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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 08:01

AVIS DE TEMPÊTE SUR LES SALAIRES DE LA FONCTION PUBLIQUE

On se souvient que Lionel Jospin en son temps prétendait dire ce qu’il voulait faire et faire ce qu’il avait dit ! Il serait bon que Jean-Marc Ayrault, Marylise Le Branchu ou Vincent Peillon lui emboîtent le pas et annoncent clairement leurs intentions concernant l’avenir salarial de 5,2 millions de fonctionnaires.

Alors que le point d'indice, composante importante de leur salaire, n'a pas été revalorisé depuis 2010, le journal Les Echos annonce le 6 février que pour réduire les dépenses publiques, le gouvernement réfléchirait à l’hypothèse de geler l’avancement des fonctionnaires en 2015. En clair, aucun changement d’échelon dés l’année prochaine synonyme de 1,2 milliards d’Euros d’économie.

Après le gel des salaires, le gel des carrières « est sur la table » comme l’a confirmé Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste à l'Assemblée. Il précise même que le ministre du budget Bernard Cazeneuve envisage aujourd'hui ces mesures, pour ensuite en faire la proposition, au Premier ministre, au président de la République et à la majorité.

Austérité oblige, il faut trouver de nouvelles recettes pour réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros d’ici 2017, voire davantage afin de financer les baisses de charges et d’impôts pour les employeurs.

Et les fonctionnaires deviendraient ainsi la nouvelle cible de choix pour le gouvernement socialiste. Encore une fois, celui-ci prendrait à son compte les recommandations de la commission européenne, de la cour des comptes et des économistes les plus libéraux.

Sans doute une telle position en pleine période électorale est-elle difficile à tenir ? Toujours est-il qu’après Vincent Peillon s’adressant aux enseignants, c’est Jean-Marc Ayrault lui-même qui vient de démentir clairement cette orientation. Promis, craché, juré, on y a même pas pensé !

C’est noté Monsieur le Premier ministre, mais permettez le manque de confiance envers votre action gouvernementale. Trop de promesses non tenues, trop de reniements de votre part face à la droite et au Medef, nous font craindre de nouveaux reculs…

La méfiance et la vigilance des salariés de la Fonction Publique, de leurs syndicats et de tout le mouvement social est plus que jamais nécessaire pour défendre des conditions salariales de plus en plus dégradées. Inutile de préciser qu’ils trouveront les militant-es du Front de Gauche à leur côté pour de probables et nécessaires mobilisations.

 

François Rippe, le 15 février 2014

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 11:03

Dans un rapport sur les finances publiques locales, les collectivités sont appelées à de nouvelles coupes claires dans leur budget pour 2014. Les personnels sont en ligne de mire.

«Les collectivités doivent, comme chaque acteur public, apporter leur contribution au redressement des comptes publics. » À la veille du débat à l’Assemblée sur le projet de loi de finances pour 2014, la consigne est donnée.

Didier Migaud, président de la Cour des comptes, a présenté hier le premier rapport sur les finances publiques locales.

En plus de voir leurs dotations se réduire de 3 milliards d’euros sur deux ans, les collectivités territoriales devraient mieux maîtriser leurs dépenses.

L’objectif ? Participer au « respect des engagements européens de la France », qui, sous injonction de Bruxelles, visent à réduire le déficit public du pays à 3,6 % fin 2014.

Cibles principales : les dépenses de personnel – 35 % des budgets de fonctionnement – la gestion du patrimoine et l’organisation des services publics locaux.

L’Association des maires de France (AMF) a immédiatement répliqué : « Les communes et intercommunalités opèrent un effort sans précédent, subissant (…) une véritable diminution de leurs recettes alors même qu’elles prennent à leur charge, bien souvent à la demande de l’État, de nouvelles dépenses. »

Mais la Cour fait preuve d’ingéniosité, pour faire passer la pilule austéritaire, elle avance « la mise en commun des moyens entre collectivités », entendez la mutualisation des services avec le recul de la proximité et la baisse des effectifs.

Autre astuce, la « logique de péréquation ». Si nombre d’entre elles admettent la nécessité d’un rééquilibrage entre collectivités aux ressources fiscales différentes, le risque est, qu’au nom de cette « logique », se renforce le désengagement de l’État vis-à-vis des communes, des départements et des régions. Les préconisations de la Cour des comptes mises en lien avec l’objectif du gouvernement de réduire de 15 milliards la dépense publique en 2014 font craindre aux élus une baisse supplémentaire de leurs dotations.

