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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 12:09

Contre la déchéance de nationalité, au nom de l’unité de la République

ÉDITION : LES INVITÉS DE MEDIAPART

Si l'exécutif hésite à garder la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français dans son projet de réforme de la Constitution, André Chassaigne, Président du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale, affirme que : «Constitutionnaliser la déchéance de nationalité pour les binationaux serait rien de moins qu’une victoire idéologique pour les terroristes djihadistes comme pour l’extrême-droite.»

Si l'exécutif hésite à garder la déchéance de nationalité pour les binationaux nés Français dans son projet de réforme de la Constitution, André Chassaigne, Président du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale, affirme que : «Constitutionnaliser la déchéance de nationalité pour les binationaux serait rien de moins qu’une victoire idéologique pour les terroristes djihadistes comme pour l’extrême-droite.»

Après les terribles attentats du 13 novembre, l’exécutif a dû agir vite. Certaines initiatives ont néanmoins été prises dans la précipitation, sans le recul nécessaire pour apprécier leur sens profond et leur portée réelle. Ainsi en est-il, plus particulièrement, de l’annonce présidentielle faite devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles d’insérer dans la Constitution la possibilité de déchoir de la nationalité française les citoyens « nés Français » – mais disposant d’une autre nationalité – convaincus d’actes terroristes. Une telle mesure a déjà été soutenue par une extrême-droite motivée à l’idée de différencier et de hiérarchiser les Français. A l’inverse, les forces du Front de gauche ont toujours été opposées à cette idée aussi grave que dangereuse. Aujourd’hui, le malaise est perceptible jusque dans les rangs de la majorité. Il est vrai que la proposition fait peser un air de suspicion sur nos binationaux, un air malsain, qui charrie l’amalgame entre terrorisme et bi-nationalité.

Sur le plan symbolique, la mesure préconisée instaurerait de fait des catégories de Français, une stratification de la communauté nationale que la Constitution, notre norme juridique suprême, porteuse de notre Contrat social et de nos valeurs, est appelée à consacrer. Constitutionnaliser la déchéance de nationalité pour les binationaux serait rien de moins qu’une victoire idéologique pour les terroristes djihadistes comme pour l’extrême-droite. En effet, tous deux s’attaquent aux caractères « une et indivisible » de la République, de la communauté nationale, en suscitant la guerre entre communautés fictives de nature confessionnelle et/ou ethnique. Le Front national comme les islamistes se rejoignent ici : ils ne croient pas dans notre capacité à vivre-ensemble, dans notre unité par-delà une diversité de cultures, croyances ou origines.

Outre sa dimension néfaste sur le plan symbolique, la proposition n’a aucun intérêt en droit comme en pratique. Non seulement la menace de déchéance de la nationalité ne saurait dissuader un djihadiste fanatique de passer à l’acte, mais une telle mesure n’apporterait rien à notre Etat de droit. L’article 23-7 du code civil prévoit déjà que tout Français binational –né Français ou naturalisé– peut être déchu de sa nationalité française, s’il « se comporte en fait comme le national d’un pays étranger ».

La sauvegarde de la sécurité de nos concitoyens s’impose à tout responsable, elle relève de ses missions impérieuses. Il convient néanmoins de ne pas succomber à une forme de populisme qui amène notamment à stigmatiser nos binationaux. C’est un prix injustifié et inique que l’exécutif souhaite faire payer à des binationaux, comme si la politique sécuritaire était le pendant d’une dérive identitaire. Dans les circonstances actuelles, l’essentiel est de nous rassembler autour des valeurs fondamentales de la République. En cela, l’initiative de l’exécutif est irresponsable et dangereuse pour la République, car elle tend à la diviser et donc à l’affaiblir.

"Contre la déchéance de nationalité, au nom de l'unité de la République" par André Chassaigne
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 11:45
Question au gouvernement sur la revalorisation du SMIC: André Chassaigne (mardi 15 décembre 2015)

http://www.groupe-communiste.assemblee-nationale.fr/expressions/revalorisation-du-smic

Questions au gouvernement

Par André Chassaigne, député PCF-Front de Gauche

Ma question s’adressait à M. Le Premier ministre.

