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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 06:52
Fabien Roussel sur Europe 1 ce lundi 3 septembre à 8h13

Bon courage ce matin aux élèves, parents et personnels des écoles, collèges et lycées 💪

Retrouvez Fabien Roussel 2022 à 8h13 sur Europe 1 !

Ci-dessous un communiqué sur la rentrée des classes 👇

******************************

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sur la forme comme sur le fond, Blanquer à mille lieues des besoins de l’École (Fabien Roussel)

Le Ministre de l'Education a présenté aujourd'hui le nouveau protocole sanitaire dans les écoles. Le choix de le rendre public à moins de 24h de la rentrée est en soi une provocation. Sa publication dans la presse plutôt que de le construire avec le corps enseignant chargé de le mettre en œuvre en dit long sur la considération du ministre pour les professeurs.

Sur le fond, ces annonces sont à mille lieues des besoins dans ce contexte d'épidémie galopante.

Le Ministre confirme qu'il faudra attendre un cas positif pour qu'une classe soit testée. Pourquoi ne pas faire comme l'Allemagne qui teste les enfants deux à trois fois par semaine ? Alors que jusqu'à présent la France ne testait qu'une classe sur trente !

Le Ministre confirme par ailleurs le recours aux professeurs retraités pour prendre le relai des enseignants malades. Ce choix a valeur d'aveu. Il montre à quel point nous manquons de professeurs pour faire classe. Il éclaire d'un jour cruel le choix de Ministre de supprimer 7900 emplois dans l'Éducation nationale depuis 2017, soit l'équivalent de 175 collèges.

Enfin, il ne propose rien de neuf pour équiper les bâtiments scolaires de capteurs de CO2 et se défausse une fois de plus sur les collectivités territoriales.

Au final, Jean-Michel Blanquer finit son quinquennat comme il l'a commencé : sans considération pour les enseignants, sans ambition pour les élèves, sans égards pour leurs parents.

La France mérite mieux. Je veux changer radicalement de chemin pour l'école.

Dans l'immédiat, en se donnant vraiment les moyens de maintenir les écoles ouvertes dans ce contexte d'épidémie : tests systématiques plusieurs fois par semaine, masques FFP2 pour les enseignants et le personnel scolaire, capteurs de CO2 dans toutes les classes avec prise en charge du coût par l'État.

Et pour les 5 prochaines années, porter une vraie ambition pour l'école en limitant à 20-25 le nombre d'élèves par classe et en recrutant 90.000 enseignants titulaires.

Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle,

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 07:31
Ashraf Fayad, poète insoumis, a reçu le prix international du poète résistant au Festival du livre de Mouans-Sartoux en 2019. L'Humanité

Ashraf Fayad, poète insoumis, a reçu le prix international du poète résistant au Festival du livre de Mouans-Sartoux en 2019. L'Humanité

Ashraf Fayad, un poète brisé
Mardi 28 Décembre 2021 - L'Humanité

Cela fait maintenant sept ans que le poète palestinien Ashraf Fayad croupit dans une geôle saoudienne.

Accusé d’apostasie (reniement de la foi), il avait été arrêté le 1 er janvier 2014 puis, en mai, condamné à quatre ans de prison et 800 coups de fouet. Après avoir fait appel de cette peine, il est jugé à nouveau en novembre 2015 et est condamné à mort. À la suite d'une campagne internationale qui réunira plus de trois cent mille signatures, sa peine est commuée en huit ans de prison et 800 coups de fouet. Il lui est notamment reproché d’avoir publié un recueil de poèmes en 2007, Instructions internes, qui contiendrait des poèmes athées.

Né en 1980 à Khan Younes, dans le sud de la bande de Gaza, Ashraf Fayad avait dû s’exiler dans le Golfe où il devint très vite une figure du monde artistique. Peu après sa condamnation, des dizaines de poètes du monde entier s’étaient mobilisés. En 2019, il a reçu le prix international du poète résistant au Festival du livre de Mouans-Sartoux.

Le poète et dramaturge marocain, Abdellatif Laâbi, qui n’a de cesse de le défendre depuis toutes ces années, vient de diffuser un poème sur les réseaux sociaux, intitulé J’ai un ami en prison. On y lit notamment : « Dans l’étau de laideur où il étouffe/comment peut-il continuer/à caresser de la beauté/ne serait-ce que l’idée ?/Sa solitude est plus tyrannique/que celle de l’incommensurable désert/qui l’entoure/J’ai un ami en prison/et je pense à lui aujourd’hui/comme les autres jours. »

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 07:23
La section PCF de Carhaix-Huelgoat dénonce le forfait de 20 euros lors des passages aux urgences
La section PCF de Carhaix-Huelgoat dénonce le forfait de 20 euros lors des passages aux urgences

La section de Carhaix-Huelgoat du Parti communiste juge « discriminatoire » le Forfait patient urgences qui entre en vigueur ce 1er janvier.

La section locale du Parti communiste critique l’entrée en vigueur du forfait patient urgences. (Le Télégramme, 2 janvier 2022)

Le Forfait patient urgences sera effectif à partir de ce 1er janvier 2022. Il faudra alors régler sur place, après un passage aux urgences sans hospitalisation, une somme de 19,61 €. Une mesure que la section de Carhaix-Huelgoat du Parti communiste juge « discriminatoire pour toutes celles et ceux qui n’ont pas accès à un médecin généraliste en urgence. « En pleine épidémie, avec une tension hospitalière qui devient intolérable pour les personnels, la priorité est-elle d’ajouter des tâches, qui plus est administratives, à du personnel déjà débordé ? interrogent les militants communistes, dans un communiqué. Selon ces derniers, le gouvernement reste dans une logique financière et administrative de gestion des hôpitaux. « Il reste sourd aux demandes du monde hospitalier, aucune mesure concrète n’a été formulée par le premier Ministre lors ses dernières annonces, sinon que des remerciements aux hospitaliers pour leur mobilisation »

Pour la section communiste locale, « l’hôpital public est en péril ». « Le Ségur de la santé n’a rien changé. Aujourd’hui se soigner coûte de plus en plus cher. À l’origine, Ambroise Croizat a voulu que la Sécurité Sociale soit dans une évolution du 100 % de prise en charge. Nous devons nous réapproprier cet objectif » estiment les militants.

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 07:20
Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Forfait urgences - L'Humanité, 29 décembre 2021
Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Forfait urgences
Mercredi 29 Décembre 2021 - L'Humanité

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93. Il publie, chaque semaine, une chronique dans nos colonnes.

Une des nouvelles inventions du gouvernement est d’instaurer un forfait de passage aux urgences de 20 euros que devra régler immédiatement tout patient qui ne sera pas hospitalisé et qui ne bénéficiera que d’une consultation.

Ce nouveau dispositif est présenté comme une simplification d’une facturation il est vrai complexe, mais comme cela est le cas pour tous les soins avec la part Sécurité sociale et la part mutuelle, qui fait qu’il est très difficile de comprendre ce qui restera à la charge de l’assuré. Les principaux problèmes avec cette mesure sont d’une part sa date d’application, le 1 er janvier 2022, d’autre part le travail administratif supplémentaire que cela va nécessiter du fait de l’obligation de l’encaissement immédiat.

