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20 mai 2023 6 20 /05 /mai /2023 06:45
Photo de René Bertré - Le Maitron

Photo de René Bertré - Le Maitron

La Section de Morlaix du PCF et la fédération du Finistère du PCF témoignent de leur solidarité à la famille et aux proches de René Bertré et de notre reconnaissance pour ses décennies d'engagement pour le progrès social, l'égalité, les causes humaines fondamentales et l'anti-fascisme. René Bertré, habitant Taulé, était depuis plusieurs années adhérent à la section de Morlaix. Son passé militant, détaillé dans l'article du Maitron, Dictionnaire du mouvement ouvrier, qui suit, témoigne de la force de sa personnalité et de sa réflexion et de sa fidélité à ses engagements.

Ci dessous les articles de Ouest-France et du Maitron

René BERTRÉ (1919 – 2023)
Penseur, peintre et cinéaste nous a quittés le 10 mai.
Partisan infatigable de l'abolition du capitalisme, destructeur des hommes et de la planète, il s'est éteint à son domicile au Douryen, dans son sommeil, à l'âge de 103 ans.
Selon sa volonté, ses obsèques se sont déroulées dans l'intimité familiale.

Nous remercions les Drs Garlantezec et Oishi, l'équipe du centre de soins de Taulé, l'HAD de Morlaix, pour leur dévouement et leur humanité.
Les familles Druart-Bertré, Lécuillier, Dechet remercient sincèrement toutes les personnes qui s'associeront à leur peine.

BERTRÉ René

Né le 26 septembre 1919 à Crespin (Nord) ; photographe puis technicien du cinéma ; militant marxiste, antifasciste puis communiste en Belgique et en France ; maire adjoint de Saint-Quentin (Aisne) de 1977 à 1983.

Fils d’Albert Bertré, herboriste, et de Anne Tellier native de Bruxelles, René Bertré avait deux frères nés en 1909 (Albert) et 1911 (Henri). Il eut à l’école de Crespin, comme instituteur, Eugène Thomas, qui fut ministre socialiste. Il vécut à Vendeuil-Caply dans l’Oise puis après l’impasse professionnelle de son père qui devint jardinier, à Bruxelles (Belgique) de 1929 à 1939. Il fréquenta l’Athénée communal d’Uccle, "véritable creuset de libres penseurs" dit-il. En 1935, il étudia le marxisme, le matérialisme dialectique et historique à de l’Université ouvrière de Bruxelles (UOB). Il suivit notamment les cours de dialectique donnés par le mathématicien Jean Gorren. Il fut dès lors, selon ses termes, un "militant pour la défense de la conception matérialiste de l’histoire, interdite à l’Université comme subversive". Auditeur au cours du soir de l’Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles, il dessinait et peignait des paysages et des portraits.
Militant antifasciste, soutien de l’Union soviétique et des républicains espagnols, le Pacte germano-soviétique ne modifia pas sa position vis-à-vis de l’URSS, estimant que l’échec des négociations tripartites France-Garande-Bretagne-Union soviétique incombait "à l’anticommunisme des gouvernements anglais et français". Il revint en France en novembre 1939. En 1941, il était à Saint-Quentin où il exerça sa profession de photographe. Isolé politiquement, sans amis ni connaissances, il ne répondit à aucune des convocations allemandes pour l’organisation Todt. Il écrit : "Pendant l’occupation, j’ai été comme tous les citoyens, dans l’attente".
En août 1944, marié à Madeleine Vrebos, il milita au Front national de Libération dirigé localement par Jean Cailluyer et par Paule Cailluyer qui devinrent ses amis. Il adhéra au PCF début 1945, milita avec Achille Borgniet et Robert Monfourny. Secrétaire de la cellule Wolf, membre du comité de section, il fut chargé de la diffusion de la presse communiste. Secrétaire du Comité de défense de l’Humanité (CDH) il vendit lui-même le journal dans la rue et au porte-à-porte jusqu’en 1977. Il écrivait des articles dans la rubrique départementale.
René Bertré s’est toujours préoccupé de la "faiblesse idéologique" des militants aussi participa-t-il aux écoles fédérales ou il enseigna les données essentielles du marxisme. En 1970, à son initiative personnelle et bénévolement, il ouvrit durant une saison un cours de sociologie et de philosophie marxiste. au premier étage du restaurant "Le Faisan doré", place de l’Hôtel de ville.
Daniel Lemeur devenu député, Émile Tournay, secrétaire fédéral et Joseph Leroux, lui demandèrent d’entrer au secrétariat de la section de Saint-Quentin et, en 1977, d’être adjoint à la mairie de la ville.
Technicien de l’industrie cinématographique, il réalisait des courts métrages destinés à l’enseignement. Il participait à des colloques sur l’homme et la nature et fonda avec Serge Boutinot, ornithologue, un Institut des sciences de l’environnement qui s’intéressait notamment à l’étude de la Réserve naturelle des marais de d’Isle de Saint-Quentin.
Approuvant le Programme commun mais réservé par rapport à son application de l’époque, réservé quant à l’abandon de la thèse de la "dictature du prolétariat", hostile à l’entrée des communistes dans les gouvernements socialistes, René Bertré, au delà de ses cent ans, resta au Parti communiste tout en étant “critique”. Il approuva le Front de gauche, regretta son échec et se rallia avec le PCF à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012 et 2017.
Il se retira ensuite dans le Finistère avec sa fille adoptive Sylvie Druart-Bertré.

