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14 octobre 2025 2 14 /10 /octobre /2025 05:32
Marwan Barghouti ne sera pas libéré : pourquoi le « Mandela palestinien » fait si peur à Benyamin Netanyahou -  le 12 octobre 2025 - L'Humanité - Pierre Barbancey
Marwan Barghouti ne sera pas libéré : pourquoi le « Mandela palestinien » fait si peur à Benyamin Netanyahou
Incarcéré depuis vingt-trois ans, il ne figure pas sur la liste des prisonniers qui doivent être libérés, malgré la demande du Hamas. Tel-Aviv ne veut pas qu’un dirigeant intègre et respecté, défenseur de la solution à deux États, reprenne la résistance pacifique contre l’occupation.
 
P le 12 octobre 2025 - L'Humanité - Pierre Barbancey
 
Enfermé depuis vingt-trois ans, transféré à plusieurs reprises et placé à l’isolement depuis le 7 octobre 2023, Marwan Barghouti, 66 ans, ne fait pas partie de l’échange de prisonniers qui doit commencer lundi 13 octobre. Le Hamas l’avait pourtant placé parmi les six détenus palestiniens dont il souhaitait la libération prioritairement. Israël, une fois de plus, s’y est refusé.
Marwan Barghouti fait trembler Benyamin Netanyahou et ses sbires d’extrême droite, Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir. Ce dernier est même allé jusqu’à se rendre dans la cellule du dirigeant palestinien pour vociférer : « Vous ne nous vaincrez pas. » Comme si ce ministre fasciste voulait conjurer le sort en tentant de l’humilier. Une « atteinte à la dignité », avait même dénoncé le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
Un « homme de paix »
Secrétaire général du Fatah en Cisjordanie, arrêté en avril 2002, Marwan Barghouti a été condamné en 2004 à cinq peines de prison à perpétuité par un tribunal qu’il a jugé illégitime. C’est un « homme de paix » à qui Israël intente un « procès politique », assurait Gisèle Halimi qui, avec un autre avocat français, Daniel Voguet, avait accepté de le conseiller. « Il est absolument convaincu de la nécessité de dialoguer et de mettre fin à l’occupation et de créer deux États libres (israélien et palestinien), l’un à côté de l’autre », rappelait-elle alors.
En janvier 2024, l’ancien chef du Shin Bet (les services de renseignement israéliens), Ami Ayalon, expliquait que, dans le cadre d’un accord global, il fallait « libérer Marwan Barghouti. Parce que Marwan est le seul dirigeant palestinien qui peut être élu et diriger un leadership palestinien uni et légitime vers une voie de séparation mutuellement consentie avec Israël ». Figure incontestée et toujours populaire, connu pour sa probité alors que d’autres au sein de l’Autorité palestinienne (AP) sont détestés pour leur corruption, Barghouti s’est toujours prononcé pour la résistance dans les territoires occupés et contre toute attaque de civils en Israël, et prône une solution à deux États.
Pour Netanyahou, il est d’autant moins question de laisser sortir ce dirigeant que Marwan Barghouti est également à l’origine de ce qu’on appelle le « document des prisonniers ». Un texte qui prônait déjà l’unité palestinienne et l’entrée du Hamas et du djihad islamique au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Une question devenue centrale aujourd’hui pour le renouveau du mouvement de libération nationale, mal en point.
Tous les sondages réalisés montrent qu’en cas d’élection présidentielle, Marwan Barghouti sortirait grand vainqueur. On comprend mieux les réticences israéliennes. En cas de libération, il reprendrait le flambeau de la lutte contre l’occupation et redonnerait confiance aux Palestiniens en eux-mêmes pour les entraîner dans une résistance pacifique. Après vingt-trois années d’emprisonnement, Marwan Barghouti fait toujours peur à Tel-Aviv.
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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 17:18
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Vente solidaire de légumes de la cellule PCF de Landerneau à la cité Caventou ce samedi 11 octobre
Ce matin à la cité Caventou à Landerneau, la cellule PCF de Landerneau a organisé une vente solidaire :
60 kg de pommes de terre 🥔
50 kg d'oignons 🧅
25 kg d'échalotes 🧄
15 salades iceberg 🥗
25 kg de tomates 🍅
25 kg de carottes 🥕
8 bottes de poireaux 🥬
5 choux rouge
3 céleris
90 oeufs plein air 🥚
Tout vendu entre 1 euros et 1,5 euros le kilo, en provenance directe des producteurs.
Parce que pour nous le pouvoir d'achat et la vie digne sont des priorités.
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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:32
Résolution adoptée par le Conseil National du PCF ce samedi 11 octobre 2025
Résolution du Conseil national du PCF – Face au mépris du Président de la République, construisons l’alternative du progrès et de la paix !
La nomination de Sébastien Lecornu à Matignon illustre le refus d’Emmanuel Macron de changer de cap. Son gouvernement persiste dans une politique au service du capital, alors que 12 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté et que les 500 plus grandes fortunes détiennent 1 128 milliards d’euros.
Le PCF dénonce ce déni démocratique et appelle à une mobilisation large du monde du travail, de la jeunesse et des forces citoyennes pour construire une alternative politique au service du peuple et de la Nation.
Nous affirmons la nécessité d’un changement profond, autour de mesures de progrès et de justice sociale :
✅ Augmentation des salaires et égalité professionnelle femmes-hommes
✅ Abrogation de la réforme des retraites
✅ Taxation des hauts revenus et du capital, critères sociaux et écologiques pour les aides publiques
✅ Fonds de 100 milliards d’euros pour l’emploi, la formation et les services publics
Le temps est venu de redonner au peuple le pouvoir sur l’argent, la production et la République. Ensemble, faisons grandir l’alternative pour le progrès et la paix !
Face au méprisant de la République, construisons l’alternative pour le progrès et la paix
Publié le 11 octobre 2025

