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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 06:26

rassemblement-12-avril-Morlaix.JPG                                         Rassemblement contre l'austérité à Morlaix - Samedi 12 avril 2014

 

Les objectifs de Manuel Valls: trouver à faire 50 milliards d'économie sur les services publics et la solidarité pour financer 50 milliards de cadeaux au patronat et soi-disant baisser le niveau de la dette et du chômage... On sait que ça ne marche pas, mais tant pis, il y a des appétits financiers à satisfaire pour les amis du monde de la finance qui nous gouvernent. 

 

D'ici 2017, 11 milliards de baisse des dépenses de protection sociale par le gel des prestations sociales famille, logement, invalidité. Faut-il rappeler qu'il y a 3,5 millions de mal logés en France, que les profits locatifs ont augmenté de 70% depuis 10 ans, que les expulsions ont été multipliées par deux entre 1998 et 2012? 

 

Baisse des salaires des 5,2 millions de fonctionnaires par le gel du point d'indice qui décroche par rapport à l'inflation. Suppression annoncée de dizaine de milliers de postes pour économiser 18 milliards sur les dépenses de l'ETAT. 

 

11 milliards de dotations retirées aux collectivités locales

 

10 milliards d'économies réalisés sur l'assurance maladie: des malades moins bien pris en charge, une santé de plus en plus inégalitaire. 

 

Tout cela n'est pas inexorable. Ce gouvernement et cette présidence "durs avec les faibles et faibles avec les forts" (Thierry Lepaon) sont également faibles politiquement car leur politique n'a guère de légitimité aux yeux des citoyens: elle ne s'appuie sur aucun mandat confié par le peuple.

Révoltons-nous contre cette politique pro-capitaliste qui remet en cause des conquêtes sociales fondamentales. Ouvrons le grand chantier du changement à gauche par un mouvement social d'ampleur! 

 

Dans la fonction publique, une journée de mobilisation est déjà prévue le 15 mai. 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 06:14
Aquilino Morelle... avec un nom comme ça, on croyait que c'était un compagnon du sous-commandant Marcos infiltré à Solferino... Mais non!  
Après le train de vie de Cambadélis et de Strauss-Kahn et les emplois fictifs des collaborateurs financés par la MNEF, les montres mirobolantes de Julien Dray, les chaussures de divas de Roland Dumas, les comptes cachés de Jerôme Cahuzac, voici un nouveau Golden Boy du Parti Socialiste pris la main dans le sac...  Un article de lecture réjouissante, vous allez voir...   
Aquilino Morelle. © (dr)A-t-il l’image d’un médecin intègre, adversaire de l’industrie pharmaceutique depuis son rapport sur le Mediator ? Mediapart a découvert qu’il avait travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler. A-t-il la réputation d’être solidement ancré à gauche ? Il se comporte comme un « petit marquis » au Palais où il abuse des privilèges de la République. Est-il connu pour sa plume aiguisée ? Il a longtemps fait écrire ses discours par d’autres. Aquilino Morelle, conseiller politique du président et nouvel homme fort de l'Élysée, a beaucoup menti. 
A la une de Mediapart, le site d'investigation indépendant : www.mediapart.fr
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 05:43
Avec M. Valls, c’est plus d’austérité !
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Rome, Athènes, Madrid, Lisbonne, Bruxelles, autant de capitales qui ont vu, à l’appel de la Confédération syndicale européenne, d’immenses foules manifester et  marcher pour qu’enfin on sorte de l’austérité et pour un autre partage des richesses.

 

A Paris et dans quelques autres villes, samedi dernier, comme une réplique du scrutin municipal et en opposition au discours de politique générale du Premier ministre, une marche, rassemblant pour la première fois la gauche politique de transformation, dont les forces du Front de gauche et le Nouveau parti anticapitaliste, des associations féministes, de droit au logement, des sans-papiers ou des syndicats de salariés, d’enseignants, des élus socialistes et écologistes, a vu des dizaine de milliers de participants se donner la main pour clamer la demande d’égalité, de justice et de valorisation du travail qui parcourt le pays. Un premier pas important, réduisant l’écart existant dans certains débats entre les acteurs politiques, syndicaux ou sociaux était franchi. Certes, des efforts restent à accomplir, des obstacles à surmonter pour constituer un véritable Front populaire d’un type nouveau. Mais aujourd’hui, le réussir apparait moins utopique qu’hier. Même si les résultats des élections municipales n’en rendent pas compte, le refus de l’accaparement des richesses mondiales par une minorité de soixante-sept familles à l’échelle mondiale est de plus en plus rejeté. Ce système est injuste, inefficace et sera de plus en plus invivable socialement et écologiquement. D’ailleurs, de partout, d’officielles paroles, comme au Fonds monétaire international et même à la Banque centrale européenne, commencent à s’inquiéter et reconnaissent, à voix basse pour le moment, que l’austérité c’est l’impasse. Le pouvoir Hollande-Valls aurait pu profiter de ces nouvelles études et du rejet de l’austérité et du chômage par les électrices et électeurs pour relancer un débat public sur les autres choix possibles, combinant progrès de la justice sociale, fiscale, réduction du chômage, efficacité économique et environnementale. Au lieu de cela, le Premier ministre et le Président de la République ont choisi la méthode autoritaire et austéritaire, mettant au pas le groupe socialiste et une partie du groupe écologique au Parlement, nommant à l’Elysée, un ancien ministre des affaires européennes de N. Sarkozy, qui coiffe l’ancien secrétaire du Parti socialiste qui occupe un strapontin pour les affaires européennes, tandis qu’on parle de nommer l’ancien ministre de l’économie à la Commission de Bruxelles.

 

Le dispositif général vise donc à adapter notre pays, ses institutions, son économie, son droit social, aux canons de l’Europe ultralibérale pour mieux satisfaire les demandes du grand patronat et des marchés financiers. Nombreux sont sans doute celles et ceux qui en déclarant faire confiance au nouveau Premier ministre, ne mesurent pas les conséquences des annonces faites lors de la déclaration de politique générale. Elles se résument ainsi : pluie de cadeaux au grand patronat et ceinture pour les travailleurs, les étudiants, les services publics. Au fameux pacte dit de « responsabilité », de plus de 30 milliards d’euros, s’ajoutera la suppression des cotisations patronales pour les emplois rémunérés au SMIC, la baisse des cotisations sociales patronales de la branche famille sur la majorité des emplois payés jusqu’à 3,5 fois le SMIC, 12 milliards d’euros de baisse d’impôt sur les sociétés et de la  contribution sociale de solidarité. Ainsi, les sociétés les plus importantes bénéficient d’un nouveau cadeau de 42 milliards par an. Et les prétendues aides promises aux salariés n’en sont pas puisque M. Valls leur donne leur propre argent, en abaissant le niveau du salaire brut, en réduisant une partie des cotisations sociales des salaires ce qui hypothèque l’avenir de la protection sociale et du système de retraite. En même temps, c’est le patrimoine commun de tous nos concitoyens qui est attaqué dans ses fondements. Plus de cinquante milliards d’euros de coupe budgétaire, dont 19 milliards dans les services publics de la Nation, 10 milliards dans l’assurance maladie, 10 milliards enlevés aux collectivités locales. Autant de ponctions qui vont considérablement réduire l’activité du pays et faire progresser d’autant le chômage. A ceci s’ajoute la mise en cause arbitraire, sans consultation de nos concitoyens, de toute l’organisation territoriale avec la suppression des départements et des régions, au nom d’une organisation coïncidant avec les directives impulsées par les institutions européennes contre la démocratie locale et les services publics de proximité.