http://congres.pcf.fr/83497

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19 mai 2023 5 19 /05 /mai /2023 06:41
Semaine de la Résistance à Morlaix - du 22 mai au 26 mai 2023 - Demandez le programme!

La semaine de la Résistance à Morlaix, c'est la semaine prochaine à La Virgule: expositions, conférences, témoignages. Demandez le programme... Pendant 4 jours, des spécialistes et des grands témoins recevront dans la journée scolaires, collégiens et lycéens.

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16 mai 2023 2 16 /05 /mai /2023 06:25

Quand la ligne Morlaix-Roscoff faisait halte à Henvic, à l'arrêt Carantec-Henvic. La dernière halte d'un train à Henvic date de 1991 et le cheminot retraité Loïc Le Gall, membre du Collectif pour la ligne Morlaix Roscoff, nous a retrouvé dans ses archives des coupures de presse sur une manifestation avec les élus, dont la députée de la circonscription de Morlaix et maire de Henvic Marie Jacq, avec Michel Morvan, vice-président du Conseil Régional, pour développer les investissements sur la ligne Morlaix Roscoff et maintenir la présence des cheminots. Ce soir, mardi 16 mai, le collectif pour la relance de la ligne Morlaix-Roscoff se réunit à 19h salle Marie Jacq à Henvic. Une réunion ouverte à toute personne intéressée pour se mobiliser pour la réouverture de la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff et préparer le goûter d'anniversaire des 140 ans de la ligne Morlaix Roscoff à Saint Pol de Léon, salle Ti Kastellyz, le samedi 10 juin, avec la conférence débat des architectes Camille Damiano et Samir Boukhalfa, auteurs de la BD "Le fer et la terre" sur la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff.

16 mai 2023 - La ligne Morlaix Roscoff fait halte à Henvic: une page d'histoire
16 mai 2023 - La ligne Morlaix Roscoff fait halte à Henvic: une page d'histoire
16 mai 2023 - La ligne Morlaix Roscoff fait halte à Henvic: une page d'histoire
16 mai 2023 - La ligne Morlaix Roscoff fait halte à Henvic: une page d'histoire
16 mai 2023 - La ligne Morlaix Roscoff fait halte à Henvic: une page d'histoire
16 mai 2023 - La ligne Morlaix Roscoff fait halte à Henvic: une page d'histoire
16 mai 2023 - La ligne Morlaix Roscoff fait halte à Henvic: une page d'histoire
16 mai 2023 - La ligne Morlaix Roscoff fait halte à Henvic: une page d'histoire
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13 mai 2023 6 13 /05 /mai /2023 07:43

 

Fréquemment présenté comme un acteur sombre de l’histoire, quand il n’est tout simplement pas effacé, Robespierre apparaît souvent dans la voix de ses contempteurs quand tous leurs arguments sont usés. Ce serait le retour de l’autoritarisme, de la violence politique. Il faut dire qu’après les espoirs déçus des expériences révolutionnaires du XXe siècle, il est désormais admis dans le débat public de discréditer jusqu’à la Révolution française, pourtant fondatrice de notre modernité politique. Le président actuel, alors candidat, n’avait-il pas déclaré que la France était orpheline de sa figure du roi ? L’exercice du pouvoir présidentiel semble en effet confirmer cette tendance monarchique si prégnante dans notre République, plus de deux siècles après la fin de l’institution royale.

