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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 08:47

 Les résultats de ces élections municipales confirment le désaveu massif des Françaises et des Français vis-à-vis de la politique conduite par le Gouvernement. Face aux choix libéraux, qui rendent la vie toujours plus difficile pour des millions de personnes, la sanction s’exprime de façon différente : par une très forte abstention de l’électorat de gauche, avec des niveaux encore jamais atteints pour un scrutin municipal ; par le basculement à droite et une implantation du Front national dans de nombreuses villes traditionnellement ancrées à gauche.

bureau-de-vote.jpg

 Au regard de ce désaveu massif, le Parti Communiste Français n'est pas épargné par les gains de la droite, mais maintient globalement son implantation après avoir fait élire 94 maires de villes de plus de 3500 habitants au premier tour, et enregistré, au second tour, le gain de villes importantes comme Aubervilliers et Montreuil. Dans le Puy-de-Dôme, le gain de Thiers et Courpière, dont je suis le député, est aussi un signe fort. Ces milliers d’élus PCF, du Front de Gauche, progressistes constituent le troisième réseau national d’élus municipaux et de maires. Ils continueront à être des relais efficaces et utiles des luttes sociales et des attentes fortes des habitants au sein des collectivités.

 Là où ils seront présents, là où ils seront en responsabilité, nos élus devront pleinement prendre leur part dans la construction de politiques municipales répondant aux besoins de celles et ceux qui sont les plus en difficultés. Il s’agit également de structurer des champs de résistance aux politiques d’austérité en promouvant des politiques publiques locales exprimant les valeurs de la gauche. Je pense notamment à la défense des services publics locaux qui seront les premiers dans la ligne de mire d’une droite revancharde qui voudra solder ces piliers essentiels du vivre ensemble, et offrir de nouveaux marchés juteux aux entreprises privées. Quelle que soit notre position, dans des majorités de gauche, ou a fortiori dans les oppositions municipales, notre rôle d’élu progressiste doit être rendu visible, en contact permanent avec la population, pour donner de la force à notre façon de faire de la politique, plus humaine, au service de la justice sociale. Je n’ai aucun doute sur l’engagement de nos élus dans cette démarche.

 Comme l’affirment l’ensemble des forces du Front de Gauche, et beaucoup de militants de gauche, l’autre constat à tirer de cette élection est « l'urgence absolue de changer de politique, à commencer par le pacte d’irresponsabilité dicté par le MEDEF et la commission européenne ». La pire des choses serait désormais d’assister autour d’un remaniement ministériel, simple tentative de trompe l’œil, à un déni de sanction et à un repli mortifère sur une politique libérale contraire à l’aspiration du peuple de gauche et du monde du travail. Sans changement politique, rien ne sera possible pour la gauche demain. C’est en ce sens que le 12 avril prochain, le PCF et le Front de gauche donnent rendez-vous dans la rue, pour un sursaut politique, à toutes les forces progressistes et à tous celles et ceux qui ont le cœur à gauche.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:00

Jusqu'en 2008, les infrastructures ferroviaires, fluviales et routières étaient financées par les recettes publiques des péages d'autoroutes. 

Mme Royal aurait-elle oublié que c'est son camarade Lionel Jospin et le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot qui ont commencé à privatiser ce secteur, au profit du grand capital d'Eiffage et Vinci? 

Parait-il qu'elle va réfléchir. Il n'est pas nécessaire de sortir de l'ENA pour se rendre compte qu'il est vital de renationaliser les autoroutes.

Voilà une solution concrète et alternative pour sortir de la crise et de l'austérité, phrase si chère à Pierre Laurent.

 

Michel Lespagnol.  

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:30
valls_0.jpg
La démocratie d'opinion contre la responsabilité politique : en nommant Manuel Valls premier ministre, François Hollande fait un choix contraire aux leçons des municipales. Là où une demande de gauche et de justice sociale s'est exprimée, le président brandit le discours d'ordre, de sécurité et de libéralisme : celui-là même qui a organisé la descente aux enfers de la gauche.
A la une de Mediapart, le site d'investigation indépendant : www.mediapart.fr
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:28

Alors que la politique gouvernementale a été très fortement sanctionnée lors des élections municipales, la composition de nouveau gouvernement confirme une sidérante fin de non recevoir, symbolisé par le choix de M.Valls à Matignon, un véritable acharnement de F.Hollande et des principaux dirigeants du PS à ne pas prendre en considération l'état réel du pays, le niveau des attentes et des souffrances.

Rien ne change ? Pas exactement puisque ce gouvernement « resserré » sera celui d'une accentuation de la cure d'austérité avec, comme première conséquence, une aggravation de la crise politique.

Symbole saisissant, a peine quelques minutes avant l'annonce du nouveau gouvernement, F.Hollande partait pour Bruxelles avec, sous le bras, le pacte de responsabilité, les 50 milliards d'euros d'économies et une nouvelle attaque contre le financement de la sécurité sociale déguisée en « pacte de solidarité ».

Nous proposons de prendre une tout autre direction avec la marche du 12 avril, celle du sursaut citoyen et populaire, d'une remobilisation de l'ensemble de la gauche, avec des socialistes et des écologistes qui ne veulent pas de l'austérité comme seul horizon.

Aujourd'hui, ce gouvernement dont le combat consiste à abandonner notre pays aux marchés financiers ne dispose pas d'une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Les prochains jours peuvent ouvrir une nouvelle séquence politique avec un grand débat sur les alternatives, les solutions, les grands chantiers à engager pour un changement de gauche.