Au lendemain des élections régionales qui ont signé des victoires à la Pyrrhus et fait de l’abstention le premier parti de France, le Gouvernement a annoncé, pour la troisième année consécutive, qu’il ne donnerait pas de coup de pouce au SMIC.

Ainsi il n’augmentera que de 0,6 % au 1er janvier. Une personne rémunérée au salaire minimum touchera donc 1 143 euros nets mensuels, soit une hausse de six euros par rapport à 2015. Comment vivre dignement avec 1 143 euros par mois – et je ne parle là que des salariés employés à temps plein – ?

S’en tenir à l’indexation légale du SMIC est tout simplement incompréhensible au regard des attentes exprimées et des souffrances sociales des Français les plus modestes. Une inflexion de la politique économique et sociale du Gouvernement contribuerait pourtant à rétablir le lien entre le pouvoir et le peuple. Il existe pour cela des marges de manœuvre : ce n’est qu’une question de choix.

Entendons cette désespérance sociale qui s’exprime dans notre pays, alimentée aussi par les promesses non tenues. Un coup de pouce significatif au SMIC serait une première réponse aux appels de notre peuple, dont une partie de plus en plus importante, guidée par la colère et le désespoir, renonce à son droit de vote ou n’hésite plus à voter pour le parti de la haine.

Le Gouvernement doit sortir de son entêtement à poursuivre dans la voie actuelle pour offrir une alternative concrète à la désespérance. Et cette alternative, c’est l’espoir suscité par une sortie de l’austérité.

Le Gouvernement entend-il rester sourd aux appels, qui s’expriment de plus en plus largement, jusqu’au sein même de sa majorité ? (Applaudissements sur les bancs du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)

M. Nicolas Dupont-Aignan. Très bien !

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.

Mme Myriam El Khomri, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Monsieur le président Chassaigne, bien sûr, nous entendons cette désespérance et nous savons qu’il est compliqué de vivre avec 1 143 euros par mois.

M. Marc Dolez. Il faut y répondre : qu’attendez-vous ?

Mme Myriam El Khomri, ministre. Je ne crois pourtant pas que la réponse soit d’apporter un coup de pouce au SMIC. Comme je l’ai indiqué, il y a une reprise de l’activité économique, avec 40 000 créations nettes d’emplois. Nous devons donc accompagner encore ce mouvement de reprise.

C’est précisément parce que notre priorité c’est l’emploi que nous avons décidé de ne pas aller au-delà de l’augmentation mécanique du SMIC à hauteur de 0,6 %. J’entends vos critiques et vos inquiétudes. Nous avons naturellement pris cette décision de manière responsable mais cela ne signifie pas que nous soyons insensibles à la question de la précarité. Le pouvoir d’achat des salariés est essentiel et les Français attendent que nous traitions cette question.

Nous la traitons d’abord sur le plan fiscal, en allégeant l’impôt sur le revenu des ménages, de près de deux milliards d’euros supplémentaires en 2016. Très concrètement cela représente un gain moyen de 252 euros, soit bien davantage qu’un coup de pouce au SMIC.

Mme Jacqueline Fraysse. Les smicards ne paient pas d’impôt !

Mme Myriam El Khomri, ministre. Nous l’accompagnons également en mettant en place la prime d’activité au 1er janvier 2016, et en l’étendant aux jeunes actifs, apprentis et étudiants.

Plus que des mesures d’ajustement, nous voulons des résultats, notamment en matière d’augmentation du pouvoir d’achat. Ils nous permettent d’envoyer le signal que nous voulons favoriser le pouvoir d’achat des travailleurs les plus modestes. Il s’agira aussi de relever les minima sociaux dans vingt-trois branches, où ils sont inférieurs au SMIC – cela aussi, c’est inacceptable.

Alléger la fiscalité, c’est aussi une mesure de justice sociale.(Applaudissements sur quelques bancs du groupe socialiste, républicain et citoyen.)

