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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 18:15

Selon Mme Vallaud-Belkacem, les difficultés rencontrées par les élèves au collège tiendraient au caractère trop théorique – et donc ennuyeux – de l’enseignement. Il suffirait donc de mettre en place des enseignements plus « pratiques » pour faire réussir tous les enfants. Ajoutez à cela l’individualisation des parcours et vous aurez la réforme du collège.

L’individualisation n’a jamais permis de lutter contre les inégalités. Au contraire, elle isole les élèves dans la difficulté. Associée à l’autonomie des établissements, elle accroît les inégalités et met en concurrence les enfants, les personnels et les territoires. Après les attentats de janvier, tout le monde semblait d’accord pour exiger de l’école qu’elle produise du commun, qu’elle enseigne le partage et la coopération. Si nous voulons aller dans cette direction, il est grand temps de rompre avec ces logiques libérales.

Il est au contraire urgent de redonner du sens aux apprentissages. Aux enfants, il faut donner le temps d’apprendre des savoirs plus complexes et de se les approprier. C’est pourquoi le PCF demande l’allongement de la scolarité obligatoire et s’oppose à toutes les tentatives de réduire le temps passé à l’école. Les enseignants aussi ont besoin d'une entrée dans le métier plus progressive, d'une formation initiale et continue ambitieuse et d'heures de service consacrées au travail en équipe.

Alors que depuis plusieurs semaines, des collèges se battent pour obtenir les moyens humains nécessaires pour enseigner dans des conditions à peine correctes, la Ministre n'en fait mention à aucun moment. Les postes supprimés par la droite n’ont toujours pas été recréés, les élèves arrivent plus nombreux au collège, les classes sont surchargées, les professeurs absents ne sont plus remplacées. Comme tous les services publics, le collège subit une politique d’austérité qui accroit les inégalités.

Le nouveau collège n’a pas grand chose d’unique. Le gouvernement prend prétexte de difficultés réelles pour en finir avec l’ambition d’une scolarité commune. La gratuité ne doit pas dépendre de collectivités locales plus ou moins riches, plus ou moins engagées dans la réduction des inégalités. La réussite des élèves ne doit pas dépendre des familles, ni de dispositifs d’« aide aux devoirs » marchands ou bénévoles. Au contraire, toute l’école doit être refondée sur le modèle de l’élève qui n’a qu’elle pour réussir.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 18:09

Malgré toutes les interventions du SNES-FSU, la ministre persiste dans sa volonté d’imposer son projet de réforme du collège, taxant au passage tous les opposants de corporatistes ou « d’immobiles ».

Le SNES-FSU a renouvelé à plusieurs reprises sa volonté de parvenir à une autre réforme respectueuse de nos métiers, de nos aspirations d’enseignants du second degré et au service de la réussite de tous nos élèves.

A ce titre, l’appel intersyndical à la grève le mardi 19 mai appelant au retrait du projet actuel prend toute son importance et il est fondamental, pour faire entendre raison à un gouvernement qui s’entête dans une position inacceptable de refus de toute discussion, teintée de mépris envers celles et ceux qui portent le second degré depuis des années dans des conditions toujours plus difficiles.

Pour se renseigner sur le projet et les demandes du SNES-FSU :
http://www.snes.edu/Contre-la-reforme-du-college.html

Pour signer et faire signer les pétitions :
Réforme du collège, HORS SUJET ! et
Réunionite, hiérarchies intermédiaires… c’est NON !

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 12:45

Les communiqués de presse

L’UMP et Emmanuel Macron favorables ensemble à la « simplification » du Code du travail

Loi Macron

Par le groupe CRC / 7 mai 2015

Le 7 mai aux alentours de minuit, la majorité a adopté un amendement de l’UMP visant à mettre en place une commission chargée de proposer dans un délai d’un an « un nouveau Code du travail simplifié » dont les principaux objectifs seront d’ « accroître les possibilités de dérogation aux dispositions du Code du travail par un accord collectif », de « simplifier les règles applicables à l’exécution et à la rupture du contrat de travail ».

