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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 19:42
55e fête du Viaduc du PCF, place Allende à Morlaix, le 1er mai 2019, 12h15-18h: demandez le programme spécial Européennes avec Glenn Le Saoût et Cindérella Bernard!
fête du Viaduc 2018

fête du Viaduc 2018

fête du Viaduc 2016 - avec Claude Bonnard à l'orgue de Barbarie

fête du Viaduc 2016 - avec Claude Bonnard à l'orgue de Barbarie

fête du Viaduc 2013

fête du Viaduc 2013

Glenn Le Saoût, candidat finistérien aux Européennes du 26 mai sur la liste de Ian Brossat et du PCF

Glenn Le Saoût, candidat finistérien aux Européennes du 26 mai sur la liste de Ian Brossat et du PCF

Dans trois jours... La  55ème fête du Viaduc -

Mercredi 1er Mai 2019

Tous les ans, la fête du Viaduc réunit au moins 180 personnes pour le repas, et autour de 400 personnes tout au long de l'après-midi. C'est un rendez-vous incontournable de la vie sociale et politique morlaisienne depuis 1964.  De la culture, de la musique, de la lutte, de la joie, de la fraternité, et les bons repas de Jean-Pierre Beuzit.

A partir de 12 h 15 Place Allende - Morlaix

AU PROGRAMME – Mercredi 1er Mai 2019

12 h 15 - Inauguration de la Fête Discours d’accueil : Glenn LE SAOÛT, candidat aux Européennes

Claude Bonnard à l'orgue de Barbarie

Glenn LE SAOÛT, candidat morlaisien sur la liste du PCF "L'Humain d'abord" (menée par Ian Brossat) pour les élections européennes accueillera tous ceux qui auront répondu à notre invitation pour l’inauguration de la fête. Possédant deux grand pères communistes il était impensable de ne pas penser pour le collectif avant de prôner l’individuel. Âgé de 21 ans, il s’est investi dans son lycée et au sein du syndicat lycéen FIDL, dans les luttes contre la loi travail, les réformes Macron, la sélection à l’université, … Il s’est aussi investi dans son club de foot, « J’ai accepté de m’engager sur cette liste des Européennes conduite par Ian Brossat car je suis convaincu qu’il faut transformer en profondeur les institutions et les politiques européennes actuelles si on veut sauver l’idée européenne et les idées de progrès en Europe, face à la montée de l’extrême-droite ».

à partir de 12 h 30 - Repas

Menus adultes (13 €) : Salade bretonne ; bœuf à la gardienne – riz aux légumes ; gâteau ; café + 1 boisson

Menus enfants (6 €) : Salade bretonne ; bœuf à la gardienne – riz aux légumes ; gâteau ; café + 1 boisson

Tous les ans nous devons refuser du monde à notre restaurant aussi il est préférable de s’inscrire.

On peut s’inscrire en téléphonant au 06 62 74 75 27 ou en envoyant un courriel à pcf-morlaix@wanadoo.fr

PCF MORLAIX - Fête du 1er Mai 2019 (Le télégramme)

Comité de soutien finistérien à la liste aux élections européennes du PCF conduite par Ian Brossat: rejoignez le comité de soutien!

55e fête du Viaduc du PCF, place Allende à Morlaix, le 1er mai 2019, 12h15-18h: demandez le programme spécial Européennes avec Glenn Le Saoût et Cindérella Bernard!
Patricia Paulus

Patricia Paulus

Le groupe Marins des Légendes

Le groupe Marins des Légendes

Cindérella Bernard, une des 4 candidats bretons aux élections européennes, présidente du groupe communiste au conseil départemental des Côtes d'Armor

Cindérella Bernard, une des 4 candidats bretons aux élections européennes, présidente du groupe communiste au conseil départemental des Côtes d'Armor

Toute l'après-midi, Exposition photo : Cyril Deleau (vues insolites de Morlaix et sa région)

Toute l'après-midi, Exposition photo : Cyril Deleau (vues insolites de Morlaix et sa région)

14 h : PATRICIA PAULUS

Patricia pratique depuis longtemps le chant participatif. Elle affectionne particulièrement les chansons " UTILES ", ces chansons qui ont toujours accompagné nos luttes.
Vous pourrez, si vous le souhaitez, chanter avec elle grâce aux textes qui seront à votre disposition.

15 h : interventions politiques et sociales Cindérella BERNARD - Ismaël DUPONT

Cindérella BERNARD, candidate bretonne sur la liste du PCF "L'Humain d'abord" (menée par Ian Brossat) pour les élections européennes, sera présente sur notre fête au cours de l’après-midi. Elle aussi maire adjointe de BEGARD, Présidente du Groupe Communiste au Conseil Départemental des Côtes d’Armor. Issue d’un milieu modeste, elle a travaillé en usine puis elle a exercé plusieurs métiers autour du handicap et de la délinquance. Elle a pris aussi des responsabilités associatives. Elle en a gardé l’exigence de défendre les catégories populaires et de se battre pour les gens et leurs intérêts légitimes.
 

15 h 45 – 17 h : LES MARINS DES LEGENDES

LES MARINS DES LEGENDES:
"Notre répertoire trouve ses sources dans la culture maritime d’hier et d’aujourd’hui.
Nous interprétons autant des chants de bord anciens et traditionnels, qui ont transmis à travers les générations, l’histoire des marins et des grands voiliers, que des oeuvres de poètes et de musiciens plus contemporains.
La commune de Henvic, avec son petit port situé sur l’embouchure de la Penzé, entre Morlaix et Roscoff, représente le port d’attache pour l’association.
Ses membres proviennent de l’ensemble du Pays Léonard."

