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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 05:45
Le 30 juin 2018, Rassemblement contre la fermeture de la maternité de Guingamp à 11h devant la Mairie: tous ensemble pour la défense du service public hospitalier de proximité!
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 04:45
Dominique Watrin et Christine Prunaud, sénateurs du Pas-de-Calais et des Côtes-d’Armor, collectent les préoccupations des personnels de santé sur le terrain en vue de l’élaboration d’un plan d’urgence national.

Dominique Watrin et Christine Prunaud, sénateurs du Pas-de-Calais et des Côtes-d’Armor, collectent les préoccupations des personnels de santé sur le terrain en vue de l’élaboration d’un plan d’urgence national.

« Nous menons un tour de France des hôpitaux afin d’être alertés sur les problèmes locaux. L’objectif, c’est de discuter d’un plan d’urgence pour l’hôpital public, qui est en grande souffrance. Cette réunion nationale, le 5 juillet, nous permettra de faire une synthèse de toutes nos rencontres sur le terrain. Nous aurons ensuite un rendez-vous autour du 9 juillet avec la ministre de la Santé », expliquent Dominique Watrin, sénateur du Pas-de-Calais, et Christine Prunaud, sénatrice des Côtes-d’Armor, tous les deux membres du groupe communiste au Sénat.

 

« Ce sont les choix comptables qui priment »

 

Jeudi, ces parlementaires ont mené « au pas de charge » les visites dans les Côtes-d’Armor, de Dinan à Lannion, pour écouter les représentants syndicaux et les directions d’établissement. « Il ressort une grande souffrance du personnel, car tout fonctionne par injonction. Ce sont les choix comptables qui priment. Il en résulte des fuites des patients mais aussi des personnels vers le privé. Il faut d’urgence un programme d’investissement pour rénover les bâtiments, sachant que les hôpitaux sont presque tous en déficit, et un plan de recrutement pour renforcer les équipes soignantes. On doit réaffirmer l’importance d’un service public ».

Des enjeux forts qui vont à contre-courant de l’actualité de Guingamp. Il y a presque un mois, l’Agence régionale de santé a annoncé la fermeture de la maternité de l’hôpital pour des raisons de sécurité. « C’est toujours cet argument de la sécurité qui est mis en avant pour justifier une fermeture. On voit sur ces dernières années une accélération des restrictions budgétaires. Alors, la tentation de la concentration des établissements est forte. Mais les petits hôpitaux ont cet atout de la proximité, face à ces usines à bébés qui se mettent en place avec 2 000 à 3 000 naissances par an », dénonce Dominique Watrin.

 

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 03:58
Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Linda Veschetti, nouvelle adhérente à Carhaix
Linda Veshetti, professeur d'EPS, qui était déjà une militante syndicale et associative aguerrie, vient d'adhérer de manière spontanée au Parti Communiste, le mois dernier, dans la fédération du Finistère.
 
Elle s'explique sur ses motivations pour le Chiffon Rouge:   
 
" J’ai 41ans et je suis prof d’EPS. 
Je suis militante syndicale depuis 15 ans et communiste par les idées (mes potes me surnomment « la rouge ») depuis aussi longtemps je pense
Je rejoins le PCF cette année car je trouve que la période actuelle est politiquement et socialement  très violente ! Je ne supporte plus le mépris de l’actuel gouvernement qui mène clairement une politique de "classe". 
Les luttes pour un monde plus égalitaire nécessitent, en premier lieu l’engagement de ceux qui savent que les valeurs de fraternité, de solidarité et de partage doivent être défendues et portées haut. Je ne peux accepter que notre pays revienne sur des conquêtes sociales acquises de haute lutte
Les idées communistes ne sont pas « datées » mais au contraire modernes. Elles permettent de répondre aux besoins de l’immense majorité et portent l’espoir d’un avenir meilleur pour toutes et tous. 
L’intérêt général doit primer ! 
Petite-fille d’immigrés italiens, je suis particulièrement choquée de l’accueil et du traitement réservés (loi asile et immigration, « dublinés », camps de migrants) par l’Etat, aux gens qui fuient leur pays et qui souhaitent pour eux et leurs enfants un avenir meilleur. L’honneur est dans l’accueil, l’accompagnement et l’éducation, non pas dans l’abandon de nos devoirs de citoyennes envers toutes les personnes en difficulté.  
Mes deux grands-pères étaient communistes et j’ai été élevée et éduquée par des parents qui m’ont appris le sens et l’importance des valeurs de respect, partage, solidarité et d’égalité 
Je continue avec mes deux jeunes enfants !
Mon engagement syndical est important et chronophage, mais je compte bien trouver un peu de temps pour participer à des réunions avec les camarades des sections locale et/ou départementale" 
 
Lire aussi: 
 
Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Linda Veschetti, nouvelle adhérente à Carhaix
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 03:57

 

Qu'est-ce qui t'a poussé à adhérer au PCF? 

 

Plusieurs raisons : mon éducation, mes convictions sociales, ma bataille dans la vie, pour une vie plus humaine aussi bien professionnellement que personnellement.

 

Arrivée à l’âge de la retraite, je me trouve confrontée une situation qui me fait descendre de là où j’ai pu parvenir (prof d’allemand certifiée à 50 ans après un BTS en 1970 et des passages dans les entreprises privées dans les services export car j’étais douée en langues) suite à de nombreux combats dans la société et aujourd’hui c’est comme si tout ce que j’avais pu faire auparavant n’avait aucun sens.

