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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 14:39
Communiqué du PCF Côtes d'Armor à propos de la réouverture de l'usine de fabrication de masques de Plaintel (22)

À propos de la réouverture de l’usine de fabrication de masques de Plaintel

Le contexte d’urgence sanitaire que nous connaissons au plan mondial met, aujourd’hui, particulièrement en lumière les responsabilités des décisions prises sur le plan économique et social par les États.


A l’instar de l’entreprise Luxfer dans le Puy de Dôme, unique fabricant de bouteilles d’oxygène médical en Europe, aujourd’hui en cessation d’activité, la fermeture de l’usine de fabrication de masques de Plaintel (Giffard, Dalloz puis Honeywell) en 2018 montre aujourd’hui les conséquences d’un abandon des savoir-faire et des outils industriels.

Comme pour d’autres entreprises malheureusement, ces abandons tiennent toujours à deux causes essentielles :
- la non-prise en compte des alertes des salarié·e·s et la non-anticipation des besoins industriels en matière médicale et sanitaire,
- la recherche du profit maximum et la loi du marché.

À ces causes, il faut ajouter le désengagement de l’État et des gouvernements successifs causant
irrémédiablement la chute de l’entreprise liée au marché sanitaire.

En effet, selon un article signé de Benoît Collombat et de la Cellule investigation de Radio France (1), « l’activité d’Honeywell de masques respiratoires jetables en Europe, dont celle de HSP (Honeywell Safety Products) Armor, est une activité rentable. » est-il écrit dans un rapport d’audit du groupe qui conclut : « la rentabilité économique [de l’usine] est avérée mais trop faible pour les standards du groupe Honeywell ». D’où la délocalisation vers la Tunisie et la Chine. C’est à la lumière de ces causes et de ces responsabilités qu’il est nécessaire d’envisager la reprise d’une activité industrielle sur ce secteur d’activité.

- L’outil industriel est aujourd’hui cassé et inexistant. Certes, mais l’expérience montre la nécessité de « relocaliser » certaines productions « décisives » et « vitales » afin d’en garantir la maîtrise. Le savoir-faire détenu par les salariés de Plaintel est, de ce point de vue, un atout sur lequel il faut s’appuyer.

- Il est donc également nécessaire de penser un « modèle économique » qui ne soit pas sous la coupe de la seule « concurrence libre et non faussée » et de la loi du seul profit ainsi que la garantie d’une gestion des commandes et des stocks qui permettent la viabilité du projet.

- Enfin, l’expérience le montre avec une particulière acuité : cette production doit être mise sous « surveillance » démocratique afin que de telles situations ne puissent se reproduire. Cette surveillance devra être conférée aux salariés en tout premier lieu (si on les avait écoutés, nous n’en serions pas là...), mais également à la population et ses représentants au plan local (les réponses du ministère de l’Économie sur le caractère « non stratégique » de l’entreprise sont lourds de conséquences).

La relance de l'activité engage la responsabilité de l’État à qui une part essentielle des productions de la nouvelle entreprise sera destinée. Il doit veiller à la mise à disposition des financements nécessaires à la reprise de l'activité, par l'intermédiaire de Banque Publique d’Investissement France. La Banque de France doit déclarer cette avance de fonds éligible au refinancement de la Banque Centrale Européenne au taux de - 0,75 %, actuellement pratiqué pour ses refinancements de long terme ciblés.

Nous sommes déterminés à nous associer à la recherche de solutions avec toutes les parties qui s’engagent pour construire un projet répondant aux besoins sanitaires en France.

Christine Prunaud - Sénatrice des Côtes d’Armor
Cinderella Bernard - Présidente du groupe des élus communistes au Conseil départementall
Christiane Caro – Membre de la commission nationale santé du PCF
Yannick Le Cam – Secrétaire de la fédération du PCF des Côtes d’Armor

Saint-Brieuc, le 13 avril 2020

(1) L’usine bretonne qui alimentait la France en masques : histoire secrète d’un saccage industriel - Par Benoît
Collombat et Cellule investigation de Radio France - 03/04/2020

 

Communiqué du PCF Côtes d'Armor à propos de la réouverture de l'usine de fabrication de masques de Plaintel (22)
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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 07:26
Covid-19: au 7 avril, 314 personnes contaminées dans le Finistère, plus de 10 000 morts en France, dont 95 en Bretagne

Au total, 1 414 cas ont été enregistrés en Bretagne depuis le 28 février. Le Finistère est toujours à la troisième place parmi les départements bretons les plus touchés par la pandémie de coronavirus Covid-19. Le Morbihan compte 452 personnes malades ; elles sont 324 en Ille-et-Vilaine et 182 dans les Côtes-d’Armor.

En Bretagne, dans le cadre des prises en charge hospitalières, 95 décès (55 à 100 ans) sont à déplorer depuis le début de l’épidémie (+ 8 en 24 heures).

Coronavirus. 314 personnes contaminées dans le Finistère, ce mardi 7 avril 2020
 
Coronavirus. Quelle est la situation du Finistère, confiné pour la 22e journée ?
 
Et au niveau national:
Covid-19 : la barre des 10 000 morts franchie, 1427 de plus en 24h… le point en France

Le Covid-19 a fait plus de 10 000 morts dans notre pays. 

Ce mardi 7 avril, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a annoncé 607 décès supplémentaires en milieu hospitalier et 820 dans les Ehpad.

Le bilan toujours plus lourd en France. Lors d’un point presse organisé ce mardi 7 avril 2020, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a annoncé un total de 10 328 décès enregistrés depuis le 1er mars. 7091 sont à déplorer en milieu hospitalier, 607 de plus que la veille, et 3237 dans les Ehpad et les établissements médico-sociaux, soit 820 de plus en 24h.

En tout, plus de 30 027 personnes sont hospitalisées et 7131 se trouvent en situation grave. 

