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14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 09:10

 

La décision du tribunal des activités économiques de Nanterre de prononcer la liquidation judiciaire de Brandt, dernier fabricant de gros électroménager en France, est un séisme industriel et humain. Plus de 700 salariés, à Saint-Jean-de-la-Ruelle, Vendôme et en Île-de-France, apprennent aujourd’hui qu’ils seront licenciés au 1ᵉʳ janvier. Ce choix marque une défaite de plus pour la France industrielle – mais surtout, il révèle l’impasse structurelle de décennies de politiques de désindustrialisation.

Le PCF tient d’abord à exprimer toute sa solidarité aux salarié·es et à leurs familles. Nous saluons le courage et la détermination des travailleurs et travailleuses qui ont porté un projet de SCOP ambitieux, capable de sauver une grande partie des emplois et de préserver les deux sites de production. Le rejet de ce projet est incompréhensible et inacceptable.

Brandt est un symbole de la production dans notre pays. Brandt, c’est :

• un siècle de savoir-faire industriel français,

• 98 % de la production de cuisson réalisée en France,

• un acteur stratégique pour notre souveraineté industrielle.

La liquidation de ce fleuron montre une nouvelle fois que laisser faire le marché mène à la casse sociale et à la dépendance économique.

Il faut déclarer l'état d'urgence industrielle et construire un pacte d'avenir pour la France !

Ce drame confirme l’urgence d'un moratoire sur les plans de licenciements et des mesures fortes telles que l'interdiction à l’importation des produits interdits de production en France et des barrières techniques efficaces (concernant le bilan carbone, l'obsolescence programmée, la sécurité, la cybersécurité…).

Le PCF appelle le gouvernement à cesser de verser à chaque nouvelle annonce des larmes de crocodiles et à prendre enfin les décisions structurelles qui s’imposent.

L'heure est à reconstruire un modèle productif national fondé sur la souveraineté, l’emploi et la transition écologique.

Le PCF propose :

1. Un État stratège qui protège les capacités industrielles du pays

Le refus du tribunal de soutenir le projet de SCOP malgré les engagements financiers publics démontre les limites du cadre actuel.

– Nous demandons une réforme immédiate des procédures de cession et de liquidation, afin que les projets porteurs d’emploi – notamment coopératifs – soient prioritaires.

– Nous proposons la création d’un fonds d'avances de 100 milliards d'euros dès 2026, capable de prendre temporairement le contrôle d’entreprises stratégiques en difficulté pour éviter les destructions irréversibles.

2. Des droits nouveaux pour les salariés.

La SCOP Brandt aurait pu vivre. Ce sont les salariés qui détenaient le projet industriel le plus solide.

– Le PCF revendique un droit de préemption des salariés sur leur outil de travail en cas de cession ou liquidation, avec appui financier automatique d’un pôle public bancaire.

– Nous portons également un nouveau statut de l’entreprise, intégrant le droit d’intervention des travailleurs dans la gestion.

3. Planifier la réindustrialisation et la transition écologique.

Brandt fabriquait des biens durables, réparables, compatibles avec une politique de sobriété matérielle. Sa disparition tourne le dos à toute stratégie de transition.

– Nous proposons une planification nationale des filières du durable et du réparable : électroménager, électronique, machines-outils, batteries, matériaux.

– Ces filières doivent être sécurisées par la relocalisation des composants clés, soutenue par le pôle public de l’énergie et un grand plan de formation.

– Une nouvelle politique énergétique doit permettre de multiplier par deux la production d’électricité décarbonée d'ici à 2050 et de réduire fortement les coûts de l’énergie pour nos entreprises comme pour les ménages.

4. Protéger l’emploi et les territoires.

Vendôme, Saint-Jean-de-la-Ruelle, Saint-Ouen-l’Aumône : autant de bassins de vie frappés de plein fouet.

— Nous demandons que l’État prenne des mesures immédiates pour préserver les sites.

– Plus largement, nous portons une sécurisation de l’emploi et de la formation, permettant à chacun de ne jamais perdre son salaire ni ses droits dans les transitions industrielles.

Le PCF appelle à un sursaut national !

La liquidation de Brandt n’est pas une fatalité économique : c’est le résultat d’un système qui préfère la concurrence au bien commun, et l’impuissance publique à la souveraineté nationale.

Le PCF sera aux côtés des salariés dans toutes les mobilisations à venir.

Nous demandons au gouvernement de réexaminer immédiatement toutes les options pour sauver l’outil industriel.

Mais surtout, nous réaffirmons que la France doit se doter d’une stratégie de réindustrialisation cohérente et planifiée, fondée sur les propositions de notre Pacte pour l’avenir de la France.

Nous pouvons et nous devons reconstruire une France qui produit, qui protège et qui planifie.

Paris, le 11 décembre 2025

Parti communiste français.

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14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 08:20
Inde : comment l’extrême pauvreté a-t-elle été éradiquée au Kerala ? (Axel Nodinot - 12 décembre 2025, L'Humanité magazine)

Bastion des communistes du PCI-M, cet État indien mène depuis plusieurs décennies d’ambitieuses politiques sociales qui en ont fait l’un des poumons économiques du pays. Au grand dam du premier ministre suprémaciste hindou Narendra Modi.

