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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 07:33
Vente d'armes aux Emirats arabes unis : « La surenchère guerrière » (PCF)
Vente d'armes aux Emirats arabes unis : « La surenchère guerrière »

La France, l’un des principaux pourvoyeurs d’armes des monarchies du Golfe, vient de signer un nouveau contrat de 17 milliards prévoyant la livraison de 80 Rafale, 12 hélicoptères de combat et de missiles aux Émirats arabes unis (EAU).

Alors que la région connait des tensions considérables, cette nouvelle vague de militarisation alimente les conflits en cours, légitime les idéologies guerrières et n’assure en rien la sécurité des peuples. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ont déjà utilisé des armes françaises dans la sale guerre sans fin du Yémen qui a fait 377 000 victimes et provoqué un désastre humanitaire.

Cet accord prévoit également une coopération militaire renforcée avec un régime qui bafoue les droits humains (tortures, enlèvements), viole le droit international (crimes de guerre) et finance le terrorisme d’Al Qaïda péninsule arabique (AQPA).

Il faut une certaine dose de cynisme pour affirmer, comme le font le président de la République Emmanuel Macron et son ministre des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian, que ces ventes d’armes assurent le rayonnement et la compétitivité de la France alors qu’elles sapent sa crédibilité.

Alors que le monde est plongé dans la tourmente des crises sanitaires et environnementales ainsi que dans une insécurité humaine croissante, nourrir les guerres est une folie.

La paix est un projet global pour l’humanité. Notre monde a besoin de solidarité et de coopération ce qui passe par la démilitarisation et la diminution drastique des dépenses d’armement. Ces exigences sont au cœur du projet porté par le candidat communiste, Fabien Roussel, à l’élection présidentielle.

Parti communiste français,
Paris, le 3 décembre 2021

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 07:30
CLIMAT – COP 26 : Nous avons une décennie pour sauver l’humanité et la planète (Hervé Bramy, PCF)
CLIMAT – COP 26 : Nous avons une décennie pour sauver l’humanité et la planète

De retour de Glasgow nous avons tiré les enseignements de la COP 26 lors du 5e Forum européen organisé par le Parti de la gauche européenne les 26 et 27 novembre dernier.

Tous les intervenants au panel climat, à Bruxelles, l’ont confirmé : le bilan de la COP 26 est décevant ! Échec total pour certains, verre à moitié rempli pour d’autres. Cependant toutes et tous conviennent qu’il est important de maintenir l’existence des COP. Outil du multilatéralisme qui permet aux petits et aux ONG de se faire entendre. Toutefois, la place trop importante laissée aux lobbies notamment des énergies fossiles est remise en cause. Selon les études on évalue leur nombre à 500 à Glasgow.

De nombreux sujets ont été abordés lors de notre panel : quel contenu donner à une transition juste, comment accélérer la sortie des énergies fossiles dont le charbon, la responsabilité des pays riches à l’égard des pays vulnérables, les enjeux de la stratégie de l’Union européenne avec le Pacte vert et l’ambition « Fit-for-55 ».

Si le président de la COP 26 a cherché à « maintenir en vie » l’objectif des 1,5°C de réchauffement de la planète pour 2100, à l’issue des débats, nous sommes très loin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales de 45 % d’ici 2030 comme préconisé par les scientifiques. Selon les études du Global Carbon Project les émissions pourraient même bondir de 4,3 % en 2021...

100% du réchauffement climatique est dû aux activités humaines. C’est un fait aujourd’hui établi, sans équivoque (GIEC)

Rappelons avant d’aller plus loin que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié le 9 août dernier son 6e rapport. L’appel lancé à cette occasion n’a pas été entendu par les chefs d’États dans l’enceinte du Scottish Event Campus à Glasgow. Pourtant le rapport proclamait l’urgence d’agir. « L’ampleur des changements récents dans l’ensemble du système climatique et l’état actuel de nombreux aspects du système climatique sont sans précédent, sur plusieurs milliers d’années.1» 

Cependant le GIEC laissait entr’ouverte la porte de l’espoir :

  • Si nous atteignons la neutralité carbone (c’est-à-dire : ne pas émettre plus de CO² que ce qui peut être absorbé ; par les terres, les forêts, les océans...), le réchauffement climatique devrait s’arrêter. C’est une donnée du rapport exprimée avec plus de certitude que dans le précédent rapport.
     
