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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 12:03
CGT à l'initiative de la manifestation du 12, Force Ouvrière et Solidaires ainsi que la FSU (absente) ont reconstitué l'intersyndicale créée contre la loi El Khomri.

CGT à l'initiative de la manifestation du 12, Force Ouvrière et Solidaires ainsi que la FSU (absente) ont reconstitué l'intersyndicale créée contre la loi El Khomri.

CGT, Solidaires, Force Ouvrière et FSU appellent, mardi, à une première journée de mobilisation contre la « loi Travail XXL ». L'intersyndicale annonce d'ores et déjà un mouvement dans la durée et des « actions radicales ». 

« Pour le gouvernement, le nombre de personnes dans la rue ne suffit pas », commente Solidaires, tirant l'enseignement des quatorze manifestations contre la loi El Khomri. « Nous allons passer à un degré supérieur rapidement ». « On n'a pas fait quatorze manifestations pour laisser tomber maintenant », réagit FO. Hier dans les locaux de la CGT, c'est une intersyndicale qui n'a pas laissé l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette à la moindre divergence, « nous sommes partis dans une politique unitaire forte dans le Finistère. On ira très loin pour bloquer les manigances du Président de la République » pour ce qui a été qualifié comme « la plus grave attaque contre le monde du travail ».

Pas une manif pause déjeuner


« Nous nous installons dans le temps et nous allons aller crescendo » pour FO. « Il est important que les salariés se mettent en grève » précise la CGT. Pas de manif pause déjeuner donc mardi prochain. Ce n'est pas à 11 h 30, comme si souvent dans un passé récent, que la manifestation est appelée mais à 10 h 30. Arrêt de travail obligé donc.
 
 Une façon aussi de mesurer le ressentiment même si l'intersyndicale s'est refusée à annoncer un chiffre de participation : « Le 12 sera la journée de lancement de la mobilisation » (*).

« Le blocage risque de devenir le mot à la mode... »


Hier, l'intersyndicale a montré sa détermination à organiser des « actions radicales ». « La nouvelle loi est aussi radicale, elle impose plus de précarité, plus de flexibilité, il n'y aura plus de normes du tout ». « Le blocage risque de devenir le mot à la mode » estime Solidaires avec l'assentiment des autres syndicats annonçant « le blocage d'entreprises si nécessaires ». « La manifestation mardi ne concerne pas que le privé, nous sommes tous perdants avec la hausse de la CSG, des cotisations sociales, la baisse des APL, la suppression de 120.000 emplois dans la fonction publique » élargit la CGT. Dès mardi après-midi, l'intersyndicale a prévu de se retrouver pour préparer une nouvelle action. Quant à la manifestation du 23, lancée par la France insoumise, « c'est une manifestation politique, syndicalement nous aurons d'autres échéances ». (*) Dans le Finistère, des manifestations sont aussi prévues à Brest, Morlaix, Carhaix et Quimperlé à la même heure.
 
 
 
 
 
 

 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:53
Bientôt à vos côtés, Rouge Finistère, le journal du PCF 29...

Bientôt sur les marchés, aux portes des entreprises, à la fête de l'HUMA et dans les manifestations finistériennes contre les ordonnances Macron de destruction du droit du travail, "Rouge Finistère", le journal de la Fédération du Parti Communiste Français du Finistère. 
Articles sur la réforme Macron qui démantèle le code du travail, sur les enjeux de la santé dans le Finistère, sur la contamination des oeufs au fipronil et ce que cela révèle des désastres des logiques capitalistes et productivistes dans le monde agricole, appel aux marches du 23 septembre pour la Paix. 
Ce journal sera tiré à 40 000 exemplaires pour le premier numéro et devrait paraître 3 à 4 fois dans l'année.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 19:11
La Fédération PCF du Finistère se joint à l'appel de AFPS Cornouaille pour exiger la libération de Salah Hamouri. Rassemblement le Jeudi 14 septembre à Quimper

La Fédération PCF du Finistère se joint à l'appel de AFPS Cornouaille pour exiger la libération de Salah Hamouri. 