 

Ces orientations sur d’une extrême gravité. La plupart des organisations syndicales les contestent au nom de la justice et de l’efficacité et organiseront dans les semaines à venir des journées d’action unitaire dont celle du 1er mai. Nombreux sont les électrices et électeurs socialistes ou écologistes, jusqu’à une partie de leurs élus et parlementaires, qui appellent à sortir de cette logique qui ne fait qu’alimenter les rapaces de la finance contre le travail.

 

Cette majorité qui proteste et qui manifeste pourra, le 25 mai prochain, peser sur le cours des choses en rejetant l’austérité en France et en Europe et en se prononçant pour la refondation de la construction de cette dernière, grâce au bulletin de vote du Front de gauche à l’occasion des élections européennes. Voilà qui comptera !

 

Patrick Le Hyaric

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 18:20
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 08:50

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 05:40

bandeau Front De Gauche

TEXTE d'ORIENTATION de la CAMPAGNE du Front de Gauche pour les européennes du 25 mai 2014

 

 

INTRO

Européennes 2014: Rompre et refonder l'Europe, le Front de gauche entre en campagne

 

Les peuples d'Europe sont dans la tourmente de la crise mondiale du capitalisme financiarisé. La crise est généralisée, le chômage et la pauvreté explosent, les économies des pays de l'UE sont très majoritairement en récession. Les dogmes ultralibéraux, les traités européens et ceux qui les défendent encore sont lourdement responsables de la crise en Europe. Les tenants du consensus libéral, quels qu'ils soient, en ont fait une opportunité pour accélérer les réformes libérales contre les travailleurs et toutes les formes de solidarités nationales, locales, européennes avec les politiques d'austérité violentes, imposées ça et là par la Troïka. En France, François Hollande a trahi ses engagements et ceux qui lui ont fait confiance en 2012. Il est aujourd'hui l'allié de Merkel et de la droite européenne, du MEDEF et des marchés.

 

Dans ce contexte, les élections européennes du 25 mai 2014 seront décisives pour redonner la parole confisquée aux citoyens, stopper l'austérité et ouvrir la voie du redressement social, économique et écologique de notre pays. A juste titre, les politiques d'austérité et la méthode autoritaire employée pour les faire appliquer font aujourd'hui l'objet d'un rejet massif des peuples. Des millions de femmes et d'hommes se mobilisent contre ces choix qui dégradent leurs conditions de vie et de travail, qui attaquent leurs droits sociaux et politiques. Il faudra que cette colère s'exprime, il faudra que de cette colère puisse émerger un espoir, celui de celles et ceux qui n'ont pas renoncé au changement et au progrès humain.

 

Nous pouvons être la bonne surprise de ces élections, bouleverser le paysage politique en France, faire gagner la gauche faire gagner la gauche qui s’opposent à la politique d’austérité. Cela bousculerait des rapports de force ouvrant la voiede rassembler une majorité alternative à la politique du gouvernement. Puisque l'élection européenne est la seule qui se tienne au même moment dans toute l’UE, elle peut permettre de faire converger les puissantes résistances populaires qui se sont considérablement développées ces dernières années, les forces disponibles à gauche, elles aussi en progression en Europe, contre l'austérité et pour des solutions de progrès à la crise.

 

Depuis 2005, nous avons étés de ce côté. Nous avons combattu le Traité Constitutionnel Européen. C'est de cette bataille que le Front de gauche est né. Nous avons su rassembler bien au delà de nous même pour permettre la victoire du peuple français et ouvrir une brèche pour tous les européens. Nous nous sommes battus en 2008 pour un référendum et contre le traité de Lisbonne. Quatre millions de français ont voté pour Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, et ses propositions pour l'Europe à l'élection présidentielle de 2012. Nous étions 80 000 dans la rue en septembre 2012 contre le traité budgétaire, rédigé par Sarkozy et Merkel, adopté par Hollande. Nous avons résisté et travaillé l'alternative politique. Nous avions raison.

 

Les députés européens du Front de gauche ont joué leur rôle. Ils ont défendu dans le Parlement européen, les intérêts des françaises et des français, les intérêts de l'ensemble des peuples européens au sein du groupe de la Gauche unie européenne – Gauche verte Nordique (GUE-NGL). Ils ont fait vivre des propositions alternatives et sont intervenus en appui aux luttes. Grâce aux progrès des forces de la Gauche européenne dans de nombreux pays, ce groupe peut être considérablement renforcé en 2014, devenant alors un outil plus puissant pour mener les batailles dans les institutions et dans la rue.

 

Dans chaque vote Front de gauche aux élections européennes, il y aura la rupture avec cette Union Européenne libérale et, indissociablement, l'idée de sa refondation sur des bases sociale, écologique, démocratique et pacifique, dans le respect de chaque peuple, de chaque nation, de la souveraineté populaire et la solidarité internationale. Nous voulons lutter et désobéir avec les travailleurs, les citoyens, les forces sociales, syndicales et politiques qui se lèvent contre l'austérité, la toute puissance des marchés financiers,  le dumping social, la mise à mal de notre écosystème. Nous voulons les rassembler sur des solutions solidaires visant un nouveau modèle de développement en Europe. Les propositions de politique européenne inscrites dans L’Humain d’abord sont plus que jamais d’actualité.

 

Dans chaque vote Front de gauche, il y aura la sanction de ceux qui nous ont conduit là, le refus du replis nationaliste et xénophobe, et surtout le rassemblement de celles et ceux qui sont prêts à prendre un autre chemin avec les peuples européens, les forces de gauche qui résistent et construisent l'alternative partout en Europe. C'est la démarche de résistance et d'espoir que portera le Front de gauche en France, les listes de la gauche alternative dans les pays européens et Alexis Tsipras, au nom de nous tous, dans une campagne européenne inédite pour la présidence de la Commission européenne.

 

Partie 1/ L’Union européenne est en crise

Cette crise est à la fois sociale et écologique 

Il s’agit de la crise d’un système qui use les travailleurs, en même temps qu’il épuise les ressources naturelles et la biosphère, menaçant la survie même de l’humanité.

Une destruction de l’écosystème.

Aujourd’hui, après le dernier rapport du GIEC, nul ne peut remettre en cause le changement climatique ni l’impact des activités humaines. Il est urgent d'agir pour bloquer cette évolution mais aussi pour en affronter les conséquences. Il faut agir vite, et méthodiquement en se fixant des objectifs contraignants et en coordonnant tous les moyens d’action en vue du but à atteindre. Or, l’Union européenne aggrave la situation en laissant les firmes multinationales organiser la multiplication irrationnelle du transport de marchandises et en refusant de prendre des mesures volontaristes pour organiser la transition énergétique.

Une explosion de la pauvreté et du chômage.

La « crise économique » et sociale désorganise durement et durablement nos sociétés. Le nombre de chômeurs, de précaires et de pauvres atteint des records en Europe. Les politiques néolibérales menées par les différents gouvernements et les institutions européennes sont responsables de cette situation. Des baisses de salaires sont mises en œuvre dans plusieurs pays européens. Les services publics sont sacrifiés, les droits sociaux détruits méthodiquement. Les populations et plus particulièrement les femmes subissent une grande régression sociale et pour beaucoup, un véritable processus de paupérisation. L’avenir de millions de jeunes est ainsi mis en péril.