 

Ce que j’ai pu espérer jeune, et ce pourquoi j’ai combattu toute ma vie (l’Europe,

et retrouver un bien être humain à être avec les autres, à échanger, à évoluer ),  je ne le vois nullement aujourd’hui et de plus je vois quelque chose de menaçant qui se profile :  un gouvernement qui méprise l’individu, lui retire son « passé » et son « avenir » avec des paroles facétieuses et détournées de la réalité et destinées à l’endormir. 

 

Donc, obligation de lutter encore et encore. Je me sens seule et comme abandonnée dans cette société actuelle qui nie les efforts effectués dans la vie quotidienne. J’ai besoin de rencontrer des personnes engagées pour retrouver espoir de créer une société dans laquelle l’humain est considéré et peut agir pour transformer sa vie.

 

Le PCF résonne en moi car j’y entends des paroles qui me rassurent sur l’humain, paroles qui décrivent très bien l’hypocrisie des annonces et actes du gouvernement, lequel détruit l’individu et son travail et sa place dans la société. On fait disparaître l’homme et ceci avec le consentement intéressé pour un avenir strictement personnel et égoïste des jeunes « loups » arrivés au pouvoir. Cependant cet « avenir » est faux.

 

Où sont passées les forces intellectuelles ?

Ce que je trouve inquiétant, c’est la « passivité », la « résignation » de la population devant les « supercheries », les mensonges et les paroles moralisantes pratiquées par le gouvernement pour endormir le peuple.

Les médias sont muets ou admiratifs, etc … Je ne supporte pas cela et j’ai trouvé une résistance intelligente au PC avec des paroles justes et des actes des élus du PCF et des militants face à la négation de l’individu et de l’humanité et cela pour sauvegarder  et exercer l’esprit critique, de discernement, le pouvoir de l’expression et une vie meilleure.

 

 

Y a t-il eu des rencontres, des antécédents familiaux, des engagements qui t'ont conduit à cette adhésion ? 

 

Des discussions et des prises de position dans ma famille m’ont permis de réfléchir.

Déjà, enfant, j’entendais mes parents parler du PCF. Notre père allait aux manifestations du 1er Mai, il était syndiqué, pas forcément PCF mais il soutenait les idées de gauche.

 

Mes parents ont beaucoup discuté et ont voté « Non » au  référendum de 1962  sur la proposition de l’élection du Président de la République au suffrage universel, et cela  surtout pour manifester leur opposition à la politique « autoritaire », « ancienne » et « peu moderne » du Général de Gaulle. J’avais alors 12 ans.

 

J’ai toujours entendu dire par ma mère que le Général de Gaulle avait donné le droit de vote aux femmes mais très tard (1944), alors qu’en Allemagne, c’est la République de Weimar (1919) qui a donné le droit de vote aux femmes.

 

Ensuite, je suis partie en RDA, à 17 ans, en 1968, à l’époque du « mur de Berlin », et cela grâce à France RDA d’obédience communiste.

J’ai participé à plusieurs programmes « Travail /Loisir » pour les jeunes et également, par la suite, j’ai encadré moi même des échanges linguistiques en RDA. C’est ainsi, grâce à France/RDA, que j’ai pu découvrir l’Allemagne car mes parents n’avaient pas assez d’argent pour me payer des voyages en Allemagne.

 

Cela m’a permis de mieux connaître la RDA et une fois devenue professeur certifiée d’allemand (seulement en 2001), j’ai pu transmettre aux élèves un témoignage vivant de la vie en RDA (organisation de jeunesse FDJ, passage de la frontière, vie quotidienne, etc).

J’ai effectué également des stages CEMEA pour encadrer des colonies de vacances, par exemple avec les « Francs et Franches Camarades ».

 

En 2016, j’ai rencontré des militants communistes au marché de Kerinou à Brest et cela m’a donné envie de contacter le PCF Brest.

 

Comment définirais-tu les valeurs, l'idéal et la pratique des communistes ? 

 

Pour moi les valeurs des Communistes sont des valeurs humanistes.

 

Le PCF a la conviction que tout être humain possède un capital mental qui lui permet de se développer et il faut mettre les moyens pour que l’individu puisse se développer.

Développer des compétences et de se former et aussi développer sa pensée .

 

Donc, comme moyen pour développer l’humain, le PCF va favoriser l’éducation sous toutes ses formes (par exemple l’éducation populaire dans les centres sociaux, la formation, et l’accès à la connaissance scientifique ou culturelle par des exposés, visites de musée, films historiques à thème, rencontre avec des écrivains, etc ...)

 

L’organisation des fêtes conviviales et sociales telles que la fête de l’Humanité.

 

 La pratique :  militer et l’apprentissage qui est à la base de tout.

 

Il existe aussi la formation des militants mais pas seulement la formation politique, la formation culturelle également.

 

 

Comment as-tu envie de militer ?

 

Je ne suis pas très active pour militer. En effet, je suis à la retraite et je profite de mon temps de façon assez personnelle : apprentissage d’autres langues, dessin, peinture, musique quand je peux.

En fait, je milite à ma manière, en rencontrant les gens de façon informelle, en leur communiquant des observations sur certaines décisions politiques inégalitaires et pas correctes, etc… mais parfois, on rencontre des personnes pas toujours prêtes à entendre ni à discuter et qui disent « moi, je ne fais pas de politique ».

