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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:29

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MOUVEMENT DE LA PAIX

Tir du missile nucléaire M51 : irresponsabilité et gabegie financière


Alors que se tient une assemblée générale des Nations Unies, c’est un bien mauvais message que la France adresse à la communauté internationale en procédant a un nouvel essai du missile M51. Ce missile d’une portée de 8000 kilomètres peut être porteur de 6 a 8 bombes atomiques ayant chacune sa trajectoire propre et une puissance individuelle de plus de 100 fois la puissance d’Hiroshima.

Alors que les trois-quarts des États représentés aux Nations Unies ont à plusieurs reprises exprimé leur souhait de la mise en place d’un traité d’interdiction des armes nucléaires face au danger de catastrophe humanitaire qu'elles représentent, que l’opinion publique en France est favorable à un processus de désarmement nucléaire, qu’un large front se constitue au plan mondial réunissant tant les églises, les élus, les syndicats etc. La France persiste dans sa violation du Traité de non prolifération.

Par une lettre du 9 septembre, nous demandions au Président de la République d’annoncer à la tribune de l’ONU que la France gelait la modernisation des armes atomiques françaises. En vain, le Président de la République persiste dans la voie de l’irresponsabilité que constitue cette violation du droit international et de la gabegie financière puisque ces modernisations coûtent de l’ordre de 4 milliards d’euros au budget de la France et qu’au même moment, le gouvernement demande une coupe de 3,5 milliards d’euros dans le budget de la santé. C'est pourquoi le Mouvement de la Paix condamne le tir du M 51.

Plus que jamais l’action de l’opinion publique est nécessaire est nécessaire pour obtenir un traité d'interdiction des armes nucléaires.

Communiqué de presse du mouvement de la Paix: Tir du missile M51: irresponsabilité et gabegie financière
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:26
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 05:59
Rémunération des fonctionnaires: le projet Lebranchu mort mais pas enterré (Le Télégramme, 30 septembre)

C'est un sérieux revers pour la ministre de la Fonction Publique, la morlaisienne Marylise Lebranchu: la CGT, premier syndicat de la Fonction publique (23,1%) a annoncé, hier, qu'elle ne signerait pas le projet d'accord sur la rémunération des fonctionnaires, un chantier inédit depuis 25 ans.

Le ministère temporise, la CGT voit rouge

Après les refus déjà entérinés de FO (18,6%) et Solidaires (6,86%) cette décision enterre théoriquement le texte qui, pour être validé, devrait recueillir l'aval de syndicats représentant au moins 50% des voix aux élections professionnelles. A ceci près que le ministère de la Fonction Publique s'est refusé, hier soir, à acter l'échec de l'accord.

Evoquant une "situation inédite où les signataires et les non-signataires sont plus ou moins 50%" Marylise Lebranchu et le Premier Ministre, Manuel Valls, ont repoussé à aujourd'hui leur communication sur ce dossier.

Une incertitude qui a fait bondir la CGT, laquelle a averti, d'emblée: "Pas question de remettre en cause la règle de l'accord majoritaire à 50% qui est une pierre angulaire de notre démocratie".

Le texte visait à rendre les carrières "plus attractives". Il proposait de revoir d'ici 2020 toutes les grilles de rémunération (catégories A, B, et C) moyennant un allongement des carrières. En clair, il aurait fallu plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire (25 ans actuellement).

Dernier syndicat à se prononcer, la CGT a jugé le calendrier d'application du protocole d'accord à partir de 2017 "inacceptable". Dénonçant le "chantage du gouvernement", elle a réaffirmé la "priorité absolue qui doit être donnée à l'augmentation immédiate de la valeur du point d'indice" gelé depuis 2010.

Lire aussi dans la Gazette des Communes:

La CGT, première organisation syndicale de la fonction publique a décidé de ne pas signer le projet d'accord sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR), a-t-elle annoncé mardi 29 septembre 2015. Le texte n'ayant pas reçu d'accord majoritaire (plus de 50 % des voix recueillies lors des dernières élections professionnelles), les mesures qu'il contenait ne devraient pas être appliquées. Mais une conférence de presse de bilan de la négociation est prévue demain mercredi midi.