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:25

Deux cent personnalités, responsables syndicaux, associatifs, politiques, personnalités ont signé un appel à une grande marche nationale le 12 avril à Paris «Maintenant ça suffit ! ».

 

MAINTENANT ÇA SUFFIT !


Marchons contre l’austérité pour l’égalité, et le partage des richesses.

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu décent, à la santé, à un logement stable et décent… Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrants. La répression s’abat sur les sans papiers, les Roms, les plus précaires, et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?
> Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

Personnalités morales, acteurs du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique, féministe fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Personnalités :

Alévêque Christophe, humoriste
Pudal Romain, sociologue, CNRS.
Amable Bruno , economiste, universite Paris 1.
Amara Jean Claude, créateur Droits Devant
Andersson Nils, Sortir du colonialisme
André Tosel, philosophie
Aries Paul , rédacteur en chef mensuel les Z’indigné(e)s.
Beauvois Dehphine, Front de gauche féministe
Ben Ayed Choukri, chercheur
Bernier Aurélien, essayiste
Bidet Jacques, philosophe
Bloch Bernard, comédien metteur en scène
Bonnery Stéphane, chercheur sciences de l’éducation
Brom Jean-Marie, chercheur au Laboratoire mixte CNRS/Université Louis Pasteur (Strasbourg)
Cassen Bernard, secrétaire général de Mémoire des Luttes
Caveng Remy , sociologue, universite de Picardie
Churin Samuel, comédien
Comolli Jean Louis, cinéaste
Cours-Salies Pierre, sociologue, Professeur émérite Paris 8
Demoule Jean Paul, professeur à Paris1, ex président de l’INRAP
Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien
Ethuin Nathalie , sociologue, universite Lille 2.
Fernandez Nilda, chanteur
Gadrey Jean, économiste
Gaillot Jacques, évêque
Généreux Jacques, économiste
George Suzanne, écrivain
Gérard Mordillat, écrivain cinéaste
Gori Roland, professeur émérite, Appel des appels
Guillaume Pigeard de Gurbert, professeur de philosophie
Harribey Jean Marie, économiste
Husson Michel, économiste
Jounin Nicolas , sociologue, universite Paris VIII.
Lacroix Bernard , politiste, Institut Universitaire de France.
Lagrave Rose-Marie , sociologue, EHESS.
Landini Léon, président de l’amicale Carmagnole-Liberté FTP-MOI
Laurens Sylvain , sociologue, EHESS.
Le Pors Anicet, ancien ministre de la Fonction publique
Lebaron Frederic , sociologue, universite Versailles-Saint Quentin.
Lerichomme Jacques, Conseiller régional PACA
Lhomme Stéphane, observatoire du nucléaire
Mangenot Marc , économiste
Marty Christiane, Féministe et Chercheuse
Masclet Olivier , sociologue, universite Paris Descartes.
Mathieu Grégoire maitre de conférence en sociologie
Mauger Gerard , sociologue, CNRS
Mordillat Gérard, cinéaste
Naessens Muriel, Féminisme Enjeux, théâtre de l’opprimé
Naszalyi Philippe, universitaire
Neyrat Frederic , sociologue, universite de Limoges.
Nicolas Frize, compositeur
Palheta Ugo , sociologue, universite Lille 3.
Pelletier Willy , sociologue, universite de Picardie.
Pena Ruiz Henri, philosophe
Pépin Josée, membre du collectif Tenon
Petit Jean Claude, compositeur chef d’orchestre
Pinçon Michel, sociologue
Pinçon-Charlot Monique, sociologue
Pinto Louis, sociologue, CNRS.
Poliak Claude, sociologue, CNRS.
Pudal Bernard, politiste, universite Paris Ouest
Ramaux Christophe, économiste
Ramonet Ignacio, journaliste
Rigaudiat Jacques, économiste
Ristat Jean, poète, directeur des Lettres Françaises
Séguy Georges, résistant déporté ex secrétaire général CGT
Sève Lucien, philosophe
Trillat Marcel, cinéaste
Trouvé Aurélie, militante altermondialiste
Willemez Laurent, sociologue, universite Versailles-Saint Quentin