En pleine épidémie, avec une tension hospitalière qui devient intolérable pour les personnels, la priorité est-elle d’ajouter des tâches, qui plus est administratives, à du personnel déjà débordé ? Par ailleurs, cette « taxe » risque de provoquer des tensions avec un certain nombre de patients non informés qui considéreront qu’il s’agit d’une punition, alors que pour la très grande majorité d’entre eux, ils ne viennent pas par plaisir aux urgences mais bien parce qu’ils n’ont pas trouvé de solution en ville du fait de la baisse continue du nombre de médecins généralistes.

Il est clair que les personnels ont autre chose à faire que de recouvrer ce forfait. Alors, si la solution est de créer des postes administratifs pour encaisser cette taxe, où est l’intérêt ? En résumé, ce gouvernement reste dans une logique financière et administrative de gestion des hôpitaux à mille lieues des besoins réclamés avec force par tous les personnels mobilisés depuis 2019 autour de trois revendications : des postes, de meilleurs salaires et l’arrêt des fermetures de lits. Mais visiblement, il reste sourd à ces demandes, comme nous l’ont montré les dernières annonces du premier ministre, qui n’a cité aucune mesure concrète pour l’hôpital et qui est resté sur la ligne condescendante du remerciement aux soignants pour leur mobilisation. Nous en avons assez d’être ainsi méprisés et nous exigeons un vrai plan de remise à niveau de l’hôpital.

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1 janvier 2022 6 01 /01 /janvier /2022 18:49
La fédération PCF du Finistère vous souhaite une bonne année 2022!
La fédération PCF du Finistère vous souhaite une bonne année 2022!
 
Avec le Conseil départemental du Parti communiste français du Finistère et l'exécutif de la fédération, nous vous souhaitons une très bonne année 2022, avec la santé, c'est si important, mais aussi nourrie par la joie, le partage, la fraternité, l'humanité et des moments d'engagement social et politique qui nous permettent d'être utiles pour la défense de nos valeurs et idéaux partagés.
 
Ensemble nous soutiendrons tous les combats pour la justice sociale, la lutte contre la pauvreté, les services publics, notamment celui, si fragilisé, de la santé, la fraternité, la liberté, le féminisme, l'antiracisme, l'écologie, la paix et le désarmement, la solidarité internationale.
 
Avec nos 860 adhérents, nos 50 élus, les sympathisants des Comités des Jours Heureux, nous serons mobilisé.e.s pour la campagne présidentielle de Fabien Roussel et les campagnes législatives de nos candidates et candidats communistes sur cette année électorale à très forts enjeux.
 
Dans un contexte français et international très difficile et dangereux, mais où les idées communistes ont toute leur place, notamment face à l'agressivité et l'inhumanité du capitalisme, la puissance des milliardaires qui concentrent  comme Bolloré la propriété de nombreux grands médias qui leur permettent de chercher à modeler l'opinion à leur guise, et à la résurgence du fascisme et du racisme, continuons à nous battre pour un monde plus juste et une société meilleure, pour faire reculer les inégalités et la pauvreté, pour que chacun ait une place reconnue dans la société, et le droit effectif au bonheur et à l'accomplissement personnel.
 
L'an passé, en 2021, dans le Finistère, 38 nouveaux adhérents nous ont rejoints.
 
Bravo à eux pour cette décision généreuse de s'engager à nos côtés dans le Parti qui depuis 101 ans lutte pour le progrès social et culturel et l'émancipation des travailleurs!
 
La paix et le désarmement nucléaire seront notre premier rendez-vous cette année avec notamment la manifestation à Brest du dimanche 9 janvier pour une Europe sans armes nucléaires.
 
Soyons pleinement mobilisés le dimanche 9 janvier pour la grande manif à partir de 14h à Brest place de la Liberté pour une Europe sans armes nucléaires.
 
En effet du 12 au 14 janvier prochain, les ministres de la défense et des affaires étrangères des 27 États de l'UE tiendront à Brest un sommet axé sur les questions de stratégie européenne et de défense. C'est ce qui a amené le Collectif Finistère pour l'Interdiction des Armes Nucléaires (CIAN 29 – qui regroupe une quinzaine d'associations, syndicats et organisations politiques dont le PCF) à proposer, en lien avec ICAN France et le Mouvement de la Paix, une série de mobilisations sur la période, axées sur la question du désarmement nucléaire.
 
Samedi 8 janvier après midi, fac Segalen : 4 heures pour le désarmement nucléaire
 
- exposition "agir pour le désarmement
- projection du film "le début de la fin des armes nucléaires" suivi d'un débat avec un représentant d'ICAN
- intervention de représentant·e.s de communes s'étant prononcées pour la signature du TIAN par la France
- intervention des représentant·e.s des organisations du CIAN 29
 
Dimanche 9 janvier :
- 11 h à 13 h, Maison du Peuple : meeting à l'initiative du BN du Mouvement de la Paix avec intervention de délégations étrangères
- 14 h, Place de la Liberté : manifestation "pour une Europe sans armes nucléaires"
Jeudi 13 janvier, Maison des Syndicats : “sommet contre sommet”
- 17 h à 18 h 30 : projection du film "ils vont arrêter la bombe" (sur l'action contre les tirs à Mururoa en 1972) suivi d'un débat
- 20 h à 22 h : intervention de la directrice internationale d'ICAN
La fédération PCF du Finistère vous souhaite une bonne année 2022!
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31 décembre 2021 5 31 /12 /décembre /2021 06:47

 

Rappel des faits La crise liée au Covid met en évidence les tares du capitalisme globalisé et des politiques économiques et industrielles induites. Une rupture s’impose pour répondre aux défis humains et environnementaux.

 

VÉRONIQUE RICHES-FLORES

Économiste, présidente de RF Research, diagnostic économique et financier international, conseils et stratégie

 

 

 

MARIE-CLAIRE CAILLETAUD

Ingénieure, déléguée CGT au Conseil économique, social et environnemental

 

 

 

 

AYMERIC SEASSAU

Membre du comité exécutif du PCF, en charge du travail et des entreprises

À l’occasion de cette crise sanitaire, on a pu constater les fragilités de la production française. D’aucuns ont parlé de relocaliser plusieurs secteurs stratégiques. Pourtant, les plans de licenciement se multiplient. Pourquoi ce décalage entre les discours et la réalité du terrain ?