Robespierre, c’est ce révolutionnaire dont aucun édifice ou espace public ne porte le nom dans la capitale française, volonté délibérée de l’État de ne pas lui reconnaître un rôle prééminent dans l’histoire contemporaine et passer sous silence 1793 dans la période révolutionnaire, réduisant cette dernière à la prise de la Bastille dans l’imaginaire collectif.

De quoi ce fameux Robespierre, qui a traversé les siècles aux côtés d’autres grandes figures de la Révolution, est-il le nom ?

Avocat, défenseur des plus modestes, il deviendra avec la Révolution un tribun et un ardent promoteur d’un ordre social radicalement nouveau. Le natif d’Arras voulait ainsi parachever l’œuvre révolutionnaire. À travers lui, c’est le peuple en action, qui décidait de prendre le cours de l’histoire et des affaires publiques, qu’on refuse de célébrer.

La Constitution de la Ire République de 1793, dont il était le promoteur (sans vouloir l’appliquer dans la situation exceptionnelle d’alors), deviendra une référence constante de celles et ceux épris de justice dans les générations suivantes, des révolutionnaires du XIX e siècle au mouvement ouvrier et jusqu’à la Libération.

1793 ouvrait ce chemin nouveau où la souveraineté revenait au peuple, qui devenait alors l’acteur politique de l’époque moderne.

Il faut dire que cette date est l’objet de débats et de confrontations d’idées vives tant elle a ouvert le champ des possibles. Elle a stimulé les réflexions intellectuelles et les travaux d’historiens pour en comprendre les ressorts et les dynamiques. Elle a irrigué le mouvement ouvrier, démocratique, républicain en France, de Michelet à Jaurès (qui qualifiait Robespierre de « théoricien inflexible de la souveraineté nationale et de la démocratie ») jusqu’aux penseurs de notre temps. Que ces derniers soient salués et remerciés, des sociétés d’histoire aux chercheurs qui consacrent leur vie à transmettre cet héritage. Saluons Pierre Serna, ami de longue date de notre journal et rédacteur en chef exceptionnel de ce brillant numéro spécial. Il a su s’entourer des plus grands chercheurs sur la question, en particulier Claude Mazauric, éminent historien de la Révolution française, que nous accueillons avec fierté dans ces colonnes.

Ce chemin révolutionnaire était foncièrement conflictuel, complexe et en même temps passionnant. Des tentatives de déstabilisation, des ingérences étrangères qui alimentèrent un climat de guerre, aux débats entre les composantes révolutionnaires, l’affrontement était permanent. Robespierre en était, mais il n’était pas le seul. La preuve en est que la Terreur se poursuivit après sa mort pour s’achever par le renfermement de la période napoléonienne.

Changeant jusque dans la dénomination du calendrier, le rapport à une spiritualité sécularisée (prélude à la laïcité), le robespierrisme était avant tout ce mouvement d’émancipation intégral. Il était ce terreau de forces déterminées à renverser l’ordre social et faire l’histoire. Et 1793 est l’aboutissement des espoirs de ces paysans de Champagney qui revendiquent l’abolition de l’esclavage dans leurs doléances de 1789. C’est aussi ce plan d’instruction massif pour bâtir la citoyenneté, ce dispositif d’égalité territoriale et d’accès aux prémices des services publics.

1793, c’est la République sociale qui émerge avec l’objectif de résorber les disparités sociales par l’intervention publique et par une juste redistribution de l’impôt, établissant la notion balbutiante de bien commun. Nous devons à cela les programmes d’aide sociale, séparés de la logique de charité chrétienne, prélude aux politiques de solidarité. La vertu comme élément structurant du débat public (que ses thuriféraires veulent réduire à la Terreur) était conçue comme élément de probité et de lutte contre les abus. C’était surtout la démocratie permanente et populaire qui instaurait l’abolition réelle des privilèges. Ce caractère précurseur était bien dans l’esprit de la Constitution de la République. Au fond, si nous devions résumer le processus de 1793, ce serait celui d’une révolution inachevée, dont l’ambition du projet n’avait d’égale que la violence de l’époque, et qui tua ses propres rejetons.