Mme la présidente. Nous avons terminé les questions au Gouvernement.

mardi, 15 décembre 2015

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 07:06

Parmi les changements dans les règles pour la campagne présidentielle introduits par Hollande et Valls, la règle de l'égalité du temps de parole entre la publication des listes et le démarrage de la campagne est remplacée par la règle de l'équité. Pour y veiller le CSA tiendra compte parait-il du poids des partis (sondages, résultats aux élections antérieures) et de "leur contribution à l'animation du débat électoral". L'égalité restera la règle uniquement durant les deux dernières semaines.

Ainsi le PS joue t-il à fond le jeu d'une tripartition de la vie politique où le FN jouerait le rôle d'épouvantail, avec une présence médiatique considérable, pour tenter d'éliminer la droite et de garder le pouvoir présidentiel in extremis. Son souci: marginaliser la vraie gauche qui en temps normal est complètement ostracisée par les médias privés aux mains des patrons du CAC 40 et publics aux ordres du pouvoir et qui ne pouvait que compter sur l'égalité du temps de parole aux présidentielles pour combattre le libéralisme à armes un peu plus "égales". Surtout, ne pas reproduire les angoisses de 2012, où à un moment donné, après être parti à 7% dans les sondages, Mélenchon et le Front de Gauche étaient annoncés à 18%. Mélenchon, dans un sondage paru cette semaine, est crédité de 12% des voix si la présidentielle avait lieu demain. Ce n'est pas certain qu'il soit le candidat de rassemblement de la gauche de la gauche mais c'est la preuve que les idées de transformation sociale, démocratique, écologique du Front de Gauche n'ont pas disparu dans la population.

Mais, justement, l'important est que les électeurs ne puissent entendre que trois discours: celui de l'extrême-droite, celui de l'ultra-libéralisme de la droite, celui du libéralisme de centre-droit du PS, assorti à une logique de moindre mal.

Déjà que les institutions avec les élections au scrutin majoritaire à deux tours sont excluantes pour certaines sensibilités politiques et sont beaucoup trop présidentialisées, cette règle accentue encore le caractère tout relatif de notre démocratie.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 12:56

La justice a cassé en appel la décision du tribunal d'arbitrage obtenue grâce à Lagarde et Sarkozy. Tapie va devoir payer 404 millions d'euros à l'Etat. Coup dur mais l'escroc de haut vol manœuvre pour ne pas rendre l'argent. Il vient ainsi de placer ses sociétés en "sauvegarde judiciaire", une procédure gérée par un administrateur judiciaire et curieusement acceptée par le tribunal de commerce de Paris. Des biens personnels ont été cédés à sa femme et son fils, et sa villa de Saint-Tropez (estimée à 47 millions d'euros) est déjà sous séquestre. Au-delà de son cas, ce nouveau jugement donne un argument de poids à la thèse de l'escroquerie dans le volet pénal de l'affaire, dans lequel sont inquiétés Christine Lagarde (à l'époque ministre de l'Economie) et Claude Guéant.

Pour se faire plaisir, deux bonnes pages d'essais publiés dans la dernière décennie avec des chapitres sur Nanar, l'idole de la France mitterrandienne.

« Bernard Tapie, « wonder boy » et propagandiste » - par François Cusset (La décennie. Le grand cauchemar des années 1980 : La Découverte, 2006)

« - Et vos idoles ?

- Ma mère, parce qu'elle m'a fait, et qu'elle ne s'est pas trompée ce jour-là. »

Agacés par l'insolence et les manières peu amènes de Bernard Tapie, le si populaire racheteur et revendeur (et non créateur) d'entreprises, les élites politiques et médiatiques tentent déjà de lui substituer le fringant industriel du papier Vincent Bolloré, mieux mis et plus bourgeois – que Le Nouvel Economiste élira « manager de l'année » 1987. Peine perdue : on n'a pas fini de voir Tapie. Ceux qu'il gêne, ou qui le voudraient en simple stéréotype de transition entre la France d'avant l'entreprise, et un nouveau libéralisme plus chic, seront même forcés bientôt de tout faire pour l'écarter, jusqu'aux stratagèmes des années 1990, eux aussi peu élégants, pour ruiner sa fortune et le rendre inéligible.