 

ci-dessous l'appel d'Yves Jardin pour l'AFPS Cornouaille 

 

 

Le groupe du Pays de Cornouaille de l'AFPS appelle à un rassemblement, auquel nous voulons donner une portée départementale, ce jeudi 14 septembre, à 18 h, Place de la Résistance à Quimper, pour exiger la libération de notre compatriote Salah Hamouri , ainsi que de tous les prisonniers politiques palestiniens.

 

 

 

Aux associations de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine: AJPF, CEMEA, CCFD-Terre Solidaire,CIMADE, LDH, MRAP, Mouvement de la Paix, Ritimo.

Aux associations et organisations membres du Collectif pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens:AL, ATTAC, AJPF, ARAC, CGT, EELV, FSU, Mouvement de la Paix, LDH, MRAP, NPA, PCF, Solidaires
Aux associations ou organisations: ACAT, ATCM (Association des Travailleurs et Commerçants Marocains), 4ACG, CNT, Ensemble, Peuples solidaires,UDB 
 
 
Bonjour,
 
Vous avez pu suivre, avec les messages que je vous ai envoyés, la situation de Salah Hamouri. Il a été condamné avant-hier 5 septembre à trois mois de prison, par le tribunal d’instance de Jérusalem, au lieu de la libération sous conditions décidée le 29 août dernier, jugement remis en cause par l’émission par le gouvernement israélien (en fait par la volonté du ministère de la Défense, et surtout de son ministre de la défense, Avigdor Liberman, dirigeant d’un parti d’extrême-droite) d’un ordre de détention administrative, sans inculpation, ni jugement, d’une durée de six mois, indéfiniment renouvelable, et ce sur des "preuves secrètes ».
La peine de trois mois de prison est en fait la réimposition, totalement injuste et arbitraire, de la partie de la condamnation à 7 ans qui n’a pas été purgée par Salah, libéré avec trois mois d’avance le 18 décembre 2011 dans le cadre d’une échange de prisonniers palestiniens et du soldat israélien (franco-israélien en fait) Gilad Shalit; en outre cette libération anticipée avait été faite avec l’accord du gouvernement français de l’époque qui avait demandé que Salah soit libéré dans l’échange de prisonniers. Mais le gouvernement israélien (en fait le ministre de la Défense), ne trouvant pas la peine prononcée avant-hier assez dure, le procureur a fait appel, et une nouvelle audience est prévue le 12 septembre prochain (mardi).Evidemment l’on ne peut dire ce qui sortira de cette audience, mais il est à craindre que l’ordre de détention administrative de six mois ne soit entériné. En outre, l’on ne connaît toujours pas le motif de l’arrestation de Salah, le 23 août dernier, trois jours après avoir passé son examen d’admission au barreau des avocats palestiniens.  Quelle que soit la décision, Salah Hamouri ne sera sans doute pas libéré, à partir de cette date. En outre le gouvernement français ne se montre pas particulièrement actif (c’est le moins que l’on puisse dire) pour demander que Salah, citoyen français et palestinien, soit libéré.
 
C’est pourquoi, au lieu du piquet de la solidarité avec le peuple palestinien qui devait avoir lieu le jeudi 14 septembre à 17 h 30, le groupe du Pays de Cornouaille de l'AFPS appelle à un rassemblement, auquel nous voulons donner une portée départementale, ce jeudi 14 septembre, à 18 h, Place de la Résistance à Quimper, pour exiger la libération de notre compatriote Salah Hamouri , ainsi que de tous les prisonniers politiques palestiniens. Un rendez-vous sera également demandé au préfet du Finistère.

 

Une conférence de presse aura lieu lundi prochain, 11 septembre, à 11h, au Bar « Au Gavarnie »,Quai de l’Odet à Quimper. Toutes les associations et organisations qui appellent au rassemblement y sont bien sûr invitées.

 
Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 MORLAIX

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 MORLAIX

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 17:54
La lutte contre le projet de centrale à Gaz à Landivisiau continue: rendez-vous les 23 et 24 septembre 2017

Les Collectifs en lutte appellent à un rassemblement les 23 et 24 septembre.
 