L’objet de cet amendement précise, sans gêne aucune de la part des auteurs, que cette commission soit notamment composée de « chefs d’entreprises » !

Appelé à se prononcer sur cet amendement n° 758 rectifié, Emmanuel MACRON, après l’expression de Mme DEROCHE, rapporteure UMP, a indiqué brièvement, lui d’habitude si prolixe, « même avis » !

Aussi le Gouvernement se retrouve-t-il sur le même objectif que la droite sénatoriale : nettoyer le Code du travail pour détruire au maximum les défenses législatives des salariés face au patronat et à l’actionnariat.

Un processus dangereux pour le monde du travail s’est ainsi enclenché en catimini au Sénat.

Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen, qui ont voté contre cet amendement, alertent les organisations syndicales, les salariés, contre ce véritable recul decivilisation qui s’organise ainsi.

L'UMP et Emmanuel Macron favorables ensemble à la "simplification" du Code du travail: communiqué du groupe communiste, républicain et Front de Gauche au Sénat
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 08:24

Les transports sur de mauvais rails

(Tribune publiée dans L'Humanité)

Par Didier Le Reste, Convergence nationale rail,

Gilbert Garrel, fédération CGT des Cheminots

Michel Jallamion, Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics

Nathalie Bonnet, fédération Sud rail et Union Solidaires transports

Bernard Teper, Réseau d'éducation populaire

Nous tenons à alerter les usagers du rail, l'opinion publique et à interpeller les autorités politiques ainsi que la direction de la SNCF à propos de la détérioration progressive du service public ferroviaire et des nouvelles menaces qui pèsent sur son avenir. Force est de constater que nous assistons à une accélération d'une gestion libérale privilégiant la rentabilité financière par une réduction de l'offre, privant ainsi des pans entiers du territoire d'une desserte par le rail.

Il en va ainsi de la fermeture réalisée et celle programmée de nombreuses infrastructures et installations ferroviaires (lignes, gares, boutiques, triages... ). Cette stratégie délibérée de la direction de la SNCF se fait avec l'accord tacite du gouvernement.

Il en va ainsi de la liberté tarifaire accordée à la SNCF qui a conduit à une augmentation des tarifs de 16 % en six ans, dissuadant de plus en plus d'usagers de choisir le train comme mode de transport.

L'avenir incertain des trains d'équilibre du territoire (Corail, trains de nuit...), dont la convention entre l'Etat et la SNCF arrive à son terme fin 2014, en est l'illustration.

Ces 38 lignes interrégionales représentent plus de 350 trains qui desservent 400 villes dans 21 régions et portent 100 000 voyageurs par jour.

Sous prétexte de réforme territoriale, l'Etat compte se désengager à terme de 75 % de ces lignes « d'intérêt national » en transférant les compétences aux régions dont les budgets sont déjà contraints. In fine, nous assisterons à la suppression pure et simple de ces trains avec une nouvelle remise en cause de l'égalité de traitement des citoyens en matière d'accès au service public ferroviaire.

La récente déclaration du ministre Macron qui veut libéraliser le transport national par autocars sur de longues distances porte un nouveau mauvais coup au service public ferroviaire. Il y a derrière tout cela la préparation de la privatisation du transport ferroviaire régional alors que le service public de proximité que sont les TER a largement prouvé son efficacité.

La volonté de la SNCF de supprimer les contrôleurs à bord des TER, adossée aux fermetures de gares et de guichets, compléterait le dispositif de déshumanisation des gares et des trains avec une aggravation de l'insécurité, de la fraude et des déprédations.

Nos associations et nos organisations ne peuvent l'accepter ! Comme elles ne peuvent cautionner un éventuel transfert vers la route, via les filiales autocaristes SNCF, de 25 % des circulations ferroviaires, pas plus que le remplacement, d'ici à 2020, des trains de nuit par sa filiale des cars ID bus.

