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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:34

 

À quelques mois de l’élection présidentielle, toujours propice aux surenchères, les thèmes nationalistes et xénophobes de l’extrême droite structurent une partie du débat médiatique.

 

 

L’identité de la France, de l’Europe serait menacée par des flux migratoires sans contrôle submergeant le continent. La théorie du « grand remplacement », véritable supercherie raciste, serait déjà à l’œuvre, laissant penser que les immigrés se substitueraient à terme aux Français. Il s’agit d’une forfaiture dans la mesure où les migrants ne contribuent que marginalement à la croissance démographique. Sur un autre registre, la théorie du « choc des civilisations » rejette l’altérité tout en stigmatisant l’autre, en suggérant une supériorité, en pointant des distinctions, en fabriquant des affrontements qui n’ont pas lieu d’être dans une période où aucune culture ne peut organiser le monde en ignorant les autres.

L’extrême droite attise les préjugés, les peurs et les mensonges, alors que la mondialisation ouvre une ère d’hypermobilité. Tout est fluidité dans le domaine culturel et économique. Mais le droit à la mobilité est entravé pour les hommes et les femmes au travers de restrictions, de dissuasions et de féroces répressions. Le lieu de naissance les assigne à de formidables inégalités de niveau de vie ou d’accès à la liberté de circulation.

Près de 272 millions d’individus vivent dans un pays différent du leur, soit 3 % de la population mondiale. Ce chiffre augmente au même rythme que la croissance démographique. On est donc loin de la déferlante annoncée. Ces données sont d’une remarquable stabilité, traduisant tout à la fois le caractère structurel des migrations et l’impuissance des politiques à infléchir ces évolutions.

Les migrants quittent leur pays sous la contrainte des inégalités et des violences mais ne viennent pas des pays les plus pauvres ni des catégories les plus démunies. Ils appartiennent à une petite minorité de personnes éduquées et formées, disposant de ressources, alors que les damnés de la Terre sont condamnés à l’immobilité.

Face à ces flux, les pays européens adoptent une politique mortifère de fermeture des frontières avec des conséquences abominables. Depuis 1990, 40 000 migrants ont perdu la vie en Méditerranée. Cette obsession à contenir les migrants ainsi que le renforcement de Frontex est très coûteuse en argent public. Elle est aussi un juteux business pour les multinationales de la sécurité et de la défense, mais aussi pour les organisations mafieuses de passeurs.

Pour autant, ces politiques s’avèrent totalement inefficaces. Le besoin de migrer est si impérieux que rien n’empêche le passage des frontières. La seule conséquence est de rendre ces migrations plus chères et plus dangereuses.

Cette obstination s’explique par plusieurs facteurs. Fermer les frontières, faire la guerre à l’immigration rassure une frange de l’électorat qui s’arc-boute sur une conception étroite de l’identité. Plus fondamentalement, le système international fonde la souveraineté des États sur des entités territorialisées, limitées par des frontières. Avec la mondialisation, la territorialité et les frontières sont fragilisées, tandis que les migrations modifient quelque peu les compositions démographiques. Dans cette configuration, l’immigration est perçue comme une anomalie ne permettant pas de penser les politiques migratoires. Dans cette perspective, les migrants n’appartiennent pas à notre héritage, ne sont pas intégrables, constituent un coût en vivant aux crochets de la société et en prenant le travail aux Français.

Or toutes les études démontrent que l’apport de l’immigration est positif. Ces hommes et ces femmes sont actifs pour déployer des projets économiques et occupent des emplois dans des domaines utiles où la main-d’œuvre fait souvent défaut. De plus, les politiques hostiles à l’égard des migrants se traduisent par une attractivité moindre de la France et des bénéfices économiques plus faibles que dans les autres pays européens. Cela résulte des discriminations massives qui ont cours dans notre pays dans l’accès à l’emploi, au logement, mais aussi dans le racisme structurel que l’on trouve chez une partie des forces de l’ordre.

Il y a donc urgence à mettre en œuvre une nouvelle politique qui ne distingue plus les migrants économiques, climatiques et les réfugiés dans des catégories qui ne sont plus opérationnelles. En effet, les migrations d’aujourd’hui ne se font plus de manière directe. Elles sont fragmentées pour des motifs qui mêlent à la fois les guerres, le climat, les violences faites aux femmes et l’économie.

La libre circulation des hommes et des femmes doit devenir un droit fondamental permettant de briser le joug des passeurs. Là où ces dispositifs existent, ils ne se traduisent pas par une augmentation massive des migrations. Après une période de rattrapage courte, une phase de stabilisation s’installe. Il faut donc organiser des voies légales et sécurisées des migrations.