Le Président de la République a décidé de renommer Premier Ministre Sébastien Lecornu, Premier Ministre démissionnaire, avec un mandat clair : faire adopter un budget 2026 conforme à sa politique.

Alors que sa politique a été battue aux dernières élections législatives, cette décision est un nouveau déni démocratique d’une exceptionnelle gravité.

Face à cette provocation, les communistes partagent l’inquiétude, la colère et la lassitude de nos concitoyennes et concitoyens devant les manœuvres politiciennes qui ne répondent pas à leurs immenses attentes sociales et démocratiques.

Nous refusons les mesures de régression sociale issues du précédent projet de budget et les mesures qui privent de moyens le service public, les associations et les collectivités locales et plongent le pays dans la crise tout en confortant les profits du capital. Et nous ne nous contentons pas de demi-mesures sur les retraites sans que le Parlement n’ait réellement la main pour abroger la réforme.

Alors que le patrimoine des 500 plus grandes fortunes de France représente 1128 milliards d’euros, deux fois plus qu’en 2017, c’est à nous, aux salarié·es, aux privé·es d’emploi, aux rétraité·es, aux jeunes, que ce gouvernement demande de mettre encore une fois la main à la poche.

C’est un vrai braquage organisé par la finance contre le peuple, contre l’État, contre la République, contre la démocratie, qui appelle les citoyennes et les citoyens, les salarié·es à prendre le pouvoir sur l’argent et la production.

Cette offensive s’inscrit dans une crise systémique du capitalisme à l’échelle mondiale.

Les grandes puissances économiques et financières ont recours à la guerre économique, politique et militaire pour conquérir les marchés, les ressources, les zones d’influences et maintenir le taux de profit.

Face à cette impasse historique, les classes dominantes choisissent la voie dangereuse du repli nationaliste, de l’extrême droite et s’apprêtent à faire payer aux peuples les guerres impérialistes. Ce mouvement n’épargne aucun continent.