 

Je distribue des tracts avec la section du PCF de Brest et j’aime bien distribuer des tracts.

 

Je participe la plupart du temps aux manifestations, car pour moi c’est actuellement une nécessité impérative d’ être présente dans la rue avec d’autres militants pour montrer qu’on est très mécontent, pour ouvrir les yeux à nos compatriotes,  et dire ce qui ne va pas actuellement.

 

J’ai d’ailleurs écrit un mail à tous les députés, à tous les sénateurs quelle que soit leur formation politique pour m’insurger contre la hausse de la CSG, et autres mesures et cela en présentant bien sûr l’injustice que cela représentait. J’ai reçu de la part des députés communistes et d’autres députés d’autres formations politiques des réponses très sincères et très humaines et très engagées. (les seuls députés qui n’ont pas répondu de façon correcte sont ceux de la REM).

 

A lire aussi: 

 

Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Linda Veschetti, nouvelle adhérente à Carhaix

Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Dessi Hedin, une suédoise adhère au PCF dans le Finistère

Mathieu, 17 ans, lycéen et jeune communiste à Nantes - le communisme, c'est une utopie qui vaut le coup qu'on se batte pour elle!

Une vague d'adhésion au PCF Finistère/ 17 nouveaux adhérents depuis le 1er mai 2018

 

Paroles de nouveaux adhérents communistes en Finistère: Anne-Marie Francillon, nouvelle adhérente à Brest
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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 17:15
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Dominique Watrin, sénateur communiste du Pas-de-Calais

Dominique Watrin, sénateur communiste du Pas-de-Calais

Christine Prunaud (Côtes d'Armor) et Dominique WATRIN (Pas-de-Calais), sénateurs communistes, seront à l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin dans le cadre du Tour de France des Hôpitaux

entrepris par les Parlementaires communistes (députés et sénateurs) depuis le début de l'année 2018

Voici le programme de leur matinée à Morlaix: 


Centre Hospitalier du Pays de Morlaix

 

-     9h : entretien des Parlementaires Christine Prunaud, Dominique Watrin, de Lisa Thomas, attachée parlementaire, et Ismaël Dupont, conseiller municipal et communautaire, avec Directrice Mme Bénard     

-     10h : visite par la délégation du bâtiment médecine avec Mme le Dr Lemoine, présidente de la commission médicale d’établissement, et de la psychiatrie avec Mme le Dr Le Lann, chef de pôle Psychiatrie-addictologie.

-     11h 30: rencontre avec les représentants des 3 organisations syndicales (CFDT, CGT, Sud)       

-     12h40 : point presse devant l'hôpital avec Comité de défense de l'hôpital et les syndicalistes qui le désirent, en présence aussi de Christiane Caro (22) et Yvonne Rainero (29), membres de la commission nationale santé du PCF et animatrices des commissions Bretagne et Finistère. 

-     13 h – 13 h 45: repas avec le Comité de Défense de l'Hôpitaet syndicats au local PCF, 2 petite rue de Callac

Un repas sera organisé le midi avec les militants et sympathisants du PCF, les syndicalistes de l'hôpital, des membres du comité de défense de l'hôpital, au local de la section PCF de Morlaix, 2, petite rue de Callac. 

Leur présence à Morlaix le jeudi 14 juin vise à comprendre la situation des personnels hospitaliers, des usagers, leur détresse, et proposer le projet du Parti Communiste pour la santé et l'hôpital public en même temps qu'illustrer l'action déjà entreprise des parlementaires communistes, les seuls à gauche sur une ligne de résistance aux politiques libérales à avoir un groupe à l'Assemblée et au Sénat, contre la casse de l'hôpital public.  

La section PCF du Pays de Morlaix travaille de longue date sur les questions de santé, de perte d'autonomie, et sur l'information et la mobilisation des usagers de l'hôpital public, par des réunions publiques, des distributions de tract tous les deux mois environ à l'hôpital (journal de la commission santé du PCF).  

Tract de l'atelier citoyen Santé PCF-Front de Gauche Bretagne (recto)

Tract de l'atelier citoyen Santé PCF-Front de Gauche Bretagne (recto)

Tract de l'atelier citoyen Santé PCF-Front de Gauche Bretagne (verso)

Tract de l'atelier citoyen Santé PCF-Front de Gauche Bretagne (verso)

Lettre des parlementaires communistes pour le Tour de France des hôpitaux

Lettre des parlementaires communistes pour le Tour de France des hôpitaux

Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 14:57
Près de Michelle Thépault, la fille de Jules Lesven, 2e à gauche, les représentants d'associations (Roger Berthelot et Jean-Claude Cariou, de l'ANACR, fils de résistants) et des lycéens

Près de Michelle Thépault, la fille de Jules Lesven, 2e à gauche, les représentants d'associations (Roger Berthelot et Jean-Claude Cariou, de l'ANACR, fils de résistants) et des lycéens

Les lycéens commémorent la mort de Jules Lesven

 Ouest-France Brest 02/06/2018

 https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/les-lyceens-commemorent-la-mort-de-jules-lesven 5802586

Toute la semaine, le lycée qui porte son nom a célébré le 75e anniversaire de la mort de Jules Lesven. Responsable finistérien des Francs-tireurs et partisans (FTP), il fut fusillé au camp d'Auvours, dans la Sarthe, le 1er juin 1943. Vendredi, des lectures de textes ont été faites dans le lycée en présence d'associations elles que Brest 44, l'Anacr, le mémorial Fort-Monbarey, de la présidente du Réseau musée de la résistance nationale et de Michelle Thépaut, la fille de Jules Lesven. « Une véritable surprise » pour le proviseur Stéphane Revelen, qui a longuement recherché des descendants de Jules Lesven. Un calligramme, réalisé par des élèves de seconde CAP à partir de la dernière lettre écrite par Jules Lesven, a reçu un prix dans le cadre du Concours de la Résistance et de la déportation.