Dans son communiqué, la CGT évoque « de fortes insuffisances » dans le texte. « La première partie du protocole réaffirme de manière forte un certain nombre de principes fondamentaux quant au statut et à la conception républicaine de la fonction publique, mais l’écart n’en reste pas moins considérable entre cette réaffirmation et la politique concrète de ce gouvernement qui met la fonction publique à la diète, poursuit les suppressions de postes, coupe dans les budgets, met à mal les missions publiques », développe-t-elle dans le communiqué.

Les représentants syndicaux ne manquent pas aussi de dénoncer les récentes déclarations de Emmanuel Macron : « Les déclarations anti-fonctionnaires du ministre de l’Economie confirment qu’en la matière, les engagements gouvernementaux ne peuvent être pris pour argent comptant. »

Autres critiques : l’application tardive de l’accord, dont les premières mesures entreraient en vigueur à partir de 2017. Par ailleurs, plusieurs engagements « sont trop diffus et leur application n’est pas datée », la réforme des agents de maîtrise par exemple.

La CGT signale aussi des problèmes de reclassement. « Certains agents, notamment en fin de carrière, se trouveraient sur certaines périodes à un indice inférieur à celui qu’ils auraient eu avec les grilles actuelles. »

Problème de confiance

Le syndicat évoque en outre un problème de confiance : « Plusieurs des accords précédemment signés n’ont pas été pleinement appliqués », comme celui sur la résorption de la précarité et sur la santé au travail. « Sur plusieurs points, le gouvernement actuel n’a pas œuvré à les faire respecter », insiste-t-on.

La CGT conclut en renvoyant la responsabilité au gouvernement : « Dès le début de la négociation, nous avions signalé les points durs du texte, tels que la faiblesse des mesures indiciaires et la suppression de l’avancement d’échelon à la durée minimale. Le gouvernement a fait le choix de laisser les choses en l’état », insiste Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT Services publics.

Le syndicat se dit disponible pour une reprise des négociations « sur des bases nouvelles » et dénonce « le chantage inacceptable du gouvernement » qui indique être prêt aujourd’hui, faute d’un accord, à renoncer à toute mesure de revalorisation du point d’indice et des carrières.

Une conférence de presse bilan est prévue demain mercredi au ministère de la Fonction publique.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 07:25

Longue interview hier de François Fillon, l'ancien premier ministre de Sarkozy, au Télégramme.

Le bonhomme a un ton plus martial que jamais pour promettre de s'attaquer au droit du travail, aux services publics, aux travailleurs, si la droite revient au pouvoir avec lui. Un vrai petit Thatcher zélote du patronat que ce fils de notaire natif de la Sarthe, un des hommes politiques français les plus riches.

Jugez plutôt: pour éviter le déclin français, l'enfoncement dans la "médiocrité", il faut intensifier les réformes ultra-libérales.

"Nous avons une excuse, dit François Fillon par rapport au niveau de lutte contre les déficits insuffisant du temps de Sarkozy, celle d'avoir été freinés par la pire crise financière depuis un siècle. Dans l'urgence, nous avons dû jouer les pompiers pour protéger les Français (ils s'en souviennent bien, merci, c'est pourquoi ils vont ont récompensé en 2012!), mais ce fut au détriment de la rupture. Sur les 35 heures, sur la lutte contre les déficits, j'étais disposé à prendre des risques et à assumer l'impopularité... Nicolas Sarkozy, non sans arguments, jugeait le pays trop fébrile pour cela".

Fillon, c'est du lourd en matière de mépris du peuple: allez, encore un effort et il sera nommé ministre de l'économie de Manuel Valls et François Hollande en remplacement de Macron...

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 05:52

Des énormités dites avec désinvolture, on commence à s'y habituer.

Ce gouvernement ose tout!

Après avoir baissé le budget de la culture deux années de suite pour la première fois depuis la Ve République, voilà qu'il prétend au nom de l'austérité affirmer que les médiathèques et bibliothèques sont devenues des équipements inutiles.

Un peuple qui ne lit plus de ne sera pas bien dangereux, se disent-ils peut-être, pour les classes possédantes.

Ce n'est pas I TELE ou BFM TV, Facebook ou Twitter qui vont élever très loin son niveau de conscience critique...

Voir l'interview de Marylise Lebranchu aux Echos, le journal qui dit tout haut ce que les possédants et leurs alliés les politiques pensent tout bas:

http://www.lesechos.fr/journal20150918/lec1_france/021334091874-marylise-lebranchu-la-droite-critique-les-economies-tout-en-voulant-des-baisses-dimpot-1156714.php#xtor=EPR-3-[envoi-ami]

INTERVIEW - Les élus locaux se mobilisent, samedi, contre la baisse des dotations de l’Etat. La ministre de la Décentralisation assure que le fonds d’investissement sera vite déployé.

