Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:31

Communiqué du Réseau école du PCF et de l'Union des Étudiants communistes. 30 juin 2015.

Les emplois d'avenir professeur, c'est fini ! Alors que les étudiants viennent de déposer leurs dossiers pour la rentrée prochaine, le gouvernement demande aux universités et aux rectorats de mettre fin au dispositif. C'est une circulaire datée du 22 juin dernier qui a discrètement mis un coup d'arrêt au dispositif.

L'État doit cesser de se comporter comme le pire des patrons en proposant aux étudiants des "jobs" sous-payés. La précarité ne peut pas être la solution pour former des enseignants de haut niveau. Pour se former, réussir les concours, acquérir les connaissances, les pratiques et l'expérience nécessaires pour faire réussir tous les élèves, il faut du temps et de la sérénité. Un dispositif de pré-recrutements sous statut de la fonction publique doit être mis en place: c'est l'intérêt des étudiants, des élèves et de toute la société.

Le désengagement de l'État doit cesser. Depuis 3 ans, le gouvernement fait des économies sur le dos des étudiants qui se préparent aux métiers de l'enseignement. En 2013, la création des EAP a été financée en suppriment les aides destinées aux étudiants préparant les concours. Obliger les étudiants à travailler pour financer leurs études, c'est les empêcher de préparer le concours dans de bonnes conditions. Comment recruter plus d'enseignants dans ces conditions ?

Le gouvernement reconnaît qu'il y a besoin de 300 000 enseignants d'ici 2022. Recruter et former des enseignants capables de faire réussir tous les élèves, cela a un coût, et ce n'est pas aux étudiants de payer !

Dès maintenant, la suppression des EAP doit être compensée par le rétablissement d'aides financières spécifiques destinées aux étudiants préparant les concours de l'enseignement, ouvertes à tous les étudiants et sans contrepartie de travail pendant les études. Rapidement, un système de pré-recrutements sous statut de la fonction publique doit être mis en place, comme le proposait le rapport du Sénat sur le métier d'enseignant dirigé par Brigitte Gonthier-Morin en 2012 et comme le demandent les principaux syndicats enseignants.

Fin des emplois d'avenir professeurs: et si on en finissait aussi avec la précarisation des étudiants et des enseignants?
Partager cet article
Repost0
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 06:07

Les guignols gênent les pouvoirs politiques et économiques. Tant mieux ! Ils doivent continuer

Pour Vincent Bolloré le président du groupe Vivendi qui possède Canal +, il faut que l’émission phare du Grand journal disparaisse dès la rentrée. Les traits acérés des Guignols de l'info sont devenus trop insupportables aux inspirateurs des personnages de la Wordcompany.

Les Guignols gênent les pouvoirs politiques et économiques. Tant mieux ! Ils doivent pouvoir continuer à nous faire rire et par la même à nous faire réfléchir.

Six mois après les balles des terroristes contre le droit de caricaturer, voici une tout autre arme qui est employée contre la liberté à l'expression dans notre pays. Contre la tentative de Bolloré d'imposer le silence de la critique, faisons entendre notre indignation.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

« Guignols », « Grand journal », coûts : Bolloré secoue Canal+
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/07/03/les-guignols-resteront-a-l-antenne-de-canal-a-la-rentree_4669325_3236.html

Les Guignols sacrifiés pour complaire à l'ami de Sarkozy et Hollande, le "grand patron breton" Vincent Bolloré?
Partager cet article
Repost0
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 05:36

Mobilisés le 30 juin pour l’enseignement agricole public

Le Comité Permanent de défense et de développement de l’enseignement agricole public (CPDDEAP), qui regroupe professionnels et élus, se joint à l’appel des syndicats Snetap-FSU, Snerma-FO, Syac-CGT et Sud Rural Équipement pour une journée de mobilisation, le 30 juin, afin de dénoncer l'assèchement de l'Enseignement Agricole Public.

Un an après le vote de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, le Comité Permanent de défense et de développement de l’enseignement agricole public (CPDDEAP) s’est réuni le 16 juin dernier au Sénat.