Axel Nodinot - 12 décembre 2025, L'Humanité magazin

L’annonce a mis en lumière le destin singulier du Kerala. Le 1er novembre, le gouvernement communiste de ce petit État, situé dans le sud de l’Inde, a déclaré qu’il était parvenu à vaincre l’extrême pauvreté. Un exploit inédit dans un pays où 20 % des 1,4 milliard d’Indiens vivent sous le seuil de pauvreté. Et un véritable pied de nez au gouvernement fédéral du premier ministre conservateur et nationaliste Narendra Modi.

Depuis des années, le Kerala est, parmi les 28 États indiens, celui qui cumule les meilleurs indicateurs de développement humain. La misère y est en recul constant depuis cinquante ans. La pauvreté monétaire concernait 59,8 % des Kéralais au début des années 1970. En 2021, le taux de pauvreté multidimensionnelle (liée à plusieurs facteurs, comme la santé, l’éducation ou le niveau de vie) était de 0,7 % (contre 11,3 % de moyenne en Inde). Et les indicateurs sociaux suivent, avec par exemple un taux d’alphabétisation des femmes de 86 %, contre environ 70 % dans le reste du pays.

Une réussite avec un an d’avance

Ce succès est le fruit de plusieurs décennies de politiques sociales menées par les différents gouvernements communistes, qui emportent régulièrement les élections depuis 1957. Les réformes agraires du PCI-M (marxiste) et du Parti communiste indien (PCI) dans les années 1970 ont, par exemple, permis à de nombreuses familles d’obtenir des terres auparavant privées. Mêlant planification, décentralisation du pouvoir et investissements massifs dans les services publics, la politique kéralaise a permis, au fil du temps, de développer l’agriculture, l’industrie, la santé (le PCI-M s’est également distingué dans la lutte contre l’épidémie de Covid), la protection sociale et l’éducation.

Et de faire du Kerala l’un des fers de lance de l’économie indienne. Avec le Tamil Nadu, le Karnataka, l’Andhra Pradesh et le Telangana, l’État communiste fait partie de ce quintette du sud qui tire vers le haut le pays le plus peuplé du monde. Alors que ces cinq États méridionaux ne représentent que 20 % de sa population, ils comptent pour 31 % de son PIB et pour plus de la moitié des exportations indiennes dans le secteur de la technologie.

En 2021, le gouvernement kéralais a décidé de lancer un programme d’éradication de l’extrême pauvreté (Epep) pour tenter de sortir les dernières familles de la misère absolue. Les conseils locaux, ancrés dans chaque village, ont recensé ainsi quelque 64 000 foyers – soit environ 100 000 personnes vivant avec moins de 2,15 dollars par jour. Pour chacune d’elles, un plan personnalisé fut établi, combinant accès au logement, soins médicaux, formation professionnelle et création de revenus stables.

Dans certains quartiers et villages, des entrepreneurs ont même aidé le gouvernement auprès des familles. Le journaliste S.R. Praveen cite dans le quotidien The Hindu le cas de cet homme d’affaires qui a financé le ciment, les câbles et la plomberie pour les réparations que devait faire une famille kéralaise. Cet Epep a finalement fonctionné mieux que prévu, atteignant son but un an avant l’échéance fixée.

Une réussite insupportable pour le premier ministre nationaliste

Cette réussite économique et sociale fait enrager le suprémaciste hindou Narendra Modi et ses sbires du Bharatiya Janata Party (BJP), qui entretiennent les divisions de classe, d’ethnie, de caste et de religion. Ainsi qu’une politique ultralibérale, qui laisse sur le carreau des millions d’Indiens au profit d’une poignée d’amis milliardaires. Sous la coupe de Narendra Modi, l’Inde est devenue, selon un rapport du World Inequality Lab en 2024, un « Raj des milliardaires », où « les 1 % des plus hauts revenus possèdent 22,6 % des richesses et 40,1 % du patrimoine, un niveau historique et parmi les plus hauts du monde ».

La réussite du Sud progressiste est insupportable pour le premier ministre nationaliste, qui engrange ses voix dans les États pauvres et peuplés du nord et du centre. C’est pourquoi il pousse depuis plusieurs années pour une réforme électorale d’ampleur, qui permettrait d’élire 753 députés à l’Assemblée nationale (contre 543 actuellement), notamment dans les régions les plus peuplées et hindoues – ses fiefs. Et de réduire encore l’influence de la gauche, majoritaire dans les États du Sud. Ce qui « pourrait entraîner une balkanisation de l’Inde », craint l’écrivaine Arundhati Roy, elle-même ciblée par le pouvoir.

Au Kerala, les cadres locaux du BJP critiquent évidemment cette réussite sociale, et soutiennent qu’elle a eu lieu grâce aux orientations du gouvernement fédéral. À gauche de l’échiquier, d’autres partis communistes sans responsabilités dénoncent le fait que certains foyers n’ont toujours pas que de quoi survivre. Les Kéralais jugeront lors de l’élection prévue l’année prochaine, qui verra s’affronter le front de gauche du CPI-M au front uni du Congrès, deux opposants au BJP.