Toute l’après-midi :
- Exposition photo : Cyril Deleau (vues insolites de Morlaix et sa région)
- Buvette ; Crêperie (cidre – thé – café)
- Jeux : jeux prêtés par le magasin « La Boissellerie » de Plourin les Morlaix (billard hollandais ; …)
- Stands : fleurs - loterie – pêche à la ligne
- Stands : PCF Morlaix (Presse : L’Humanité / Livres d'histoire, de politique/ …)
- Stands : AFPS (Association France Palestine Solidarité)– Morlaix Wavel (de jumelage avec un camp palestinien du Liban)- CIAN (Comité pour l'Interdiction des Armes Nucléaires)

EXPOSITION De la naissance à la fin de vie L’humain d’abord
Situation des retraités en perte d’autonomie.
Les choix gouvernementaux. Quelles propositions et alternatives ?

55e fête du Viaduc du PCF, place Allende à Morlaix, le 1er mai 2019, 12h15-18h: demandez le programme spécial Européennes avec Glenn Le Saoût et Cindérella Bernard!
55e fête du Viaduc du PCF, place Allende à Morlaix, le 1er mai 2019, 12h15-18h: demandez le programme spécial Européennes avec Glenn Le Saoût et Cindérella Bernard!

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 19:42
Portrait - Cinderella Bernard, candidate des Côtes d'Armor, sur la liste aux Européennes du PCF conduite par Ian Brossat, ce 1er mai à 15h pour la fête du Viaduc à Morlaix
Portrait - Cinderella Bernard, candidate des Côtes d'Armor, sur la liste aux Européennes du PCF conduite par Ian Brossat, ce 1er mai à 15h pour la fête du Viaduc à Morlaix
Cindérella Bernard, candidate bretonne sur la liste de Ian Brossat et du PCF "L'Humain d'abord" pour les élections européennes.
 

Âgée de 40 ans,  Cindérella Bernard est issue d’un milieu modeste (père ouvrier électricien et sa mère sans emploi). Enfants, ses deux parents ont connu les foyers de l’enfance. Sa mère a grandi en famille d’accueil auprès d’un couple d’agriculteurs qui l’ont élevée au sein de leur petite ferme. Cindérella en a gardé l'exigence de défendre les catégories populaires et de se battre pour les gens et leurs intérêts légitimes.

Elle habite Bégard avec mon mari et ses quatre enfants. Jeune, elle a dû travailler comme ouvrière en usine et dans l’agroalimentaire pour des missions d’intérim. Elle a quitté l’école à la fin de sa première année de AES. Puis, après avoir exercé plusieurs métiers autour du handicap et de la délinquance, elle a obtenu son diplôme d’éducatrice spécialisée. Elle est devenue médiatrice à Côtes d’Armor Habitat. Très tôt attirée par l’action collective, elle est devenue, adolescente, présidente du Foyer des jeunes de sa commune.

Jeune maman, elle a pris la responsabilité de l’Amicale Laïque de Bégard pendant sept années et a mené avec conviction et détermination les mobilisations pour la défense de l’école publique. Elle s'est attachée à porter les valeurs de solidarité, de laïcité, de vivre ensemble, et de proximité et de les partager avec le plus grand nombre de personne.

Cinderella a participé à la création de l’association Skol Bro Vear en 2006 pour porter la demande d’une filière bilingue publique à Bégard. Leur démarche s’est voulue militante car l’enseignement des langues régionales n’est pas une évidence pour l’Éducation Nationale faute de loi pour porter cette volonté. Aujourd’hui ce sont 130 enfants qui bénéficient à Bégard d’un enseignement à parité dans les deux langues, français/breton, de la maternelle à la 3ème au collège. La commune de Bégard est devenue un pôle bilingue public.

En 2008, elle rejoint l'équipe municipale de Gérard Le Caër, maire communiste de Bégard. En 2014, elle devient Maire-adjointe aux affaires scolaires et Présidente du Syndicat Mixte Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères. Elle a conduit dans cette fonction des actions fortes en faveur de la protection de l’environnement comme la lutte contre le gaspillage alimentaire, le broyage gratuit des déchets verts à domicile, le compostage collectif et individuel, la sensibilisation des enfants dans les écoles, le tri sélectif, ou encore l’installation de ruches d’abeilles noires de Bretagne à la déchèterie !

Depuis 2015, Cindérella est Conseillère départementale, dans l’opposition, et Présidente du Groupe Communiste et Républicain des Côtes d'Armor. Elle ne lâche rien de ses convictions et n’hésite pas à porter fort mes idées face à la Droite comme face aux représentants du Gouvernement, socialiste ou macroniste. A l'issue des élections législatives de 2017, Cindérella, après une très belle campagne collective, a été la candidate communiste qui a réalisé le meilleur score en Bretagne, sur la circonscription de Guingamp. Elle aurait été probablement élue députée sans la division de la gauche.

Cinderella Bernard a exposé les conséquences de la politique européenne sur les inégalités territoriales et les zones rurales en mai 2018 à Carhaix pour un café-citoyen sur l'Europe avec Patrick Le Hyaric, Anne-Véronique Roudaut (secrétaire départementale CGT Finistère), Maxime Paul et Ismaël Dupont

Cinderella Bernard a exposé les conséquences de la politique européenne sur les inégalités territoriales et les zones rurales en mai 2018 à Carhaix pour un café-citoyen sur l'Europe avec Patrick Le Hyaric, Anne-Véronique Roudaut (secrétaire départementale CGT Finistère), Maxime Paul et Ismaël Dupont

Cinderella Bernard intervenait pour le PCF au Colloque "Où va la Bretagne?" organisé par Skol Vreizh à Morlaix en octobre 2018

Cinderella Bernard intervenait pour le PCF au Colloque "Où va la Bretagne?" organisé par Skol Vreizh à Morlaix en octobre 2018

Cindérella Bernard avec le patron du bar-restaurant C'est Ici à Roscoff, Glenn Le Saoût, Patrick Le Hyaric

Cindérella Bernard avec le patron du bar-restaurant C'est Ici à Roscoff, Glenn Le Saoût, Patrick Le Hyaric

Grand entretien avec Cinderella Bernard
 
Candidate sur la liste soutenue par le PCF aux élections européennes du 26 mai 2019
Cindérella, comment tu vois ton rôle d'élue de terrain?