Le problème essentiel ne réside donc pas dans l’arrivée des migrants mais dans la crise de l’accueil, de l’asile et les discriminations.
Le Sud de l’Europe (Italie, Grèce, Espagne) sont les pays de « première arrivée », appellent souvent à la solidarité européenne et à modifier les traités de Dublin. L’Allemagne a ouvert ses frontières en 2015 tout comme l’Autriche et la Suède, mais les ont largement refermées maintenant. L’Europe pourrait paraître divisée mais reste unanime sur sa politique d’ « Europe forteresse ».

Pire, l’Europe se défausse des migrants sur d’autres pays comme la Turquie pour externaliser la gestion. Il ne faut pas s’étonner que dans ces conditions, R.T. Erdogan ou A. Loukachenko s’en servent comme élément de chantage.

La déshumanisation des migrants est une honte absolue, alors que la solidarité et la fraternité indispensables devraient être au cœur de la construction européenne afin de ne pas laisser cette identité aux identitaires. C’est le sens du communisme.

Cécile Dumas
responsable-adjoint du secteur international,
chargée des enjeux migratoires
Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international,
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:26

 

Découvrez le 5eme épisode du Vlog de campagne de Fabien Roussel réalisé par Justin Jay

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28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 06:24

 

RAPPEL DES FAITS 

Après les annonces de « grande Sécu », les choix budgétaires sont débattus. Quels sont les leviers à actionner pour répondre aux besoins humains ?

 

Un système intégral financé par les cotisations sociales

Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT

 

Notre Sécurité sociale est notre bien commun, elle a démontré encore dernièrement, pendant la pandémie, son rôle majeur pour toute la population. Elle est essentielle en matière de santé, elle nous protège contre tous les risques de la vie, à l’instar des indemnités journalières versées aux familles pour s’occuper des enfants pendant le confinement et la fermeture des écoles.

La CGT propose un projet global de Sécurité sociale intégrale financé par les cotisations sociales, elles-mêmes assises sur les salaires qui rétribuent la force de travail. En cela, elle prend à contre-pied la politique gouvernementale qui allie toujours plus d’exonérations de cotisations (baisse de 6 points de la cotisation patronale d’assurance-maladie jusqu’à 2,5 Smic). La CGT combat l’étatisation de la Sécurité sociale, matérialisée notamment par le remplacement des cotisations par l’impôt, particulièrement avec la contribution sociale généralisée (CSG). C’est d’ailleurs toujours l’objectif d’Olivier Véran à travers son soutien à « une grande Sécu » présentée dernièrement au Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM).

Aujourd’hui, 50 % de ses recettes proviennent de l’impôt et ainsi sont plafonnées dans le cadre du PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale – NDLR). C’est justement ce qui accélère le déremboursement de médicaments, une médecine à deux vitesses, la dégradation des conditions de travail des personnels du secteur…

Il faut donc rompre avec cette politique gouvernementale d’austérité budgétaire. La CGT a, en effet, une tout autre ambition, celle de la refonte complète du système de Sécurité sociale, seule en capacité de répondre aux besoins sociaux : se soigner, demeurer en bonne santé, subvenir à l’éducation des enfants, indemniser le chômage, assurer l’autonomie des personnes en situation de handicap et des retraités, améliorer les pensions de retraite et ainsi contribuer au bien-être des salariés et de leurs ayants droit avant, pendant et après la vie active.

Contrairement au discours du gouvernement, qui affirme que la France n’a pas les moyens, notre pays n’a jamais été aussi riche. Ainsi, la fortune des 500 Français les plus riches a été multipliée par sept en vingt ans. Le versement de dividendes aux actionnaires a explosé, le produit intérieur brut a atteint plus de 2000 milliards en 2020, malgré la crise du Covid.

Pour la CGT, la Sécurité sociale intégrale doit être financée par le salaire socialisé, mais le mode de calcul de la part patronale de la cotisation doit être profondément réformé. Il doit favoriser le développement de la masse salariale et non inciter à la réduction des salaires et du nombre de salariés.

Cela passe par une surcotisation pour décourager les contrats de travail précaires. Il faut mettre en œuvre une logique qui pénalise les investissements financiers au profit d’une logique d’investissements productifs, créateurs d’emplois et améliorant les niveaux de qualification et de rémunération, ainsi que les capacités de production dans le respect de l’environnement.

C’est ce qui guide notre proposition d’une réelle mise à contribution sociale, assise sur les intérêts et dividendes versés par les entreprises à leurs actionnaires, à commencer par celles du médicament, ainsi qu’aux souscripteurs d’obligations. La CGT exige aussi la transformation des recettes de la CSG en cotisation sociale.

Il faut immédiatement réaliser l’égalité salariale femmes-hommes. Elle rapportera, à terme, plus de 20 milliards d’euros.

Il est urgent de supprimer les exonérations sociales et élargir les cotisations à tous les éléments de rémunération. Cela rapporterait au minimum 85 milliards d’euros pour financer la Sécu, sans compter le déplafonnement des cotisations, de quoi assurer, par exemple, le retour à une retraite solidaire pleine et entière dès 60 ans. 

