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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 11:58
Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens (Ouest-France Carhaix, Anaëlle Berre, 22 janvier 2020)
Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens

Dans le cadre de la projection du film Pour Sama, le Grand Bleu invite l’autrice et journaliste Maha Hassan, originaire de Syrie, installée en France depuis 2004, pour un échange avec les spectateurs.

Ce jeudi, le cinéma le Grand Bleu projette, en partenariat avec Amnesty international, le film Pour Sama, de Waad Al-Kateab. Un film qui sera suivi d’un échange avec la journaliste et romancière Maha Hassan. Kurdo-Syrienne, l’autrice est arrivée en France, comme réfugiée politique d’abord, en 2004. Aujourd’hui Française, habitante de Morlaix, elle n’a de cesse de porter la voix du peuple syrien.

L’exil

Elle parle de l’exil, d’abord. «La souffrance» de tout quitter, de se « sentir comme un vagabond, sans avoir vraiment de pays. On n’est nulle part ». C’était d’ailleurs le thème du premier roman qu’elle a écrit en France, Cordon ombilical. La France c’est aussi le pays qui lui a donné « la liberté, le courage et la confiance de publier librement, ce que je ne pouvais pas faire en Syrie ».

L’intégration

Et puis Maha Hassan parle aussi de l’intégration, « un pacte qui doit se faire des deux côtés, rappelle-t-elle. En France, je me suis rendu compte qu’être Française sur le papier ne donne pas forcément le droit de se sentir l’égale au regard des autres… »

La guerre en Syrie

Sa parole, ses mots, elle les utilise aussi pour parler de la guerre. La guerre en Syrie. « En France, on voit encore Bachar Al-Assad comme un défenseur de la laïcité, mais c’est faux. Cette guerre, c’est une guerre contre le peuple syrien, et le peuple syrien, on ne l’entend pas ».

Pour Sama

Elle interviendra ce jeudi à Carhaix, au cinéma, après la projection du film Pour Sama. Une œuvre réalisée par Waad Al-Kateab, femme et journaliste syrienne. Elle a filmé le quotidien de la vie à Alep, pendant la guerre, avec en toile de fond ce questionnement qui tiraille : faut-il partir ? « C’est une voix honnête qu’elle porte, et qu’il faut entendre. Un petit exemple qui montre ce qu’est la vie pendant la guerre en Syrie. Qui rappelle que quand on part, ce n’est pas par plaisir », détaille Maha Hassan.

Ce jeudi 23 janvier, à 20 h, au cinéma le Grand Bleu.

Carhaix. Maha Hassan vient porter la voix des Syriens (Ouest-France Carhaix, Anaëlle Berre, 22 janvier 2020)
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 08:43

Lettre du personnel du lycée Pierre Guéguin de CONCARNEAU

Nous, personnels du lycée Pierre Guéguin de CONCARNEAU avons été choqués par l’interpellation violente d’un de nos élèves jeudi en début d’après-midi en marge de la manifestation du centre commercial Géant à Quimper. Notre élève mineur a été violemment interpellé par la police avec un de ses camarades d’un lycée Quimpérois. Notre élève expliquera qu’ils ont été plaqués au sol, menottés et amenés au commissariat dans un véhicule de police qui a traversé les rues de Quimper sirène hurlante à une vitesse de 130 kms heure. Son camarade quimpérois a été blessé à la main pendant l’interpellation et il n’a pu consulter un médecin que le soir. L’examen médical établira une luxation de la main. Arrivés au commissariat de Quimper, ces deux jeunes mineurs ont été placés en garde à vue et mis en cellule jusqu’à ce que leurs parents aient l’autorisation de venir les récupérer le soir. Notre élève nous a raconté que les policiers les avaient insultés et méprisés : « j’ai envie de vomir quand je vois vos têtes » leur a-t-on dit. Notre élève est un élève sérieux, investi dans sa scolarité, respectueux de l’adulte et de l’autorité mais qui a sans doute le tort d’être engagé et de dire clairement depuis quelques semaines maintenant son opposition à la réforme des retraites. 

Il a été choqué, traumatisé par cet incident et est convoqué au tribunal le 19 février prochain. 

Nous, personnels du lycée, appelons à soutenir ces 2 jeunes et à s’opposer à ces formes d’intimidation qui sont malheureusement trop fréquentes actuellement. Nous déplorons cet incident qui va à l’encontre des valeurs de respect, de tolérance et de solidarité que nous tentons quotidiennement de transmettre à nos élèves.  

Lire aussi : Quimper. Interpellés durant la manifestation, les deux lycéens convoqués devant la justice

(Lu sur le blog Le Homard Enchaîné)

Ouest-France
Lycéens interpellés à Quimper : un collectif d’étudiants condamne des « arrestations politiques »

Publié le 20/01/2020 11h15

Jeudi 16 janvier 2020, deux jeunes hommes, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites, alors qu’ils bloquaient l’entrée au centre commercial Géant de Quimper. Un groupe, se présentant comme le « collectif des lycéens de Quimper et Concarneau », dit condamner « ces arrestations politiques ».

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient manifesté entre le siège finistérien du Medef à Quimper et le centre commercial Géant.

 

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient manifesté entre le siège finistérien du Medef à Quimper et le centre commercial Géant. | OUEST-FRANCE

Jeudi 16 janvier 2020. À Quimper (Finistère), zone de Creac’h-Gwen, 600 manifestants défilent contre la réforme des retraites. Partis du siège du Medef, ils rejoignent le centre commercial Géant, où ils terminent leur mouvement en bloquant les accès au site.