Pour compenser, deux possibilités : se serrer la ceinture ou augmenter les impôts locaux. Pour Didier Migaud, le choix est fait : moins de services publics.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 11:00

L'éditorial de Jean-Paul Piérot (Journal l'Humanité du mercredi 12 Février).

"Quand on parle d’un billet gratuit pour des enfants de cheminots, on oublie les trente milliards de cadeaux consentis au grand patronat dans la corbeille du mal nommé pacte de responsabilité.".

Avec la Cour des comptes on n’est jamais surpris. Sous un air de défenseur sourcilleux des budgets de la République, drapé de toute la solennité qui sied à sa haute fonction, le président Didier Migaud admoneste toujours du même côté. Les petits en prennent toujours trop à leur aise. On se souvient qu’il y a quelques mois la vénérable institution s’était émue de la trop grande prodigalité dont ferait preuve notre système de protection sociale en matière de remboursement des frais ophtalmologiques. En clair, les myopes seraient budgétivores. Qui donc allait être blâmé dans son nouveau rapport annuel, rendu public hier ? C’est sur les cheminots que la Cour a décidé de jeter l’opprobre. Pensez donc, ces nantis bénéficient de l’insigne privilège de permis de voyages pour eux-mêmes et leurs familles ! Et ce scandale dure depuis 1938, quand fut nationalisé le transport ferroviaire dans la foulée du Front populaire ! Voilà l’origine de la gabegie qui grève nos dépenses publiques ! Que n’y avions-nous pas pensé ? Merci à la Cour des comptes d’avoir eu la clairvoyance de désigner une fois de plus les vrais responsables de nos déficits.

Bien sûr, ce n’est pas sérieux, quoi que assez offensant à l’égard de salariés pour lesquels les permis de voyage sont un avantage social modeste entrant dans leur contrat de travail. Mais en ciblant une catégorie de travailleurs exerçant dans un service public, les membres de la haute juridiction financière alimentent de fausses divisions dans le monde du travail. C’est un rideau de fumée pour brouiller les pistes. Quand on parle d’un billet gratuit pour des enfants de cheminots, on oublie les trente milliards de cadeaux consentis au grand patronat dans la corbeille du mal nommé pacte de responsabilité.

Les magistrats de la rue Cambon estiment qu’il pourrait manquer cette année jusqu’à six milliards d’euros de recettes fiscales et que le déficit de 2013 s’avère plus important que les 4,1 % prévus actuellement. Les prévisions pour 2014 ne laissent pas d’inquiéter tant sur le niveau de l’emploi dans le secteur privé que des salaires, ce qui pèsera à nouveau sur les rentrées fiscales. Sombres perspectives face auxquelles le gouvernement, appuyé en cela par la Cour des comptes qui en réclame toujours davantage, n’entend répondre que par la compression des dépenses publiques, en d’autres termes par une dégradation des conditions de fonctionnement de la société. L’obsession de la compression des dépenses hypothèque fortement les possibilités de conduire une stratégie de redressement industriel.

La protection sociale et les dotations aux collectivités locales sont dans le collimateur des juges en orthodoxie financière qui encouragent le gouvernement à aller au-delà des cinquante milliards d’euros de réductions de dépenses publiques annoncées de 2015 à 2017. Ainsi la France est entraînée dans une spirale de la régression, dont elle ne pourra s’extraire que par un changement de cap, vers la gauche. Un large champ de convergences ne pourra être déblayé que dans le débat entre tous ceux qui croient qu’une alternative est possible. Au Front de gauche bien sûr, mais aussi chez les écologistes et au sein même du Parti socialiste où dans son aile gauche des voix contestent la voie de l’impasse sociale-libérale tracée par le gouvernement et la Cour des comptes.

 

 

La fable des Cheminots nantis remises au goût du jour.

Dans son rapport la cour des comptes pointe « les facilités de circulation » des salariés de la SNCF. Des « avantages en nature » que la SNCF, en dehors des cheminots, de leurs conjoints et de leurs enfants, étendrait aux « parents et grands-parents, voire arrière-grands-parents des salariés et de leurs conjoints ». La cour estime ainsi que « plus d’un million de personnes bénéficient de ces facilités, dont seulement 15% de salariés de la SNCF » et chiffre le manque à gagner entre 50 et 100 millions d’Euros par an. »La cour des comptes tente de faire passer les cheminots pour des nantis réagit Pascal Poupat de la fédération CGT des cheminots, qui « dénonce les économie de bout de chandelle et explique que « les enfants jusqu’à 21 ans et les conjoints bénéficient de  16 voyage par an, les parents de 4 voyages par an, et qu’en aucun cas grands-parents et arrière-grands-parents ».