Syndicalistes

Achaintre Thierry, secrétaire CGT Euriware
Amiel Frédéric, syndicat ASSO Solidaires
Angot Michel, FSU territoriaux
Baille Nicolas Secrétaire général fédération CGT equipement environnement
Bindel Jean Luc fédération CGT agro alimentaire
Bonnard Jérome, Sud BPCE Solidaires
Borras Stéphane, Solidaires 31
Bressan Eugénio, ex-secrétaire national SNES-FSU
Bubakhti Ahmed, Sud PSA Poissy Solidaires
Camara Mamadou, secrétaire Sud -TICE Solidaires
Canon Jean-Marc, secrétaire général de l’UGFF CGT
Chauveau Raymond, syndicaliste CGT
Chessa Mireille, syndicaliste CGT
Cohen Fabien, secrétaire syndicat de dentistes centres de santé
Couderc Christophe, secrétaire général de l’UD CGT 09
Damoiseau Philippe, Fédération Sud Collectivités territoriales Solidaires
Debons Claude, syndicaliste CGT
Degoussée Laurent, Sud Commerce Solidaires
Delecourt Christophe, syndicaliste CGT Finances
Devauchelle Jean, syndicat AP-HP Solidaires
Fayet Catherine, responsable Sud santé au CHSF
Galepides Nicolas, Sud PTT Solidaires
Garcia Patricia, Sud sociaux Solidaires
Ghazi Karl , responsable syndical CGT commerce
Glorian Grégory, secrétaire général de l’UD CGT 62
Gravouil Denis, syndicaliste CGT culture
Harl Françoise, Sud Education Solidaires
Jacquard Jean Pierre délégué, CGT central CGT Ducros Mory
Joly Pascal, secrétaire général de l’URIF CGT
Juraver Philippe, syndicaliste CGT - Front des luttes
Lafontan Jean, ex secrétaire général SNEP-FSU
Lambert Elie, Solidaires Douane
Larrivée Frédéric, syndicaliste CGT Finances publiques Marseille
Lavaud Marc, Solidaires 45
Le Reste Didier, syndicaliste CGT, Front des luttes
Leberquier Olivier, CGT Fralib
Lemaire Arlette, secrétaire nationale SNASUB-FSU
Lequeau Serge, Solidaires 22
Manciaux Catherine, co/secrétaire générale SNUPDEN-FSU
Mangin Jean, sidérurgiste FO à Florange
Mathieu Xavier, syndicaliste CGT ex Conti
May Eric, secrétaire syndicat de médecins
May Oriane, Présidente de l’AGE de l’UNEF
Michel Claude, syndicaliste CGT spectacle
Moreira Carlos, secrétaire général de la Fédération nationale CGT des Industries chimiques
Orhesser Hélène, Solidaires 13
Ossant Hervé, secrétaire général de l’UD CGT 93
Painchan Reza, syndicaliste FO
Périllat Marie Cécile, responsable syndicale FSU
Peyrade Marc, secrétaire général de la FILPAC CGT
Pierre Le Ménahès, ex secrétaire général CGT SBFM
Piron Dominique, responsable départemental CGT 72
Ponvert Véronique, responsable syndicale FSU
Prince Mickael, CGT STEF Chaulnes
Puydebois Jean Louis, syndicaliste FSU 19
Sanchez Daniel, syndicaliste CGT
Schmitt Jerome, secrétaire de la fédération des syndicats Sud Energie
Sergent Nicole, syndicaliste FSU
Sueur Eric, Secrétaire général FSU Ile de France
Taillandier Christian, secrétaire national SNUITAM-FSU
Talbot Baptiste, secrétaire général de la Fédération CGT des Services publics
Trésallet Guy, syndicaliste FSU - Front des luttes
Van Rensberger Michel, responsable CGT Presstalis
Vaulot Corinne, secrétaire générale CGT Educ 31
Verzeletti Céline, syndicaliste UGFF CGT
Vidallet Gisèle, secrétaire générale de l’UD CGT 31
Vire Emmanuel, SNJ CGT Jean Luc Bindel syndicaliste agro alimentaire CGT
Wallet Nicolas, Secrétaire général FSU 75
Witt syndicaliste étudiante
Ziegelmeyer Laurent, responsable CGT Sanofi Paris

Associations / Autres organisations

Antony Michel, ancien président des hôpitaux et maternité de proximité
Azaria Ana, présidente de Femmes Egalité
Bache Marinette, Résistance Sociale
Bonnet-Ouladj Emmanuelle, dirigeante d’une fédération sportive
Brival Marie Laure, Collectif maternité des Lilas
Chailley Jean Claude, Résistance Sociale
Chocteau Guillaume, responsable associatif
Dareau Luc, militant économie solidaire
Deluze Evelyne, secrétaire de la coordination des hôpitaux et maternité de proximité
Derrien Hélène, vice-présidente de la coordination des hôpitaux et maternité de proximité
Dulong Ourdia, Faire Front à gauche, amis de l’usine
Eyraud Jean Baptiste, DAL
Favier Jean Pierre , président d’un club omnisports
Forte Eric, dirigeant économie sociale et solidaire
Franchet Pascal, vice président du CADTM-France
Garcia Francisco , président d’Ensemble et solidaires UNRPA
Guibert Geneviève, Collectif 37 notre santé en danger
Habel Janette, coprésidente de la Fondation Copernic
Hallinger Patrick, secrétaire de la Convergence nationale de défense et développement des services publics
Hernando Michel , Faire Front à Gauche, amis de l’usine
Khalfa Pierre, coprésident de la Fondation Copernic
Le Mignot Renée , co-présidente du MRAP
Longerinas François, Dirigeant économie sociale
Martins-Viana Lydia , dirigeante nationale du sport français
Massiah Gus, membre fondateur de l’IPAM
Mayer Sylvie, dirigeante économie sociale
Milesy Jean Philippe, dirigeant économie sociale et solidaire
Minot Didier , collectif des associations citoyennes
Nay Françoise, présidente pour la coordination des hôpitaux et maternité de proximité:
Potavin Jack, dirigeant économie sociale
Robin Philippe , président d’un club omnisports
Rollat Danielle , vice-présidente d’Ensemble et solidaires UNRPA
Rotjman Suzy, CNDF
Surduts Maya, CNDF CADAC
Trouve Gilbert, dirigeant d’une fédération sportive
Villechalane Philippe, Association de luttes contre le chômage et la précarité
Vivien Didier , dirigeant sportif
Zedriri Malika, Association de luttes contre le chômage et la précarité