Ainsi, pour la SNCF, les usagers et les chargeurs pour le fret n'auraient d'autre choix que de se tourner vers la route, source de pollution, de nuisances sonores, de congestion routière, d'accidentologie et de dumping social notoire. C'est un comble au moment où la France s'apprête, en 2015, à présider la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques dont l'un des principaux responsables est le transport routier. Depuis les directives européennes successives et l'ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire de marchandises en France, en 2006, nous assistons à une véritable régression sans précédent de cette activité, dont la part modale ne représente plus que 9 % dans le marché des transports (20,5 % en 2000!). Plus de 80 % du transport de marchandises passent par la route en France, contribuant à augmenter les risques d'accident, la pollution, la dégradation des infrastructures. Au niveau du rail, plus de 300 gares de fret ont été fermées, le nombre des grands triages en service est passé de 25 à 4, et des milliers d'emplois ont été supprimés...

La loi sur la réforme du système ferroviaire devait réunifier le système ferroviaire. Or, elle l'éclate en trois établissements publics à caractère industriel et commercial distincts et autonomes. Elle prépare de futures privatisations et l'ouverture à la concurrence du trafic des voyageurs pour répondre aux injonctions libérales de l'Union Européenne. Elle renforce le pouvoir des régions qui auront la liberté tarifaire des TER, quid de la solidarité nationale entre les territoires et de l'égalité de traitement avec des tarifs différents d'une région à une autre ?...

Les transports sur de mauvais rails, tribune publiée dans L'Humanité par Didier Le Reste, Gilbert Garrel...
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 07:38

Défense : « Une augmentation sans politique de défense nationale au service du peuple et de la paix »

Après dix ans de disettes budgétaires, le gouvernement français vient de décider d’augmenter le budget de la Défense de 3,8 milliards d'euros ces quatre prochaines années afin, selon lui, de faire face à la menace terroriste.

Certes la France doit se donner les moyens humains, matériels et financiers d’assurer en toute indépendance sa défense nationale, comme tout elle doit aussi, et surtout, se donner les moyens de développer ses services publics, son éducation nationale, sa culture, sa recherche, son industrie, et une protection sociale et écologique de très haute qualité.

Or force est de constater que cette augmentation de budget ne se conjugue pas avec une réelle politique de défense nationale au service du peuple français et de la paix dans le monde.

Elle va alimenter le dispositif « Sentinelle » qui est avant tout une opération de communication destinée à rassurer à bons comptes et qui fait jouer à l’armée un rôle qui n’est pas le sien.

Elle va renforcer des interventions extérieures où la France devient la mercenaire d’une Europe forteresse où à l’image du désastre libyen, loin de résoudre les problèmes, on les aggrave. Or combattre les organisations politico-militaires qui utilisent le terrorisme demande une tout autre stratégie, une véritable politique internationale indépendante et la volonté de donner du sens à ce que devraient être aujourd’hui la nation et la République française.

L'augmentation du budget de la Défense se fait sans remise en cause de l’intégration française au commandement intégré de l’OTAN, ni de sa soumission aux ambitions géopolitiques des États-Unis, matérialisées par la mise sous commandement américain de notre porte avion lors de l’opération Chammal.

Cette augmentation se finance par la privatisation d’actifs industriels stratégiques pour l’indépendance de notre nation. Pire suite à l’intervention de François Hollande le 19 février à Istres reprenant le concept belliciste de « dissuasion élargie », elle alimente la menace gravissime d’une confrontation nucléaire avec la Russie à propos de l’Ukraine.

Le PCF considère qu’il est urgent d’ouvrir enfin un véritable débat populaire dans le pays sur la politique de défense nationale et de sécurité collective, visant la paix, la dénucléarisation et le désarmement, que notre pays devrait mettre en œuvre.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 07:28

TRIBUNE.