Une fois élus, nous sommes les élus de toutes et tous sans distinction, quelque soit les appartenances politiques. Il s'agit avant tout de se rendre disponible pour toutes celles et ceux qui expriment le besoin d'être soutenus, accompagnés, ou tout simplement écoutés. Chaque situation mérite toute notre attention mais il ne faut pas croire qu'on puisse apporter des solutions à chacun. L'honnêteté est indispensable, il ne s'agit pas de distribuer du rêve mais de partager de l'espoir et quand une personne repart de ma permanence avec le sourire, je me dis que c'est déjà un premier pas. Mon rôle est alors d'orienter, de soutenir leur demande et de tout mettre en œuvre pour débloquer leur situation.

Ces permanences sont nécessaires pour bien comprendre les préoccupations des personnes dans le besoin. Ces expériences de vie permettent d'argumenter les débats au sein de l'assemblée départementale pour tendre vers le meilleur service possible. Leur voix est alors portée dans les instances démocratiques.

Les permanences sont aussi l'occasion de rencontrer les élus locaux. C'est l'occasion de faire le point sur les projets de travaux, les demandes d'entretien des réseaux de voirie ou toute autre demande liée aux services publics de proximité : école, poste, service de secours et d'incendie, services hospitaliers... Mon rôle est alors de défendre leur dossier auprès des instances concernées : Conseil départemental, État, Éducation nationale...et d'être présente au côté de la population et des élus dans les mobilisations sociales.

Siégeant à la commission association, éducation, culture et citoyenneté au Conseil départemental, il s'agit aussi d'être présente auprès des associations subventionnées par le département, de soutenir leur projet et de veiller à ce qu'elles disposent de moyens suffisants pour bien fonctionner.

Et être élue de proximité, c'est aussi être présente dans les moments forts de la vie locale : assemblée générale, manifestations, festivités, anniversaire, inaugurations, cérémonies des vœux...

Mais il faut aussi s'adapter aux nouveaux modes de communication et en cela, les réseaux sociaux sont devenus un nouvel outil. Un outil qui permet de rendre compte d'une partie de son action, de se faire connaître et d'être accessible par les adeptes de messenger. Les débats publics et les rencontres occasionnelles de la vie de tous les jours sont d'autres temps forts de la vie d'une élue de proximité.

Cindérella, comment tu analyses le contexte social et politique actuel et le rôle que doit jouer dans cette situation le PCF?

2018, aura été une année exceptionnelle car c'est une année qui aura soulevé la colère dans divers rangs de notre société : les retraités, les agriculteurs, le milieu médico-social : ici, la maternité de Guingamp, là, les EHPAD, et puis les aides à domicile... demain les fonctionnaires … et des personnes en nombre, des familles, se retrouvant avec un pouvoir d'achat en berne, à qui on demande de faire toujours plus d'efforts quand d'autres s'enrichissent,… beaucoup se sont d'ailleurs retrouvés dans le mouvement des gilets jaunes pour exiger la justice sociale, la justice fiscale avec ce besoin de se retrouver ensemble, de s'unir pour faire front commun face au capitalisme.

A cela s'ajoute la baisse constante des dotations de l’État envers les collectivités territoriales que sont le département et les communes et c'est tout notre système des solidarités, pourtant nécessaire pour réduire les inégalités sociales dont souffre le peuple, qui est chahuté, bousculé, cabossé et tout un pan de la population qui est mis de côté, écarté, ignoré, méprisé par Bercy. 

« Tu donnes selon tes moyens, tu reçois selon tes besoins » c'est sur ce principe des solidarités que s'est créé l'impôt et la sécurité sociale créée elle par Ambroise Croizat, député communiste.
Le service public est en danger, c'est tout notre système des solidarités et notre capacité à inventer des services nouveaux pour répondre à des besoins nouveaux qui est fragilisé, au risque de laisser tout un pan de la population de côté.

Le débat national peut être un piège, il s'agit alors d'être présent partout où nous pouvons agir auprès des personnes pour expliquer les enjeux et le rôle fondamental que tiennent les services publics dans notre société.

Aucune caution ne doit être donnée à la casse sociale voulue par Macron.

A l'heure où le peuple s'approprie les questions politiques de répartition des richesses, de pouvoirs d'achat, prenons ce débat comme une opportunité pour diffuser  largement les idées de progrès social, humain et écologique.

Il s'agit alors de briser la mauvaise image donnée aux fonctionnaires que les libéraux entretiennent pour introduire la loi du marché au plus près de nous, et servir la finance. Il s'agit aussi de rappeler l'importance de la démocratie représentative, tout en affirmant l'idée d'une démocratie plus participative. L'action des élus PCF doit servir à réinstaurer la confiance entre les électeurs et les élus. Nous devons rappeler le rôle des collectivités territoriales et le lien entre la politique européenne et notre quotidien…mais il s'agit aussi de rappeler les combats menés par le PCF, le rôle que tiennent les élus PCF depuis qu'ils siègent dans les assemblées parlementaires. Nous sommes le seul parti à avoir toujours gardé la même ligne directrice portant l'exigence d'une justice sociale et plaçant l'humain au cœur de toutes les préoccupations. Nous devons être fiers d'être communistes.

Quel a été selon toi le rôle et l'utilité des députés européens communistes et Front de Gauche au Parlement européen? Quels grands combats ont-ils porté?