La lutte contre le projet de centrale à gaz continue. On ne lâche rien !


Ce week-end festif et militant marquera cette rentrée et sera l'occasion
de s'informer, de discuter et d'unir nos forces pour que ce projet de
centrale à cycle combiné gaz ne voit jamais le jour ni ICI ni AILLEURS.

Au programme :

Samedi 23 septembre :

Rendez-vous dans un lieu surprise (vous pourrez vous garer autour de
Tiez-Nevez, ce sera fléché à partir de là)
Midi : Rendez-vous sur le parking du stade de Tiez-Nevez, pour se rendre
ensemble pour faire le montage.
De 14 h à 17 h : discussion sur la poursuite de la lutte contre la
centrale à gaz (en petits groupes puis ensemble).
De 17h à 18h30 : Discussion sur la convergence des luttes.
19h : repas (pizzas et Cie...).
20h concert :  Chafouin (noise-rock), Buterflai (folk, euskal herria),
Ecuacion Anti-Vida (synthé-batterie, euskal herria), Kre ke ke kex koax
koax (Kreiz-Breizh) et autres invités.

Le dimanche 24 septembre :

Landivisiau et Sizun doivent dire non à la centrale vous invitent à des
randonnées contre le projet, circuits de 8, 13 et 14,5  kilomètres.
Départs entre 9h et 15h de la Salle des Capucins à Landivisiau.
Stand découverte de la faune et de la flore. Projection de
films-documentaires. Restauration sur place.

Venez nombreux et équipés (bottes/chaussures de randos, tente, lampe
frontale, gobelet).

Pour plus d'infos :  https://14novembre.noblogs.org

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 05:56

Réuni le 31 août, le Bureau départemental SNES FSU 29 a voté l'appel à la grève le mardi 12 septembre comme l'ont fait la  CGT, FO, Solidaires et la FSU.

 

Les revendications portent sur la politique menée par le gouvernement qui pénalise les salariés au profit des plus riches, sous des prétextes maintes fois utilisés dans le passé et qui n'ont jamais donné d'amélioration de l'emploi ou des conditions de vie des moins favorisés.

Les ordonnances sont une atteinte au droit du travail, et ne sont qu'un début :

·        non reconduction d'emplois aidés,

·        augmentation de la CSG,

·        diminution des APL,

·        suppression de 120 000 postes de fonctionnaires à la fin du quinquennat,

·        réforme de l'ISF,

·        révision du calcul des retraites...

 

Et la fonction publique est particulièrement visée:

·        Gel du point d'indice jusqu'à nouvel ordre alors que, bloqué depuis 6 ans, il venait juste de connaître une augmentation de 0,6% en février 2017 !

·        Retour du jour de carence pour les arrêts maladie dès janvier...

·        Sans oublier la remise en cause du baccalauréat pour 2018 ...

 

La coupe est pleine, la purge trop toxique

 

On ne peut pas rester sans rien dire et sans rien faire.

Voilà pourquoi le SNES FSU appelle à faire grève et manifester le mardi 12 septembre.

 

 

Grève et rassemblement

le mardi 12 septembre à 10h30:

BREST place de la Liberté

QUIMPER place de la Résistance

MORLAIX et QUIMPERLE aux endroits habituels

CARHAIX-ROSTRENEN sous réserve.

 

Mardi 12 septembre: le SNES FSU appelle à la grève contre la politique de Macron contre les services publics et les droits sociaux avec dans le Finistère, la CGT, FO, Solidaires

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 06:35

Communiqué de presse

 Fin des contrats aidés : la misère pour des milliers de salariés, des difficultés aggravées pour les associations et les communes.

La décision du gouvernement de supprimer 250 000 contrats aidés va laisser des milliers de bénéficiaires brutalement sur le carreau et mettre à mal un secteur associatif sacrifié aux économies budgétaires.

Le PCF n'est pas un adepte de ces contrats précaires et revendique de véritables moyens pour exercer ces missions d'intérêt général avec de vrais salaires et de vrais statuts.