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13 décembre 2025 6 13 /12 /décembre /2025 09:22
Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel - Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de Dialogues ce 13 décembre 2025
Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel - Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de Dialogues ce 13 décembre 2025
Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel - Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de Dialogues ce 13 décembre 2025

Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel -

Samedi 13 décembre de 9h30 à 17h, vente de poteries palestiniennes et articles divers sous l’auvent de la librairie Dialogues.

Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de la librairie Dialogues ce 13 décembre 2025 

A noter aussi dans vos agendas: 

Vendredi 19 décembre de 17h à 20h vente de ces poteries devant le café épicerie de Locquénolé.

Marché artisanal à Plourin les Morlaix dans la salle du Cheval Blanc le dimanche 12 avril 2026 de 10h à 18h, entrée libre, comme l’an dernier.

L'argent envoyé par Morlaix - Wavel au camp de réfugiés palestinien du Liban de Wavel permet d'acheter des livres pour les écoles. 1000 euros ont été envoyés le mois dernier.

L'argent envoyé par Morlaix - Wavel au camp de réfugiés palestinien du Liban de Wavel permet d'acheter des livres pour les écoles. 1000 euros ont été envoyés le mois dernier.

L'argent envoyé par Morlaix - Wavel au camp de réfugiés palestinien du Liban de Wavel permet d'acheter des livres pour les écoles

L'argent envoyé par Morlaix - Wavel au camp de réfugiés palestinien du Liban de Wavel permet d'acheter des livres pour les écoles

Solidarité avec le camp de réfugié palestinien du Liban de Wavel - Venez acheter des articles au marché de l'association Morlaix-Wavel sur le parvis de Dialogues ce 13 décembre 2025
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13 décembre 2025 6 13 /12 /décembre /2025 09:15
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de notre camarade Serge Bazin avec qui nous militons au PCF à Morlaix pour le parti communiste depuis plusieurs décennies. 

Serge Bazin, qui a vécu d'abord sa jeunesse en banlieue parisienne avant de résider au Cloître Saint-Thégonnec, puis à Saint-Martin des Champs, était profondément attaché au parti communiste, dévoué dans le militantisme de terrain toutes les semaines, toujours le premier à préparer les drapeaux, les couleurs, et l'espace communiste dans les manifs, le premier à distribuer et coller des affiches, à aider pour les chargements et déchargements de nos fêtes chaque fois qu'on avait besoin de lui, quelqu'un de bon et de très sensible même s'il était très têtu sur certaines questions.

C'était une figure de Saint- Martin-des-Champs et de la région de Morlaix, un motard, ami des motards, un conducteur de belles voitures traversant la France pour arrondir ses fins de mois en retraite pour des vendeurs, quelqu'un qui discutait avec tout le monde et avait de l'humour et de la malice, sans avoir l'air d'y toucher et sous ses airs modestes.

Merci Serge pour tout ce que tu as donné pour notre cause commune.

Nous essaierons d'être à la hauteur de ton dévouement.

Nous aurons l'occasion de rendre hommage à Serge et de lui dire un dernier adieu au moment de ses obsèques au funérarium de Saint Thegonnec à 13h15 samedi 13 décembre

Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Hommage à notre camarade de la section PCF de Morlaix Serge Bazin -
Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard - fête du Viaduc

Photo Pierre-Yvon Boisnard - fête du Viaduc

Montage Photo Pierre-Yvon Boisnard

Montage Photo Pierre-Yvon Boisnard

hommage d'Ismaël Dupont: 

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris en réunion du parti ce jeudi 10 décembre 2025, dans sa Maison, 2 petite rue de Callac, le décès de notre camarade Serge Bazin, à l'âge de 78 ans (il est né le 12 novembre 1947), avec qui nous militons au PCF à Morlaix pour le parti communiste depuis plusieurs décennies (16 ans pour moi, plus pour d'autres, ou moins).
Serge Bazin, qui a vécu d'abord sa jeunesse en banlieue parisienne à Garges-lès-Gonesse (il était très nostalgique de sa banlieue d'avant...), avant de résider au Cloître Saint-Thégonnec, puis à Saint-Martin des Champs, était profondément attaché au parti communiste, dévoué dans le militantisme de terrain toutes les semaines, toujours le premier à préparer les drapeaux, les couleurs, et l'espace communiste dans les manifs, le premier à distribuer et coller des affiches (une efficacité redoutable, avec sa moto-side car soviétique à l'étoile rouge), à aider pour les chargements et déchargements de nos fêtes chaque fois qu'on avait besoin de lui, quelqu'un de bon et de très sensible même s'il était très têtu sur certaines questions.
Il avait été très présent à mes côtés encore lors de la campagne des départementales de 2021, et nous étions ensemble sur le marché de Saint-Martin-des-Champs avec Gaëlle Zaneguy, lui et quelques autres, pour toutes les distributions de tracts de campagne. 
Nous avons accompagné ensemble notre ami commun Jean Dréan qu'il allait voir en maison de retraite à Quimper et dont nous échangions régulièrement des nouvelles. Serge avait dévoué sa vie au parti communiste, et à la CGT (pour lui c'était la même boutique), comme son père et ses grands-parents qui étaient également adhérents en région parisienne, son père et sa mère ayant eu l'honneur de gagner un voyage en Union soviétique en tant que CDH méritants.
Serge avait été conducteur d'engin dans le BTP, et pompier, une vocation qu'il adorait. 
C'est lui qui animait le circuit de voiture aux fêtes du 1er mai du PCF à Morlaix à la vallée du Ti Dour, lui encore qui souvent faisait le gardiennage de nuit de la fête du viaduc la veille du 1er mai, et culpabilisant encore après une nuit à veiller dans le froid de ne pas pouvoir nous aider assez le lendemain au montage, lui qui pestait qu'on ne soit pas assez nombreux sur le terrain dans l'activité militante. Il était de nombreuses de nos initiatives, campagnes électorales et politiques, pour installer les salles, préparer les évènements, le matériel, nous accompagnait aussi parfois pour des AG départementales du PCF.
C'était une figure de Saint- Martin-des-Champs et de la région de Morlaix, un motard, ami des motards, un conducteur de belles voitures traversant la France pour arrondir ses fins de mois en retraite pour des vendeurs, quelqu'un qui discutait avec tout le monde et avait de l'humour et de la malice, sans avoir l'air d'y toucher et sous ses airs modestes. J'aimais être et militer à ses côtés. Combien de fois n'ai-je pas fait le marché de Morlaix et de Saint-Martin des champs avec lui. Il était toujours fiable. On pouvait compter sur lui, toujours volontaire quand on avait besoin de lui. L'intérêt du parti prévalait pour lui en toute chose. Même s'il regrettait la faucille et le marteau.
Ces dernières années la disparition de sa compagne Josette, puis d'une autre copine qui devait emménagé avec lui, l'avait laissé inconsolable et avec un sentiment de solitude. Il était déprimé mais continuait à participer aux actions du PCF. 
 