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 07:15
Jean-Marie Le Scraigne à l'école des filles de Huelgoat en 2010 (photo Le Télégramme)

Jean-Marie Le Scraigne à l'école des filles de Huelgoat en 2010 (photo Le Télégramme)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:

63/ Jean-Marie Le Scraigne - Jañ-Mari Skragn (1920-2016)

L'oncle du journaliste, historien et écrivain quimpérois Georges Cadiou (L'hermine et la croix gammée), Jean-Marie Le Scraigne (en breton Jan-Mari Skragn, dit-il) est né au Huelgoat en juin 1920 (décédé en décembre 2016). Il a été retiré de l'école à 13 ans pour aider à la ferme malgré ses excellents résultats scolaires. Il est d’abord resté travailler à la ferme familiale, sur le plateau granitique de cette commune (en breton ar c’hludou), au cœur de l’Arrée.

Après son mariage, devenu père de famille, il préféra changer de métier et travailla comme carrier et marbrier, jusqu’à sa retraite.

Fervant militant communiste, il fut longtemps (une vingtaine d'années) conseiller municipal d’Huelgoat, élu sur la liste d"Alphonse Penven (maire et conseiller général PCF de la Libération à 1983, paysan de ce même quartier qui fut également député dans les années d'après-guerre).

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

Jean-Marie Le Scraigne s’est parfois exprimé à la télévision en breton (FR 3) sur la période du Front Populaire et nous a expliqué son engagement, contre la volonté paternelle...Il était connu comme chanteur de fest-noz (dans les années soixante-dix, avec B. Le Guern, L. Lozac’h). C’est à l’heure de la retraite qu’il s’est mis à composer des chansons, notamment à danser, en breton et en français. En 1986, il s'inscrit à un concours de contes en breton et obtient le premier prix. C'est en français il commencera à mettre ses contes par écrit, avant que les responsables de "Brud Nevez" lui conseillent de le faire en breton.

Francis Favereau, linguiste, spécialiste de la culture et de la langue bretonne, raconte:

" Parallèlement, Jean-Marie Le Scraigne a commencé à raconter divers contes (rismodilli, dit-il), qu’il avait entendus dans sa jeunesse à Kervinaouet, de la bouche de valets ou de mendiants, essentiellement. Il est ainsi devenu conteur, à la radio ou à la télévision, comme dans les veillées organisées ces dernières années, notamment par Dastum... Il compte actuellement parmi les meilleurs, avec Marcel Guilloux (Haute-Cornouaille) ou Jude Le Paboul (de Baud, Vannetais, disparu en 2001). L’originalité de J.M.Le Scraigne, c’est qu’il a transcrit la plupart de ses contes, d’abord en français, ne sachant guère écrire le breton, nous disait-il. Chez lui, Bilz(ic), l’adversaire déclaré du seigneur ainsi que du recteur, devient un «voleur honnête», comme il en faudrait davantage, conclut-il. Voilà qui, pour ce qui est de l’idéologie, nous situe aux antipodes de la morale traditionnelle héritée de FEIZ HA BREIZ  etc. Il y a chez lui un peu de cet «esprit sauvage de la Montagne», comme le dit si bien Y. Gwernig. On comprend mieux ce positionnement original grâce à l’étude qu’en a faite Ronan Le Coadic dans Campagne Rouges de Bretagne (SKOL VREIZH n° 22, 1991), où il a donné laparole aux communistes de cette région, en breton (F. Landré, maire de Scrignac, décédé en 1999, Daniel Trellu - cf. tome 3 - et Alphonse Penven, maire du Huelgoat et conseiller général du cantonde 1945 à 1983, qui fut député communiste de 1956 à 1958, disparu peu après son interview, ancien paysan dans la ferme de Coat Mocun sur les hauteurs du Huelgoat, dont J.M. Le Scraigne fut longtemps le colistier :

«Cela vient de loin, cela est ancien, parce que cette région était pauvre et que la terre était mauvaise. Les habitants pauvres avaient envie d’améliorer leur situation. Oui. Certains dans cette région ont fait la Révolution des Bonnets Rouges. Il y en avait beaucoup dans la région de Carhaix. A Plouyé, on en a découvert beaucoup en faisant le nouveau cimetière, beaucoup d’ossements. Ces gens avaient été tués par les soldats. Il y avait eu des heurts au Ty meur en Poullaouen, un combat entre Poullaouen et Carhaix. Et les Rouges, malheureusement, avaient perdu. Beaucoup avaient étét ués. Puis ce pays a été longtemps radical. Oui, c’était une région rouge par icia utrefois» (p. 55)...«Moi, je crois que les communistes ont confiance en l’homme, en son travail, et qu’ils soutiennent les pauvres surtout. Oui, des humanistes. Il s’agit d’aider ceux qui sont en bas de l’échelle à remonter et d’essayer d’avoir plus de justice dans ce pays» disait Jean-Marie Le Scraigne...

Francis Favereau  (https://ffavereau.monsite-orange.fr)

 

Œuvres (source BNF):

Une vie de militant au Huelgoat
 
Drôle de guerre
 
Contes du Huelgoat et du Centre-Bretagne
 
Koñchennou hag huñvreou
 
Contes et rêveries
 
Lavariou an Uhelgoad
 
Ma buhez e kêr ar Vinaoued
 
Bremañ 'zo bremañ !
 
Un Huelgoatain vous raconte
 
Ma vie au Huelgoat
 
Ma buhez e Kêr ar Vinaoued
 
Rimodellou 'kostez Huelgoad 1 avec Jean-Marie Le Scraigne comme Auteur du texte
 
Rimodellou 'kostez Huelgoad 2 avec Jean-Marie Le Scraigne comme Auteur du texte
 
Drôle de guerre, Occupation, Résistance
 
Rimodellou 'kostez Huelgoad 3 avec Jean-Marie Le Scraigne comme Auteur du texte
Rimodellou 'kostez Huelgoad avec Jean-Marie Le Scraigne comme Auteur du texte
 
Contes du Huelgoat et du Centre-Bretagne
 
Amzer ar vrezel 'kostez an Huelgoad
 
Rimodellou 'kostez Huelgoad
"Une vie de militant" de Jean-Marie Le Scraigne aux éditions Emgleo Breiz - C'est tout un pan de la vie politique du centre-Bretagne que Jean-Marie le Scraigne raconte, avec en filigrane les contraintes quotidiennes d'un homme qui a dû subvenir aux besoins de sa famille tout en faisant face aux aléas de l'économie: les petites exploitations rurales qui périclitent, le rude travail dans les carrières, en parallèle avec des contrats d'ouvriers agricole dans l'est de la France, les ennuis de santé de ses enfants... Sans parler, en qualité d'élu, de l'obligation de siéger dans divers conseils et organismes.