En attendant, il a tout essayé, et tout lui réussit : violon, chanson, handball, aérobic avec Véronique et Davina, football évidemment, la télévision toujours (d'août 1983 avec « Faiseurs de fric » jusqu'au jeu « Ambition » de 1986, où le candidat a une soirée pour créer en direct son entreprise), politique municipale à Marseille et bientôt nationale, théâtre et cinéma, sans oublier les rachats de marques emblématiques (comme les piles Wonder) et toujours, de façon significative, liées au corps et à la santé – d'un service d'assistance téléphonique aux malades cardiaques, qui lançait jadis sa carrière, aux rachats d'Adidas, La Vie Claire ou des skis Salomon. Sa réussite, en un mot, n'a pas d'objet a priori, elle est aussi intransitive que le verbe-titre de son best seller de 1986, Gagner. C'est le conseiller en communication de l'Elysée, Jacques Pilhan, qui l'avait déniché en 1983 pour incarner les nouvelles valeurs de l'entreprise, et c'est l'establishment politique et patronal qui l'avait d'abord encensé ; mais cette fois il les déborde, et leur échappe. Le fils d'ouvrier du Bourget n'a plus besoin de ses protecteurs. Il dénonce même tout ce qui s'interpose entre le public et lui, lançant un clin d'oeil à ses fans par-dessus les journalistes et leurs questions oiseuses.

Il faut dire que cette année 1986 est bel et bien son année : le succès de son émission, les unes de magazines, la présidence de l'Olympique de Marseille, le triomphe de son équipe au Tour de France (menée par Bernard Hinault et Greg Lemond) et même le récit de son ascension en best-seller inattendu. Ce livre, derrière les airs romanesques de la success-story, est le bréviaire d'une nouvelle agit-prop managériale aux relents plus autoritaires que libertaires. Tapie y vante la guerre et l'armée, depuis l'expérience bien sûr « décisive » du service militaire jusqu'aux « parcours du combattant » auxquels il soumet ses collaborateurs pour les tester. Il y célèbre le (besoin d'un) chef, il conspue la paresse, criminalise l'échec et individualise toute responsabilité, pour que « vous sachiez que votre sort ne dépend que de vous-même ». Mélange détonnant de l'initiative individuelle et d'un autoritarisme militaire. Et puis Tapie s'assoit sur les scrupules, c'est son charme et sa force -redoutable. Il parle même, dans le mensuel Confidences, de son épouse Dominique comme « la femme-femme que j'attendais, celle qui s'occupe des enfants sans s'aider d'une nourrice ». Il exulte, rien ne lui résiste. «

« Comment en êtes-vous arrivé là ? » lui demandait Anne Sinclair sur la scène du palais des Congrès le 30 avril 1985 pour le premier grand show Tapie. « Parce que je m'aime », répondait-t-il du tac au tac, avant d'énumérer les secrets du bon leader.

S'il est « l'homme des années 1980 » (Jeanne Villeneuve), c'est moins pour ce qu'il est que pour la plasticité du personnage, la succession de ses rôles, et le vide abyssal surtout qui lui a permis d'occuper seul le terrain. Jusqu'à rester dans les annales de la décennie comme le seul qui ait su désamorcer le piège rhétorique tendu à tous par Le Pen, lorsqu'il lui proposa d'en venir aux mains au terme d'un débat télévisé houleux. Le problème est donc moins Tapie que la France qui s'en est éprise : « une société qui ne peut engendrer qu'un Bernard Tapie... pour clairement s'opposer à la montée d'une idéologie fasciste a quelques questions à se poser » (Jeanne Villeneuve).