Nous garderons tous un très bon souvenir de notre camarade. Merci Serge pour tout ce que tu as donné pour notre cause commune. Nous essaierons d'être à la hauteur de ton dévouement.
 
Nous aurons l'occasion de rendre hommage à Serge et de lui dire un dernier adieu au moment de ses obsèques au funérarium de Saint Thegonnec à 13h15 samedi 13 décembre
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13 décembre 2025 6 13 /12 /décembre /2025 09:03
Agir contre le narcotrafic - intervention de Jacqueline Héré en Conseil départemental du Finistère le 11 décembre 2025

𝙇𝙚 𝙣𝙖𝙧𝙘𝙤𝙩𝙧𝙖𝙛𝙞𝙘 – 𝙄𝙣𝙩𝙚𝙧𝙫𝙚𝙣𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙅𝙖𝙘𝙦𝙪𝙚𝙡𝙞𝙣𝙚 𝙃𝙚́𝙧𝙚́

Le trafic de stupéfiants évolue vite, et ses conséquences touchent directement nos territoires.

Jacqueline Héré a rappelé en séance un constat préoccupant :
👉 61 % des personnes condamnées pour des infractions liées aux drogues ont entre 15 et 25 ans.
👉 Des jeunes de 10 à 12 ans sont désormais impliqués.
👉 La délinquance globale baisse, mais les violences liées au narco-trafic ont presque doublé.

Face à cette réalité, le Département a un rôle essentiel.
Il peut agir là où se jouent les vulnérabilités :
• protection de l’enfance
• insertion et prévention spécialisée
• sécurité et prévention dans les collèges

Notre priorité est simple : protéger les jeunes, soutenir les familles et déconstruire l’image de “l’argent facile”, quand la réalité du narco-trafic, ce sont la violence, l’exploitation et parfois la torture.

L'élue a interpellé le Président :
➡️ Le Département est-il prêt à lancer des actions spécifiques dans les collèges pour prévenir l’entrée des jeunes dans ces réseaux ?

Prévenir, c’est protéger.

Séance plénière du Conseil Départemental du Finistère du 11 DECEMBRE 2025 - Intervention de Jacqueline Héré (élue PCF - Finistère & Solidaires)

Le monde évolue, le trafic de stupéfiants s’étend au national et à l’international. Les trafics de stupéfiants sont une préoccupation partagée par les élus face à la demande de sécurité et de tranquillité des citoyens.

En 2024 ,61 % des condamnés pour infractions liés aux drogues sont âgés de 15 à 25 ans et même plutôt ,à partir de 10/12 ans actuellement.

La délinquance est en baisse mais les actes les plus violents liés au trafic ont presque doublés. De plus en plus de jeunes impliqués dans le trafic sont mineurs et issus de quartiers défavorisés .

Le département est un acteur- clé dans le domaine de la prévention, dans ses missions relatives à l’action sociale et à la santé, il a un rôle déterminant dans la prévention de la délinquance, dans les domaines de la protection de l’enfance, l’insertion, la prévention spécialisée, la sécurité dans les collèges.

Le département doit promouvoir les solidarités, la cohésion territoriale ;

L’essentiel c’est de protéger les jeunes, soutenir les familles et réinvestir les quartiers, de sensibiliser aux dangers, de lancer des actions pour casser l’image de l’argent facile et montrer la réalité du narco trafic synonyme de violences voire de tortures.

Monsieur Le président, seriez-vous prêt à proposer des actions dans notre département notamment dans les collèges de votre département ?