  • De nombreux changements dus aux émissions passées et futures de GES sont irréversibles pendant des siècles, voire des millénaires, notamment les changements dans les océans, les calottes glaciaires et le niveau global des mers. Cependant, certains changements pourront être ralentis et certains arrêtés en limitant le réchauffement climatique.
Où en sommes-nous à l’issue de la COP 26 ?

Ce que nous redoutions est advenu. La COP 26 à Glasgow a réuni 196 pays. Si l’objectif des 1,5°C a été réaffirmé, les résultats sont insuffisants malgré quelques avancées partielles. Le compromis obtenu est le reflet des insuffisances de l’Accord de Paris qui ne comporte aucune contrainte. Le Pacte de Glasgow reflète également l’inaction des chefs d’États puisque très peu d’entre eux ont augmenté leur contribution nationale à la réduction des émissions de GES. C’est pourquoi le texte appelle donc à « réviser et renforcer » dès 2022 à Charm El Cheik, en Égypte, leurs objectifs car pour les scientifiques, après la COP 26, nous sommes sur une pente de 2,7C de réchauffement de la planète.
Ce résultat est frustrant pour toutes les forces progressistes (partis, syndicats, ONG, citoyens...) mais il l’est énormément plus pour les nations et les peuples les plus exposés, situés au Sud.

On peut considérer que l’Union européenne n’a pas assez exprimé sa solidarité en direction des pays en développement afin de les accompagner dans leurs actions d’atténuation ou d’adaptation. En effet c’est au Sud, là où les effets se font le plus durement sentir que les populations souffrent le plus du réchauffement climatique .

Or ces pays sont vraiment très peu responsables de la situation en comparaison des pays riches et industrialisés bien que ces derniers en subissent aussi les conséquences comme on l’a vu cet été (inondations, sécheresses, incendies, dômes de chaleur, montée des océans, pandémies, destruction de puits de carbone…).

Ainsi l’engagement des pays riches et industrialisés de verser 100 milliards de dollars par an décidé à Copenhague (2009), réaffirmé à Paris (2015) n’a pas été atteint à Glasgow. A peine 80 milliards constitués dont beaucoup de prêts ce qui renforcera la dette des pays en développement. Par ailleurs leur affectation ne couvre que 20 % des besoins d’adaptation. Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (Pnue) les besoins des pays du Sud sont de 5 à 10 fois supérieurs aux financements proposés. Ces besoins sont estimés - selon des fourchettes hautes - à 300 milliards d’ici à 2030 puis de 500 milliards en 2050. Pour le GIEC il faudrait consacrer de 1 à 2 % du PIB mondial pour agir concrètement.
Enfin, précisons qu’aucune compensation du manque à gagner n’est prévue. La demande d’un mécanisme de « pertes et dommages » a été exclue du Pacte.

Fossiles : une avancée inédite

Pour la première fois de l’histoire des COP, un texte international évoque la nécessaire réduction des énergies fossiles dont le charbon. Aussi curieux que cela puisse paraître les pays pétroliers ont toujours refusé de voir mentionné le terme « fossiles » dans les textes. Pour ces derniers, les COP doivent traiter uniquement les conséquences du réchauffement climatique pas les causes de celui-ci. Or les changements climatiques sont la conséquence de l’action humaine et en particulier de l’utilisation des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole). L’amendement soumis, à la dernière minute, par l'Inde et la Chine a affaibli brutalement cette partie du texte. Ainsi le vote a consacré la formule « diminution progressive » en lieu et place de « disparition progressive ». Le président de la COP, le britannique Alok Sharma, s’est dit « profondément désolé »…