Dans cet affrontement de classe violent, le travail est à nouveau massivement réduit à une fonction de subsistance. Pour la grande majorité de nos concitoyens, travailler ne signifie plus s’émanciper, mais simplement survivre et se nourrir.

Notre pays vit une très grave crise sociale.

12 millions de nos concitoyennes et concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté et des dizaines de milliers d’emplois sont à ce jour encore menacés de plans de licenciements. Plus de 4 millions de personnes sont mal logés et plus de 2,9 millions en attente d’un logement social.

Dans cette situation, nous appelons d’abord et avant tout à amplifier la mobilisation sociale avec les organisations syndicales pour résister à la politique menée et gagner par la lutte des avancées pour le monde du travail.

Nous continuerons de nous battre pour obtenir des victoires, nous censurerons le Premier Ministre nommé et nous nous tenons prêts à un retour aux urnes.

Conscients de la menace inédite de l’extrême droite et de la droite extrémisée qui se rapprochent dangereusement, conscients du basculement d’une partie conséquente du grand patronat qui a choisi l’extrême-droite comme personnel politique nous lançons un appel aux travailleurs et aux travailleuses, aux forces syndicales et associatives et aux forces de gauche pour résister et construire l’alternative politique.

Nous voulons un changement de politique pour le progrès et la paix.

Avec la nomination pour la seconde fois de Sébastien Lecornu, le signal envoyé à nos concitoyennes et concitoyens est clair : le Président de la République veut encore et toujours garder la main pour que rien ne change.

Nous, les communistes, affirmons au contraire depuis des mois l’urgence d’un changement de politique pour le progrès et la paix.

Oui, nous voulons plus que tout que la vie change pour chacune et chacun : la fin de la vie chère, un travail qui a du sens et bien rémunéré pour une vie digne, une sécurité d’emploi et de formation pour toutes et tous, une meilleure sécurité sociale, l’accès à des services publics de qualité, une transformation écologique des productions et de la consommation.

Il faut développer le pays, donc accroître les dépenses publiques utiles et changer profondément le comportement des entreprises et des banques. Pour cela il faut conjuguer justice et efficacité, en commençant à combattre la logique du capital.

C’est pourquoi, nous proposons tout de suite de mettre à l’ordre du jour :

  • L’augmentation des salaires et l’égalité professionnelle femmes-hommes.
  • L’abrogation de la réforme des retraites
  • La taxation des hauts revenus et des revenus du capital, des critères sociaux et environnementaux sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises. Une semaine d’action des communistes sera organisée sur cet enjeu des 211 milliards d’euros d’aides publiques.
  • Un fonds d'avances de 100 milliards d'euros dès 2026 pour l'investissement, l'emploi et la formation dans l'industrie et les services publics et la lutte contre le réchauffement climatique.

Emmanuel Macron est le premier responsable de la situation de blocage du pays.

Depuis un an, malgré la défaite de ses soutiens aux élections législatives de 2024, c’est lui qui avec l’appui du socle commun a décidé de refuser tout changement de cap politique.

Il a dit non à la nomination d’un Premier Ministre de gauche, non à l’abrogation de la réforme des retraites, non à l’augmentation des salaires et des pensions, non à la taxation des plus riches et du capital, non à la transformation des aides publiques aux entreprises, non au développement des services publics et à un réel débat sur leur financement.

Il mène un combat de classe acharné et agit de concert avec le MEDEF dans une offensive sans précédent pour les profits et contre l’emploi, les salaires, la sécurité sociale, la transition écologique.   

Comme l’immense majorité des Françaises et des Français, nous constatons qu'Emmanuel Macron a perdu toute légitimité populaire à la tête de l'État.

Le présidentialisme de la Ve République est à genou. Elle a montré toutes ses limites et ses dangers que les communistes avaient déjà pointé lors du référendum de 1962.