Politiques

Adenot Dominique, ANECR
Amard Gabriel, Président de la Gauche Par l’exemple
Assassi Eliane, PCF
Autain Clementine, Ensemble
Bakin Benjamin , Alternative Libertaire
Besancenot Olivier, NPA
Billard Martine, co présidente du PG
Buffet Marie George, PCF
Castex Françoise, députée européenne
Chassaigne André, PCF
Esquerre Laurent , Alternative Libertaire
Hoang Ngoc Liem député européen
Idir Noredine, MJCF
Jallamion Lucien, République et Socialisme
Laurent Pierre, PCF
Le Hyaric Patrick, député européen, directeur de l’Humanité
Malaisé Céline, conseillère régionale Ile de France
Martin Myriam, Ensemble
Martin Elisa, membre du BN du Parti de Gauche
Mélenchon Jean- Luc, depute européen, coprésident du PG
Pelissier Jean-François, Ensemble
Picquet Christian, GU
Pierrel Christian, porte-parole national du PCOF
Poupin Christine, NPA
Poutou Philippe, NPA
Simonnet Danielle, SN du PG, conseillère de Paris
Soboul Edith, Alternative Libertaire
Toubhans Marie-Pierre, Ensemble

Touly Jean-Luc, conseiller régional apparenté EELV

Vergiat Marie Christine, députée européenne

http://www.ensemble-fdg.org/content/mat%C3%A9riel-pour-le-12-avril

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:20

 

Ce mardi 1er avril se tenait la conférence de presse d’annonce de la marche du samedi 12 avril à Paris, de République à Nation, contre l’austérité et pour l’abandon du pacte de responsabilité devant le symbolique hôpital parisien Hôtel Dieu, en présence de responsables politiques, syndicaux et associatifs.

« Cette conférence de presse a servi à mobiliser toutes les forces de la gauche afin de répondre de leur mécontentement face aux municipales, d’autant plus depuis la nomination de Valls comme premier ministre » confie Pierre Laurent à l’Humanité.fr.

Le message était clair : la marche contre l’austérité doit répondre à un défi : celui d’être solidaire et  de proposer des alternatives à la politique actuelle. C’est un appel très large pour un changement de cap afin de construire une politique nouvelle, porté, outre par Pierre Laurent,  secrétaire national du PCF, par Jean-Luc Mélenchon, co-président du parti de Gauche, ou encore Olivier Besancenot, porte-parole du NPA.

Pour Pierre Laurent, cette marche représente une situation inédite. Elle est de très haute importance et il y a un réel besoin de remobilisation permettant un sursaut de toute la gauche  Selon lui, la politique de François Hollande est un échec car il n’arrive pas à faire reculer le chômage. Il affirme que les choix politiques du président ont laissé trop de place à la droite, accentuant ainsi l’importance d’une forte mobilisation le 12 avril pour redresser la gauche et le pays.

Il rajoute qu’avec la nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement la situation est d’autant plus alarmante. « Le choix de son premier ministre est un véritable désaveu pour les électeurs de gauche. C’est une blessure pour les socialistes, pour les verts, ainsi que tout le reste de la gauche ».

Pour Eric Coquerel, secrétaire national du PG, François Hollande ne semble pas renoncer à sa politique de droite, d’austérité et de promesses avec l’Union Européenne. Le PG appelle à ne pas voter le pacte de responsabilité, et demande au PS de ne pas céder à la réaction et à l’extrême droite.

 La nomination de Valls renforce l’urgence d’une réaction à gauche

« Cette marche est un appel inédit à la reconstruction » lance Olivier Besancenot. Selon le porte parole du NPA, le choix de Hollande « relève d’une politique anti-gauche et de la haine raciale ». Il affirme entre autres que le président de la République a signé la déclaration de guerre, notamment par le choix de l’autoritaire Valls.

« C’est l’homme  le plus à droite ! Il réussit un coup de communication pour s’apprêter à faire pire ! » lance, virulent, Jean-Luc Mélenchon en évoquant la nomination de Manuel Valls au poste de Premier ministre. « Hollande est  le liquidateur de la gauche. Il n’a pas vu l’abstention, il n’a vu que la promesse de la droite. »

Contre la casse des services publics

Les représentants syndicaux de la CGT, Solidaires, FO, et de la FSU sont également à l’initiative de la marche, ainsi que des animateurs de mouvements associatifs. Des délégués CGT de l’Hôtel Dieux étaient présents devant le lieu symbolique de résistance à l’austérité.  « On observe 150 000 suppressions d’emplois dans les services publics. Le gouvernement compte supprimer 50 milliards de fonds aux services publics» affirme un syndicaliste CGT. Il précise : « Les services de santé connaissent une situation désastreuse. Hollande ne doit pas fermer l’hôpital [ndlr l’Hôtel Dieu]. Un des médecins de l’hôpital, Monsieur Kierzec a été démis de ses fonctions, et on demande sa réintégration. »

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 07:41
Roger Martelli à La Marseillaise :« Ce qui rassemble le Front de gauche est plus important que ce qui peut le diviser » lundi 10 mars 
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Dans une quinzaine de jours, le Front de gauche (FdG) abordera pour la première fois de sa jeune histoire le scrutin municipal. Une étape que le Front né il y a à peine six ans s’apprête à franchir sur fond de désaccords entre ses deux principales composantes. Liste du FdG ou liste d’union avec le PS… Le Parti communiste et le Parti de gauche ont affirmé leur position. Des divergences qui pour autant n’annoncent pas la fin du FdG comme l’explique l’historien Roger Martelli, pour qui « il reste beaucoup de novation à mener afin que la gauche entière retrouve le sens de la critique et de la transformation sociale »