Les lycéens commémorent la mort de Jules Lesven (Ouest-France, 2 juin 2018) - Dernière lettre de Jules Lesven, militant cégétiste et communiste, résistant FTPF, fusillé le 1er juin 1943

 

Avertissement: Une photocopie de mauvaise qualité de cette lettre manuscrite se trouvait dans la liasse confiée par Jacques Guivarch de Pleyber-Christ à Alain David et Ismaël Dupont, appartenant d'abord à son père, Jean Guivarch, patron d'une marbrerie funéraire à St Martin des Champs, militant communiste de la section de Morlaix, ancien résistant.

***

Lettre de Jules Lesven, fusillé à Champagné (dans la Sarthe) le 1er juin 1943

Ma chère Monique bien aimée,

Dans quelques heures, je vais être fusillé. Ma dernière pensée va vers toi ma chère Monique car demain toutes ces responsabilités vont peser sur tes épaules, la lourde charge d'assurer le pain pour nos trois petits chéris. Le moment est (illisible) mais je sais que tu es courageuse et que tu ne manqueras pas d'assumer la tâche qui t'incombe en ces heures tragiques et qui vont me séparer de tous ceux qui me sont les plus chers. Du fond de ma noire cellule où j'écris ces derniers mots, je pense à tous ceux que je ne reverrai plus et que j'aimerais saluer, embrasser de tout mon cœur une dernière fois. Je meurs en patriote pour que vive la France, pour avoir la tête haute, pour la libération de mon pays.

Je vais devant le peloton d'exécution la tête froide conscient d'avoir rempli mon devoir de Français.

Je suis resté fidèle à mon passé et à la classe ouvrière et à notre grand parti Communiste auquel j'appartiens qui mène une lutte vigoureuse pour unir toutes les forces vives du pays pour sa libération.

J'adresse aussi à mes camarades de travail mon dernier salut ainsi qu'à tous mes Amis. Je termine cette dernière lettre en te disant Adieu ma chère Monique, Adieu mon cher fils Gilbert, Adieu ma chère fille Mathilde, Adieu mon petit Pierrot.

 

VIVE LA FRANCE

 

***

 

Qui était Jules LESVEN?
 
(un très bon article biographique sur le site du lycée technologique et professionnel brestois, réalisé avec le concours de l'ANACR)
 
Jules LESVEN est né le 25 avril 1904 à Saint-Thégonnec. Orphelin à 4 ans, il est élevé par une tante. En 1929, il épouse Monique Kerrien, née à Plouescat en 1908, couturière. Le couple aura 4 enfants, dont 3 d'entre eux, toujours vivants, résident à Brest ou dans les alentours.
 
Forgeron, Jules Lesven a travaillé à Plouescat, Landivisiau, Plounévez-Lochrist chez un réparateur de machines agricoles. Dès 1929, il est forgeron à l'arsenal de Brest.
Militant syndical - membre du Conseil d'Administration de la CGT (Confédération Générale du Travail) à l'arsenal - et militant politique - il adhère au Parti Communiste en 1935 - il doit faire face à une situation délicate en 1939 lorque le gouvernement Daladier interdit le Parti Communiste. Il participe à sa restructuration clandestine à l'arsenal.
Au sein de son syndicat, il s'oppose aux dirigeants réformistes de la CGT qui sont devenus majoritaires et qui lui demandent de renier son Parti et de condamner la politique de l'Union Soviétique.
Il est alors déchu de son mandat syndical mais s'oppose à cette mesure de déchéance qu'il juge arbitraire, tout comme les ouvriers de l'arsenal.
En novembre 1939, il est coopté au "triangle" de direction de l'organisation communiste clandestine brestoise. Ce triangle est composé de Jeanne Goasguen-Cariou, Eugène Kerbaul et Jules Lesven.
Ce triangle est une unité d'organisation du Parti communiste ; ce mode d'organisation sera ensuite utilisé au sein de la Résistance pour protéger ses membres. Chaque adhérent se situe à une des extrémités d'un triangle et ne connait que les deux autres camarades des deux autres sommets du triangle, ce qui permet d'assurer une certaine sécurité du réseau.
 
En 1940, lors du départ des Anglais, Jules Lesven, avec quelques camarades, récupèrent des armes et des munitions. Le groupe organise des sabotages, dès janvier 1941, sur les chantiers et à l'arsenal. Fin juin 1941, un triangle militaire est mis en place et comprendre Jules LESVEN, Pierre CORRE et Lucien KEROUANTON. Le Triangle militaire a pour but de coordonner l'action des groupes O.S. (Organisation Spéciale de Protection des membres du P.C. distributeurs de tracts et écrivains ruraux et des militants et de leurs familles) de la région brestoise.
Fin 1941, les réserves d'eau distillée destinées à alimenter les batteries des sous-marins allemands sont sabotées à l'arsenal de Brest.
 