Cette période a néanmoins laissé des traces irréversibles dans l’histoire des mouvements d’émancipation et résonne encore dans les affrontements de classe de notre temps. C’est pour cela que nombre de mouvements de résistance et de lutte portent encore, tel un écho, cette référence à ce moment qui a tant œuvré pour la libération humaine.

La morgue et la gestion libérale-autoritaire des pouvoirs politiques de notre temps, administrée par une classe qui fonde son pouvoir sur les privilèges financiers exorbitants dans un monde qui n’a jamais été aussi inégalitaire, nous confirment que les nombreuses féodalités des temps modernes restent à briser.

Un hors-série exeptionnel sur 1793, cette année « où l'impossible est advenu »

A l’occasion du 230e anniversaire de l’année 1793, l'Humanité a confié à Pierre Serna, professeur des universités à Paris-I Panthéon-Sorbonne, directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française, la direction d’un hors-série sur cette année si particulière dans l’Histoire de France et du monde, et sur ses principaux protagonistes parmi lesquels Maximilien Robespierre.

1793 n’est pas notre passé ; il est notre futur. »

En « 1793, c’est l’impossible qui est advenu ». Voilà comment Pierre Serna, empruntant à Balzac, titre son ouverture de ce hors-série de référence. « 1793 n’est pas notre passé ; n’en déplaise aux réactionnaires de tous poils et de tous pays, 1793 est notre aujourd’hui, il est notre futur. 1793 est notre actualité et notre lendemain » écrit-il encore. La preuve en 124 pages d’articles, de portraits, d’entretiens et de débats.

 

 

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8 mai 2023 1 08 /05 /mai /2023 14:43
Missak Manouchian, un résistant étranger au Panthéon - Ouest-France, 8 mai

En ce 8 mai 2023, un bel article dans le Ouest-France avec une interview de Denis Peschanski pour une entrée de Missak Manouchian au panthéon. Ce serait le premier communiste et le premier ouvrier honoré par la nation par une entrée au Panthéon, un symbole de l'apport exceptionnel de l'immigration et des réfugiés à l'histoire nationale. Avec ce rescapé du Génocide arménien, ce poète, ce communiste, ce chef des FTP-MOI, entreraient au Panthéon tous les combattants étrangers de la Résistance Française.

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19 avril 2023 3 19 /04 /avril /2023 06:20
18 avril 2023 - Mardi de l'éducation populaire avec Alain Prigent sur Madeleine Marzin - les conférences-débat du PCF Morlaix
18 avril 2023 - Mardi de l'éducation populaire avec Alain Prigent sur Madeleine Marzin - les conférences-débat du PCF Morlaix
18 avril 2023 - Mardi de l'éducation populaire avec Alain Prigent sur Madeleine Marzin - les conférences-débat du PCF Morlaix
18 avril 2023 - Mardi de l'éducation populaire avec Alain Prigent sur Madeleine Marzin - les conférences-débat du PCF Morlaix
18 avril 2023 - Mardi de l'éducation populaire avec Alain Prigent sur Madeleine Marzin - les conférences-débat du PCF Morlaix
18 avril 2023 - Mardi de l'éducation populaire avec Alain Prigent sur Madeleine Marzin - les conférences-débat du PCF Morlaix

Avec Alain Prigent, historien, ce mardi 18 avril, un très beau Mardi de l'éducation populaire sur l'histoire du PCF dans les années 30 et pendant l'occupation, ainsi que dans les années 50, autour des parcours de Madeleine Marzin, amie de Louis Guilloux et Renée Guilloux, institutrice rouge, résistante communiste, torturée, condamnée a mort, évadée, femme la plus recherchée de France, députée communiste du quartier de Belleville de 1951 a 1958, première présidente femme d'un groupe politique au conseil municipal de Paris (le groupe communiste bien sûr), de Francis Marzin, son frère aîné, responsable régional du PCF breton dans les années 30, qui signait les éditoriaux de la "Bretagne ouvrière, paysanne et maritime", et luttait contre les ventes-saisies de fermes de petits paysans a l'ouest de la Bretagne, mais aussi de Gustave Marzin, résistant communiste déporté, rescapé d'un terrible naufrage à la fin de la guerre, ou deux bateaux remplis de déportés ont été coulés par l'aviation anglaise dans la baie de Lubeck, avec près de 10 000 morts ...