En toute fin de matinée, deux jeunes gens, âgés de 15 et 17 ans, sont interpellés par la police. Ce qu’on leur reproche : participation à une manifestation non déclarée et entrave à la circulation. Après plusieurs heures de garde à vue, les deux adolescents ont été remis en liberté, mais seront convoqués en février devant le délégué du procureur.

Ce lundi 20 janvier, un groupe se présentant comme le collectif des lycéens de Quimper et Concarneau, dénoncent ces deux interpellations. « Comme d’habitude, la manifestation était pacifique et se passait dans le calme jusqu’à l’intervention des forces de police », estiment les auteurs du communiqué.

« Le collectif condamne fermement ces arrestations politiques visant à décourager les lycéens de se mobiliser pour leur avenir », conclut le groupe.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/lyceens-interpelles-quimper-un-collectif-d-etudiants-condamne-des-arrestations-politiques-6698162

Ouest-France
Quimper. Interpellés durant la manifestation, les deux lycéens convoqués devant la justice

Publié le 17/01/2020

Les deux lycéens, interpellés jeudi 16 janvier 2020 en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère), ont été remis en liberté. Ils seront convoqués devant le délégué du procureur en février.

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient bloqué les entrées au centre commercial Géant, à Quimper (Finistère).

 

Jeudi 16 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient bloqué les entrées au centre commercial Géant, à Quimper (Finistère). | OUEST-FRANCE

Deux lycéens, âgés de 15 et 17 ans, avaient été interpellés jeudi 16 janvier 2020, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites à Quimper (Finistère), qui avait rassemblé 600 personnes. À l’issue de la matinée de contestation, les grévistes avaient décidé de bloquer les accès au centre commercial Géant. Les deux jeunes gens avaient été interpellés pour entrave à la circulation et participation à une manifestation non déclarée.

Placés en garde à vue, les deux mineurs avaient été remis en liberté, jeudi, en fin de journée. Ils sont convoqués, courant février, devant le délégué du procureur de Quimper.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-interpelles-durant-la-manifestation-jeudi-les-deux-lyceens-convoques-devant-la-justice-6694756

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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 07:19
L’homme du jour. Vincenzo Vecchi - Thomas Lemahieu, L'Humanité, 22 janvier 2020
L’homme du jour. Vincenzo Vecchi
Mercredi, 22 Janvier, 2020

Nos libertés en danger

 

Contre son gré, Vincenzo Vecchi est devenu un symbole. Arrêté en août 2019 à Rochefort-en-Terre (Morbihan), où il vivait paisiblement depuis des années, emprisonné, puis libéré en novembre après que la cour d’appel de Rennes a cassé deux mandats d’arrêt européens pris par l’Italie, cet ex-militant anticapitaliste, condamné à plus de douze ans de prison pour des exactions non établies, à Gênes en 2001 et à Milan en 2006, sur la base d’incriminations d’inspiration fasciste, demeure menacé d’extradition. À la demande du parquet, la Cour de cassation a défait le jugement à Rennes et délocalisé, sans date connue à ce stade, l’affaire à Angers. Hier après-midi, à l’invitation du député communiste Pierre Dharréville et en présence de ses collègues Stéphane Peu (PCF), Paul Molac (Libertés et Territoires), Danièle Obono et François Ruffin (LFI), son formidable comité de soutien a tenu une conférence de presse à l’Assemblée nationale pour défendre les principes d’une justice équitable, indépendante, la défense des droits et libertés individuelles. Ce n’est que le début, le combat continue.

Thomas Lemahieu
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22 janvier 2020 3 22 /01 /janvier /2020 06:50
Peinture. Une œuvre hantée par la guerre et la torture
Mardi, 21 Janvier, 2020

Disparu l’été dernier, Vladimir Velickovic, né en Yougoslavie et médaillé à Paris dès 1965, a vécu les atrocités nazies puis la fin de son pays. Exposition à Landerneau d’un maître du paroxysme.

 

Landerneau (Finistère), envoyé spécial.

On commence ou presque par un Paysage aux oiseaux morts de modestes dimensions, peint en 1962. Un paysage désolé et nu, tout de noir et de gris. On termine avec une toile de cinq mètres par deux mètres cinquante. Deux piquets et des barbelés devant les sombres nuages de fumée d’incendies que l’on devine. Des oiseaux noirs. C’est une toile de 2019 intitulée Danger. Dans cette même dernière salle de l’exposition du Fonds Hélène-et-Édouard-Leclerc de Landerneau sont accrochées trois autres toiles de semblables dimensions, réalisées au cours des quinze dernières années. Elles renvoient avec des feux dans les lointains, sous de grands ciels de cendres, à des incendies, des bombardements, des villages rasés que l’on devine.

Plus de cinquante ans de peinture depuis que Vladimir Velickovic, né à Belgrade en 1935, est remarqué à la Biennale de Paris par le critique d’art Georges Boudaille. Ce dernier attire encore l’attention sur le jeune peintre, dans les Lettres françaises, quand il obtient sa première exposition personnelle, rue du Dragon. Il l’avait déjà repéré deux ans avant, dans son pays. Il peignait déjà « des corps torturés, empalés, martyrisés qui témoignaient des souffrances de ses compatriotes lors de la dernière guerre, alors qu’il n’était qu’un enfant ». Un début de reconnaissance internationale va suivre avec quelques articles au même moment dans la presse américaine.