"Une vie de militant" de Jean-Marie Le Scraigne aux éditions Emgleo Breiz - C'est tout un pan de la vie politique du centre-Bretagne que Jean-Marie le Scraigne raconte, avec en filigrane les contraintes quotidiennes d'un homme qui a dû subvenir aux besoins de sa famille tout en faisant face aux aléas de l'économie: les petites exploitations rurales qui périclitent, le rude travail dans les carrières, en parallèle avec des contrats d'ouvriers agricole dans l'est de la France, les ennuis de santé de ses enfants... Sans parler, en qualité d'élu, de l'obligation de siéger dans divers conseils et organismes.

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:  63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

Lire aussi:

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun (1907-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 05:00
Jean-Marie Plonéis (photo Le Télégramme)

Jean-Marie Plonéis (photo Le Télégramme)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:

61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018): un chercheur original, spécialiste de la toponymie celtiqu

Fils d'un petit paysan de Berrien, Jean-Marie Plonéis est parti seul à 17 ans pour le Canada dans les années 50: une authentique aventure. Il a été bûcheron en Colombie-Britannique. Revenu en France, il est devenu professeur d'anglais. Résidant à Plogonnec, il était membre de la section PCF de Douarnenez.Avec un parcours atypique d'ouvrier agricole, de vagabond, de soldat, d'agent des douanes, d'étudiant, de professeur d’anglais au lycée de Douarnenez puis d'enseignant-chercheur, docteur es-Lettres. Il a écrit plusieurs livres de toponymie (éditions du félin en 1983, 1993, 1996 ) et un livre racontant son parcours avec truculence dans Le rêveur de l’Arrée en 2003. Jean Marie Plonéis était présent dans toutes nos fêtes de l’Huma Bretagne où il nous faisait partager sa passion de la toponymie. 

Longtemps, il a rédigé une chronique pour le journal des bretons de Paris Bretagne Ile de France.

Ses obsèques ont eu lieu à Carhaix en juillet 2018.

Jean-Paul Cam, pour la Fédération du Finistère du Parti Communiste.

 Hommage de Piero Rainero en 2018:
" Je connaissais Jean-Marie Plonéis depuis au moins 40 ans, j'appréciais ses réflexions et sa connaissance exceptionnelle de la linguistique celtique. Il avait été un élève très proche du chanoine Falc'hun qui dirigea sa thèse sur la toponymie dans les Monts d'Arrée.
C'était un intellectuel communiste exigeant, attentif aux autres, toujours disponible.
Lorsque nous recevions à la fédération  des responsables politiques étrangers,  de l'ANC, du Parti Communiste d'Irlande du Nord, du Sinn Fein, de Palestine, c'était lui qui assurait la traduction fort de sa maîtrise de la langue anglaise. Il l'avait perfectionnée au Canada, où il exerça entre autres le métier de bûcheron, et l'enseigna par la suite en France, avant de se consacrer  entièrement à la recherche celtique.
Jean-Marie avait vécu mille vies, mille expériences, qui avaient fait de lui une personnalité originale, attachante, curieuse de tout. J'ai eu le privilège d'être de ses amis. Assez régulièrement quand le siège de la fédération était à Quimper, il venait me voir pour échanger sur tel ou tel sujet qui le préoccupait. Il va nous manquer". 
Piero Rainero, ancien secrétaire départemental du PCF 
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)
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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 06:06
Germinal de Brest, organe régional communiste sous le contrôle de la SFIC - 1er numéro, 5 février 1921

Le comité de rédaction et d'administration du journal hebdomadaire de 4 pages "Germinal de Brest", journal communiste du Finistère en 1921 et 1922, jusqu'à ce que La Bretagne communiste prenne la suite de 1923 à 1926, est situé - ça ne s'invente pas - 26 rue Emile Zola à Brest.

Le journal est vendu 20 centimes au numéro, 6 francs pour un abonnement de 6 mois, paraît le samedi 5 février 1921.

Une centaine de numéros de "Germinal de Brest" sont accessibles sur le site des Archives Départementales du Finistère

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/

Le 1er numéro du journal "Germinal de Brest", "Organe régional communiste, sous le contrôle de la fédération socialiste du Finistère" (SFIC), sous le contrôle des majoritaires du Congrès de Tours, les partisans de la IIIe Internationale, revient sur les suites du Congrès de Tours et la "trahison" de certains élus et notables de la SFIO qui n'ont pas voulu se plier aux décisions de Congrès:

Jean Le Tréis, secrétaire fédéral, dénonce, avec une certaine violence, la rébellion des élus et des militants qui n'ont pas suivi la ligne majoritaire, en France comme dans le Finistère :

"Au Congrès de Tours:

3.208 mandats se sont prononcés pour la IIIe Internationale

1.022 mandats sont allés à la motion Longuet-Paul Faure, dite des reconstructeurs.

Chose inouïe, les 1.022 mandats ont la prétention d'obliger les 3.208 mandats à s'incliner devant leur volonté! 

Une poignée de factieux voudraient à l'immense majorité des militants, imposer la loi du silence et de la soumission!

C'est un peu fort!

Jaurès sacrifia tout à l'unité. Et les scissionnistes osent se réclamer de Jaurès! Ils prétendent continuer le Parti, eux qui viennent de le quitter, eux qui abandonnent la lutte au plus fort de l'action!

En vérité, nous assistons à une simple rébellion d'élus.

Parmi ceux qui les ont suivis, il y a des enuques, de ceux-là nous ne nous intéressons pas, demain ils crieront aussi bien "vive le roi" si les seigneurs et maîtres leur en donnaient l'exemple, mais il y a aussi des camarades abusés ou ignoblement trompés. A ceux-là, nous adressons un pressant appel. Que diable, eux qui ne connaissent ni Dieu ni maître, ne pourront longtemps consentir à servir des individus, traîtres au Parti, qui du jour où les gueux en ont fait des élus se sont crus des surhommes!