 Une conférence et un livre passionnants...

18 avril 2023 - Mardi de l'éducation populaire avec Alain Prigent sur Madeleine Marzin - les conférences-débat du PCF Morlaix
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16 avril 2023 7 16 /04 /avril /2023 10:31
Mardi de l'éducation populaire le 18 avril avec l'historien Alain Prigent sur Madeleine Marzin, le parcours d'une militante communiste bretonne, résistante, députée communiste à la Libération (Conférence-débat, entrée libre, 18h, 2 petite rue de Callac)
Et si l'histoire mettait plus en avant le combat et l'engagement des femmes... 
 
Madeleine Marzin, bretonne, résistante et élue communiste de Paris
 
La section du Pays de Morlaix du PCF a le plaisir de vous inviter au prochain Mardi de l'éducation populaire le mardi 18 avril à 18h au local du PCF à Morlaix, 2 petite rue de Callac, avec l'historien de Lannion Alain Prigent.
 
Il aura pour thème l'exploration historique du Parti communiste breton et français dans les années 20-30 (le combat contre les ventes-saisies de ferme dans le Tregor), pendant l'Occupation et la résistance, à la Libération, autour de la trajectoire de Madeleine Marzin (1908-1998), native de Plouaret, institutrice révoltée sortie de l’École Normale de Saint-Brieuc, amie du couple de l'écrivain briochin Louis Guilloux et sa compagne institutrice Renée Guilloux, assistant l'écrivain dans la documentation sociale de ses ouvrages, résistante condamnée à mort qui fut "la femme la plus recherchée de France", députée du quartier populaire parisien de Belleville à la Libération (1951-1961), défendant la cause des pauvres et des immigrés, algériens, bretons, italiens, militante communiste et créatrice de l'union des Femmes Françaises (UFF), et de son frère Francis Marzin, responsable régional du PCF à la veille de l'Occupation, chef de la résistance FTP.
 
L'historien costarmoricain Alain Prigent leur a consacré un ouvrage passionnant.
 
Entrée ouverte à toutes et tous et gratuite. Conférence-débat suivie d'un pot convivial.
 
Venez nombreux!
 
Mardi de l'éducation populaire le 18 avril avec l'historien Alain Prigent sur Madeleine Marzin, le parcours d'une militante communiste bretonne, résistante, députée communiste à la Libération (Conférence-débat, entrée libre, 18h, 2 petite rue de Callac)
Mardi de l'éducation populaire le 18 avril avec l'historien Alain Prigent sur Madeleine Marzin, le parcours d'une militante communiste bretonne, résistante, députée communiste à la Libération (Conférence-débat, entrée libre, 18h, 2 petite rue de Callac)
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13 avril 2023 4 13 /04 /avril /2023 06:58
Camille Damiano et Samir Boukhalfa ont enquêté pendant neuf mois sur la ligne de chemin de fer Morlaix Roscoff dans le cadre de leurs études en architecture. Le fruit de ces recherches est une BD de 90 pages qui démontre l’intérêt de rouvrir cette ligne et un projet de nouvelle gare à Saint-Pol-de-Léon. (Camille Damiano et Samir Boukhalfa- Photo Le Télégramme)

Camille Damiano et Samir Boukhalfa ont enquêté pendant neuf mois sur la ligne de chemin de fer Morlaix Roscoff dans le cadre de leurs études en architecture. Le fruit de ces recherches est une BD de 90 pages qui démontre l’intérêt de rouvrir cette ligne et un projet de nouvelle gare à Saint-Pol-de-Léon. (Camille Damiano et Samir Boukhalfa- Photo Le Télégramme)

Deux architectes se sont passionnés pour les enjeux de la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff et ont travaillé dessus pendant des mois: Camille Damiano et Samir Boukhalfa. Voici un lien pour aller découvrir et lire intégralement et gratuitement (selon leur volonté) leur BD à la fois élégante, pédagogique et très intéressante, qui s'engage pour une relance de la ligne ferroviaire, avec notamment l'enjeu d'un fret ferroviaire à redévelopper et d'un trafic voyageur écologique.
 