Il est l’un des rares artistes reconnus en France aussi bien qu’à l’Est

En 1970, le conservateur très éclairé Pierre Gaudibert lui consacre une première grande expo au musée d’Art moderne de la ville de Paris. En 1972, il représente la Yougoslavie à la Biennale de Venise. On le rattache au courant de la figuration narrative. À Paris, il travaille dans l’atelier d’Antonio Segui avec Gérard Titus-Carmel, repéré lui aussi dans les Lettres françaises. Velickovic est alors l’un des rares artistes reconnus en France aussi bien qu’à l’Est où il n’a jamais obéi en quoi que ce soit au réalisme socialiste. Dès cette période, il va exposer dans de nombreuses villes du monde.

Les terribles exactions des nazis contre les partisans et la population vont le marquer à jamais. Mais c’est au Louvre qu’avec son père il découvre la peinture devant la célèbre Pietà d’Avignon d’Enguerrand Quarton avec le corps pantelant du Christ mort sur les genoux de la Vierge, un bras pendant. Le peintre est athée et le restera toujours. Mais il comprend à quel point la figure du Christ dans l’imaginaire occidental exprime le tragique de la condition humaine. Il est donné au monde pour y vivre la souffrance et en être repris. C’est à cette figure que le peintre va s’attacher dans une série d’une puissance expressive que l’on ne connaît nulle part ailleurs, autour du Retable d’Issenheim exposé au musée de Colmar et de son auteur Matthias Grünewald. Le Christ du retable témoigne d’une rupture fondamentale en cours dans la représentation de la crucifixion. Ce n’est plus la sérénité de celui qui va rejoindre son père qui est représentée, mais la souffrance de celui qui meurt en ayant éprouvé jusqu’au bout l’humaine condition.

La puissance expressive du peintre vient au premier plan

Velickovic, dans une série de toiles de grandes dimensions, va décliner la passion en motifs tragiques avec le corps du supplicié, des ciels d’un gris profond, de sombres oiseaux prêts à becqueter les chairs. On pense à Prométhée, à la Ballade des pendus de Villon « pies, corbeaux nous ont les yeux cavés »… Mais on le comprend. Le peintre ne nous raconte pas des histoires. Il peint cette série dans les années 2000. Dans les vingt années qui précèdent, son pays a disparu, s’est déchiré dans des affrontements ethniques absurdes et parfois fratricides, avec des déchaînements inouïs de haine et de violence entre celles et ceux qui vivaient jusqu’alors en paix. Velickovic, pour reprendre les mots de Picasso ou ceux de Malraux à propos de Goya, n’est pas un peintre décorateur d’appartements, mais un artiste qui crie.

Il n’en est pas moins utile de préciser, tant sa puissance expressive vient au premier plan, qu’elle ne pourrait avoir cette force si ses moyens plastiques n’étaient pas au plus haut niveau. C’est un dessinateur hors pair, on le voit dès ses débuts ( Animal, 1962), c’est un coloriste exceptionnel quand bien même il a concentré sa palette sur les gris, les rouges, des touches de jaune. Il en joue en virtuose ( Lieu. Figure XXII, 1986).

Il faut saluer ici cette exposition pour ce qu’elle nous donne et pour ce qu’elle signifie. Il y eut une période où il était de bon ton de faire la moue devant les artistes de ces années et particulièrement ceux de la figuration narrative. Peut-être parce qu’à leur manière ils exprimaient un rejet de l’ordre ou plutôt du désordre du monde.

Jusqu’au 26 avril. Catalogue, 220 pages, 41 euros.
Maurice Ulrich
Le peintre serbe Vladimir Velickovic aux Capucins à Landerneau: une oeuvre hantée par la guerre et la torture (Maurice Ulrich, L'Humanité, 21 janvier 2020)
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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 18:06
 Photo Le Télégramme Quimper, 18 janvier 2020

Photo Le Télégramme Quimper, 18 janvier 2020

Le Cian 29, Collectif pour l’interdiction des armes nucléaires dans le Finistère et qui rassemble une quinzaine d’associations et organisations syndicales et politiques, a organisé ce samedi matin une marche pacifiste dans les rues du centre-ville de Quimper. Le cortège, composé d’une trentaine de personnes, a défilé derrière une fausse bombe nucléaire.

Cette arme que les militants dénoncent et veulent voir disparaître. « Avec le prolongement de la surenchère entre les États-Unis et l’Iran, on s’est demandé si cela n’allait pas déclencher une guerre nucléaire, assure Roland de Penanros, de l’Université européenne de la paix. Ce rassemblement, c’est pour dire non à la surenchère. Il faut désarmer cette région, en faire une zone d’exclusion du nucléaire, comme en Arctique ou en Amérique du Sud. Le but est de faire pression sur le gouvernement français pour qu’il signe le traité d’interdiction des armes nucléaires, que la France n’a toujours pas signé, contrairement à 122 États ».

Dans le sillage Paris, qui est devenue en mai la première ville française à souscrire à ce désengagement, les militants souhaiteraient que les villes bretonnes suivent ce mouvement. « Après tout, les maires sont les premiers responsables de la sécurité de leurs citoyens, il est normal qu’ils s’engagent, reprend le représentant du Cian 29. Berrien est la première commune bretonne à avoir dit non aux armes nucléaires ».

 

Un courrier aux listes candidates

Le collectif va adresser un courrier aux listes candidates aux élections municipales dans une quinzaine de villes finistériennes (Quimper, Brest, Concarneau, Douarnenez…), leur demandant de s’engager sur ce dossier en cas d’élection. « La concentration à l’île Longue de l’essentiel de notre force nucléaire fait des villes du département les premières victimes potentielles en cas d’attaque nucléaire », estime Yvonne Rainero (PC).