Une négation de la démocratie

Les choix économiques et sociaux des classes dominantes en Europe s’appuient sur une négation des souverainetés populaires. Ce sont désormais des instances technocratiques, en particulier la « troïka » (FMI, BCE et Commission européenne) qui concentrent les pouvoirs. Face aux sanctions électorales, aux grèves et mouvements de masse, les gouvernements se maintiennent artificiellement via de grandes coalitions dites d' « union nationale » ou des gouvernements non élus pour continuer à appliquer les memoranda, niant ainsi tous les messages politiques exprimés par leurs peuples. Dans tous les pays où la contestation est massive, les mouvements sociaux sont réprimés, les libertés syndicales réduites et le pluralisme des média remis en cause.

 

Cette crise s’inscrit dans la crise globale du capitalisme néolibéral qui a commencé en 2007.

Une crise mondiale du capitalisme financiarisé

Il s’agit de la crise d’un système fondé sur les prédations du capital financier et d’un mode d’accumulation du capital dont les contradictions s’aiguisent toujours plus. La pression accrue sur les revenus salariaux, condition du maintien de profits toujours plus élevés, sapent les possibilités d’une croissance des débouchés pour les marchandises, faisant, comme aux Etats-Unis, de l’endettement des ménages le principal expédient pour maintenir la croissance.

 

Qui entre en résonnance avec la crise propre de l’Union européenne

Cette crise globale se manifeste dans le cadre de l’Union européenne et principalement de la zone euro par des traits spécifiques qui tiennent à la nature de la construction européenne, fondée sur la concurrence généralisée et le dumping social et fiscal. Les modalités de construction de la monnaie unique ont entériné la soumission des politiques publiques aux marchés financiers, et l’impossibilité de politiques sociales ou de relance de l’activité économique. L’UE néolibérale organise la divergence économique entre les pays membres et l’absence de solidarité financière entre eux. La crise de la dette publique survenue en 2009 était inscrite dans les bases mêmes de ses traités, Maastricht et Lisbonne.

 

L’Europe austéritaire : la réponse des classes dirigeantes

Face à cette impasse, les réponses des classes dirigeantes des pays de la zone ont été principalement la fuite en avant : donner toujours plus de pouvoir à la finance, renforcer encore les politiques d’austérité, mener une concurrence exacerbée avec les pays du Sud, et éloigner encore les politiques menées de tout contrôle par la souveraineté populaire et de tout débat démocratique. Le fédéralisme qui se construit ainsi et s’est accéléré récemment (adoption du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro et de diverses directives (six pack, two pack)) est en effet un fédéralisme autoritaire qui tient les peuples le plus possible à distance.

Si en 2012, par le moyen de dispositifs exceptionnels et d’un certain assouplissement des règles d’intervention de la Banque centrale européenne, - d’ailleurs à l’encontre de certaines des règles des traités - ces classes dirigeantes sont parvenues un temps à éloigner la menace de l’éclatement de la zone euro, la profonde instabilité de cette dernière demeure. La crise est donc loin d’être finie, et donne l’occasion au patronat européen, par le biais des politiques menées par les gouvernements, de tenter de remettre en cause les acquis sociaux et démocratiques, issus dans les différents pays d’Europe des luttes des décennies passées.

Dans cette situation, les politiques d’austérité menées dans tous les pays provoquent une catastrophe sociale et écologique. Elles minent toujours plus l’Etat social et la démocratie. De plus, la fiscalité, loin d’être redistributive, épargne les rentiers et les plus riches. Elle aggrave les inégalités. Ces politiques enclenchent une dynamique infernale : la contraction de l‘activité engendre la diminution des recettes fiscales, approfondissant ainsi les déficits et la dette, ce qui place les États sous la menace permanente des offensives spéculatives des marchés financiers, laquelle appelle de nouveaux plans d’austérité qui ne feront qu’aggraver le mal auquel ils prétendent remédier. Le spectre de la déflation (chute cumulative de l’activité des prix et des revenus) menace donc, tandis que la croissance des inégalités, la persistance du chômage de masse et de la précarité plonge une part croissante de la population en Europe dans la pauvreté.

C’est sur ce terrain que la réaction et l’extrême droite prospèrent, distillant leurs thèses xénophobes qui visent à dresser les travailleurs et peuples les uns contre les autres, faisant le jeu du grand patronat et de l’oligarchie.

 

La cogestion autoritaire PSE-PPE s’attaque à la souveraineté populaire

L'arrivée au pouvoir du PS et de François Hollande n'a rien changé par rapport à l’alignement de la politique de Nicolas Sarkozy sur celle d’Angela Merkel. Le TSCG n’a en rien été renégocié comme promis, et ratifié par le gouvernement et la majorité parlementaire en France.

Au niveau européen, le PSE cogère avec la droite (Parti populaire européen) le Parlement européen pour appliquer une politique libérale et se répartir les postes. A chaque fois que le choix leur est donné, les partis sociaux-libéraux préfèrent des majorités d’union avec la droite plutôt que des rassemblements à gauche. C'est le cas dans 14 pays sur 28. Nous pouvons mettre en échec cette politique de capitulation, et dessiner une alternative européenne aux politiques d’austérité !

 

Les caractéristiques de cette crise nous montrent qu’une seule voie de sortie est possible : il faut rompre avec cette Union européenne là pour refonder une autre Europe, solidaire et démocratique.

 

 

2. Désobéir et rompre avec les traités

Pour pouvoir refonder l’Europe sur de nouvelles bases, il faut d’abordrompre avec l’Union Européenne actuelle. Ce qui fonde l’Union Européenne sont les traités négociés en secret par les gouvernements et ratifiés sans que les peuples ne soient consultés. Que ce soit le traité de Lisbonne ou le récent Traité sur la stabilité la coopération et la gouvernance (TSCG), ils organisent le dumping social et fiscal, imposent des politiques d’austérité permanente et excluent les politiques économiques et sociales du débat public et de la décisions citoyenne. Ce sont à ces traités et plus largement à leur logique qu’il faut désobéir pour pouvoir se libérer du carcan qui opprime les Peuples. Nous sommes prêts à cet affrontement et à en assumer toutes les conséquences.

2.1. Notre méthode pour rompre : une Révolution citoyenne qui s’appuie sur la souveraineté populaire et les mobilisations populaires.

2.1.1. Se battre au niveau européen avec toutes les forces progressistes

Les combats au sein de l’UE, que ce soit par les mobilisations ou au parlement, sont nécessaires. Ils contribuent à la résistance, à informer les peuples de ce qui se fait souvent dans une opacité totale et à indiquer ce qu’il faudrait faire.

Les peuples ne sont pas restés sans voix face aux politiques d'austérité et aux diktats de la troïka. Des mouvements puissants se sont développés ces dernières années dans différents pays, ils doivent converger au niveau européen. Les citoyens de Grèce, d’Espagne et du Portugal affrontent courageusement les politiques libérales, alors même que leur gouvernement répond par la répression et la criminalisation des luttes. Cela démontre clairement que l’autoritarisme vient au secours du libéralisme. Ces combats montrent la voie pour unifier les résistances en Europe.

Le Front de gauche y est engagé et contribuera à leur renforcement en France et en Europe. Voilà pourquoi il est important d’élire le maximum de député-e-s européens du Front de Gauche capables de relayer les luttes et d'en déclencher, pour alerter sur les dangers et mobiliser sur des solutions.

Dans tous les pays, les partis de la gauche alternativejouent un rôle majeur dans la résistance à l’Europe des néo-libéraux. Ils progressent dans de nombreux pays.

