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26 octobre 2025 7 26 /10 /octobre /2025 07:00
« L’histoire est faite pour faire comprendre aux élèves pourquoi nous avons raison » : en Israël, apartheid et révisionnisme s'invitent à l'école

Depuis le 7 octobre 2023, le milieu scolaire n’échappe pas aux tensions et au racisme qui traversent la société israélienne. Les professeurs et étudiants qui se mobilisent pour la paix font l’objet de convocations. Sur fond de renforcement de la militarisation de l’institution scolaire, les manuels réécrivent l’histoire pour légitimer le discours de l’extrême droite.

Lina Sankari, L'Humanité, 24 octobre 2025 

Haïfa, Nazareth, Rishon Lezion (Israël), envoyée spéciale.

Aussi loin qu’il s’en souvienne, les colis destinés aux soldats israéliens, minutieusement préparés par les élèves de maternelle sous l’œil attentif du maître, ont toujours été composés des mêmes présents : un assortiment de bonbons, des chaussettes, quelques sous-vêtements… « C’était à la veille des vacances, on insérait notre numéro de téléphone. Je me souviens de la fierté que j’ai ressentie quand le soldat à qui j’avais expédié mon colis m’a rappelé. Je n’avais alors aucun outil pour porter un regard critique sur ce qu’on nous demandait de faire », analyse aujourd’hui Adam Eli.

Celui qui est devenu professeur d’histoire au lycée sait désormais que le système scolaire israélien est tout entier tourné vers le renforcement du militarisme dans la société. « C’est le cas depuis le premier jour de la création de l’État d’Israël », pose-t-il. La ville de Rishon Lezion, à 13 kilomètres au sud de Tel-Aviv, dans laquelle il enseigne, fut la première implantation sioniste en Palestine, en 1882. Avec 250 000 habitants, elle est désormais la quatrième ville du pays et demeure un foyer majeur d’accueil des nouveaux arrivants. Partout, des tours résidentielles continuent de sortir de terre.

Depuis les massacres du 7 octobre 2023, l’école n’échappe pas aux tensions qui traversent la société. Professeurs et étudiants sont convoqués par l’administration pour avoir posté un message politique sur les réseaux ou pour avoir pris part à une manifestation exigeant la fin de la guerre à Gaza.

Selon Adam Eli, également secrétaire du mouvement Hadash, qui réunit plusieurs formations de gauche dont le parti communiste israélien, à Tel-Aviv, « c’est une manière de nous signifier les limites de ce qui peut être dit. Certains d’entre nous ont reçu des coups de fil anonymes, qui étaient en réalité totalement identifiables, pour nous dissuader de participer aux manifestations. Si c’est ce qui arrive aux professeurs juifs, je vous laisse imaginer le sort des professeurs arabes ». En Israël, Arabes et juifs fréquentent des établissements séparés : écoles publiques juives laïques, juives religieuses, juives orthodoxes ; les institutions arabes suivent la même déclinaison avec les spécificités musulmanes, chrétiennes ou druzes. Un apartheid scolaire qui ne dit pas son nom alors que les établissements mixtes demeurent rarissimes.

 

Des classes vertes en Cisjordanie occupée

Ce n’est donc qu’à l’université que juifs et Palestiniens se côtoient. Le racisme latent a pris un tour dramatique depuis le 7 Octobre. Nombre d’étudiants juifs israéliens, appartenant à des groupes d’extrême droite, ont cru bon de dénoncer leurs condisciples arabes et de dresser des listes pour le moindre propos politique sur la Palestine. « Ça existait avant mais la situation s’est aggravée. L’administration leur demande s’ils soutiennent le Hamas. En fait, on apprend aux étudiants palestiniens à avoir peur », glisse Salah, un professeur d’arabe, qui préfère rester anonyme, avant de plonger dans un long silence.

Abîme de réflexion et d’inquiétude. À ses côtés, Hala, une jeune étudiante en communication visuelle, à la crinière blonde, reprend à sa place : « On peut lire l’inquiétude dans les yeux de nos parents. À leur époque, la honte les frappait s’ils ne s’engageaient pas en politique. Aujourd’hui, ils nous dissuadent de le faire. Avant, ils étaient arrêtés s’ils jetaient des pierres ; aujourd’hui, un simple message sur les réseaux peut suffire. »

À la Knesset, les élus Hadash, membres de la commission de l’Éducation, de la Culture et des Sports, s’élèvent dès le 15 novembre 2023 contre un amendement à la loi sur les droits des étudiants qui transforme les activités politiques en incitation au terrorisme. « Au nom de la lutte contre la terreur, ces lois vont activer le terrorisme contre la minorité arabe palestinienne », s’insurge alors l’ex-député Youssef Atauna (Hadash).

Contrairement aux principes proclamés par le ministère de l’Éducation, l’école ne vise pas à former les citoyens en devenir mais de futurs soldats. Lors de leur onzième année d’étude, à l’âge de 16-17 ans, les lycéens sont invités à participer à la Gadna, les bataillons de jeunesse créés par la Haganah, l’une des organisations paramilitaires qui a précédé la création d’Israël en 1948 avant d’être intégrée à l’armée.

Le programme d’une semaine vise aujourd’hui à remédier à la désaffection grandissante des jeunes pour le service militaire. « On leur apprend la discipline, on les incite à s’enrôler, on leur explique le déroulement d’opérations », détaille Adam Eli.

Il y a quelques semaines, le ministère de l’Éducation, dirigé par Yoav Kisch, a proposé l’organisation de classes vertes en « Judée-Samarie » (nom donné par les sionistes à la Cisjordanie occupée) afin que « les jeunes puissent se rendre sur les lieux où l’histoire du peuple juif aurait commencé, selon la Bible », explique Adam Eli en levant les yeux au ciel. L’histoire racontée à partir de récits mythifiés ne laisse aucune place aux Palestiniens.

Les manuels se contentent de les désigner en tant qu’« arabe » pour mieux effacer leur identité spécifique : « L’Arabe n’a pas d’histoire propre, il n’a pas de racines. C’est un Arabe », résume Adam Eli. Il est même une figure de l’arriération à laquelle il serait impossible de s’identifier. Dans un manuel de géographie de 2003, on pouvait lire : « La société arabe (…) s’oppose aux changements par nature, (elle est) réticente à adopter les innovations. »

Theodor Herzl mais pas Mahmoud Darwich

Secrétaire des jeunes communistes de Nazareth, Mina Alaa Al Din vient d’achever ses études d’architecture. Plutôt volubile, la jeune femme tranche : « Si tes parents ne t’ont pas transmis l’histoire des Palestiniens, alors tu n’en sauras rien à l’école. » Dans les grandes figures vantées dans les manuels qui sont destinés aux Palestiniens de 1948, on trouve : Theodor Herzl, sous la plume duquel naquit l’idée d’offrir un État refuge aux juifs du monde entier au XIXe siècle, mais pas Mahmoud Darwich, figure de proue de la poésie palestinienne dont le verbe porte un peuple autant qu’une terre.