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13 décembre 2025 6 13 /12 /décembre /2025 08:55
𝙍𝙎𝘼 : 𝙡𝙖 𝙧𝙚́𝙥𝙧𝙚𝙨𝙨𝙞𝙤𝙣 𝙧𝙚𝙢𝙥𝙡𝙖𝙘𝙚 𝙡’𝙞𝙣𝙨𝙚𝙧𝙩𝙞𝙤𝙣 - 𝙄𝙣𝙩𝙚𝙧𝙫𝙚𝙣𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙄𝙨𝙢𝙖𝙚̈𝙡 𝘿𝙪𝙥𝙤𝙣𝙩 au Conseil départemental du Finistère du 11 décembre 2025

📣𝙍𝙎𝘼 : 𝙡𝙖 𝙧𝙚́𝙥𝙧𝙚𝙨𝙨𝙞𝙤𝙣 𝙧𝙚𝙢𝙥𝙡𝙖𝙘𝙚 𝙡’𝙞𝙣𝙨𝙚𝙧𝙩𝙞𝙤𝙣 - 𝙄𝙣𝙩𝙚𝙧𝙫𝙚𝙣𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙄𝙨𝙢𝙖𝙚̈𝙡 𝘿𝙪𝙥𝙤𝙣𝙩

Ismaël Dupont a rappelé en séance plénière une réalité inquiétante : dans le Finistère, près de 40 % des allocataires contrôlés sont radiés, contre 2 % au niveau national.
Personne ne peut croire qu’il y aurait vingt fois plus de fraudeurs ici qu’ailleurs.

La réalité du RSA, ce n’est pas la “fainéantise”, mais la précarité : quelques centaines d’euros par mois, des problèmes de santé, pas de voiture…

Monsieur le Président, Vous êtes très fiers de votre politique RSA, que vous transformez en outil de communication en recyclant les clichés sur les prétendus « fainéants » qui profiteraient des allocations plutôt que de travailler. Pendant qu’on pointe du doigt les plus pauvres, on évite soigneusement de parler de la fraude et de l’évasion fiscales des plus aisés, infiniment plus coûteuses pour la collectivité. Ces préjugés sont de plus en plus répandus, y compris chez les personnes aux revenus modestes, car on se compare plus facilement aux voisins qu’aux vrais privilégiés qu’on ne connaît pas dont les revenus et le patrimoine grandissent sans commune mesure. Va-t-on taxer les ultra-riches, ces 500 familles dont la fortune est passée de 6 % du PIB en 1996 à 42 % du PIB aujourd’hui, soit 1 228 milliards d’euros ? Va-t-on s’attaquer à l’évasion et à la fraude fiscale qui coûtent de 80 à 100 milliards d’euros par an ? Aux 211 milliards d’euros d’aides publiques données chaque année aux entreprises ?  Que nenni, on préfère taper sur les pauvres. Et pourtant… La réalité du RSA, c’est une vie avec quelques centaines d’euros par mois, souvent sans diplôme, sans permis, sans voiture, avec des problèmes de santé, des proches à charge et des freins lourds à l’emploi. Le non-recours aux droits est massif, mais ce ne sont pas les invisibles que vous ciblez : ce sont celles et ceux qui demandent encore le RSA. Dans le Finistère, près de 40% des allocataires contrôlés sont radiés, contre 2% en moyenne nationale. On ne fera croire à personne qu’il y a vingt fois plus de fraudeurs ici qu’ailleurs : ce n’est pas de l’insertion, c’est une politique d’exclusion. La part du budget dédiée à l’insertion baisse, le nombre d’allocataires recule plus vite que dans le reste du pays, et ce recul doit plus aux radiations qu’aux sorties vers l’emploi.  Le nombre d’allocataires du RSA baisse fortement dans le Finistère entre juin 2023 et juin 2024, - 8 %, là où il baisse de 1.2% en Bretagne et de 1.4% au niveau national. Cela nous interroge.

Nous pensons que ce recul du nombre d’allocataires du RSA s’explique moins par l’insertion que par une politique d’exclusion.

L’exclusion des droits RSA permettra aussi au département de se défausser de ses responsabilités d’accompagnement sur les CCAS, ou des associations solidaires comme les Restos du coeur, le secours populaire ou le secours catholique.

Le département fait des économies sur le RSA au détriment de la santé psychique et physique des allocataires, au détriment des communes qui viennent pallier ses désengagements. Cette politique crée chez des travailleurs sociaux du département un grand malaise.

C’est inacceptable… Et que dire de la violence psychologique et symbolique que peuvent constituer des contrôles tatillons, des demandes de documents et pièces justificatives difficiles à fournir pour des gens qui sont déjà souvent en situation humainement et socialement délicate.

Derrière ces chiffres, il y a des vies fracassées : Cette politique assumée  transforme les allocataires du RSA en suspects, sommés de justifier toute rentrée d’argent reçue, don ou cadeau.

Ken Loach dans « Moi Daniel Blake », ATD Quart Monde dénoncent régulièrement cette « maltraitance institutionnelle » dont les conséquences se traduisent par du « stress », de « l’épuisement », des « atteintes à la dignité », de la « dépression », voire des « problèmes de santé physiques et mentaux ». Tout le contraire d’une politique de prévention !

Voici quelques exemples de témoignages reçus ces dernières semaines :

-Un simple formulaire oublié, et le RSA est coupé en une semaine, puis il faut trois mois pour le récupérer.