C'est en renforçant nos coopérations avec les forces – sociales et politiques - qui rejettent l'austérité et la construction libérale de l'UE que nous oeuvrerons utilement contre l’Europe de l’austérité.

2.1.2 Rompre et désobéir : assumer l’affrontement pour ouvrir des brèches

Dans la situation actuelle, l’élargissement à 28 Etats membres rend quasiment impossible la modification des traités qui requiert l’unanimité des pays membres. Un seul pays pourrait bloquer tout progrès social ou écologique.

Un gouvernement de gauche devrait donc assumer un rapport de force diplomatique, économique et politique pour s'opposer aux projets dangereux, ouvrir le débat sur des propositions alternatives et créer les chocs diplomatiques visant une remise à plat de la construction européenne.

Nous essayerons d’obtenir une modification des règles actuelles. Si cela s’avère impossible, il faudra, avec tous les pays qui le souhaiteraient, désobéir aux règles européennes.

La France est un grand pays, moteur en Europe et 2epuissance économique européenne. Un changement en France peut montrer l'exemple et entraîner d’autres peuples d'Europe.

2.1.3. Prendre des mesures unilatérales coopératives

La France doit mettre sa puissance au service des peuples qui résistent. Un gouvernement de gauche prendrait alors un certain nombre de mesures unilatérales en expliquant qu’elles ont vocation à être étendues à l’échelle européenne. Il s’agit de mesures unilatérales coopératives, en ce sens qu’elles ne sont dirigées contre aucun pays mais contre une logique économique et politique et que, plus le nombre de pays les adoptant est important, plus leur efficacité grandit. C’est donc au nom d’une autre conception de l’Europe qu’un gouvernement de gauche devrait mettre en œuvre des mesures qui rompent avec la construction actuelle de l’Europe. Face à cette Europe qui maltraite les peuples, nous proposons de construire une autre Europe.

2.2. Rompre avec l'Europe telle qu’elle est pour refonder une autre Europe

2.2.1. Sortir la dette publique de l’emprise des marchés financiers pour relancer l’emploi et la transition écologique

La résorption de la dette publique sert aujourd’hui de prétexte à mener des politiques d’austérité drastique. L’objectif clairement affiché est de casser toujours plus l’Etat social. La France n’est pas en état de cessation de paiement : le pays est suffisamment riche pour assumer la dette actuelle. Mais surtout, les traités actuels ont contraint les Etats à contracter cette dette auprès des banques privées et des marchés financiers. Les Etats sont obligés d’emprunter à des banques privées, à des taux qui peuvent aller jusqu’à 10%, les sommes qu'elles ont empruntées à moins de 1% à la Banque centrale européenne (BCE). L’euro est une construction politique et historique qui est aujourd’hui au service des marchés financiers. Il est le produit d’une conception monétariste qui emprunte son modèle à la Bundesbank et dont le gouvernement Merkel est le plus fervent défenseur. Il n’est plus vivable tel qu’aujourd’hui.

Dans cette situation, certains prônent la sortie de l’euro et la mise en œuvre de politiques de dévaluation compétitive. Ce projet est économiquement hasardeux. Il alourdirait l’encours de la dette publique, renchérirait les importations, ce qui pèserait sur le niveau de vie de la population, et ouvrirait la porte à la spéculation sur la nouvelle monnaie, donnant ainsi une arme puissante aux marchés financiers. Economiquement hasardeux, ce projet est politiquement néfaste car une politique de dévaluation compétitive est une politique non coopérative qui cherche à gagner des parts de marchés contre les autres pays. Loin d’induire plus de solidarité entre les peuples, elle entraînera encore plus de concurrence, de dumping social et fiscal, avec le risque d’exacerber les tensions xénophobes et nationaliste. Enfin, cette solution est défensive car elle nous empêche de mener une bataille politique vis-à-vis des autres pays d’Europe. C’est pour ces raisons que le Front de gauche et le Parti de la gauche européenne, qui regroupe les partis de la transformation sociale et écologique en Europe, sont opposés à un tel projet.

Pour autant, nous ne nous satisfaisons pas de la situation actuelle qui est mortifère pour les peuples d’Europe. L’Euro tel qu’il est aujourd’hui n’est plus supportable pour les peuples. Au niveau européen, nous proposons la tenue d'une conférence sur les dettes publiques qui aboutirait à l'annulation d'une grande part des dettes insoutenables des Etats membres et une révision des échéances et conditions de remboursement, voire d’annulation pure et simple. Si cette solution s’avère impossible, faute d’accord des gouvernements des autres pays, un gouvernement de gauche devrait prendre des mesures unilatérales : la dette publique serait soumise au contrôle des citoyens et du Parlement. Elle ferait l’objet d’un audit citoyen qui pourrait déboucher sur un rééchelonnement, un moratoire ou une annulation. Certains pays l'ont fait. Les actionnaires des banques, les spéculateurs et la finance doivent assumer le prix de la crise dont ils sont responsables.

Au-delà, il faut un changement radical de politique monétaire. Il faut refonder l’euro pour en faire une monnaie au service des peuples. Il est indispensable que la BCE puisse prêter directement aux Etats et aux collectivités territoriales. Il faut donc, comme cela se fait par exemple aux Etats-Unis, au Japon et au Royaume Uni, que la banque centrale puisse financer les éventuels déficits publics nécessaires pour financer les investissements publics indispensables aux besoins sociaux des peuples de l'Union et à la transition écologique.

La France peut obtenir ce résultat en menant une bataille politique en Europe pour que les statuts de la BCE soient changés et que soit créé un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire. Ce fonds serait contrôlé et administré démocratiquement dans le but de financer à bas taux, voire à taux zéro, des dépenses publiques des Etats membres et des investissements d'entreprises qui développent l'emploi, dans le respect de critères sociaux et écologiques précis, avec la contribution monétaire de la BCE et les recettes de la taxe sur les transactions financières.

Si cette solution s’avère impossible faute d’accord des autres gouvernements des autres pays, un gouvernement de gauche prendrait aussi des mesures unilatérales en matière monétaire afin de subvertir l’Euro en le mettant au service d’une politique de relance de l’activité tournant le dos aux critères néo-libéraux. Ce pourrait être par exemple au moyen d’un établissement financier public comme la Banque publique d’investissement. Cette dernière emprunterait directement auprès de la Banque centrale (et des banques centrales nationales, comme la Banque de France, qui constituent ensemble l’Euro-système) sans passer par les banques privées. Si la BCE s’y oppose, le gouvernement passerait outre.

2.2.2 : Pour sortir de l’austérité, refuser la politique budgétaire européenne

Le TSCG impose que les Etats aient un déficit structurel, construction statistique arbitraire, inférieur à 0,5 % du PIB. Tenir un tel objectif suppose de mener des politiques d’austérité de façon permanente et de couper massivement dans les dépenses publiques, la protection sociale et les services publics étant les premiers visés. Un gouvernement de gauche refusera d’appliquer une telle politique budgétaire et n’acceptera pas que la Commission européenne puisse dicter sa loi et remettre en cause la souveraineté populaire.

2.2.3. Récuser le dumping social et les libéralisations, en finir avec la précarité

Nous affirmerons un principe de non-régression sociale et écologique avec l'alignement sur le droit le plus avancé. Aucun pays ne doit se voir imposer des normes européennes inférieures à ses normes nationales. Nous nous battrons pour la promulgation de critères de convergence sociale permettant, par exemple, l’émergence d’un salaire minimum en Europe. Un gouvernement de gauche n’acceptera pas que les salariés d’autres pays de l’Union venant travailler en France ne se voient pas accorder les mêmes droits que les salariés français. Il refusera d’appliquer la directive européenne sur le détachement des travailleurs et obligera les employeurs à appliquer le droit du travail à tous le salariés quelle que soit leur nationalité.