Mais dans l'attente, ces emplois sont un point d'appui pour les personnes éloignées de l'emploi ou sans formation.

Sans eux, de nombreuses associations seront en péril, à l'image des écoles Diwan qui ont alerté l'opinion sur l'impossibilité de continuer à accueillir convenablement les écoliers dans ces conditions.

Nous leur apportons tout notre soutien, appelons aux mobilisations, et sommes disponibles pour envisager toute forme d'action pour contraindre le gouvernement à revenir sur sa décision. Cette mesure prise après la baisse des APL, et surtout à la suite de la très forte réduction annoncée de la Dotation Globale de Fonctionnement aux communes engendre des situations très difficiles pour les collectivités locales, les associations et au final pour la population qui en subira les conséquences.

Nous demandons au Gouvernement d'écouter les Maires et l'ensemble des Elus locaux qui connaissent mieux que personne leurs territoires et leurs besoins.

Michel LE SCOUARNEC

 Fin des contrats aidés : la misère pour des milliers de salariés, des difficultés aggravées pour les associations et les communes (Michel Le Scoarnec, sénateur communiste du Morbihan)

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 06:28

 

 
  • Le linguiste                    Francis Favereau (à gauche) et le président des                    éditions Skol Vreizh, Poalig Combot, présentent le                    dernier né, "Celticismes".           

Francis Favereau, auteur de dictionnaires de breton, est remonté jusqu’au gaulois pour trouver l’origine de nombreux mots. "Celticismes" marque une avancée dans la recherche en lexicologie.

Celticismes, le titre du dernier ouvrage du lexicographe Francis Favereau, n’est pas sans rappeler un certain Bretonnismes. C’est ce petit livre à succès qui a donné l’idée à Jean-René Le Queau, directeur des éditions Skol Vreizh, de s’intéresser au gaulois, langue très peu écrite, dont on a retrouvé trace sur des objets en plomb et des poteries.

Un intérêt exceptionnel

Il en a confié la tâche à l’auteur de quatre dictionnaires de breton, d’une grammaire bretonne « qui fait autorité », et de trois romans écrits dans la même langue. « C’est un livre d’un intérêt exceptionnel, n’hésite pas à affirmer Paolog Combot, président de Skol Vreizh. L’aboutissement d’une longue carrière d’enseignant et de chercheur consacrée au breton, mais pas uniquement. Francis Favereau adore jouer avec les mots et savoir d’où ils viennent. »

« Je mets ici en avant ce qui reste du celtique dans le français et dans les autres langues qui nous entourent, explique, quant à lui, le linguiste agrégé d’anglais. En rédigeant mes dictionnaires, je me suis rendu compte de la profondeur de l’origine des mots. Une profondeur historique. »

 

La même origine

Quand des auteurs de dictionnaire indiquent « o. i. » (origine inconnue) devant un mot, Francis Favereau pousse sa curiosité vers les langues anciennes. « Loin d’avoir totalement disparu, la langue de nos ancêtres a essaimé dans de nombreuses langues parlées aujourd’hui. »

Dans cet ouvrage, il classe les mots par thème. « Les nombres, couleurs, plantes, animaux, ruisseaux, etc. sont tous issus du gaulois, en passant par d’autres langues comme le latin. Les mots vont et viennent, s’échangent, se transforment. »

« Francis est un iconoclaste, reprend Paolig Combot. Il détruit les croyances sur les légendes de l’origine des Celtes. Ils sont venus du sud et non de l’est. » L’auteur situe l’origine de mots dans « les zones africaines humides ». Toutes les langues néoceltiques parlées de l’Irlande à la Turquie, dérivées du gaulois, viendraient donc du continent voisin.

L’auteur défriche d’autres « notions plus abstraites », religieuses, politiques. Ce travail, de longue haleine, « donne les clefs de la compréhension du territoire ».

 

"Celticismes", Skol Vreizh. 380 p., 25 €.