Cette réunion a permis de faire le point sur la situation de l’EAP au regard des 10 priorités que s’est assigné le CPDDEAP depuis sa création en 2009 afin de « redonner la priorité à l’enseignement agricole public ».
Si l’enseignement agricole public a pu bénéficier, comme à l’éducation nationale, de la remise en route d’une formation des enseignants, cet enseignement, fortement dégradé du fait des suppressions de postes opérées durant dix ans de droite, demeure dans un état critique.

Le CPDDEAP a porté, durant les travaux de la loi d’avenir, des propositions issues notamment de quatre ateliers thématiques menés en régions. Aujourd’hui alors que les arbitrages budgétaires se font, le CPDDEAP souhaite faire part de ses inquiétudes sur un certain nombre de sujets :
- l’incapacité des lycées agricoles publics à répondre à la hausse démographique des élèves en raison du maintien des plafonds de recrutement, d’ouvertures de classes quasi nulles, d’offre d'options facultatives devenues des variables d'ajustement, ou encore d'une baisse continue des crédits d'individualisation et des remplacements partiels des enseignants en congé formation...
- la demande d’un réexamen de la réforme de la voie professionnelle afin d’envisager la mise en place de parcours diversifiés pour les élèves en ayant le plus besoin, sur fond de renoncement à des dispositifs orignaux de transition pour les élèves décrocheurs bénéficiant d'une année supplémentaire pour reprendre confiance dans l'école, acquérir un diplôme de niveau V et espérer ainsi élever leur niveau de qualification
- la rémunération des assistants d’éducation (AE) pour lequel les crédits budgétés ne permettent toujours pas de les rémunérer sur 12 mois. A l’Éducation Nationale, le budget réservé à un AE est de 26 598 euros par an contre 23109 dans l’enseignement agricole. Le complément étant pris sur les budgets des établissements, ce qui conduit souvent à minimiser les embauches et donc à poser des problèmes d'encadrement et de sécurité.


C’est pourquoi le Comité a décidé de participer à la journée d’action du 30 juin organisée en régions à l’appel du Snetap-FSU , de Snerma-FO, du Syac-CGT et de Sud Rural Équipement afin de mettre en lumière ces problématiques. Des membres du Comité seront donc présents à Laval, Arras et Montauban pour défendre le développement de l’enseignement agricole public qui, rappelons-le, n’accueille plus qu’un tiers des élèves scolarisés dans cette filière.

1- Restaurer la part des lycées agricoles publics à hauteur de 50% de l'offre en formation initiale par voie scolaire dans l'enseignement agricole en 5 ans.

2- Développer à nouveau l'emploi public à hauteur des besoins, seule mesure à même de conforter la qualité du service public d'enseignement agricole rendu aux usagers.

3- Mettre fin au plafonnement illégal des effectifs dans l'ensemble des classes de l'EAP.

4- Renforcer les équipes pédagogiques, administratives et vie scolaire des lycées agricoles publics.

5- Garantir le soutien aux établissements publics par leur maintien, voire la réouverture de ceux qui ont été fermés.

6-Rétablir un véritable pilotage national de l'EAP et de sa carte des formations, en lien avec la sanctuarisation des trois voies de formation.

7- Créer un véritable service public de la formation continue et par apprentissage.

8- Affirmer un soutien tangible à une filière de production agricole profondément rénovée et aux métiers verts en vue de répondre aux défis alimentaires et environnementaux du XXIème siècle.

9- Refonder la pleine appartenance des personnels TOS-ATE à la communauté éducative. 10- Construire une formation initiale et continue des personnels de qualité, respectueuse de l'ensemble des agents comme des usagers.

Signataires

Marie-France Beaufils, sénatrice (PCF) d'Indre et Loire
Marilyne Beyris, conseillère régionale (PS) d'Aquitaine
Cécile Benoit-Cattin, secrétaire nationale de Sud Rural Équipement
Marie Bové, conseillère régionale (EELV) d'Aquitaine
Sophie Bringuy, conseillère régionale (EELV) des Pays de la Loire
André Chassaigne, député (PCF) du Puy de Dôme
Pierre Chéret, conseiller régional (PS) d'Aquitaine
Xavier Compain, chargé des questions agricoles au Conseil National du PCF
Francis Daspe, président de la Commission nationale Éducation du Parti de Gauche
Michel Delmas, secrétaire général du Snerma-FO
Philippe Denis, conseiller régional (PCF) des Pays de la Loire
Martine Faure, députée (PS) de Gironde