Les marchés carbone

La COP 26 a eu pour mission de finaliser la boîte à outils de l’Accord de Paris. Il s’agissait d’harmoniser les annonces de réduction des GES par pays, de définir une fréquence commune, de décider les modalités du calcul du bilan de leur action, bref gagner en transparence en particulier pour éviter les doubles comptages liés aux marchés carbone... Il faudra attendre encore 2023 pour que cela soit le cas.
Les règles sur les mécanismes de marché carbone constituent un fort sujet de blocage en raison de leurs modalités techniques complexes, à forts enjeux politiques et économiques. Le recours aux règles du marché carbone, permettent d’échanger entre pays des réductions d’émissions à l’aide de quotas alloués à une entreprise ou un pays.
​ Nous savons, par expérience, que le marché carbone européen (système communautaire d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre EU-ETS, selon son acronyme anglais) a montré son inefficacité. Sur l’European Energy Exchange (EEX), la bourse européenne du carbone, la tonne de CO² se négocie actuellement aux alentours de 40€ contre 17 € il y a un peu plus d’un an.
​ En tant que progressistes nous ne sommes pas convaincus que les règles du marché soient de nature à répondre aux problèmes posés car ils privilégient toujours les profits. D’ailleurs, ces véritables droits à polluer que sont ces marchés carbone en Europe sont un échec avéré. La réforme engagée en 2019 est-elle de nature à rendre enfin le système efficace ?

​ Quelques engagements non contraignants décidés en marge de la COP
  • 100 pays se sont engagés à réduire les émissions de méthane de 30 % d’ici à 2030 (gaz très impactant mais qui disparaît dans l’atmosphère plus rapidement que le CO2)
     
  • 180 pays ont décidé d’enrayer la déforestation d’ici 2030 : trop lent au regard de nombre d’observateurs
     
  • 39 pays, dont finalement la France, proclament mettre fin aux financements de projets d’exploitation d’énergies fossiles sans technique de capture de CO2
     
  • 32 États, régions, villes et industriels proposent la fin du véhicule à moteur thermique d’ici 2040
     
  • Une dizaine de pays dont l’Italie proposent de mettre fin à l’exploitation pétrolière et gazière
​ L’enjeu d’une transition juste

​ Le 4 novembre dernier, plusieurs chefs d’États et de gouvernement (dont ceux de l’Italie et du Royaume-Uni, co-organisateurs, mais aussi de la France, de la Commission européenne et des États-Unis) ont co-signé une « Déclaration sur la transition internationale juste ».

​ Il s’agit de placer, au cœur des processus des transformations industrielles rendues nécessaires par de nouvelles modalités de production et de consommation, les enjeux de la préservation de l’emploi, les intérêts sociaux des salariés comme des citoyens. En Europe ce sujet trouve sa réalité avec la Déclaration de Silésie/Katowice en 2018 puis a été intégrée au Pacte vert européen en 2019.

La Confédération européenne des syndicats précise le concept : avancer vers une conciliation de la lutte contre le dérèglement climatique et de la réduction des inégalités sociales autour d’emplois dit « verts » et du slogan «  pas d’emplois sur une planète morte ».

​ Les progressistes doivent impérativement investir ce champ. On peut effectivement douter de la bonne volonté des libéraux européens dans ce domaine. Se rapprocher des salariés et des syndicats des filières concernées (automobiles, mines de charbon etc..) est déterminant pour l’avenir d’une Europe de justice sociale et écologique. Nous sommes au cœur des enjeux de classe.

Pacte vert européen : révolution ou greenwashing 2?

​ Lors de la présentation du Pacte vert européen, si le Parlement a contraint la Commission de rehausser l’objectif de réduction des GES de l’UE pour 2030 à -55 % -c’est une bonne chose-  ; Ursula Von Der Layen, sa présidente a, pour sa part, déclaré :« ce qui est bon pour le climat est bon pour le business ».