 

Faire Le choix d’un haut niveau de protection sociale

Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale de la CFDT

 

 

La protection sociale, c’est l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective et solidaire, qui permet à chacun de faire face aux aléas de la vie. Ne pas financer suffisamment la protection sociale, c’est condamner certaines ou certains d’entre nous à faire face seuls à leurs difficultés, c’est accepter qu’ils ne puissent accéder à une bonne santé, à bien vieillir, c’est accepter les inégalités sur nos besoins fondamentaux. Pour la CFDT, c’est inconcevable.

Il faut donc financer, et financer solidairement. La dimension de prévention implique aussi de le faire sur du long terme. Cette nécessité d’articuler solidarité, intérêt général et long terme explique que, depuis toujours, la CFDT attache une très grande importance à l’autonomie du financement de la protection sociale. On le sait, le financement de l’État est, lui, sur un rythme annuel, confronté à une pression budgétaire constante liée à l’écart entre ressources et dépenses publiques. À rapprocher les deux budgets, on soumet le financement de la protection sociale, par nature contracyclique et de long terme, à la convoitise de Bercy, souvent poussé au trop court terme.

Deux éléments nous permettent de garantir cette autonomie : d’une part une gouvernance intégrant, voire constituée par les partenaires sociaux et parties prenantes, d’autre part un financement spécifique et adapté aux caractéristiques des risques couverts.

Ainsi les pensions de retraite, les allocations de chômage et les indemnités journalières qui sont des prestations de nature contributive représentent un salaire différé plus ou moins proportionnel au revenu perçu en période d’activité. Il est donc logique qu’elles soient financées par des cotisations proportionnelles au revenu.

Par ailleurs, accéder à une bonne santé, maintenir son autonomie et permettre aux familles de vivre bien relèvent désormais de droits universels. Leur financement relève de la CSG, qui présente plusieurs avantages : Elle concerne l’essentiel des revenus et les exemptions sont rares, Ses taux sont variables en fonction de la nature des revenus, et Il s’agit d’une ressource clairement affectée à la protection sociale.

Mais financer la protection sociale, c’est aussi être exigeant. C’est refuser par exemple en matière de santé de financer des soins inutiles, c’est avoir le courage politique de poser la question de l’organisation territoriale ou du bon niveau de rétribution des professionnels, entre dépassements d’honoraires excessifs et professionnelles insuffisamment rémunérées. Cela suppose de faire des choix lisibles par les citoyens, posés en termes politiques. Le cycle parlementaire des projets de lois de financement de la Sécurité sociale ne le permet pas vraiment aujourd’hui, en posant les sujets de façon plus budgétaire que politique.

L’État n’a pas seul le monopole de la construction de l’intérêt général. C’est pourquoi il faut concevoir, dans une logique de coopération, l’articulation entre Sécurité sociale et protection sociale complémentaire. C’est pourquoi nous nous opposons à l’élargissement du champ des lois de financement de la Sécurité sociale à l’assurance-chômage ou aux retraites complémentaires où les partenaires sociaux ont fait la preuve de leur pertinence et de leur vision long terme. C’est pourquoi, enfin, le projet d’un 100 % Sécu santé, qui fait table rase des acteurs et d’une construction collective, nous paraît une illusion dangereuse pour les usagers.

La crise renforce l’urgence d’un nouveau financement

Frédéric Boccara, économiste, membre de l’exécutif national du PCF

 

La « grande Sécu » préconisée par Olivier Véran sent l’entourloupe. Elle met au cœur de l’assurance-maladie son financement, mais sans le dire. Le projet est ­présenté comme une disparition des couvertures complémentaires des mutuelles et assurances privées et un remboursement à 100 % par la Sécu. Il se couvre du mot « d’universalité » qui résonne si fort au pays des Lumières.

En réalité, selon les informations qui ont filtré, le remboursement passerait à 100 %, mais pour les seuls produits, actes, voire secteurs, praticiens et établissements considérés comme relevant de ce 100 % ! C’est donc un panier de soins limité. Mais c’est aussi, semble-t-il, booster un secteur de praticiens et d’établissements, à côté du secteur remboursé, où les tarifs seraient non seulement libres, mais aussi non remboursés. Sauf à prendre une assurance privée, devenue alors « supplémentaire ». Rien d’universel donc !

Les dépenses actuellement remboursées par les complémentaires devront être assurées par la Sécu, soit 22 milliards actuellement payés par les ménages pour leur mutuelle ou assurance. Pour assurer ce financement, c’est la CSG, voire la TVA qui sont envisagées ! Toujours par les ménages, donc, et nouvelle éviction des cotisations sociales !