Partager cet article
Repost0
28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 13:16


Ouvrir un chemin d'espoir et de rassemblement majoritaire contre l'austérité et le libéralisme aux élections régionales de décembre 2015

Les délégués des 3000 adhérents communistes bretons réunis en conférence régionale à Pontivy le samedi 27 juin ont défini la stratégie du Parti Communiste pour les régionales des 6 et 13 décembre 2015 en Bretagne: construire "une liste de transformation sociale, écologique, démocratique et féministe, et de large rassemblement anti-libéral au premier tour des élections régionales de décembre 2015, avec le Front de Gauche et toutes celles et ceux qui voudront agir contre l'austérité et pour des politiques régionales d'une gauche offensive et citoyenne ».

Deux enjeux sont mêlés avec ces élections:

- L'avenir de la République: des régions au service de la solidarité et de l'égalité ou des régions au service de la compétition et des inégalités.

- Une issue véritablement de gauche à la crise politique ou l'enfoncement dans une situation qui bloque tout espoir.

Les délégués des communistes bretons formulent un appel solennel au rassemblement et à la convergence citoyenne à toutes celles et ceux à gauche qui ne se résignent pas à la domination du libéralisme et de la finance, qui veulent rendre le pouvoir au peuple et prendre en compte sérieusement les défis écologiques: acteurs sociaux, militant-e-s antiracistes et féministes, culturels, intellectuels et syndicalistes, militants ou personnalités socialistes en désaccord avec la politique du gouvernement, écologistes, Nouvelle Donne, militants anticapitalistes...

Il nous faut rassembler très largement à gauche sur des contenus de progrès, de justice sociale et pour une région solidaire, citoyenne et écologique si nous voulons ouvrir un chemin d'espoir, en nous inspirant des résistances construites en Espagne et en Grèce contre la dictature des logiques néo-libérales et capitalistes.

Les délégués des communistes bretons ont aussi choisi de se donner comme chef de file communiste dans cette liste de rassemblement de la gauche de gauche le costarmoricain Xavier Compain, paysan, syndicaliste, membre de la direction nationale du PCF chargé de l'Agriculture et de la Pêche et de la forêt, référent agriculture au niveau du Parti de la Gauche Européenne, réunissant Syrisa, Die Linke, et toutes les forces de la gauche alternative et de transformation en Europe, candidat aux dernières européennes, n°2 sur la liste du Front de Gauche dans le Grand Ouest.

Entre le 2 et 8 juillet, un vote interne associant tous les adhérents communistes bretons aura lieu pour s'exprimer sur le choix fait par la conférence régionale de cette stratégie et de cette tête de file communiste aux élections régionales".

PCF Bretagne: ouvrir un chemin d'espoir et de rassemblement majoritaire contre l'austérité et le libéralisme aux élections régionales de décembre 2015
Partager cet article
Repost0
28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 13:13
Pierre Laurent candidat aux Régionales en Ile de France avec Clémentine Autain

Dimanche, 28 Juin, 2015 - Humanite.fr

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur de Paris, a annoncé dans un entretien au Parisien qu'il est candidat aux élections régionales de décembre en Ile-de-France, en duo avec Clémentine Autain, pour "une politique ambitieuse de gauche".

"Les communistes m'ont désigné comme leur chef de file car nous estimons possible de construire un projet +l'Ile de France en commun+ à l'image de ce qui s'est fait à Barcelone, avec une liste faisant converger des forces politiques et citoyennes", a expliqué Pierre Laurent. Il a pour ambition de "réunir toutes les forces disponibles pour une politique ambitieuse de gauche refusant la logique d'austérité". Il s'agit, à ses yeux, d'une candidature représentant "l'ensemble du Front de gauche" et "toutes les forces disponibles".
"Nous souhaitons d'ailleurs que la liste soit portée par un duo paritaire avec Clémentine Autain. Cela aurait beaucoup de sens. Nous proposons une grande assemblée régionale le 6 juillet ouverte à tous ceux qui veulent construire cette force".