PAR LE COLLECTIF POUR UN AUDIT CITOYEN DE LA DETTE PUBLIQUE ​

Le 25 janvier 2015, le peuple grec a pris son destin en main. Il a décidé d’en finir avec les politiques d’austérité qui l’ont humilié et plongé dans la misère. Dans les pays victimes de la Troïka et dans bien d’autres pays européens, la victoire de Syriza a été perçue comme un espoir d’en finir avec ces politiques profitables aux puissances financières, désastreuses pour le monde du travail et la société dans son ensemble.

Mais les institutions et les dirigeants européens refusent que le nouveau gouvernement applique ses engagements électoraux, comme le rétablissement du salaire minimum et des conventions collectives. Ils menacent d’interrompre le refinancement de la dette grecque, ce qui impliquerait le défaut de la Grèce et sa possible expulsion de l’euro.

La Banque centrale européenne (BCE), outrepassant son mandat, a déjà coupé sa principale ligne de financement aux banques grecques.

A l’évidence, il s’agit de faire un exemple pour montrer qu’il n’y a pas d’alternative possible. Les grands médias ont relayé un discours de discorde entre peuples européens : les Grecs, irresponsables, voudraient continuer leurs excès, et les faire payer aux contribuables des autres pays.

La réalité est bien différente. Comme le montrent les études et les audits citoyens de la dette qui se multiplient en Europe, partout l’explosion des dettes publiques est pour l’essentiel le résultat non d’une hausse des dépenses sociales mais de taux d’intérêts excessifs, des fonds publics consacrés au sauvetage des banques après 2008, et de la chute des recettes publiques. Celle-ci a elle-même résulté des cadeaux fiscaux au patronat et de l’évasion fiscale des riches, puis de la crise financière, et, enfin, de l’austérité qui détruit la société et bloque la transition écologique.

En Grèce, une commission d’audit a été mise en place afin de faire la vérité sur la dette grecque. Parlant de son élection en 2012, François Hollande disait qu’elle serait en Europe «un soulagement, un espoir, l’idée qu’enfin l’austérité ne pouvait plus être une fatalité».

Les dirigeants de l’Eurogroupe œuvrent à humilier la Grèce, qui refuse cette fatalité. Face au chantage, le gouvernement grec a signé, le 20 février, un accord temporaire qui limite fortement ses marges de manœuvre. A l’expiration de cet accord en juin, de nouvelles négociations vont décider du sort de la Grèce et de l’Europe. Nous demandons instamment à François Hollande de s’opposer à l’étranglement financier de la Grèce, ce double déni de démocratie par lequel il renie ses engagements devant les Français, et nie le droit des Grecs à décider de leur destin. Nous appelons nos députés, élus de juin 2012, à se rappeler pourquoi et pour quoi ils ont été élus. Nous participerons aux actions conjointes organisées à la mi-juin à l’initiative des mouvements sociaux européens, à partir de nos villages et quartiers, de nos lieux de travail et d’étude, pour dire ensemble : nous sommes avec les Grecs pour la dignité et la justice, pour une autre Europe.

Signataires :Jean-Claude Chailley Résistance sociale Thomas Coutrot Attac Jean-Baptiste Eyraud DAL Pascal Franchet CADTM Cécile Gondard-Lalanne Solidaires Elisabeth Gauthier Transform Bernadette Groison FSU Pierre Khalfa Fondation Copernic Bruno Lamour Collectif Roosevelt Philippe Martinez CGT Joëlle Moreau AC ! Jean Rousseau Emmaüs International Patrick Saurin Sud-BPCE Henri Sterdyniak Economistes atterrés Maya Surduts Collectif pour les droits des femmes. Et Etienne Balibar Philosophe Michel Broué Mathématicien Alain Caillé Sociologue Carmen Castillo Cinéaste Patrick Chamoiseau Ecrivain Eve Chiapello Professeure en gestion Benjamin Coriat Economiste Philippe Corcuff Sociologue Alexis Cukier Philosophe Jean Gadrey Economiste Susan George Ecrivaine Alain Grandjean Economiste ​Vincent Glenn Cinéaste, Coopérative DHR​ Jean-Marie Harribey Economiste Frédéric Lordon Economiste Dominique Méda Sociologue Edgar Morin Philosophe Dominique Plihon Economiste Yves Sintomer Sociologue Patrick Viveret Philosophe Sophie Wahnich Historienne, collectif Interdemos.