-Une hospitalisation, et malgré un motif légitime, la sanction tombe.

-Une hospitalisation, et malgré un motif légitime, la sanction tombe.

-Un rendez-vous fixé sur les horaires d’un petit contrat, et c’est la rupture de droits.

-Des assistantes sociales qui démissionnent pour ne plus servir une politique répressive alors que leur métier est la remobilisation sociale et la réinsertion.

Votre politique transforme les allocataires du RSA en suspects permanents, soumis à des contrôles tatillons et à une maltraitance institutionnelle qui génère stress, épuisement, perte de dignité et problèmes de santé. Nous demandons l’arrêt des radiations abusives, la fin de la logique du chiffre, et une véritable politique d’insertion fondée sur l’accès aux droits, l’accompagnement et l’émancipation, pas sur la peur et l’exclusion.

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12 décembre 2025 5 12 /12 /décembre /2025 06:00
Lecture publique, soutien à la bibliothèque départementale du Finistère - Intervention d'Ismaël Dupont en séance du Conseil départemental du 11 décembre

Lecture publique : l’alerte d’Ismaël Dupont en séance plénière

Aujourd’hui, la Bibliothèque départementale du Finistère fête ses 50 ans.
Un demi-siècle de progrès, de médiathèques modernisées, de réseaux renforcés, de lieux de vie culturelle ouverts à toutes et tous — y compris en milieu rural.

Mais derrière cette réussite, Ismaël Dupont a rappelé une réalité préoccupante :
➡️ –700 000 € en fonctionnement pour la culture depuis 2022
➡️ –3 M€ en investissement
➡️ près de –400 000 € pour la Bibliothèque départementale du Finistère
➡️ 5 postes supprimés
➡️ budgets de collections en forte baisse

Alors que la fréquentation augmente et que les médiathèques se professionnalisent, ces coupes fragilisent l’accès à la culture, la diversité des œuvres, le soutien à la création, et le rôle essentiel des bibliothèques auprès des publics empêchés.

 

Conseil Départemental du 11 décembre 2025

 

Intervention Ismaël Dupont, sur les moyens de la culture, de la lecture publique, les moyens et la politique pour la Bibliothèque départementale du Finistère

On fête ce jour même, jeudi 11 décembre, à Plonévez-du-Faou, les 50 ans de la bibliothèque départementale du Finistère. Quel bel évènement, et que de chemin parcouru en terme de lecture publique depuis 50 ans !

Combien de communes finistériennes se sont dotées de médiathèques qui sont des vrais lieux de vie, de rencontres, de culture, d’échanges entre lecteurs, d’ateliers d’écriture, de conférences-débat, de développement de la curiosité et d’enrichissement personnel !

C’est tellement important dans notre société d’avoir ces lieux de respiration inter-générationnels, de détente, de plaisir, de culture et d’émancipation qui sortent des logiques de marché et de consommation, qui sont accessibles à tous, souvent gratuits ou de prix adapté et très modique.

Combien de belles médiathèques ont fleuri dans nos communes ces dernières années ? Derrière l’incroyable réussite des Capucins à Brest, il y a aussi des équipements nouveaux très attractifs et attirants de nouveaux usages à Plouhinec, Mellec, Riec-sur-Belon, Pont Croix, Pont L’abbé, Saint-Thégonnec, Plougoulm, Landivisiau. Citons aussi tout récemment aussi la mise en réseau des médiathèques de Morlaix-Co et la mise en place du réseau public des médiathèques Penn-da-Benn à Morlaix-Communauté, entièrement gratuit.

Nous saluons les élus des communes et personnels et animateurs de ces bibliothèques porteurs de ces beaux projets culturels.

Tous ces nouveaux équipements, prévus pour les jeunes, adaptés aux usages multimédias et numériques, engendrent un renouvellement et une augmentation des usagers des bibliothèques et médiathèques, à rebours des tendances nationales à la baisse du nombre d’emprunts et de lecteurs dans les médiathèques. Le nombre d’utilisateurs sur le réseau couvert par la bibliothèque départementale, en dehors de Brest et QBO, augmente à proportion !

Quand on parle de proximité des collectivités et de l’action publique avec le quotidien et la qualité de vie des habitants, de sens de l’action publique vis-à-vis de l’éducation populaire, de l’accès facilité de tous à la culture, aux savoirs, au pluralisme de l’information, de responsabilité vis-à-vis de la jeunesse et de son ouverture au monde et à la réflexion, le soutien à la lecture publique, aux bibliothèques et médiathèques apparaît essentiel.

Pourtant, sur le budget du département en matière de Culture, Patrimoine et langue Bretonne, on observe une baisse significative en fonctionnement et investissement en 3 ans, du BP 2022 au BP 2025 :

- 700 000€ en fonctionnement – 3 millions d’euros en investissement.

Et cette baisse du budget de fonctionnement de la culture est notamment supporté par la BDF. Dans ce chapitre, les moyens alloués à la bibliothèque départementale, aux bibliothèques et à la lecture baissent de près de – 400 000 € en fonctionnement à ce qu’on peut lire dans vos tableaux, avec des moyens financiers divisés par 3.