Une étude menée par l’association Sikkuy, qui mobilise juifs et Arabes contre les discriminations, a déterminé que l’invisibilisation passait sans surprise par la géographie : « Dans les manuels en hébreu, les cartes représentent seulement Israël. Sur ces cartes, certaines villes mineures d’Israël sont représentées mais pas la grande ville à majorité arabe de Nazareth », observe Amjad Shbita, le codirecteur de l’ONG.

Selon cette vision, la société palestinienne se serait presque effondrée par elle-même, permettant la création de l’État d’Israël. L’histoire de la Nakba (catastrophe) de 1948, c’est-à-dire des massacres et de l’exode forcé de 800 000 Palestiniens en 1948, est passablement édulcorée. « Il y a une certaine reconnaissance du fait que les forces de défense israéliennes ont déporté des Palestiniens mais sans contextualisation aucune. On évoque des incidents sporadiques qui se seraient déroulés pour des raisons tactiques ; jamais le fait qu’il existait une résistance », détaille Adam Eli. Le professeur ajoute : « L’histoire est faite pour faire comprendre aux élèves pourquoi nous avons raison. » Une manière de légitimer la violence coloniale.

En février dernier, les professeurs ont reçu pour instruction d’attribuer le déclenchement de la guerre d’Octobre, en 1973 (Yom Kippour pour les Israéliens), à l’Égypte et non à Israël qui, sous la direction de la première ministre Golda Meir, avait rejeté les propositions de paix d’Anouar El Sadate. Depuis 2018, et conformément à la loi sur l’État-nation votée en ce sens, les livres font référence à un « État juif ».

Les livres scolaires destinés aux Palestiniens d’Israël, élaborés par le même ministère de tutelle, ne sont pas plus diserts sur les grandes dates de leur histoire ou les grands auteurs palestiniens. « Nous n’avons jamais obtenu l’autonomie pour nos manuels ou nos programmes », souffle Amjad Shbita.

Pour pallier ce manque, et documenter leur histoire, les Palestiniens de 1948 montent des podcasts et des documentaires « autour de l’histoire locale de la première Intifada » de 1987 à 1993, fait remarquer Nadera Abu Dubey Saadi, chef de projet au sein de l’association Femmes contre la violence.

Des étudiants en armes

Signe de la lente fascisation des esprits : certains élèves juifs appellent ouvertement à tuer les Palestiniens pendant le temps de classe. « Ils se contentent de répéter ce qu’ils entendent toute la journée, des membres du gouvernement jusqu’à leur famille ou leurs voisins », constate Adam Eli.

Fin octobre 2023, une expédition punitive menée par des étudiants juifs d’extrême droite, criant « Mort aux Arabes », avait fait grand bruit à l’université de Netanya, au nord de Tel-Aviv, pourtant gardée par la police. Solution trouvée par la maire de la ville, Miriam Feirberg-Ikar ? Évacuer les étudiants palestiniens de leurs dortoirs pour « sécuriser » la ville plutôt que d’arrêter les groupes violents aux allures de milices.

« Après le 7 Octobre, beaucoup d’étudiants juifs ont commencé à venir à la fac avec leurs armes », confirme Mina Alaa Al Din. De leur côté, les professeurs réservistes affichent fièrement leur plaque avec le numéro de leur unité. « Nous ne savons pas quelle est la santé mentale de ceux qui ont été à Gaza et ont vu ou participé aux horreurs. Personnellement, je les perçois comme une menace car, en tant que Palestiniens, nous sommes, à leurs yeux, les mêmes que ceux de Gaza », énonce-t-elle encore.

Sidérée, la jeune femme n’en revient toujours pas que les étudiants en design aient été invités à participer à un cours pour fabriquer des uniformes pour l’armée. Il en va de même pour l’entrisme de l’institution militaire dans les cours liés à la technologie et à l’ingénierie. Désormais, quand un proche lui demande comment s’est passée sa journée, Adam Eli considère qu’elle a été bonne s’il a réussi à convaincre ses élèves « qu’il ne fallait pas tuer tous les Palestiniens de Gaza ». Avant de préciser : « Il faut se contenter de petites victoires. En tant que professeur, je peux seulement semer le doute chez eux. L’école a toujours été le lieu de reproduction du système. Et Israël ne fait pas exception. »

 

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25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 06:21
« 2 %, c’est vraiment le minimum syndical » : entretien avec l’économiste Gabriel Zucman (L'Humanité, 23 octobre 2025)
« 2 %, c’est vraiment le minimum syndical » : entretien avec l’économiste Gabriel Zucman sur sa taxe pour « faire entrer les milliardaires dans le champ de la solidarité nationale »

L’économiste Gabriel Zucman, inventeur d’une taxe qui fait trembler les grandes fortunes, explique comment mettre ces dernières à contribution. Et faire ainsi reculer l’oligarchie.

L'Humanité, 23 octobre

Cyprien Boganda Emilio Meslet

Il est accusé de « vouloir mettre à terre l’économie française » parce qu’il souhaite imposer à hauteur de 2 % les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros, un impératif « démocratique », selon lui. L’économiste Gabriel Zucman (1) répond à ses détracteurs dans les colonnes de l’Humanité.

85 % des Français soutiennent votre taxe, selon un sondage que nous avons publié il y a un mois : vous attendiez-vous à gagner aussi facilement la bataille de l’opinion ?

Partout dans le monde monte une demande de justice fiscale, car deux phénomènes se conjuguent. Le premier, c’est l’explosion mondiale des très grandes fortunes. En France, entre 2010 et 2025, les 500 plus grandes fortunes ont augmenté de 1 000 milliards d’euros.

Deuxième élément, on constate un peu partout que les ultra-riches paient beaucoup moins d’impôt en proportion de leurs revenus que les autres catégories sociales. Le Français moyen paye 51 % de ses revenus en prélèvements divers (impôts, TVA, cotisations sociales, etc.), là où les milliardaires ne sont ponctionnés qu’à hauteur de 13 %. Cela constitue une violation manifeste du principe d’égalité devant l’impôt, pourtant consacré dans l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Qu’est ce qui permet, en France, aux milliardaires de payer aussi peu d’impôts ?

 

C’est la possibilité qu’ils ont de structurer leur fortune afin qu’elle génère peu voire pas de revenus taxables. Aux États-Unis, Jeff Bezos, patron d’Amazon et homme le plus riche du monde, a pu déclarer, certaines années, zéro dollar de revenu et donc échapper à l’impôt sur le revenu. Il a même reçu plusieurs milliers de dollars d’allocations familiales !

« La taxe permettrait aux milliardaires d’entrer dans le champ de la solidarité nationale, à laquelle ils ne participent pas aujourd’hui. »

Comment est-ce possible ? Parce que les plus riches recourent à des holdings, c’est-à-dire des sociétés qui font écran entre eux et l’impôt. En pratique, ces holdings stockent tous leurs dividendes, qui échappent de fait à l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Ensuite, ces dividendes sont épargnés ou dépensés par les ultra-riches pour monter au capital de leur entreprise, acheter des yachts, mener des actions de philanthropie ou acquérir des journaux.

Pour restaurer une forme d’égalité devant l’impôt, vous proposez une taxe plancher de 2 % sur tous les patrimoines supérieurs à 100 millions d’euros : pourquoi avoir retenu ces deux bornes ?