Cette éviction de la cotisation sociale engagée de longue date pose de graves problèmes. On nous dit faire disparaître ainsi 5 milliards d’euros de dépenses de gestion des complémentaires. Cela reste à prouver. Certes, les marges des assurances privées posent problème. Mais on démultiplierait l’ouverture au privé ! Et on instille le poison de la baisse des dépenses et des emplois du système de Sécu comme but !

L’état sanitaire du pays exige une expansion du système. Donc de remettre à plat le financement de la Sécu, d’autant plus que le déficit s’est creusé de plus 35 milliards d’euros avec les remises de cotisations durant la crise. Ce déficit ne doit pas donner lieu à une austérité renforcée ! Or, c’est ce qui est en cours avec le cantonnement de la dette correspondante dans la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) à laquelle la CRDS est affectée.

La création monétaire doit être mobilisée pour rembourser la dette. Il faut en effet de l’air, comme lors de la création de la Sécurité sociale, financée par avances monétaires dès 1946 et après.

Il faut étendre l’assiette aux produits financiers des entreprises et banques (232 milliards d’euros en 2020 et 312 milliards d’euros en 2019) par une cotisation additionnelle. Cela ferait 40 à 60 milliards de recettes supplémentaires immédiates pour l’ensemble des risques de la Sécurité sociale, si on applique un taux moyen patronal de 20 %. Cette idée a grandement progressé à gauche.

La cotisation sociale doit redevenir le cœur du financement, pour réintroduire un lien avec l’entreprise et la création de richesses. Cela implique l’extinction progressive de la CSG. La cotisation doit continuer à être calculée sur la masse salariale et l’on ne doit pas céder au leurre d’une assiette valeur ajoutée.

Mais il faut une modulation pour modifier progressivement et profondément le comportement des entreprises : une modulation du taux patronal à la hausse pour les entreprises qui taillent dans l’emploi, les salaires, la formation. Celles qui les développent seraient ainsi favorisées et incitées donc à accroître la base de financement, donc aussi les capacités des salariés, potentiel de création de richesses. Cette proposition majeure progresse dans les consciences.

Ensemble, ces différentes propositions constituent le socle de financement d’une réforme de progrès pour un nouvel âge de la Sécurité sociale, indispensable pour relever les défis de notre crise et répondre aux urgences sociales. 

 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:38

27 et 28 novembre 2021

30ème Fête de l’Humanité Bretagne

Parc expos Lorient Agglomération

 
Il est possible d'acheter la vignette bon de soutien même si vous ne pouvez pas venir à la fête.
 
Les vignettes sont à acheter aux sections PCF du Finistère, au groupe des élus à Brest, au local du PCF 5 rue Henri Moreau à Brest.

 

17 € le pass 2 jours, 12 € la journée

Sur place 20 € et 15 €

Gratuit – 18 ans

Samedi 27 novembre

20h30 Agnès Bihl

22h La Caravane Passe

dimanche 28 novembre

14h Spontus

17hMiossec


 

Espace enfants, cinéma, expos, livres, restauration…

La 30ème édition de la Fête de l’Humanité Bretagne se tiendra à moins de 5 mois de l’élection présidentielle.

Alors qu’Emmanuel Macron est plus que jamais le Président des riches, que l’extrême-droite gagne du terrain, il est de la responsabilité de la gauche de porter une alternative pour un véritable changement.

C’est ce qu’ambitionne le PCF avec Fabien Roussel dont le sens de la candidature est de redonner des couleurs à la gauche en portant haut l’urgence sociale, la réduction des inégalités, la réponse anticapitaliste aux défis climatiques. C’est en retrouvant la voix du peuple que la gauche pourra offrir une perspective qui permette de dépasser le mortifère tête à tête Macron – Le Pen.

La fête de l’Humanité Bretagne raisonnera de ces enjeux, notamment au travers des débats qui y seront proposés :

 

Samedi

14h Quelle Culture dans le monde d’après ?

16h30 Un projet communiste pour l’avenir

15h30 En quoi la commune de Paris dont on commémore les 150 ans cette année a t-elle marqué la société d'aujourd'hui?

18h Reconstruire l’École après Blanquer

18h30 Résister à la montée de l’extrême-droite

Dimanche

11h Ehpad, ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain !

14 h Algues Vertes. Le défi de l’eau en Bretagne

15h Marcel Cachin, un breton émancipé

Dimanche 16h : meeting avec Léon Deffontaines, Secrétaire national de la Jeunesse Communiste, porte-parole de la campagne de Fabien Roussel.

Les expos sur la fête

  • Nicolas Desmarchelier – Bubry (art contemporain)
  • Les Rouges s’affichent

Une exposition qui dit beaucoup de l’empreinte communiste dans l’histoire de la France contemporaine.

  • La Glacière à Lorient

Ce bâtiment historique et emblématique du port de Pêche de Lorient sera t-il détruit ou réhabilité en un «tiers lieu », patrimonial et culturel ?