On parle de 5 équivalents temps plein supprimés, avec des départs à la retraite non remplacés, moins postes à Quimper, et moins deux postes à Sainte-Sève, qui a perdu un tiers de ses effectifs.

Le budget pour renouveler, maintenir la richesse et l’actualité des collections a lui aussi fortement fondu.

En la matière, comme sur les moyens dévolus à la culture, c’est avec le temps que l’on prend la mesure des conséquences néfastes des restrictions budgétaires.

Il est aussi question d’arrêter l’achat de CD Audio pour emprunter des albums de musique dans les bibliothèques, voir d’arrêter l’achat des DVD pour visionner des films. Cela pose la question par rapport à notre responsabilité de service public en matière de conseil et d’ouverture artistique et culturelle, de soutien à la création et aux droits d’auteur. Va t-on laisser tout le champ libre à l’audiovisuel, aux plateformes de téléchargement, en terme de prescription ?

Pour ce qui est des documents écrits, la baisse des budgets pour enrichir les collections se traduit par des documents moins accessibles pour les bibliothèques et médiathèques, une rotation plus forte.

Or justement, dans le Finistère, qui est depuis des décennies et vous aimez le souligner un territoire d’excellence scolaire, et de pratiques culturelles développées, aussi bien en milieu urbain que rural, il y une demande de plus en plus forte vis-à-vis de la bibliothèque départementale.

Notamment avec ces équipements nouveaux et la montée en qualité et professionnalisme des médiathèques dans les communes rurales et les petites villes. Il y a une homogénéisation vers le haut, et c’était bien le but de la bibliothèque départementale, de l’offre de lecture publique sur le territoire finistérien et la bibliothèque départementale doit continuer, avec des moyens pérennisés, garantis, et mêmes renforcés, à accompagner ce développement, particulièrement à une époque où les écrans, les réseaux, la concentration des médias, développent les fake news, et rendent plus que jamais nécessaire pour notre démocratie l’accès à la culture et aux moyens de la réflexion et de la pensée critique.

Nous savons qu’une nouvelle directrice culture a été recrutée en juillet.

Nous souhaitons qu’elle, et son équipe, aient les moyens, accordés par notre collectivité, de porter un haut niveau d’ambition de développement de la lecture publique sur tout le Finistère.

Vous écrivez que « La feuille de route de la Bibliothèque du Finistère sera revue en 2026 afin de prendre davantage en compte les plus petites bibliothèques, qui nécessitent un soutien plus important. »

Sans doute, mais nous questionnons la refonte ou la réactualisation de la feuille de route de la Bibliothèque Départementale du Finistère dans d’autres domaines.

Le Finistère était reconnu pour son travail d’accès à la lecture pour les publics empêchés : illettrisme, mais aussi handicaps ou Personnes âgés par exemple. Va-t-il continuer à animer l’ensemble du réseau bibliothèques/médiathèques en ingénierie et formation des professionnels, pour encourager au développement de la lecture pour différents publics ?

Chef de fil des solidarités, que compte faire le Conseil départemental ?

Vous avez dit : Prévention? ça rejoindra nos interventions précédentes mais il y a un lien évident entre le soutien à la démocratisation de la culture et la prévention des parcours de délinquance. 

Citons Hugo, ce qui vaut pour l'école vaut aussi pour le soutien à la lecture publique et à la démocratisation de la culture. 

"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne.
Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne
Ne sont jamais allés à l'école une fois,
Et ne savent pas lire, et signent d'une croix. »

C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé le crime.
L'ignorance est la nuit qui commence l'abîme.
Où rampe la raison, l'honnêteté périt."


Victor Hugo 

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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 14:37
Casser la mécanique d'accumulation du capital sur l'industrie de guerre - par Marianne Margaté, sénatrice PCF de Seine-et-Marne

La guerre est un marché. Et dans le système actuel, ce marché fonctionne comme une gigantesque pompe aspirante : il capte la richesse produite par le travail collectif pour la transformer en dividendes privés.

Chaque euro d'argent public injecté dans l'industrie de la défense, qui se traduit aujourd'hui par une explosion des cours de bourse, est un euro soustrait à la reproduction de notre société.

La hausse des tensions géopolitiques ne doit pas être une variable d'ajustement pour le taux de profit des actionnaires. C'est une rente de situation, une spéculation sur la destruction.

Avec le groupe CRCE-K, je dépose la Proposition de loi n°150 pour intervenir directement sur ces flux financiers.

Notre texte pose trois verrous contre cette logique d'accumulation :

La captation de la rente : Une imposition massive (jusqu'à 41%) sur les surprofits des maîtres d'œuvre de la défense. L'argent généré par la commande publique doit revenir au public.

Le frein à la spéculation : Une surtaxe sur les transactions financières et les plus-values latentes. La valorisation boursière fondée sur l'anticipation de conflits armés est du capital fictif que nous devons neutraliser fiscalement.

La réallocation matérielle : L’article 4 crée un Fonds national. Il s’agit de transférer concrètement ces capitaux du secteur de la destruction vers les infrastructures vitales : l'école, l'hôpital, la recherche et la rénovation thermique.

Il s'agit de reprendre le contrôle sur les ressources. L'argent existe, il circule, mais il s'accumule au mauvais endroit. Notre rôle de législateur est de dévier ce flux : des coffres de l'industrie de l'armement vers les besoins concrets de la population.