Travailleurs, faites comprendre aux félons, aux "insurgés" que vous ne sauriez être des suiveurs; que, militants disciplinés, vous entendez que les élus se soumettent au désir nettement exprimé par la majorité ou se démettent! (...)

Travailleurs, vous ne sauriez suivre les dissidents"...

J. Le Tréis

Les élus socialistes qui ne reconnaissent pas la ligne majoritaire du Parti et l'adhésion à la IIIe Internationale sont vilipendés par un rédacteur sous le pseudonyme "Prolo":

" 53 députés que nous avons arrachés à l'ombre ne sont pas de cet avis. Grand bien leur fasse. Les hommes passent, les idées restent. La Roche Tarpéienne est près du Capitole. Tombés du pinacle où nous les avons hissés, ils s'en apercevront demain; mais demain, il sera trop tard".

Jean Le Tréis annonce aussi la convocation d'un congrès de la SFIC du Finistère le 29 février 1921 à la Mairie de Quimper. Son annonce laisse entendre le profond état de désorganisation de la maison socialiste devenue communiste et ralliée à la IIIe Internationale, avec la désaffection de nombre de militants et de cadres dans le Finistère: "Dans les localités où le bureau a déserté le devoir socialiste, et où la section n'a pas encore été reconstituée, il appartiendra à un camarade de convoquer d'urgence les militants fidèles au parti afin de désigner un délégué au Congrès Fédéral... L'importance de l'ordre du jour n'échappera à personne. Ce sera la première fois depuis la scission que les militants socialistes du Finistère se retrouveront. Leurs rangs seront quelque peu éclaircis mais leur force combative n'aura rien perdu de sa valeur. L'idéal qui les inspirait hier les anime aujourd'hui. La trahison de certains ne leur feront que plus en concevoir la beauté et ne leur rendra que plus cher".

L'article de fond de la Une du premier numéro du journal Germinal de Brest éclaire les enjeux de ce qui s'est joué au Congrès de Tours: la rupture avec le parlementarisme électoraliste et opportuniste, le retour à Marx et à la lutte des classes, mais surtout l'adaptation du parti, de ses méthodes et de ses pratiques, à la nouvelle situation post-guerre de crise révolutionnaire mondiale:

"Le Congrès de Tours marquera une date historique dans la vie longue déjà et glorieuse du socialisme en France. S'il restaure parmi nous les conceptions traditionnelles de Marx et Engels, les doctrines jadis consacrées et trop souvent désertées dans la pratique, il adapte en même temps aux nécessités des temps nouveaux, aux obligations impérieuses que nous assigne la crise révolutionnaire mondiale, les méthodes de préparation et d'action qui doivent désormais prévaloir.

En face du régime capitaliste, qui croule politiquement, économiquement et socialement, notre discipline devait se resserrer, la rupture s'affirmer avec tout ce qui représente les classes déclinantes, la lutte des classes proclamée dans toute son ampleur.

Tel est le sens de l'adhésion du socialisme français à cette Internationale communiste qui a relevé le véritable drapeau de l'Internationale des travailleurs, et la majorité des trois quart des suffrages exprimés à Tours donne à cette adhésion sa valeur de souveraine puissance" (...) 

" C'est la France salariée, la France en révolte contre le régime capitaliste, régime de guerre et de faillite, régime de rapine, d'exploitation et de servitude, c'est cette France militante qui est avec nous: c'est elle qui défendra demain, de concert avec toutes les Sections de l'Internationale communiste, la paix, le droit des peuples et la révolution menacées par les impérialistes masquant leurs intérêts de classe derrière la défense nationale.

L’œuvre qui s'impose à notre Parti est énorme; elle ne nous effraie pas. Le vieux monde s'écroule devant l'esprit des temps nouveaux. La révolution qui s'annonce, qui est né en Russie et qui gagnera de proche en proche tous les États et tous les continents, trouvera des millions et des millions d'artisans sévères... Le régime bourgeois chancèle sur ses bases au lendemain de la plus cruelle des guerres; nous lui porterons seulement le dernier coup.

Prolétaires, Paysans et Ouvriers ! 

Vos devoirs s'accroissent dans la mesure où les temps s'avancent. Vous ne vous laisserez séduire ni par ceux qui veulent trouver dans le parlementarisme exclusif, dans l'abandon des principes socialistes, dans la collusion avec l'adversaire capitaliste, des avantages illusoires, des transactions mortelles pour la révolution, ni par ceux qui cherchent leur voie à tâtons sans jamais se résoudre et qui, inconsciemment, paralysent l’œuvre d'affranchissement.

Vous tous, vieux militants de notre Parti, qui l'avez servi par votre dévouement, jeunes hommes soulevés par le cyclone de la guerre et qui affinez dans nos rangs, vous viendrez à nous pour consommer l’œuvre commencée.

Que notre parti soit grand! Que notre parti soit fort et discipliné, maître à la fois de ses militants et de ses élus! Que dans l'Internationale, relevée à l'ombre de la première des grandes révolutions sociales, il soit digne de son passé, digne de Babeuf, digne des hommes de Juin 1848, digne de la Commune, digne de Jaurès, digne de l'avenir glorieux qui s'offre à nous!".    

 

***

On trouve encore dans ce 1er numéro de "Germinal de Brest" un billet sur les politiciens insincères qui portent des masques, signé Paul Gema, un billet pour dénoncer la révocation des instituteurs progressistes du Syndicat de l'enseignement comme Marie Guillot par le gouvernement réactionnaire, un article dégoûté sur la "Vie socialiste" des Renaudel et Albert Thomas, artisans de l'Union sacrée, un billet contre le "Cri du peuple", journal socialiste réformiste du Finistère, une félicitation au camarade ex-communard Camelinat qui est parvenu à garder l'Humanité dont le giron du Parti légitime sur l'option majoritaire d'adhésion à la IIIe Internationale, malgré les manœuvres de Blum et Renaudel. Charles Moigne, co-secrétaire fédéral de la SFIC Finistère avec Jean Le Tréis annonce la naissance d'une rubrique, "Contre le militarisme" avec un camarade poète José Lecomte, ancien poilu, qui analysera les horreurs des conseils de guerre et des bagnes d'Afrique. 