Véronique Riches-Flores

La relocalisation n’est plus un sujet tabou. C’est déjà un progrès par rapport à une situation pas si lointaine où l’évocation de cette nécessité était considérée comme une hérésie rétrograde. Sur ce point, la crise sanitaire a été plutôt salutaire, pointant du doigt les anomalies jusque-là dissimulées d’une situation d’extrême dépendance de l’économie française à l’égard de l’étranger et les dangers susceptibles d’en résulter, en période de crise notamment. La relocalisation industrielle s’est ainsi imposée comme un axe important du plan de relance du gouvernement de septembre 2020 autour de secteurs cibles dans des domaines aussi variés que la santé, l’agroalimentaire, l’électronique, les intrants industriels et les télécommunications. Ce programme compte aujourd’hui un peu plus de 600 projets labellisés. Le résultat est assez honorable en à peine plus d’un an mais, comme vous le soulignez, très largement insuffisant. L’industrie française n’a toujours pas retrouvé son niveau de production d’avant la crise sanitaire et les plans de licenciement sont monnaie courante. Il y a plusieurs explications à ces décalages. Le premier est lié au temps imparti pour passer d’un modèle à un autre. Les entreprises n’ont pas forcément les moyens d’opérer sur le territoire national si leurs fournisseurs ne suivent pas. Il faut pour cela le temps que se développent de multiples activités de proximité, de nouveaux fournisseurs, voire celui de trouver une main-d’œuvre formée. La période n’est, par ailleurs, pas des plus propices pour l’investissement dans un environnement soumis tout à la fois aux aléas sanitaires et, au-delà, à bien des sujets d’incertitudes sur les développements futurs en matière de demande, de coûts, de transition environnementale ou démographique. Enfin, entreprises et consommateurs n’ont pas totalement intégré ces nécessaires changements et ce qu’ils pourraient apporter à l’économie française. Les réflexes de consommation, les logiques de développement sont encore très profondément ancrés dans le modèle d’un monde global qui ne favorise pas la relocalisation.

Marie-Claire Cailletaud

La crise sanitaire a mis en évidence notre extrême vulnérabilité due à la désindustrialisation massive du pays. Nos gouvernants n’ont pas eu d’autre choix, face à la réalité, que de parler de réindustrialisation, relocalisation et même planification et nationalisation. Dans le même temps, les grands groupes ont accéléré leur recomposition et multiplié les licenciements, comme par exemple Sanofi et Nokia, avec plus de 1 000 postes d’ingénierie et de recherche supprimés. Airbus a supprimé 5 000 emplois alors que ses dividendes ont augmenté et que son carnet de commandes est plein pour plusieurs années. La crise a désta­bilisé momentanément le processus de production et montré la fragilité des chaînes de valeur internationales. Mais la stratégie des grands groupes dans une économie mondialisée et hyperfinanciarisée n’a pas changé. Elle se résume à faire remonter le maximum de dividendes à ses actionnaires, y compris en étranglant les sous-traitants comme dans l’automobile. La réorganisation doit leur permettre d’éviter des ruptures qui mettraient en péril cette rentrée d’argent. Cette crise a produit un effet d’aubaine, d’accélération des transferts financiers de l’État vers les entreprises industrielles, avec des montants faramineux, justifiés aux yeux de l’opinion publique par la situation sanitaire. Cela a conduit, non pas à maintenir l’activité, mais à garantir la rentrée de dividendes aux actionnaires. En accentuant encore plus la déconnexion entre l’accumulation du capital et la réponse aux besoins humains.

Aymeric Seassau

Cette crise pandémique a en effet révélé la crise profonde du capitalisme mondialisé. Il a manqué des masques, de l’oxygène médical, etc. Le pays a pris conscience du manque d’outils de production dans ces domaines. Pour ne prendre qu’un exemple, l’usine de masques de Plaintel, dans les Côtes-d’Armor, capable de produire jusqu’à 4 millions de masques par semaine, avait fermé en 2018… faute de commandes de l’État ! Dans ce contexte, les aides de Bercy ont profité aux actionnaires plutôt qu’aux travailleurs. Les chiffres sont désormais connus. L’Insee relève 45 000 emplois perdus dans l’industrie pendant la crise pandémique. Déjà en 2019 Mediapart titrait « Macron en naufrageur de l’industrie » pour caractériser son action. 165 emplois industriels sont perdus en moyenne chaque jour en France depuis 2001 et le déclin continue. La reconquête industrielle est une bataille d’intérêt général. Une bataille sociale (c’est le seul secteur où un emploi génère deux à quatre emplois indirects), une bataille de souveraineté pour répondre aux besoins des populations, une bataille au service de la transition écologique.

Selon vous, quelles sont les trois grandes mesures à prendre pour une politique de réindustrialisation de notre pays ?

Marie-Claire Cailletaud

La première nécessité est d’avoir une vision stratégique sur le long terme. C’est le rôle d’un État stratège, qui devrait mettre en place une programmation pluriannuelle de l’industrie afin de planifier sur le long terme les politiques publiques de recherche et d’innovation, de formation, de financements, de services publics et d’infrastructures. Dans cette transformation du système productif, l’anticipation est essentielle afin de permettre aux travailleurs, grâce à la formation initiale et continue, de reprendre leur rôle central dans le système productif. À partir de là, et si nous voulons retrouver notre indépendance (qui ne signifie pas autonomie), il est indispensable de reprendre la main sur les filières stratégiques identifiées (énergie, transports, communications, eau, santé…) par une véritable appropriation sociale de ces secteurs. Enfin, rien ne se fera dans le sens de l’intérêt général sans démocratie et en particulier sans démocratie dans l’entreprise. Au contraire, c’est en donnant du pouvoir dans les entreprises à celles et ceux qui font le travail que l’on arrivera à contrebalancer le poids des actionnaires et que se posera la question du sens et de la finalité du travail, c’est-à-dire ce que l’on produit, pourquoi et comment.

Aymeric Seassau

Il y a urgence à s’outiller d’un arsenal législatif pour empêcher les délocalisations et les licenciements boursiers. Le PCF a porté plusieurs projets de loi dans ce sens ces dernières années. Il faut désintoxiquer le pays de la finance ! 2021, en pleine crise pandémique, s’annonce comme une nouvelle année mondiale record dans le paiement de dividendes, notamment en raison des versements faramineux aux actionnaires des sociétés minières. Notre monde marche sur la tête. À l’inverse, nous voulons mettre l’économie et la production au service de la réponse aux besoins humains plutôt qu’à ceux de la finance en définissant des filières nationales stratégiques. Fabien Roussel, le candidat présenté par le PCF à l’élection présidentielle, propose notamment d’agir dans deux directions. La première est de constituer un pôle public bancaire pour financer les entreprises et les activités utiles sur de nouveaux critères d’efficacité sociale et écologique face à ces pôles privés de la mondialisation capitaliste que sont les multinationales et les marchés financiers. La seconde est d’ouvrir de nouveaux pouvoirs aux salariés dans leur entreprise pour pouvoir agir et proposer des alternatives. L’actualité sociale le démontre quotidiennement sur tout le territoire national : en défendant leurs emplois, les travailleurs en lutte formulent des projets alternatifs à la hauteur des crises sociale et environnementale.

Véronique Riches-Flores

De mon côté, je pense que les impératifs climatiques constituent une chance pour redynamiser notre industrie qu’il faut saisir, non seulement parce qu’il s’agit de préserver le potentiel de développement et d’emplois de l’économie française, mais parce qu’il nous faut agir très vite face au dérèglement climatique. La réglementation du commerce international ne permet pas les discriminations entre produits mais n’interdit pas d’informer les consommateurs sur l’empreinte carbone ; l’obligation d’informer sur le kilométrage parcouru par un jean avant d’arriver sur le territoire, par exemple. La traçabilité de l’empreinte carbone des produits de consommation aiderait la prise de conscience et finirait par inciter les distributeurs à jouer un jeu plus local, comme cela commence d’ailleurs à être le cas. À une approche ciblée, bien compréhensible, compte tenu de certains enjeux de sécurité ou de souveraineté spécifiques (dans les médicaments par exemple), une approche holistique est véritablement nécessaire pour enclencher un mouvement d’ampleur. Renaissance industrielle et transition environnementale ne sont pas les objectifs les plus naturellement compatibles. C’est pourtant tout l’enjeu et de nombreux experts ont travaillé pour aider à y parvenir.

