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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 06:30

Le fisc estime la fortune des Balkany à 16,5 millions d'euros

Patrick Balkany, le 2 juin 2014, à Roland-Garros © ReutersAlors que Patrick Balkany a été mis en examen pour « fraude fiscale » jeudi 15 octobre, Mediapart dévoile une première estimation du patrimoine amassé par le couple. D'après le fisc, il atteignait 16,5 millions d'euros d'actifs taxables en 2013. Les élus vont devoir s'acquitter de l'ISF, dont ils s'étaient dispensés, au moins pour les années 2008 à 2013.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 13:55

 

NDDL. "L'aéroport se fera" affirme Valls (Ouest-France)

Notre-Dame-des-Landes - 15 Octobre

Le Premier ministre a affirmé ce jeudi que l'aéroport se fera et que l'Etat "ne cédera jamais face aux intimidations d'une minorité d'individus ultraviolents".

Questionné par le sénateur de Loire-Atlantique Joël Guerriau ce jeudi, lors des questions au Sénat, Manuel Valls a affiché sa détermination sur le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

« Le projet va pouvoir se poursuivre normalement », répète le Premier ministre, malgré l'appel des opposants au rejet par le tribunal administratif de Nantes, en juillet, des recours environnementaux.

« Notre pays est un État de droit. Une fois que la justice a tranché, ses décisions doivent être mises en œuvre et le gouvernement ne peut pas accepter qu'une minorité d'opposants radicalisés fassent obstacle à l'intérêt général et à l'application des décisions de justice. Nous continuerons de faire appliquer les lois de la République à Notre-Dame-des-Landes », poursuit le Premier ministre.

Manuel Valls est catégorique : « Ce projet nous le soutenons et il se fera. »

Le regain de tension dans la Zad, après le pillage d'un camion et l'occupation d'une nouvelle maison, relance la question d'une évacuation des zadistes. Là encore Manuel Valls est déterminé : « Le gouvernement ne cédera jamais face aux intimidations d'une minorité d'individus ultraviolents. »

Concernant l'occupation illégale d'une nouvelle maison, depuis samedi, Manuel Valls annonce une expulsion. Selon lui, le propriétaire, la société Aéroports du Grand Ouest-Vinci a entamé une procédure en référé auprès du tribunal de grande instance de Nantes. Le Premier ministre assure que les militants occupant cette maison, un collectif d'une douzaine de Nantais, seraient expulsés dès que la justice l'aurait décidé. « Dès que l'ordonnance d'expulsion de la maison occupée aura été rendue, elle sera exécutée », a-t-il poursuivi.

Quant à une évacuation complète de la Zad, Manuel Valls ne donne bien sûr aucun calendrier. L'intervention sera gardée secrète jusqu'au dernier moment. Une association pro-aéroport les Ailes pour l'Ouest espère cette évacuation des zadistes en janvier.

http://www.ouest-france.fr/notre-dame-des-landes-laeroport-se-fera-affirme-valls-3767952

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 06:28

Conférence sociale ou monologue social ?

Où sont les réponses aux exigences des salariés ?

jeudi 15 octobre 2015

Dans nombre d’entreprises et dans les manifestations interprofessionnelles, depuis plusieurs mois, les salariés ont exprimé leurs désaccords à l’encontre des politiques d’austérité et face à la culpabilisation permanente instrumentalisée sur le "coût du travail". Ils ont exprimé haut et fort leurs exigences pour l’augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux, pour leurs conditions de travail, l’équilibre temps de travail et vie privée, pour l’emploi, pour des protections à l’exemple de la Sécurité Sociale, des régimes de retraite…

Elles et ils ont parfois gagné comme à la polyclinique d’Auch,à Fralib, aux Jeannettes ou sont engagés dans des mobilisations, très souvent dans l’unité syndicale comme à l’APHP, Air France, Proségur, Graf Tech, le groupe Eiffage, Sanofi, Aréva, les postiers, les policiers, les éboueurs de la ville de Paris , la réforme du collège, la Française des roues….

Les seules réponses apportées se traduisent par la répression, une succession de lois de régression sociale, le passage en force en usant du 49/3, l’application unilatérale de l’accord chez les fonctionnaires, pourtant rejeté majoritairement, la baisse des pensions, la casse des régimes de retraites complémentaires Agirc et Arrco, dans un contexte où le chômage, l’insécurité sociale et les inégalités ne cessent de s’aggraver.