 Photo Le Télégramme Quimper, 18 janvier 2020

Photo Le Télégramme Quimper, 18 janvier 2020

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 07:00
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)
Une photo prise au milieu de la foule sur le stade de Carhaix en 1945, près de l'emplacement actuelle des "Vieilles Charrues". Cette photo appartient à la collection privée de Jean-Claude Cariou. Au dos, on y trouve un tampon du service du ministère de l'Air. De gauche à droite, on peut voir avançant au milieu de la foule un officier de l'armée de l'air, Charles Tillon, Alain Cariou, résistant communiste, vice-président du Comité Départemental de Libération, chargé de l'épuration des fonctionnaires, permanent du PCF jusqu'en 1947 avant de reprendre ses fonctions d'instituteur, Gaby Paul, député PCF de Brest, membre du Comité Départemental de Libération, un élu (le maire de Carhaix), et sans doute le secrétaire de Charles Tillon et un membre du cabinet (légende Jean-Claude Cariou)

Une photo prise au milieu de la foule sur le stade de Carhaix en 1945, près de l'emplacement actuelle des "Vieilles Charrues". Cette photo appartient à la collection privée de Jean-Claude Cariou. Au dos, on y trouve un tampon du service du ministère de l'Air. De gauche à droite, on peut voir avançant au milieu de la foule un officier de l'armée de l'air, Charles Tillon, Alain Cariou, résistant communiste, vice-président du Comité Départemental de Libération, chargé de l'épuration des fonctionnaires, permanent du PCF jusqu'en 1947 avant de reprendre ses fonctions d'instituteur, Gaby Paul, député PCF de Brest, membre du Comité Départemental de Libération, un élu (le maire de Carhaix), et sans doute le secrétaire de Charles Tillon et un membre du cabinet (légende Jean-Claude Cariou)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

17/ Alain Cariou (1915-1998)

Alain Cariou est le père de nos camarades Jean-Claude Cariou, militant du PCF et de l'ANACR, et Alain Cariou de Plougonvelin, élu municipal pendant 3 mandats (adjoint au maire de 2008 à 2014) et membre du PCF depuis 54 ans. 

Son père Alain alla travailler comme terrassier à Paris sur les chantiers du métro après son mariage à Plogonnec. Sa mère fut concierge à Paris. Après la guerre 14-18 dont il sort indemne, le père d'Alain Cariou vint avec ses indemnités s'acheter une petite ferme à Plogonnec près de Quimper, avec de la polyculture, 5 vaches, 4 cochons, des poules et des lapins. Sa femme, avec leur seul cheval, allait vendre leur lait, leur beurre et surtout leurs œufs une fois par semaine au marché de Quimper, à 9 km.

Alain Cariou est né à Plogonnec, entre Quimper et Locronan, le 9 avril 1915.

Les enfants de la famille devinrent instituteurs, Alain et sa sœur.

Élève de l’école primaire supérieure de Quimperlé de 1927 à 1932, entra à l’École normale d’instituteurs de Quimper en 1932 et obtint le brevet supérieur en 1935.

Il adhère au PCF en juillet 1938 durant son service militaire. Grièvement blessé en service commandé, il est réformé et ne sera pas mobilisé en 1939.

Après avoir enseigné comme intérimaire à partir de février 1939 à Audierne, puis un trimestre à Esquibien (octobre 1939-décembre 1940), il dirigea l’école de garçons de Goulien de janvier 1941 à la fin de l’année scolaire 1945-1946.

Il arrive à un contact avec les résistants clandestins du Parti communiste en octobre 1941 dans la région d'Audierne Pont-Croix et entre au Front National. Versé plus tard aux FTP, il participe à diverses opérations menées par leurs groupes de combats.

Des connaissances de la résistance d'Alain Cariou vont participer à cacher un groupe de résistants transportés depuis Concarneau à destination de l'Angleterre et dont le bateau s'était échoué sur la côte près du port de Bestrée: et parmi eux Pierre Brossolette. Guillaume Le Brun, cafetier et résistant de Plogoff, Aimé Kerisit de Goulien et d'autres sont venus leur prêter secours.

En septembre 1943, il organise le départ de patriotes pour le maquis de Scaër, il crée le groupe de résistants de Goulien qui deviendra l'ossature de la Compagnie "Catroux" forte de 103 hommes en juillet 1944. En 1944, les Allemands occupent une partie de l'école de Goulien.

Il assure le transport d'armes anglaises venant de l'île de Sein à la baie des Trépassés.  Stockées dans le jardin de l'école de Goulien, ces armes seront reparties dans les unités combattantes. En septembre 1944, Alain Cariou prend part aux combats pour la Libération du Cap-Sizun (Audierne - Lesven). Il est alors lieutenant FFI. Il représente le PCF au Comité Départemental de Libération, émanation du C.N.L, dont il deviendra vice-président. Alain Cariou, nommé par le préfet en tant que résistant communiste au C.N.L, y siégera pendant deux ans, pendant lesquels il n'enseigna pas. Quand il reprendra son métier, Alain Cariou remplacera d'abord M Dargorn, en soins au sanatorium de Sainte Feyre dans La Creuse, à l'école publique de Ploëven.

Son épouse depuis août 1939, institutrice elle aussi, Marie-Anne Cariou, née Le Roy, née le 24 février 1915 à Ploëven, au sud de Plomodiern sur la baie de Douarnenez a participé à ses activités de résistance et on la retrouve en 1945 au bureau de l'Union des Femmes Françaises à Quimper et déléguée au congrès national de l'U.F.F (Union des Femmes Françaises, une organisation de rassemblement créée par le PCF).

Marie-Anne Cariou participait à la réception des armes qui devaient être larguées par des aviateurs pendant les temps de la Libération sur des terrains que Alain Cariou se fait prêter par des cultivateurs.