L’Association des maires de France a appelé samedi les exécutifs municipaux et leurs habitants à se mobiliser. Son président, François Baroin (Les Républicains), juge que la baisse de 30 % de la dotation globale de fonctionnement (DGF) que verse l’Etat aux communes et leurs communautés met en danger les services publics et la reprise économique.

Pour les communes, la baisse de la DGF ne représente qu’une diminution de 1,84 % de leurs recettes de fonctionnement chaque année, soit en moyenne 28 euros par habitant ! Depuis que je suis ministre, j’ai réalisé 253 déplacements sur le territoire. Quand on fait une présentation juste des enjeux et que l’on donne les vrais chiffres aux élus, ils se montrent parfaitement conscients qu’il faut bouger. Leur priorité, c’est d’éviter la fermeture du bureau de La Poste, de la sous-préfecture, des entreprises publiques. Leur première injonction concerne l’Etat et l’organisation des services publics, d’où les mesures annoncées lundi par le chef de l’Etat sur les maisons de services au public par exemple.

L’AMF traditionnelle et celle d’aujourd’hui sont très différentes… Je renvoie surtout la droite à ses contradictions : elle critique ces économies alors qu’elle demande encore plus de baisses d’impôt. François Baroin nous demande de renoncer à la baisse des dotations tout en nous reprochant de ne pas avoir réalisé les 50 milliards d’économies plus rapidement, sur les deux premières années du mandat. C’est une question de souveraineté de ne pas alourdir la dette. Et quand nous appliquons, l’effort de 50 milliards sur les 20 % que représentent les collectivités dans la dépense publique, je pense que c’est juste. Chacun doit contribuer à sa hauteur, en protégeant les plus fragiles.

Oui, et il a surtout annoncé des mesures pour y faire face ! Un des problèmes des territoires ruraux, c’est que les bases fiscales ne progressent pas forcément, contrairement aux villes. La valeur des maisons, la valeur d’une ferme y régressent. C’est pourquoi nous avons augmenté en 2015 la dotation de solidarité rurale et la dotation d’équipements en territoires ruraux (DETR). Le préfet de la Creuse m’a même confirmé que sa DETR avait progressé de 43 %. Grâce à ces efforts de péréquation, les 10.000 communes rurales ou urbaines les moins favorisées n’ont au final pas connu cette année de baisse de dotation.

Nous ne nions pas la situation dif­ficile et nous prenons acte de la baisse de l’investissement local hors effet du cycle électoral. L’observatoire des finances locales évalue cette baisse à – 7,8 % en 2014. C’est pourquoi nous inscrivons en loi de finances 2016 ce fonds d’investissement d’un milliard d’euros qui arrivera très rapidement dans les territoires. Une moitié profitera à l’investissement dans les communes rurales et les villes de moins de 50.000 habitants. Le reste sera fléché vers les projets numériques, de transition énergétique ou vers les chantiers de logement.

Le milliard d’euros devra servir à des projets offrant des retours sur investissement. Il y a beaucoup d’émissions de télévision sur les gabegies locales. Les hôtels de région sont-ils trop grands ? Les médiathèques sont-elles un équipement toujours d’actualité au XXIe siècle ? On peut se poser la question. Nous n’avons pas à juger les investissements locaux mais il est normal que l’Etat fixe des priorités. Nous intervenons en régulateur, là où les opérateurs privés ne vont pas naturellement, comme dans l’équipement en fibre des zones rurales. Loin de remettre en cause l’autonomie des collectivités, nous croyons beaucoup à la société du contrat pour le XXIe siècle. Les élus locaux devront travailler de plus en plus entre eux car nous leur avons confié des compétences hautement stratégiques, comme la ­gestion des fonds européens aux régions.

Ce serait, à mon avis, le sens de l’histoire mais les esprits ne sont pas encore prêts à cela, il y avait trop d’opposition.

Cette question n’est pas encore tranchée, nous devons encore en discuter, notamment dans le cadre de la réforme de la DGF.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150918/lec1_france/021334091874-marylise-lebranchu-la-droite-critique-les-economies-tout-en-voulant-des-baisses-dimpot-1156714.php?4RA84TuVUVgzG7uX.99#xtor=EPR-3-[envoi-ami]

Et la réaction des syndicats professionnels:

Les bibliothèques et médiathèques sont des équipements structurants du territoire et de la société

Comme le prouve l’action de l’Etat et des collectivités territoriales dans ce domaine, l’importance et le rôle des bibliothèques dans la société ne peuvent être remis en cause.