  • 70 ans de graphisme au service de la paix
  • Les Femmes dans la Commune de Paris 1871
  • Fanny Poussier- Au fil des sens
  • Mouvement Social décembre 1995-décembre 2019

Deux regards croisés sur le mouvement social.

  • « Ils ont vaincu la barbarie nazie ! »
***
 
Le Finistère aura son stand restaurant (Kig Ha Farz/ Pommes de terre-Saucisses de Molène/ Huîtres/ Fruits de mer/ Fars du Pays Bigouden) et bar à la fête! On vous y attend nombreux! Pour nous aider comme bénévole: contact marion.frances.pcf@gmail.com / ou pour nous y retrouver sur la fête tout simplement!
 

La Section PCF du " Canton de Lanmeur " et la Section PCF du " Pays de Morlaix ", organise un car pour se rendre à " la Fête de L'Huma Bretagne " :

Le dimanche 28 novembre 2021 à Lanester, (Parc expo du pays de Lorient 286 RUE ROUGET DE L'ISLE, 56600 LANESTER).

Départ :

Trajet aller :

  • 7H30 PLESTIN LES GREVES (Parking du collège. Parking du Penker)

  • 8H00 LANMEUR (Sur la place)

  • 8H30 MORLAIX (Parking Géant)

  • 9H15 HUELGOAT (A coté Hôtel du lac)

  • 10H45/11H00 LANESTER (Parc expo du pays de Lorient). (L'arrivée à 11H00 est impératif).

Retour : Départ de LANESTER : Après le spectacle (20H00).

(Retour à PLESTIN avec les même arrêts.)

 

Participation pour le car : 12 €

Réservation:

 
30e fête de l'Humanité Bretagne, 27 et 28 novembre - Le programme de débat et de rencontres
30e fête de l'Humanité Bretagne, 27 et 28 novembre - Le programme de débat et de rencontres
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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:38

Jean-Philippe Juin salarié des Fonderies du Poitou présent au rassemblement du 21 novembre

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:37
Samedi 27 novembre, 15h30, à la fête de l'Humanité Bretagne de Lorient - Débat sur la Commune de Paris et son actualité, 150 ans après
Samedi 27 novembre, 15h30, à la fête de l'Humanité Bretagne de Lorient - Débat sur la Commune de Paris et son actualité, 150 ans après
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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:36

 

 

 

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:36

 

Aymeric Seassau membre du CEN du PCF en charge du Travail et des Entreprises

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:35
30e édition de la fête de l'Humanité Bretagne - Ouest-France, Lanester, 26 novembre 2021

Extrait de l’article d’Ouest-France:

« Gérald Carlach, la mémoire de la fête:

Gérald Carlach, membre du PCF depuis 1975, a participé aux premières éditions et n’en a manqué aucune. « J’ai 77 ans, et je suis originaire de Plouhinec (Morbihan). J’étais employé municipal à Lanester, et je m’occupe de toute la logistique avec mon camarade Patrick Le Tutour, chargé du traçage sur le terrain. »


La fête de l’Huma est la grande fête populaire, qui allie débats, concerts, expos; qui croise la démocratie, la culture, la convivialité, la politique; fruit magnifique d’un travail intense et fraternel des camarades.
Retrouvons-nous demain et dimanche pour initier ensemble un avenir juste et plein d’espoir!

30e édition de la fête de l'Humanité Bretagne - Ouest-France, Lanester, 26 novembre 2021
30e édition de la fête de l'Humanité Bretagne - Ouest-France, Lanester, 26 novembre 2021
Interview, toujours sur O.F., de Philippe Jumeau, secrétaire fédéral du PCF 56 et porte-parole du Crac- comité régional (extrait de l’article de R. Garnier):
 
« Nous avons 400 adhérents à jour de cotisations dans le Morbihan. Et 1 610 adhérents (au 20 février dernier) sur l’ensemble de la région. Ce n’est pas négligeable. Il y a eu une érosion, mais c’est à nuancer. Le déficit se trouve surtout dans la tranche des 35-50 ans. Ils ont subi Sarkozy puis Hollande. Et finalement n’ont pas vu de différences. Le chômage a augmenté, les difficultés se sont accumulées, le pouvoir d’achat s’est érodé…
Tout l’enjeu d’une fête comme celle du week-end est de redonner de la visibilité à des engagements fermes et porteurs d’espoir. Ce ne sont pas les questions de sécurité et d’immigration qui prévalent dans l’esprit des gens. Ce qui les préoccupe : c’est leur fin de mois, c’est l’éducation de leurs enfants, c’est de bien se soigner et d’avoir accès à de services publics de proximité. »

Interview complet de Philippe Jumeau dans le Ouest-France: à la fête de l'Humanité de Lanester, la jeunesse est une priorité

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 06:35
Georges Cadiou invité de la fête de l'Humanité Bretagne pour présenter son livre sur Marcel Cachin, un breton émancipé
A la fête de l'Humanité Bretagne de Lanester, le dimanche 28 novembre à 15h, Georges Cadiou présentera son livre sur un des fondateurs du Parti communiste français, le premier directeur de l'Humanité devenue communiste, et ceci pendant plusieurs décennies, le breton et costarmoricain Marcel Cachin, passionnément attaché à la Bretagne, sa langue et sa culture.
 