C’est pourquoi nous appelons à redonner le pouvoir au peuple et à ses élu·es, au Parlement.

Mais cela ne suffira pas à gagner un changement de politique.

L’acharnement du Président de la République trouve sa source dans la demande des multinationales d’un pouvoir tout entier à leur service, concentré dans les mains d’un seul homme. C’est la boussole qui le guide depuis son élection : les marchés et les profits plutôt que l’humain, le capital plutôt que le travail.

L’heure est à la justice fiscale et à réorienter l’argent de l’Etat, des banques et des entreprises qui vient nourrir les profits et appuyer les délocalisations, vers l’emploi et la formation dans l’industrie et les services publics, les salaires, la transition écologique.

L’heure est à prendre le pouvoir au Président, aux ultra-riches et aux grands actionnaires des multinationales, en exigeant davantage de pouvoirs pour les citoyennes et des citoyens, de pouvoirs pour la représentation nationale, de pouvoirs pour les salarié·es dans les entreprises.  

Ensemble, nous voulons une refonte de nos institutions et de notre démocratie sociale pour une nouvelle République et une nouvelle constitution ouvrant de nouveaux pouvoirs aux travailleurs et travailleuses, aux élu·es locaux, à la représentation nationale. Ces changements majeurs nécessiteront la mise en place d’une assemblée constituante.

Nous lançons un appel aux travailleurs et travailleuses, aux forces syndicales et associatives du pays et à toutes les forces de gauche, à débattre des propositions de rupture que nous portons, à s’unir pour obtenir le changement de politique tant attendu et pour battre la droite et l’extrême droite.

Depuis début septembre, à l’appel de l’intersyndicale, des millions de travailleurs et travailleuses se mobilisent à nouveau pour les salaires, les retraites, l’emploi, l’industrie, les services publics. Et aujourd’hui, c’est au tour du mouvement associatif d’être mobilisé pour obtenir des moyens financiers qui permettent aux associations de poursuivre leur action d’intérêt général pour le pays.

Ces mobilisations sont essentielles pour gagner des avancées. C’est pourquoi le PCF soutiendra toutes les initiatives syndicales et associatives qui réclament la fin de l’austérité et la justice sociale et fiscale.

Le Rassemblement national et ses alliés, absents de ces mobilisations, en opposition aux mesures de justice et aux libertés syndicales et associatives, en faveur d’une baisse des dépenses publiques et d’une priorité au remboursement de la dette, ne sont en rien une alternative. S’ils parvenaient au pouvoir, ils continueraient de servir le capital et aggraveraient les fractures du pays par leur projet xénophobe et raciste. 

Fidèles à leur histoire, les communistes sont déterminés à mettre en échec l’extrême droite et la droite extrémisée qui court derrière ses idées de haine.

En cas de dissolution, les communistes appellent à créer toutes les conditions pour battre ces forces et faire élire le plus grand nombre de député·es de gauche et écologistes. Nous appelons à accélérer le travail engagé pour construire dans toutes les circonscriptions les meilleures candidatures à partir des réalités locales pour l’emporter.

Le PCF doit également se renforcer à l’Assemblée nationale avec un groupe plus important et dans toute la France avec une meilleure représentation. dans l’ensemble des départements.

Nous appelons aussi les citoyen·nes et l’ensemble des forces de gauche et écologistes à faire des prochaines élections municipales un levier pour protéger les habitant·es et développer les services publics locaux. Ces deux rendez-vous sont déterminants. Nous voulons gagner les élections législatives et les élections municipales.

Forts de ces objectifs, les communistes sont pleinement mobilisés pour faire gagner demain les forces du travail, de la création, de la jeunesse et ouvrir de nouveaux Jours heureux pour la France.

Paris, le 11 octobre 2025.