Une rubrique sur la vie fédérale annonce la réorganisation de la section de Brest, où beaucoup d'élus ont refusé l'adhésion à la IIIe Internationale. Le nouveau bureau fidèle aux décisions du Congrès de Tours se composent de Le Meur, secrétaire de section, Le Rubrus, secrétaire adjoint, Berthou, trésorier, H. Nardon, Jean Le Tréis, Guiban, Uguen, Goaran, Charles Moigne, Lavenant, Coadic et Vibert. "De vieux militants révolutionnaires, dégoûtés jusqu'ici de la cuisine électorale; de nouveaux adhérents, syndicalistes minoritaires, et mutilés de guerre, sont venus grossir nos rangs. Détail caractéristique! Notre réunion avait lieu à la Mairie, au même endroit que celle du groupe des dissidents. Notre salle était pleine! Chez eux, une "poignée" d'hommes se trouvait disséminée dans la grande salle des conférences. Signe des temps! Présage de mort pour le socialisme d'ambition des "égarés" et des "appétits" qui suivent les politiciens opportunistes".  

On annonce aussi le bureau de la section SFIC de Douarnenez avec Sébastien Vely, premier maire communiste du Finistère, et un des tous premiers de France. Des manœuvres d'un militant socialiste hostile à l'adhésion à la IIIe Internationale à Bodilis sont dénoncés, la section de La Feuillée est mise en avant.  Le journal dénonce aussi, par l'intermédiaire d'un communiqué des marins pêcheurs S.F.I.C de Pouldavid (nord-Finistère)  l'augmentation des versements réclamés aux marins-pêcheurs pour la caisse de prévoyance et d'assurance invalidité, au lieu de demander aux "profiteurs de guerre" de participer à l'effort de solidarité nationale. "Germinal" fait aussi une place à l'expression des anciens combattants (UNC - Union nationale des Anciens combattants), notamment pour la réhabilitation des "fusillés".  Francis Le Floch témoigne sur l'horreur des bagnes militaires.  Louis Le Trocquer, marin originaire de Plouha, qui s'est battu dans les Dardanelles, militant socialiste dans l'Eure, puis à Brest, secrétaire de la bourse du travail de Brest, qui sera exclu de la SFIC et de la CGTU en novembre 1921 pour avoir donné des informations à la presse bourgeoise après avoir été candidat communiste en 1921 aux élections municipales de Lambézellec (Finistère), signe deux fois: un article de la rubrique "Tribune syndicaliste" sur la division syndicale, et une citation à tendance athée de Schopenhauer. Les paroles de "La Jeune garde" sont reprises en page 4, un long article d'Alain Coste informe sur les poursuites contre les instituteurs syndiqués en page 4 là encore.  

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 06:04
Article du Ouest-France pour annoncer la sortie il y a deux ans du livre de Jean-Paul Sénéchal

Article du Ouest-France pour annoncer la sortie il y a deux ans du livre de Jean-Paul Sénéchal

 Hommage à Jean-Paul Sénéchal, militant syndical et politique, historien, spécialiste du Front populaire, notamment dans le Finistère et en Bretagne
Mardi de l'éducation populaire avec Jean-Paul Sénéchal sur le Finistère du Front Populaire - 14 mai 2019 à Morlaix

Mardi de l'éducation populaire avec Jean-Paul Sénéchal sur le Finistère du Front Populaire - 14 mai 2019 à Morlaix

Nous avons eu la tristesse ce matin d'apprendre par un de ses amis et de ses camarades, André Garçon, le décès mercredi de Jean-Paul Sénéchal. 

Jean-Paul Sénéchal était un syndicaliste à Sud et militant révolutionnaire et anticapitaliste, il avait été des combats pour la défense de l'hôpital public, et actif au sein du comité de défense de l'hôpital de Concarneau.

Depuis quelques années, il s'était engagé pleinement dans sa passion de l'histoire, écrivant une thèse d'histoire contemporaine sur le Front Populaire dans notre région qu'il avait adaptée dans un ouvrage collectif d'abord à travers un article développé et très intéressant "Front contre blocs: luttes hégémoniques dans le Finistère au moment du front populaire " (C'était 1936. Le Front populaire vu de Bretagne, sous la direction d'Erwan Le Gall et François Prigent, éditions Goater, 2016), puis dans l'adaptation pour le grand public de sa thèse: Finistère du Front populaire. 1934-1938. Lutte pour l'hégémonie et logique de blocs, PUR, 2018.

Deux ouvrages qui ont permis de faire avancer la connaissance de l'histoire de la gauche, du mouvement ouvrier, et de la fin des années 1930 dans notre région.  

Jean-Paul Sénéchal était venu le 14 mai 2019 faire une conférence passionnante dans le cadre des Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix. Nous lui avions été reconnaissants de son travail de passeur et de pédagogue talentueux sur l'histoire politique de notre région, un travail où, bien évidemment, ses valeurs militantes se retrouvaient aussi même si son point de vue était sérieux, distancié et objectif. 

Nous sommes peinés par sa disparition et voulons exprimer toute notre sympathie à sa famille et ses amis. 

Son action et sa personne laisseront une empreinte forte dans le département et le monde militant. 

Ismaël Dupont

Le Front Populaire dans le Finistère: C'était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne

 

Finistère. Le militant syndicaliste Jean-Paul Sénéchal est décédé

Mardi de l'éducation populaire avec Jean-Paul Sénéchal sur le Finistère du Front Populaire - 14 mai 2019 à Morlaix

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 12:55
Communiqué du PCF Finistère, 2 avril - Violences intrafamiliales – Mise à l'abri des plus vulnérables : garantir la continuité du devoir de protection de l'Etat et des collectivités et de la solidarité pendant la crise du COVID-19

COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF Finistère – 2 avril 2020

« Violences intrafamiliales – Mise à l'abri des plus vulnérables : garantir la continuité du devoir de protection de l'Etat et des collectivités et de la solidarité pendant la crise du COVID-19

Le PCF 29 demande que l'Etat, la préfecture, et les collectivités (département, communes, communautés de commune) se mobilisent pour garantir la réalité du droit à l'accueil d'urgence et la mise à l'abri des plus vulnérables dans ce contexte de crise sanitaire.