Les parlementaires communistes et Front de Gauche ont joué un rôle essentiel de luttes contre les inégalités sociales et territoriales, et n'ont pas ménagé leurs efforts pour défendre les droits humains et la paix en Europe. 

Ils ont proposé une COP fiscale pour lutter contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux, un gros chantier qui se poursuit et qui a le mérite d'avoir éclaté au grand jour. Une situation désormais largement reprise par les médias qui dénoncent l'injustice fiscale. 

 

 
De quoi souffre l'Union Européenne?

Au fil des années, l'Europe s'est construite dans une logique économique, donnant toujours plus de pouvoir au Capital.

Les États membres sont sous le contrôle de la Finance et soumis à des chantages financiers les contraignant à réduire leurs dépenses publiques et à répondre à la loi des marchés européens.  Cela se traduit par une délocalisation des entreprises tirant les salaires vers le bas, voir une fermeture de certaines d'entre elles, par la suppression des services publics de proximité, l'aggravation des inégalités sociales. L'action publique portée par les collectivités territoriales, pourtant nécessaire pour corriger les inégalités sociale,s se retrouve fortement impactée et contrainte. La crise sociale se répand alors dans toute l'Europe et on assiste à la montée des "populismes" plaçant au pouvoir des dirigeants nationaux extrême droite.   Le capitalisme ou ce qu'on appelle encore le néolibéralisme a montré son inefficacité et représente aujourd'hui une menace pour la paix et l'avenir de l'humanité et de la planète. 
 

 

Comment crois-tu que l'Union européenne, ses institutions et ses politiques, doivent évoluer? 

Pour faire face à l'urgence sociale, il faut redonner le pouvoir au peuple en faisant élire des représentant(e)s à l'assemblée européenne. Il s'agit de venir gonfler les rangs des élu(e)s progressistes au parlement européen pour recoder de l'intérieur l'ADN de l'Europe et construire une Europe Sociale, solidaire et écologique respectueuse des droits humains et répondant aux enjeux climatiques.

Nous ne voulons pas quitter l'Europe. Le Royaume Uni avec le Brexit est le parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire, cela ne fonctionne pas. Si la France qui est la locomotive de l'Europe avec l'Allemagne, décide de tout mettre à plat, tout changera.

Il faut rompre avec les traités européens libéraux et redonner l'autonomie, la libre administration aux États membres, seuls garants des équilibres sociaux sur leur territoire.

 

Indique-nous quelques exemples de questions importantes pour la vie quotidienne des Bretons et des Bretonnes, et quelques secteurs de notre vie sociale régionale, qui sont impactés par l'Union Européenne et sur lesquels les élections européennes du 26 mai vont avoir leur importance?  

Aujourd'hui nous voyons disparaître de nombreux services publics de proximité participant de fait, à la désertification en milieu rural. Pour justifier ces suppressions, l’État agite le drapeau de la dette publique. En fait nous subissons la pression d'une Europe libérale qui impose la loi des marchés, l'austérité aux États membres qui ne doivent pas dépasser 3% du déficit public. A cela s'ajoute le traité de Maastricht qui impose la "concurrence libre et non faussée" et le choix du "moins disant ", ce qui contraint les collectivités, par le fait légal, de choisir des entreprises hors territoire et l’État à livrer au marché certains biens communs comme le transport ferroviaire ou l'Energie. 

Le PCF a toujours tenu la même ligne directrice quand d'autres ont beaucoup fluctué comme Mélenchon qui a fait campagne pour Maastricht. En 1992 le référendum s'est soldé par une toute petite avance pour le oui avec seulement 51,04% des voix. 

La Bretagne est une région agricole et maritime. 

Pour préserver l'agriculture bretonne, il est nécessaire de sortir l'agriculture des logiques de marché et de mettre la banque européenne au service d'une agriculture saine et non productiviste. Pour cela il faut appliquer des normes européennes de la production respectueuse de l'environnement et rémunératrice.

Le Brexit pourrait venir fermer les frontières entre la Bretagne et le Royaume Uni. Les négociations avec l'Europe ont permis de réintégrer les ports bretons (Brest, Roscoff, Saint Malo) dans le corridor du réseau central trans européen. Il s'en est fallu de peu pour que ce ne soit pas le cas, c'est alors toute notre économie portuaire qui se serait retrouvée fragilisée, les parlementaires communistes n'avaient pas manqué d'alerter sur cette situation. 

Il s'agit maintenant d'obtenir les fonds européens nécessaires aux investissements utiles pour développer l'activité des ports.

La mobilité est une question essentielle qui touche le quotidien des bretonnes et des bretons : il s'agit d'obtenir de l'Europe et de l’État des aides à la restructuration des lignes ferroviaires. un défi que l'Europe doit relever pour faire face aux enjeux climatiques en favorisant le transport collectif et le fret ferroviaire.

La Bretagne est riche de sa culture et de sa langue. Une Europe sociale est une Europe construite avec le respect de ses diversités culturelles et linguistiques. Notre langue est un atout culturel mais aussi touristique et économique largement sous-exploité. Pour encourager la dynamique des régions et préserver les atouts culturels des États Membres, l'Europe doit encourager l'affichage bilingue dans toutes les institutions et services publics par des subventions.

 

Pour toi, en quoi une autre politique de l'Europe peut-elle contribuer à améliorer la vie des gens en Bretagne?

Créer une Europe sociale, solidaire et écologique permettrait de 

-garantir des salaires décents et donc d'augmenter le pouvoir d'achat d'une large partie de la population 

- réduire les inégalités sociales avec le rétablissement des services publics de proximité adaptés aux besoins nouveaux de la population : transports collectifs par le rail, écoles, services hospitaliers, postes, trésorerie, accompagnement à l'usage du numérique ...