Avec les défis environnementaux et climatiques, la transition écologique et une nouvelle production décarbonée énergétique sont à l’ordre du jour. Comment les mettre en œuvre ?

Marie-Claire Cailletaud

La réponse aux défis environnementaux et aux besoins sociaux implique de produire et consommer autrement. C’est d’un véritable changement civilisationnel que l’on parle. Cela va nécessiter de transformer notre système productif dans une économie beaucoup circulaire, avec des circuits raccourcis et des coopérations entre pays. Le débat démocratique devrait permettre d’orienter la production pour répondre aux besoins et non pas, comme c’est le cas à l’heure actuelle, créer des besoins artificiels via la publicité et ainsi générer désirs et frustrations, gaspillage environnemental et social. Ainsi nous produirons des biens et des services durables, réparables, utiles socialement et compatibles avec ce que nous apporte la nature. Cette transformation va nécessiter de produire plus d’électricité dans un bouquet énergétique qu’il nous faut décarbonner. L’énergie, moteur du développement, occupe une place centrale, et ne peut être laissée aux mains du marché, qui conduit à une explosion des prix. Il est nécessaire de conforter des filières de production d’électricité bas carbone et pilotables. Cette situation rend l’utilisation de l’énergie nucléaire incontournable, comme l’indique le Giec. Et, donc, plutôt que de donner des coups de boutoir dans cette filière, les progressistes devraient au contraire unir leurs efforts à ceux des travailleurs du secteur, afin de construire un grand pôle public de l’énergie bâti autour d’un mix énergétique évoluant vers le nucléaire et les énergies renouvelables.

Véronique Riches-Flores

Les défis climatiques sont considérables et sans précédent. Les relever sera coûteux et bouleversant, c’est pourquoi ils requièrent des efforts sans précédent tant sur le plan de l’action et de la réglementation que sur celui de vision politique. Cette dernière fait encore largement défaut, or nous n’arriverons pas à faire face à des problématiques de long terme sans nous projeter dans le temps long. On ne parle pas ici de la transition mais des multiples transitions à mener de front, parfois contradictoires, d’ailleurs qui concernent tous les aspects de notre vie : les transports, l’urbanisation, l’agriculture, la recherche. Ce sont tous ces leviers qu’il faut actionner.

Aymeric Seassau

Si nous voulons produire mieux et produire plus près, il faut s’attaquer au cancer financier qui ronge les activités humaines et revoir les traités européens. Le court-termisme capitaliste conduit à un épuisement des hommes comme de la planète pour atteindre les insoutenables taux de profit à deux chiffres devenus la norme. S’épargner ce diagnostic, c’est rester dans l’impasse. D’autant qu’il faudra des investissements publics massifs dans nos infrastructures si nous voulons changer de modèle de production, de consommation, de transports. C’est vrai pour l’énergie si nous voulons un mix énergétique basé sur le renouvelable et le nucléaire à la hauteur de la crise climatique et répondant aux besoins des populations. C’est vrai pour les transports si l’on veut favoriser un couple ferroviaire/maritime et fluvial le moins polluant. Or la France est en queue de classement européen sur l’investissement dans le ferroviaire et nos ports ne sont pas connectés aux corridors ferroviaires européens. Transports, énergie… Autant de secteurs essentiels pour la transition écologique et qui ont été victimes de vagues de libéralisation successives. Sauver la planète, c’est d’abord la mettre à l’abri des dévastations du marché.

 

Une chute sensible

Parmi les personnes en emploi selon les critères de l’OIT, 13,3 % travaillaient en 2018 dans un secteur industriel en France. Même si sa part dans le PIB a fortement diminué dans les dernières décennies, l’industrie représente encore plus de 12,5 % (source : Insee). Le secteur industriel français comptait plus de 4,5 millions d’emplois salariés en 1989, plus que 3 millions, trente ans plus tard… soit une diminution de 30 %. On parle donc de désindustrialisation.

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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 07:16
Semaine d'actions pour la Paix à Brest du 8 au 13 janvier à l'occasion du sommet des ministres européens convoqué par le président Macron- les communistes seront mobilisés (Rouge Finistère)

Les réunions des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’UE prévues à Brest du 12 au le 14 janvier sont une occasion importante de mobilisation pour la paix.

Les communistes prendront part aux mobilisations suivantes organisées par des collectifs d'associations, de syndicats, de partis politiques sur Brest, avec notamment le CIAN 29 et le mouvement de la Paix:

Samedi 8 janvier « Quatre heures pour le désarmement nucléaire » fac Segalen

Dimanche 9 Janvier : rencontre avec des délégués étrangers à 11h à la Maison des syndicats et manif à 14h Place de la liberté

  • 11h-13h à la maison du peuple meeting à l'initiative du bureau national du Mouvement de la Paix avec interventions de délégations étrangères

  • à partir de 14h place de la Liberté manifestation « pour une Europe sans armes nucléaires »

Jeudi 13 janvier : Sommet contre sommet

Départ 11h de la maison des syndicats. Prévoir banderoles et musique.

  • 12h-14h

    Rassemblement militant boulevard Jean Moulin face au plateau des Capucins où se tient le sommet officiel.

  • 17h – 22h Désarmement nucléaire et autres projets pour une Europe de paix

    Soirée décomposée en deux temps :

    - 17h – 18h30 : Film « Ils vont arrêter la bombe » et échanges avec G.Nicolas

    - 20h- 22h : intervention de la directrice internationale d'ICAN puis débat avec les candidats à l'élection présidentielle (ou leurs portes paroles) de mouvements politiques qui se sont clairement engagés pour le désarmement nucléaire.

Semaine d'actions pour la Paix à Brest du 8 au 13 janvier à l'occasion du sommet des ministres européens convoqué par le président Macron- les communistes seront mobilisés (Rouge Finistère)
​Rompre avec l’OTAN pour assurer la sécurité collective

questions de défense durant la présidence française du conseil de l’UE et le prochain sommet de l’OTAN prévu à Madrid en juin 2022.

Surtout, la question n’est pas uniquement celle de documents stratégiques et de réunions au sommet. L’histoire a montré que les discours va-t’en guerre peuvent rapidement se transformer en étincelles aux conséquences incontrôlables. Quand le vieux Caton répète qu’il faut aller détruire Carthage, l’impérialisme romain finit déclencher le conflit. On ne veut pas la paix en préparant la guerre. La situation est donc très dangereuse. L’expulsion de diplomates de l’ambassade russe auprès de l’OTAN, ayant entraîné la décision prise par Moscou de fermer cette dernière ou encore la demande formulée par les gouvernements atlantistes de Pologne, de Lituanie et de Lettonie d’activer l’article 4 de l’OTAN en prenant prétexte de l’instrumentalisation dramatique, indigne et honteuse des migrants aux frontières biélorusses sont autant de nouvelles étapes franchies dans la montée des tensions.