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Quels sont les enjeux de ces élections municipales ?
Ces élections se déroulent dans un contexte particulier avec un PS au pouvoir en difficulté et qui a opéré de manière spectaculaire un tournant dans son orientation. Mais, au-delà de la péripétie de la conjoncture politique, ces élections pour le FdG comportent de vrais enjeux de société. Le premier d’entre eux est l’enjeu de la commune. Celle-ci a longtemps été un lieu privilégié de l’action publique. Un lieu de proximité, de redistribution des prestations par le biais des services publics et donc d’atténuation des inégalités sociales. Or, ce rôle est mis en cause à la fois par la compression des dépenses publiques et par la réorganisation territoriale autour de la question de la métropolisation. La métropole est une réalité. La question qui se pose n’est pas de se prononcer pour ou contre, mais de savoir si cette métropole se construit politiquement par en bas ou par en haut. Si elle respecte la commune ou si elle aboutit à sa disparition. Le deuxième enjeu et qui découle de ce fait métropolitain, est la place des catégories populaires au sein du tissu urbain. Il y a une tendance à un déplacement, sur la base de la spéculation immobilière, de ces catégories des centres urbains vers la périphérie avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur la modification des équilibres sociaux et socio-politiques. Alors justement, ces catégories populaires ont-elles encore leur place au cœur même du développement urbain ? Le troisième point est l’enjeu démocratique. Nous assistons depuis des années à un recul de la participation civique notamment de ces catégories. Mais est-on prêt à les engager dans une reconquête citoyenne pour contredire la tendance à l’abstention ou à la dérive vers les comportements extrêmes comme le vote FN ? Y-a-t-il une possibilité d’une relance populaire d’un vote démocratique à gauche ? A ces trois grandes questions se rajoute celle de l’héritage du communisme municipal. Ce dernier a été une originalité de la vie politique et de l’existence du fait communiste en France. Dans le cadre nouveau du FdG, cette tradition de l’action locale, de l’engagement citoyen des catégories populaires et d’une gestion publique dynamique va-t-elle se stabiliser voire même se relancer ? Le FdG permettra-t-il la pérennité de gestions locales capables de tourner le dos « à la règle d’or » appliquée à l’échelle européenne, c’est-à-dire à la contraction des dépenses publiques au nom de l’impératif de la réduction de la dette et de baisse du coût du travail ? Pourra-t-il affirmer le maintien d’une conception plus tournée vers le développement des capacités humaines que vers l’accumulation des profits financiers ?
 
Un Front de gauche qui apparaît pourtant divisé…
Deux conceptions se sont affirmées. Dans de petites communes, villes moyennes et même grandes agglomérations s’est imposée une dynamique de Front de Gauche. Ce dernier a décidé au premier tour de constituer des listes distinctes des listes d’union avec le PS. Evidemment avec l’objectif de créer un élan qui permettrait au second tour à la gauche de l’emporter dans le cadre d’un rassemblement le plus large possible. Et puis il y a une seconde option choisie parfois par le Parti communiste. Dans de nombreuses villes de plus de 30 000 habitants et dans de grandes agglomérations, il a préféré reconduire la logique d’union de la gauche traditionnelle qui s’est manifestée depuis 1965 et donc participer à des listes constituées autour du PS. A l’échelle des 36 000 communes de France, la formule du FdG est la plus dynamique, mais de façon visible il y a des formules d’union de la gauche comme à Paris. Cela se fait dans un contexte où des tensions s’expriment. Evidemment, au soir du premier tour il sera intéressant de voir les effets électoraux de chacun des choix. Pour le reste, c’est une affaire de conviction citoyenne.
 