Bernard Tapie, symbole d'un système secret d'enrichissement « made in Crédit Lyonnais » (Martine Orange, dans Histoire secrète du Patronat de 1945 à nos jours - La Découverte, 2009)

Tous pensaient qu'il avait disparu corps et biens, emporté par la bourrasque financière qui s'était abattue sur lui au milieu des années 1990. Entre matchs de football truqués, faillite financière et affairisme politique, il semblait ne pas devoir se relever. Pourtant, le 7 juillet 2008, Bernard Tapie reparut. A la stupeur générale, l'homme d'affaires se voyait accorder, par la discrétion d'un tribunal arbitral réuni à la demande pressante de l'Elysée, une indemnité de 240 millions d'euros assortie d'une indemnité pour le préjudice moral de 45 millions d'euros, pour régler son différend avec le Crédit Lyonnais dans l'affaire de la vente d'Adidas en 1992. Estimant qu'il avait été volé par la banque lors de la cession -réalisée avec une forte plus-value – du groupe d'équipements sportifs, il a perçu en outre des intérêts calculés depuis le début de la procédure en 1994. Le tout représente une somme de 390 millions d'euros. La somme qu'il recevra au final était, en juin 2009, encore en négociation avec le ministère des Finances, qui lui demandait de payer ses arriérés d'impôt. Certains connaisseurs du dossier estimaient qu'il toucherait au moins 100 millions d'euros.

Pour Bernard Tapie, ce jugement arbitral était la réparation légitime d'une injustice commise à son encontre. L'explication laisse rêveur. Car, au fond, quel aurait été le destin de Bernard Tapie s'il n'avait rencontré sur son chemin, en 1977, le Crédit Lyonnais ? Pendant quinze ans, Bernard Tapie fut à la fois le plus illustre symbole et la marionnette d'un système complexe et secret d'enrichissement, que la banque du boulevard des Italiens a largement orchestré".

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 07:39

Condamnation de Jacqueline Sauvage : « Une injustice » (Laurence Cohen - PCF)

JEUDI, 10 DÉCEMBRE, 2015

HUMANITE.FR

Communiqué de Laurence Cohen, responsable « Droits des femmes et Féminisme » au PCF.

Jacqueline Sauvage, 66 ans, a subi les coups et les abus sexuels de son mari durant 47 ans, ses enfants également. Le 9 septembre 2012, son fils se suicide après avoir subi de nouvelles violences. Le 10, elle tue leur bourreau après qu'il ait à nouveau levé la main sur elle.

Son procès en appel vient de s'achever, elle est condamnée à 10 ans de prison, sur requête de l'avocat général, qui n'a pas voulu reconnaître la légitime défense. Ce magistrat met en évidence qu'un bijoutier qui abat un voleur dans le dos, pour sauver des pierres, est en légitime défense, mais qu'une femme qui se résout à cette extrémité pour sauver son intégrité physique et morale, pour protéger ses enfants, pour mettre fin à des décennies de viols est en tort.

Comment se résoudre à une telle injustice?

Nous sommes aux côtés de Madame Sauvage, qui a dû trouver en elle les ressources nécessaires pour sauver sa vie et celle de ses proches.

Une pétition demande sa grâce présidentielle. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui défendent les valeurs d’égalité, de justice et de respect mutuel à signer cette pétition.

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 07:37
La CGT appelle à « mettre en échec » le Front national

« La CGT appelle à mettre en échec partout le Front national sur ses prétentions électorales et ses objectifs politiques et sociaux. »

Dans un communiqué, Montreuil prend clairement position à quatre jours du scrutin. Prenant acte des résultats du 1er tour, le syndicat estime que ces derniers sont « le signe de la grave crise démocratique et sociale que traverse notre pays et sur laquelle la CGT ne cesse d’alerter ».