La causerie avec l'écrivain et journaliste Georges Cadiou et son livre sur Marcel Cachin aux éditions Yoran Embanner (automne 2021) sera animée par Ismaël Dupont.
 
Georges Cadiou a été journaliste de presse écrite, reporter à Radio Breizh-Izel, élu à Quimper. Il est l'auteur de plusieurs livres et documentaires de télévision sur l'histoire du mouvement breton et le sport. Il a notamment publié chez Yoran Embanner La gauche et la revendication bretonne (2015) et l'excellent L'Hermine et la croix gammée, le mouvement breton et la collaboration en 2006 aux éditions Apogée.
 
Georges Cadiou devrait être être également l'invité du PCF Pays de Morlaix pour une conférence-débat des Mardis de l'éducation populaire le mardi 14 décembre à 18h pour nous parler de Marcel Cachin et de la vie, de la pensée et de l'action, du militant breton fondateur du Parti communiste, directeur de l'Humanité pendant plusieurs décennies. 
 
 
***
 
 
 
Ci-joint, un article que écrit pour le Chiffon Rouge sur Marcel Cachin: http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/.../marcel-cachin...
Marcel Cachin est né à Paimpol le 20 septembre 1869. Ses parents étaient de condition modeste. Son père, originaire du Gers, était venu en Bretagne après son service militaire et était devenu gendarme. Sa mère, née Le Gallou, était d'une famille paysanne. Après avoir fréquenté l'école primaire de Paimpol, Marcel Cachin est entré comme élève boursier grâce à ses dons remarquables au lycée de Saint Brieuc, comme interne. Durant les vacances, il revenait à Paimpol qui l'enchantait par sa beauté pittoresque et son ambiance.
« Les citoyens de l'ardente petite ville étaient fiers de leur réputation d'hommes d'avant-garde dans un département où dominaient encore les hobereaux et les réactionnaires les plus arriérés. Dans les cafés et les auberges enfumés du port se rencontraient les marins et les capitaines dont les voyages autour du monde avaient élargi l'esprit. Avec les ouvriers constructeurs de navires, les marins orientaient la politique locale vers la République encore jeune et discutée ».
Marcel choisit des études classiques. Il devient un amoureux des lettres grecques et latines. Pendant son adolescence, il perd sa foi religieuse. Un professeur de philosophie, Baptiste Jacob, exerce une forte influence sur lui et aide Marcel Cachin à accéder gratuitement au lycée de Rennes. Reçu au concours des bourses de licence et ayant opté pour la philosophie, Marcel Cachin est ensuite envoyé à la Faculté des Lettres de Bordeaux.
C'est à Bordeaux, autour de sa vingtième année, que Marcel Cachin adhère au socialisme, au Parti Ouvrier Français de Jules Guesde. Pour son congrès de Marseille en 1892, la direction du Parti a établi un questionnaire qui permet au Congrès d'élaborer un programme agraire en phase avec les besoins des paysans. Marcel Cachin, pendant ses vacances à Paimpol, remplit scrupuleusement son questionnaire en s'informant auprès des cultivateurs, des fermiers et des métayers bretons.
A Bordeaux, Marcel Cachin donne des cours particuliers à des jeunes de famille bourgeoise, collabore à « La question sociale », recrute des adhérents et des cadres pour le parti de Jules Guesde et de Paul Lafargue. En 1898, il se présente comme candidat aux législatives à Libourne, sans aucun espoir de succès. Le POF se divise profondément sur la participation des socialistes au gouvernement bourgeois et républicain à partir de juin 1899 avec l'entrée de Millerand au ministère Waldeck-Rousseau. Cachin prend alors de parti de la ligne d'opposition au réformisme de Guesde contre celle de Jaurès. En 1900, il est élu conseiller municipal de Bordeaux, puis adjoint au maire aux transports et à la voirie et en 1903, il devient secrétaire de sa fédération.
En décembre 1903 toujours, il porte la contradiction à Jaurès qui défend au Capitole de Toulouse la politique du bloc des gauches et de la participation ministérielle. Aux élections municipales de mai 1904, le POF obtient plus de voix à Bordeaux que les radicaux et les socialistes de gouvernement mais ces derniers refusent l'alliance de second tour et la droite l'emporte.