La CGT ne peut pas continuer de se satisfaire d’une politique qui remet en cause notre modèle social, la citoyenneté au travail et répondant exclusivement aux intérêts du patronat.

De plus, La CGT ne peut cautionner les discours actuels affirmant que la violence se situe du côté des salariés. La plus grande des violences, c’est la violence sociale vécue tous les jours par ces millions de salariés, chômeurs et précaires, qui sont majoritairement des jeunes, des femmes et des retraités. La violence, c’est apprendre du jour au lendemain que l’on va se retrouver sans emploi, en raison du diktat imposé par les actionnaires pour sécuriser la hausse de leurs dividendes et par les politiques d’austérité dictées par l’Union européenne.

Lorsque l’on qualifie des salariés de voyous, de quel côté se situe-t-on ? Lorsqu’on les cueille tôt le matin devant femmes et enfants comme des criminels ? Quel dialogue pense-t-on instaurer ?

Au vu du traitement qui est réservé aux salariés d’Air France aujourd’hui, on comprend dès lors bien mieux, le refus du gouvernement de recevoir la CGT le 23 septembre dernier, alors que des salariés étaient convoqués pour faits de grève, le jour même, et que des dizaines de milliers travailleurs manifestaient sur tout le territoire, contre la remise en cause des locaux des bourses du travail, contre la répression, les sanctions et les discriminations, pour les libertés et le respect du droit syndical.

Au regard de tous ces éléments, la Commission Exécutive Confédérale réunie ce jour à Limoges a décidé de ne pas participer à la prochaine conférence sociale qui se tiendra le lundi 19 octobre.

Dès l’annonce de la tenue de cette nouvelle conférence, notre confédération a demandé que soient inscrites à l’ordre du jour, les questions de salaires et réduction du temps de travail. La CGT estime en effet qu’aujourd’hui l’urgence est de mettre un terme définitif aux politiques austéritaires.

Ceci doit passer par des mesures immédiates, tant en termes de réduction du temps de travail que de revalorisation des salaires et ce, afin de favoriser la création d’emplois

L’organisation de cette conférence sociale aura d’ailleurs été un exemple éclairant de la conception de la démocratie sociale par le gouvernement :
Le programme définitif n’aura été communiqué que moins deux semaines avant. Peu ou pas de concertation quant aux thèmes retenus, le contenu des tables rondes évoluant d’ailleurs encore en fonction des demandes particulières des ministres.
La démocratie sociale selon le gouvernement, c’est le refus de donner la parole aux organisations syndicales lors de la conférence plénière alors que la tribune est offerte aux « experts » patronaux. Démocratie sociale d’ailleurs remise en cause par la récente loi Rebsamen.

La Commission Exécutive réaffirme que le rôle de la CGT, n’est pas d’accepter des décisions prises unilatéralement par le gouvernement et le MEDEF. Le rôle de la CGT, c’est au contraire de proposer des alternatives favorisant le progrès social et le plein emploi.

Dans ces conditions, La CGT souhaite que s’engagent rapidement de véritables négociations autour des sujets majeurs qui préoccupent les salariés, c’est-à-dire :
- L’augmentation des salaires et le paiement des qualifications.
- La réduction du temps de travail en lien avec la santé au travail, son organisation, sa qualité.
- La sécurité sociale professionnelle avec un nouveau statut du travail salarié.
- L’avenir de l’industrie de notre pays.
- Le renforcement des services publics.
- Les enjeux environnementaux.

Ces négociations doivent se faire dans un contexte social apaisé et constructif, en concertation et après consultation des organisations syndicales représentatives du pays, dont la CGT.

La CGT - Montreuil, le 14 octobre 2015

Philippe Martinez, un métallo secrétaire général de la CGT (photo Le Monde)

Philippe Martinez, un métallo secrétaire général de la CGT (photo Le Monde)

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:39
Quand Alexandre de Juniac, PDG d'Air France, parle des acquis sociaux et du travail des enfants

Lors des "Entretiens de Royaumont" de 2014, devant un parterre de dirigeants d'entreprises, Alexandre de Juniac, le pdg d'Air France s'est interrogé en public sur la notion d'acquis sociaux, l'âge de la retraite, par exemple, mais aussi sur l'âge du travail des enfants... édifiants.