Face aux directives libérales, nous mettrons un coup d’arrêt à la dérégulation des services publics et à leur ouverture obligatoire aux marchés notamment en matière de transports.

2.2 4. En finir avec l'Europe de la finance

Les produits financiers doivent être placés sous une surveillance stricte des pouvoirs publics afin que la finance soit mise au service de la société et non l’inverse. Il faut en finir avec la cotation en continu, les ventes à découvert nues et les marchés de gré à gré. Les mouvements de capitaux entre l’Union européenne et le reste du monde doivent être contrôlés et réellement taxés. Les conglomérats bancaires doivent être brisés et une stricte séparation doit être instaurée entre les banques de dépôt tournées vers le financement de l’économie et les banques d’affaires intervenant sur les marchés. L’activité de ces dernières doit être strictement encadrée afin qu’elles ne puissent pas perturber le bon fonctionnement de l’économie. Depuis 1998, nous agissons pour la mise en place d’une taxe sur les transactions financières. Le projet Barroso de coopération renforcée entre 11 Etats pour créer une telle taxe est totalement insuffisant. Pourtant, P. Moscovici porte-parole des banques, le trouve « excessif ». Le gouvernement Hollande est le meilleur allié des banques.Nous proposons, au contraire, la création d'une taxe couvrant toutes les transactions financières, y compris les marchés des changes et taxant plus fortement les produits spéculatifs. Sans décision européenne, nous appliquerons ces mesures en France.

Enfin, les paradis fiscaux permettent aux grandes fortunes et aux grandes entreprises de piller impunément les budgets publics. Ils brisent l’égalité devant l’impôt et assurent le blanchiment d’activités criminelles de toutes sortes. Ils encouragent la concurrence entre Etats vers le moins disant fiscal au détriment des finances publiques. Nous en avons assez des indignations hypocrites qui ne sont jamais suivies d’effet. Nous bloquerons tout mouvement de capitaux allant vers un paradis fiscal, y compris au sein de l'UE (Luxembourg, etc.).

2.2.5. Lutter contre le libre-échange destructeur

Ces mesures de protection face à la finance doivent être accompagnées de décisions similaires sur les échanges de marchandises. Le libre-échange donne tout pouvoir aux firmes transnationales. Il est anti-écologique car il pousse à produire à l'autre bout du monde ce qui peut être produit plus près et à envoyer nos déchets toxiques vers les pays pauvres. Nous ne voulons plus de cette « mondialisation des containers » à la surface de toutes les mers du globe. Il organise un nivellement général par le bas des normes sociales et environnementales. Il organise la compétition entre les salariés. Loin de la logique patronale de la « compétitivité » qui veut exporter à tout prix, nous favorisons la demande interne. La finalité de la production doit être la satisfaction des besoins. Pour cela, nous adapterons les outils aux productions et à leur origine : taxe kilométrique au niveau national et européen, visas sociaux et environnementaux aux frontières de l’UE.

Ces mesures favoriserons la relocalisation des activités et sont nécessaires au développement de circuit court de production et de consommation.

Nous prônons une refondation de la Politique agricole commune (PAC) pour développer une agriculture écologique, paysanne, de proximité. Celle-ci devra favoriser le principe de souveraineté alimentaire.

Nous défendons la coopération internationale et la solidarité intra-européenne plutôt que la guerre économique de tous contre tous.

2.2.6. Refuser le GMT

Le grand marché transatlantique (GMT) est un projet d’accord de libre échange entre l’Union européenne et les États Unis, au service des grandes firmes transnationales. Loin d’être un sujet technique, le GMT est un sujet déterminant pour l’avenir social, écologique, économique et démocratique de l'Europe. S’il devait être adopté, il destabiliserait nos industries, nos cultures, nos agricultures. Il permettrait l’arrivée en Europe de produits ne répondant pas à nos normes sociales ou environnementales. C’est particulièrement vrai dans le domaine agricole. Bœufs aux hormones, poulets à l'eau de javel et OGM pourraient déferler dans nos assiettes. Le principe du recours à des tribunaux d'arbitrage privés, acté dans le mandat de négociations de la Commission européenne, est inadmissible. Ce serait une remise en cause insupportable de la souveraineté juridique des Etats aux profits du capital financier transnational. Ils permettraient par exemple aux multinationales d'attaquer les Etats ayant adopté des législations contre les OGM et contre l'exploitation des gaz de schistes et autres hydrocarbures non conventionnels.

Ce projet est inacceptable et la méthode mise en œuvre pour le faire adopter l’est tout autant. Le Peuple n’a jamais été consulté, le Parlement non plus. Pourtant des collectivités ont déjà appelé à l’arrêt des négociations. Ce mouvement devrait s’amplifier. Lors de son voyage aux Etats-Unis, François Hollande a appelé à une accélaration des négotiations de ce projet atlantiste. Le mandat de négociation est tenu secret pour soi-disant défendre les intérêts européens. Pourtant les informations divulguées par Edward Snowden sur les écoutes de la NSA, dans la continuité des révélations de Julian Assange, démontrent que l’Union Européenne est massivement espionnée par les Etats-Unis. Les dirigeants de l’Union européenne auraient dû réagir notamment en arrêtant les négociations sur le Grand Marché transatlantique. Ils ne l’ont pas fait tant est grande leur soumission à Big brother. C’est pourquoi nous exigeons du gouvernement français la fin des négociations en cours et que nous réclamons à défaut la tenue d’un référendum sur le GMT.

Nous dénoncerons les accords de libre échange et notamment les accords dits de partenariats économiques, établis dans ce cadre, avec les pays d’Afrique et d’Amérique du Sud, qui détruisent les économies de ces pays, au profit des multinationales. Nous leur substituerons des accords basés sur la solidarité et la coopération.

2.2.7. Rompre avec le productivisme : instaurer la planification écologique européenne

Les modèles économiques actuels sur l’environnement ont des conséquences non seulement sur le climat, mais également sur le pillage des ressources naturelles, la multiplication des déchets toxiques que nous ne parvenons pas à retraiter et que nous déversons souvent dans les pays en voie de développement au mépris de la santé de leurs populations, sur l’appauvrissement très rapide de la biodiversité, sur la santé de tous via l’utilisation incontrôlée de substances toxiques diverses comme les pesticides. Face à la crise écologique, l’existence d’un intérêt général humain radicalement anticapitaliste n’a jamais été aussi évidente. La première nécessité de l’Humanité est la préservation de l’écosystème que nous avons en commun ! Cette exigence incontournable unit l’humanité que veulent diviser les partisans du choc des civilisations.

Elle implique la mise en œuvre d’une planification écologique et le retour des biens communs de l’humanité et des services d’intérêt général dans le giron public. Elle impose l’application d’une « règle verte » pour solder la dette écologique. Nouvel outil de pilotage des politiques publiques, celle-ci permettra de repousser la date à laquelle nous aurons consommé l'ensemble des ressources que la Terre peut renouveler chaque année. Cela implique également la mobilisation de budgets au niveau des pays européens pour accélérer la transition énergétique. Cela passe notamment par le développement accéléré des énergies renouvelables pour diminuer drastiquement les énergies productrices de gaz à effet de serre et un débat public national immédiat sur la politique énergétique en France et la place du nucléaire. Il se déroulera sous contrôle citoyen de l’information jusqu’à la prise de décision et se terminera par un référendum.