En août 1904, Cachin est délégué au Congrès de la IIe Internationale socialiste à Amsterdam en tant que représentant du Parti Socialiste de France, produit de la fusion en 1901-1902 des blanquistes et des marxistes guesdistes. C'est là que, grâce à Paul Lafargue, il fait la connaissance d'une institutrice de français américaine, déléguée du Parti socialiste américain, qui deviendra sa femme. Le Congrès d'Amsterdam condamne la participation aux gouvernements bourgeois et l'évolutionnisme réformiste de Bernstein. Il plaide en même temps pour l'unité du mouvement socialiste et Jaurès accepte l'unité, qu'il désirait depuis longtemps, sous la direction d'une ligne politique marxiste de lutte des classes et révolutionnaire.
En 1906, quittant Bordeaux, Cachin devient, sous l'impulsion de Guesde, délégué à la Propagande du Parti Socialiste. En 1910, il est élu député d'Alès. Mais le gouvernement et la chambre des députés l'invalident, privant les mineurs et paysans du Gard de leur défenseur. En 1908 et 1912, il parcourt l'Algérie. Dans des meetings où se confondent travailleurs de toute origine, Marcel Cachin s'élève contre les entreprises d'asservissement colonial, proclame la solidarité du prolétariat français avec les peuples arabes d'Afrique du Nord.
L'Humanité, créée par Jaurès en 1904, qui ne se vend qu'à 50 000 exemplaires en 1911, devient la propriété du Parti Socialiste à ce moment là, qui le prend en charge tout en maintenant Jaurès à la direction du journal. Après la mort de Paul Lafargue en novembre 1911, Marcel Cachin le remplace comme rédacteur régulier.
En 1912, Cachin est élu conseiller municipal et conseiller général du XVIIIe arrondissement de Paris. « Pendant les deux années qu'il siège à l'Hôtel de ville, il se préoccupe surtout des travailleurs du métro, des omnibus et des transports de surface. Les travailleurs des omnibus étaient groupés dans deux syndicats rivaux. Les ouvriers des ateliers de la rue Championnet lui demandèrent de prendre la direction de leur syndicat : après avoir consulté Guesde et Jaurès, Marcel Cachin accepta. Il réconcilia les ouvriers des ateliers de réparation et les roulants, fit l'union des deux syndicats et obtint divers avantages. Pendant la grève générale des employés de tramways en 1916, il conduisit une délégation de femmes au ministère de l'Intérieur pour exiger des augmentations de salaire : le gouvernement dut céder. Marcel Cachin resta à la tête du syndicat des transports de surface de 1913 jusqu'à 1919. A l'Hôtel de Ville, il menait une lutte incessante contre les puissantes compagnies capitalistes qui avaient mis en coupe réglée Paris et le département de la Seine » (Marcel Cachin vous parle, introduction à ses articles et discours par Jean Fréville. Editions sociales, 1959).
En 1907, Marcel Cachin représente encore le Parti Socialiste au Congrès de l'Internationale à Stuttgart qui veut mobiliser contre la guerre mondiale en préparation: il y rencontre Clara Zetkin, Bebel, Karl Liebknietcht.
En mars 1914, Marcel Cachin est élu député avec 99 autres socialistes, pour ce qui est le plus grand succès électoral des socialistes en France jamais enregistré. Succès en trompe l’œil. Quand éclata le drame de Sarajevo, le Parti Socialiste, à part sans doute Jaurès, n'en prévoit pas les conséquences. Il tint à Paris, le 14 juillet, un congrès qui se prononça pour la grève générale en cas de guerre (motion Vaillant-Jaurès, que Guesde considéra comme utopique). Quinze jours après, Albert Thomas et Sembat qui avaient préconisé la grève générale entraient avec Guesde dans le ministère d'Union Sacrée, après l'assassinat de Jaurès le 31 juillet et la déclaration de guerre.
Marcel Cachin se laisse emporter par le courant général d'union sacrée, intervient même, à la demande de Guesde, pour convaincre en mars 1915 les camarades socialistes italiens de plaider l'entrée en guerre de leur pays.
Après le renversement du tsarisme en Russie en mars 1917, Marcel Cachin convainc le Conseil National du Parti Socialiste d'envoyer des délégués à une conférence internationale, qui doit se réunir à Stockholm et fixer les modalités d'une paix sans annexions ni contributions. Mais le gouvernement refuse de leur attrribuer des passeports.
A partir de la Révolution d'Octobre 1917, Cachin défend la révolution bolchevik dans ses articles et ses interventions à la Chambre. En octobre 1918, il est désigné pour remplacer à la direction de l'Humanité
Renaudel, partisan de la lutte contre les bolcheviks : signe d'un changement de majorité et de tendance au Parti Socialiste. Marcel Cachin dénonce l'intervention militaire française en Russie contre la jeune Révolution qui a fait la paix avec l'Allemagne.