Avec le soutien de :​Clémentine Autain Ensemble Eric Coquerel PG Emmanuelle Cosse EE-LV Pierre Laurent PCF Christian Piquet GU.

Ce texte est signable en ligne sur : audit-citoyen.org

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 06:49

La CGT dans une déclaration nationale constate à l'analyse du bilan 2014 que l'an passé aura été l'année de 7352 suppressions d'emplois. Or, l'âge des postiers de plus de 55 ans étant de 25% dans l'effectif global, un plan de recrutement ambitieux s'imposerait au contraire. La poste a touché pourtant plus d'un milliard d'euros sur 3 ans au titre du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) pour créer de l'emploi, et elle ne cesse d'en supprimer, à travers la fermeture de bureaux de poste à la campagne comme à la ville, la limitation des horaires d'ouverture, la réorganisation des tournées et, à chaque, la dégradation des conditions de travail des personnels comme de service rendu au public.

Un seul objectif guide ce gouvernement et les dirigeants de La Poste: réaliser le profit le plus élevé à court terme. Aucune ambition, aucune perspective n'est annoncée pour développer La Poste à partir de ses activités diverses. Aucune réponse durable aux besoins des usagers et des élus.

La volonté de La Poste de ne pas embaucher se retrouve également sur le taux très élevé de 64% des emplois d'avenir n'ayant pas eu de propositions de contrats. Alors que ce gouvernement propose ce type d'emplois pour aider des jeunes en difficultés à s'insérer, seuls 370 CDI ont été proposés aux 1400 emplois d'avenir.

La précarité se retrouve dans l'augmentation de 7,68% d'intérimaires et il est à noter une augmentation des démissions, des licenciements, des révocations et moins de promotions. A cette précarité s'ajoute le faible niveau de rémunération car 71% des agents ont des salaires inférieurs ou égaux à seulement 2000 euros nets mensuels.

Le taux d'absentéisme pour maladie très élevé, de l'ordre de 6,37%, traduit aussi la dégradation des conditions de travail, la perte de sens du travail pour certains types de personnel qui avait connu la Poste comme service public de plein exercice, et leur usure psychologique face à des réformes néo-libérales et managériales à répétition qui se traduisent à chaque fois par plus de discours de rentabilité, moins d'effectifs.

En 2014, la masse salariale de la Poste a baissé de 3,54%. Le nombre d'agents formés a baissé de 4% et le nombre de jours de formation a chuté de 9%.

Dans le même temps, la Poste réalisait un résultat d'exploitation de 719 millions d'euros, auquel il faut ajouter les 352 millions au titre du Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE): l'Etat actionnaire principal réclame toujours plus de rentabilité à l'entreprise La Poste, et ne cesse de poursuivre la destruction de cet ancien service public au nom d'une conception du monde purement marchande.

La Poste: un bilan social 2014 toujours plus dégradé et marqué par 7352 suppressions d'emplois
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 18:54

LOI SANTE : RESISTONS !

Le 14 avril par 311 voix (dont celles de tous les députés socialistes du Finistère), 10 abstentions et 241 contre (dont les députés du front de Gauche) l’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi présenté par Marisol Touraine.

« loi de modernisation du système de santé » : il portait un joli nom ce projet. Mais il arrive que la qualité du contenu du flacon ne soit pas au niveau de la beauté de l’étiquette.

Quelques avancées…

Comme la suppression du délai de réflexion de 7 jours pour l’IVG ; le droit aux sages-femmes de pratiquer les IVG médicamenteuses et les vaccinations ; la possibilité d’action de groupe même limitée ; la généralisation du tiers payant ; l’encadrement de l’activité libérale à l’hôpital ; …

Mais pas de rupture avec la loi Bachelot. Au contraire…

-Tout d’abord le texte maintient la tarification à l’activité, logique comptable qui multiplie le déficit de centaines d’établissements hospitaliers

-Les franchises et les forfaits hospitaliers sont maintenus

-Il conforte et élargit les pouvoirs exorbitants des directeurs généraux des Agences Régionales de Santé (DGARS)

-Il accélèrerait de manière considérable les restructurations avec la mise en place obligatoire des groupements hospitaliers de territoire (GHT) qui jusqu’à présent étaient facultatifs.