La crise du Covid-19 frappe durement l'ensemble du pays. Il revient aux services de l'Etat de veiller à ce qu'elle ne soit encore plus cruelle avec les personnes et les familles qui sont déjà en situation difficile (problèmes de violences et de conflits familiaux, enfance maltraitée, précarité et difficulté à se loger). Le nécessaire confinement augmente les risques de violences intrafamiliales. Il y a urgence à répondre concrètement à cette situation.

Alors qu'elle évoque elle-même la hausse des signalements annoncée par Monsieur Castaner, la ministre Marlène Schiappa ne semble pas prendre la mesure de la gravité de la situation !Elle installe une « mission » pour « mesurer la prévalence des violences conjugales » pendant le confinement. Ce n’est pas d’une énième commission Théodule dont les victimes ont besoin mais bien de mesures concrètes, financées ! Or, sur ce point les annonces sont très loin d'être à la hauteur de la situation. De nombreux enfants étaient suivis par l'ASE en lien avec leur scolarité, d'autres étaient visités dans leur famille ou devaient être placés dans des familles d’accueil car ils/elles étaient en danger. La mise en place du confinement complique cet accompagnement indispensable pour protéger l'enfance mise en œuvre par les conseils départementaux. Il faut néanmoins mettre les moyens nécessaires pour que ces enfants puissent continuer à être protégés. Afin de répondre à l'urgence, le PCF demande que toutes les femmes et enfants identifiés par les services sociaux, l'ASE et les associations soient mis à à l'abri et en sécurité par l’État.

L'hébergement d'urgence doit aussi être garanti pour tou.tes, et sur tous les secteurs du département, notamment pour les familles, les parents avec des enfants. Le Covid-19 qui fragilise un peu plus les plus précaires ne doit pas s'accompagner d'une fermeture des possibilités d'accueil pour l'hébergement d'urgence. Plus que jamais notre société et notre département ont besoin de solidarité.

Nous sommes inquiets sur l'annonce de la création de 20 000 nuitées d’hôtel au niveau national. La réponse n'est pas à la hauteur des nouveaux besoins, notamment pour les femmes victimes de violences. De plus, quelle sera la mise en œuvre effective ? A quelle échéance sachant qu'actuellement l'offre de logement d'urgence tend à se raréfier ? Rapide calcul : cela correspond à environ 300 nuitées par département. De quoi mettre à l’abri 2 femmes pendant 90 jours. Cela nous semble très insuffisant, d'autant que les dispositifs d'hébergement d'urgence étaient déjà sous tension et ne garantissaient que partiellement le droit d'avoir un toit et la protection des sans-abris, notamment pour les migrant.es et les réfugié.es

Fédération du Finistère du Parti communiste français,

Le 2 avril 2020

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29 mars 2020 7 29 /03 /mars /2020 07:31

Lu sur le site: http://syndicollectif.fr

 

Deux syndicalistes (de CGT et de Solidaires) décrivent comment la production de masques en Bretagne a été délocalisée en 2018: course aux profits oblige! Le patron a même fait détruire les machines ! Plus bas, le bureau départemental de l’Union syndicale Solidaires des Côtes d’Armor dénonce  ce scandale et demande la relance de la production sous forme d’un établissement public ou d’une SCOOP. 

CAPITALISME HONEYWELL et PRODUCTION de MASQUES en Bretagne

L’entreprise de fabrication de masques HONEYWELL a d’abord commencé par réduire ses effectifs au fil des années à Plaintel (au sud de Saint Brieuc 22). En 2018 (et pas en 2020), ce groupe a licencié ses ouvrier.e.s (38 ) pour délocaliser en Tunisie afin de faire encore plus de profit à partir d’une main d’oeuvre moins chère !

Elle a fait de même pour une autre usine à Condé sur Noireau au profit de la Roumanie, pays ou l’on travaille le plus en Europe, en moyenne 2000 heures par an environ au lieu de 1600 environ en France (cf carte européenne du volume de travail salarié) .

Là ou le volume de travail imposé aux travailleurs et travailleuses est très élevé il devient très pénible et très excessif tout à la fois de bien travailler et de bien vivre . Il y a un cercle vicieux du travaillisme (soit faire travailler plus celles et ceux qui travaillent déjà 35 heures hebdomadaires). C’est pire encore si au travaillisme s’ajoutent les bas salaires . Avec ce cumul du négatif, on est alors dans une forte exploitation de la force de travail . Il y a alors besoin de syndicats dignes de ce nom pour s’y opposer, pour la réduire au maximum . Autrement dit, il va s’agir de lutter sur deux plans (à minima) : – travailler moins (RTT à moins 35 heures hebdo) et pour être payé à l’identique, (voir plus si sur-exploité avant) . Il y a, bien sûr, à être vigilant sur d’autres aspects.

Cette exploitation renforcée ne tombe pas du ciel ! On voit que les territoires à durée de travail supérieure (à la France) avec des salaires inférieurs sont vus comme des paradis extrêmement séduisants pour les exploiteurs capitalistes obsédés de gros profits à accumuler. La logique capitaliste mondialisée excuse et banalise cette forme d’immoralité . Et plus encore avec la financiarisation des entreprises et des économies. C’est toute une rationalité – dite néolibérale – qui est à contester !

A Plaintel, il y a eu cette même logique de profit capitaliste qui écrase toute autre considération, tant le souci des bonnes conditions de vie des ouvriers et ouvrières que le souci de mise à disposition assurée d’un bien-marchandise que l’on sait à forte valeur d’usage en mars 2020 mais qu’on aurait du conserver en 2018 comme bien nécessaire au service public de la santé.