- Développer l'économie et l'emploi local 

- manger sainement et vivre dans un environnement protégé 

- affirmer notre culture pour mieux s'ouvrir aux autres 

Mettre fin à l'austérité et à la logique concurrentielle imposée aux Etats membres, c'est redonner l'autonomie financière aux collectivités territoriales agissant au plus près des populations,  c'est encourager l'expérimentation et l'innovation, redonner de l'oxygène à l'action publique porteuse de projets répondant aux enjeux sociaux et culturels, de projets répondant aux enjeux climatiques.

Propos recueillis par Ismaël Dupont pour Rouge Finistère (hiver-printemps 2019)

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 14:46
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)
Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)

Le candidat finistérien sur la liste du PCF conduite par Ian Brossat, Glenn Le Saoût était à la rencontre des camarades, militants et sympathisants communistes, membres du comité de soutien à la liste, hier, samedi 27 avril, à Carhaix, salle de justice en mairie.

Un moment riche et convivial en présence de Paul Quemener, maire de Berrien, et de Marie-Pierre Coant, première adjointe à Berrien, sur le comité de soutien de la liste de Ian Brossat et de nouveaux camarades comme Linda Veschetti, prof d'EPS, syndicaliste. Une réunion organisée notamment par Pierre-Yves Thomas, secrétaire de section. 

Ces belles photos nous ont été adressées par notre camarade Daniel Laporte.  

Une conférence de presse a eu lieu avec la présence du Télégramme, du Ouest-France et du Poher.

Européennes - Carhaix, samedi 27 avril, salle de Justice : Rencontre avec Glenn Le Saoût pour la liste l'Europe des Gens du PCF conduite par Ian Brossat (photos Daniel Laporte)

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 14:39
Photo Ouest-France

Photo Ouest-France

Le candidat PCF du Finistère était présent à Carhaix, samedi 27 avril, à l’occasion d’une rencontre-débat à un mois du scrutin européen.
 
Pages Finistère du Ouest-France - 28 avril 2019, Emeline Le Naour
 
Trois questions à…
 
 
Glenn Le Saout, candidat du Finistère sur la liste PCF aux élections européennes.
 
Dans un contexte de défiance vis-à-vis des politiques et de l’Europe, ce n’est pas difficile de convaincre les citoyens d’aller voter aux élections européennes ?
Effectivement, c’est compliqué. Les gens nous disent qu’ils ont autre chose à faire que de se rendre aux urnes. Ils sont lessivés et se sentent assez éloignés des enjeux européens. Pourtant, il s’agit peut-être du scrutin le plus important. C’est au Parlement que l’on décide aussi des politiques nationales.
 
Quelles sont les problématiques pour le Finistère ?
C’est l’Europe qui décide de la PAC pour les agriculteurs bretons mais ce sont aussi les conséquences du Brexit que vont subir les pêcheurs de nos côtes. Et c’est encore au cœur des institutions européennes que l’on peut voter des financements pour le développement et l’apprentissage du Breton. On doit être le poil à gratter du gouvernement au niveau européen.
 
Vous ne présentez pas de liste commune avec Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon. Le rassemblement de la gauche vous semble inenvisageable pour ces élections ?
Ian Brossat (tête de liste PCF ndlr), a tenté tant bien que mal de joindre les deux candidats mais pour le moment cela n’a rien donné. Fondamentalement, rien ne nous sépare, à savoir une Europe plus sociale pour contrer l’austérité qu’impose le gouvernement d’Emmanuel Macron et bien entendu endiguer la montée des partis nationalistes. Le problème, c’est qu’avec cet éclatement de la gauche, c’est dur de combattre l’actuel démantèlement de la France.

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 14:00
Glenn Le Saoût, 20 ans, candidat finistérien pour les élections Européennes du PCF conduite par Ian Brossat

Glenn Le Saôut sera présent au meeting de Ian Brossat vendredi 1er février au Relecq-Kerhuon et prendra la parole avec Cinderella Bernard, il participera auparavant à la rencontre avec les acteurs de l'économie maritime.

Glenn Le Saôut:

" Je suis né en 1998 à Morlaix, d'un père ouvrier qualifié et d'une mère travaillant dans le secteur du social, le dernier fils d'une fratrie de 3 enfants (1 sœur et 1 frère).

Je suis comme qui dirait « tomber dedans » car possédant deux grand pères communistes il était impensable de ne pas penser pour le collectif avant de prôner l'individuel. 

En lycée public à Morlaix je me suis pleinement investi au sein des mandats qui m'ont été confiés que ce soit dans le comité de vie lycéenne ou bien au conseil d'administration (siégeant pour la représentation des élèves au sein de l’instance dirigeante).

J'ai pris des responsabilités également syndicales au sein de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) en prenant la présidence localement puis au niveau de la Bretagne.

Lors des manifestations contre la loi travail, contre les réformes « Macron » mais aussi contre la sélection à l'université. J'ai pu pu exprimer la voix et défendre les intérêts des jeunes opprimés et oubliés depuis tant d'années par les gouvernements successifs.

Toujours accompagné dans l'ensemble de mes luttes par des camarades engagés et investis.

Ces derniers mois, j'ai alerté sur les conséquences de Parcoursup, avec nombre de lycéens restant en attente d'affectation pendant des semaines angoissantes avant le bac, ou carrément sur le carreau, certains renonçant même à s'orienter vers des études.

Depuis toujours joueur de football, et encadrant dans une équipe de jeunes je suis passionné de sport. L'ensemble de ces éléments m'ont permis de me construire politiquement.

J'ai adhéré au PCF à 18 ans, il y a un an et demi.