Démobilisé, Alain Cariou est appelé à la direction fédérale du PCF à Quimper. Désigné comme secrétaire à la propagande de la fédération du Parti communiste français à la Libération, il suivit l’école centrale au début de 1946 et fut réélu secrétaire fédéral lors de la IXe conférence fédérale (10-11 août 1946). Permanent d’octobre 1946, il quitta cette responsabilité dans le courant 1947 et fut remplacé par Marie Lambert.

Il est élu délégué au congrès national de Strasbourg en 1947, avec Daniel Trellu , Gabriel Paul ,Pierre Le Rose, Marie Lambert. 
Dans ses souvenirs (1920-1980, 60 ans de vie militante dans le Finistère, Jean Nédélec), Jean Nédélec dressa un portrait chaleureux d’Alain Cariou qui l’avait fait adhérer au PCF dans l'école de Collorec:

"C’était un formidable débatteur, alliant le breton au français".

Il décrit en particulier la contradiction que Cariou porta à un député de droite, Monteil, député MRP, professeur de lettres à Quimper, lors d’une réunion électorale à Plouyé. Alain Cariou monta sur scène et se mit à interpeller, avec humour, la salle en breton. Monteil, à son grand dam, n’y comprenait rien et ne savait plus quoi dire. Il se retira assez honteusement, laissant la place au communiste Alain Cariou."

Il s'occupe de la propagande, des questions paysannes, et parcourt le département en prenant la parole en français et en breton.
Jean Nedelec ajoutait « Je dois dire combien Alain Cariou m’a ouvert d’horizons, lors d’une École fédérale qu’il dirigeait à Tal-Ar-Groas en Crozon, dans les années 1950.

Marie-Anne Cariou, sa femme, raconte en 2005 les activités de son mari Alain Cariou à cette époque où il est permanent du PCF à Brest: 

"Le Parti communiste occupait une baraque près de la place de la Liberté à Brest et possédait une petite camionnette blanche que mon mari utilisait pour son travail de "permanent". Il sillonnait toutes les routes du Finistère. Parfois, Jean-Claude (leur fils) et moi l'accompagnions. J'ai assisté à des situations cocasses.

Un jour du côté de Plouguerneau, dans le Léon profond, il avait trouvé un local pour tenir sa réunion. Il commençait à parler. Soudain, entre un individu et à sa suite une douzaine de personnes chahutant pour empêcher Alain de parler. Mais, mon mari reconnaît un des perturbateurs, et goguenard, l'apostrophe: "Mais dis donc, je te connais... ! Nous avons été ensemble sur les bancs de l'école publique de Plogonnec... Tu es un fils Lozachmeur. Tu es curé!". L'assaut a été stoppé net. Plus un perturbateur ne bronchait. Et mon mari de continuer dans un silence impressionnant: "Tu ne te souviens pas de moi?... Tu te rappelles quand même qu'un jour tu as pissé dans ton encrier!...? " Et toute l'assemblée de rire et les gros bras de repartir calmés. Mon mari a pu reprendre le fil de ses idées. Ces gens du Léon étaient vraiment très durs.

Un autre fois, c'était à Plabennec... A l'époque, il n'y avait pas d'école publique, pas de préau. Qu'à cela ne tienne! Le parvis de l'église à la sortie de la messe ferait l'affaire... A peine a t-il prononcé quelques phrases que les cloches se sont mises à carillonner à toute volée... C'était fini. Il pouvait rebrousser chemin".     


En 1954, à Plogoff, Cariou, qui n’était plus membre du comité fédéral, participait à l’activité communiste.
Au conseil d’administration du Comité d’action laïque du Finistère, le 9 décembre 1948, lors de l’élection du bureau, Jean Le Pemp, secrétaire général sortant, proposa de reconduire le bureau précédent. Alain Cariou prit la parole : « Mon cher Le Pemp, tu as beaucoup de responsabilités dans le mouvement laïque, au CAL, aux parents d’élèves, au SNI... c’est pourquoi je suis candidat au poste de secrétaire général du Comité d’Action Laïque. » Étonnement de Le Pemp qui ne s’attendait certes pas à cette candidature. Force fut de mettre aux voix cette demande d’Alain Cariou. Vote à mains levées et résultat : Même nombre de voix pour chaque candidat. Le Pemp ayant remarqué qu’un membre du conseil d’administration n’avait pas pris part au vote, l’interpella. Il s’agissait de Francis Madec, Secrétaire Général de la Fédération des Œuvres Laïques depuis 1930, date de la naissance de cette fédération. Pressé de prendre une décision, Francis Madec déclara : « Je vote pour Alain Cariou. » Cette élection témoignait des progrès rapides des communistes dans les milieux de l’enseignement primaire du Finistère.

Comme instituteur, Alain Cariou milite au sein du SNI et du Comité d'Action Laïque du Finistère dont il assumera le secrétariat. Directeur du cours complémentaire à Plogoff puis muté sur sa demande à Brest où il enseignera successivement au lycée technique et au collège de Kérichen, pendant que sa femme Marie-Anne est en poste dans les écoles primaires de Vauban, Proud'hon, et Kerichen, après ses expériences d'institutrice à Plonevez Porzay et Plogoff.

Alain Cariou fut à Brest trésorier de cellule du PCF, pratiquement jusqu'à sa mort , des cellules qui n'existent plus maintenant, Jean-Jaurès au centre ville (1955/60) puis Julian-Grimau (1960 /1998)  dans le quartier Kérichen/Kérinou après leur déménagement. Et il faisait toutes les campagnes électorales, en étant aussi présent pour le Parti communiste comme scrutateur.