Il faudra également composer avec le Parti de Gauche, qui a également élu ses chefs de file. « Eric Coquerel, coordinateur politique du PG et conseiller régional et Catherine Fayet, syndicaliste santé (91) ont été élu-e-s chefs de file régionaux. Eric Coquerel a été désigné pour éventuellement solliciter la tête de liste régionale dans le cadre du rassemblement citoyen » explique le communiqué du PG.

Pas de cumul

Pierre Laurent assure qu’il renoncera à son mandat de sénateur s'il est élu président de région. Il est le troisième candidat de gauche à se lancer dans la course en Ile-de-France après Emmanuelle Cosse (EELV) et Claude Bartolone (PS), qui souhaitait pourtant réunir les différentes composantes de la gauche dès le premier tour.

S'il veut "tout faire pour écarter le danger d'une victoire" de la candidate des Républicains "Valérie Pécresse, qui a mis en faillite le système universitaire en quatre ans", qui "protège les villes qui ne veulent pas construire de logement social" et "s'est opposée à la tarification sociale des transports", il reproche à Claude Bartolone d'être "un soutien de la politique gouvernementale actuelle".

Partager cet article
Repost0
26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 05:42

Communiqué de presse de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics

24 juin 2015

70 ans après sa création, remobilisons-nous pour la Sécurité Sociale !

Tous les syndicats CGT, FO, et Sud santé sociaux du secteur santé, action sociale et médicosocial appellent à la grève et à la manifestation le 25 juin pour assurer leurs missions de prise en charge de qualité de l’ensemble de la population Avec eux, nous nous prononçons pour l’abandon des « économies inédites » (Marisol Touraine) du pacte de responsabilité, 10 Mds sur l’hôpital public, 22000 postes supprimés, coupe de 1,2 Md sur les frais de gestion de la Sécurité Sociale dont les centres ferment …

Avec eux, nous nous prononçons pour le retrait du projet de loi de santé qui donnerait les moyens aux Agences Régionales de Santé de réaliser ces coupes budgétaires par amplification des fermetures d’hôpitaux et maternités, mutualisations, fusions, restructurations... partout en France. Le projet de loi de santé est également une loi de privatisation qui conformément aux textes européens récuse toute distinction public-privé.

Le projet de réforme de l’AP – HP de M Hirsch (Assistance Publique- Hôpitaux de Paris), le 1 et Centre Hospitalier Universitaire d’Europe, concerne non seulement tous les hôpitaux et maternités publics de France mais tous les services publics : le « choix » que M Hirsch entend imposer entre la suppression de 4000 postes ou la suppression de RTT, la flexibilisation des horaires…est l’extension au secteur public de la loi dite de sécurisation de l’emploi appliquée entre autres chez Renault et PSA et aggravée par la loi Macron.

Pour la 1ère fois la loi de financement de la Sécurité Sociale 2015 – 2017 prévoit une baisse du budget maladie par personne en termes réels. Cette politique affecte l’accès à la prévention et aux soins pour toutes et tous Le 25 juin les cheminots aussi comme de nombreuses professions du public comme du privé seront en grève pour les salaires… La Convergence apporte son plein soutien aux organisations CGT, FO, Solidaires, FSU, et appelle les collectifs et les membres de Convergence à se joindre à cette journée de mobilisation. Une autre politique est possible et nécessaire. A Guéret le 14 juin nous avons lancé les travaux pour des assises du service public du 21ème siècle. Les convergences sont en marche.

Site : www.convergence-sp.org

facebook : Convergence Services Publics

Après Guéret... Communiqué de presse de la Convergence de défense et de développement des services publics contre la casse de la Sécurité Sociale et du système de santé
Partager cet article
Repost0
24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 14:08

La Fondation Abbé Pierre publie cette année son 20e rapport sur « L’État du mal-logement en France ».

20 ans après, elle ne s’imaginait pas devoir dresser un aussi dur constat de la situation actuelle. Une occasion de s’interroger sur les blocages structurels, sociaux ou idéologiques, qui produisent aujourd’hui une situation toujours aussi pénible pour plusieurs millions de nos concitoyens, dont plus de 3,5 millions sont mal logés ou même en errance...