Le 27 mars 1942, des sous-stations électriques de l'arsenal sont sabotées.
Fin avril - mai 1942, les groupes O.S. disparaissent : ils sont versés dans les formations de combat mises en place par "Le Front National de lutte pour la libération et l'Indépendance de la France" : ce sont les F.T.P.F (Francs-Tireurs et Partisans Français) pour lesquels compte avant tout l'action directe (propagande, lutte armée, sabotages).
Jules LESVEN devient responsable départemental des "F.T.P." puis interrégional de Bretagne.
 
"Grillés", recherchés par la police française et par les Allemands, les responsables brestois quittent la région de Brest.
Mais les actions continuent : sabotage à la gare de tirage du Mans (09.01.1943) et de la voie ferrée Le Mans - Rennes (26.01.1943), attentats à la bombe à l'arsenal de Brest.

Jules LESVEN, recherché, a quitté l'arsenal de Brest.
Devenu responsable politique de la SARTHE, il est arreté par des policiers français le 7 mars 1943 (jour du 1er anniversaire de son fils Pierre) au domicile d'un chef de train.
Livré au Allemands, torturé, jugé et condamné à mort, il sera fusillé au camp d'AUVOUR (à 15 km du Mans - Commune de CHAMPAGNE), le 1er juin 1943.
Dernière lettre à sa femme de Jules Lesven, résistant communiste brestois fusillé le 1er juin 1943

Dernière lettre à sa femme de Jules Lesven, résistant communiste brestois fusillé le 1er juin 1943

Les lycéens commémorent la mort de Jules Lesven (Ouest-France, 2 juin 2018) - Dernière lettre de Jules Lesven, militant cégétiste et communiste, résistant FTPF, fusillé le 1er juin 1943
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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 06:42
Les Brestois dans la guerre, d'Olivier Polard et Gildas Priol - Une vie de dangers dans une ville en destruction (Fréderique Guiziou, Ouest-France, 12 juin 2018)

Une vie de dangers dans une ville en destruction

 

Ouest-France Brest 12/06/2018 Frédérique GUIZIOU

 

 https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/siege-de-brest-une-vie-de-dangers-dans-une-ville-en-destruction-5818543

  

Le quotidien, héroïque, des Brestois pendant le siège du port stratégique, le journal inédit du résistant Stéphane Massé... Le livre "Les Brestois dans la guerre" mérite un succès populaire. Entretien avec Olivier Polard, historien et Gildas Priol, chercheur, fils et petit-fils de résistants, coauteurs des Brestois dans la guerre.

 

 

 Qu'est-ce qui fait l'intérêt de ce livre d'histoire, consacré aux Brestois pendant la guerre 1939-1945 ?

 Ce livre retrace la vie quotidienne de Brest pendant la période d'occupation, sous les bombardements. Une vie de privations et de dangers dans une ville en destruction. La guerre n'a épargné aucune famille brestoise. Un « bordel » monumental ! Deux mois dans des conditions aussi extrêmes, c'est très long.... Tous les Brestois se retrouveront dans ce livre, Les Brestois dans la guerre, que l'on a voulu populaire et intergénérationnel. Ici, on ressent, toujours, un très vif intérêt pour ce pan si particulier de l'histoire.

 

 

  

 Vous insérez un journal inédit, celui de Stéphane Massé, qui raconte le siège de Brest...

 

Un vrai coup de chance, cette copie du journal de Stéphane Massé, découverte dans les archives de Jean Le Goualc'h, célèbre historien local et cinéaste amateur. On a remonté la piste pour retrouver le document originel, deuxième coup de chance, chez Catherine Massé, la nièce de Stéphane Massé, sa seule descendante. Son journal est un témoignage exceptionnel qui raconte, au jour le jour, la survie dans Brest assiégée, cité et port stratégiques condamnés.

 

 

  

 Qui était Stéphane Massé ?

 Stéphane Massé était membre de l'état-major du mouvement Libé-Nord, le plus ancien et important mouvement de la résistance en zone occupée. Nommé par Mathieu Donnart, chef du service de renseignements pour l'arrondissement de Brest, il faisait partie des 2 500 Brestois restés dans la ville pendant toute la durée du siège des troupes américaines. Son poste d'observation se trouvait au n° 40-42 de la rue Branda, tout en haut de cet immeuble des années 30 épargné de la destruction. Il surveillait les véhicules de la Gestapo, analysait les défenses de l'ennemi, cherchait les emplacements des batteries et des dépôts de carburant.

 

 En quoi son témoignage est-il exceptionnel ?

 Ce ne sont pas les souvenirs d'un vétéran âgé mais le quotidien d'un Brestois engagé : on a l'impression que son récit, palpitant, est tout frais ! À travers ses yeux, on voit les ruines, les cendres, la fumée... On le suit en courant dans des rues connues dévastées pendant que les sirènes retentissent. On ressent son impatience, alors que les Américains ont déjà débarqué en Normandie. On l'écoute maudire le nazi qui balance, ivre, une grenade dans la cave où il se cachait. On l'entend pleurer ses amis, on l'entend applaudir, comme le faisaient alors les Brestois, les avions anglais...