Marianne Margaté, sénatrice PCF de Seine-et-Marn

👇 Retrouvez le texte complet et le détail du dispositif fiscal via le lien en premier commentaire.

Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes

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10 décembre 2025 3 10 /12 /décembre /2025 12:40
Ian Brossat : « Les députés communistes ont eu raison de s’opposer au budget de loi de finances de la sécurité sociale dans sa copie finale » (Public Sénat, 10 décembre 2025)

Le budget de la Sécurité sociale a été voté par l’Assemblée nationale ce mardi 9 décembre.

Le texte a été approuvé par les groupes Ensemble (macronistes), MoDem (centristes), le Parti Socialiste et le groupe LIOT (indépendants). Il a été rejeté par La France Insoumise, le Parti Communiste, l’Union des Droites d’Éric Ciotti et le Rassembl

Public Sénat, le

 

https://www.publicsenat.fr/emission/bonjour-chez-vous/ian-brossat-les-deputes-communistes-ont-eu-raison-de-sopposer-au-budget-dans-sa-copie-finale-e0?fbclid=IwY2xjawOmSYFleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeE8nSgMRdwhiRT2rpcGTKo3_TUVLe3fbKQYAnM7Iolsf0F2i4HcS186i3pFk_aem_7vBGWKjTyEfadgudD7ePKQ
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9 décembre 2025 2 09 /12 /décembre /2025 06:33
Un siècle de Parti communiste dans le département des Côtes d'Armor (Fabrice Bernay, Ouest-France, 7 février 2021)

Un siècle de Parti communiste dans le département des Côtes d'Armor (Fabrice Bernay, Ouest-France, 7 février 2021)

"Je viens d'apprendre le décès de notre camarade Félix Leyzour, une grande figure communiste en Bretagne ; député, sénateur, maire, conseiller général, conseiller régional. Je l'ai bien connu au CRAC où il ne manquait jamais une réunion, ses interventions, ses suggestions étaient toujours écoutées avec intérêt par tous. Il a joué un rôle important lors de l'élaboration du projet de loi que nous avons proposé sur le développement des langues et cultures des régions de France. Il participait souvent aux réunions de la commission nationale des pêches et cultures marines que je présidais et il  fut l'un des rédacteurs de la proposition de loi que nous avons déposé sur cette problématique au bureau de l'Assemblée nationale. Félix était un homme d'une grande finesse d'esprit, d'une grande gentillesse et d'une disponibilité infatigable.
S'il n'était plus aussi présent dans la vie politique depuis quelques années il n'en suivait pas moins les complexes évolutions, fidèle à ses idées communistes." 
 
Piero Rainero, ancien dirigeant du PCF du Finistère, conseiller régional et adjoint au maire de Quimper 
 
"Felix Leyzour, ancien maire communiste de Callac, député et sénateur du Finistère, vient de nous quitter à 93 ans. C'est une grande tristesse de voir disparaître ce camarade et véritable ami politique. Felix aura marqué durablement la vie politique et le Parti Communiste en Bretagne. Je n'oublierai pas cet homme attachant, modeste, d'une grande hauteur de vue et à l'humour discret mais chaleureux. La sérénité de son propos n'entâchait en rien l'ancrage de ses convictions. Il a été de celles et ceux qui m'ont forgé à l'idée que si la politique est un combat (de classe) et la lutte permanente, elle doit d'abord œuvrer à rassembler pour agir avec le plus grand nombre et respecter la diversité des démocrates et progressistes (...)" 
Jean-Louis Frostin, ancien trésorier national du PCF
 
"Infinie tristesse ce soir . Félix n'est plus ! Et avec lui ce sont des décennies de l’histoire politique et communiste des côtes du nord , puis d'Armor, qui cessent de s'écrire
Voilà près de 40 ans que je connaissais Félix, depuis mes 1eres responsabilités comme secrétaire fédéral des jeunes communistes des côtes du nord ou j'avais succédé à Stephane Peu Stephane en 1986
Il a été avec Édouard Quemper, Robert Daniel , José Yusté, Claude Plaquin , André Tanvez , Michel Fraboulet , Jean Tazé, Lucien Le Marellec , Gérard Lahellec ... l'un de mes papas politiques .
Plus de 10 ans à ses côtés au comité fédéral du pcf 22 à ses côtés m'ont fait tant apprendre et grandir
Félix c'était la rigueur , le calme , la pédagogie, la force de conviction ... une pratique communiste ancrée sur le réel et le terrain qui à la fois élevait les consciences et ouvrait le champ des possibles
Maire , conseiller général, député, sénateur il était avant tout un militant au milieu des autres dont l'humilité et la gentillesse nous rendaient juste heureux d'être de ses amis et camarades
A Denise et la famille vont mes 1eres pensées ... au PCF des côtes d'Armor aussi qui perdent un grand, très grand , Monsieur
Que la terre te soit légère Félix. Nous continuerons le combat commun
Merci pour tout ce que tu m'as apporté
Merci pour ton engagement essentiel pour nos luttes et nos territoires
Merci d'avoir si haut porté nos idéaux communs" 
Pascal Fournet, dirigeant de la CGT
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