 

 

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 08:57
Vendredi 1er septembre à Kergloff: concert solidaire à 20h 30 salle des Bonnets Rouges au profit de la maladie de Charcot
Rendez-vous nombreux à ce  concert de soutien qui aura lieu à Kergloff ce vendredi.
C'est organisé par l'association Yves Morvan Solidaire et les bénéfices iront à la recherche sur la maladie de Charcot dont il fut lui-meme victime.
Pour mémoire, ce type formidable fut le créateur du garage solidaire à Carhaix.

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 06:00

Le coup de massue a surpris tout le monde. Le 9 août, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, déclarait que les contrats aidés étaient « coûteux » et « pas efficaces dans la lutte contre le chômage ». Le gouvernement a rapidement mis son plan d'économie drastique à exécution.  Une mesure brutale qui concerne aussi bien les renouvellements que les nouveaux contrats. Les seules exceptions admises étant notamment dans le domaine de l'éducation nationale et pour les adjoints de sécurité. Les premières lueurs d'inquiétude ont commencé à poindre chez les titulaires de ces contrats, réservés aux allocataires du RSA, aux personnes éloignées de l'emploi ou sans formation. Cette année sur le territoire national, la suppression partielle des contrats aidés par le gouvernement peut mettre 150 000 personnes au chômage rien que cette année. Le député communiste du Nord Alain Bruneel a été le premier à l'Assemblée à alerter sur les effets catastrophiques de cette suppression des contrats aidés qui fragilise, pour des économies de bout de chandelle, les plus précaires, les associations et les services publics. 

"Le secteur associatif dans son ensemble n'avait pas besoin de cela, déjà fragilisé financièrement par les baisses récurrentes de subventions de la part des collectivités, qui subissent elles-mêmes les politiques d'austérité de l'Etat. Et cela ne va pas s'arranger avec le choix du gouvernement d'amputer de 13 milliards d'euros le budget des communes. Or, les associations portent des projets vitaux pour les habitants et les territoires, déjà déstabilisés par l'affaiblissement des services publics... Même si ces contrats aidés sont loin d'être la panacée - nous, les communistes, nous nous battons pour des emplois durables - force est de constater que ces contrats jouent un rôle important dans de très nombreuses associations et au service de beaucoup de services publics. Et en particulier l'école". (ALAIN BRUNEEL, député communiste, L'Humanité - 21 août)

20 000 contrats aidés devraient être supprimés dans l'éducation nationale, non remplacés évidemment par des emplois de plein droit, mieux rémunérés. 

A Diwan Morlaix, c'est le poste d'ATSEM de maternelle, en charge de dizaines d'enfants et des temps de cantine, qui se voit non renouvelé. Pour une association comme Diwan, qui oeuvre avec la filière publique ou privée bilingue pour le renouvellement des locuteurs du breton, cette mesure expéditive de Macron et de la boursicoteuse de Danone Muriel Pénicault, est un vrai coup de massue. Nous soutenons pleinement le combat de l'association DIWAN pour rétablir ces contrats aidés, et en particulier celui de notre amie ATSEM à Diwan, Kristell, qui s'est engagée l'année précédente sur une démarche de reconversion, d'apprentissage sur un an de la langue bretonne, et à qui l'on avait promis le financement d'une préparation du CAP Petite Enfance.

Avec la suppression des contrats aidés, c'est aussi des voies d'accès vers la formation, la reconversion et l'emploi plus durable qui "sautent".  

Ismaël Dupont.      

Contrat aidé: Diwan risque gros (Le Télégramme, 30 août 2017)

L'an passé, les écoles Diwan employaient 137 personnels en contrats aidés. Le gel du dispositif ? Le réseau ne peut l'imaginer, pas plus que s'y résoudre. Un rassemblement est prévu à Quimper, samedi à 10 h 30.