Ce taux permet d’effacer la régressivité de notre système fiscal. Pour les milliardaires, en effet, le taux de rendement de la fortune s’élève en moyenne à 6 % par an. Une contribution incompressible à 2 % amputerait ce rendement d’un tiers : elle serait donc équivalente, en moyenne, à un impôt sur le revenu de 33 %. Ajoutée à l’impôt sur les sociétés, dont les ultra-riches s’acquittent au travers de leurs entreprises, elle porterait leur taux de prélèvement obligatoire global à 50 ou 55 %, soit à peu de chose près ce que paye le Français moyen.

Au passage, je précise que ces 2 %, c’est vraiment le minimum syndical. Aux États-Unis, Bernie Sanders (candidat de gauche à la présidentielle – NDLR) proposait en 2019 un impôt sur les grandes fortunes de 8 % au-delà de 10 milliards de dollars de patrimoine.

La taxe permettrait aux milliardaires d’entrer dans le champ de la solidarité nationale, à laquelle ils ne participent pas aujourd’hui. Plus d’un siècle après sa création, l’impôt sur le revenu reste une révolution démocratique inachevée dans la mesure où les très riches ne sont pas concernés.

Et ce seuil de 100 millions d’euros, d’où vient-il ?

Il correspond tout simplement au niveau à partir duquel le système fiscal devient régressif. Les contribuables dont la fortune s’approche des 100 millions d’euros payent déjà des montants significatifs d’impôt sur le revenu. Plus de 80 % des recettes de cet impôt plancher proviendraient des milliardaires, là où la richesse se concentre et les revenus s’évaporent. Quand vous touchez 3 milliards d’euros de dividendes, il vous suffit de sortir quelques millions d’euros de votre holding pour financer votre consommation quotidienne. Cela représente une fraction infime de votre richesse.

Pourquoi ne pas soutenir alors la taxe sur les holdings proposée par le gouvernement en remplacement de votre dispositif ?

Parce qu’elle est d’une hypocrisie sans nom ! Cette taxe sur les holdings de 2 % pourrait être une bonne idée, sauf que l’article 3 du PLF (projet de loi de finances) liste toutes les exonérations prévues. Par exemple, la taxe ne s’applique pas aux actions détenues par les holdings au titre de participation.

Mais les actions, c’est 90 % de la fortune des holdings. La liste des exonérations est interminable (immobilier commercial, investissement dans des entreprises innovantes…). Ne reste qu’une fraction très faible du patrimoine des holdings. En gros, seuls les comptes dormants oubliés par les milliardaires seraient ciblés. Cette taxe a été conçue pour ne rien apporter.

On vous oppose généralement deux arguments : votre taxe risque de faire fuir les riches ; et elle risque de tuer l’innovation, comme l’affirme d’ailleurs le prix Nobel d’économie Philippe Aghion. Que répondez-vous ?

L’exil fiscal n’est pas une loi de la nature, c’est un choix de politique publique. On peut faire le choix de le tolérer ou de le réduire voire de l’empêcher. En France, on a fait le choix de le tolérer : quand une personne s’en va, elle cesse immédiatement d’être taxée. Les États-Unis font le choix inverse : quand vous partez vous installer à l’étranger, vous payerez malgré tout des impôts aux États-Unis jusqu’à la fin de vos jours.

Je propose que le taux plancher de 2 % continue à s’appliquer cinq ans après le départ à l’étranger, mais on pourrait aller plus loin. Nous ne sommes pas impuissants face au chantage au départ des ultra-riches.

Abordons la question de l’innovation. L’idée selon laquelle le fait de demander à un milliardaire de payer autant d’impôt qu’un Français moyen puisse décourager une personne de 20 ans de créer une start-up innovante ne tient pas debout. En gros, cela signifierait que des gens s’exilent préventivement à Singapour ou aux îles Caïman de peur que s’ils se retrouvent un jour à la tête d’une fortune de 100 millions d’euros – perspective hautement improbable –, ils se voient taxés. Cela n’a aucun sens.

Mieux que ça, je soutiens que mon projet de taxe aurait en réalité un effet net positif sur l’innovation. Avec les 20 milliards d’euros que cela rapporterait, on pourrait investir dans la recherche, notre système éducatif et les infrastructures publiques.

Au vu des leviers d’optimisation dont disposent les ultra-riches, comment garantir que votre rendement de 20 milliards ne tombera pas à 5, comme l’affirment d’autres économistes ?

Si mon projet de taxe est mité par des niches et des exonérations, ce sera effectivement bien moins que 20 milliards. Mais je ne propose pas de recréer un ISF dont le taux relatif s’élevait, à la veille de sa suppression, à seulement 0,005 % du patrimoine des milliardaires. C’est l’échec fiscal le plus important des quarante dernières années puisqu’il exonérait quasiment intégralement les grandes fortunes. J’essaie de tirer les leçons des erreurs du passé. Il y a trois choses à faire : ne prévoir aucune exonération, lutter contre l’exil et la fraude fiscale.

Vous ciblez une centaine de milliardaires mais que faites-vous de tous les autres riches qui paient un taux marginal d’impôt sur le revenu très inférieur à ce qu’ils payaient dans les années 1980 ?

Aujourd’hui, il y a deux impôts sur le revenu : la CSG, un prélèvement de 10 % à la source dès le premier euro de salaire ; et un impôt sur le revenu censément progressif mais bourré de niches fiscales. Nous avons besoin de les unifier dans un grand impôt citoyen sur le revenu qui s’ajouterait à la taxe que je propose. Si on n’arrive pas à taxer les milliardaires, les autres catégories sociales refuseront légitimement de faire des efforts.

Vous vous placez dans une logique de redistribution des richesses mais ces richesses se fondent largement sur la propriété privée des moyens de production : c’est parce que les milliardaires possèdent des entreprises qu’ils sont puissants…

Oui, il faut sortir du « royalisme économique », dénoncé par Franklin Roosevelt dans les années 1930. C’est-à-dire en finir avec cette vision selon laquelle seuls les ultra-riches feraient un usage productif de l’outil de travail : pour être rentable, une entreprise devrait être détenue à 48 % par Bernard Arnault. L’histoire invalide cette théorie. En 1997, au bord de la faillite, Apple voit ses actionnaires rappeler Steve Jobs pour sauver la boîte, alors qu’il ne détenait plus aucune action. Non seulement cela a marché, mais cela n’a pas empêché l’innovation. C’est l’implication des salariés, la coopération avec la puissance publique et le partage des pouvoirs qui font la productivité.

En l’espace de quelques mois, vous êtes devenu l’économiste français le plus critiqué. Qu’est-ce que ça vous fait d’être qualifié par Bernard Arnault de « militant d’extrême gauche » qui veut « détruire l’économie libérale » ?

Ces attaques témoignent de la fébrilité des personnes concernées et de la faiblesse de leurs arguments. Affirmer qu’un impôt de 2 % par an sur des fortunes qui ont augmenté de 10 % en moyenne chaque année depuis trente ans va mettre à terre l’économie française est excessif.