Associations signataires

  • AAF (Association des archivistes français)
  • ABF (Association des bibliothécaires de France)
  • ACIM (Association de coopération des professionnels de l’information musicale)
  • ADBGV (Association des directeurs des bibliothèques municipales et intercommunales des grandes villes de France)
  • ADBU (Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation)
  • ADCRFCB (Association des directrices et directeurs de centre régional de formation aux carrières des bibliothèques)
  • ADDNB (Association pour le développement des documents numériques en bibliothèque)
  • ADRA (Association de développement et de recherche sur les artothèques)
  • CFI-bd (Comité français international – bibliothèques et documentation)
  • FADBEN (Fédération des enseignants documentalistes de l’Education nationale)
  • Réseau Carel (Coopération pour l’accès aux ressources électroniques en bibliothèque)
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 05:58

Le PS n'a vraiment aucune vergogne: lui qui a voté pour le Traité de Lisbonne qui faisait repasser par la fenêtre les dispositions libérales du Traité Constitutionnel Européen que les Français avaient dégagées par la porte grâce au référendum de 2005 (et dieu sait s'ils ont reproché à Chirac ce référendum), lui qui s'est assis sur les principales promesses de campagne de 2012 et sur le mandat qu'ont donné les Français à François Hollande (la justice sociale, affronter le monde de la finance, renégocier le Traité Merkel-Sarkozy, le TSCG, qui impose une austérité autoritaire en Europe), lui qui a fait pression sur les Grecs pour qu'ils renoncent à leurs objectifs de redressement portés par une large majorité de la population, lui qui verrouille les institutions en empêchant le pluralisme à travers le refus de la proportionnelle, lui qui négocie dans le plus grand secret et sans mandat la plus grande arme de guerre contre la démocratie et la souveraineté populaire, le Traité Grand Marché Transatlantique, ce même PS, par le biais de son porte-parole, l'ex trotskiste converti aux vertus de l'imperium capitaliste et libéral, Jean-Christophe Cambadélis (vous savez, l'homme des emplois fictifs de la MNEF... celui qui, appointé joliment par ses amis socialistes, mit 10 ans pour passer sa licence... tout en dirigeant le syndicat étudiant UNEF), continue à prendre les citoyens pour des imbéciles et à mépriser souverainement les partis de gauche.

Pour faire l'unité à gauche pour les régionales, il veut organiser un référendum sur les marchés début octobre pour savoir si le peuple de gauche préfère l'unité ou la désunion. S'unir avec ces fossoyeurs du droit du travail et de la démocratie, avec cette fausse gauche qui mène une politique vraiment de droite, à qui ferez-vous avaler ça? C'est votre politique qui bouscule et divise profondément la gauche, et ne vous donne aucun titre pour vous en réclamer.

Déjà il y a quelques jours Jean-Christophe Cambadélis - plus menteur et cynique que lui, tu meurs- faisait semblant de ne pas comprendre pourquoi, à l'heure des périls politiques, économiques, sociaux et environnementaux, la gauche est si désunie (en réalité, elle s'unit dans beaucoup de régions, mais sans le PS, qui n'est plus dirigé à gauche). Pour le premier secrétaire du PS, le "narcissisme de petites différences" risque de faire perdre à la gauche "la bataille de la République".

Rien que ça! N'est-ce pas eux qui sont en train de la pulvériser la République, avec leur réforme territoriale néo-libérale, la casse des services publics et de la république sociale, la dépossession de la souveraineté populaire, la restriction des libertés avec la loi renseignement?

L'identité de la gauche et le ciment du rassemblement, c'est la transformation sociale, assure t-il. Car, qui peut dire que Macron est moins transformateur que les communistes quand il veut en finir avec le statut et les garanties des fonctionnaires? Qui peut affirmer qu'il veut moins que Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent ou Clémentine Autain une société radicalement différente? Lui veut exacerber la concurrence, privatiser les biens publics, assouplir le Code du Travail et baisser la fiscalité des entreprises: c'est l'agenda de la Banque Rotschild et de ses amis du Medef.