Tout cela fait de la question de l’OTAN un enjeu immédiat et très important de la campagne présidentielle et législative de 2022. Le PCF et son candidat Fabien Roussel mettent dans le débat public des propositions précises, aptes à faire bouger les lignes à gauche et dans la société française. Les contradictions qui s’exercent en Europe sur la question de l’OTAN, qui se sont cristallisées avec l’affaire de l’alliance AUKUS, rendent possible de donner à nos propositions une dimension nouvelle.

Sortir de l’OTAN, cet outil de l’impérialisme atlantiste, est non seulement une nécessité historique, mais une urgence politique. La sortie de la France du commandement militaire intégré de l’alliance atlantique en est une première étape. C’est possible. La France l’a déjà fait en 1966.

Une telle démarche doit se compléter d’une alternative concrète. Celle de la sécurité collective des peuples et des nations. La France doit ouvrir la perspective d’un nouveau traité de paix, de coopération et de sécurité collective en proposant un tel objectif aux pays européens et à leurs voisins, jusqu’à la Russie, entre autres. Soyons clair : il ne sera pas possible que cela soit réalisé dans le cadre des mécanismes de l’Union Européenne où pèse lourd le poids des gouvernements pro-américains d’Europe de l’Est, dans le paysage politique actuel. Il s’agira donc d’une démarche proposée aux Etats volontaires et à leurs citoyens. Ce traité devra mettre à plat l’ensemble des sujets de tensions, par exemple avec la Russie. La négociation sera sans doute longue. L’acte final de la conférence d’Helsinki a nécessité quatre ans de discussions. Mais ce qui a été possible en pleine guerre froide l’est également aujourd’hui. Ce traité, négocié dans le cadre d’une conférence « paneuropéenne », dans laquelle les mouvements citoyens auront un rôle à jouer, sera une pierre importante dans la construction d’une véritable sécurité collective humaine, et dans celle d’une sorte de maison commune allant de Paris à Moscou de paix, de coopération et de sécurité collective, sous l’égide de la charte de l’ONU.

Les réunions des ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’UE prévues à Brest du 12 au le 14 janvier sont une occasion importante de mobilisation pour la paix.

La paix mondiale menacée

La situation internationale ne cesse de se dégrader. La débâcle américaine en Afghanistan soldée par le retour au pouvoir des Talibans, la crise des sous-marins australiens entre la France et les États-Unis et le drame des réfugiés en témoignent. Le surarmement rend le monde plus dangereux. Les dépenses militaires sont passées de 1144 milliards en 2001 à près de 2000 milliards en 2020.

A eux seuls les États-Unis en concentrent la moitié et la vente récente de sous-marins à propulsion nucléaire à l'Australie est une nouvelle préoccupante.

Les USA intensifient leur politique de confrontation directe avec la Chine pour imposer leur leadership dans la zone indopacifique. C’est une grave menace pour la sécurité mondiale à l'heure où devrait au contraire se nouer des partenariats avec Pékin afin de construire des coopérations sur la gestion des biens communs de l'humanité.

GUERRES ET CONFLITS sont l'essence du capitalisme.

« Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l'orage » a écrit Jean Jaurès.

Les crises économiques, sanitaires, sociales, l'épuisement des ressources et les catastrophes climatiques aggravent les tensions et alimentent les risques de guerre. Le capitalisme, parce qu'il repose sur l'exploitation de l'homme autant que de la planète creuse les inégalités, attise les violences et structure un monde hiérarchisé fondé sur la concurrence et la domination. Les logiques néolibérales provoquent toutes les formes de l'insécurité humaine.

Le projet porté par la candidature de Fabien Roussel à l'élection présidentielle repose sur une grande ambition pour la France et le monde, celle d'une culture de la paix fondée sur la justice économique, sociale et écologique, la souveraineté des peuples, la solidarité internationale et le désarmement.

La France doit agir en faveur de cadres communs de coopération et de sécurité collective qui renforcent les solidarités entre les peuples et les nations.

La France doit :

- Ratifier le traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN)

- Agir pour la dissolution de l'OTAN et renoncer au projet de « pôle européen de la défense »

- Agir pour la création de partenariats et cadres communs de coopération et sécurité collective et agir pour le renforcement du rôle de l'ONU

- Agir pour une baisse des dépenses militaires et le renforcement des coopérations.

Semaine d'actions pour la Paix à Brest du 8 au 13 janvier à l'occasion du sommet des ministres européens convoqué par le président Macron- les communistes seront mobilisés (Rouge Finistère)
Semaine d'actions pour la Paix à Brest du 8 au 13 janvier à l'occasion du sommet des ministres européens convoqué par le président Macron- les communistes seront mobilisés (Rouge Finistère)
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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 06:39

 

Cela fera neuf ans que dans la nuit du 9 au 10 janvier 2013, trois militantes kurdes étaient assassinées dans Paris. L’effroi suscité par ce crime dans l’opinion publique fut à la hauteur de son caractère exceptionnel.

 

 

Ces femmes étaient des personnalités de premier plan du mouvement kurde : Sakine Cansiz, fondatrice, aux côtés d’Abdullah Ocalan, du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), cette organisation qui permit aux Kurdes de sortir de la marginalité pour retrouver leur dignité et leur liberté. Fidan Dogan (« Rojbin »), une militante éblouissante de conviction et d’opiniâtreté, alors porte-parole du CDKF, et Leyla Söylemez, dirigeante du mouvement de la jeunesse du Parti.

Ces meurtres furent également exceptionnels par l’extrême violence des exécutions. Chacune d’entre elles reçurent de nombreuses balles dans la tête.

Manifestation le 8 janvier à 12 h, gare du Nord (Paris)

L’auteur de ce crime, Omer Güney, appartenait à la mouvance extra-nationaliste des « Loups Gris ». Il est décédé en prison avant son procès, si bien que l’affaire ne sera jamais jugée. Pour autant, l’enquête poursuit son cours et a permis d’identifier les commanditaires. Omer Güney était missionné par les services secrets turcs (MIT) dont le numéro 2 était Ismaïl Hakki Musa, véritable coordinateur de l’opération sur ordre du président R.T. Erdogan. Ce bourreau a occupé les fonctions d’ambassadeur en France de 2017 à 2021 avant de les quitter opportunément alors qu’il allait être interrogé par la justice.

Désormais, pour que l’enquête connaisse une avancée décisive et soit conduite à son terme, les magistrats enquêteurs doivent avoir accès à tous les documents du dossier, couverts par le « secret défense ». Or le gouvernement de la France et notamment les ministres de l’Intérieur et de la Défense s’y opposent, empêchant ainsi que justice soit rendue. Cette situation est intolérable et indigne pour la mémoire de ces femmes, de leur famille et de tout le peuple kurde.

« Solidarité totale avec la lutte du peuple kurde. »

La France et les puissances occidentales ont pourtant une dette envers les Kurdes. Sur le devant de la scène internationale lorsqu’il s’agissait de lutter contre l’État islamique, encensés pendant quatre ans pour leur courage et leur héroïsme, les Kurdes étaient nos frères d’armes contre la barbarie et l’obscurantisme… mais c’était hier. Dans les municipalités conquises en Turquie, dans le territoire autonome du Rojava de Syrie, ils promouvaient des institutions démocratiques et progressistes, respectueuses de toutes les diversités, expulsant la violence et la mort pour construire des sociétés plurielles, féministes et pacifistes.