Alain Cariou est mort à trois semaines d'intervalle avec son ami Daniel Trellu en 1998.

Sources:

-Eugène Kerbaul, 1485 militants du Finistère (1918-1945) - Dictionnaire biographique de militants ouvriers du Finistère élargi à des combattants de mouvements populaires de la Résistance

- http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article18685, notice CARIOU Alain [CARIOU Jean, Alain] par Jacques Girault, Claude Pennetier, Jocelyne Prézeau, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 8 décembre 2018.

- archives de la famille Cariou transmises par Jean-Claude Cariou

 

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 20:51
Au coeur de la haine - Thomas Portes, camarade du PCF et de la CGT Cheminots en lutte contre l'extrême-droite invité du Forum Social Brestois le 8 février
Thomas Portes sera présent Samedi 8 Février au Forum Social Brestois
C'est un camarade du PCF et de la CGT Cheminots qui affronte l'extrême-droite radicale dans son combat antiraciste et antifasciste. Les Identitaires lui ont intenté un procès.
Il interviendra l’après-midi à partir de 13h30 sur le premier débat.
Il est l'auteur d'un livre " Au cœur de la haine" sur son combat contre l'extrême-droite.
 

Au cœur de la haine

https://www.editions-arcane17.net

Lorsque Thomas Portes, visage des mobilisations cheminotes du printemps 2018, se voit assigné en justice par Génération identitaire, suite à un tweet dénonçant l’opération anti-migrants du col de l’Échelle, il reste abasourdi. « Ce n’est pas moi mais eux qui devraient être poursuivis pour appel à la haine ! »

Passées la stupéfaction et la colère, le jeune syndicaliste décide de riposter en préparant son procès « dans l’action ». Quel meilleur moyen que l’écriture pour le faire ? Pendant près d’un an, il va aller à la rencontre d’acteurs de terrain, qui comme lui, ont décidé de résister à la peste brune.
Au cœur de la haine est le récit de leurs conversations. « Ces pages livrent un regard sans concessions sur la France d’aujourd’hui ; mon regard. Elles offrent également des éléments d’analyse sur la situation et proposent des solutions... »

« Le constat peut paraître sombre, mais il n’est en rien pessimiste. » Au fil des étapes du récit, Hénin-Beaumont, Hayange, Le Mans, Nice ou Lyon, l’Europe, on comprend mieux comment l’extrême droite construit son rayonnement et accroît son influence. On trouve aussi dans l’engagement des acteurs de terrain, la possibilité d’œuvrer. à une autre vision du monde et des rapports sociaux.

Sortie nationale le 14 janvier. Disponible en précommande sur le site à partir du 6 janvier.

13.00€


 

Au coeur de la haine - Thomas Portes, camarade du PCF et de la CGT Cheminots en lutte contre l'extrême-droite invité du Forum Social Brestois le 8 février

Cheminot, syndicaliste et jeune dirigeant politique du Tarn et Garonne Thomas Portes est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris
sur requête de l'association «Génération Identitaire»

http://ldh49.over-blog.org/2018/08/soutenons-thomas-portes-assigne-en-justice-par-generation-identitaire.html

 

Samedi 21 et dimanche 22 avril 2018, entre 80 et 100 militants du groupe Génération identitaire se sont rendus au col de l’Echelle, dans les Hautes-Alpes, pour déployer des banderoles dans le but de «tenir » la frontière franco-italienne et démontrer ainsi leur hostilité à l’arrivée de migrants sur le sol français. Ce groupe déjà connu des militants des droits de l’homme a été l’un des organisateurs d’une expédition entravant le sauvetage des migrants en mer Méditerranée par les ONG au cours de l’été 2017. Les principaux dirigeants identitaires européens avaient alors affrété le navire C-Star contre les associations humanitaires venant en aide aux réfugiés.

 Au regard de telles initiatives dénotant clairement le mépris dont font preuve ces militants d’extrême droite face à des femmes, enfants et hommes ayant quitté leur pays souvent au péril leur vie afin de fuir les guerres, les persécutions, la misère, le réchauffement climatique, Thomas Portes, dans un juste et légitime accès de colère et de dégoût face à ces comportements fascisants, a réagi sur un réseau social par un tweet lors de cette opération dans les Alpes du Sud. Il y dénonçait les pratiques d'un groupuscule qu’il assimilait à celles d’une sombre période de notre histoire.

 Les militants de Génération identitaire se sont reconnus dans les propos du tweet dans lequel ils n’étaient pourtant pas nommés. En effet consécutivement à ce tweet, le 6 juillet dernier, Thomas Portes a reçu une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, à la suite d’une plainte qu’ils ont déposée pour injures publiques.

 Qu’ils s’en prennent à Thomas, jeune syndicaliste et jeune dirigeant du Parti communiste français n’est pas un hasard. Ils veulent faire taire les voix qui aujourd’hui s’élèvent pour dénoncer des comportements insupportables. Nous ne pouvons pas laisser faire !

 Alors que partout en Europe, l’extrême droite et des démagogues des partis « attrape tout », surfant sur une instrumentalisation nauséabonde de la question migratoire avec une dérive xénophobe de plus en plus prégnante jusqu’à la constitution de gouvernements droite-extrême droite,  nous militant-e-s politiques, associatifs, syndicalistes et progressistes devons tout mettre en œuvre pour éviter que l’Europe de demain ne sombre dans une régression nationale-populiste d’extrême-droite qui ne peut conduire qu'au pire. Ne cédons pas aux intimidations et aux menaces !