Dans cette histoire du gel des contrats aidés, certains risquent de payer un plus lourd tribut que d'autres. On pense au monde associatif, au secteur de la santé ou encore à l'éducation. Et dans ce dernier domaine, les écoles Diwan semblent occuper une place particulièrement fragile. L'an passé 4.272 élèves étaient scolarisés au sein des 42 écoles, dix collèges et du lycée appartenant au réseau. Comme au sein des autres établissements, du personnel est embauché pour s'occuper de la garderie, de la cantine, du ménage ou assurer un rôle d'Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles). « L'an passé, le réseau employait 200 personnels non enseignants dont 137 en contrats aidés », précise Anna Vari Chapalain, directrice de Diwan Breizh. Il s'agit ici, rappelons-le, de contrats d'un an, renouvelables une fois et aidé par l'État, à hauteur de 60-70 % dans la majorité des cas.

 

52 contrats maintenus

 

Et voilà que, patatras, en plein été, le gouvernement annonce le gel du dispositif. Un gel effectif dès le 9 août. À partir de cette date, il n'était plus possible de renouveler un contrat arrivant à échéance et encore moins d'en signer un nouveau. Ne restent alors que les contrats en cours. « Sur les 137 contrats que nous avions, à l'heure où je vous parle, (hier, NDLR) 44 sont refusés, 18 sont en attente et 29 en danger, puisqu'ils arrivent bientôt à échéance », poursuit la directrice. Au bilan, ce ne sont donc que 52 postes en contrats aidés qui sont pour l'heure assurés d'être maintenus au sein du réseau. « Évidemment, certains de nos établissements sont en danger, comme ces écoles à deux classes dans lesquelles les deux contrats aidés ont été refusés ».

Difficulté supplémentaire

 

Rappelons également que ces personnels sont embauchés par les AEP (Association d'éducation populaire) de chaque école, elles-mêmes gérées par des parents bénévoles. Ce qui ajoute à la difficulté. Ces parents bénévoles se retrouvent aujourd'hui, avec des salariés dont le contrat aidé est arrivé à échéance. S'ils veulent conserver cet employé, ils devront désormais prendre en charge les 60-70 % du salaire, autrefois assuré par l'État. Soit, plusieurs milliers d'euros à chaque fois, que les AEP sont loin de toutes avoir. Bref, il va falloir en vendre des crêpes.

Des arbitrages à revoir

 

« Contrairement à la filière bilingue du public, on ne perçoit pas le forfait scolaire de la part des communes de résidence des enfants. Il faudrait faire en sorte que ces communes soient tenues de participer au fonctionnement de nos écoles, explique Anna Vari Chapalain, qui rajoute, si c'était le cas, on pourrait plus facilement pérenniser nos emplois. Mais, pour l'heure, nous mettons toute notre énergie dans le maintien de ces contrats aidés. On demande le réexamen de ces arbitrages et la révision de ces décisions ». Dans l'attente et afin d'appuyer ces demandes, Diwan Breizh organise un rassemblement samedi à Quimper, à 10 h 30, Place de la Résistance.

Hervé Corre, Le Télégramme

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 15:03

Xavier Compain a animé pendant l'Université du PCF à Angers un débat avec Jean Louis Durand , chercheur communiste à l' INRA, cégétiste , sur le thème " l'agriculture au défi de la transition écologique ". 

A la Fête de l'Humanité, le samedi 16 septembre à 14h30, il animera un débat sur l'Alimentation, la Santé, l'Agriculture et l'Environnement sur le thème " Du danger dans nos assiettes. Pas de capitalisme sans casser des oeufs".

Parallèlement, dans le sillage de la vente solidaire de fruits et légumes à juste prix du 17 août des agriculteurs du MODEF et du Parti Communiste sur une centaine de points de vente, les communistes bretons présents sur la fête de l'Humanité au parc de la Courneuve organiseront un marché solidaire de légumes et de fruits bretons le samedi 16 septembre dans l'après-midi.

Voici une interview de Xavier Compain réalisée pour le journal du PCF Finistère du mois de septembre "Rouge Finistère" en lien avec le récent scandale des oeufs contaminés au Fipronil    

PAS DE CAPITALISME SANS CASSER DES OEUFS.

3 questions à Xavier Compain, porte-parole du PCF Bretagne, animateur de la commission Agriculture-Pêche-Forêt du Parti Communiste.

Sommes nous sûr de ce que nous consommons ?