Désormais, ils sont abandonnés de tous, sous la menace d’invasions et d’exactions de la Turquie de R.T. Erdogan ainsi que de la duplicité des États-Unis, de la Russie et du régime sanguinaire de Bachar al-Assad. L’impéritie de la France et des Occidentaux prend la forme de plusieurs visages. Ceux des milliers de Kurdes de Turquie, députés, maires, militants du Parti démocratique des peuples (HDP) emprisonnés et torturés. Les co-présidents du HDP, Figen Yüksekdag et Selahattin Demirtas dont la Cour européenne de justice exige sa libération, en sont les figures emblématiques parmi bien d’autres. Ils prennent aussi les visages des Yézidis de la province de Shengal en Irak, qui après avoir échappé au génocide de l’État islamique sont sous les bombes chimiques de R.T. Erdogan. L’un de leurs dirigeants, Marwan Bedel, vient d’être assassiné par un drone turc. Ils portent aussi le visage de ces femmes kurdes de Syrie, notamment du canton d’Afrin (Syrie), annexé par Ankara, et livré aux hordes des supplétifs djihadistes qui les martyrisent.

Quand cette duplicité contre le droit humanitaire et le droit international cessera-t-elle ?

Enfin la France a une responsabilité particulière. Les Kurdes de France, comme Leyla, Sakine et Rojbin hier, sont à nouveau menacés. Plusieurs projets d’assassinats ont été mis à jour, tandis que les nervis de R.T. Erdogan multiplient les violences. Les Kurdes sont surveillés, leurs locaux incendiés, alors que les agressions physiques s’intensifient. Récemment, ce mois de novembre, la tombe de l’écrivain, chanteur et compositeur, Ahmet Kaya, a été profanée au Père Lachaise. Ce sont les démocrates de Turquie, comme la communauté arménienne de France, qui subissent, sur notre territoire, ces pressions, ces intimidations et ces exactions. Au lieu de protéger les Kurdes de France, le gouvernement a multiplié ces dernières années leurs interpellations et les menaces d’extraditions vers la Turquie.

C’est indigne. Alors que le Moyen-Orient est à feu et à sang, que la Turquie se montre agressive sur plusieurs champs d’opération, Paris doit être aux côtés des Kurdes partout où ils se trouvent.

Les communistes appellent à se joindre à la manifestation qui aura lieu à Paris le 8 janvier à 12 h, gare du Nord, pour exiger la justice pour ces trois militantes assassinées et exprimer notre solidarité totale avec la lutte du peuple kurde.

Pascal Torre
responsable-adjoint du secteur international du PCF
chargé du Maghreb et du Moyen-Orient

 

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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 06:32
Jean Dréan (photo Le Télégramme)

Jean Dréan (photo Le Télégramme)

UN APPEL A LA RAISON DES ABANDONNES DU POUVOIR POLITIQUE

Le grand âge pour un autre choix de société: l'humain d'abord de la naissance à la fin de vie.

 

La loi grand âge est en gestation de longue date:

- Sarkozy a trahi la parole donnée aux personnes âgées sur l'autonomie

- Hollande et son équipe disloquée ont voté une coquille vide, ouvrant largement la catastrophe en cours.

- Macron a fait un choix qui le caractérise bien: casser le social, remplir les coffres de ceux qui l'ont hissé au pouvoir.

Ces étapes successives ont conduit au sursaut du comité d'éthique.

EHPAD: la Honte de la France!

EHPAD: la souffrance au travail!

EHPAD: la maltraitance institutionnelle!

Le maintien à domicile est un véritable calvaire.

L'appel au secours poignant des diverses associations en est le témoignage, couplé avec des actions de revendication en préparation pour un meilleur financement du secteur de l'aide à domicile. 

Les prochaines élections présidentielles prennent une voie inquiétante.

Pas un mot dans la multitude de tribunes: les vieux aux oubliettes! 

Demain pourtant, plus de vieux que de jeunes dans notre pays.

Le feuilleton offert par les forces se prétendant de progrès et en capacité de mettre en place le dernier étage du chef d’œuvre du conseil national de la Résistance, la Sécurité Sociale solidaire garantissant le droit à la santé et à l'autonomie pour tous, est lamentable. 

Les artistes à l’œuvre sont dans l'incapacité d'unir leurs voix.

La soif de pouvoir les aveugle jusqu'à l'obstination indécente.

L'union des gens de progrès est une nécessité absolue pour mettre en place la société du grand âge.

Il y a une urgence absolue!

Résidents - maintien à domicile - aidants familiaux - personnels/

Des millions de citoyens en capacité de voter sont en attente dramatique. 

Voir tous les appels des associations de Bretagne (15 appels).

Il y a urgence, vraiment urgence.

Après 6 ans en EHPAD, je confirme: la situation s'aggrave. A devenir invivable. 

Dans l'attente d'un engagement confirmé.

Bien à vous.

Jean Dréan

En Maison de retraite à Quimper

 

A Coeur ouvert n°2 - Journal de l'atelier citoyen santé Bretagne du PCF - Interview de Jean Dréan, mai 2019

A Coeur ouvert n°2 - Journal de l'atelier citoyen santé Bretagne du PCF - Interview de Jean Dréan, mai 2019

Lire aussi:

Cocos, confinés, et actifs: Jean Dréan, le militant infatigable d'une société plus humaine avec les personnes âgées et les EHPAD

Appel de Jean Dréan: pour le droit à bien vieillir, stop à la maltraitance institutionnelle vis-à-vis des personnels et des usagers des maisons de retraite! (janvier 2018)

Né en 1933, Jean Dréan, l'homme à la haute stature solide de breton taillé dans le roc et au collier de barbe à la mode des certitudes anciennes, personnalité haute en couleurs que nombreux, de tous bords, connaissent et apprécient à Morlaix et à Plouigneau, vient d'intégrer une maison de retraite à Quimper pour accompagner son épouse dont les problèmes de santé s'opposaient à un retour à la maison.

Cela a été un choix douloureux pour ce pilier de la section communiste et de la CGT de Morlaix, un franc-tireur plein de crânerie, d'esprit d'indiscipline d'humour malicieux et d'intelligence, un obstiné prêt à soulever ciel et terre pour que son parti, sa CGT, ses parlementaires et ministres œuvrent enfin pour la prise en compte des enjeux du vieillissement et la mise en place d'une civilisation de la personne âgée basée sur la Sécurité Sociale Universelle et le partage des richesses.

Jean Dréan a encore toute sa lucidité, sa vivacité d'esprit, sa mémoire et des tonnes d'histoires plus ou moins exemplaires, mais souvent drôles et passionnantes, à nous raconter. Voici déjà quelques unes d'entre elles, écrites une nuit sans sommeil à la maison de retraite.

Chacun sait ce qu'il gardera de cet homme généreux et rebelle qui a su rester curieux et ouvert pour les jeunes et la nouveauté, mais son vécu n'est pas connu de tous et intéressera sans nulle doute. Il éclaire en particulier ses attaques verbales courageuses il y a quelques mois face à une Marine Le Pen méprisante et ses menaçants nervis du service d'ordre du Front National venus sonder le terrain d'une région traumatisée par la crise de l'agro-alimentaire sur le marché de Guerlesquin: s'il devait n'en rester qu'un, ce serait encore lui, n'en doutons pas, qui ferait barrage aux héritiers du fascisme et de l'OAS.