Des objections sur le fond sont entendables. Je vais citer le Financial Times, qu’on ne peut accuser de sympathie communiste : « La France se caractérise par l’emprise de ses milliardaires sur la vie économique et la vie politique de la nation. » Il faut donc mener ce combat difficile pour élargir le champ de la démocratie. Nous pourrions rester entre chercheurs dans notre tour d’ivoire mais il est de notre devoir de contribuer à l’appropriation culturelle de ces savoirs, en l’occurrence l’ampleur de l’évasion fiscale.

Que pensez-vous de la concentration des médias dans les mains des ultra-riches qui s’opère en France ?

La concentration extrême des richesses accompagne toujours l’extrême concentration des pouvoirs. Ça devrait tous nous inquiéter. Cette tension entre démocratie et concentration des richesses est l’un des problèmes centraux de nos sociétés démocratiques. Le patrimoine pour les classes populaires et moyennes, c’est une bonne chose car cela ouvre l’accès à une résidence principale, à un pécule pour la retraite et à un bas de laine en cas de coup dur. Pour les ultra-riches, le patrimoine, c’est le pouvoir. Je conçois donc l’impôt plancher comme une mesure nécessaire mais pas suffisante pour protéger la démocratie du risque de capture oligarchique.

 

(1) Les milliardaires ne paient pas d’impôt sur le revenu et nous allons y mettre fin, Seuil, 2025.

 

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25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 05:56

 

La transformation économique de l’extrême droite, qui assume de plus en plus un projet libéral, devrait être mise au jour ces prochaines semaines à l’Assemblée. À prévoir, des votes proches de la Macronie, contre la taxation des plus riches et pour la baisse des impôts de production.

 

Le Rassemblement national (RN) se serait bien passé de cet examen du budget. Il aurait préféré passer directement à l’étape des législatives anticipées, pour se maintenir sur cette ligne de crête consistant à apparaître comme un défenseur des classes populaires tout en séduisant les milieux d’affaires avec des propositions de plus en plus pro-business.

Mais l’extrême droite va devoir se positionner sur chaque mesure mise au débat, au risque de révéler son imposture sociale. En premier lieu sur l’imposition des plus riches. Après des mois de tergiversations sur la taxe Zucman, Marine Le Pen a fini par trancher : son groupe votera contre. Idem sur un retour de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Le RN favorise les plus riches et entend réduire les dépenses publiques

Le RN plaide plutôt pour un impôt « sur la fortune financière » au rabais, puisqu’il exclut de l’assiette les biens professionnels et la résidence principale et ne générerait qu’entre 1,5 et 3 milliards d’euros de recettes.

L’idéologie est désormais assumée par ses cadres : « Ce n’est pas en taxant les entreprises et les plus riches qu’on va redresser le pays », a revendiqué sur France Inter Jérôme Sainte-Marie, sondeur et candidat lepénistes aux dernières législatives.

 

Pour le nouveau conseiller économique de Jordan Bardella, Charles-Henri Gallois, taxer les riches est loin d’être la priorité. « La justice fiscale peut s’entendre, mais ce n’est pas cela qui va rétablir les comptes publics, explique-t-il au MondeLa face des comptes publics sera changée par la baisse de la mauvaise dépense publique, par la relance de la production en élaguant les normes et en baissant la fiscalité. »

Une doctrine libérale qui justifie de ne pas lutter contre les inégalités fiscales et sociales, par ailleurs instrumentalisées électoralement par le RN. Dans le volet recettes, l’extrême droite ne votera pas davantage la suppression de la flat tax revendiquée par la gauche, et dont il veut au contraire relever le plafond.

Le RN cible les fonctionnaires, le logement et les associations

Plus généralement, elle propose de baisser les impôts de production dans des proportions encore plus élevées que la droite : 20 %, soit 20 milliards d’euros de rentrées fiscales en moins pour l’État. 20 milliards d’euros, c’est aussi le montant des dépenses publiques que le parti lepéniste veut supprimer chaque année pendant cinq ans, pour atteindre 100 milliards.

Ses votes devraient ainsi s’approcher de ceux de la Macronie sur ce point. La baisse du nombre de fonctionnaires est désormais revendiquée, et d’autres secteurs sont également visés : la politique publique du logement, l’audiovisuel public, qu’il compte privatiser, les subventions aux associations et la formation professionnelle. Avec pour conséquence une poursuite de la dévitalisation des services publics, un autre moteur du vote d’extrême droite.

Ces économies, auxquelles s’ajoutent d’autres mesures chiffrées au doigt mouillé, comme les 25 milliards d’euros liés au « coût de l’immigration », ont pour objectif final de faire passer le déficit public sous les 3 % du PIB. Et donc de suivre à la lettre le pacte de stabilité budgétaire dicté par Bruxelles.

Il semble loin le temps de la sortie de l’euro. Désormais, le RN est en matière budgétaire un des partis les plus zélés des injonctions de l’Union européenne comme des milieux financiers, qu’il veut à tout prix rassurer.

 

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25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 05:44

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2025 5 24 /10 /octobre /2025 06:58
Gouvernement Lecornu - La petite mort de la décentralisation - Chronique de Philippe Rio dans L'Humanité, 23 octobre 2025
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24 octobre 2025 5 24 /10 /octobre /2025 06:47
Une mémoire de l'anéantissement - Stock - La Cosmopolite - 22,90€

Une mémoire de l'anéantissement - Stock - La Cosmopolite - 22,90€

« Je n’ai jamais documenté une telle façon de tuer les gens » : Samar Yazbek donne la parole aux rescapés du génocide à Gaza

L’écrivaine et journaliste syrienne Samar Yazbek publie « Une mémoire de l’anéantissement », dans lequel des hommes, des femmes et des enfants de l’enclave palestinienne témoignent des atrocités perpétrées par l’armée israélienne, qui n’hésite pas à utiliser des robots tueurs.

Muriel Steinmetz 20 octobre 2025, L'Humanité 

Samar Yazbek est une romancière et journaliste syrienne. Opposante de gauche au régime de Bachar Al Assad, plus d’une fois menacée de mort, contrainte à l’exil en 2011 avec sa fille, poursuivie par les services de renseignements, elle est retournée clandestinement sur place en 2012 et 2013, revenue puis repartie après la chute du dictateur. Elle publie Une mémoire de l’anéantissement (Stock).

Elle y rapporte les témoignages de 26 rescapés de Gaza, évacués au Qatar pour y être soignés. Ce sont des récits à la première personne, sortis de la bouche d’hommes, de femmes, d’enfants, aux statuts sociaux divers. Tous ont vécu sous les bombes durant plus de deux ans. Ils ont subi le pire.

Survivants du génocide, ils sont ceux dont on parle peu et qui ont tant à dire. Ils racontent les drones, les bombes à l’uranium utilisées au même titre que la famine, l’amoncellement des corps, les chats et les chiens qui dévorent les cadavres, les plaies des blessés grouillant de vers. Et ces enfants de 6 ans dont les cheveux blanchissent en une nuit.