 

 

 Très riche, l'iconographie présente autant de scènes impressionnantes ainsi que de portraits...

Nous avons redécouvert, aux archives, les images du photographe brestois Henri Chalois. Elles livrent une foule de détails : les expressions des Brestois, leurs vêtements, les devantures des magasins... Mettre des visages sur des noms permet d'humaniser plus sûrement l'Histoire, de mieux insérer la petite dans la grande.

  

  

Mercredi 13 juin, à 18 h, librairie Dialogues, à Brest, rencontre avec les auteurs de « Les Brestois dans la guerre » (éditions Dialogues, 29,90 €).

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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 05:25
wénaël Le Paih (SNES FSU Bretagne) et Jean-Marc Clery (FSU Bretagne) dénoncent le manque de transparence de la rectrice. (Photo Philippe Créhange/Le Télégramme)

wénaël Le Paih (SNES FSU Bretagne) et Jean-Marc Clery (FSU Bretagne) dénoncent le manque de transparence de la rectrice. (Photo Philippe Créhange/Le Télégramme)

Alors que les élèves de terminale s’apprêtent à passer le bac, les syndicats d’enseignants s’inquiètent des conséquences du nouveau système sur les élèves.

 

Ressentir du stress avant de passer le baccalauréat n’est pas une nouveauté. Mais si l’on en croit les syndicats d’enseignants, la mise en place du nouveau système de sélection pour l’enseignement supérieur Parcoursup rajoute une bonne couche d’angoisse. « Le processus anxiogène est beaucoup plus long », relève Gwénaël Le Paih, pour le SNES FSU Bretagne. Et cela se ressent en particulier dans la catégorie des élèves n’ayant toujours pas eu un « oui » définitif à l’un des choix précisé dans l’algorithme.

 

25 % des lycéens bretons sans affectation

 

Selon des chiffres compilés par les professeurs, 3 100 élèves, sur les 33 000 concernés par une affectation dans l’académie de Rennes, auraient obtenu un « Oui si ». Et 911 seraient sans aucune proposition d’orientation. « Imaginez dans l’estime de soi quel signal on envoie à ces jeunes », souligne Gwénaël Le Paih. Et si l’on ajoute tous ceux qui sont dans l’attente qu’une place se libère, ce sont environ 8 000 élèves qui sont dans le brouillard aujourd’hui, soit 25 % de l’effectif global de l’académie. « Il y a une pression très forte sur des élèves qui consultent en permanence l’application », confirme Jean-Marc Clery (FSU Bretagne).

 

 

On a introduit une logique de sélection alors qu’elle n’a pas lieu d’être

 

Mais les lycéens ne semblent pas être les seuls dans le brouillard. Leurs professeurs aussi.

 

« L’académie diffuse assez peu d’informations. Cela fait quinze jours que nous l’interrogeons mais Madame la recteur se refuse à nous donner les chiffres. Il y a une volonté de taire l’information. Or on veut un bilan sincère », dénonce Gwénaël Le Paih.

 

Des lettres de motivation pas lues

 

Imaginé pour remplacer le site APB (admission post-bac) jugé trop hasardeux avec son système de tirage au sort, Parcoursup est à ce stade très loin de convaincre les professeurs. « On a introduit une logique de sélection alors qu’elle n’a pas lieu d’être », estiment les représentants syndicaux. Et d’affirmer que les courriers rédigés par les jeunes pour obtenir une fameuse affectation dans l’établissement de leur choix n’ont même pas été lus. « Dans certains établissements, les lettres de motivation n’ont pas été ouvertes car les professeurs manquent de temps ! » Sans compter le peu de valeur pouvant être accordée à des courriers parfois écrits par les parents eux-mêmes, ou des entreprises spécialisées dans l’orientation. « On est tous dans un suraccompagnement du jeune qui est dépossédé de son orientation », juge Gwénaël Le Paih.

En attendant de pouvoir obtenir les vrais chiffres auprès du rectorat, les enseignants alertent surtout les élèves qui n’ont eu que des « non » à leurs demandes : « Qu’ils saisissent la commission académique ! » Car c’est à eux de le faire, pas l’inverse. Or ils ne le savent pas toujours. Aujourd’hui, seuls 130 dossiers seraient instruits par le rectorat.


Le Télégramme, 11 juin 2018

Lire aussi: 

Morlaix. Le stress des lycéens « en attente » sur Parcours Sup (Jennifer Pinel, Ouest-France, 29 mai 2018)

Le Fiasco de Parcours Sup (PCF - 6 juin 2018)

Universités, Parcours-Sup: la sélection faute de moyens, les jeunes méritent mieux ! (PCF)

Parcours sup: le sénateur communiste Pierre Ouzoulias dénonce un "coup d'Etat insupportable" (Public Sénat)

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 05:56
Commémoration drame de LAMPRAT le dimanche 10 juin à 10h30.
 
Un petit rappel sur le drame de LAMPRAT à Plounévézel, nord-ouest de Carhaix:
 
Le 6 juin 1944, les allemands arrivent par surprise dans une ferme à Lamprat en Plounévézel. Ils arrêtent onze jeunes Résistants FFI de moins de 25 ans qui étaient venus se ravitailler. Un des jeunes Résistants tente de s'enfuir (Eugène LEON); il est assassiné sur place. Deux avaient tentés de soustraire aux allemands: Jean MANAC'H et Georges AUFFRET en se cachant dans la cheminée.
Un seul semble avoir été épargné: 'Bob JULET" qui fumait tranquillement auprès des soldats allemands et les renseignait sur l’identité des jeunes maquisards......
 