Nous autres, nous voulons une économie de coopération, étendre le service public, renforcer les droits des travailleurs et taxer le capital. Nous voulons une société socialiste en sommes là où eux ne construisent qu'une société de la domination sans partage du capital sur nos vies et les relations sociales.

Petites différences narcissiques, sans doute...

Ce qui est insupportable chez ces gens là, c'est la manière dont ils méprisent ouvertement l'intelligence du peuple. Mentir avec le sourire et en regardant dans les yeux pour instrumentaliser des espoirs; des craintes ou des ignorances à son profit personnel, voilà sans doute un des sommets de la bassesse humaine.

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 19:41

Oui à l'asile et à la solidarité, non à la politique des faux semblants

Le drame que vivent aujourd’hui les migrants, les réfugiés fuyant la guerre est insoutenable.

Face à cette tragédie, des initiatives se prennent, des citoyens s’organisent, des forces démocratiques, des États et des villes s’engagent, les verrous de l’égoïsme sont en train de sauter.

Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans.

Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29 000 morts en Méditerranée et aux portes de l’Europe.

La première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d’accueil.

Le Président de la République a parlé du droit d'asile comme « partie intégrante de l'âme de la France et de sa chair» dans sa conférence de presse du lundi 7 septembre, mais la réalité des faits aujourd'hui dément clairement cette auto-célébration morale d'un lyrisme douteux quand on la rapproche du cynisme et de la brutalité des politiques effectives vis à vis des migrants.

En effet, la politique d'immigration et d'asile de Hollande et de Manuel Valls ne diffère pas significativement de celle de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux : même politique du chiffre pour les reconduites à la frontière, même médiatisation martiale des bons chiffres ou de la destruction violente des camps de sans-papiers ou de Roms, même acceptation que les familles d'étrangers en situation irrégulière puissent dormir dans la rue, mêmes restrictions à la naturalisation (accès à la nationalité par ancienneté de séjour et décret divisé par deux depuis 2008) et au droit d'asile (depuis 2012, entre 20 et 25 % des demandes d'asile acceptées seulement).

La France, sixième puissance mondiale, est l'un des pays qui accueille le moins de demandeurs d'asile... et qui milite le plus bruyamment pour une Europe forteresse, une politique européenne de répression et de restriction de l'immigration dont l'essentiel du poids repose sur les pays de l'est et du sud de l'Europe, alors que notre continent n'accueille que 9,4 % des migrants au niveau mondial.

La France est aussi le premier pays européen pour l'enfermement des étrangers (45 000 en 2013), alors que François Hollande, candidat à la présidence de la République en 2012, s'était engagé à mettre fin à l'enfermement des enfants étrangers en centre de rétention suite à la condamnation de la France par la Cour Européenne des droits de l'Homme (arrêt Popov du 19 janvier 2012). La détention est régulièrement utilisée y compris contre des demandeurs d'asile qui ne peuvent pas être reconduits dans leur pays d'origine (Syriens, Erythréens, Afghans, Soudanais) mais dont on veut rendre présence et le dénuement moins « visibles ».

Autre engagement de campagne non tenu, celui de reconnaître une citoyenneté de résidence, de mettre fin à la discrimination dont sont victimes les étrangers extra-communautaires vivant régulièrement et travaillant sur le territoire depuis des années, par rapport aux étrangers issus de l'UE qui ont le droit de vote aux élections locales.

Après avoir d'abord refusé lors de Conseils Européens de se donner des obligations semblables en termes d'accueil de demandeurs d'asile fuyant la guerre, la France a finalement accepté d'accueillir 24 000 réfugiés fuyant la guerre, déjà présents en Europe de l'est et du sud.

C'est mieux que rien même si on peut avoir des réserves de principe sur la notion de quota pour les demandeurs d'asile.

Mais c'est bien peu par rapport aux efforts d'accueil faits par l'Allemagne et la Suède actuellement, par exemple.

C'est bien peu aussi par rapport à notre capacité, démontrée dans l'histoire à des moments où la France était moins prospère, à intégrer massivement d'autres populations fuyant la guerre ou la persécution : russes blancs, juifs d'Europe de l'est dans les années 30, républicains espagnols (4000 ont été accueilli dans le Finistère entre 1937 et 1939, contre 40 syriens aujourd'hui!), rapatriés d'Afrique du Nord, boat people du Vietnam et du Cambodge (140 000 personnes accueillies dans les années 1970, rien qu'en France : aujourd'hui, il est question d'accueillir 120 000 réfugiés en Europe...)