Dans ce monde-là (capitalisme mondialisé et financiarisé), les salarié.e.s souffrent au travail car on y fait trop d’heures pour des salaires modestes et souffrent encore d’en sortir et d’être au chômage car ils-elles ne perçoivent, soit plus rien, soit très peu ! Cercle vicieux encore, dont on doit sortir ! Syndiquez-vous !

Reprenons l’activité à Plaintel – voire ci-dessous en fin de communiqué – avec une RTT à 32 heures et de bons salaires car ce serait alors une entreprise modèle au plan social et au plan du bien-marchandise produit.

Christian DELARUE (militant CGT – indecosa ) et Serge LE QUEAU (SUD SOLIDAIRES 22) sont militants à ATTAC France

http://amitie-entre-les-peuples.org/CAPITALISME-HONEYWELL-et-PRODUCTION-de-MASQUES-en-Bretagne

Que se cache-t-il derrière la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel ? Un scandale d’Etat !

Fin 2018 le groupe multinational américain Honeywell fermait son site de production industriel de Plaintel pour le délocaliser en Tunisie licenciant en même temps 38 salarié(es). Cette entreprise, créée il y a une cinquantaine d’années et qui compta jusqu’à 300 salarié(es) avant son rachat en 2010 par Honeywell, au groupe Spirian fabriquait des masques respiratoires jetables et des vêtements de protections sanitaires en quantité considérable. Sa production était de 200 millions de masques par an, soit près de 20 millions par mois, fabriqués sur des machines ultras-modernes pouvant produire chacune 4000 masques à l’heure.

Non contente de faire appel aux aides de l’Etat pour financer les huit plans sociaux que la multinationale Honeywell à mis en œuvre pour se débarrasser de ses salariés, Honeywell a pris la décision irresponsable en novembre 2018 de détruire ses huit machines en les faisant concasser par la déchetterie située sur la zone industrielle des Châtelet à Ploufragan.

Les sections syndicales Cgt et Cfdt de l’usine de Plaintel avaient à l’époque, lancé un cri d’alarme pour empêcher la fermeture du site et la destruction de leur outil de production. Elles avaient multiplié les actions et les démarches pour éviter le pire. Elles s’étaient même adressées au Président de la République Emmanuel Macron et au Ministre de l’Economie Bruno Le Maire. Mais ces derniers ce sont contentés d’accuser réception de leurs courriers mais se sont bien gardés d’intervenir. Ils pensaient sans doute en bon libéraux, qu’une intervention de l’Etat ne servirait à rien, puisque que dans un monde mondialisé et heureux, la main invisible du marché finirait par montrer son efficience pour préserver l’intérêt général.

Aujourd’hui, le retour au réel est brutal et c’est avec stupeur que le pays tout entier découvre avec la catastrophe sanitaire du coronavirus qu’il ne possède pratiquement pas de stocks de masques, pourtant indispensables pour protéger les personnels soignants, l’entourage des malades et tous les salarié(es) obligé(es) de travailler pour éviter que le pays tout entier ne s’écroule. Pour l’union syndicale Solidaires des Côtes d’Armor, la fermeture de l’usine Honeywell de Plaintel et la destruction de ses outils de production, comme l’inaction des autorités publiques représentent un scandale qui doit être dénoncé. La chaine des responsabilités dans cette affaire doit aussi être mise en lumière. Les Dirigeants d’Honeywell et les autorités de l’Etat doivent aujourd’hui rendre des comptes au pays. D’ores et déjà Solidaires a demandé à plusieurs Parlementaires de la Région d’interpeller le Gouvernement sur ce scandale. Solidaires propose également que le site industriel de fabrication de masques de protection sanitaire de Plaintel soit récréé en urgence sous un statut d’Etablissement Public Industriel et Commercial (EPIC) ou sous la forme d’une Société Coopérative Ouvrière de Production (SCOOP). Le personnel compétent et disponible existe et ne demande que cela. De l’argent il y en a. La Banque Centrale Européenne vient de débloquer 750 milliards de liquidités. Que cet argent soit mis en priorité au service de l’urgence sanitaire et de l’intérêt général, plutôt que de laisser aux seules banques privées le privilège de le prêter ou pas.

Saint Brieuc le 26 mars 2020.
Le Bureau Départemental de Solidaires des Côtes d’Armor

https://solidaires.org/Que-se-cache-t-il-derriere-la-fermeture-de-l-usine-Honeywell-de-Plaintel-Un

Article Le Télégramme - Hervé Queillé - 28 mars 2020

Article Le Télégramme - Hervé Queillé - 28 mars 2020

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 07:09
La matrice d'une fresque internationaliste à Nantes: Soutien à toutes et tous. Solidarité internationale
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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 13:20
Avec l'épidémie de coronavirus, nous sommes face à une situation inédite. Vous       trouverez ci-joint pour information mon dernier communiqué de presse à ce sujet.
 
L'occasion également de vous envoyer deux récents courriers adressés au Ministre     de la santé sur les manques de moyens de protection des professionnels de santé, des aides à domicile et des pompiers, et sur la situation spécifique des aiddes à domicile.


Christine PRUNAUD
Sénatrice des Côtes d'Armor

 
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Le Sénat a débattu ces derniers jours de la loi d'urgence sanitaire portant diverses dispositions de lutte contre le coronavirus.
 
Les Sénatrices et Sénateurs du Groupe CRCE se sont fortement mobilisés dans ces circonstances exceptionnelles pour rappeler leur exigence d'une réponse sanitaire adaptée à cette épidémie.
 
Les besoins sont immenses. Nous avons rappelé notre demande de financements supplémentaires pour les hôpitaux publics, les ehpad, les services d'aide à domicile en première ligne de la mobilisation face au virus.
 
Voilà des années que les personnels médicaux, paramédicaux, administratifs et techniques de la santé tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences des politiques d’austérités menées par les gouvernements successifs.
 