Ces personnes, dont on parle finalement davantage à coups de statistiques, la Fondation a voulu montrer leur quotidien de forçats de l’abri, se heurtant aux manques criants de réponses à leurs besoins et à des labyrinthes institutionnels froids ou kafkaïens (malgré les nombreuses mesures mises en œuvre ces dernières années, telles la loi Dalo, le « logement d’abord », le SIAO, etc...), oubliant que derrière chacun de ces millions de ménages, il y a des enfants, des femmes, des vieillards, des hommes, tordus de souffrance et de peur du lendemain, quand ce n’est pas du soir même.

Aujourd’hui, la crise du logement est toujours aussi criante. Et, malgré des intentions politiques qui prêtaient à l’optimisme, certaines des avancées sociales annoncées ont eu bien du mal à se concrétiser quand elles n’ont pas été détricotées en chemin... alors même qu’elles bénéficiaient d’un soutien politique, d’un mandat électoral clair et d’un réel relais dans l’opinion.

Pourquoi cette résistance ?

Le manque de volonté des acteurs et des financements publics n’est pas seul en cause.

En s’appuyant sur les leçons de ces vingt ans d’action et d’inaction et sur son Contrat social pour une nouvelle politique du logement qui reste en jachère malgré la signature présidentielle, la Fondation Abbé Pierre s’interroge et interpelle à nouveau les pouvoirs publics de tous niveaux dans les responsabilités qui sont les leurs.

Pour la vingtième fois. Mais elle garde des raisons de croire qu’elle continuera à dépasser les résistances au profit du plus grand nombre.

Fondation Abbé Pierre
20e Rapport sur l'État du Mal-Logement en France 2015

Ler rapport intégral
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/sites/default/files/content-files/files/20e_rapport_sur_letat_du_mal-logement_en_france_2015.pdf

Le Rapport éclairage Bretagne

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/sites/default/files/content-files/files/eclairage_regional_2015_-_letat_du_mal-logement_en_bretagne.pdf

Partager cet article
Repost0
24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 05:59

Loi sur le renseignement: une copie de la NSA

Loi sur le renseignement: une copie de la NSA

Les révélations sur l'espionnage de hauts responsables français intervient au moment du vote définitif du très critiqué projet de loi renseignement. Ce «Patriot Act» à la française offre à nos services le même type de pouvoirs que leurs homologues américains.

Partager cet article
Repost0
21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 05:34

Michel Kerninon est un ancien journaliste du Télégramme, militant syndical, qui intervient encore très régulièrement dans le courrier des lecteurs sur le site internet. Il vit dans la région de Morlaix et a adressé cette tribune pleine de lucidité au "Chiffon Rouge".

LA REPUBLIQUE EN DANGER

19 JUIN 2015 | PAR MICHEL KERNINON

La peur de la défaite électorale tétanise des deux partis qui se passent le relais du témoin de la direction du pays depuis 20 ans. Cette hantise les rend abouliques et absolument inefficaces à assurer la gestion du pays sur le plan social et économique. Cette impuissance structurelle à rétablir l'égalité et la justice est un poison pour le pays.

La situation présente augure d'une rupture identitaire sociale, -(élections ou pas)- et le séisme pourrait se produire peut-être à la faveur d'une étincelle sociale plus inacceptable que les précédentes ou d'un drame imprévisible. Le pays et sa population paient le prix fort de leur passivité en matière de solidarité. On ressent un abandon progressif de la cohésion sociale nationale que, récemment, semblait avoir pu ranimer, et très furtivement, le drame du 11 janvier dernier.

La raison de cette situation est évidemment le record du chômage de masse, structurel et inexorablement croissant. Et la conséquence directe, qui est la montée de l'insécurité sociale, la précarité s'étend depuis maintenant une dizaine d'années. La fracture sociale touche plusieurs générations, de jeunes adultes à qui est interdite l'activité professionnelle, comme des adultes dans la force de l'âge chassés prématurément du marché du travail. Avant même d'envisager une retraite de plus en plus incertaine. Et à quel âge d'ailleurs la retraite et à quelles conditions ?

L'incendie social qui couve se répand donc plus intensivement depuis une dizaine d'années. La hausse dramatique et sans fin du chômage constitue un siège éjectable pour le pouvoir actuel. Le 49-3 tient lieu de dispositif d'urgence pour un pays en perdition. Mais il est surtout le cache misère de l'impuissance à sortir le pays de la crise où il s'enfonce.