L'Europe doit se mobiliser dès maintenant pour la lutte contre le réchauffement climatique et obtenir, à Paris, en 2015, un accord juridiquement contraignant et différencié de réduction des émissions des gaz à effets de serre,concernant tous les grands pays émetteurs, qui limite le réchauffement au plus à 2°C, ainsi que la création des fonds financiers incontournables dédiés à l’accompagnement des pays du Sud, des pays les moins développés et des pays les plus fragilisés dans leur projet de développement.

Ces mesures impliquent de rompre et désobéir à l’OMC, au FMI, en sus des directives ou traités européens, d’imposer de nouvelles orientations pour lutter contre la surconsommation matérielle (obsolescence programmée, emprise publicitaire, etc.), et de favoriser l’extension des services publics, et leur accès gratuit.

2.2.8. Rompre avec une Europe dépendante des intérêts géostratégiques américains :

L’OTAN est un outil au service des Etats-Unis pour défendre leurs intérêts stratégiques et leur vision du monde. Trop souvent, l’OTAN sert de prétexte pour contourner les décisions de l’ONU et s’affranchir du droit international. L'article 42 du traité de Lisbonne prévoit que les politiques des Etats de l’Union européenne doivent être compatibles avec les orientations de l’OTAN. Nous les voulons, au contraire, compatibles avec le droit international et militons pour la dissolution de l’OTAN. Sans attendre, nous prônons la sortie de la France de l'OTAN. Nous refusons le projet de bouclier anti-missile de l'OTAN en Europe ainsi que l'installation de technologies états-uniennes dans les armes françaises.

Nous mettrons en échec les accords qui livrent les données personnelles des citoyens européens au gouvernement des Etats-Unis sous couvert de lutte contre le terrorisme : l’accord de données sur les passagers aériens européens qui se rendent aux USA ou les survolent ainsi que l’accord SWIFT qui donne accès aux données bancaires des citoyens européens.

Nous dénonçons la logique des G8 et G20.Nous refusons la toute puissance du dollar comme monnaie mondiale de réserve.

2.2.9. Rompre avec l’Europe forteresse et la politique agressive de l’UE vis-à-vis des pays du sud

Nous refusons le sort fait aux Rroms, érigés en boucs émissaires. Nous refusons cette Europe forteresse, qui criminalise les migrants avec FRONTEX, qui conduit à l’accumulation des naufragés et des cadavres à nos frontières.

Nous supprimerons les zones de rétention administrative qui sont des zones de non droit. Nous renégocierons les accords de Schengen au profit d’une action résolue en faveur de politiques nouvelles de migrations internationales et de codéveloppement, en particulier avec les pays du pourtour méditérrannéen.

Nous mobiliserons au niveau européen pour l’abrogation de la « directive de la honte » de 2008 qui banalise et généralise une politique d’internement et d’expulsion des migrants en Europe et refuserons de les appliquer en France.

 

Engager ces ruptures est une condition indispensable pour pouvoir refonder le projet européen sur de nouvelles bases libérées des traités européens actuels.



Partie 3 : Refonder l'Europe

 

Notre critique de l'UE et les ruptures que nous voulons engager avec ses fondements, ses traités, ses politiques, ne nous condamnent pas à un repli nationaliste. Paradoxalement, nous sommes aujourd'hui les seuls porteurs d’une idée européenne à laquelle les peuples pourraient adhérer car porteuse de progrès humain, social et écologique. Travestie par les forces qui ont construit l'UE actuelle pour nous, l'idée européenne est celle d'une construction démocratique, sociale, écologique, répondant à des formes d’organisation dont les peuples devront convenir ensemble, et qui œuvre pour la paix au plan mondial. C'est pourquoi nous proposons de la refonder.

 

Une Europe démocratique qui respecte les souverainetés populaires

Pour nous, les politiques de coopération entre les Etats comme les politiques intégrées doivent faire l'objet de débats publics, être librement consenties, contrôlées et soumises à la souveraineté populaire. Nous voulons que le peuple français soit consulté par referendum sur les grandes orientations européennes.

Nous voulons changer l'équilibre des pouvoirs en renforçant les assemblées élues. Les parlements nationaux doivent recouvrir leur compétence budgétaire et être associés aux processus d'élaboration des lois et des règles européennes. Le Parlement européen sera plus représentatif des citoyens, c'est à dire issu d'une élection à la proportionnelle sur des listes nationales. Ses pouvoirs doivent être renforcés, notamment pour ce qui est de l'initiative législative. Une instance antidémocratique telle que l’actuelle commission européenne ne pourra exister dans cette Europe..

Nous voulons développer des outils d'intervention des peuples dans les décisions européennes à tous les stades : élaboration des politiques européennes, suivi et évaluation de ces dernières. La pseudo procédure d'initiative citoyenne européenne deviendra un véritable droit de pétition, sans validation préalable d’une quelconque instance. Il faut ouvrir des espaces de dialogue pourune réelle prise en compte des revendications des syndicats de travailleurs et des ONG. Le lobbying sera strictement encadré voire interdit.

 

Une Europe du développement humain soutenable

Face au chômage et à la précarité, la priorité absolue doit être d'offrir aux européens un modèle de développement qui leur garantisse du travail, des revenus décents, une protection sociale, tout en protégeant notre écosystème.

Dans l'immédiat, nous proposons de lancer un grand plan européen d'investissement pour reconstruire les économies des pays et enclencher la transition écologique. Faire face aux défis sociaux et environnementaux doit conduire à relocaliser les activités, transformer les modes de production, favoriser les circuits courts de production et de consommation.

Nous voulons impulser un autre type de production alliant développement humain, social et écologique par une réappropriation publique et démocratique des secteurs stratégiques, des coopérations industrielles et de recherche au niveau européen ainsi que l'instauration de visas écologiques et sociaux sur les importations. Nous proposons d'interdire les licenciements boursiers, créer des emplois qualifiés, sécurisés, bien rémunérés et donner des pouvoirs d'intervention aux salariés sur les choix des entreprises.

La préservation de l’écosystème sera une priorité de l'Europe refondée. Elle implique la mise en œuvre d’une planification écologique, le retour des biens communs de l’humanité dans le giron public, sous contrôle citoyen, et la généralisation d’une « règle verte » pour solder la dette écologique. Il faut investir dans les énergies renouvelables et propres, les économies d'énergie, le développement des transports ferroviaires et de la voie d'eau.

Pour protéger les citoyens, nous pensons qu'il est nécessaire de définir un cadre européen au droit du travail et à la protection sociale. La logique dominante de « baisse du coût du travail » conduit aux plans de licenciements, à la précarisation du travail, à la baisse du niveau de protection sociale, à la pression des logiques managériales et individualistes dans les entreprises. Nous voulons y opposer un bouclier social garantissant sécurisation des emplois pour éradiquer la précarité, un droit à la formation pour tous. Nous proposons d'harmoniser progressivement les droits sociaux des salarié-es européen-es par le haut. Des salaires minimums en Europe doivent permettre une rémunération décente. Nous voulons mettreen place des critères pour la convergence vers le haut des normes sociales, écologiques et démocratiques, étendant à tous les pays européens les droits des salariés sur ceux des pays où ils sont les plus avancés. Nous voulons tendre vers la réduction du temps de travail, l'égalité salariale femmes/hommes, le retour partout au droit à la retraite à 60 ans et lutter contre toutes les formes de discrimination au travail.