 Pour défendre nos valeurs républicaines et répondre par notre solidarité à l’assignation en justice de Thomas Portes, nous créons ce comité de soutien et invitons à le rejoindre toutes celles et ceux se refusant à voir notre pays aux mains d’une organisation qui telle une milice entend faire justice elle-même.

Co présidentes du comité de soutien :

Marie Pierre VIEU (députée européenne) / Catherine PHILIPPE (secrétaire départementale PCF 82)

JE SIGNE

 

Parmi les 1er signataires

Isabelle ALONSO (Chroniqueuse) - David ANTON (secrétaire syndicat CGT cheminot Castres) - Benjamin AMAR (CGT) - Pouria AMIRSHASHI (rédacteur de l’hebdo Politis) – Pierric ANNOT (secrétaire départemental PCF 92) – Cathy APOURCEAU POLY (sénatrice) Clémentine AUTAIN (députée) - Christophe ARNAUDY (secrétaire départemental PCF 72) - Maryse ARTIGUELONG (vice-présidente - Ligue des droits de l'Homme-75) - Eliane ASSASSI (sénatrice) – Gilles BALBASTRE (réalisateur) – Jacques BAUDRIER (conseiller de Paris) - Esther BENBASSA (sénatrice) – Jean BENGUIGUI (comédien) – Amar BELLAL (rédacteur en chef Progressistes) – Jérémy BACCHI (secrétaire départemental PCF 13) – Alain BACHE (secrétaire départemental PCF 40) – Pierre BARBANCEY (grand reporter) -Julien BAYOU (conseiller régional IDF) – Manon BLACHOT (chanteuse) -Sandra BLAISE (secrétaire départementale PCF 88) - Isabelle BLOCH (professeur émérite université Bordeaux) – Bernard BLOCH (metteur en scène) – Sophie BINET (CGT) – Matthieu BOLLE-REDDAT (secrétaire syndicat cheminot CGT Versailles) - Dominique BOUE (secrétaire départemental PCF 36) - André BOUDES(secrétaire départemental PCF 81) – Vincent BOUGET (secrétaire départemental PCF 30) – Philippe BOUYSSOU (maire d’Ivry) – José BOVE (député européen) – Patrick BRAOUEZEC (membre du parlement honoraire) - Caroline BREBANT (adjointe au maire ST Maximin) –  Laurent BRUN (secrétaire général CGT cheminot) - Alain BRUNEEL (député) – Ian BROSSAT (adjoint au maire de Paris) – Sophie BUSSIERE (avocate – secrétaire EELV Pays Basque) – Eric CADORE (secrétaire départemental PCF 32) – Lamine CAMARA (Conseiller régional IDF) – Stéphane CAZAUX (Secrétaire syndicat CGT cheminot Muret) - Guy CHAPOUILLIÉ (cinéaste – universitaire) – André CHASSAIGNE (député) – Marie Hélène CHAUVAT (secrétaire départementale PCF 23) – Julien CHOUET (secrétaire départemental PCF 24) - Samir CHIKHI (génération-s 82) – Vanessa CODACCIONI (politologue) – Laurence COHEN (sénatrice) –Corinne COMPAN(conseillère départementale-12) -Jean Marc COPPOLA (conseiller municipal Marseille)  Eric COQUEREL (député) – Alexis CORBIERE(député) - David CORMAND (secrétaire national EELV) – Sergio CORONADO (ancien député) – Nicolas COSSANGE (conseiller régional Occitanie) – Cécile CUKIERMAN (sénatrice) – Guy DAIME (adjoint au maire de Montech) - Olivier DARTIGOLLES (porte-parole PCF) –Isabelle DE ALMEIDA (présidente du Conseil National PCF) – Laurence DE COCK (historienne) – Raphael DEBU (conseiller régional AURA) – Elen DEBOST (conseillère départementale Sarthe) – Jean-Paul DEKISS (écrivain, réalisateur, producteur et président de la Ferme des Lettres) – Gérard DENIS (professeur économie université de Pau) – Lina DESANTI (secrétaire UD CGT 82) – Pierre DOMENGES (auteur) – Cécile DUMAS (conseillère municipale Antibes) – Jacques DUPUIS (physicien-75) – Denis DURAND(économiste) – Nelly FATON (secrétaire départementale PCF 39) – Elsa FAUCILLON (députée) – Caroline FIAT (députée) - Aurélie FILIPPETTI (ancienne ministre de la culture) Gérard FILOCHE (inspecteur du travail) – Françoise FITER (conseillère départementale-66)– Olivier FOURNET (1er secrétaire PS 82) - Pascal FOURNET (CGT) – Sylvie FUCHS (conseillère régionale IDF-77) - Michèle FURTUNA (professeure de lettres) – Bernard GARCES (NPA82) - Audrey GARINO (directrice générale de la Marseillaise) - Fabien GAY (sénateur) – Gilbert GARREL (Président IHS CGT) – Jean Luc GIBELIN (vice-président région Occitanie) – David GOBE (CGT cheminot secteur Europe) – Guillaume GONTARD (sénateur) – Joseph GONZALEZ (MERR 82) – Robert GUEDIGUIAN (réalisateur) – Tamara GUERRERO (présidente MERR 32) – Saïd HAMDOUNI (enseignant chercheur en droit public université Toulouse) – Pierre HENRY(directeur général France terre d’asile) – Cédric HERROU (militant droits de l’homme) – Arnaud HILLION (conseiller municipal d’opposition Montauban) Mina IDIR (secrétaire départementale PCF 84) – Pierre IVORRA (chroniqueur économie Humanité) – Eddie JACQUEMART(président de la CNL) – Yves JAMAIN (secrétaire départemental PCF 86) – Pierre JACQUEMAIN (rédacteur