Lire aussi: "Le moment Air France" par Mediapart:

Le gouvernement face à la supercherie du dialogue social

Depuis 2012, le gouvernement est allé de renoncement en reniement. Ces deux dernières semaines, l’État a participé à la mise en scène de la violence des rapports sociaux. Le « moment Air France », c’est l’acmé douloureuse et grotesque d’une politique qui a tourné le dos aux salariés, à sa gauche, à son électorat.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 10:00

BFM TV - 12 Octobre 2015

Pierre Laurent Air France : Le gouvernement et la direction jouent l'humiliation (Pierre Laurent) Après les incidents à Roissy le 5 octobre dernier, le gouvernement, plutôt que d'apaiser les tensions et de retourner à la table des négociations, choisit la provocation. Les salariés d'Air France sont traités comme des criminels, arrêtés chez eux devant leur famille au petit matin.

Le gouvernement et la direction jouent l'humiliation et s'enfoncent dans la honte.

La riposte doit être massive et unitaire.

C'est le cri de colère de cinq personnalités ( voir l'Humanité du 13 octobre ) après les arrestations de syndicalistes , traités comme des scélérats et interpellés chez eux devant leur famille au petit matin .

Ci-dessous une dépêche d'AFP sur une déclaration de Pierre Laurent , secrétaire national du PCF

http://www.cbanque.com/actu/54546/air-france-laurent-juge-hallucinant-que-valls-aille-s-excuser-en-arabie-saoudite

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:26
Manifeste des 30 philosophes et personnalités engagées qui rappellent au laboratoire Servier et à la profession médicale ses obligations légales et morales

- La Loi santé est en débat actuellement au sénat.

L'un des chapitres consacré au Groupement Hospitalier de Territoire, contient des dispositions qui vont accentuer les restructurations, les fermetures de services, les déserts médicaux et sont motivées pour obtenir 3 milliards... d'économies.

- Le débat sur le médicament à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité, paru dans "Globule rouge", journal santé du PCF, distribué à Morlaix la semaine prochaine.

Christiane CARO

Membre de la commission santé du PCF

30 médecins, philosophes et personnalités engagées, rappellent au laboratoire SERVIER et à la profession médicale leurs obligations légales et morales

Si les représentants du laboratoire SERVIER déclarent devant les micros vouloir indemniser les victimes du médicament Mediator, leurs avocats sont engagés dans une guérilla juridique qui désespère les malades, dont certains sont mourants. Dans le même temps, certains médecins poursuivent leurs partenariats institutionnels avec SERVIER, malgré les éléments graves qui pèsent sur cette entreprise et son comportement inacceptable.

* Citation extraite du serment d’Hippocrate prêté par tous les médecins français lors de la soutenance de leur thèse.

« Nous, signataires de ce manifeste, exhortons les professionnels de santé à reconsidérer leurs liens avec le groupe pharmaceutique SERVIER, laboratoire mis en examen pour des comportements d’une extrême gravité à l’origine de milliers de maladies cardiaques graves et de décès.

Début 2014, le procureur de Paris annonçait la fin de l’enquête pénale menée par les juges d’instruction du Pôle Santé de Paris depuis le retrait du Mediator fin 2009. L’enquête et notamment le rapport d’expertise pénal confirmaient le dramatique bilan humain ainsi que l’existence d’éléments graves justifiant des mises en examen de l’entreprise SERVIER pour « tromperie aggravée avec mise en danger de l’homme”, “escroquerie”, “homicides et blessures involontaires”, “trafic d’influence et prise illégale d’intérêts”.

Plutôt que de faire amende honorable, le laboratoire SERVIER poursuit depuis plusieurs années une guérilla judiciaire pour retarder à la fois le procès pénal et surtout l’indemnisation des victimes au civil. Trahissant ses engagements publics de réparation, il conteste sans relâche chaque étape du processus d’indemnisation jusqu’à contraindre récemment l’Etat (via l’Oniam*) à se substituer à lui et à indemniser des victimes avec des fonds publics !