Est-ce là deux stratégies qui s’affrontent ?
Pour l’instant, rien ne me permet de dire que ces choix de comportements politiques relèvent de deux stratégies différentes. La préoccupation du Parti de gauche est d’abord celle de la cohérence et de la lisibilité politique. Le PG considère qu’étant donné la nature de l’enjeu urbain, la stratégie locale doit être en adéquation avec la stratégie nationale. Or sur un plan national, il n’y a pas d’alliances possibles entre cette gauche de la gauche qu’incarne le FdG et un PS droitisé. Le Parti communiste partage l’appréciation sur la politique nationale. Il considère que pour rendre possible un rassemblement ultérieur de toute la gauche sur des contenus transformateurs, il faut affirmer de façon autonome une gauche de gauche. Simplement, le PCF a expliqué que l’objectif stratégique fondamental devait tenir compte des particularités des situations locales. De la possibilité de constituer des majorités de toute la gauche qui permettraient des avancées sociales contre les tendances négatives qui s’expriment à l’échelle nationale. Donc dans une logique et à partir de considérations qui lui sont propres, il a choisi dans certains cas de reconduire la formule ancienne de l’union de la gauche. Rien ne permet de dire que ce choix qui n’est pas le mien annonce un renoncement général à la démarche d’un FdG ambitieux.
La feuille de route du PCF « Nous avons une seule et unique feuille de route : combattre les politiques d'austérité en France et en Europe et unir pour des alternatives de gauche », a déclaré Pierre Laurent, secrétaire national du PCF qui appelle « les électeurs de gauche à se mobiliser massivement ». Les communistes comptent des candidats sur «plus de 7.500 listes dans des communes de plus de 1.000 habitants ». Sa volonté est «d'étendre son nombre d'élus » qui est « de 10.000 ».
Le Premier bilan du PG
Le Parti de gauche sera présent dans plus de 600 listes et partagera 83 listes avec Europe Ecologie-Les Verts. Ses présidents Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard, se sont félicités fin février d'un « bilan remarquable pour le parti et sa stratégie : l'autonomie ». Malgré des « différends avec quelques équipes communistes locales », selon Jean-Luc Mélenchon, le PCF reste le principal partenaire politique du parti, avec plus de deux tiers de listes communes dans les villes de plus de 20.000 habitants.
Ces positions sont-elles irréconciliables ?
Il ne faut pas se cacher qu’il y a toujours le risque d’un durcissement tendant à faire de ce désaccord, que je considère pour l’instant comme un désaccord tactique, le signe d’un désaccord stratégique. Et là, ce n’est plus l’observateur mais le citoyen engagé qui parle : je souhaite que le plus vite possible l’engagement déterminé du FdG à l’occasion des élections européennes montre que ces désaccords ne sont pas des désaccords irréconciliables qui remettent en question l’œuvre formidable accomplie depuis 2008.
Vous évoquez les Européennes justement… Alors que le Parti de gauche semble vouloir tempérer, le PCF demande un engagement rapide dans la campagne.
Le Parti de gauche est manifestement dominé par son amertume devant les choix opérés dans un certain nombre de grandes villes par le PCF. A partir de là, il manifeste des réticences à entrer immédiatement dans la bataille pour les Européennes. Pourtant, je pense qu’il serait bon que le FdG s’engage sans tarder. Et je sais qu’en tout état de cause, il le fera. Je ne vois pas comment le Parti de gauche et le PCF ne pourraient pas continuer à amplifier ce qui est né des élections européennes de 2009. À ce jour aucun désaccord, même important ne saurait justifier le délitement de cette expérience exceptionnelle.
Cela veut dire qu’il est temps d’insister sur ce qui rassemble et non sur ce qui divise ?
Personnellement, c’est un choix que j’ai fait depuis longtemps. Je ne néglige pas les tensions, au demeurant normales, car elles ne font que révéler des contradictions à l’intérieur de la réalité socio-politique de ce pays et du continent européen. Mais je considère effectivement, que ce qui rassemble le FdG est infiniment plus important que ce qui peut le diviser.
Quels sont ses atouts ?     
Cette conception subtile et forte qui a été au fond la force du PCF pendant de nombreuses décennies et qui consiste à dire que, dans un pays polarisé par l’affrontement de la gauche et de la droite, la gauche pour l’emporter doit être rassemblée. Mais cette dynamique suppose qu’à l’intérieur de la gauche domine le parti pris le plus conséquent de l’égalité et de la citoyenneté. Une gauche dominée par l’esprit de compromis à l’égard des forces de la finance ne peut pas permettre à la gauche de l’emporter durablement sur la droite. L’atout du FdG est de lier le désir d’affirmer une gauche bien à gauche, autour de valeurs critiques à l’égard de l’ordre économico-social dominant et la volonté d’affirmer une gauche qui n’a pas vocation simplement à témoigner mais à peser sur l’évolution du pays. Le FdG est la continuation de cette tradition qui mérite d’être travaillée et amplifiée.
Le FdG n’est-il pas confronté aux difficultés de son fonctionnement en tant que Front ?
Oui bien sûr. Mais ces difficultés ne peuvent pas se régler d’un coup de baguette magique. Le FdG, c’est pour l’instant une réalité double. Avec d’une part, un cartel d’organisations politiques dont deux formations qui tiennent le haut du pavé. Même si s’est constitué un regroupement qui s’appelle Ensemble et qui joue le rôle de troisième composante active de ce cartel. Et d’autre part c’est en même temps, comme l’a montré l’élection présidentielle de 2012, un véritable mouvement citoyen. Le PCF et le PG ont voulu préserver leur existence de partis. Il faut accepter cette décision et considérer que le FdG a une dimension de cartel d’organisations. Mais comment faire pour que cela ne soit pas simplement un cartel ? Se pose alors une série de questions sur son fonctionnement, son organisation… Le Front de gauche est une réalité durable. Si on tourne le dos à l’une ou l’autre de ces exigences, on va dans le mur ; assumons-les donc ensemble. Ce travail devra suivre la séquence électorale de 2014. Il ne faudra d’ailleurs pas tarder dans cet après.
Alors justement, comment voyez-vous l’avenir de cette jeune force politique ?
J’ai plutôt tendance à être optimiste. La dynamique du FdG a eu trop de qualités pour pouvoir s’arrêter. Il y a un besoin dans la situation actuelle d’affirmer dans l’espace politique un pôle de regroupement à gauche bien à gauche. Et pour l’instant, les éléments qui nourrissent cet optimisme sont toujours là. Evidemment, le FdG a ses faiblesses et ses contradictions. L’œuvre accomplie peut se défaire mais en même temps il y a l’envie formidable d’être ensemble. De fait, ce qui me frappe dans la composition des listes FdG est la représentation de la diversité : c’est le peuple tel qu’il est. Le cas marseillais est d’ailleurs un vrai cas d’école. Marseille est à la fois une grande métropole très populaire où la tradition communiste a été très forte et en même temps dans laquelle domine une social-démocratie très souvent tentée par des orientations plutôt portées vers le centre. Le FdG a réussi à affirmer son unité et à constituer des listes ouvertes à la fois politiquement, socialement, culturellement… Avoir réussi ce pari est à l’honneur des protagonistes et de Jean-Marc Coppola (chef de file du FdG) qui a beaucoup œuvré dans ce sens. Le résultat global est probant. Je pense à la liste conduite par Samy Johsua dans les quartiers Nord qui me frappe par sa diversité d’origine, d’âge, de sensibilités… et par la présence de personnalités issues de l’immigration. Alors certes, cela n’a pas été facile, mais le résultat est particulièrement stimulant.
A quoi le FdG devra-t-il s’atteler dans les années à venir ?
Selon moi, il n'y a pas de voie pertinente en dehors de cette dynamique de rassemblement. Il faut savoir aller plus loin dans le regroupement avec le FdG de tout ce qui dans la société porte la critique de l’ordre existant. Il y a tout un pan de la critique sociale qui s’exprime dans la vie associative, dans le mouvement syndical, et qui aujourd’hui n’est pas rassemblé politiquement pour la construction d’une alternative à la société et au système politique existant. Il reste ainsi beaucoup de novation à mener pour que la gauche entière retrouve le sens de la critique et de la transformation sociale, le sens de l’égalité vraie.
Entretien réalisé par Sandrine Guidon
Bibliographie: 
Roger Martelli est codirecteur du magazine Regards.
A lire : La bataille des mondes. « Pour la démondialisation, tapez 1 ; pour la mondialité, tapez 2 » par R.Martelli. François Bourrin, 2013, 215 p., 16 euros.
« L'empreinte communiste :  PCF et société française, 1920 – 2010 », R.Martelli. La Dispute. Éditions sociales, 2010, 260 p, 12 euros.
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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 12:15