​ En aucun cas, les principes du marché capitaliste tournés vers la satisfaction des profits ne sont mis en cause. On peut craindre les conséquences des règles du Pacte vert pour l’emploi et le pouvoir d’achat des Européens déjà lourdement pénalisés par les hausses des coûts de l’énergie privatisée et cotée en bourse en lieu et place de services publics.

​ D’autant que le 14 juillet dernier, la Commission a rendu public un paquet de 12 mesures regroupées sous l’intitulé »Fit-for-55 » qui vont de la révision de directives libérales à la mise en place de nouveaux outils dont des marchés carbone supplémentaires dans le transport et le bâtiment...

​ Il n’y a aucun espoir pour les peuples avec le capitalisme vert

​ Les atteintes au climat et à la biodiversité, leurs conséquences, y compris en Europe, pour la vie du plus grand nombre appellent un changement de civilisation. Car selon le GIEC, aucun écosystème n’est capable de s’adapter à l’évolution actuelle. Notre monde est le résultat de l’action humaine aujourd’hui sous contrainte du capitalisme. On ne pourra bâtir un nouveau monde avec les recettes de l’ancien. Tant que la finance dominera l’économie, tant qu’un réel partage des richesses ne sera pas imposé et que le monde des communs n’émergera pas nous vivrons une époque de grands dangers pour l’humanité et la planète.

L’intervention des peuples est urgente et déterminante. Elle doit devenir massive. Les partis progressistes d’Europe ont rappelé leur indisponibilité lors de leur Forum à Bruxelles. Nous nous sommes donnés rendez-vous au printemps 2022 lors du sommet climat que Emmanuel Macron compte organiser au titre de la présidence de l’Europe qui débutera le 1er janvier. Ensemble mobilisons-nous pour préserver l’humanité et le climat. Il y a urgence !

Hervé Bramy
​membre du PCF
​responsable du groupe de travail Environnement du PGE

1Extrait du 6e rapport du GIEC août 2021.
2Lire à ce propos le travail de décryptage du Pacte vert européen par le groupe de travail Environnement du PGE : https://www.european-left.org/campaigns/alternatives-to-the-capitalist-green-deal-in-europe/
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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 06:41

 

Le Psuv a gagné 20 des 23 régions et 210 mairies sur 335.

C'est une victoire incontestable même si l'opposition a su conquérir de nouveaux espaces de pouvoir. La démocratie vénézuélienne sort renforcée et la page du putsch permanent semble se tourner.

Nous analysons cette élection en compagnie de Lina SANKARI, journaliste au journal L'Humanité, qui est sur place au Venezuela.

 

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 06:29

En prétendant qu'aucun projet de reprise n'est « crédible » pour sauver la SAM et ses emplois, le ministre de l'Economie et Finances, Bruno Le Maire, accélère le pas vers la liquidation d'une nouvelle fonderie dans notre pays, alors même que des engagements avaient été pris par l'État et la région pour soutenir le projet de reprise.

 

 

Cette annonce est catastrophique pour l'emploi, pour la souveraineté industrielle et économique de la France et de l'Europe, comme pour Decazeville et son territoire.

Renault, seulement sommé d'avoir « un comportement exemplaire à l'égard des salariés », est de fait encouragé par la puissance publique à « accompagner » une liquidation pure et simple d'un outil industriel, pourtant capable de relever les défis de la mutation écologique de l'automobile. Car Renault peut ouvrir une perspective crédible au projet industriel de la SAM si le groupe relocalise ses commandes en France. Quel cynisme, dans ces conditions, de demander au bourreau d'avoir quelques sentiments pour le condamné !