Alors que l’état de santé de nombreuses victimes ne cesse de se dégrader, le laboratoire SERVIER pousse nombre d’entre elles au désespoir et à la conviction « qu’en fait, SERVIER attend leur mort ». Cette attitude est contraire à l’éthique scientifique et pharmaceutique.

Dans ces conditions, les signataires de ce manifeste déplorent que le laboratoire SERVIER reste un sponsor favorablement accueilli par une partie de la communauté médicale, certaines sociétés savantes et de nombreux leaders d’opinion médicaux.

Ils appellent solennellement les médecins, soignants et leurs instances représentatives à réévaluer la pertinence des liens les unissant au laboratoire Servier, et à vérifier si ces partenariats sont compatibles avec les principes fondamentaux de la déontologie médicale. »

*Office National d’Indemnisation des victimes d’Accidents Médicaux.

26 août 2015

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:29

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MOUVEMENT DE LA PAIX

Tir du missile nucléaire M51 : irresponsabilité et gabegie financière


Alors que se tient une assemblée générale des Nations Unies, c’est un bien mauvais message que la France adresse à la communauté internationale en procédant a un nouvel essai du missile M51. Ce missile d’une portée de 8000 kilomètres peut être porteur de 6 a 8 bombes atomiques ayant chacune sa trajectoire propre et une puissance individuelle de plus de 100 fois la puissance d’Hiroshima.

Alors que les trois-quarts des États représentés aux Nations Unies ont à plusieurs reprises exprimé leur souhait de la mise en place d’un traité d’interdiction des armes nucléaires face au danger de catastrophe humanitaire qu'elles représentent, que l’opinion publique en France est favorable à un processus de désarmement nucléaire, qu’un large front se constitue au plan mondial réunissant tant les églises, les élus, les syndicats etc. La France persiste dans sa violation du Traité de non prolifération.

Par une lettre du 9 septembre, nous demandions au Président de la République d’annoncer à la tribune de l’ONU que la France gelait la modernisation des armes atomiques françaises. En vain, le Président de la République persiste dans la voie de l’irresponsabilité que constitue cette violation du droit international et de la gabegie financière puisque ces modernisations coûtent de l’ordre de 4 milliards d’euros au budget de la France et qu’au même moment, le gouvernement demande une coupe de 3,5 milliards d’euros dans le budget de la santé. C'est pourquoi le Mouvement de la Paix condamne le tir du M 51.

Plus que jamais l’action de l’opinion publique est nécessaire est nécessaire pour obtenir un traité d'interdiction des armes nucléaires.

Communiqué de presse du mouvement de la Paix: Tir du missile M51: irresponsabilité et gabegie financière
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:26
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 05:59
Rémunération des fonctionnaires: le projet Lebranchu mort mais pas enterré (Le Télégramme, 30 septembre)

C'est un sérieux revers pour la ministre de la Fonction Publique, la morlaisienne Marylise Lebranchu: la CGT, premier syndicat de la Fonction publique (23,1%) a annoncé, hier, qu'elle ne signerait pas le projet d'accord sur la rémunération des fonctionnaires, un chantier inédit depuis 25 ans.

Le ministère temporise, la CGT voit rouge

Après les refus déjà entérinés de FO (18,6%) et Solidaires (6,86%) cette décision enterre théoriquement le texte qui, pour être validé, devrait recueillir l'aval de syndicats représentant au moins 50% des voix aux élections professionnelles. A ceci près que le ministère de la Fonction Publique s'est refusé, hier soir, à acter l'échec de l'accord.

Evoquant une "situation inédite où les signataires et les non-signataires sont plus ou moins 50%" Marylise Lebranchu et le Premier Ministre, Manuel Valls, ont repoussé à aujourd'hui leur communication sur ce dossier.

Une incertitude qui a fait bondir la CGT, laquelle a averti, d'emblée: "Pas question de remettre en cause la règle de l'accord majoritaire à 50% qui est une pierre angulaire de notre démocratie".

Le texte visait à rendre les carrières "plus attractives". Il proposait de revoir d'ici 2020 toutes les grilles de rémunération (catégories A, B, et C) moyennant un allongement des carrières. En clair, il aurait fallu plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire (25 ans actuellement).

Dernier syndicat à se prononcer, la CGT a jugé le calendrier d'application du protocole d'accord à partir de 2017 "inacceptable". Dénonçant le "chantage du gouvernement", elle a réaffirmé la "priorité absolue qui doit être donnée à l'augmentation immédiate de la valeur du point d'indice" gelé depuis 2010.