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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:27
Chronique de Philippe Rio dans L'Humanité, 9 octobre 2025 - Bracage à la française

Imbroglio dans la nomination du gouvernement, crise institutionnelle et de régime, déflagration du macronisme avec un président de la République lâché par les siens à commencer par ses anciens premiers ministres…

Le président de la République se sera obstiné, jusqu’au naufrage, à se recroqueviller sur son camp politique plutôt que donner les clefs de Matignon à la gauche unie, arrivée en tête avec 193 sièges, en juin 2024 sous la bannière commune du Nouveau Front populaire. Un hold-up démocratique. Le budget est, au fond, comme le sparadrap du capitaine Haddock ou plutôt le mur sur lequel le bloc central se sera cassé les dents.

L’argent existe pourtant ! Et fait l’objet d’un hold-up fiscal, cette fois, comme le montre le livre Le Grand Détournement. Comment les milliardaires et les multinationales captent l’argent de l’État1. Pendant que les premiers de cordée suaient sang et eau, l’ouvrage révèle un bond de 86 % de la fortune des milliardaires, lors du Covid.

Il met en exergue l’aide publique aux entreprises passée de 30 milliards par an, au début des années 1990, à 270 milliards aujourd’hui. Si vous y ajoutez à cela, les cotisations patronales passées de 45 % en 1993 à 6,9 % en 2024 et bien le « travailleur français devient fou », pour paraphraser Jacques Chirac. Pas à cause des immigrés, mais des grandes fortunes et de leurs relais politiques.

Pendant cette vacance du pouvoir, les élus locaux tiennent la barque. Ils sont des artisans du quotidien, des porteurs de solution et d’innovation publique. Dans la ruralité, ils soutiennent à bout de bras l’action publique avec des difficultés décuplées et des moyens inversement proportionnels.

Ils portent 60 % de l’investissement public et font vivre le tissu économique local. Ils dressent, pour les plus progressistes, un bouclier social contre les inégalités et permettent le droit à la culture, au sport, à la solidarité et à l’émancipation.

Dans cette bérézina macroniste avec un Rassemblement national aux aguets, ils sont souvent portés par des majorités locales qui ont trouvé la recette de l’unité de la gauche sur la base de politiques publiques d’intérêt général. Ils font front contre cette absence de budget de l’État qui suscite l’inquiétude et obstrue toute vision d’avenir pour les collectivités.

À moins que, à moins que… un premier ministre de gauche arrive enfin à Matignon pour faire cesser ce braquage à la française qu’est une hémiplégie du pouvoir sur l’assistanat des plus riches !

Philippe Rio, maire communiste de Grigny, président de la coopérative des élus communistes et républicains

Chroniqueur dans "L'Humanité"

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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:27
Mardi de l'éducation populaire: le 14 octobre, conférence-débat sur les médicaments: de l'innovation au pillage de la sécurité sociale par l'industrie pharmaceutiques - Par Jean-Luc Olivier

[MARDIS DE L'ÉDUCATION POPULAIRE]

Une nouvelle proposition de conférence sur un sujet crucial qui nous concerne toutes et tous.

Venez nombreux et accompagnés, c'est gratuit !

#médicaments #sécuritésociale

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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 16:24
Mercredi 14 octobre - Ciné-débat Palestine à la Salamandre: Put your Soul in your Hand and Walk, de Sepideh Farsi, sur la photojournaliste gazouie Fatem Hassouma, assassinée par l'armée israélienne
Mercredi 14 octobre - Ciné-débat Palestine à la Salamandre: Put your Soul in your Hand and Walk, de Sepideh Farsi, sur la photojournaliste gazouie Fatem Hassouma, assassinée par l'armée israélienne
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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 12:23
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Manifestation pour la défense du monde associatif à Morlaix ce samedi 11 octobre (Photos Pierre-Yvon Boisnard)

« Associations en danger, ça ne tient plus ».
"Plus de 300 manifestants se sont mobilisés à Morlaix (Finistère), samedi 11 octobre 2025, afin d’alerter sur le devenir des associations du secteur. D’autres actions sont à venir."