Avec une aggravation de la politique d’austérité

Dans la perspective des 50 milliards d’économies décidées par le gouvernement il s’agit, coûte que coûte, de faire « payer » 10 milliards dans le domaine de la santé dont 3 milliards pour les seuls hôpitaux.

On voit le rôle que l’ARS va jouer pour imposer les regroupements de services, les réductions d’activités et/ou les fermetures d’établissement. Avec les conséquences sur la qualité des soins, le bien-être des malades, la souffrance au travail des agents… et la dégradation de l’emploi dans des communes où l’hôpital est souvent, et de loin, le principal employeur.

Où est la modernité ?

-Dégradation de la qualité des soins aux malades et des conditions de travail des personnels ;

-Eloignement des centres de soins du domicile des malades et de leur famille ;

-Démantèlement du maillage du service public de santé qui s’ajoute aux attaques récurrentes contre tous les services publics de proximité.

Où est la modernité là-dedans ?

Une volonté de passer en force …

On se souvient que le gouvernement a imposé la loi Macron pour laquelle il n’avait pas de majorité par le « 49-3 ». C’est-à-dire en privant les députés de leur droit de vote. Comme il ne peut plus y avoir recours il a décidé de la « procédure d’urgence » pour la loi santé. Limitant ainsi le débat parlementaire à une seule lecture par chambre. Privant ainsi députés et sénateurs de possibilité de modifier et d’améliorer le texte.Pire, un certain nombre de dispositions ne seront pas votées par les parlementaires mais prises par ordonnances du gouvernement.

Qui nécessite une résistance des citoyens

Face à la violence des coups portés par le projet du gouvernement et à son refus d’entendre les parlementaires, les élus locaux et la population, la résistance s’organise, souvent massive comme le montre la défense de l’hôpital de Douarnenez. Les communistes et le Front de Gauche y prennent largement part.

Mais ces actions sont souvent partielles et isolées. Ce qui est en cause c’est la possibilité pour chacune et chacun, quelle que soit sa situation d’avoir accès à des soins de qualité et de bénéficier des avancées des techniques médicales.

C’est donc l’ensemble de la population qui est concernée pour exiger que se mette en place une véritable démocratie sanitaire et que les parlementaires soient enfin saisis de l’élaboration d’une loi-cadre sur l’ensemble de la problématique santé, y compris la prise en compte du vieillissement et de la perte d’autonomie.

Le projet de loi va maintenant être présenté au Sénat et, avec la procédure d’urgence, le gouvernement veut que tout soit bouclé en juillet.

Il n’y a donc pas de temps à perdre pour que s’exprime la volonté populaire de cesser le bricolage et de prendre enfin le problème à bras le corps dans toutes ses dimensions.

Les communistes y tiendront évidemment toute leur place

Le 28-04-2015

Alain DAVID

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 20:28

L'insulte et le reniement: déclaration de la Fédération du PCF 29

François Hollande nous a gratifié, dimanche dernier, d'une de ses saillies dont il coutumier et dont il devrait avoir honte.

Pierre Laurent a exigé avec raison des excuses publiques de François Hollande.

En comparant le Parti Communiste au Front National, le Président de la République entonne la petite chanson éculée écrite à deux mains par la droite et ceux qui, comme lui, la copie.