Le ministre, qui devrait garantir que l'État actionnaire pèse de tout son poids sur les décisions stratégiques du groupe Renault, poursuit les choix du laisser-faire à l'égard des multinationales et donneurs d'ordres. C'est la démonstration une fois de plus que ce gouvernement n'est pas au service du pays et de la population mais seulement en appui des choix stratégiques et des logiques de rentabilité des grands groupes. 

Ca suffit ! Les salariés et nos territoires n'en peuvent plus de ce dépeçage industriel organisé.

Le PCF, son candidat à l'élection présidentielle, Fabien Roussel, proposent de rompre avec ces politiques et de mettre au pas ces grands groupes qui mettent le pays à genoux. Avec un État porteur d'une vraie stratégie de reconquête industrielle et qui se dote d'entreprises sous contrôle public pour la mettre en oeuvre, avec un État qui ne verse plus un euro d'argent public sans des engagements précis des entreprises. Et avec enfin de vrais pouvoirs pour les salariés, les élus locaux, les citoyens des territoires concernés pour mettre nos outils de production sous la protection de la République !

 

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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 06:24

Fabien Roussel était l'invité de Caroline Roux dans les 4 Vérités sur France 2, ce mardi 30 novembre.

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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 06:56

 

Caracas se mobilise pour la libération de son diplomate mandaté pour négocier nourriture et médicaments. Arrêté au Cap-Vert, il a été extradé illégalement vers les États-Unis.

Caracas (Venezuela), envoyée spéciale.

Une drôle de symphonie remonte, ce jour-là, des rues de Caracas. Entre moteurs qui pétaradent et coups de Klaxon, la capitale vénézuélienne est parcourue, le 15 novembre, par des militants à moto aux airs de Marlon Brando dans l’Équipée sauvage. Le rouge en plus. La manifestation de solidarité à Alex Saab, l’homme d’affaires colombien et envoyé spécial du président Nicolas Maduro enlevé par les États-Unis et désormais incarcéré au mépris du droit international, fait une halte devant l’ambassade de Cuba. En plusieurs endroits de Caracas, les murs sont recouverts du visage d’Alex Saab comme un cri de résistance au blocus états-unien et à l’asphyxie générée par les mesures de rétorsion illégales au regard du droit international.

Pressions tous azimuts de Washington

« Le durcissement des sanctions auquel le pays est confronté depuis 2015 sape la capacité de l’État à entretenir les infrastructures et à mettre en œuvre des projets sociaux. Aujourd’hui, le Venezuela fait face à un manque de machines nécessaires, de pièces détachées, d’électricité, d’eau, de carburant, de gaz, de nourriture et de médicaments », confirme Alena Douhan, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les effets des mesures coercitives unilatérales. L’homme d’affaires d’origine libanaise, qui a acquis la nationalité vénézuélienne, est cependant soupçonné d’avoir revendu la nourriture au Venezuela pour 112 % de plus que son prix d’origine dans le cadre de contrats qui excèdent 200 millions de dollars.

En 2020, l’ambassadeur adjoint du ­Venezuela auprès de l’Union africaine est mandaté en Iran pour négocier l’achat de nourriture, de médicaments et de pétrole, mais l’avion privé à bord duquel il voyage n’atteindra jamais Téhéran. « C’est un voyage à visée humanitaire. Nous sommes en plein Covid et les Vénézuéliens n’ont alors accès à aucun traitement », rappelle l’avocat canadien John Philpot, membre du comité de libération, en déplacement au Venezuela. L’avion d’Alex Saab nécessite une escale technique, mais ni le Maroc ni l’Algérie ne lui en donnent l’autorisation. Le doute continue de planer sur les pressions exercées par les États-Unis, qui accusent le diplomate d’être le chef d’orchestre d’un vaste réseau ayant permis à Nicolas Maduro de détourner l’aide alimentaire et les fonds de la mission Vivienda pour la construction de logements sociaux. Dès juillet 2019, il était ainsi inculpé à Miami pour blanchiment d’argent. Il ne fait toutefois aucun doute que la répression qui s’abat contre Alex Saab, qui permet à Caracas de contourner les sanctions, vise avant tout Nicolas Maduro lui-même.