Vous donnez la parole à des Gazaouis. On a certes des images de la catastrophe qui les frappe, mais les témoignages verbaux directs sont exceptionnels…

Ce livre fait partie de mon projet autour de la mémoire collective. Depuis Feux croisés. Journal de la révolution syrienne (2012), les Portes du néant (2016) et 19 Femmes : les Syriennes racontent (2019), je donne la parole aux victimes. La vie quotidienne, personnelle, intime, est éminemment politique.

 

Je relate la manière dont des êtres si atrocement meurtris ont vécu dans l’enfer. Montrer une part de leur souffrance, c’est le devoir des journalistes, des intellectuels, des écrivains et des activistes ; affronter l’horreur avec leurs armes à eux, les mots.

Dans quelles conditions ont eu lieu les entretiens ?

J’étais au Qatar pour des raisons personnelles : ma fille, qui travaille là-bas, a eu un grave accident. Je suis allée à son chevet depuis la France. Sur place, j’ai découvert par hasard des rescapés gazaouis venus se faire soigner dans le complexe médical Thumama. La plupart étaient amputés, brûlés, très blessés. Ils étaient environ 3000, avec leur famille. Je me suis présentée comme bénévole auprès des femmes.

J’ai d’abord vu un enfant en fauteuil roulant, amputé des deux bras et des deux jambes. J’ai passé des années à documenter la guerre en Syrie ; j’en ai été traumatisée. Là, il fallait faire quelque chose. Dans les médias, ce ne sont que slogans politiques.

J’ai décidé de rester avec eux pendant des mois, durant l’année 2024, pour documenter leur souffrance et faire entendre leur voix. Ce n’était pas prévu. Je finissais un roman. Je m’apprêtais à aller au Soudan travailler avec des femmes violées.

Quelles questions avez-vous posées ?

À chacun, j’ai posé deux questions : que s’est-il passé pour vous le 7 Octobre ? Comment avez-vous perdu un morceau de votre corps ? Je me suis concentrée sur leur vie : une femme était en train de faire la cuisine quand elle a perdu sa fille ; un homme allait à l’école avec son fils, quand les avions ont bombardé son immeuble.

Qui sont ces hommes et ces femmes ?

Ce sont des professeurs d’école, des femmes au foyer, des étudiants, des journalistes, des infirmières, des patrons. Il y a beaucoup de mères, des adolescents. Abddallah, le plus jeune témoin, a 13 ans. Son visage a été complètement brûlé. Son corps est constellé de débris d’obus.

Il a vu sa famille entière brûler sous ses yeux. Les deux premiers témoins du livre sont mari et femme. Leur seul fils a été tué par un bombardement ; l’une de ses sœurs a perdu sa jambe lors de l’effondrement de la maison, l’autre est morte et la sœur jumelle de cette dernière a été brûlée, défigurée.

L’impression qu’on retire, à la lecture, est celle d’un traumatisme monstre partagé par tous.

Je partage leur souffrance. Si Abdallah a vu sa mère brûler vive devant ses yeux, qui sait si demain nous ne serons pas visés ? L’histoire de l’humanité, c’est l’histoire de la sauvagerie. Des gens comme nous se doivent de lutter pour la justice qui est chose très profonde.

On ne peut rester silencieux, en évitant de dire la vérité. Je n’ai pas senti de velléité de vengeance chez toutes ces personnes. Je n’ai pas confiance en un système politique international qui ne fait rien. On dit que la guerre est finie. C’est totalement faux.

Comment la romancière en vous a-t-elle pu appréhender ces cris de douleur loin de toute fiction ?

Quand la révolution en Syrie a débuté en 2011, jamais je n’aurais cru documenter un jour l’horreur de notre humanité actuelle. Jamais ! Ce projet a transformé ma vie.

La romancière en moi est exilée, coupée de sa capacité à inventer de la fiction. Il m’était impossible, par le prisme de la littérature, d’évoquer l’horreur du présent, les viols, les bombardements et les massacres en Syrie. J’ai donc commencé ce projet sur la mémoire collective.

Votre ouvrage tranche, par sa franchise crue, alors qu’on ne se livre, le plus souvent, qu’à des réflexions générales portant sur le conflit israélo-palestinien.

Cette situation dure depuis presque soixante-dix ans. Je pense qu’on doit créer un nouveau narratif, très différent de ce dont on a l’habitude. À mon avis, une vie humaine, avec ses détails personnels, donne à voir bien plus et en dit plus long que les discours politiques.

On doit travailler avec ce genre de narratif. C’est davantage utile, plus fort et plus profond que les paroles sèches des médias. Avec le temps, on a déshumanisé les Palestiniens.

Il y a une répétition dans les récits. Cette récurrence marque le caractère intentionnel de certains actes et confirme l’entreprise génocidaire méthodique mise en œuvre…

La récurrence des témoignages fait partie de ma méthode. Un massacre est ainsi vu sous plusieurs angles. Pour celui qui a eu lieu à l’hôpital Al-Shifa, j’ai donné la parole à deux femmes, ainsi qu’à un docteur. Chacun a sa façon de dire, d’évoquer tel détail, de raconter ce qu’il a vécu. C’est comme un puzzle où chaque pièce finit par s’assembler.

Une fois le livre lu, on saura ce qu’il s’est réellement passé dans ce complexe hospitalier, le plus important de la bande de Gaza. Ils ont tué les patients, assiégé la place, interdit l’eau et la nourriture, bombardé le bâtiment, détruit le service de maternité, les couveuses. Un soldat israélien a fait semblant de violer un jeune homme amputé. Il secouait son lit de façon suggestive en disant : « Je te nique. »

Tous disent que les actes infâmes commis par Israël ne sont pas liés aux attaques du Hamas.

C’est ce qu’ils ont le plus souvent répété. Ils me disaient : « Nous sommes pacifiques et ils nous attaquent. Ils ont tué les bébés, les femmes enceintes. »

Certains mentionnent la nouveauté terrifiante des armes. Bombes empoisonnées, mais surtout l’usage des drones…

Je suis journaliste depuis trente-sept ans. J’ai travaillé en Syrie, au Moyen-Orient. J’étais sur la ligne de front en Syrie. J’ai interviewé des chefs islamistes radicaux. J’ai vécu sous les bombardements. J’ai vu des massacres. J’ai écrit sur les prisons et les viols, mais je n’ai jamais documenté cette façon de tuer les gens. Je pense à Shima, 21 ans. Elle m’a raconté la mort de son père.

Il faut savoir que des robots tueurs vivent parmi les Gazaouis. On les surnomme « zannana » à cause du grésillement qu’ils émettent. Ce sont des drones. Son père a été la cible d’un quadricoptère de ce type qui peut tirer et même se faire exploser. Il est entré dans une pièce, en a traversé deux autres – tel un petit papillon métallique – pour tuer son père, avant de ressortir la fenêtre. C’est ça la science-fiction, la sauvagerie absolue. Il s’agit d’une nouvelle guerre, menée par l’Intelligence artificielle.

Que pensez-vous des négociations en cours sur le sort futur de Gaza et, plus largement, de la Palestine ?

Je préfère ne rien dire. J’ai perdu l’espoir mais je ne peux pas le dire. Il n’y a pas de mots pour dire la situation.

Où vivez-vous désormais ?