Où sont les moyens d'urgence pour les hôpitaux et les personnels de santé ? Le Gouvernement annonce le déblocage de 2 milliards d'euros pour les hôpitaux. Mais il ne s'agit que d'un dégel de crédits. Nous demandions plutôt la restitution des 5 milliards d'euros confisqués à l’hôpital public lors du dernier budget.
 
Au-delà de la situation dans nos hôpitaux, nos craintes sur cette loi sont multiples : atteinte à la démocratie, aux rôle de contrôle du parlement et aux droits des salariés.
En effet, la loi prévoit dès à présent et pour une durée d'un an, des dérogations profondes sur le temps de travail, les congés payés ou le repos du dimanche. Je m'inquiète que ces dispositions puissent devenir pérennes.
 
Pour toutes ces raisons, le groupe communiste du Sénat a voté contre ce texte.
Je suis bien sûr aux côtés des malades, des familles, des salariés au travail bien souvent sans protection et du personnel hospitalier toujours debout avec des moyens si faibles !
 
 
 
Courrier à M. le Ministre de la santé
Copie à M. le Préfet des Côtes d'Armor
Mesures barrières contre le COVID-19 : l’appel à l’aide des soignants et autres professionnels en contact direct avec la population.
 
Fait à Lamballe le 25 mars 2020
N/Réf : CP/LT/2020-12
 
Monsieur le Ministre,
 
Vous avez affirmé ce samedi, vouloir effectuer une montée en charge de la production et de la distribution des masques de protection pour répondre à la consommation qui va s’accroître les jours à venir. Permettez moi de vous relater les besoins urgents de mon territoire par des exemples concrets.
 
Ce manque de masques de protection créé des tensions sur mon territoire. Par exemple, sur ma commune de résidence, le directeur de l’hôpital de proximité déplore du manque crucial de masques de protection pour le personnel soignant. Il n’y a pas de masques ou très peu dans nos EHPAD. Les résidents testés positifs sont gardés en EHPAD, certains ne peuvent pas manger seuls : les soignants accompagnants sont alors mis en danger.
 
Les infirmières libérales, les aides à domicile, les médecins de ville, les ambulanciers et les pompiers sont également concernés. Livrés à eux mêmes pour la logistique, il comptent aujourd’hui sur la solidarité des uns et des autres pour se fournir des moyens de protection adaptés. Si cette solidarité se révèle forte sur nos territoires, vous le savez cela ne suffit pas en nombre, ni en qualité, les masques « artisanaux » ne sont pas conformes pour faire barrière au virus.
 
En cette période extrême de crise sanitaire, le Gouvernement doit prendre la mesure des réalités de nos territoires, de nos hôpitaux de proximité, de nos services d’aide à domicile et de nos soignants libéraux. Les soignants dont vous saluez l’engagement, travaillent aujourd’hui en première ligne, la peur au ventre et bien souvent tombent malades.
Pouvez-vous nous assurer que ces professionnels qui sont dans l’obligation d’exercer et qui sont en contact direct avec la population, vont pouvoir bénéficier de protections pérennes ?
 
Espérant que vous saurez répondre avec bienveillance à leurs attentes fortes, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mes sincères salutations.
 
Christine PRUNAUD
Sénatrice des Côtes d’Armor
 
Copie à Monsieur Thierry MOSIMANN, Préfet des Côtes d’Armor
 
 
Courrier à M. le Ministre de la Santé
Situation alarmante des aides à domicile
 
Fait à Lamballe le 25 mars 2020
N/Réf: CP/LT/2020-11
Monsieur le Ministre,
 
A juste titre nous tentons de répondre aux besoin urgents des soignants pour traverser cette crise sanitaire sans précédent. Je suis alertée par un autre corps de métier, tout aussi en contact avec des personnes susceptibles d’être infectées ou fragilisées. Il s’agit des aides à domicile.
 
Actuellement de nombreux services d’aide à domicile ont été recentrés sur les interventions pour les actes essentiels (repas, aide à la toilette ...). Cela permet aux aides à domicile de se concentrer sur les personnes les plus fragiles, mais aussi de se protéger et de protéger les personnes accompagnées. Les familles ne comprennent pas toujours que l’aide au ménage et aux courses soit relayée au second plan, il leur est également reproché de ne pas porter de masques de protection, qui sont en nombre insuffisants. Aujourd’hui, notre Préfet des Côtes d’Armor et la Région Bretagne vont réserver un stock de masques aux SAAD, SSIAD et SPASAD du Département, cela va répondre à l’urgence mais ne suffira pas dans le temps. Aussi, la notion de «gestes barrières» comme le conseille l’ARS aux aides à domicile, est difficilement applicable lors des soins et de la toilette. Comment se tenir à un mètre de distance lorsque l’on lave une personne?
 
Par ailleurs, les hôpitaux renvoient à domicile un certain nombre de patients atteints de diverses pathologies pour libérer des lits, ce qui induit davantage de soins à domicile, alors que des aides à domicile sont atteint.e.s par le Covid-19 ou sont en arrêt de travail pour diverses raisons. La crise que traverse le secteur de l’aide à domicile ne s’arrête pas, au contraire elle s’amplifie en cette période difficile. Certains intervenant.e.s exercent leur droit de retrait, mais la situation des personnes accompagnées est catastrophique.
 
Pour finir, comme dans d’autres Départements les aides à domiciles ont des difficultés à faire assurer les cours de l’éducation Nationale à leurs enfants ou les modes de garde en crèche pour leurs enfants en bas âge, souvent réservés aux soignants. Le domicile est le dernier rempart pour aider les plus fragiles et l’intervention des professionnel.le.s de l’aide à domicile est indispensable voir vitale en cette période de crise sanitaire. Au même titre que les soignants ils et elles méritent d’être considérés, aujourd’hui plus que jamais.
Espérant que vous saurez répondre avec bienveillance à leurs attentes pour faciliter leur travail au quotidien, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mes sincères salutations.
 
Christine PRUNAUD
Sénatrice des Côtes d’Armor
 
 
 
Christine PRUNAUD
Sénatrice des Côtes d'Armor
COVID- 19: lettre de Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, au ministre de la santé et au préfet pour la protection des aides à domicile, des professionnels de santé et des patients et usagers
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