En s’attaquant grossièrement au Parti Communiste et à sa politique d'union qui a permis en 1972 la signature du Programme Commun avec le Parti Socialiste et le Parti Radical de Gauche il se démasque totalement et renonce à ses promesses déjà bien modestes par rapport à ce Programme commun des « années 70 », promesses qui l'ont fait élire par le peuple de gauche. Il renie politique industrielle, propriété sociale des grands moyens de production, ambition sociale, justifiant ainsi son impuissance à stopper le chômage de masse, l'insécurité sociale à la source du désespoir et du désarroi qui enflent dans le pays.

Ce faisant il tourne le dos à celles et à ceux qui, dans sa propre organisation, se sont engagés dans le combat unitaire après le Congrès d'Epinay qui conduira à la victoire en 1981. Les communistes du Finistère comme l’ensemble des Finistériens et des Finistériennes seraient curieux de connaître le sentiment des dirigeants socialistes du département, des élus locaux avec qui, parfois ils animent ou ont animé des majorités dans les collectivités locales. Peuvent-ils accepter de rejeter ainsi tout un pan de leur histoire, de l'histoire de la gauche?

Les communistes finistériens ne renonceront pas à s'opposer à la politique de casse sociale, économique, environnementale conduites par ce gouvernement. Ils continueront de travailler à la réindustrialisation du pays en plaçant l’intérêt national, l’intérêt des salariés, la solidarité, le respect de l'environnement, au cœur de ce combat. Dans d'autres conditions, mais avec la même détermination que par le passé, ils feront tout pour rassembler celles et ceux qui veulent faire renaître l'espoir et « changer la vie ».

Brest le 21 avril 2015

François Hollande: l'insulte et le reniement: déclaration du PCF Finistère
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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 19:51

Rapport Cour des comptes/ droit d'asile : le PCF rappelle que la France est le pays européen qui accueille en proportion le moins de réfugiés

Alors que le projet de loi sur la réforme du droit d’asile adopté en première lecture à l’Assemblée nationale est examiné par la commission des lois du Sénat mercredi 15 avril 2015, la publication d’un rapport de la Cour des Comptes par le Figaro sur la gestion des demandeurs d’asile relance la polémique sur le fait que la politique d'asile serait devenue la principale d'arrivée d'immigrants clandestins aux frais de la collectivité nationale.

Afin que ce nouveau rapport n’alimente pas une surenchère visant à durcir toujours plus la gestion des flux migratoires, le PCF rappelle que dans la plupart des demandes d’asile rejetées, il ne faut pas voir la preuve du caractère abusif de ces demandes. Les rejets sont souvent le produit d’une interprétation contestable des textes relatifs au droit d’asile par les institutions. Ils sont aussi la conséquence des difficultés administratives, juridiques, matérielles, linguistiques, médicales et psychologiques des demandeurs d’asile à exposer pleinement leurs craintes en cas de retour vers leurs pays d’origine.

On voudrait nous faire croire qu’il faudrait partir à la chasse aux « faux demandeurs d’asile » et aux « fraudeurs » prêts à déferler sur le territoire national. Pourtant la France est le pays européen (comparativement à sa population) qui accueille le moins de réfugiés.

En effet, quand l’Allemagne accueille 70 000 réfugiés syriens, quand la Suède (moins de 10 millions d’habitants) en accueille 30 000 et projette de monter ce chiffre à 100 000, la France a, au total, accordé 30 000 visas à des réfugiés syriens depuis le début de la crise alors que 4 millions d’entre eux sont réfugiés dans un pays limitrophe à la Syrie. On est loin de l’invasion fantasmée par la droite et l’extrême droite.

Il est au contraire nécessaire de renforcer les droits fondamentaux des demandeurs d’asile comme le réclament la Commission nationale consultative des droits de l’homme, le commissaire aux droits de l’homme du conseil de l’Europe, mais aussi les députés du Front de gauche qui se sont abstenus en première lecture sur le projet de réforme du droit d’asile. La Cour des Comptes serait plus inspirée d’enquêter sur l’utilisation des fonds publics accordés aux entreprises et les retours en matière d’emplois et d’investissements.

Fabienne Haloui et Laurence Zaderatzky, commission Lutte contre les racismes et pour l’égalité des droits du PCF

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