(Ouest-France, dimanche 12 octobre)

Ouest-France, dimanche 12 octobre

Ouest-France, dimanche 12 octobre

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11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 04:00

 

Les 2 millions d’associations de notre pays avec leurs 16 millions de bénévoles et près de 1,8 million de salarié·es sont une richesse majeure de notre société. Dans le sport, la culture, dans nos communes, auprès des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap, pour nos enfants, pour la solidarité, pour l’éducation populaire, le rôle des associations en France est essentiel et unique en Europe.

Elles sont pourtant mises en grave danger. 186 000 emplois sont menacés et des associations vont disparaître en raison des politiques de rigueur dures et injustes qui s’appliquent. J’appelle à agir.

Partout en France, le secteur associatif est asphyxié par des politiques d’austérité qui fragilisent le tissu social et solidaire de notre République.

En affaiblissant les communes comme les associations, le Gouvernement tourne le dos à un projet de société solidaire et émancipateur. Les coupes budgétaires de 2025 ont provoqué un séisme en matière d’emplois dans le secteur. Celles qui se dessinent pour 2026 amplifieront la crise et menacent la survie même des associations.

Le secteur représente un budget cumulé de 124 milliards d’euros (3,3% du PIB), soit près de 10% de l’emploi privé, cependant l’enquête du Mouvement Associatif de mars 2025 révèle que :

69% des associations employeuses déclarent que le montant de leurs fonds propres est fragile ou nul,

45% des subventions sont en baisse,

39 % envisagent des réductions d’effectifs,

28% des associations doivent réduire ou annuler leurs activités,

La suppression de la plupart des emplois aidés (PEC, CUI, CAE), conséquence de la politique d’austérité, a affecté 48 % des associations, les privant de ressources humaines essentielles. Les retards dans les versements des fonds publics et la lourdeur administrative découragent les salariés et les bénévoles dans leur mission auprès des publics.

Derrière ces chiffres, c’est la pauvreté, l’isolement et le chacun pour soi qui grandissent pour laisser place au vide. Dans le pire des cas, l’absence de services publics et de structures d’éducation populaire créent un terrain favorable à l’émergence d’organisations à caractère mafieux.

Dans le même temps, la dérive autoritaire se renforce. Depuis 2021, les associations doivent signer un Contrat d’Engagement Républicain (CER) pour toute demande de subvention ouvrant la voie à des injonctions de Préfet sur le conditionnement des financements et sur le contenu des projets.

De plus, les appels d’offre et appels à projet placent en situation de concurrence, nuisible aux associations comme à leurs publics, notamment les plus défavorisés

Un plan d’urgence basé sur une politique de financement stable, de conventionnements pluriannuels est nécessaire.

Je soutiens l’appel à la mobilisation lancé par Le Mouvement Associatif pour ce samedi 11 octobre place Stalingrad à partir de 14H. Partout, j’encourage les élu·es, les militant·es communistes, celles et ceux attachés à l’action des associations à participer aux rassemblements national et locaux, plus de 300 sont annoncés.

A cette occasion, de nombreuses initiatives montreront le savoir-faire et les valeurs de solidarité, d’égalité portées par le secteur associatif au service de l’intérêt général.

Avec nos parlementaires, nous ferons entendre cet appel dans l’élaboration du prochain budget. Il contribuera dans l’avenir à être le porte-voix des salarié·es et bénévoles

Fabien Roussel

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11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 03:50

 

La « Sécu » dans la Constitution Le groupe communiste à l’Assemblée nationale propose d’inscrire la Sécurité sociale dans la Constitution. Extraits de l’exposé des motifs de la proposition de loi présenté par Yannick Monnet et l’ensemble des parlementaires GDR.