Monsieur le Président,

 

Par nos engagements culturels, artistiques et citoyens, nous sommes fidèlement attachés à la politique culturelle française que nous entendons voir se développer selon le principe d’invention de la perpétuelle ouverture. Or, nous constatons que cette démarche après avoir marqué le pas connaît notamment par la politique budgétaire de notre pays une situation s’aggravant de jour en jour. Beaucoup de ce qui avait été construit patiemment se fissure, voire se casse et risque même de disparaître.

Le patrimoine dans sa diversité, le spectacle vivant dans son pluralisme sont en danger. Faute de crédits suffisants, de personnels, de négociations, de considération et de reconnaissance du travail humain, du respect des métiers, se répandent des malaises, des souffrances, des colères. Le ministère de la culture tend à n’être plus le grand intercesseur entre les artistes et les citoyens. Il perd son pouvoir d’illuminer. Les collectivités territoriales dont le rôle est devenu immense en culture et en art voient leurs finances brutalisées et réduites par Bercy. 
L’Europe minore sa déjà médiocre politique culturelle alors même qu’elle négocie avec les Etats-Unis un Traité de libre échange gravissime pour la culture. Google, l’un des accapareurs des nouvelles technologies à civiliser, limite les citoyens à n’être que des consommateurs et s’installe en Irlande pour ne pas avoir à payer d’impôts en France.

Le travail est tellement livré au management et à la performance que les personnels se voient ôter leurs capacités de respiration et de symbolisation. On a l’impression que beaucoup d’hommes et de femmes des métiers artistiques sont traités comme s’ils étaient en trop dans la société.

On nous répond, c’est la crise. La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend au contraire plus indispensable. La culture n’est pas un luxe, dont en période de disette il faudrait se débarrasser, la culture c’est l’avenir, le redressement, l’instrument de l’émancipation. C’est aussi la meilleure antidote à tous les racismes, antisémitismes, communautarismes et autres pensées régressives sur l’homme.

Mais la politique actuelle est marquée par l’idée de « donner au capital humain un traitement économique ». Il y a une exacerbation d’une allégeance dévorante à l’argent. Elle chiffre obsessionnellement, compte autoritairement, alors que les artistes et écrivains déchiffrent et content. Ne tolérons plus que l’esprit des affaires l’emporte sur les affaires de l’esprit.

On est arrivé à l’os et 50 ans de constructions commencent à chanceler. Les êtres eux-mêmes sont frappés, le compagnonnage humain s’engourdit. L’omniprésence de « programmateurs » et « administrateurs » mettent en état de dominance les artistes. Nous craignons le risque du pire dans la demeure culturelle.

L’urgence est de stopper l’agression contre « l’irréductible humain », là où la femme, l’homme trouvent le respect d’eux-mêmes et le pouvoir de reprendre force contre tous les raidissements normatifs, les coups de pioche, le mépris, l’arrogance.

Il est temps à ce « moment brèche » d’accomplir la fonction du refus à l’étage voulu. Il y a besoin d’une nouvelle conscience alors que croît la tentation de réduire la culture à un échange : j’ai produit, tu achètes. La culture se décline au contraire sur le mode : nous nous rencontrons, nous échangeons autour de la création, nous mettons en mouvement nos sensibilités, nos imaginations, nos intelligences, nos disponibilités. C’est cela qui se trouve en danger et requiert notre mobilisation et notre appel en votre direction.

L’histoire garde un geyser de vie pour quiconque a l’oreille fine et écoute éperdument. Encore faut-il renoncer au renoncement. L’homme est plein à chaque minute de possibilités non réalisées. Nous avons tous un pouvoir d’agir à mettre en marche.

C’est avec ces idées en tête et au cœur que nous souhaitons, Monsieur le Président, vous faire part de notre vive inquiétude et vous demander de maintenir et de développer la politique culturelle.

Un budget minoré pour ce travail indispensable serait grave. Même le surplace conduirait à des agios humains et politiques, à un freinage dans la culture.

La politique culturelle ne peut marcher à la dérive des vents budgétaires comme la politique sociale d’ailleurs avec qui elle est en très fin circonvoisinage. « L’inaccompli bourdonne d’essentiel » disait René CHAR.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en notre haute considération.