Les Allemands prennent en camions la route N°164 menant de Carhaix à Loudéac par Rostronen, dans les Côtes-du-Nord, emmenant avec eux 8 patriotes prisonniers.  A fur à mesure de leur déplacement sur cette route tragique, ils pendent en bordure de la chaussée après les avoir atrocement torturés,  les 8 Résistants.
 
- 3 seront pendus à Carhaix: Jean LE DAIN, Georges AUFFRET, Marcel GOADEC                                                                                              .
- 1 sera pendu à le Moustoir: Georges LE NAELOU.
- 1 sera pendu à Paule: Marcel LE GOFF.
- 2 seront pendus à Rostrenen: Marcel BERNARD et Louis Joseph  BRIAND, Place de la République.
- 1 à Saint-Caradec: François L'HOSTIS.
Il y a quelques années la revue "Historia" n° 693 de septembre 2004 avait publié un dossier sur ce drame pour dénigrer la Résistance intérieure. L'ANACR avait dénoncé cette falsification de l'Histoire. Cette revue n'était pas à sa première réécriture de l'Histoire de la Résistance Française.
 
Rendez-vous ce dimanche 10 juin à la Stèle de la Place de la Résistance à Carhaix - 10 h30.
 
Yves MAZO - ANACR

Ouest-France, 29 mai 2014: A Carhaix, le martyre de 9 jeunes résistants

8 juin 1944. Le message « Le chapeau de Napoléon est-il toujours à Perros-Guirec ? » message codé annonçant le soulèvement général, est arrivé en centre-Bretagne. Dans les campagnes et les maquis, c'est l'euphorie. Ce jour-là, sur les coups de midi, dix jeunes résistants FFI débarquent dans la ferme de Youenn Mével au village de Lamprat, en Plounévézel. Youenn Mével, qui exerce également les fonctions de maire de la commune, est absent à ce moment-là. Le petit groupe, qui se retrouve sans chef, celui-ci ayant été blessé la veille lors d'un bombardement anglais visant la ligne ferroviaire à Port-de-Carhaix, sait qu'il trouvera chez les Mével le couvert. Les jeunes gens s'installent à table et déjeunent. La conversation est animée et joyeuse.

Soudain, une patrouille allemande en voiture surgit. Elle vient réquisitionner des charrettes pour transporter du matériel jusqu'à Rennes. Chez les résistants, c'est la panique. Ils tentent de se cacher. En vain. Seul Jean Le Manac'h, 20 ans, réussit à s'agripper aux parois de la grande cheminée. Il sera le seul rescapé du drame qui est en train de se nouer. Ses neuf camarades se retrouvent sous la menace de mitraillettes. Ils sont faits prisonniers et fouillés. Sur Eugène Léon, 24 ans, les Allemands trouvent un chargeur de pistolet. Le jeune homme tente alors de s'enfuir mais il est abattu d'une rafale dans le dos.

Les soldats fouillent méthodiquement la maison. Avant d'y mettre le feu à l'aide de paille et de foin. Le bâtiment, duquel réussit à s'échapper, sans être vu, Jean Le Manac'h, est entièrement détruit sous les yeux de l'épouse et des filles du fermier. « Voyez comme c'est beau ! », leur dit cyniquement un officier, selon l'un des témoignages recueillis par les élèves et les professeurs d'une classe de quatrième du collège Beg-Avel de Carhaix dans un livre publié en 1994, qui traite de la Résistance en centre-Bretagne (Témoignages de résistants).

Périple barbare

Les Allemands, entre-temps, ont appelé du renfort. Les huit jeunes hommes, ainsi que plusieurs autres personnes parmi lesquelles les membres de la famille de Youenn Mével, sont conduits jusqu'au bois de Coat-Penhoat, sur la route de Poullaouen, pour y subir un interrogatoire. Les FFI sont battus. Torturés. Avant d'être entassés, ligotés, dans un camion bâché qui se rend à Rennes.

C'est à ce moment que commence leur insoutenable martyre. Ils seront tous pendus. Jean Le Dain (23 ans), au Moulin-Meur à un poteau téléphonique. Il est 21 h. Puis c'est au tour de Georges Auffret (23 ans), devant le café Harnais, route de Brest, à l'entrée de Carhaix. Marcel Goadec (22 ans) subit le même sort en centre-ville, rue de la Fontaine-Blanche, aujourd'hui rue des Martyrs. Le sinistre convoi poursuit sa route. Vers 23 h, au bourg du Moustoir (Côtes-du-Nord), les tortionnaires exécutent Georges Le Naëlou (22 ans). À La Pie, à mi-chemin entre Carhaix et Rostrenen, c'est au tour de Marcel Le Goff, (22 ans). Dans la nuit, à Rostrenen, les Allemands pendent Marcel Bernard (19 ans) et Louis Briand (18 ans). Il ne reste plus dans ce camion bâché que François L'Hostis (19 ans) qui aura vu mourir tous ses camarades au cours de ce périple barbare. Il subit son dernier supplice à Saint-Caradec, près de Loudéac, alors que le jour vient de se lever.