Le 12 juin 2020, c’est finalement vers l’île cap-verdienne de Sal que l’appareil à bord duquel voyage Alex Saab est dirigé. Il est immédiatement capturé et placé à l’isolement. Sans base légale. Dans leur précipitation, les autorités de Praia se passent de la notice rouge d’Interpol, qui ne sera éditée que le lendemain, comme le souligne la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui demande, à l’instar de l’ONU, la suspension de la procédure. D’autant que les États-Unis ne sont liés par aucun traité d’extradition avec le Cap-Vert. L’organisation africaine obtient son placement en résidence surveillée, en janvier 2021, du fait de son état de santé délicat. Selon ses avocats, Alex Saab est atteint d’un cancer, souffre de diabète, d’hypertension et de problèmes cardiaques. Nouvelle étape majeure, deux mois plus tard : la Cour de justice de la Cédéao ordonne au Cap-Vert, qui s’y refuse, le versement d’une somme de 200 000 dollars pour détention illégale. En juillet, la Cour constitutionnelle de l’État insulaire rejette également la demande d’adoption de mesures conservatoires présentée par le Comité des droits de l’homme de l’ONU afin que les preuves contre Alex Saab soient évaluées.

Négociations suspendues entre le gouvernement et l’opposition

Dans une lettre manuscrite à la chaîne américaine CNN, Alex Saab dénonce la torture dont il a été l’objet lors de son séjour en prison. « Nous avons malheureusement toutes les raisons de le croire : il est détenu les yeux bandés et durant les interrogatoires plusieurs enquêteurs laissent échapper un accent américain. Il ne peut pas s’agir de policiers cap-verdiens. Ils ont par ailleurs cherché à obtenir des informations sur le système de détournement de sanctions. Ils ont tenté de le faire chanter, de le faire critiquer Nicolas Ma duro », explique John Philpot. Le temps presse pour les États-Unis. L’élection présidentielle cap-verdienne est prévue le 17 octobre et le candidat de gauche, finalement élu, José Maria Neves, indique durant la campagne qu’il est prêt à reconsidérer le cas d’Alex Saab s’il parvient au poste suprême. « La veille de l’élection, sans décret juridique confirmant l’extradition, les États-Unis enlèvent Alex Saab », relate John Philpot. Ce dernier acte a eu pour effet de suspendre les négociations entre le gouvernement vénézuélien et l’opposition auxquelles le diplomate devait participer au Mexique.

Le 1er novembre, le tribunal de Miami lève sept des huit chefs d’accusation qui pèsent contre lui : l’homme d’affaires encourt toujours vingt ans de prison pour association de malfaiteurs. Selon son épouse, Camila Fabri Saab, qui a pris la parole lors d’une mobilisation, mi-octobre plaza ­Bolivar à Caracas, cette extradition illégale est une offense à tous « les peuples dignes du monde ». Un dangereux précédent qui signe, pour Carlos Arellan, membre des volontaires pour la libération d’Alex Saab, la mise en place d’un « mécanisme de barbarie entre les nations. Lorsque l’immunité diplomatique n’est pas respectée, nous nous trouvons dans une situation très vulnérable pour la souveraineté du Venezuela et d’autres nations. » Drôle de symphonie.

 

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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 06:53

 

Selon le ministère des transports, les autoroutes s’apprêtent à augmenter leurs tarifs de plus de 2 % dès février 2022. Une hausse de prix qui relance le débat sur leur nationalisation.