 

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 20:04

 

Le blocage des salaires des fonctionnaires est “bien entendu” sur la table  (Acteurspublics.com)
Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a affirmé, le 12 février, que le gouvernement étudiait le gel de l’avancement des fonctionnaires dans le cadre des pistes d’économies budgétaires. Une déclaration choc qui confirme les propos récemment attribués à Vincent Peillon.
Bien entendu, je sais que c’est sur la table. Je sais que Bernard Cazeneuve aujourd’hui envisage ces mesures pour ensuite nous faire la proposition, au Premier ministre, au président de la République et à la majorité.” 
Interrogé sur le plateau de l’émission Question d’info, sur La Chaîne parlementaire, mercredi 12 février, le président des députés socialistes, Bruno Le Roux, a confirmé que le gouvernement envisage le blocage de l’avancement et de la promotion des fonctionnaires dans le cadre des pistes budgétaires pour la période 2015-2017.
Une perspective qu’avait évoquée le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, devant des journalistes le 5 février… et qu’il avait aussitôt démentie Une telle mesure permettrait à l’État de réaliser 1,2 milliard d’euros d’économies.
Bruno Le Roux a développé : “Je dis que je veux voir les mesures concrètes, totales, pour pouvoir ensuite décider, pour pouvoir voir les répercussions que cela a. Je dis d’ores et déjà ici que dans la fonction publique, dans toutes les fonctions publiques, celle de l’éducation comme toutes les autres, je serai attentif aux fonctionnaires qui sont aujourd’hui les plus modestes et notamment les fonctionnaires de catégorie C.”

 

Caresses et gifles
Faut-il sacrifier le pouvoir d’achat des fonctionnaires au nom de la lutte contre les déficits ? La stratégie du gouvernement est des plus complexes à décrypter. D’un côté, il multiplie les messages amicaux à leur endroit. “Ils ont déjà fait beaucoup d’économies”, rappelait le 7 février le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve.“Pourquoi voulez-vous que les économies se fassent sur le dos des fonctionnaires ?” interrogeait le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, à l’occasion de ses vœux aux agents publics, fin janvier.
De l’autre, Vincent Peillon et Bruno Le Roux, deux poids lourds de la majorité qui n’ont pas directement en charge les sujets liés à la fonction publique, semblent préparer le terrain à des mesures d’austérité sans précédent pour la fonction publique. La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, qui déclarait en janvier que le salaire des fonctionnaires ne serait pas gelé jusqu’en 2017, devient peu à peu inaudible. Les déclarations de Bruno Le Roux interviennent par ailleurs à la veille de la présentation aux organisations syndicales, jeudi 13 février, d’un relevé de conclusions sur la négociation “parcours professionnels, carrières et rémunérations”. Le “timing” interpelle.
En 2014, le gouvernement a donc poursuivi le gel du point d’indice (1 milliard d’euros d’économies), divisé par deux les mesures catégorielles (300 millions d’euros) et réduit l’action sociale interministérielle (120 millions d’euros). Avec le blocage des avancements automatiques (1,2 milliard), il toucherait, de manière inédite, à la mécanique même de la rémunération des agents publics. Dans ce scénario “bien entendu sur la table”, le gouvernement doit prévoir quelques mobilisations sociales. Parce que les syndicats ont bien l’intention de renverser ladite table.

 

 

Sylvain Henry
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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 06:34

Il y a quelques jours, Hollande force ses députés à reculer sur la réforme du code de la famille devant les manifestations tapageuses de militants de droite et d'extrême-droite réactionnaires qui ne représentent qu'une minorité de Français, 80% d'entre eux n'étant pas hostiles aux principes affichés de la loi sur la famille à laquelle ont renoncé Hollande et le gouvernement. 

Quand les manifestations viennent des salariés, des syndicats, du peuple de gauche, des militants de l'écologie, en colère face à la casse du droit du travail, du droit à la retraite, face aux plans sociaux en série, à la politique européenne et nationale pro-capitaliste, ou en révolte contre le projet d'aéroport à Notre-Dame des Landes, ce pouvoir fait la sourde oreille et adopte la position martiale. 