Et d’analyser : « Le chômage et la précarité atteignent des records. La mise en concurrence des territoires accentue les inégalités et la relégation. L’absence de réponse au dumping social généré par la mondialisation capitaliste et par les impasses des politiques libérales et austéritaires menées en Europe offre un boulevard au repli nationaliste et à la préférence nationale. »

S’ajoutent « les promesses non tenues et la démission du politique face au marché ». La CGT rappelle, s’il en était encore besoin, que « le Front national n’est pas un parti comme les autres et constitue une grave menace pour la démocratie ». Si l’organisation syndicale le combat, c’est parce que « son approche est fondée sur l’inégalité, en fonction des nationalités, des origines, des religions, des couleurs ou des sexes ». Le syndicat précise qu’il « continuera à faire vivre la déclaration unitaire intersyndicale de juin 2015 "Vivre ensemble, travailler ensemble" et amplifiera le débat avec ses syndiqués et les salariés », estimant qu’il y a « urgence à ouvrir des perspectives de progrès social en France, en Europe et dans le monde ».

La Marseillaise, le 9 décembre 2015

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 07:40

Paca. L’héritière du clan Le Pen capitalise sur les peurs

Plus de 40% des voix pour la candidate FN. Une droite en difficultés jusque dans ses fiefs. Sous pression nationale, le PS renonce au second tour et interdit ainsi à toute la gauche de concourir.

Marée brune sur Provence-Alpes-Côte d’Azur. La candidate du Front national (41,2%) fait nettement la course en tête dans les six départements de la Région. La droite qui s’était donnée comme tête de liste Christian Estrosi (26,7%), représentant de son aile dure en espérant endiguer le vote FN est confrontée a une importante déconvenue. Même dans le Var, où la droite domine une écrasante majorité de collectivités, elle arrive avec 27,6%, 17 points derrière la liste de l’héritière du clan Le Pen, en tête à 44,6%. Capitalisant à plein sur les peurs et la haine des autres, en premier lieu après l’onde de choc post-attentats, Marion Maréchal-Le Pen n’a pas fait mentir les sondages qui la plaçaient dans la dernière ligne droite au dessus des 40%.

Dans le fief de Christian Estrosi, les Alpes Maritimes, la tête de liste du FN se paye même le luxe de le devancer d’un cheveu à 37,91% contre 37,90%.

Dans le Vaucluse où Marion Maréchal-Le Pen est Députée, elle engrange 44,2% malgré la concurrence de Jacques Bompard Député-maire d'extrême droite d’Orange qui réalise 4,2% des voix dans ce département. La droite vauclusienne qui a raflé le Conseil départemental en mars dernier au bénéfice de l’âge voit son électorat littéralement siphonné par l’extrême droite et finit en 3e position à 17,9% derrière la liste socialiste à 18,3%.

Le PS en chute libre

En chute libre par rapport à 2010, deux ans avant l’élection de François Hollande, le PS est en dessous de la barre des 20% dans quatre des six départements de la Région. Dans les Hautes-Alpes Christophe Castaner réunit 23% des suffrages et dans son département d’élection, les Alpes-de- Haute-Provence, il frôle les 30%, plus de 10 points devant la liste de Christian Estrosi (19,1%) mais derrière le FN (34,9%).

Dans les Bouches-du-Rhône, où l’influence socialiste est ancrée dans l’histoire électorale, la défaite des départementales s’accentue avec un PS autour de 17%. La droite qui, en revanche, était en position de force après les municipales de 2014 et la conquête du Conseil départemental en mars 2015, plafonne à 21,5% des suffrages (d'après des résultats partiels) 20 points derrière le FN emmené dans les Bouches-du-Rhône par le Sénateur-Maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille : Stéphane Ravier.

Après une première déclaration appelant au rassemblement des progressistes, Christophe Castaner, déclare forfait pour le second tour sous la pression nationale de Jean-Christophe Cambadélis, Premier Secrétaire du PS, interdisant de fait à l’ensemble de la gauche de concourir.

Le Député-Maire de Nice, ancien Ministre de Nicolas Sarkozy, fidèle à la ligne de l’ancien chef de l’État, n’a pas appelé la gauche à faire front face à l’extrême droite, contrairement à Renaud Muselier, tête de liste dans les Bouches-du-Rhône et à plusieurs élus Marseillais qui se réjouissaient en coulisses du retrait décidé par Solférino.