Nous voulons un modèle qui valorise les biens communs au lieu de les privatiser. Les coupes budgétaires des politiques d'austérité, les libéralisations et les privatisations réduisent la capacité des pays européens à répondre aux besoins sociaux, notamment des personnes les plus fragiles. Les services publics, avec de nouvelles créations à l'échelle continentale, deviendront un pilier de la construction européenne nouvelle, pour l'accès de tous aux droits universels à l'éducation, à la santé, au logement, à l’eau, à l'énergie. Un essor des services publics serait créateur d'emplois utiles au peuple, œuvrant à la reconstruction du lien social, capables de re-dynamiser les territoires ruraux et les quartiers populaires, aujourd'hui abandonnés par la République.

La politique agricole commune doit elle aussi être refondée sur la base de la sécurité et de la souveraineté alimentaire, d'une agriculture paysanne non soumise aux logiques productivistes qui garantisse aux agriculteurs des prix rémunérateurs et aux citoyens une nourriture de qualité, saine et variée, accessible à tous et au juste prix.

 

Une Europe libérée de l'emprise de la finance

L'Union économique et monétaire ne doit pas servir la spéculation mais à la création d'emplois, les services publics, les produits utiles et la transition écologique pour un partage juste des richesse. Pour répondre à ces objectifs, une Banque centrale européenne doit être placée sous le contrôle démocratique des peuples.

Nous proposons de rompre avec avec les politiques injustes d’augmentation de la TVA, de taxer plutôt le capital avec une taxe sur les transactions financières et lutter contre l'évasion fiscale (transparence bancaire, renforcement des services d'enquête coopération européenne). Pour en finir avec le dumping fiscal, nous proposons d'harmoniser la fiscalité des entreprises au niveau européen en modulant les taxes sur les sociétés pour inciter les entreprises qui créent de l'emploi, investissent dans la formation et augmentent les salaires ; et pénaliser celles qui délocalisent, spéculent, polluent. Nous ferons la promotion en France et en Europe d'une fiscalité réellement progressive.

La priorité doit être donnée à la réduction des inégalités sociales et territoriales en Europe, au développement de programmes de solidarité et de lutte contre l'exclusion.

 

Une Europe des droits et libertés

L'Europe doit être un espace qui garantit l'égalité entre les femmes et les hommes à tous les points de vue, et qui protège le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps. Le droit européen doit – face à la menace qui plane dans de nombreux pays – garantir l'accès de toutes à l'IVG. Nous sommes pour l'instauration de la « clause de l'Européenne la plus favorisée » afin que chaque femme puisse bénéficier des lois les plus avancées dans les pays de l'Union.

L’Europe doit être laïque et garantir la liberté de conscience. C'est une condition pour garantir l'égalité des citoyennes et des citoyens quelles que soient leurs convictions philosophiques et religieuses. Le libre exercice des cultes sera garanti dans le cadre des lois existantes. Nous nous prononçons pour une stricte séparation entre les Eglises et les institutions européennes. Nous nous opposerons au statut particulier des Eglises dans le cadre des consultations européennes et à tout financement public d’activité religieuse.

Une Europe de la paix au service de l'émancipation humaine

L'Europe doit être un acteur sur la scène internationale. Face à la puissance du capital globalisé, notamment aux transnationales et aux marchés financiers, il faut un espace politique et économique qui puisse faire contrepoids et qui renonce aux ingérences impérialistes et néocolonialistes. Si aujourd'hui elle n'a rien d'autre à offrir que des accords de libre échange, l'Europe refondée peut être un très puissant outil de coopération entre les peuples du monde.

La paix et la sécurité collective doivent être un fondement d'une Europe refondée. Cela implique une rupture avec les politiques atlantistes, la sortie de l'OTAN, l'indépendance vis à vis des USA. L'Europe doit être active sur le terrain du désarmement multilatéral. Une politique extérieure européenne doit se fonder sur le droit international pour contribuer à la résolution des conflits par le multilatéralisme et la recherche de solutions politiques et non militaires. Au Proche Orient, elle doit engager tous les outils à sa disposition pour faire respecter le droit imprescriptible du peuple palestinien à un Etat souverain et démocratique, dans les frontières de 1967.

L'Europe refondée sera à l’opposé de l’« Europe forteresse» actuelle, qui repose sur le dispositifFrontex, la stigmatisation et la mise en danger des étrangers non communautaires. Elle devra veiller au respect des droits des migrants, à commencer par le droit d'asile, le droit à la scolarisation, le droit au travail.

 

Une politique de solidarité et de coopération doit être mise en place avec les différentes régions du monde. Avec l'Amérique Latine, l'Afrique, l'Asie, le Proche Orient, l'Europe de l'Est des nouvelles relations doivent se nouer sur un pied d'égalité et non dans le cadre des accords de libre échange. L'Europe soutiendra les révolutions citoyennes qui ont mis à bas des régimes autoritaires. 

 

pierre Laurent, Mélenchon et Alexis Tspipras

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 19:11
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Au lieu de tenir compte lucidement de la catastrophe électorale, le Président de la République choisit la voie d’une suicidaire fuite en avant. Avoir désigné comme premier ministre, celui-là même qui a été très minoritaire lors des primaires organisées par le Parti socialiste, parce que jugé trop libéral, était déjà une inquiétante indication. Lui donner comme mission essentielle, comme il l’a confirmé dans sa déclaration de politique générale devant le Parlement, le respect du paquet cadeau de dizaines de milliards aux grandes entreprises, sans contrepartie pour l’emploi et les salaires, dans le cadre d’un plan d’austérité de cinquante milliards pris sur les dépenses de santé et une série de crédits publics utiles, dont ceux concernant les engagements pour l’école, tout en sacrifiant les budgets des collectivités locales, revient à mépriser totalement les électrices et les électeurs qui ont, de différentes manières, poussé un cri d’alarme et réclamé des choix conformes à leurs attentes. Cette déclaration est une opération visant à convaincre nos concitoyens de s’insérer et d’accepter les terribles conséquences de la guerre économique dans laquelle M. Valls veut inscrire notre pays, ses ouvriers, ses paysans, ses employés et cadres. Il a parlé comme un comptable en chef, pour faire respecter les durs critères européens et demander de tailler en pièces toute l’architecture des collectivités territoriales. Et une nouvelle fois il invente un dispositif favorisant la pression vers le bas sur les salaires, en exonérant de cotisations patronales les salariés payés au SMIC.

.

D’ailleurs, au moment où se négocie le dangereux projet de marché transatlantique, le commerce extérieur passe sous l’égide du ministre des affaires étrangères. Les services diplomatiques deviennent ainsi le bras armé commercial des sociétés multinationales et de la guerre économique. Ainsi, F. Hollande a décidé de passer en force pour complaire aux puissances d’argent.

.

La souveraineté populaire est une nouvelle fois bafouée. Jusqu’à quand nos institutions peuvent-elles encore fonctionner quand de plus en plus de citoyens n’attendent plus rien de la « politique » et que d’autres, tout aussi nombreux se mettent sciemment « hors système » ? En vérité, notre démocratie est malade, très malade de ne l’être que trop peu. Tant que la vie politique du pays s’organisera, comme c’est le cas depuis des décennies, autour de la pédagogie de l’acceptation par les citoyens de leur condition de vie, la crise démocratique s’approfondira, avec de dangereux risques de fuite en avant de droite extrémiste. Pourtant, ce qui est en cause c’est bien l’orientation ultra libérale des politiques mises en œuvre par des gouvernements dans le cadre d’une alternance entre des forces de droite et le parti socialiste. Comment un Président de la République pourra-t-il gouverner avec si peu de soutiens et des projections aux élections européennes qui placent son parti en deçà des 20% des suffrages ?