Double peine pour les automobilistes. Après le prix du carburant à la pompe, c’est celui des péages qui pourraient délester le porte-monnaie des automobilistes. Selon le ministère des transports, les sociétés autoroutières s’apprêtent à augmenter leurs tarifs de 2 % en moyenne, à partir du mois de février. Cette hausse concerne notamment deux réseaux autoroutiers, à savoir le réseau APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône) et ASF (Autoroute du Sud de la France) avec respectivement 2,05 % et 2,19 % d’augmentation. Pas de quoi s’insurger, à entendre une « source proche des concessionnaires », citée par l’AFP, puisque « les tarifs de péage au 1er février 2022 n’augmenteront pas plus que l’inflation ».

La main molle du gouvernement

Le gouvernement a encore la main. Même si les contrats très stricts liant l’État aux sociétés d’autoroutes prévoient une augmentation automatique des tarifs des péages tous les ans au 1er février, en fonction notamment de l’inflation et des chantiers entrepris sur le réseau, l’exécutif doit encore donner son feu vert. Il n’est peu probable qu’il aille à l’encontre de la dermande. Déjà, en 2019, il n’avait pas choisi cette option. En plein cœur du mouvement des « gilets jaunes », il s’était contenté d’obtenir de la part des sociétés d’autoroutes une réduction de 30 % des tarifs pour les conducteurs réguliers. Auparavant, en 2015, Ségolène avait gelé les tarifs… sous conditions. Le gel devait s’accompagner d’une hausse de tarif entre 2019 et 2023, mais aussi d’un allongement de leurs concessions en échange des travaux à réaliser. D’après l’Autorité des transports, les conséquences de ce gel se sont chiffrées à 500 millions d’euros de péages supplémentaires pour les conducteurs, faisant suite à une hausse des prix de 0,44 % en 2021.

Distributions de dividendes

Cette fois, la pilule passe encore plus mal. D’autant qu’en 2020, malgré deux confinements et une circulation routière quasi à l’arrêt, les sociétés autoroutières ont distribué près de deux milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires. Pis, selon le rapport d’enquête sénatorial, publié en septembre 2020, les sociétés historiques ASF (Vinci), APRR (Eiffage) et SANEF aurait versé aux actionnaires plus de 24 milliards d’euros de dividendes depuis la privatisation. Des dividendes qui devraient exploser, entre 2022 et 2036, pour atteindre 40 milliards d’euros environ, dont 32 milliards rien que pour Vinci et Eiffage.

Mais ce rapport reste « au milieu du gué », avait estimé le sénateur communiste du Nord, Eric Bocquet. Car les rapporteurs avaient écarté un rachat anticipé des concessions, dont le coût avait été jugé « prohibitif » : entre 45 et 50 milliards d’euros. Ils avaient proposé à la place de revoir les règles des contrats. L’argument avait été jugé « farfelu » par Eric Bocquet, d’autant que le coût de la renationalisation n’aurait pas été « à la charge de l’État », mais « remboursée par les péages ».

En pleine période présidentielle, le débat sur la renationalisation des autoroutes refait surface. Après les communistes en 2019, les députés Insoumis ont déposé à leur tour, ce mardi, une proposition de loi visant à nationaliser les autoroutes.

 

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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 06:18

Fabien Roussel était l'invité de Laurent Ruquier et Léa Salamé sur le plateau d'On Est En Direct, sur France 2, le 27 novembre 2021.

 

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4 décembre 2021 6 04 /12 /décembre /2021 06:16
Reportage du Quotidien lors du Rassemblement pour nos emplois et notre pouvoir d'achat, le 21 novembre à Paris.
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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 06:44
La droite refuse l'inégilibilité des personnes condamnés pour racisme proposée par Fabien Roussel
Vote incompréhensible des députés cette après-midi à l'Assemblée Nationale.
La majorité a donc décidé de laisser les personnes condamnées pour racisme candidater à des élections.
Comment être élus de la République quand on a exclu, stigmatisé et discriminé par ses idées une large partie de la population?
Ce vote est une honte pour notre Démocratie.
Enzo de Gregorio
La droite refuse l'inégilibilité des personnes condamnés pour racisme proposée par Fabien Roussel
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