 

Avec les poulaillers traités au Fipronil, pourtant interdit on a l'impression qu'une crise agro- sanitaire succède à une crise agro-sanitaire.

Cette crise dite du Fipronil (des poulaillers géants ont été désinfectés avec ce produit interdit) fait suite à d'autres crises dans des secteurs très différents les uns des autres .. On a des alertes depuis des années Souvenons nous de la « vache folle » entre 1996 et les années 2000, des épidémies de grippe aviaire qui traversent le globe, des lasagnes à la viande de cheval. N'oublions pas non plus les dommages collatéraux, qui touchent notre environnement : les marées d'algues vertes sur nos côtes, les pollutions au nitrate des cours d'eau. Si les crises s’enchaînent, c'est que peu de choses changent et que les changements, quand il y en a, prennent un temps fou ou sont partiels. Et je ne parle pas des décisions publiques contradictoires et brouillonnes. Tout cela n'est pas lié au hasard, au « pas de chance ». Le système de production est directement en cause. C'est un système à bout de souffle qui interpelle à juste titre.

 

C'est, comme on dit, un risque systémique ?

Oui. Bien sûr C'est le gigantisme des lieux de production, la standardisation des produits et des cultures, la spécialisation des exploitations, la course au profit, en amont des fournisseurs, en aval des distributeurs. Certains qualifient le système comme « industriel libéral ». Appelons un chat un chat et une poule une poule, c'est la marque même du système capitaliste. Reprenons le cas du Fipronil. Quand une exploitation accueille 30 000 poules, pondeuses ou non, bien évidemment la désinfection obligatoire des immenses locaux ne peut être confiée qu'à des entreprises de nettoyage industriel et/ou à des procédés de décontamination particulièrement agressifs. C'était le cas en l'espèce. Le développement sans limite des exploitations - 20 000 porcelets pour 980 truies gestantes là, 1000 vaches ici, 35 000 canards ailleurs- expose le cheptel entassé au moindre virus, à la moindre attaque bactériologique et favorise les réponses en « cides » : fongicide, insecticide, pesticide, et « aincide » de suite …

 

Alors?? STOP... ou encore ?

Pour des raisons impérieuses qui intéressent l'emploi, le revenu des agriculteurs et la reconnaissance de leur savoir faire, la qualité alimentaire, l'aménagement du territoire, l'environnement il est urgent de reconsidérer le modèle agricole qui nous a été progressivement imposé au tournant des années 70. Un modèle qui a démontré sa nocivité et son inadéquation avec les besoins humains. Nous n'en voulons plus. Le monde ne se divise pas entre je ne sais quels détenteurs des progrès techniques et les folkloristes, adeptes des sabots de bois et des sols en terre battue dont nous serions.

Nous travaillons à la promotion d'une agriculture paysanne capable de satisfaire en tout premier lieu

les besoins locaux et nationaux, libérée des contraintes mortifères de la concurrence internationale, hautement qualifiée, notamment d'un point de vue agronomique, respectueuse des consommateurs et de ceux qui les nourrissent,

 

Propos recueillis par Gabriel Collorec.

rencontre pcf/ Cgt Indecosa ( photo de Xavier Compain avec Martine Sellier présidente de la CGT Indecosa )

rencontre pcf/ Cgt Indecosa ( photo de Xavier Compain avec Martine Sellier présidente de la CGT Indecosa )

Xavier Compain, Olivier Dartigoles, porte-parole du PCF, et Nicolas Bonnet-Ouladj, élu communiste à Paris, reçus à Matignon le 17 août sur la thématique des justes prix agricoles et d'une alimentation de qualité pour tous

Xavier Compain, Olivier Dartigoles, porte-parole du PCF, et Nicolas Bonnet-Ouladj, élu communiste à Paris, reçus à Matignon le 17 août sur la thématique des justes prix agricoles et d'une alimentation de qualité pour tous

Oeufs contaminés au fipronil, danger dans nos assiettes : 3 questions à Xavier Compain, porte-parole du PCF Bretagne, animateur de la commission Agriculture-Pêche-Forêt du Parti Communiste.

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