Dans ce contexte, graver les grands principes de la Sécurité sociale dans le marbre de notre Loi fondamentale constitue plus que jamais une nécessité.

Conformément à l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la Constitution a vocation à assurer la « garantie des droits ». Concernant le « droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence » de l’alinéa 11 du Préambule de 1946 ([10]), le Conseil constitutionnel est allé jusqu’à y consacrer des « exigences constitutionnelles » qui « impliquent la mise en œuvre d’une politique de solidarité nationale ».

En effet, c’est par ces dispositions, listant les principaux risques susceptibles d’advenir au cours de la vie, que le constituant a institué cette réalité juridique qu’est notre système de sécurité sociale. Cependant, le Conseil d’État a considéré que ce principe de 1946 « ne s’impose à l’autorité administrative, en l’absence de précision suffisante, que dans les conditions et les limites définies » par la loi ou les conventions internationales incorporées au droit français ([11]). Quant à lui, le Conseil constitutionnel ménage au législateur un très large pouvoir d’appréciation dans la mise en œuvre de cette exigence sauf à la « priver de garanties légales » ([12]).

À ce titre, il ne s’est pas opposé à l’institution de mécanismes de retraite par capitalisation, pouvant à terme se substituer à ceux par répartition et donc aux prestations des régimes obligatoires de base et complémentaires, sous prétexte que ces nouveaux mécanismes ne font que s’y ajouter ([13]).

Le principe de 1946, appartenant au bloc de constitutionnalité, n’apparaît donc pas pleinement garanti. Il souffre d’une protection incomplète qui nécessite d’être renforcée. Dès lors, introduire un nouvel article après l’article 1er de la Constitution pour y inscrire notre modèle de Sécurité sociale lui conférerait une assise constitutionnelle et une protection juridique à la hauteur des attaques dont elle fait l’objet. Enfin, à l’heure où nous célébrons les quatre-vingts ans de la Sécurité sociale, en sanctuariser les principes politiques dans notre Constitution relèverait d’un geste historique et rassembleur, en rendant à l’ensemble de nos concitoyens cette institution qui leur appartient et qui, précisément, la définit comme une conquête sociale : « Le plan de Sécurité sociale est une réforme d’une trop grande ampleur, d’une trop grande importance pour la population de notre pays pour que quiconque puisse en réclamer la paternité exclusive. […] Cette Sécurité sociale, née de la terrible épreuve que nous venons de traverser, appartient et doit appartenir à tous les Français et à toutes les Françaises sans considération politique, philosophique ou religieuse. C’est la terrible crise que notre pays subit depuis plusieurs générations qui lui impose ce plan national et cohérent de sécurité » ([14]). Proposition de loi constitutionnelle Article unique Après l’article 1er de la Constitution, il est inséré un article 1-1 ainsi rédigé : « Art. 1-1. - La Sécurité sociale est une institution fondamentale de la République. Elle assure à chaque membre de la société la protection contre les risques et les aléas de l’existence, et concourt en particulier à la mise en œuvre des principes énoncés au dixième et onzième alinéas du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. « La Sécurité sociale est fondée sur les principes d’universalité de la solidarité nationale et du service public. Chacun y a droit selon ses besoins et y contribue selon ses moyens. Sa gestion relève des représentants des intéressés et de l’État. Son financement est assuré principalement par les cotisations assises sur les revenus d’activité et de remplacement. »

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10 octobre 2025 5 10 /10 /octobre /2025 05:43

Repatha  et Praluent: une pénurie exemplaire des abus de l’industrie pharmaceutique aux dépens de la santé des personnes

Les maladies cardiovasculaires représentent environ un tiers de la mortalité en France. On sait depuis longtemps que le cholestérol synthétisé dans le foie et circulant dans le sang au sein de particules appelées LDL (ou « mauvais cholestérol ») est un facteur de risque de ces maladies. Depuis la fin du siècle dernier, un groupe de médicaments, les statines, est prescrit chez de nombreuses personnes pour diminuer la synthèse de cholestérol dans le foie. Les brevets sur les statines sont désormais tombés dans le domaine public. Mais les statines sont soit inefficaces ou déclenchent des effets secondaires chez certaines personnes.