L’alliance d’Europe écologie les Verts et du Front de gauche qui rate son pari d’un score à deux chiffres avait pourtant appelé à une fusion pour affronter les idées de l’extrême droite au second tour et en cas de défaite, pendant 6 ans dans l’hémicycle régional. L’expérience des municipales de Fréjus mais aussi du Pontet, où la gauche s’était dérobée face à un Front national très fort sans pour autant empêcher sa victoire au second tour, plaidait -selon les candidats de la liste EELV-FdG- pour un choix de « courage » permettant d’affronter jusqu’au bout le Front national.

Manque de dynamique dans la gauche alternative

Avec un binôme inédit de têtes de liste : Sophie Camard et Jean-Marc Coppola, cette union n’aura pas su entraîner la dynamique de gauche escomptée. Enregistrant un score de 6,6% au plan régional, la liste la Région coopérative souffre d’un résultat en dessous des 5% dans le Var et dans les Alpes-Maritimes. Elle réalise son meilleur score dans les Hautes-Alpes avec 9,4% et dans les Bouches-du-Rhône avec un résultat de 8,5%. 2 ou 3 points de l’électorat écologiste semblent s'être portés sur la liste écolo-centriste de Jean-Marc Governatori qui réunit 4,2% des suffrages au plan régional contre 2,3% pour une liste équivalente en 2010.

Les autres listes sont marginalisées en dessous de la barre des 2% comme celle de Debout la France conduite par Noël Chuisano (2%), celle de Lutte ouvrière incarnée par Isabelle Bonnet (1,4%), celle de la Ligue du Sud incluant des dissidents FN derrière Jacques Bompard (1,2%), puis celle de Cyril Jarny de Nouvelle donne (0,6%), au même niveau que celle de l’Union populaire et républicaine conduite par Daniel Romani.

Malgré la configuration du second tour : un duel Marion Maréchal-Le Pen - Christian Estrosi, la victoire du second semble loin d’être assurée. Son profil répulsif pour l’électorat de gauche et la dynamique indéniable de la liste FN pourraient l’empêcher de s’asseoir sur le fauteuil de Président du Conseil régional, occupé depuis 18 ans par le socialiste Michel Vauzelle. Une chose est sure en revanche : pour la première fois depuis sa création le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur ne comptera plus aucun élu de gauche au soir du second tour.

Léo Purguette (La Marseillaise, le 7 décembre 2015)

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 07:27

Billet d'humeur.

Mardi soir sur France 2 (service public), le Journal d'information.

- 2 Sujets à suivre:

-Un premier reportage sur la fraude aux allocations familiales appuyé sur 2 enquêtes:

La première concerne un jeune homme au RSA qui a fraudé (plus par ignorance et négligence) quelques centaines d'euros.

La seconde concerne un jeune couple avec enfant qui dispose royalement de 200 euros mensuels pour vivre et qui a dissimulé quelques heures de travail au noir.

Foudres de la justice, amendes pour ces mauvais citoyens montrés du doigt (les visages sont tout de même floutés) qui mettent par leurs pratiques criminelles la société en danger et qui sont,à coup sûr, responsables de tous nos malheurs!

Au pilori!

- Un second reportage très complaisant sur un marché en pleine expansion et particulièrement juteux: le commerce du luxe "d'occasion"! et la clientèle qui se précipite sur des sacs à main d'"occasion" ...à 30. 000 euros.

..."Sans transition" comme dit Pujadas avec son petit sourire en coin cynique.

Ainsi va la vie dans notre belle société. Odieux.

André Bernard, membre du Comité de Soutien de la liste du Front de Gauche, adhérent du PCF Fouesnant, ancien élu à Fouesnant et proviseur de lycée.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 12:02

Tests d’âge osseux : la procédure Rossignol légalisée

Les événements dramatiques du 13 novembre et leurs suites nous ont dissuadés de commenter immédiatement la décision de l’assemblée nationale d’autoriser l’utilisation des tests d’âge osseux sur les mineurs isolés étrangers. Le gouvernement n’avait pas eu cette décence. L’émotion soulevée par les attentats de Paris et St-Denis ne l’a pas empêché de faire adopter par l’assemblée nationale ce qui s’appelle désormais la procédure Rossignol :le détournement d’un examen médical pour réaliser des économies en jetant des enfants à la rue.