Jack Ralite

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:29

C'est Attali qui doit bien rire... 

Voilà son rapport d'inspiration ultra-libérale pour la "libération de la croissance" en France que lui avait commandé Nicolas Sarkozy en passe d'être complètement mis en oeuvre avec ses anciens "camarades" socialistes qui partagent avec lui le credo des "élites" françaises, un petit milieu de privilégiés remplis d'arrogance et de certitudes qui entend adapter au forceps notre pays "conservateur" et "archaïque" à la mondialisation libérale en l'acculturant pour l'aligner sur le système anglo-saxon et en remettant en cause les conquêtes sociales qui garantissent un minimum d'égalité et de bien vivre partagé dans notre République.

Grâce à un décret du ministère du travail, les commerces de détail de bricolage pourront donc ouvrir le dimanche en dérogation du droit au repos dominical sans limite de temps.

"Travaillez plus, si possible pour un salaire moindre, pensez surtout à consommer": voilà la philosophie utilitariste et pro-patronale de ce gouvernement socialiste qui ne prend pas la mesure de la nécessité de favoriser le maintien, la restauration ou le développement de valeurs humaines élémentaires (la vie familiale, le repos et le loisir partagé, la promenade au grand air plutôt que la déambulation dans un supermarché) dans cette société où les individus sont aliénés sous la loi de l'argent roi, du travail exploité et du consumérisme à tout crin.

Le repos dominical, les congés partagés le week-end sont des temps de respiration sociale, des conquêtes sociales fondamentales qui soustraient à la loi économique un peu du temps des salariés, reconquis pour la liberté et le vivre ensemble.

Si on autorise à travailler le dimanche, si on favorise le fait de circuler dans les magasins le dimanche, ce sera bientôt un jour complètement banalisé et tous les employeurs voudront faire travailler leurs salariés le dimanche, au nom de la rentabilité, de la viabilité économique, les majorations de salaire ne se justifiant alors bientôt plus.  

Hollande et ce gouvernement prennent une lourde responsabilité en ouvrant la boîte de Pandore de l'américanisation de notre droit du travail. Souhaitons que le recours des syndicats du Commerce, résistant courageusement à la démagogie pro-patronale des grands médias et à la pression de Bricorama, Leroy-Merlin et consorts, aboutisse.

Il en va de la définition même de ce qui fait que nous vivons et que nous vivons ensemble en société: pour travailler, consommer, nourrir la machine économique, la croissance et le profit des actionnaires, ou pour être des hommes capables de goûter aux joies du vivre ensemble, de l'action libre et gratuite, de la culture...    

Ismaël Dupont.    

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 07:03

 

Depuis plusieurs mois la droite est particulièrement active dans toutes les questions sociétales. Sans remonter au pain au chocolat de Jean-François Copé, on l’a vue au Parlement comme dans la rue combattre sans relâche contre le mariage pour tous, contre la PMA, contre la GPA, développer les fantasmes contre une supposée théorie du genre qui serait enseignée dans les écoles… y compris dès la maternelle. Tout cela en compagnie des couches les plus rétrogrades de la population et en côtoyant tous les intégrismes.

Cette démarche n’est pas nouvelle et de nombreux élus de droite se sont toujours opposés fermement à toute avancée sociétale. C’est ainsi que la loi sur la contraception, pourtant portée par un député UDR (Lucien Neuwirth) ne fut votée en 1967 que grâce au vote de toute l’opposition de Gauche. Une partie de la majorité de droite y étant fermement opposée. Les décrets d’applications ne seront d’ailleurs promulgués qu’entre 1969 et 1972. Quant à la loi sur l’IVG portée par Simone Veil, ministre de Jacques Chirac, elle ne fut adoptée, elle aussi, que grâce au vote massif des élus de gauche. On se souvient encore des larmes de la ministre à l’Assemblée Nationale devant la bassesse et la violence des arguments de certains de ses « amis » politiques.

Les positions réactionnaires de bon nombre d’élus de droite ne datent donc pas d’hier. Mais la nouvelle ferveur des Copé and Co a une autre raison : c’est le seul terrain sur lequel ils peuvent combattre le gouvernement. La politique économique et sociale leur étant interdite.

Signature sans changer un mot ou une virgule du traité Sarkozy-Merkel ; allongement à 66 ans de l’âge deu départ à la retraite ; démolition du Code du travail dans le cadre de l’ANI ; mise en cause des missions des inspecteurs du travail et de l’élection des conseils de Prud’hommes ; 30 milliards de cadeaux au patronat dans le cadre du « pacte de responsabilité » ; gel du salaire des fonctionnaires et refus du moindre « coup de pouce » au SMIC ; baisse des dotations des collectivités territoriales qui pourrait atteindre 10 milliards jusqu’en 2017 ; …

Comment la droite pourrait-elle combattre ces mesures qui sont dans la droite ligne de la politique qu’elle mettait en œuvre quand elle détenait les manettes…sans toujours oser aller aussi loin ?

 

L’intérêt de la droite pour les problèmes de société est donc aussi (surtout ?) un marqueur de ses convergences redoutables (et inavouées parce qu’inavouables) avec la politique gouvernementale.

 

C’est contre cet état de fait qu’il faut que le peuple se rassemble et c’est le sens du combat que mène le Front de Gauche. Les élections municipales et Européennes lui en donnent la possibilité cette année.

 

Alain DAVID

 

Le 08.03.2014

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