Quand c'est quelques pigeons privilégiés, le medef ou le peuple de droite prêt à relancer l'insurrection maurassienne au nom des valeurs éternelles "Travail, Famille, Patrie" qui se manifeste, ce pouvoir plie, probablement pour couper à la droite l'herbe sous le pied: en faisant sa politique, c'est sûr qu'elle n'a plus besoin de revenir aux affaires, mais elle y reviendra très certainement, encore plus extrêmisée par le poids grandissant du FN, l'affaiblissement des valeurs républicaines en son sein, et la dérive à droite du PS. 

Aujourd'hui, on apprend que le seul article un peu précis que contient la feuille de route du gouvernement sur l'intégration des étrangers, c'est un examen vérifiant au bout d'un an de présence sur le territoire le respect de l'obligation d'avoir appris le français, préalable à l'octroi d'un permis de séjour. Valls a fait l'annonce en personne. Là encore, on reste dans le sillage de la politique définie par Sarkozy au nom de la chasse sur les terres du FN.

Parallèlement, Hollande part aux Etats-Unis avec le président du Medef qui a invité le Président de la République très certainement pour qu'il participe de la délégation officielle chargée d'assister aux rejouissances accompagnant l'adoption programmée du Grand Marché Transatlantique, machine de guerre destinée à faire voler en éclat les reglementations sociales et écologiques en Europe, tout ce qui est entrave politique à l'empire du libre-échange et du business. Sur cette affaire là, Hollande perd sa prudence légendaire: il faut accélérer, il ne faut pas perdre de temps, dit-il... Le paloais Brognart n'attend pas...

Gattaz profite de ce voyage avec Hollande pour le remercier pour son pacte de responsabilité si avantageux pour les entreprises, exonérées de 30 nouveaux milliards de cotisations patronales qui finançaient la branche famille de la Sécurité Sociale, afin de lui dire qu'il n'acceptera aucune contrepartie imposée sur l'embauche et les salaires...

Tout cela était cousu de fil blanc...

Face à ce pouvoir au service du grand capital, la population doit montrer qu'elle veut une autre politique, au service des besoins sociaux, du progrès social.

Ismaël Dupont 

    

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 19:38

 

On sait que Marylise Le Branchu est ministre de la Fonction publique mais également de la réforme de l’Etat et de la Décentralisation.

A ce titre, le 16 janvier, elle était l’hôte de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV pour traiter entre autres de la réforme territoriale. On connaît la pugnacité du journaliste pour obtenir des réponses claires et il y en eut.

On y apprit que la réforme territoriale sur laquelle elle travaille « à bas bruit » depuis des mois « ne serait pas imposée à la hache », formule reprise aussi dans un article du Télégramme. Voire !

Interrogée d’une façon serrée elle indiqua que cette réforme relevait d’une logique « bonus/malus ». L’objectif étant, pour faire des économies, de réduire par fusion le nombre de régions, de départements dans les aires métropolitaines mais aussi les communes et les intercommunalités par mutualisation des services. Ces fusions et mutualisations bénéficieront d’une aide financière de l’Etat. Une loi devant être votée en avril/mai… après les élections municipales.

Au-delà des fusions la loi devrait aussi « spécialiser » le champ d’intervention de chaque collectivité, mettant fin à la compétence générale…et aux collaborations qu’elle génère. Renforçant le poids des régions et des métropoles, elle aura immanquablement comme conséquence l’éloignement des citoyens des lieux de décisions et une prédominance encore accrue de la technocratie

« Et si les élus locaux font obstacle ? » demanda le journaliste. La réponse fusa : « c’est le parlement qui vote la loi !! ». « Vous imposerez par la loi ? » « Oui ». Et de citer comme exemple les métropoles Paris, Lyon, Marseille.

 

On ne peut être plus claire : Ou les collectivités territoriales vont dans le sens du gouvernement et elles touchent le pactole. Ou elles rechignent et la loi s’imposera à elles. Elles auront le choix entre un mariage d’argent ou un mariage forcé.

Entre la carotte et le bâton.

 

Au Front de Gauche nous avons une autre conception des relations entre collectivités territoriales : des coopérations librement choisies, mutuellement avantageuses, auxquelles participent les citoyennes et les citoyens.

 

A chacun sa conception de la démocratie !

 

 

Alain DAVID le 9-02-2014

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 14:59

 

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Alors que les femmes sont plus diplômées que les hommes, que six loissuccessives ont affirmé le principe de l’égalité salariale, il y a toujours 27 % d’écart entre les femmes et les hommes.

L’enjeu était donc, au-delà des déclarations d’intention, d’actionner de nouveaux leviers et de les assortir d’évaluation et de sanction.