Des amendements présentés par des députés de tous les groupes de gauche, communistes, écologistes, radicaux et socialistes demandaient que soit interdit le recours aux tests d'âge osseux pour attribuer un âge civil aux mineurs isolés étrangers. Ces tests comportent en effet, selon toutes les autorités médicales, scientifiques et éthiques, une marge d’erreur de 18 mois à deux ans qui les rend incapables de déterminer avec un minimum de fiabilité l’âge d’un individu entre 16 et 20 ans. Chacun le sait, Madame Rossignol compris. Mais la volonté de faire des économies au détriment d’une population sans défense (de très jeunes gens puisque mineurs, sans famille et sans relations puisqu’isolés et étrangers de surcroit) et une façon sournoise de s’opposer aux immigrés font qu’on ne s’embarrasse pas de ces détails. Au prétexte d’encadrer ces tests, on les inscrit dans la loi. Les prétendues garanties introduites dans le texte n’en sont évidemment pas. Le fait que le mineur doive donner son accord pour que ces examens soient pratiqués est une amère plaisanterie : les refuser est systématiquement interprété comme un aveu de mensonge et entraîne la mise à la rue immédiate. La ministre le sait, la ministre s'en fout. Les tests osseux ne peuvent être ordonnés que par un magistrat… ce qui était déjà le cas !

Ils ne peuvent être utilisés qu’en dernier recours, soutient Madame Rossignol. C’est faux, chacun le sait, elle la première. Dans les faits, en dehors de la production de documents d’identité, les tests d’âge osseux sont souvent la première et la seule « preuve » de la majorité d’unjeune. Pour la ministre, quand on n’a pas de réponse adaptée à un problème, il suffit d’avoir recours à une solution qu’on sait fausse et malfaisante !

La solution existe pourtant : que les jeunes soient pris en charge quelques mois avec les moyens d’entrer en relation avec leur pays d’origine pour en faire venir les documents établissant leur identité.

La procédure Rossignol est donc pour le moment entrée dans la loi. Des centaines de gamins vont la subir et en payer très cher les effets : mis à la rue avec leur sac du jour au lendemain puisque déclarés majeurs sans aucun secours. L’Aide sociale à l’enfance les chasse comme majeurs mais le 115 et le SAMU social ne les prennent pas plus en charge car leurs documents d’identité les disent mineurs !

Pour autant, la bataille n’est pas finie. De nouvelles actions destinées à dénoncer la procédure Rossignol seront lancées dans les prochains jours.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 18:36

Nous ne céderons pas !

Appel unitaire initié par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), jeudi 26 novembre 2015

Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale. Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à celles déjà mises en œuvre.

C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Après la prorogation de l’état d’urgence et l’extension des pouvoirs de police, d’autres mesures sont encore annoncées par le président de la République.

Il nous paraît essentiel de rappeler que rien ne doit nous faire sortir de l’Etat de droit et nous priver de nos libertés. L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public.

Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent. L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination. La réponse des autorités se veut martiale, elle n’est pas une assurance de sécurité et ne garantit en rien le respect de nos libertés.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées françaises, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute leur place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Pour nos libertés, pour une société où la fraternité a toute sa place, nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre.

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’information, d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront, partout en France, ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations.

Premiers signataires :

AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association des Marocains en France (AMF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Associations démocratiques des Tunisiens en France (ADTF), Attac, Cadac, Cedetim, Confédération générale du travail (CGT), Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Collectif des musulmans de France (CMF), Coordination des collectifs AC !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Droits devant !!, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Genepi, Ipam, La Cimade, La Quadrature du Net, Le Mouvement de la paix, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Le Gisti, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Médecins du monde, Mrap, OIP - section française, Organisation de femmes égalité, Planning familial, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat national des journalistes (SNJ), Unef, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires

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