J'ai dernièrement effectué un voyage de 4 mois au Burkina Faso ainsi qu'au Bénin. J'ai pu apercevoir les dégâts du colonialisme, de la pauvreté sur les populations mais surtout le manque cruel de moyens dans l'ensemble des secteurs éducatifs et médicaux. Je vais poursuivre mes études dans le secteur de la culture et de l'animation. En attendant, j'ai accepté de m'engager sur cette liste des Européennes conduite par Ian Brossat car je suis convaincu qu'il faut transformer en profondeur les institutions et les politiques européennes actuelles si on veut sauver l'idée européenne et les idées de progrès en Europe, face à la montée de l'extrême-droite". 

Le Morlaisien Glenn Le Saôut, étudiant et ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), sera présent à la rencontre-débat avec Ian Brossat, tête de liste du PCF aux prochaines élections européennes, ce vendredi 1er février, à 20 h, au Relecq-Kerhuon.
Et pour cause, puisqu’il est sur la liste, en position non-éligible (63e). Il prendra la parole avec Cinderella Bernard, avant Ian Brossat et un échange avec l’assistance.
Il participera aussi, auparavant, à la rencontre avec les acteurs de l’économie maritime finistérienne.
Âgé de 20 ans, Glenn Le Saout a adhéré au PCF il y a un an et demi. Tout sauf un hasard puisque ses deux grands-pères sont communistes. Dernièrement, il a fait entendre sa voix lors des manifestations contre la loi travail, contre les réformes « Macron », mais aussi contre la sélection à l’université et les conséquences de la mise en œuvre de Parcoursup. Souhaitant poursuivre ses études dans le secteur de la culture et de l’animation, Glenn Le Saoût joue au football et encadre bénévolement une équipe de jeunes.
 

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:29
Photo Le Télégramme - 27 avril à Carhaix

Photo Le Télégramme - 27 avril à Carhaix

Le candidat finistérien du PCF, Glenn Le Saout, a longuement commenté l’actualité politique en défendant les projets défendus par la liste conduite par Ian Brossat. (JNP)
 

Candidat du Parti communiste français aux élections européennes sur la liste de Ian Brossat, le Morlaisien Glenn Le Saout est allé à la rencontre des électeurs, samedi matin 27 avril, sur le marché de Carhaix, avant d’échanger avec des militants.

Âgé de seulement 20 ans, Glenn Le Saout est l’un des plus jeunes candidats à ces élections européennes. En 67e position sur la liste du Parti communiste français conduite par Ian Brossat, le Morlaisien n’est pas en position éligible. « Il faudrait que 74 % des électeurs choisissent le PCF pour que je sois élu », reconnaît-il. Ce qui ne l’empêche pas de se lancer avec ferveur dans cette campagne. Samedi matin, il est allé à la rencontre des électeurs sur le marché de Carhaix, avant de tenir une rencontre publique avec des militants à la salle Justice de paix.
 
L’argent, il y en a, et pas qu’un peu !
 
Étudiant en Administration économique et sociale à l’UBO à Brest, Glenn Le Saout a quitté le Parti socialiste pour rejoindre le PCF il y a un an et demi. « Ce qui a motivé ma décision, c’est notamment le départ de Richard Ferrand et Marc Coatanéa pour la République en Marche, souligne-t-il. J’ai été très déçu par les socialistes au pouvoir, et aussi par les votes du PS au parlement européen, notamment sur le renforcement des contrôles aux frontières ». Rappelant que les trois députés européens sortants PCF-Front de gauche ont, eux, défendu l’accueil des réfugiés, il a aussi martelé, face aux militants que le PCF était « la seule force de gauche à avoir rejeté tous les traités de cette Europe de la finance et du libéralisme économique »
 
Le jeune candidat finistérien a aussi largement commenté le contexte politique, fustigeant par exemple la décision d’Emmanuel Macron de ne pas restaurer l’ISF. « Rien n’est fait contre les plus riches dans ce pays et, pendant ce temps, le service public est attaqué de partout, autant dans l’éducation que le milieu hospitalier ». Glenn Le Saout a d’autre part ironisé sur la rapidité avec laquelle un milliard d’euros a pu être amassé en trois jours pour la reconstruction de Notre-Dame : « L’argent, il y en a, et pas qu’un peu ! », a-t-il lancé.
S’il déplore l’éclatement de la gauche aux Européennes, Glenn Le Saout se dit persuadé que les communistes réaliseront un meilleur score que ce qui est prédit par les sondages. « Il y a déjà 600 personnes qui soutiennent notre liste en Finistère et nous étions un millier au meeting de Ian Brossat à Rennes, ce sont des signes qui ne trompent pas », estime-t-il.
 Européennes. Glenn Le Saout (PCF) à la rencontre des électeurs - Le Télégramme, 28 avril 2019

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 19:22
    une photo de la conférence de réunification de 1986 où l'on reconnaît à la tribune de gauche à droite Jean-Lou Moal, secrétaire de la section d'Huelgoat, Michel Coz, secrétaire de l'UD CGT, Julien, moi-même, Jean-Claude Perrot qui présidait la séance, Alain David, Louis Leroux          Au 2ème rang on aperçoit notamment José Corre penché et Jean Kervision.

une photo de la conférence de réunification de 1986 où l'on reconnaît à la tribune de gauche à droite Jean-Lou Moal, secrétaire de la section d'Huelgoat, Michel Coz, secrétaire de l'UD CGT, Julien, moi-même, Jean-Claude Perrot qui présidait la séance, Alain David, Louis Leroux Au 2ème rang on aperçoit notamment José Corre penché et Jean Kervision.

une photo de 1993 à Brest d'une réception du Secours Populaire où était présent Julien Lauprêtre

une photo de 1993 à Brest d'une réception du Secours Populaire où était présent Julien Lauprêtre

Julien Lauprêtre et le PCF Finistère, souvenirs de Piero Rainero

 

Le décès de Julien Lauprêtre rappelle à beaucoup de camarades les moments difficiles vécus par les communistes du Finistère il y a plus de 30 ans maintenant, marqués par la réunification des 2 fédérations en 1986, et la présence attentive à nos côtés de Julien, chargé par Paul Laurent et Georges Marchais de nous apporter le soutien politique de la direction du PCF.