Des avancées pour l’égalité professionnelle

La comparaison entre le projet de loi présenté en conseil des ministres et celui adopté par l’Assemblée montre l’étendue du chemin parcouru. La première version ne contenait aucune disposition concernant l’égalité professionnelle.

Le débat à l’Assemblée Nationale a permis d’ajouter :

  • Le renforcement des obligations de négociation dans les branches sur les classifications pour revaloriser les emplois à prédominance féminine ;

  • l’obligation pour les entreprises de mesurer et de lutter contre les discriminations liées au déroulement de carrière ;

  • l’évaluation sexuée des risques professionnels, pour éviter que les risques des métiers à prédominance féminine ne soient sous-estimés ;

  • le renforcement du congé paternité et la création de droits à congé pour permettre au conjoint d’être présent lors des examens médicaux durant la maternité…

Mais trop peu de sanctions.

Cependant, ces avancées butent sur un obstacle de taille : la faiblesse des sanctions pour les entreprises qui ne jouent pas le jeu. Pourquoi ne pas conditionner les exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises à la négociation sur l’égalité professionnelle et les classifications. ?

Alors que le gouvernement vient de consentir un nouveau cadeau sans contrepartie au patronat, il aurait été utile d’exiger en préalable que, pour bénéficier des aides de l’État, l’entreprise respecte la loi et ne discrimine pas ses salariées !

Ajoutons que les salariés à temps partiel, à 80 % des femmes, sont les grandes absentes du projet de loi.

Une disparition : l’action de groupe

Enfin, l’action de groupe a disparu des radars. Elle permettait aux organisations syndicales d’aller en justice pour des cas de discriminations collectives, et aux tribunaux de condamner les entreprises à cesser leurs pratiques et à payer une pénalité.

La lutte contre les discriminations serait-elle la première victime du chantier de simplification lancé par l’Élysée?

 

Sans sanction ni renforcement de la capacité des salariés à agir collectivement en justice contre les discriminations, l’effectivité du droit n’est pas assurée. Le projet de loi contient des avancées, il faut maintenant mettre en place les outils pour les rendre effectives. 

 

Nicole Labelle

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 07:48

Le lien avec l'interwiew Inform'action: 

http://www.informaction.info/07022014-2313-La-violence-des-riches-r%C3%A9flexion-personnelle-probl%C3%A9matique-sociale

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 09:38

Farmakonisi: l'UE doit stopper les massacres

 

Alors que la Grèce et le gouvernement Samaras ont pris, au début du mois, la présidence de l'Union Européenne, des actes inhumains sont pratiqués dans les eaux de la Mer Egée du Nord. Des personnes migrantes afghanes et syriennes, fuyant les conflits qui ensanglantent leurs pays, ont été refoulées par les autorités grecques. L'opération – déjà indigne en tant que telle – a été menée avec une telle violence que 12 personnes dont 9 enfants, sont mortes noyées.

Une fois de plus, l'Europe forteresse assassine des réfugiés. L'UE doit cesser le massacre. Grâce à l'action du groupe de la GUE-NGL au Parlement Européen, la question sera débattue la semaine prochaine en session plénière à Strasbourg.

Alexis Tsipras, candidat de la gauche à la Présidence de la commission européenne vient de publier une lettre ouverte à Herman Van Rompuy qui dénonce les aberrations du système Frontex et appelle à « réexaminer l’ensemble des mécanismes institutionnels européens pour la migration et l’asile politique, axés sur la préservation de la protection des droits humains fondamentaux ».

Pour lui, et pour tout le Parti de la gauche européenne, «  La situation actuelle impose la prise de mesures urgentes et efficaces pour le sauvetage en mer des migrants, pour la création des centres d’accueil aux points d’arrivée et l’adoption d’un plan législatif et juridique qui assurera leur prise en charge par tous les pays européens, avec des critères justes et proportionnels, respectant, dans la mesure du possible, leurs propres aspirations ».

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 09:35

Hier après-midi, Matignon a annoncé que le gouvernement ne présentera pas son projet de loi sur la famille en 2014. En dépit des explications du gouvernement, ce recul sonne comme une retraite. Au lendemain d'une manifestation rassemblant droite et extrême-droite, il cède aux slogans indignes de ce dimanche et du précédent.

Ce manque de détermination aujourd'hui, ce sont des milliers d'enfants de familles adoptives, recomposées et en crise qui le paieront demain. Ce projet de loi voulait leur rendre des droits, apaiser les conflits qui les déchirent : ils attendront. Cette dérobade sous la pression est une défaite pour tous. 

PCF Front de Gauche

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