Chaque année à Lamprat et au Moulin-Meur, un hommage est rendu à ces jeunes hommes. À Carhaix, chacun d'entre eux a une rue à son nom.

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 18:41
MOBILISATION SNCF – ACTE 2 : A TRAVERS LA LOI, CIBLONS LES ORDONNANCES. Communiqué des Organisations Syndicales Régionales Cheminotes CGT-CFDT-UNSA Ferroviaire-SUD Rail

Communiqué des Organisations Syndicales Régionales Cheminotes CGT-CFDT-UNSA Ferroviaire-SUD Rail

MOBILISATION – ACTE 2 : A TRAVERS LA LOI, CIBLONS LES ORDONNANCES.

Le pacte ferroviaire ne sera pas écrit dans la loi mais concrètement dans les ordonnances du gouvernement qui vont suivre. Rien n’est donc gagné par le gouvernement avec le vote formel de cette loi qui vise à lui donner toute latitude pour déterminer l’avenir du service public ferroviaire, de la SNCF et des conditions sociales des cheminots dans les semaines à venir. Le rapport de force créé par les cheminots les a obligés à apporter quelques débuts de réponses bien que largement insuffisantes. Alors que la direction SNCF voulait limiter l’incessibilité à la seule holding, l’action des cheminots a contraint le gouvernement à inscrire dans les textes l’incessibilité des titres détenus par l’Etat des trois futures Sociétés Anonymes. Pour autant, à ce jour, incessible ne veut pas dire unifiée puisqu’une indépendance de ces sociétés leur autorise à négocier des accords de façon différenciée (en matière salariale, d’organisation du travail, …). Cette autonomie décisionnelle maintient le droit de création de filiales et le risque de filialisation confirmé par les annonces concernant Gares & Connexions et le Fret.

Ainsi, la réforme du gouvernement que soutient le Président Pépy menace largement les cheminot-e-s. Cela confirme que toutes les annonces concernant le maintien du statut ne sont qu’une œuvre de communication.

Le projet de loi affirme les volontés de privatisation et de fin du statut par les travaux sans surprise d’un Sénat qui a adopté le pacte ferroviaire gouvernemental. La lutte des cheminots et leur mobilisation toujours aussi forte et visible commence à être entendu mais nous sommes encore très loin du compte. Pour exemple, le principe du volontariat est étendu à la région, les allocations sont intégrées dans la garantie de rémunération pour un 1er transfert, ou le/la cheminot-e transféré-e dispose d’un droit de retour à la SNCF dans les 3 à 8 ans qui suivent le transfert. Cela ne sera possible que s’il y a un poste vacant.

Entre le retour d’un cheminot à statut et un recrutement de droits privés inscrit dans la loi, nous pouvons facilement comprendre quel serait le choix de la SNCF, privilégiant les stratégies de dumping social liées à la concurrence. Dans les régions, la voix des cheminots se fait aussi entendre comme en Bourgogne-Franche Comté où le Conseil régional recule sur les deux expérimentations programmées. Pour autant, sur notre région, la direction de la SNCF se démarque de la volonté politique régionale réaffirmée par les nombreuses signatures de la tribune unitaire pour le Service Public. Ignorant la lutte des cheminot-e-s à la SNCF, les dossiers de réorganisations tombent à torrent sur les ordres du jour du CE avec 5 nouveaux dossiers de réorganisation, soit 18 depuis le 1er janvier pour une quarantaine de suppressions d’emplois pour Mobilité Bretagne.

Cela confirme que la direction n’a pas pris en compte la colère des cheminots qui refusent de mettre en place toutes les organisations de travail qui préparent le transfert des compétences de service public des cheminot-e-s vers le champ de la rentabilité financière. La vente, le contrôle à bord, la sécurité des circulations, l’extension des périmètres d’établissements sont l’image régional du dépeçage que veut organiser la Direction. Les cheminot-e-s de la Région Bretagne :

- Ont à 94% par le VOT’ACTION exprimé que le Pacte Ferroviaire veut casser notre Statut et l’entreprise publique SNCF,

- Démontrent chaque fois que nécessaire leur mobilisation pour défendre le service public, comme pour le remettre en route après les intempéries de ces derniers jours.

L’intersyndicale régionale a lancé une Tribune pour une autre réforme du ferroviaire signée par de nombreux élus locaux mais largement boycottée par les médias.

Il faut continuer de la diffuser pour que le gouvernement entende cette autre voix, comme il faut maintenir la pression d’un mouvement entamé le 2 avril qui commence à peser sur les annonces d’un gouvernement, responsable du conflit et de ces conséquences économiques et sociales. Comme le 14 mai, « une journée sans cheminot » le 12 juin prochain sera un nouveau temps fort pour réaffirmer que les cheminot-e-s « n’ont rien volé » et ne sont responsables ni de la dette, ni des dysfonctionnements du service public.

Les Organisations Syndicales Cheminotes CGT, CFDT, UNSA FERROVIAIRE et SUD RAIL appellent les cheminots et cheminotes à participer aux piquets de grève, aux Assemblées Générales et aux actions organisées au cours de la prochaine séquence de grève qui débutera le mercredi 6 juin à 20h et à se préparer aux mobilisations des 12 et 13 juin prochains, en déposant massivement des D2I dès aujourd’hui.

Rennes, le 06 juin 2018

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