Lire aussi dans la Gazette des Communes:

La CGT, première organisation syndicale de la fonction publique a décidé de ne pas signer le projet d'accord sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR), a-t-elle annoncé mardi 29 septembre 2015. Le texte n'ayant pas reçu d'accord majoritaire (plus de 50 % des voix recueillies lors des dernières élections professionnelles), les mesures qu'il contenait ne devraient pas être appliquées. Mais une conférence de presse de bilan de la négociation est prévue demain mercredi midi.

Dans son communiqué, la CGT évoque « de fortes insuffisances » dans le texte. « La première partie du protocole réaffirme de manière forte un certain nombre de principes fondamentaux quant au statut et à la conception républicaine de la fonction publique, mais l’écart n’en reste pas moins considérable entre cette réaffirmation et la politique concrète de ce gouvernement qui met la fonction publique à la diète, poursuit les suppressions de postes, coupe dans les budgets, met à mal les missions publiques », développe-t-elle dans le communiqué.

Les représentants syndicaux ne manquent pas aussi de dénoncer les récentes déclarations de Emmanuel Macron : « Les déclarations anti-fonctionnaires du ministre de l’Economie confirment qu’en la matière, les engagements gouvernementaux ne peuvent être pris pour argent comptant. »

Autres critiques : l’application tardive de l’accord, dont les premières mesures entreraient en vigueur à partir de 2017. Par ailleurs, plusieurs engagements « sont trop diffus et leur application n’est pas datée », la réforme des agents de maîtrise par exemple.

La CGT signale aussi des problèmes de reclassement. « Certains agents, notamment en fin de carrière, se trouveraient sur certaines périodes à un indice inférieur à celui qu’ils auraient eu avec les grilles actuelles. »

Problème de confiance

Le syndicat évoque en outre un problème de confiance : « Plusieurs des accords précédemment signés n’ont pas été pleinement appliqués », comme celui sur la résorption de la précarité et sur la santé au travail. « Sur plusieurs points, le gouvernement actuel n’a pas œuvré à les faire respecter », insiste-t-on.

La CGT conclut en renvoyant la responsabilité au gouvernement : « Dès le début de la négociation, nous avions signalé les points durs du texte, tels que la faiblesse des mesures indiciaires et la suppression de l’avancement d’échelon à la durée minimale. Le gouvernement a fait le choix de laisser les choses en l’état », insiste Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT Services publics.

Le syndicat se dit disponible pour une reprise des négociations « sur des bases nouvelles » et dénonce « le chantage inacceptable du gouvernement » qui indique être prêt aujourd’hui, faute d’un accord, à renoncer à toute mesure de revalorisation du point d’indice et des carrières.

Une conférence de presse bilan est prévue demain mercredi au ministère de la Fonction publique.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 07:25

Longue interview hier de François Fillon, l'ancien premier ministre de Sarkozy, au Télégramme.

Le bonhomme a un ton plus martial que jamais pour promettre de s'attaquer au droit du travail, aux services publics, aux travailleurs, si la droite revient au pouvoir avec lui. Un vrai petit Thatcher zélote du patronat que ce fils de notaire natif de la Sarthe, un des hommes politiques français les plus riches.

Jugez plutôt: pour éviter le déclin français, l'enfoncement dans la "médiocrité", il faut intensifier les réformes ultra-libérales.

"Nous avons une excuse, dit François Fillon par rapport au niveau de lutte contre les déficits insuffisant du temps de Sarkozy, celle d'avoir été freinés par la pire crise financière depuis un siècle. Dans l'urgence, nous avons dû jouer les pompiers pour protéger les Français (ils s'en souviennent bien, merci, c'est pourquoi ils vont ont récompensé en 2012!), mais ce fut au détriment de la rupture. Sur les 35 heures, sur la lutte contre les déficits, j'étais disposé à prendre des risques et à assumer l'impopularité... Nicolas Sarkozy, non sans arguments, jugeait le pays trop fébrile pour cela".

Fillon, c'est du lourd en matière de mépris du peuple: allez, encore un effort et il sera nommé ministre de l'économie de Manuel Valls et François Hollande en remplacement de Macron...

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