Le vécu d'un modeste citoyen engagé

Notre génération a connu des turbulences: les camps de concentration, le goulag, Oradour, la torture en Algérie, Dien Bien Phu la capitulation. Aujourd'hui tout le monde musulman est en ébullition: parfois sanguinaire, cruel, barbare. On viole, on égorge à tour de bras. Dans une indifférence coupable. Certes avec quelques réactions.

Aujourd'hui le camarade Ismaël me sollicite pour expliciter une tranche de vie, certes modeste, mais trop souvent absente de l'évolution de notre Pays, de son histoire. Le refus des guerres coloniales, le traité d'Evian. Son contenu, entre autre la coopération découlant de ce traité.

Pour expliciter, comprendre un temps soit peu mon engagement citoyen de toujours, quelques rappels.

Durant la guerre 39-45, quoique très jeune, j'ai pratiqué la débrouillardise, le chapardage, le hors la loi. Il fallait survivre: on allait mon frère et moi traire les vaches pendant la nuit, étrangler les poules. Père cheminot – il entretenait les voies près de Rosporden – il a modestement participé au sabotage de son outil de travail. Ma mère était garde-barrière: les trains ravitaillant la troupe allemande à Brest s'arrêtaient devant chez nous: des cheminots complices nous indiquaient les wagons intéressants à piller: nous récupérions de l'huile, des matières premières que nous échangions ensuite avec les paysans, parfois contre des cochons que nous envoyons en boîte de conserve à des camarades de résistance parisiens. En 44, mes parents nous envoyaient mon frère et moi avec nos deux chiens ravitailler le maquis avec une brouette: en arrivant dans les bois auprès des résistants, quelle n'a pas été ma surprise en voyant que leur commandant était mon instituteur, Mr Le Corre. Celui-ci n'a même pas eu besoin de me faire promettre de garder le secret. L'ennemi: le boche. Les cheminots résistants de toujours ont été les premiers a déclencher la Grève insurrectionnelle.

1947: ils ont continué la lutte. Soutien aux mineurs en grève en bloquant les trains de charbon. Les champions de la trahison permanente entraient en action: Jules Moch créait les CRS pour gazer les mineurs en grève.

1949: entrée à la SNCF, école d'apprentissage.

1953: adhésion à la CGT. Participation à la grève historique contre les prétentions d'une droite revancharde. Le fameux président du Conseil Laniel prétendait casser le statut de cheminot, massacrer le service public ferroviaire (déjà!). Un mois d'une grève dure. Le pays paralysé. Démission de Laniel. Décrets abrogés. Interdit du droit de grève (j'étais hors statut), j'ai été licencié. Soupe populaire à Clichy. Adhésion au PCF (mon père était déjà communiste) puis réintégration à la SNCF.

1954: Appel sous les drapeaux. Mont Valérien. La guerre d'Indochine fait rage. Les fellaghas s'agitent. Le canal de Suez s'enflamme. Nationalisé par Nasser. La France et l'Angleterre se précipitent dans une action de représailles coloniale. Les Nations Unies condamnent. La France capitule.

L'Algérie à son tour s'enflamme: les forces progressistes appellent au refus. Avec trois appelés, trois cheminots, une nuit nous inondons les murs de la Caserne d'affiches fourrnies par les cheminots communistes des ateliers de la Garenne . « Paix en Indochine, Paix en Algérie ».

Le lendemain matin, le commanbdant sonne le tocsin. Tout le monde consigné. Arrivée de la police militaire. Silence dans les rangs. Dénoncés deux mois plus tard par des « nostalgiques des colonies » du contingent comme nous. Jugement sans sommation: cellule-prison. Le commandement était désorganisé en France: les cadres de l'armée opérant en Indochine, en Algérie. Surprise un matin. Appelé au commandement de la compagnie qui m'adresse un message très particulier: « vous disparaissez du paysage, je ne veux plus entendre parler de vous ».

Destination Centre de sélection de Guingamp. Comme Testeur. Pourvu du BEPC, je faisais passer des tests aux appelés. Inespéré et hasard de son engagement.

Dix ans plus tard m'a été explicité la vérité sur ce miracle. Ce jeune commandant, rappelé à l'époque, était tout simplement le fils d'un cheminot communiste. Il avait abusé de son autorité.

Le dénouement: Ho Chi Minh triomphait, Ben Bella franchissait la frontière tunisienne avec ses troupes. La France capitulait dans la débâcle et les attentats de l'OAS.

Toutes ces péripéties digérées, je répondais à un Appel des Accords d'Evian: coopération technique en Algérie. Détaché de la SNCF à la « SNCFA ». Mon épouse acceptait un détachement d'enseignement. Bien sûr, c'était une décision d'importance. L'aventure dans un monde sortant d'une guerre salie par la torture.

Quel accueil dans ce pays meurtri, saccagé, méprisé? Embarquement Marseille pour Annaba (ex Bône). Voyage superbe en première classe (les arabes étaient entassés dans les cales) !!! Débarquement le lendemain. Quelle surprise: un pays grouillant d'arabes!!! Du soleil. Puis train pour Souk Arhas. Gros centre ferroviaire. 600 cheminots. Accueil par un cadre cheminot algérien. Qui pour me saluer me tend la main gauche. J'ai appris quelques mois après par lui-même – sans rancoeur ni haine- qu'il avait été torturé par les Paras de Le Pen.

Seul européen parmi 600 cheminots algériens. Vraiment surpris et interrogatif sur la qualité des installations ferroviaires: ce qui était manuel en France était mécanisé là-bas. C'était l'effet du plan de modernisation de Constantine. J'ai dû me former rapidement en prenant des cours du soir pour me mettre à niveau par rapport à ces installations modernes. Le monde à l'envers: c'était moi qui était censé apprendre aux autres. Le plan de Constantine et ce chemin de fer moderne était surtout là pour acheminer le fer, le phosphate, le pétrole sur l'Europe. Pas pour le bonheur du peuple algérien.

Rapidement au boulot. Accompagnateur de 8 jeunes algériens. Jeunes surpris de voir un européen en bleu de travail, sac à outils sur le dos. Moi-même, j'étais surpris du niveau de connaissance de ces jeunes algériens, des musulmans qui n'hésitaient pas à puiser une bière dans le frigo présent en permanence dans le 4/4 sur rail qui servait à nous déplacer, frigo approvisionné par mes soins.

Là aussi surprenant. Aucune rancoeur, aucun rejet de l'ordre donné, de l'engagement volontaire.

Notre parcours de travail s'étendait sur 200 km le long de la frontière tunisienne. Des paysages superbes, le maquis, le sable des montagnes. Une multitude de Djellabas. Le terrain propice à la pénétration de fellaghas dans l'Algérie Française. Là aussi, je fus surpris par l'accueil dans un monde que nous avons bafoué, massacré, traité au Napalm. J'ai visité avec le commandant de la place de Tebessa des galeries de mine qu'ils utilisaient à la barbe du colon pour franchir la frontière (technique à la Hamas).

Je passerais sur les villages de montagne passés au Napalm, les défoliants pour dénuder les caches des fellaghas.