Pour lire gratuitement la BD, ouvrez le lien suivant:
 
 
« Le Fer et la Terre » : la BD enquête qui redonne une chance à la ligne Morlaix Roscoff Réservé aux abonnés

  Le Télégramme Gwendal Hameury le 26 février 2023

 

Deux architectes ont enquêté pendant neuf mois sur la ligne Morlaix Roscoff dans le cadre de leurs études. Selon leurs conclusions, publiées sous forme de BD, cette dernière a un avenir.

Ils ne sont pas Bretons. Ni économistes. Et encore moins spécialistes du ferroviaire. Mais leur travail n’en demeure pas moins intéressant. Camille Damiano et Samir Boukhalfa, 24 ans, ont enquêté pendant neuf mois sur la ligne Morlaix Roscoff, dans le cadre de leur dernière année d’étude à l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Paris Malaquais. « Notre objectif final était de proposer un projet architectural approfondi, renseignent-ils. Mais dans le cadre de ce travail, lancé après la lecture d’articles du Télégramme sur le sujet, nous nous sommes énormément documentés sur le Haut Léon, son histoire agricole, son passé ferroviaire, son avenir. On s’est pris de passion pour ce territoire où nous avons séjourné deux fois cinq jours ». Le fruit de ces recherches : une BD enquête de 90 pages intitulée « Le Fer et la Terre » (le fret ferroviaire comme outil d’irrigation au service de la transformation d’un territoire agricole), disponible sur Issuu, une plate-forme d‘édition électronique gratuite.

« Un véritable gisement »

À la fois auteurs et illustrateurs de cet ouvrage, Camille Damiano et Samir Boukhalfa arrivent à la conclusion que la ligne Morlaix Roscoff, abandonnée depuis le 3 juin 2018, suite aux pluies d’orage qui avaient emporté une partie des rails au niveau de Sainte-Sève, a un gros potentiel. « Elle a été la ligne de fret la plus rentable de la SNCF de 1957 à 1981. Puis a décliné en raison de la concurrence routière, rappellent-ils. Mais elle reste un véritable gisement. Après le Brexit, la COP26 (à Glasgow, en 2021, NDLR) et à l’heure de l’agrandissement du réseau transeuropéen du transport (RTE-T), la donne pourrait changer ».

« Pris aux tripes par ce sujet », les deux jeunes architectes estiment que le rail doit être la colonne vertébrale du Haut Léon. « Il faut voir le train comme un moyen de mutualiser les ressources, soufflent-ils. Et prendre le fret ferroviaire comme mode premier du transport de marchandises. Mais cette transformation ne peut trouver de réalité qu’avec les acteurs qui façonnent déjà le territoire et son économie. Comme le port de Bloscon ou la Sica ».

« Un travail désintéressé »

C’est justement à Saint-Pol-de-Léon, fief de la Sica, que Camille Damiano et Samir Boukhalfa ont implanté leur projet architectural. Dans l’ancienne gare (où vient de s’installer un bar-restaurant), précisément, qu’ils ont imaginée en grande halle, « histoire de revisiter l’image de ce pays agricole exportateur ». Un endroit qui abriterait à la fois des laboratoires destinés à la recherche sur les semis paysans, mais aussi une gare de fret et une gare voyageurs. « Car le redémarrage du fret relancera le trafic voyageurs. Tous les éléments sont en place pour un fonctionnement différent de ce territoire. C’est ce qu’on a voulu montrer dans cette BD, qui est un condensé de notre enquête. Il nous est apparu que c’était le meilleur moyen de communiquer sur ce sujet complexe ».

Les jeunes architectes ne cherchent pas à monétiser leur travail. Seulement à le rendre accessible au plus grand nombre. « C’est gratuit, désintéressé, argumentent-ils. Notre projet de gare à Saint-Pol-de-Léon est très ambitieux. Il est fait pour rêver et ne verra pas le jour. Ça coûterait bien trop cher. Mais ça n’enlève rien au reste de l’enquête ».

« Nous avons justifié le retour du train »

Cette dernière comporte aussi des annexes. Consacrées à ce projet de gare en lui-même, mais aussi aux chiffres du fret ferroviaire et à l’analyse du rapport Spinetta de 2018. Confier la gestion des petites lignes ferroviaires aux régions, fidéliser le fret et ouvrir à la concurrence faisaient partie des propositions de ce rapport. « Nous sommes allés au fond des choses, concluent Camille Damiano et Samir Boukhalfa. Et nous avons justifié le retour du train entre Morlaix et Roscoff, en expliquant qu’il y avait des moyens pour le financer. Cette ligne a un avenir ».

Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, pourquoi la relancer - Lisez gratuitement en ligne la Bande dessinée enquête sur la ligne Morlaix-Roscoff des architectes Camille Damiano et Samir Boukhalfa
Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, pourquoi la relancer - Lisez gratuitement en ligne la Bande dessinée enquête sur la ligne Morlaix-Roscoff des architectes Camille Damiano et Samir Boukhalfa
Ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff, pourquoi la relancer - Lisez gratuitement en ligne la Bande dessinée enquête sur la ligne Morlaix-Roscoff des architectes Camille Damiano et Samir Boukhalfa
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12 avril 2023 3 12 /04 /avril /2023 12:32
La 141 R sur la plaque-tournante de Morlaix, cette locomotive déservait aussi la ligne Morlaix Roscoff -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

La 141 R sur la plaque-tournante de Morlaix, cette locomotive déservait aussi la ligne Morlaix Roscoff -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

 La 040 de la gare de Morlaix en manoeuvre au Port à la fin des années 60 -Archives Loïc Le Gall  (photo O.Perelle) - CGT Cheminots

La 040 de la gare de Morlaix en manoeuvre au Port à la fin des années 60 -Archives Loïc Le Gall (photo O.Perelle) - CGT Cheminots

Un train RB se dirigeant vers Morlaix, photo prise du Petit Pont, aujourd'hui rue de Brehat

Un train RB se dirigeant vers Morlaix, photo prise du Petit Pont, aujourd'hui rue de Brehat

Viaduc de Morlaix - 141 R et 0 30 0 30 Mallet du RB - Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Viaduc de Morlaix - 141 R et 0 30 0 30 Mallet du RB - Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

La CGT Cheminots manifeste en janvier 1987 -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

La CGT Cheminots manifeste en janvier 1987 -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Gare de Morlaix --Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Gare de Morlaix --Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Entrée du tunnel- Gare de Morlaix

Entrée du tunnel- Gare de Morlaix

-Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

-Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Le Chemin de fer à Morlaix - Toute une histoire (Photos d'archives CGT Cheminots - Loïc Le Gall)
Les derniers MV vers Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Les derniers MV vers Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Intérieur du Poste 2.4 -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Intérieur du Poste 2.4 -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Arrivée d'une OC2 à Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Arrivée d'une OC2 à Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Gare de Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Gare de Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Viaduc de Morlaix - Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Viaduc de Morlaix - Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

 Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

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 Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

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Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

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 Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

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5 avril 2023 3 05 /04 /avril /2023 06:56
Note de lecture - Beyrouth-sur-Seine de Sabyl Ghoussoub
Beyrouth-sur-Seine est un roman autobiographique de Sabyl Ghoussoub qui a reçu le prix Goncourt des Lycéens 2022, une exploration temporelle et géographique, des années 1960 à 2020.
 
Des allers-retours entre Paris où sont exilés ses parents libanais depuis la fin des années 70 et le Liban où la guerre fait rage dans les années 1970 et 1980, où la famille se partage entre des oncles communistes et combattant au côté de la gauche et des Palestiniens dans la guerre civile, et des oncles phalangistes combattant avec la droite chrétienne, Moscou, où va étudier un des oncles communistes.
 
La lourdeur de l'héritage, la complexité et les contradictions de la situation politique et de l'histoire libanaise sont amenés avec beaucoup de subtilité dans une écriture fluide et proche de la vie et de l'humain procédant par allusions, évocations par petites touches, avec une tendresse qui ne tombe jamais dans la sensiblerie, qui restitue l'élégance, l'étrangeté, et la singularité irréductible des êtres.
 
Un récit lumineux, facile à lire, plein d'empathie et d'humour, sur une guerre atroce, les paradoxes de l'exil et de la gauche libanaise, qui revient aussi sur les attentats et attaques à Paris dans les années 80 qui ont prolongé cette guerre du Proche-Orient aux imbrications et instrumentalisations si complexes entre la Syrie, l'Iran, Israël, les États-Unis, l'Irak, la France, les Palestiniens.
 
Ismaël Dupont, 3 avril 2023
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