Il venait au moins une fois par mois dans le Finistère, tout en continuant d'assumer pleinement ses responsabilités au Secours Populaire.

Je garde de lui, comme tous les camarades qui étaient alors investis dans la vie du parti dans notre département (1), Alain David m'en a fait part et d'autres également, le souvenir de son intelligence politique, de sa disponibilité, de ses qualités d'écoute, de respect des autres, de son autorité naturelle, de sa modestie, et aussi de son sens de l'humour de "titi parisien" comme il disait.

Il parlait très peu de lui, car il détestait se mettre en avant, et il fallait notre insistance amicale pour qu'il fasse le récit des ses combats :
son engagement tout jeune dans la Résistance aux nazis; son action pour développer la solidarité, en France certes, mais aussi à l'égard des résistants Algériens, Sud-Africains, Vietnamiens, Palestiniens et de leurs familles. Les droits des enfants de tous pays lui tenaient particulièrement à coeur.

Nous avions noué des liens d'amitié, je le voyais souvent alors qu'il ne venait plus dans le département (la direction du parti lui avait demandé de "suivre" les Ardennes et moi la Mayenne) mais il continuait de s'intéresser au Finistère et à la Bretagne. Je pense à ces repas de crabes (qu'il pêchait souvent lui-même) et de thon qu'il faisait griller dans le petit jardin de la maison qu'il louait à l'ile de Groix et à nos promenades, à nos déjeuners au Comité Central, à la fête de l'Huma où nous nous rencontrions chaque année, l'année dernière encore et il me rappela alors "ses bons souvenirs finistériens", j'ai appris beaucoup dans ce département disait-il souvent, mais nous surtout avons beaucoup appris avec lui.

Nous lui devons beaucoup, le parti, les communistes dans le Finistère lui doivent beaucoup.

Toute sa vie il a mis en exergue de son engagement "L'Humain d'abord", belle visée portée par le PCF et la liste conduite par notre camarade Ian Brossat aux européennes.

C'est une grande figure du mouvement communiste et du mouvement de solidarité qui nous quitte.

Amicalement.

Piero Rainero, conseiller municipal communiste de Quimper, ancien secrétaire départemental du PCF Finistère et membre du Conseil National du PCF

(1) Me viennent à l'esprit les noms de plusieurs de ces camarades, aujourd'hui disparus : Louis Leroux membre du Comité Central, François Tanguy et François Echardour de Brest, dirigeants départementaux de la CGT, Marcel Lucas de Trégunc responsable départemental et national du SNI et de la FEN, Pierre Le Rose trésorier de la fédé et ancien secrétaire fédéral, Louis Monfort de Concarneau ancien trésorier fédéral, Michel Mazéas alors maire de Douarnenez, Albert Trividic figure de la résistance dans le Cap-Sizun, Jean-François Hamon secrétaire de la section de Quimper, Daniel Trellu de la section de Châteauneuf du Faou, lieutenant-colonel Chevalier dans la Résistance, et ancien secrétaire fédéral, Alphonse Penven d'Huelgoat, ancien député du Finistère, François Paugam, de Morlaix, figure du syndicalisme et de la solidarité que Julien Lauprêtre décora de la Légion d'honneur  et combien d'autres encore...

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27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 18:07

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 16:03
Meeting de Rennes, 24 avril: Ian Brossat (photo France Chapa)

Meeting de Rennes, 24 avril: Ian Brossat (photo France Chapa)

Absence de couverture nationale ou régionale du meeting de Ian Brossat à Rennes devant 800 à 1000 personnes: courrier de Philippe Jumeau, porte-parole régional du PCF, à la direction du Ouest-France

Bonjour

Comme vous le savez, je suis un lecteur attentif de la presse locale et je voudrais vous faire part une nouvelle fois, d’une interrogation sur le traitement d’infos politiques.

Mercredi soir, Ian Brossat, tête de liste du PCF était à Rennes en meeting régional, avec plus de 800 personnes rassemblées sous les Halles Martenot.

Le compte-rendu de cette soirée figure dans votre édition de l’Ille et Vilaine et nulle part ailleurs, donc impossibilité pour votre lectorat régional de savoir ne serait-ce que cela, que le PCF a tenu son plus fort meeting depuis très longtemps.

Donc vous m’accorderez que traiter un meeting régional uniquement en page du département d’accueil, ça n’est pas très juste, d’autant plus que sur la liste menée par Ian Brossat, figurent 4 candidat.e.s issu.e.s des 4 départements de la région Bretagne.

Et même si cela me concerne moins, je me dis qu’il doit en être pareil aujourd’hui pour Benoit Hamon qui était hier soir à Lorient ( j’ai assisté à son meeting régional, là aussi) dont le CR figure en page Morbihan donc sans doute pas ailleurs.

Par contre en page Bretagne aujourd’hui, on apprend que Gilles Pennelle est sur la liste RN en « position qui le rend difficilement éligible au Parlement européen » !!! Voilà une info que tous les bretons avaient besoin de connaitre !

Pourquoi une telle différence de traitement ? Que faut-il comprendre ?

Depuis des mois, j’écris régulièrement, appelle souvent pour signaler ces inégalités de traitement et je n’ai pas très souvent des réponses que je vais qualifier d’argumentées.

J’ai régulièrement demandé à ce que mes interpellations soient publiées en page des lecteurs de Ouest-France, et pour l’heure aucun suivi d’effet.

Dans un mois, il y aura le vote pour les élections européennes, et il me semble simplement équitable que toutes les organisations soient traitées à égalité, car le pluralisme des idées dans la presse est une nécessité de la démocratie.