Qui y croit donc à ce dispositif en forme d'usine à gaz ? Quelques patrons, peut-être, qui espèrent tirer profit du système et d'ailleurs certains ont déjà beaucoup reçu de la manne publique. Mais le million d'emplois créés s'est affiché seulement sur la veste de Gattaz.

Cette loi quasi d'exception est extraite du néant au forceps constitutionnel du 49-3. La représentation nationale est en cela bafouée dans sa représentativité électorale. Et pour la deuxième fois en moins de trois mois.

Le " coup d'Etat permanent " que Mitterrand reprochait à De Gaulle revient donc à toute berzingue avec le socialo-hollandisme, néo-libéralisme à la sauce PS, pour lequel aucun d'entre nous n'a voté.

Le fourre-tout portant le nom de loi Macron manque d'imagination économique et de créativité sociale. Il est totalement dénué de la force que constituerait la recherche de justice sociale qui pourrait peut-être remobiliser le pays. Et le gouvernement Vals, au passage, a même réussi à introduire dans le dispositif quelques abaissements scélérats sur le Droit du travail et la protection sociale. Les salariés, les chercheurs d'emploi, sont traités a priori comme de futurs travailleurs jetabes. Ils n'ont rien à espérer de ce coup de force anti-social.

Que savent d'ailleurs des dirigeants du pays de la condition sociale des personnes en difficulté et de la France réelle ? Des difficultés quotidiennes de leurs concitoyens que savent-ils dans la caste politique ? Cet aveuglement qui permet même d'aller au match avec l'argent public sans se rendre compte de l'inanité d'un tel exploit... Pour ne pas revenir sur des indélicatesses à caractère financier et outrageants pour le peuple de certains malfrats dans la politique et les affaires, dont les noms s'égrènent au fil des années comme le chapelet d'offenses faites au peuple et à la démocratie.

C'est pour cela que les citoyens considèrent qu' un grand nombre de politiques, -élus ou désignés par le fait du prince-, comme de moins en moins légitimes. Non représentatifs. Inaptes, par calcul ou par impuissance, à défendre l'intérêt général qu'ils prétendent représenter.

L'emploi du 49-3 ne va pas améliorer leur légitimité aux yeux des électeurs. Nouveau coup de Jarnac antilégislatif, le 49-3 est désormais le symbole de l'impuissance de ce gouvernement à apporter une renaissance à notre société en crise sociale historique en raison d'un chômage inendigué. De plus en plus aux abois et récusé par le peuple, il s'affole à l'approche des échéances de décembre 2015, les élections régionales, et de 2017 ce grand chambardement présidentiel. Hollande en nommant et maintenant Valls piétine le programme social qu'il avaient promis et bafoue comme son prédécesseur la morale qu'il avait prétendu restaurer.

LA REPUBLIQUE EN DANGER

19 JUIN 2015 | PAR MICHEL KERNINON

La peur de la défaite électorale tétanise des deux partis qui se passent le relais du témoin de la direction du pays depuis 20 ans. Cette hantise les rend abouliques et absolument inefficaces à assurer la gestion du pays sur le plan social et économique. Cette impuissance structurelle à rétablir l'égalité et la justice est un poison pour le pays.

La situation présente augure d'une rupture identitaire sociale, -(élections ou pas)- et le séisme pourrait se produire peut-être à la faveur d'une étincelle sociale plus inacceptable que les précédentes ou d'un drame imprévisible. Le pays et sa population paient le prix fort de leur passivité en matière de solidarité. On ressent un abandon progressif de la cohésion sociale nationale que, récemment, semblait avoir pu ranimer, et très furtivement, le drame du 11 janvier dernier.

La raison de cette situation est évidemment le record du chômage de masse, structurel et inexorablement croissant. Et la conséquence directe, qui est la montée de l'insécurité sociale, la précarité s'étend depuis maintenant une dizaine d'années. La fracture sociale touche plusieurs générations, de jeunes adultes à qui est interdite l'activité professionnelle, comme des adultes dans la force de l'âge chassés prématurément du marché du travail. Avant même d'envisager une retraite de plus en plus incertaine. Et à quel âge d'ailleurs la retraite et à quelles conditions ?