Quand les conflits sociaux s'étendent en France au cours des années 1919 et 1920, reprimés par la troupe, Cachin interpelle le gouvernement, attaque Clémenceau, soumet au vote une motion de flétrissure contre la majorité bourgeoise et réactionnaire de la Chambre.
Aux élections de novembre 1919, les socialistes, qui gagnent 300 000 voix, représentent le quart des électeurs du pays. Cachin est réélu dans le 18e arrondissement de Paris.
Le Congrès de Strasbourg du parti Socialiste (février 1920), tout en se prononçant pour la sortie de la IIe Internationale, écarte l'adhésion à la IIIe Internationale, constituée le 4 mars 1919 à Moscou. Mais il charge Marcel Cachin et Frossard, secrétaire général du Parti Socialiste depuis 1918, d'aller recueillir des informations précises sur le nouveau régime. Cachin rencontre Lénine plusieurs fois, très critique vis-à-vis du Parti Socialiste français. A son retour, au Cirque de Paris, il rend compte de sa mission : « Nous revenons émerveillés de notre voyage ».
D'août à décembre 1920, avant le Congrès de Tours ( 25-30 décembre 1920), Cachin défend l'adhésion à la IIIe Internationale. Au Congrès de Tours, Cachin, Clara Zetkin, s'opposent à Blum, Renaudel, Paul Faure. 3028 mandats contre 1022 votent l'adhésion à la IIIe Internationale.
L'Humanité va ainsi rester entre les mains des révolutionnaires issus du Parti Socialiste qui vont créer le Parti Communiste. Et elle sera dirigée par Marcel Cachin, qui sera pendant 38 ans membre du Bureau Directeur du Parti Communiste.
Le PCF milite pour la fraternisation des ouvriers allemands et français, contre l'occupation de la Rhur, ce qui lui vaut une arrestation en 1923 et un emprisonnement à la Santé avec Pierre Sémard, Gabriel Péri et onze autres camarades.
En 1924, avec le PCF, Cachin dénonce la guerre colonialiste du Rif contre Abd-el-Krim menée par l'étonnant tandem Pétain-Franco qui bombardent les villages montagneux du nord marcocain. A cette occasion, il est à nouveau condamné à deux ans de prison, avec Maurice Thorez, 25 ans à l'époque, secrétaire du comité d'action contre la guerre au Maroc. Ces deux ans sont commués en appel en un an de prisan, que Cachin accomplit à la Santé en 1927. Cela n'empêche pas d'être élu député en 1928 avec un score supérieur à celui qu'il avait réalisé en 1924.
A partir de 1930, Maurice Thorez devient secrétaire général du Parti Communiste. Cachin défend avec lui la ligne du Front Unique, du Front Populaire contre les forces de la bourgeoisie et le fascisme montant. A cette époque, les communistes étaient « unitaires pour deux » (Maurice Thorez), L'Humanité, avec une diffusion de 430 000 exemplaires, était le journal politique le plus lu en France.
En 1935, Cachin est élu Sénateur.
L'Humanité est supprimée par le gouvernement Daladier en 1939 suite au pacte de non agression germano-soviétique. En janvier 1940, Cachin est déchu de son mandat de sénateur, il se retire en Bretagne, sans sa petite maison de Lancerf, où la Gestapo l'arrête en septembre 1941. Il est enfermé plusieurs semaines à Saint-Brieuc puis à Rennes mais les Allemands finissent par le relâcher, craignant que sa mort ne suscitât des réactions fortes dans l'opinion et chez les communistes qui mobilisent pour libérer Marcel Cachin. Gabriel Péri, chef de la rubrique de politique étrangère à l'Humanité, est fusillé en décembre 1941.
Quand L'Humanité reparaît de manière officielle à la Libération, 11 collaborateurs et rédacteurs clandestins de L'Humanité ont été exécutés.
A la libération, Marcel Cachin est membre de l'Assemblée Consultative, puis des deux Assemblées Constituantes de 1945 et 1946, avant d'être réélu à l'Assemblée Nationale en novembre 1946. Réélu en 1951 et 1956, il restera député de Paris jusqu'à sa mort. Dans les années 50, il continue à la Chambre et avec l'Humanité de soutenir avec vigueur le combat anti-colonialiste au Viet-Nam, en Tunisie, au Maroc, en Côte-d'Ivoire, au Cameroun, en Algérie. Il se souvient avoir personnellement rencontré et apprécié Hô-Chi-Minh, étudiant à Paris.
Le 17 novembre 1956, sa femme Marguerite meurt. Lui-même s'éteint à Choisy-le-Roi le 12 février 1958.
A la suite d'obsèques populaires impressionnantes, Cachin a été enterré auprès des Communards du père Lachaise.
 
Georges Cadiou invité de la fête de l'Humanité Bretagne pour présenter son livre sur Marcel Cachin, un breton émancipé
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