Je ne sais pas. Je vole avec le vent ! Je voyage beaucoup. Je suis entre la France, le Liban et le Qatar.

 

Samar Yazbek interviewée par Muriel Steinmetz dans L'Humanité: Gaza - « Je n’ai jamais documenté une telle façon de tuer les gens »
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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 13:22
Demandez le programme complet de la 34e fête de l'Humanité Bretagne: pass 2 jours au prix de 20€ ou 1 jour au prix de 14€ auprès des militants communistes

29 et 30 novembre 2025

34ème Fête de l’Humanité Bretagne

Parc expos Lorient Agglomération à LANESTE 

Pass 2 jours 20 €

Pass journée 14 €

Sur place 24 € et 16 €

Gratuit – 18 ans

 

Facebook

https://www.facebook.com/FeteDeLHumaniteBretagne

Internet

https://www.fete-huma-bretagne.fr/

 

Les concerts

Samedi 29 novembre

17h30 TENSiiN. Originaire de Rennes, il façonne un univers singulier entre R&B et pop où se mêlent mélodies planantes et rythmiques incisives.

20h30 LES HURLEMENTS D'LEO

Groupe de rock français, originaire de Bordeaux. Ils jouent un genre qu'ils définissent comme « java-chanson-punk-caravaning ».

22h SIDI WACHO

Nom du nouveau groupe de Saïdou, chanteur de MAP (Ministère des Affaires Populaires), engagé pour les luttes des exploités du monde entier. Leur album Libre mêle cumbia, hip-hop en français, espagnol, arabe et portugais.

Dimanche 30 novembre

15h LUNE BLEUE & BRING'S 

C’est la rencontre entre la créativité mélodico/rythmique de Lune Bleue Trio et de la poésie scandée de Bring’s (chanteur de Freedom For King-Kong).

16h Fanfare Zébaliz

Joyeuse fanfare de Brest' même depuis 40 ans !

17h15 MATHILDE 

Mathilde mêle engagement et émotion avec une pop lyrique et militante. Formée au chant lyrique et au gospel, sa voix se déploie pleinement dans ses textes : elle chante l’amour dans toute sa complexité, le silence des oubliées et ravive les luttes d’hier et d’aujourd’hui.

18h30 Fanfare Zébaliz

 

LES DÉBATS. 

Samedi 29 novembre

14h "Debout la Culture! » Agora

Pierre Dharréville, responsable Culture du PCF

Gaëlle Le Stradic VP Culture région Bretagne

Aleksandra Ruszkiewicz, professeure à l’école d’art de Lorient, syndicaliste

15h « La France en a-t-elle fini avec son passé colonial ? » Espace Jeunes

Emmanuel Tjibaou, député indépendantiste kanak

15h Rencontre stand régional CGT
« La double besogne : un héritage du passé ou un levier pour l’avenir ? »

16 h Municipales Agora

 "Prévention et sécurité : les collectivités face aux nouveaux enjeux"

Gilles Leproust, Maire d’Allonnes, Président de l’association Maires Ville et Banlieue de France

17 h Face à l’extrême droite, quelle alternative à gauche ? Espace Culture

Gladys Grelaud, conseillère régionale, membre du CEN du PCF

Pierre-Yves Cadalen, député LFI du Finistère

Damien Girard, député Les Ecologistes du Morbihan

Simon Uzenat, sénateur, 1er secrétaire PS 56

Gaël Briand, conseiller régional UDB

 

 

Dimanche 30 novembre

11h Accès aux soins : Quelle coopération sanitaire avec la République de Cuba ? Agora

Avec André Chassaigne, Gaël Roblin, élu à Guingamp

11h Témoignages de jeunes communistes de retour de Cuba Espace Jeunes

14h Education : sortir de l’emprise du privé Espace Culture

Paul Devin, co-Animateur de la commission « éducation » nationale du PCF, Président de l’Institut de recherche de la FSU.

14h Construire solidairement la Palestine de demain Espace Jeunes
avec l'AFPS
(Association France Palestine Solidarité), et l'AJPF (Association pour le Jumelages de camps Palestiniens avec des villes Françaises), Thousand Madleens

15 h Rencontre syndicalistes Stand Régional PCF

Dimanche 16h30 Meeting avec Philippe Rio, maire de Grigny, élu meilleur maire du monde, Président de la Coopérative des élu.es communistes et républicains

Livres

Rencontres auteur.es samedi

  • 15h L'historienne Fanny Bugnon : "L'élection interdite" - Itinéraire de Joséphine Pencalet, ouvrière bretonne (1886-1972)

  • 16h Maxime de Lisle : "On a mangé la mer" (BD - Une enquête au cœur de la crise de la pêche en France. Récit de Maxime de Lisle. Dessin et couleur d'Olivier Martin)

  • 16h30 Camille Le Boulanger : Eutopia (espace Jeunes)

  • 18h15 André Chassaigne : « Cuba, une étoile dans la nuit» (Agora)

  • 18h30 Armelle Mabon : Le massacre de Thiaroye

Dimanche

  • 16h aux Ami.es de l’Huma, Patrick Le Hyaric présente son livre « un monde à la renverse ».

 

Elles et il seront en dédicace (avec d’autres) :

  • Julien Martinière, auteur de la BD À la ligne d’après le livre de Joseph Pontus

  • Thérèse Thiéry pour « De ce côté-ci du pont ».

  • Dimanche à 16h, la chanteuse Mathilde dédicace son disque au stand CGT-Bretagne

Les expos

  • espace BAAM (Bande d’Artistes & Ateliers Mutualisés) 

BAAM est un collectif d’artistes qui anime un lieu de vie et d’exposition à Lorient, ainsi que des événements hors les murs. C’est un laboratoire joyeux de partage et d’expérimentation artistique.

  • Catherine Molteni, peintre et graphiste

  • Christian Tréhin, sculpteur
  • 100 ans d’affiches de la fête de l’Humanité
  • La Via Campesina expose « la diversité paysanne nourrit et protège le monde »

Inauguration samedi à 18h15 avec la Confédération Paysanne

  • Les Urbansketchers, une communauté de dessinateurs qui se consacre à la pratique du dessin sur place.

 

Espace Cinéma

 

Samedi

16h00 « Le chant des sardinières » 26’ de Nina Montagné

Hiver 1924. Pendant plus de six semaines, 2000 ouvrières des conserveries de sardines de Douarnenez se mettent en grève et obtiennent 1 franc de l’heure. Cent ans après, quelle empreinte cette grève a-t-elle laissée à Douarnenez ? 

16h45 « Chaluts en périls » de Mathurin Peschet (2024 – 26’)

Plongée sans filtre à bord d’un chalutier du Guilvinec, le Magellan. Dix jours au plus près de ces forçats de la mer et de leurs préoccupations.

17h30 « Marguerite » de Marine Sage 3’33’’

Ce court-métrage documentaire a été présenté au premier Festival de courts Féministe de la Maison des Femmes de Montreuil en 2021.

 

Dimanche 

11h00 « La résistante et l’enfant » Documentaire de Jean Barat 1h20’

En présence du réalisateur et de Jean Golgevit, enfant caché et fils d’Eva Golgevit, résistante et rescapée de la Shoah.