Restant à votre disposition pour tout échange complémentaire, cordialement,

Philippe Jumeau

Secrétaire départemental du PCF 56, porte-parole régional du PCF

 

Discours de Philippe Jumeau à la fête de l'Huma Bretagne 2018 en présence de Ian Brossat pour son premier meeting en Bretagne avant celui du Relecq-Kerhuon en région brestoise le 1er février, et celui de Rennes le 24 avril

Discours de Philippe Jumeau à la fête de l'Huma Bretagne 2018 en présence de Ian Brossat pour son premier meeting en Bretagne avant celui du Relecq-Kerhuon en région brestoise le 1er février, et celui de Rennes le 24 avril

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 05:56
Européennes: à Rennes le 24 avril, Ian Brossat précise son programme (Julia Hamlaoui, L'Humanité, 25 avril 2019)

Européennes. À Rennes, Ian Brossat précise son programme

Jeudi, 25 Avril, 2019

Augmentation des salaires, défenses des services publics, lutte contre l’évasion fiscale… C’est dans une halle Martenot, bien remplie, de la ville bretonne que le candidat communiste pour le scrutin du 26 mai a présenté mercredi soir les grandes lignes de son programme tout juste sorti de l’imprimerie.

 

C’est à Rennes que Ian Brossat a entamé mercredi son dernier mois de campagne avant le scrutin européen du 26 mai prochain. Avant de gagner Rouen jeudi, et Clermont-Ferrand vendredi pour une série de meetings que son équipe annonce comme des réussites, c’est devant 800 Bretons que la tête de liste communiste a brossé les grandes lignes de son programme tout juste sorti de l’imprimerie.

Mais, alors que les annonces du président sont attendues pour ce jeudi soir, c’est d’abord à la politique d’Emmanuel Macron que s’est attaqué le candidat. « Ce sont des génies. Depuis des mois les gens disent ‘’on veut que le travail paie’’, et la réponse du gouvernement c’est une journée de travail gratuit », a-t-il lancé, fustigeant « un peu comme dans Koh-Lanta, le totem d’immunité » dont bénéficient les ultra-riches. L’entrée en matière n’est pas si loin du reste du discours : « les enjeux européens et nationaux sont étroitement connectés, ce sont les mêmes politiques libérales menées à Paris, Bruxelles et Strasbourg ».

Dans une halle Martenot rennaise bien remplie – le « signe » d’une dynamique selon les militants du PCF qui soulignent une mobilisation inédite depuis des années -, l’élu de Paris appelle à rompre avec les « deux dogmes » sur lesquels repose « l’Europe de l’argent » : l’austérité incarnée par la règle des 3 % de déficit maximum autorisé par le traité de Maastricht et la concurrence libre et non faussée. Avant lui, une série de candidats se sont succédé sur scène donnant à voir quelques-unes des conséquences de cette « Europe du fric ». « J’ai vécu 15 ans à la rue, je n’ai eu mon premier appartement qu’à 44 ans. Ce dont je m’aperçois, c’est que c’est de pire en pire, il y a de plus en plus de sans abris en Europe », lance Elina Dumont appelant à « remettre de l’humanité au cœur de cette Europe ». Peu avant, ce sont Gilbert Garrel (ancien responsable de la CGT cheminot) et Pascal Gontard (responsable de la fédération CGT port et docks) qui témoignent : ils ont en commun leurs mobilisations contre « les directives de libéralisations » qui se sont attaquées tant aux conditions de travail dans leurs secteurs, le rail et les ports, qu’aux services publics.

Arracher « une autre utilisation de l’argent »

En face, « l’Europe des gens » qu’entend incarner la liste Brossat se décline en 3 priorités, explique le candidat. Avec « d’abord une Europe dans laquelle le travail paie », avance-t-il constatant « qu’au cours des 10 dernières années, le taux de travailleurs pauvres est passé de 7 % à 10 %, quand dans le même temps les richesses produites par ces mêmes travailleurs sont passées de 15 000 milliards d’euros et 17 000 milliards d’euros ». Un « Smic européen à au moins 60 % du salaire moyen » est avancé par le communiste qui trouve étrange que les députés européens « soient tous payés pareil » et qu’on juge impossible de faire de même pour les salariés. La « deuxième rupture », présentée par Ian Brossat mercredi concerne les services publics, constitutifs du modèle inventé par « la France après 45 » et contre le démantèlement desquels il propose « une clause de non-régression sociale ». « Un peuple, un État devrait avoir le droit de dire ‘’nous ne voulons pas de cette directive car elle ne nous apporte pas de progrès’’ », plaide-t-il avant d’enchaîner sur la troisième priorité du programme communiste, arracher « une autre utilisation de l’argent ». Avec deux leviers principaux en la matière : utiliser les fonds de la BCE « notre coffre-fort à tous » pour abonder, plutôt que les banques, notamment « un grand plan de transport par fret » ou à la création d’un « service public dédié la rénovation énergétique » ; combattre l’évasion fiscale et ses « 1000 milliards (qui) partent en fumée chaque année » en « ferm (ant) les frontières aux fraudeurs fiscaux ». Reste qu’à quelques semaines du scrutin, l’abstention s’annonce toujours aussi forte et les intentions de vote pour le PCF peinent à dépasser le seuil des 3 %. Alors le candidat martèle son message : L’élection ne compte pas pour du beurre : « le parlement a beaucoup de pouvoir, s’il rejette une directive elle finit à la poubelle ». Et s’adressant à ses camarades : « Il nous reste un mois, un mois pour convaincre partout autour de nous, un mois pour gagner les voix une à une, un mois pour envoyer la première femme ouvrière au parlement européen depuis 30 ans ».

Julia Hamlaoui

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