L'incendie social qui couve se répand donc plus intensivement depuis une dizaine d'années. La hausse dramatique et sans fin du chômage constitue un siège éjectable pour le pouvoir actuel. Le 49-3 tient lieu de dispositif d'urgence pour un pays en perdition. Mais il est surtout le cache misère de l'impuissance à sortir le pays de la crise où il s'enfonce.

Qui y croit donc à ce dispositif en forme d'usine à gaz ? Quelques patrons, peut-être, qui espèrent tirer profit du système et d'ailleurs certains ont déjà beaucoup reçu de la manne publique. Mais le million d'emplois créés s'est affiché seulement sur la veste de Gattaz.

Cette loi quasi d'exception est extraite du néant au forceps constitutionnel du 49-3. La représentation nationale est en cela bafouée dans sa représentativité électorale. Et pour la deuxième fois en moins de trois mois.

Le " coup d'Etat permanent " que Mitterrand reprochait à De Gaulle revient donc à toute berzingue avec le socialo-hollandisme, néo-libéralisme à la sauce PS, pour lequel aucun d'entre nous n'a voté.

Le fourre-tout portant le nom de loi Macron manque d'imagination économique et de créativité sociale. Il est totalement dénué de la force que constituerait la recherche de justice sociale qui pourrait peut-être remobiliser le pays. Et le gouvernement Vals, au passage, a même réussi à introduire dans le dispositif quelques abaissements scélérats sur le Droit du travail et la protection sociale. Les salariés, les chercheurs d'emploi, sont traités a priori comme de futurs travailleurs jettabes. Ils n'ont rien à espérer de ce coup de force anti-social.

Que savent d'ailleurs des dirigeants du pays de la condition sociale des personnes en difficulté et de la France réelle ? Des difficultés quotidiennes de leurs concitoyens que savent-ils dans la caste politique ? Cet aveuglement qui permet même d'aller au match avec l'argent public sans se rendre compte de l'inanité d'un tel exploit... Pour ne pas revenir sur des indélicatesses à caractère financier et outrageants pour le peuple de certains malfrats dans la politique et les affaires, dont les noms s'égrènent au fil des années comme le chapelet d'offenses faites au peuple et à la démocratie.

C'est pour cela que les citoyens considèrent qu' un grand nombre de politiques, -élus ou désignés par le fait du prince-, comme de moins en moins légitimes. Non représentatifs. Inaptes, par calcul ou par impuissance, à défendre l'intérêt général qu'ils prétendent représenter.

L'emploi du 49-3 ne va pas améliorer leur légitimité aux yeux des électeurs. Nouveau coup de Jarnac antilégislatif, le 49-3 est désormais le symbole de l'impuissance de ce gouvernement à apporter une renaissance à notre société en crise sociale historique en raison d'un chômage inendigué. De plus en plus aux abois et récusé par le peuple, il s'affole à l'approche des échéances de décembre 2015, les élections régionales, et de 2017 ce grand chambardement présidentiel. Hollande en nommant et maintenant Valls piétine le programme social qu'il avaient promis et bafoue comme son prédécesseur la morale qu'il avait prétendu restaurer.

La République en danger, tribune de Michel Kerninon (publiée sur les blogs de Médiapart)
Partager cet article
Repost0
20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:00

Monsieur le Président de la République,

La crise grecque s'exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d'un accord utile à toute l'Europe, soit d'une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L'intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l'abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide -et au demeurant parfaitement vain- d'escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n'est pas un défaut mais un exemple à suivre. S'il refuse la compromission, il s'est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser.

C'est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des "règles" à respecter quand la maison brûle. D'autant que ces règles sont aujourd'hui massivement récusées par les peuples et reconnues contre-productives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes.

Aujourd'hui, alors que la crise de confiance entre les citoyens et les institutions européennes est à son comble, c'est en se montrant capable d'entendre l'exigence de justice, de dignité et de souveraineté d'un peuple debout qu'un pays comme le nôtre sert la cause européenne bien comprise. A l'inverse, qui humilie la Grèce obère l'avenir de la construction européenne. Car le refus de l'austérité et l'aspiration démocratique sont aujourd'hui en Europe les attentes les plus partagées.