Il n'y a vraiment pas de quoi se gargariser de notre geste solidarité tardif, qui mêle encore, de manière insidieuse des notions de « tri » entre ceux qui veulent sauver leur peau, distinguant parfois l'intérêt à porter au sort de certains réfugiés suivant leur pays d'origine, privilégiant l'attention aux chrétiens victimes de Daech par rapport aux musulmans victimes de Bachar ou des combats entre le régime et les diverses milices islamistes. Ou encore, comme Emmanuel Macron, en triant les réfugiés sur leurs qualifications ou leur statut social.

En réalité, il faut le dire, la France porte aussi sa part de responsabilité, à travers ses interventions militaires directes, ses ventes d'armes, son soutien à des régimes autoritaires, ses politiques néo-coloniales de domination, dans la déstabilisation de régions musulmanes, arabes et africaines dont viennent une grande partie des réfugiés aujourd'hui.

Mêler aujourd'hui la guerre au devoir d'humanité et à la défense de la civilisation relève d'une confusion dangereuse qui a de lourds précédents.

Aujourd'hui, la réaction populaire, même tardive, est saine et humaine, et elle n'est pas pour rien dans les intentions affichées ces derniers jours par un certain nombre de communes et collectivités qui se déclarent candidates pour accueillir un certain nombre de familles de réfugiés.

Les élus communistes, républicains et Front de Gauche sont parfaitement favorables à l'affirmation et à la mise en œuvre de ce devoir d'accueil et de solidarité face à l'urgence humanitaire que représentent ces migrants fuyant la guerre et l'absence d'avenir en camp de réfugié.

Mais l'engagement de l’État pour l'accès au logement, à la formation, au travail, aux droits, est indispensable pour permettre à ces réfugiés de réussir leur intégration dans la société française.

Au-delà de la prise en compte nécessaire de la situation particulièrement tragique des syriens ou des irakiens fuyant la guerre et ayant tout perdu, c'est toute la politique d'immigration de la France qui doit être revue pour régulariser et sortir de la précarité et de la vulnérabilité des dizaines de milliers de sans-papiers, pour faciliter les déplacements des étrangers non européens, pour reconnaître l'intégralité et le caractère non négociable du droit d'asile, pour revenir sur les lois qui depuis Pasqua, Debré restreignent la naturalisation ou la régularisation, limitent les libertés et droits des migrants.

Il faut affirmer une vraie solidarité au niveau des pays européens en matière de gestion des phénomènes migratoires, qui sont d'abord et avant tout une conséquence des inégalités de développement entretenue par des relations commerciales et politiques de domination et d'exploitation.

Les élus communistes, républicains, et front de gauche du Finistère.

(Association Des Elus Communistes et Républicains 29)

Communiqué de l'association des élus communistes et républicains du Finistère: Oui à l'asile et à la solidarité, non à la politique des faux semblants
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 21:46

http://www.financespubliques.cgt.fr/29/spip.php?article1173

communiqué sur la fiscalité

Suite à la publication d’un article sur la baisse de l’impôt sur le revenu accompagné d’exemples concrets dans la presse locale , les services reçoivent de très nombreux appels de contribuables se trouvant dans des situations similaires et ayant beaucoup plus à payer !

En effet ces calculs probablement faits par les services de Bercy se révèlent relever de la com et non de l’information.
Pour autant une baisse est réelle mais ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les salariés et retraités !

Pour enfin avoir un impôt juste et efficace, il faut faire payer davantage ceux qui gagnent le plus afin de redistribuer les recettes à tous. C’est le principe de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen qui prévoit que l’impôt mette à contribution les citoyens en fonction de leurs moyens. L’impôt sur le revenu est le seul à répondre à cette définition. Ce n’est pas cet impôt qui pèse lourd dans le budget des salariés, mais la TVA , les taxes sur l’énergie, les taxes locales...

Toutes ces taxes sont particulièrement injustes car elles ne tiennent pas compte des revenus et donc des moyens des citoyens. Par exemple, pour la TVA plus on a de moyens financiers et moins la TVA pèse lourd dans son budget.

