux réalités sociales. L’âpreté de la lutte sociale contre la bourgeoisie, Halluin me l’avait apporté », raconte-t-il.

Président des amis de l’URSS, Fernand Grenier bataillera à Saint-Denis où il sera élu conseiller municipal en 1937, puis en deviendra le député jusqu’en 1968. « C’était quelqu’un de très attaché à sa région, raconte Claudie Gillot-Dumoutier, fille d’Auguste Gillot, ancien maire de Saint-Denis. Il chantait tout le temps Le P’tit Quinquin ».

Arrêté en 1940, il s’évadera de Châteaubriant. En1943, il partira à Londres représenter le parti communiste clandestin auprès du Général de Gaulle. Il décédera en 1992 à Saint-Denis".

Ce bonheur Là, de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous », Fernand Grenier, Éditions sociales, 1974

Fernand Grenier, à l’origine du droit de vote des femmes

La question du vote des femmes fut posée au mois de mars 1944 par le député Fernand Grenier. Se référant aux déclarations du général de Gaulle pendant la guerre, Fernand Grenier souhaitait que l’Assemblée Consultative reconnaisse le droit de vote et d’éligibilité des femmes « afin que nous lui manifestions notre solidarité et notre volonté de ne plus la traiter en mineure, en inférieure ».

Cependant, malgré la volonté affichée par le Général de Gaulle dès 1942, un grand nombre de réticences virent le jour lors des débats sur le vote de l’amendement défendu par le député Grenier du 24 mars 1944 à l’Assemblée consultative provisoire.

Les interventions de Monsieur Paul Giacobbi « Pensez-vous qu’il soit très sage dans une période aussi troublée que celle que nous allons traverser que de nous lancer ex abrupto dans cette aventure que constitue le suffrage des femmes ? » ou encore de Monsieur Bissagnet : « L’amendement Grenier amènera un déséquilibre très net, car il y aura deux fois plus de femmes que d’hommes qui prendront part au vote. Aurons-nous donc une image vraie de l’idée du pays ? En raison de ce déséquilibre, je préfère que le suffrage des femmes soit ajourné jusqu’à ce que tous les hommes soient rentrés dans leurs foyers, et c’est pourquoi je voterai contre l’amendement » étaient représentatives des positions de certains des membres de cette Assemblée Consultative provisoire.

On entendit beaucoup d’arguments spécieux de procédure pour faire obstacle aux droits de vote et d’éligibilité des femmes. Heureusement, le courage et la détermination d’autres délégués permirent de contrebalancer ces résistances.

« Quand il s’agit de jeter les femmes dans le creuset de la guerre, est-ce que nous attendons ? Sera-t-il dit toujours que l’on exigera de nos compagnes l’égalité devant l’effort de la peine, devant le sacrifice et le courage, jusque devant la mort sur le champ de bataille et que nous mettrons des réticences au moment d’affirmer cette égalité ». (Robert Prigent, syndicaliste chrétien, membre du parti démocrate populaire)

L’amendement sur le droit de vote et d’éligibilité fut fermement défendu par le député Grenier et grâce à sa ténacité, l’article 16 de l’amendement fut adopté le 24 mars 1944 à la majorité de 51 voix contre 16 sur 67 votants et devient l’article 17 de l’ordonnance du 21 avril 1944 signée par De Gaulle.

 

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