C'est pourquoi nous attendons de vous, que vous preniez une initiative politique de nature à débloquer les négociations entre l'"Eurogroup" et les autorités grecques. Nous n'évoquerons pas ici les transformations profondes à promouvoir en Europe qui font débat entre nous. L'acte urgent que nous vous demandons d'accomplir est de refuser de participer à la stratégie d'isolement de la Grèce, concernant en particulier le chantage financier et la nature des "réformes" exigées du gouvernement et du Parlement de ce pays. Apportez un soutien explicite aux mesures saines prises par les autorités grecques, telles que celles qui s'attaquent à la crise humanitaire en Grèce, ou qui permettent enfin de lutter contre l'évasion fiscale. Désolidarisez-vous en revanche nettement des exigences insoutenables de l'"Eurogroup" en matière de dérégulation du marché du travail, de révision du système des retraites ou de privatisations. Acceptez enfin le principe d'une renégociation de la dette grecque, dont une large part est notoirement illégitime.

Cette situation est sans précédent dans l'Union européenne. La France doit prendre la place qui est la sienne dans l'Histoire, celle-ci est aux côtés du peuple grec et de son gouvernement.

Signataires :

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE

Dominique Adenot, PCF, président de l'ANECR, maire de Champigny,

Pouria Amirshahi, député PS

François Asensi, député de Seine St Denis GDR, maire de Tremblay en France

Eliane Assassi, Présidente du groupe CRC au Sénat

Isabelle Attard, députée Nouvelle Donne

Clémentine Autain, porte parole d'Ensemble

Marinette Bache, Conseillère de Paris, RetS,

Guillaume Balas, député européen PS

Julien Bayou, porte parole EELV

Martine Billard, Bureau national du PG

Michel Billout, Sénateur CRC

Frédéric Boccara, économiste

Eric Bocquet, Sénateur CRC

Jean-François Bolzinger, syndicaliste

Marie George Buffet, députée GDR

Fanelie Carrey-Conte, députée PS

André Chassaigne, Président du groupe GDR,

Laurence Cohen, Sénatrice CRC

Eric Coquerel, coordinateur général du PG

Catherine Coutard, Vice présidente du MRC

Thomas Coutrot, Mouvement associatif,

Karima Delli, députée europénne EELV

Michèle Demessine, Sénatrice CRC

Bernard Devert, syndicaliste

Jean Pierre Dubois, militant associatif

Marc Dolez, député GDR

Hervé Falciani, lanceur d'alerte

Bastien Faudot, SN et porte-parole du MRC

Jean Pierre Fourré, Vice président honoraire Assemblée nationale, Ret S

Jacqueline Fraysse, Députée GDR

Elisabeth Gauthier, réseau Transform ! Europe

Liem Hoang Ngoc, socialiste affligé

Frédéric Hocquart, conseiller PS de Paris

Nordine Idir, secrétaire général Jeunes communistes

Lucien Jallamion, Secrétaire Général République et Socialisme

Michel Jallamion, Convergences des Services Publics

Eva Joly, députée européenne EELV

Pierre Khalfa, Co-président Fondation Copernic

Pierre Larrouturou, Nouvelle Donne

Jean Luc Laurent, député, maire de Kremlin Bicètre, Président du MRC,

Marie-Noelle Lienemann, Sénatrice PS

Patrick Le Hyaric, député européen GUE-NGL, directeur de l'Humanité

Emmanuel Maurel, député européen PS

Gus Massiah, mouvement social

Jean Luc Mélenchon, député européen GUE-NGL

Alain Obadia, PCF, Président fondation Gabriel Péri

Younous Omarjee, député européen GUE-NGL

Christian Picquet, Gauche Unitaire

Barbara Romagnan, députée PS

Sandrine Rousseau, porte-parole EELV

Anne Sabourin, PCF - Coordinatrice Forum européen des Alternatives

Lydia Samarbakhsh, PCF, responsable International

Nicolas Sansu, député GDR, maire de Vierzon

Laura Slimani, Présidente MJS, présidente jeunes socialistes européens

Aurélie Trouvé, militante associative

Marie-Christine Vergiat, députée européenne GUE-NGL

Francis Wurtz, PCF, député européen honoraire

Appel au président de la République: la place de la France est aux côtés du peuple grec
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011