 .

Les résultats des municipales et les orientations gouvernementales aggravent les doutes, les inquiétudes, les contestations dans les rangs du parti socialiste lui-même. De nombreux électeurs et militants prennent comme un affront les choix découlant des municipales. Et ceux qui sont à la manœuvre auront beaucoup de mal à indéfiniment gérer le groupe socialiste au Parlement en brandissant en permanence la menace de la dissolution de l’Assemblée nationale, alors que la droite conquiert des villes et maintenant des métropoles et qu’existe le risque d’un changement de majorité au Sénat au mois de septembre. Véritable retour en fanfare offert à la droite, flanquée de l’extrême-droite, ce que ne souhaite pas la majorité du pays et qui aggraverait encore la crise politique en cours. Voilà qui renforce singulièrement la responsabilité du Front de gauche, qui doit être plus que jamais ouvert, offensif et porteur de choix alternatifs anti-austérité. Il doit se porter à l’avant de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche et de l’écologie politique pour les aider à se parler, à travailler ensemble pour jeter les bases d’un rassemblement pour faire front contre cette politique et pour réinventer un projet de transformation sociale et écologique. Le chantier est immense ! Le défi difficile et compliqué, mais il en vaut la peine. Il devient urgent et indispensable de sortir de l’austérité, de rompre clairement avec les dogmes économiques des institutions européennes et de refuser le projet de marché transatlantique. Urgent de créer les conditions pour que soit respectées les demandes exprimées lors des élections présidentielles et réaffirmées de différentes manières à l’occasion des élections municipales. Urgent que soit mené  le combat acharné contre les inégalités sociales et le chômage, pour les droits humains, le respect de la souveraineté populaire et une nouvelle démocratie.

 .

La grande manifestation européenne, vendredi dernier à Bruxelles contre l’Europe austéritaire a montré la voie de l’action unitaire. La confédération européenne des syndicats a lancé l’idée d’un grand plan européen de relance des investissements utiles pour le logement, le transport, la santé, l’énergie, en lien avec la création d’un fonds financier européen et une autre orientation de la Banque centrale européenne. Elle appelle à se mobiliser pour cela à l’occasion des élections européennes en mai prochain. En Espagne, les rassemblements populaires se multiplient, comme au Portugal et en Grèce.

 .

Samedi prochain, 12 avril, à l’appel de deux cent personnalités et du Front de Gauche, une grande marche pour sortir de l’ornière, ouverte à tous ceux qui le souhaitent, va se déployer dans Paris. Plus elle sera large, ample, diverse, agrégeant toutes celles et ceux qui ont les valeurs de gauche au cœur et l’ambition que l’on sorte enfin de l’austérité et du chômage, et plus cela contribuera à modifier le rapport de forces pour que vienne enfin le temps d’une politique nationale et européenne alternative, avec en son cœur, l’humain d’abord.

 

Patrick Le Hyaric

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 08:35
Voici les votes des députés concernant "la confiance" :
http://www.assemblee-nationale.fr/14/scrutins/jo0785.asp
A noter, dans le groupe PS, 11 abstentions et aucun vote "contre": le désastre des municipales passé, tout continue comme avant... Vous en vouliez pas de notre cure d'austérité et de libéralisme, vous l'aurez quand même! 
Dans le groupe EELV, 10 Pour, 1 contre, 6 abstentions: un vote partagé mais majoritairement pro-gouvernemental... Les choses sont plus claires comme ça.
Dans le groupe de la gauche démocrate et républicaine, où se trouvent 10 députés du Front de Gauche, majoritairement PCF: 12 votes contre.
Conclusion: l'opposition à l'Assemblée au renforcément des politiques au service des intérêts de la finance, c'est le groupe Front de Gauche. 
  
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 08:23

europeennes.jpg

 

Le Front de Gauche entre en campagne pour les élections européennes. Il a adopté son programme « Rompre, et refonder l’Europe ». Il a conclu un accord sur les premières places de chaque liste. 

Les têtes de liste se retrouveront le 11 avril au soir dans une rencontre avec Alexis Tsipras, notre candidat à la présidence de la commission européenne. Le lendemain, 12 avril le Front de Gauche appelle à participer massivement à la grande marche unitaire « Maintenant ça suffit ! Contre l’austérité, pour le partage des richesses et pour l’égalité ».

 

Les deux premières places de chacune des listes ont été réparties ainsi :

 

Sud Est

1 une candidate présentée par PCF (Marie-Christine Vergiat)

2 un candidat présenté par le PG

 

Île-de-France

1 un candidat présenté par le PCF (Patrick Le Hyaric)

2 une candidate présentée par le PG

 

Nord

1 un candidat présenté par le PCF (Jacky Hénin) 

2 une candidate présentée par la GU

 

Ouest

1 une candidate présentée par Ensemble (Myriam Martin)

2 un candidat présenté par le PCF

 

Est

1 un candidat présenté par le PG (Gabriel Amard)

2 une candidate présentée par le PCF

 

Sud Ouest

1 un candidat présenté par le PG (Jean-Luc Mélenchon)

2 une candidate présentée par le PCF

 

Centre

1 une candidate présentée par le PG (Corinne Morel-Darleux)

2 un candidat présenté par le PCF

 

Myriam-Martin.jpgMyriam Martin, née en 1968 en Ariège, la tête de liste du Front de Gauche aux européennes du 25 mai 2014, pour la région Grand Ouest. Militante de la LCR puis du NPA jusqu'en 2012 (elle a été candidate aux Européennes pour le NPA en 2009 dans le Sud-Ouest), elle a rejoint le Front de Gauche à l'occasion de la campagne des Présidentielles. Au sein du Front de Gauche, elle est membre de la Gauche Anticapitaliste et de Ensemble. 

 

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 20:02

marche-contre-l-austerite-12-avril.jpg

 

Communiqué du Front de Gauche Pays de Morlaix

" Le Front de Gauche invite les citoyens du pays de Morlaix à participer samedi 12 avril à la grande marche contre l'austérité à Paris afin d'exiger une politique au service des besoins sociaux, des services publics et du partage des richesses, ne se soumettant plus aux exigences du MEDEF et de la Commission Européenne. 
Cette manifestation avec la participation du leader grec de Syriza Alexis Tsipras est à l'initiative du Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Ensemble), du NPA, de syndicats, de personnalités diverses de la gauche de progrès et du monde associatif.  Des dizaines de milliers de personnes sont attendues. 
Maintenant, ça suffit! 
Le peuple français a dit clairement lors des élections municipales qu'il n'acceptait pas cette politique anti-sociale de la part d'un président et d'un gouvernement se disant de gauche:  50 milliards de cadeaux aux patrons du Pacte de responsabilité, hausse de la TVA et des impôts populaires, détérioration du pouvoir d'achat, de la protection sociale et des services publics, Grand Marché Transatlantique. 
Les citoyens de gauche doivent maintenant se mobiliser pour imposer une autre politique et ne pas laisser la rue à la droite et à l'extrême-droite.  
Il y aura un aller-retour en car pour Paris au départ de Morlaix (départ 5h30, parking du collège Mendès France, rue Paul Serrusier non loin du Leclerc à Morlaix - retour vers 2h du matin). Participation: environ 40€

Pour le départ de Morlaix, renseignements et inscription (ouverte à tous):   06 20 90 10 52/ frontdegauchemorlaix@gmail.com "

 

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