Rien d'exceptionnel pour une guerre de pacification. Accueil dénué de tout esprit de revanche. Ce qui prouve bien comme avec le camarade Ho Chi Minh du Vietnam qu'il eut été possible d'instaurer un climat de coopération économique profitable aux peuples. De quoi écrire un roman.

Je terminerai sur quelques anecdotes.

A chaque voyage retour nous avions la possibilité de ramener une voiture neuve entièrement détaxée. Personnellement et pour cause, j'alimentais le chef de la police de Souk Arhas et le patron des douanes, ceci prouvant s'il en était besoin la tendance à la mise en place d'une Mafia qui a conduit progressivement l'Algérie à sa situation d'aujourd'hui. Ces personnages me gratifiaient de leur carte de visite. Bien utile. Par exemple, au cours d'une ballade en montagne (50° à l'ombre), dépourvu de tout papier d'identité, j'ai été embarqué brutalement par une patrouille. Mis à l'ombre. Soudain me vient l'idée de demander au chef de poste d'appeler le numéro du chef de la police sans lui dire à qui ce numéro appartenait. Garde à vous au téléphone: mille excuses et retour à la maison avec la jeep de la patrouille. La raison: entre l'Algérie et la Tunisie existait un fort trafic de Kif. Quatre anglais étaient signalés dans la montagne. Il y eut confusion à notre dépens.

Je m'appelle Dréan. A 50 km de Souk Arhas, il y avait une ville s'appelant « Drean », le nom d'un martyr de l'ALN. Les contrôles de police étaient légion, à chaque entrée de localité. Un jour, je me trouvais dans une file de contrôle. Se présente un policier. Je lui confie mon passeport: il l'ouvre, se met au garde à vous et me fait déboîter de la file, le nom l'ayant certainement impressionné. Un autre jour, un tapis que j'avais commandé arriva au bureau de poste de Drean tandis que je l'attendis chez moi pendant quatre mois.

Mon épouse, institutrice détachée, pendant 5 ans, le temps de ma coopération, fit la leçon à 40 jeunes algériens (qu'elle avait troqué contre 8 élèves français dans son école de village des Côtes du Nord). Le matin 40, l'après-midi une foule aussi impressionnante. Un silence, une discipline tout aussi surprenante. De jeunes palestiniens sortant des grandes écoles américaines – interdits de rentrer en Palestine – enseignaient l'arabe aux jeunes algériens. Coopérants, nous avions droit au consulat d'acheter du Ricard, du Porto détaxé. Ces jeunes palestiniens se faisaient un plaisir d'en déguster à la maison. Bien que musulmans m ais fortement teintés laïques. Après deux ou trois coups, le débat sur le colonialisme ressurgissait. Cordialement. Mais prévoyant et réaliste. « Ce que vous avez fait dans vos ex colonies et ailleurs, vous le paierez cher, très cher, pendant longtemps ». Un constat sans haine. Aujourd'hui nous y voilà.

J'ai connu de retour en France 20 ans après des Algériens sans pays. Après guerre, les nombreux algériens engagés dans l'Armée Française contre les nationalistes vietnamiens en Indochine ont reçu l'ordre de déserter en Indochine. Condamnés en France. Pourchassés en Algérie. Des vies brisées.

Le plus sanguinaire. Le Parti Communiste Algérien (PCA), soutien du FLN pendant la guerre de libération, y compris avec des ressortissants européens, d'ailleurs désavoués par le PCF même si celui-ci demandait la clémence pour les militants anti-colonialistes arrêtés et condamnait tortures et exécutions clandestines, était fortement implanté chez les cheminots. J'avais lié connaissance avec eux. Boumediene exile Ben Bella. Prend le pouvoir. Constatant la disparition de plusieurs camarades du P.C.A dans les gares environnantes, je m'en inquiète auprès d'un camarade de l'UGTA. Réponse: t'occupe pas de ça, c'est pas ton affaire. Huit jours après, dix d'entre eux étaient retrouvés égorgés dans un oued. Une multitude de drames affreux. J'ai connu tous les 15 jours l'atterissage d'un Boeing américain à Annihi. Repartant avec 500 jeunes algériens pour l'Afghanistan traquer les russes. Que sont-ils devenus aujourd'hui? Irak, Syrie, Mali....

Jean Dréan

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30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 06:30
Conseil départemental du 16 décembre - Intervention d'Ismaël Dupont (photo de Jacqueline Héré)

Conseil départemental du 16 décembre - Intervention d'Ismaël Dupont (photo de Jacqueline Héré)

Bref compte rendu d'intervention d'Ismaël Dupont au conseil départemental du 16 décembre, examen du Rapport d'Orientation budgétaire:
 
Jacqueline Héré, Isabelle Maugeais, et moi-même, sommes les 3 élus communistes et apparentés au sein du groupe d'union de la gauche Finistère et Solidaires, nous étions au Conseil Départemental à Quimper le jeudi 16 décembre pour la séance plénière sur le Rapport d'Orientation budgétaire.
 
"Je suis intervenu pour m'étonner de la priorité affichée en matière sociale sur la lutte contre la fraude sociale au RSA alors que les montants liés au non recours aux droits ou aux renoncements aux droits en raison des complexités administratives et des freins est bien plus important, sans parler de la fraude fiscale et de l'évasion fiscale qui atteint 60 a 80 milliards d'euros chaque année. Autre priorité de la droite aux responsabilités: le coaching comme s'il suffisait de traverser la rue pour trouver un emploi. Le vrai sujet, le travail sur la formation, un accompagnement personnalisé de qualité, sans faire croire que nous en sommes en situation de plein emploi et que les allocataires du RSA sont privés d'emploi parce qu'ils le veulent bien. Par ailleurs, la baisse des allocataires du RSA (17 500 contre 20 000 l'an passe) est une bonne chose mais quelle est la part imputable au changement de système de déclaration (l'inscription automatique pour le recours au droit pendant la crise sanitaire faisant place a un mode déclaratif ayant pu générer des défauts de déclaration), on peut se le demander. Quel sera l'impact aussi de la réforme de l'assurance chômage sur les permittents, les travailleurs saisonniers? Le Finistère est le 1er des 4 départements bretons pour le montant d'aides versés aux allocataires du RSA rapporte a la population, ce qui dit l'importance de cette vocation sociale de notre collectivité. C'est le cas aussi pour la PCH. Je suis aussi intervenu sur le manque de précision, de contextualisation, le caractère flou, évasif et lacunaire du rapport d'orientation budgétaire, un document plus littéraire que financier dans sa version actuelle, recyclant politique par politique le programme de l'Alliance, sans vision globale sur la vision du département de la majorité a l'horizon 2030, sans plan pluriannuel d'investissement, sans chiffrage des impacts financiers de la loi de finances 2022, des évolutions législatives sur les structures d'aide à domicile, le secteur de la petite enfance, sans projection sur l'après 2022. La droite m'est ensuite tombée dessus pour justifier le caractère central pour elle de ma lutte contre la fraude au RSA.
 
Je suis également intervenu contre l'attaque en règle auquel Maël de Calan a soumis un maire non présent dans l’hémicycle, Sébastien Marie, maire (écologiste) de Plounéour-Menez, à propos de la demande de financement d'un gymnase associé au nouveau collège de Plounéour-Menez".
 
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