14h00 Action Aid 14’

Film sur la paysannerie coopérative de bananes et autres productions à comparer avec l’agriculture intensive et mondialisé des grands groupes agro-alimentaires.

 

14h30 « Marguerite » 3’33’’+ 10’ débat avec Marine Sage

Le teaser Fête de l’humanité Paris 2025 (3’44’’) sera diffusé samedi à 15h40 et dimanche à 10h45 et 13h45.

***

L’urgence du communisme et du rassemblement à gauche

L’époque est à l’incertitude politique, dans un contexte où le mécontentement populaire, qui s’est traduit dans la rue les 10 et 18 septembre, recherche un débouché politique.

Plus que jamais la colère sociale doit s’exprimer assez fort pour peser sur les choix politiques, plus que jamais la gauche doit se rassembler pour offrir une perspective et endiguer la montée du RN. Et dans cette gauche diverse, le poids du PCF sera décisif, pour empêcher les dérives de compromission avec le capital que nous avons connues.

La Fête de l’Huma sera un moment de ces mobilisations, échanges à gauche, construction du rassemblement, besoin de communisme pour changer la société en profondeur…

Catherine Quéric,

Présidente de la Fête de l’Humanité Bretagne

Demandez le programme complet de la 34e fête de l'Humanité Bretagne: pass 2 jours au prix de 20€ ou 1 jour au prix de 14€ auprès des militants communistes
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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 13:18
Expression du PCF Finistère sur la situation politique - 21 octobre 2025

Conférence de presse du PCF Finistère. 21 octobre 2025

Le gouvernement Lecornu 2, imposé par un président de la République disqualifié et qui a évité de justesse la censure, va désormais défendre un budget à l’image de ces 8 dernières années : dur pour le monde du travail et les services publics, doux pour le capital et les plus riches.

Nous, communistes, sommes convaincus qu’il faut renforcer les recettes de l’État, par la taxation des fortunes et des hauts revenus : rétablissement de l’ISF, plus progressif (+15 milliards d’euros), taxe Zucman pour les 2 % de foyers dont la fortune est supérieure à 100 millions d’euros (+ 15 milliards d’euros), réduction des exonérations d’impôt sur les héritages via le pacte Dutreil et la transmission de biens familiaux d’entreprises (+4 milliards d’euros), taxation des revenus du capital et taxes sur les superdividendes. Il faut également s’attaquer au scandale des 210 Milliards d’euros par an d’aides publiques aux entreprises sans conditionnalité. Le capitalisme français est de plus en plus assisté par l’État. Il nourrit une croissance affolante des inégalités et une société où l’appauvrissement d’une grande partie de la population nourrit les privilèges exorbitants d’une minorité. L’argument de la dette pour s’attaquer aux dépenses publiques et sociales est malhonnête, c’est Macron qui a renforcé de 1135 milliards d’euros la dette de l’État, notamment avec sa politique pro-riches et de cadeaux aux grands groupes.

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches" disait Hugo.

Jugez plutôt... Le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France représente 1228 milliards d’euros, deux fois plus qu’en 2017. En 1996 le patrimoine des 500 plus grandes fortunes en France était de 80 milliards d'euros, représentant 6,4 % du PIB. En 2024, il a atteint 1228 milliards d'euros, soit 42 % du PIB !!! Le mois dernier, une étude a montré également qu’en 20 ans, la richesse des 10% de français les plus riches a été augmentée de 91%, celle des 10% de français les plus pauvres a baissé de 54% en euros constant, en tenant compte de l’inflation, tandis que les 500 plus grandes fortunes françaises ont vu leur richesse multipliée par 14.

Les milliardaires ont un pouvoir d’influence médiatique et politique considérable. Ils ne s’en cachent plus et ils mettent en orbite de manière éhontée la droite et l’extrême-droite qui servent leurs intérêts. Voyez les courbettes de Jordan Bardella à l’université d’été du MEDEF, qui promet aux patrons de ne pas remettre en place l’ISF, de ne pas instaurer la taxe Zucman, de diminuer encore les impôts des riches et les cotisations des entreprises.

Nous nous employons à combattre cette domination des politiques capitalistes, au Parlement avec nos deux groupes parlementaires, présidés par Stephane Peu (GDR, 17 députés) et Cécile Cukierman (CRCE-K, 18 sénateurs), comme dans la rue !

Grâce aux mobilisations et face à la colère de plus en plus forte de nos concitoyen, les représentants zélés de la finance ont dû annoncer une suspension de la réforme des retraites. Nous jugerons sur les actes car rien n’est encore gagné et l’indexation de cette suspension de la réforme des retraites au vote du projet de loi de finances de la sécurité sociale qui comporte des mesures de régression sociale crapuleuses comme le doublement des franchises médicales ne présage rien de bon. Les communistes continueront à se battre pour l'abrogation totale de la réforme des retraites.

Mais nous utiliserons autant que possible le débat parlementaire pour porter nos exigences : augmenter le pouvoir d’achat par la hausse des salaires et des retraites, pour faire gagner la baisse de la CSG, le retour de l’ISF, la taxe Zucman, la fin des franchises médicales, le 100 % sécu, l’augmentation des moyens financiers des collectivités, un plan de relance de l’industrie et le développement des services publics, la mise en place de critères sociaux et environnementaux pour les aides publiques aux entreprises, une réelle politique du logement.

Un sursaut populaire inédit est nécessaire pour remettre le progrès social à l’ordre du jour et changer notre destin collectif. Nous appelons toutes les forces syndicales, associatives et citoyennes à y participer. Le peuple doit reprendre la main.

Les communistes finistériens restent toujours également pleinement engagés pour la Paix, contre l’économie de guerre et l’augmentation très importante des dépenses d’armement et notamment dans le domaine des armes nucléaires avec une stratégie de la tension qui ne nous semble pas la plus à même de protéger de protéger de la guerre les citoyens l’Europe et de la France.

Nous sommes également engagés dans la solidarité internationale avec les peuples opprimés, notamment par l’impérialisme états-unien et le régime d’extrême-droite d’Israël qui est son protégé et son serviteur. Nous pensons à Cuba, où un de nos camarades s’est rendu récemment, Taran Marec, avec une délégation de la JC, au Venezuela et d’autres pays d’Amérique latine menacés par des politiques d’agression et d’ingérence de D.Trump, aux voisins d’Israël et bien sûr au peuple palestinien.

Nous nous félicitons de l’arrêt des bombardements et du génocide à Gaza mais ne voulons pas d’un futur de Gaza qui se fasse sans les Palestiniens, et leur droit à l’auto-détermination sur leur terre, et qui fasse l’impasse sur la nécessaire poursuite judiciaire contre les auteurs des crimes de guerre et contre l’Humanité commis par le Hamas comme par les dirigeants politiques et militaires israéliens. Nous demandons la libération de Marwan Barghouti, le Mandela palestinien, et de tous les prisonniers politiques palestiniens, la fin de la colonisation et le démantèlement des colonies de Cisjordanie, l’arrêt des violations des droits humains contre les palestiniens à Gaza, en Cisjordanie et en Israël. Nous voulons la coexistence de deux peuples dans la Paix, la liberté, l’égale dignité et le droit à l’existence de chacun, Israéliens et Palestiniens. Cela passe par la création d’un véritable Etat palestinien dont Netanyahou et son gouvernement d’extrême-droite ne veulent à aucun prix.