Dans les années 2000, les recherches menées dans les laboratoires publics ont identifié une protéine qui diminue l’élimination des particules LDL et des inhibiteurs de cette protéine sous forme d’anticorps la bloquant ont été développés. A l’heure actuelle, deux inhibiteurs sont commercialisés, l’Alirocumab (nom commercial : Praluent) et l’Evolocumab (nom commercial : Repatha).

Le premier est commercialisé par la SANOFI, 5ème groupe pharmaceutique mondial avec son siège en France, un chiffre d’affaires en 2024 de 41 milliards d’€ et un résultat net de 5,7 milliard d’€. Sanofi prétend que le prix accordé par la sécurité sociale pour le Praluent qui avoisine les 5000 € annuels par patient ne couvrent pas les coûts de production et a entamé une démarche de déremboursement. Le prix aux USA de ce type de médicaments sous forme d’anticorps avoisine ou dépasse les 30000 € annuels par patient. Cette demande de déremboursement qui exposerait les patients traités à payer le prix imposé par la SANOFI est un chantage pour que la Sécurité sociale accepte un prix plus proche des taris américains. Devant le tollé, la SANOFI a annoncé le retrait de sa demande mais le chantage continue via l’entretien d’une pénurie chronique. SANOFI a touché 1 milliard d’€ au titre du crédit d’impôt recherche depuis sa création par F Hollande tout en supprimant 3500 postes y compris dans la recherche. En outre, la nécessiteuse SANOFI a récemment annoncé 20 milliards d’€ d’investissement non pas en France mais aux USA. Sortez vos mouchoirs pour pleurer avec ces pauvres industriels….

Le second est commercialisé par la société américaine AMGEN. Cette société qui a un chiffre d’affaires en 2025 de « seulement » 33 millions de $ US mais avec un résultat net de 10,5 $ US (soit des marges bénéficiaires approchant 30%), s’est fait connaitre dès les années 1990 par son activité boursière de rachat de start-ups. Dans les années 2010, elle se lance dans la production de médicaments biosimilaires (médicaments produits par des méthodes biologiques dont les brevets sont tombés dans le domaine public) et est entrée en conflit juridique avec plusieurs sociétés dont la SANOFI qui a attaqué ses brevets portant sur le Repatha devant la cour suprême des USA. Aujourd’hui AMGEN prétexte qu’elle ne peut répondre à l’augmentation importante de la demande mondiale….ou préfère se concentrer sur le juteux marché américain.

Les patients ne peuvent plus compter sur un approvisionnement régulier et sont conduits à interrompre leur traitement avec un risque sur leur santé. Ils risquent d’avoir à payer plus cher leur traitement pour satisfaire les actionnaires de la SANOFI et d’AMGEN, d’autant que les ex-gouvernements Bayrou et Lecornu ont clairement annoncé leurs intentions de s’en prendre aux assurés sociaux plutôt qu’aux financiers en sabrant la prise en charge des affections de longue durée. Stéphane Peu, député communiste de Seine Saint Denis a posé une question en juillet au gouvernement sur ce qu’il comptait faire face à cette situation. La question est restée sans réponse pour l’heure.

L’exemple du Repatha et du Praluent montrent qu’il est fondamental que la France se réapproprie les fruits de la recherche scientifique, la production des médicaments en particulier de produits innovants et leur distribution à des prix cohérents avec les coûts réels par un pôle public du médicament au besoin en utilisant des licences d’office.

Jean-Luc Olivier 

Repatha  et Praluent: une pénurie exemplaire des abus de l’industrie pharmaceutique aux dépens de la santé des personnes - par Jean-Luc Olivier
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