En plus cette baisse de l’impôt sur le revenu est un leurre. En effet, l’État réduit l’impôt sur le revenu, ce qui lui coûte 3,2 milliards. Pour compenser, il réduit de 3,7 milliards la dotation aux collectivités locales (7,4 milliards en 2016 et 11 en 2017). Les taxes locales vont donc augmenter et des services publics seront supprimés. Et, les quelques personnes qui verront leur impôt sur le revenu baisser auraient surtout besoin d’un emploi bien payé ou d’une bonne retraite.

Redistribuer les richesses cela commence par prendre l’argent là où il se trouve afin de le redistribuer à ceux qui en ont besoin. Pour plus de justice et d’efficacité, il faut donc regonfler l’impôt sur le revenu et faire baisser les autres taxes.

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 20:52

Déclaration de Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF, président du Parti de la Gauche Européenne

lors de la 31ème édition de la fête des communistes de Béziers-

en résistance à la haine du FN- samedi 5 septembre 2015

Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d'accueil.

Tous ces derniers mois, souvent bien seuls parmi les formations politiques, nous avons combattu des discours pleins d’égoïsmes et de haine, en exigeant le changement de politique de la France et de l'Europe. J'avais alerté, après la visite des camps de réfugiés près de Kobané, à l'automne 2014, sur la détresse de ces milliers de réfugiés alors entassés dans ces camps sans aucune aide internationale. Nos appels sont restés lettre morte. Nous dénonçons depuis des mois la construction de murs tout autour de l'Europe forteresse, des murs en durs, et des murs dans les têtes, un dangereux cocktail de haine et de fils barbelés. Et nous avons sans cesse questionné : quel monde inhumain sommes -nous en train de construire ?

Aujourd'hui, enfin, grâce à l'engagement citoyen devant l'insoutenable, grâce aux initiatives de nombreuses forces démocratiques en Europe, grâce à l'engagement du Pape et au changement de posture de certains États Européens, les verrous de l'égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans. Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29000 morts en Méditerranée et aux portes de l'Europe.

Aujourd'hui la France doit s'engager en actes et pas seulement en mots. Nous demandons que notre pays :

- respecte la convention de Genève sur les réfugiés et mette aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU des centres d'accueil en doublant leurs capacités.

- mette en place des dispositifs de soutien médico-social, des parcours d'insertion professionnelle et de scolarisation des enfants dans le respect des droits des enfants tel qu'il est défini par la convention de l'ONU

- soutienne la mise en place du réseau des villes solidaires lancé par la mairie de Barcelone et les villes françaises qui s'y engagent

-remette à plat les politiques de visas de l' UE et demande l'abrogation de la directive de Dublin

- dote de nouveaux moyens Frontex pour assurer un accueil digne des migrants avec la mise en place de parcours plus sûrs.

Les élus communistes, les villes à direction communiste, qui ont une grande tradition d’accueil des réfugiés et migrants et ont déjà pris de nombreuses initiatives ces derniers mois, vont s'engager avec plus de force encore dans ce devoir de solidarité, en faisant partager leurs expériences.

J'appelle tous les communistes français à s'inscrire dans toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes. La fête de l'Humanité s'annonce comme un grand moment de mobilisation.

Nous exigeons également de la France qu'elle cesse d'alimenter les logiques de guerre qui sont à l'origine des terribles drames et du chaos que fuient ces réfugiés. La France semble s'engager dans une nouvelle escalade sans aucun mandat de l'ONU, tandis qu'elle reste silencieuse face à la répression du gouvernement Erdogan contre les kurdes. La France doit d'urgence prendre de nouvelles initiatives pour des solutions de paix dans toute la région. La France, dont la responsabilité est engagée dans la déstabilisation de la Libye et les engrenages guerriers de la région, doit changer la nature et les objectifs de son engagement.

Le 21 septembre est la journée mondiale pour la Paix. Cette année, nous appelons à en faire une grande journée d'actions et de mobilisations, pour la Paix, la solidarité avec tous les migrants, dans tout le pays.

Face à la tragédie inhumaine que nous vivons, les communistes se sentent pleinement engagés pour la paix, contre la guerre et la barbarie, pour la solidarité et l'accueil des réfugiés dans notre pays, la France.

Drame des réfugiés: déclaration de Pierre Laurent
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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 06:22

A La Rochelle, Valls et ce qui reste du PS se muent en parti démocrate

Deux mois après le congrès de Poitiers, le parti socialiste continue son évolution vers le centrisme. Assumant une rupture stratégique définitive avec les partis de gauche, le premier ministre a tracé lors de son discours de clôture les contours d’un « rassemblement des progressistes ».

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