Ce soir, mardi 21 octobre, nous avons une rencontre internationale avec le Parti communiste palestinien et le parti communiste israélien en viséo-conférence dans le cadre de notre campagne 1 million d’oliviers pour la Palestine/ 1000 à l’échelle du PCF Finistère, qui nous a permis déjà de réunir ce 21 octobre 7600 euros avec un objectif de 10 000 euros au mois de décembre pour acheter en pépinière en Palestine planter 1000 oliviers (10€ l'olivier). 

Pour les Municipales de mars 2026, nous plaidons partout pour nous mettre en situation de gagner à gauche, pour un rassemblement de la gauche et des écologistes sur des projets locaux construits avec toutes les forces politiques de gauche et les citoyens qui défendent le pouvoir d’achat, les services publics, l’égalité d’accès aux droits, de tous les citoyens, dans le domaine des transports, de l’école, du logement, etc. Nous voulons des municipalités qui protègent les citoyens, et notamment ceux aux revenus les plus modestes, dans un environnement de plus en plus brutal et anxiogène. Les communistes ont actuellement 55 élus (à 60 en comptant les sympathisants) dans le Finistère et nous souhaitons au minimum garder cet ancrage, et continuer à gérer à gauche dans l’intérêt des habitants les municipalités où nous sommes présents déjà dans des exécutifs d’union de la gauche et nous pensons pouvoir afficher un bon bilan : Brest, Quimper, Morlaix, Le Relecq-Kerhuon, Rosporden, Plouigneau, Briec, Guimaëc, etc. Et nous voulons aussi de nouvelles conquêtes municipales pour la gauche dans le Finistère comme à Landerneau, où Gladys Grelaud menera une liste d’union de la gauche, Douarnenez, Concarneau, etc.

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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 13:12
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF 29, sur le plateau de Tébéo. (Photo d’archives Le Télégramme/Julie Sicot)

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF 29, sur le plateau de Tébéo. (Photo d’archives Le Télégramme/Julie Sicot)

Municipales 2026 : le PCF du Finistère veut poursuivre l’union à gauche
Par David Cormier
 
Le Télégramme, le 21 octobre 2025 
 
Les communistes finistériens entendent poursuivre leur participation à des listes d’union de la gauche aux municipales de mars 2026. À Brest, les discussions se poursuivent avec les autres composantes de la gauche.
Le Parti communiste français, « dans un pays fragmenté », plaide pour « le rassemblement le plus large possible de la gauche et des écologistes dans les villes du Finistère » dans lesquelles il compte des élus (ils sont une soixantaine, dont 55 dans l’exécutif), à l’occasion des élections municipales de mars 2026. Le parti compte présenter « au moins 80 à 90 candidats dans le Finistère » et espère une soixantaine d’élus. La communiste Gladys Grelaud sera même tête de liste d’union de la gauche à Landerneau. Il n’y a qu’à Brest où les adhérents n’ont pas encore arrêté leur choix. « Les échanges se poursuivent avec les différentes composantes de la gauche », explique, ce mardi 21 octobre 2025, Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.
« Nous souhaitons que la gauche reste en responsabilité à Brest, avec un bon bilan de la majorité à laquelle nous participons, sur le plan de la dynamique de la ville, de la politique sociale, scolaire, associative… », poursuit-il. Rappelons que LFI a déjà désigné une tête de liste, Cécile Beaudouin et que le PS tranchera dans quelques semaines entre François Cuillandre et Yohann Nédélec.
À noter que le PCF prépare la Fête de l’Huma de Bretagne, qui aura lieu les 29 et 30 novembre au Parc des Expos de Lanester (56).
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22 octobre 2025 3 22 /10 /octobre /2025 13:09
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Une viséo-conférence organisée avec le Parti communiste israélien, le PPP (Parti communiste palestinien) et l'association des ingénieurs agronomes arabes, avec les camarades du PCF Finistère et d'autres fédérations
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Une viséo-conférence organisée avec le Parti communiste israélien, le PPP (Parti communiste palestinien) et l'association des ingénieurs agronomes arabes, avec les camarades du PCF Finistère et d'autres fédérations
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Une viséo-conférence organisée avec le Parti communiste israélien, le PPP (Parti communiste palestinien) et l'association des ingénieurs agronomes arabes, avec les camarades du PCF Finistère et d'autres fédérations
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Une viséo-conférence organisée avec le Parti communiste israélien, le PPP (Parti communiste palestinien) et l'association des ingénieurs agronomes arabes, avec les camarades du PCF Finistère et d'autres fédérations
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Une viséo-conférence organisée avec le Parti communiste israélien, le PPP (Parti communiste palestinien) et l'association des ingénieurs agronomes arabes, avec les camarades du PCF Finistère et d'autres fédérations
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - Une viséo-conférence organisée avec le Parti communiste israélien, le PPP (Parti communiste palestinien) et l'association des ingénieurs agronomes arabes, avec les camarades du PCF Finistère et d'autres fédérations

Avec Fadwa Khader dirigeante du PPP, parti communiste palestinien, membre de l'OLP, Efraim Davidi de la direction du parti communiste israelien, Issa Elshatleh, de l'association des ingénieurs agronomes arabes et coordinateur de la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine en Cisjordanie et Christine Hernandez du PCF Val-de-Marne et de l'association Amitié Solidarité Palestine en maîtresse d'oeuvre, nous étions 7 camarades du PCF Finistère, Lucienne Nayet, Claude Bellec, Jacqueline Here, Enzo De Gregorio, Taran Marec, Patrick Gambache et moi, à participer à une rencontre internationale en viséo conférence au côté de nos camarades du secteur international du PCF, et des communistes Var, du Lot et Garonne, de Gironde, du Val de Marne d'autres départements encore, une viséo-conférence très riche et lourde d'enseignements, avec des témoignages bouleversants, sur la situation en Palestine, en Israël, la politique du fascisme en Israël et de ses rapports avec l'impérialisme états-unien, les intérêts économiques et stratégiques, les résistances pacifiques, la destruction de l'économie palestinienne par la rétention des taxes, les restrictions de circulation, la construction de 450 colonies et avant-postes qui morcelent le territoire palestinien de Cisjordanie, la destruction des camps de réfugiés, et la campagne des oliviers pour résister à la colonisation pacifiquement et soutenir l'économie agricole palestinienne. Ce soir, c'est 7600 euros qui ont été récoltés ou promis dans le Finistère avec et par le PCF, la fédération et les sections du Finistère, au profit de l'achat de 1000 oliviers pour la Palestine qui seront achetés en décembre et plantés cet hiver, sur un objectif de réunir 10 000 euros d'ici un mois et demi. Pour la solidarité internationale avec le peuple palestinien et les Israéliens qui luttent pour la paix et la justice, contre le colonialisme, on ne lâche rien!

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