en chef Regards) – Brahim JLALJI (secrétaire départemental PCF 17, élu La Rochelle) Sébastien LABORDE (secrétaire départemental PCF 33, adjoint au maire St Denis de Pile) – Pierre LACAZE (Elu Toulouse Métropole) - Aude LANCELIN (rédactrice en chef le Média)  Michel LARIVE (député) – Bastien LACHAUD (député) - Sarah LEGRAIN (secrétaire nationale du Parti de Gauche) – Mathilde LARRERE (historienne) – Pierre LAURENT (secrétaire national PCF) – Patrick LE HYARIC (directeur de l’Humanité/député européen) – Sylvie LAVAL (maître de conférences université Toulouse) – Ivan LAVALLEE (Directeur de rédaction de la revue Progressistes) – Serge LAYBROS (secrétaire départemental PCF 46) – Didier LE RESTE (conseiller de Paris) – Roland LEROY (ancien de la Résistance, député honoraire du Parlement) Jérôme LEROY (chroniqueur à Liberté Hebdo) – Paul Antoine LUCIANI (conseiller municipal d’opposition Ajaccio) – Céline MALAISE (conseillère régionale IDF) – Philippe MARLIERE (universitaire) –  Emmanuel MAUREL (député européen) – Christophe MARRE (secrétaire général secteur CGT Cheminots Midi Pyrénées) – Marc MARTEL (CGT Cheminot Montauban) – Gérard MATTERA (secrétaire départemental PCF 52) - Myriam MARTIN (conseillère régionale Occitanie) - Maryse MARTINEZ (présidente MRAP 66) – Jean-Luc MELENCHON (député) – Jean-François MIGNARD (secrétaire général de la Ligue des droits de l’Homme – LDH) - Alain MIRANDA (ancien Bâtonnier du barreau d’Agen) Gérard MORDILLAT (réalisateur) – François MOREL (comédien) - Marielle NICOLAS(maître de conférences Pau) – Danièle OBONO (députée) Gérard ONESTA (Président du Bureau de l’Assemblée du Conseil Régional d’Occitanie) – Jean ORTIZ (universitaire Pau) – Pierre OUZOULIAS (sénateur) – Alain PAGANO (secrétaire départemental PCF 49) – Mathilde PANOT (députée)  Laurence PATRICE (conseillère d’arrondissement Paris 15ème) - David PELLICER (FI 82) Martine PEREZ (secrétaire départementale PCF 12) – Gilles PERRET (réalisateur) – Catherine PHILIPPE (secrétaire départementale PCF 82) - Marie PIQUE (vice-présidente région Occitanie) – Thomas PORCHER (membre des économistes atterrés) – Stéphane PEU (député) – Serge PEY (poète) – Rodolphe PORTOLES (conseiller municipal d’opposition Montauban) – Philippe POUTOU (NPA) – Sébastien PRAT(secrétaire départemental PCF 15) – Jean Luc PRINCE (réalisateur) – Loïc PRUD’HOMME (député) – Adrien QUATENNENS (député) – Valérie RABAULT (députée) – Christian RAUTH (comédien) – Alain RAYNAL (journaliste) – Serge REGOURD (conseiller régional Occitanie) – Muriel RESSIGUIER (députée) – Jean-Hugues RATENON (député) – Philippe RIO (maire de Grigny) - Adrien ROME(secrétaire départemental PCF 64) – Guillaume ROUBAUD QUASHIE (directeur de Cause Commune "revue d'action politique du PCF") – Liliane ROVERE (comédienne) – Sabine RUBIN (députée) – Luc RONFORT (EELV 82) - Eric ROULOT (maire de Limay) – GéraldineROUQUETTE (conseillère municipale Castres) – Virginie ROZIERE (députée européenne) - François RUFFIN (député) – Jean Michel RUIZ (conseiller régional IDF) – Malik SALEMKOUR (président de la Ligue des droits de l’Homme – LDH) - Thierry SAN ANDRES (maire de St Benoît de Carmaux) - Manuel SANCHEZ (cinéaste) – Dominique SATGE (conseillère régionale Occitanie) - Pierre SANTINI(comédien) –Bernard SANDERRE (cameraman) – Danielle SIMONNET (co-coordinatrice du Parti de Gauche et conseillère de Paris) -  Hervé SAULIGNAC (député) - Aymeric SEASSAU (adjoint au maire de Nantes) – Jérôme SOUBEYRAND (scénariste-réalisateur) - Roger SOUZA (comédien – réalisateur) – Gilbert STROMBONI (IA/IPR de lettres honoraire) - Bénédicte TAURINE (députée) – Gaël TABARLY (conseiller municipal d’opposition Montauban) – Jean François TEALDI (journaliste syndicaliste) – François TEJEDOR(secrétaire général CGT Cheminot région PACA) – Bernard THIBAULT (organisation internationale du travail) – Marine TONDELIER(conseillère municipale d’opposition Hénin Beaumont) – Marie Claude TREILHOU (cinéaste) – Jean TRIGUERO (secrétaire départemental PCF 09) – Marcel TRILLAT (réalisateur) – Marie Christine VERGIAT (députée européenne) – Mylène VESENTINI (conseillère régional Occitanie) – Marie Pierre VIEU (député européenne) – Véronique VINET (conseillère régionale Occitanie) – David VILLEGAS (secrétaire général CGT Cheminot Aquitaine) – Francis WURTZ (député honoraire européen) – Bora YLMAZ (secrétaire départemental PCF 54).

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 19:05
Mardi 31 mars: Marie-George Buffet, députée communiste, à Locmaria Plouzané, 18h30, sur l'égalité hommes femmes (UPPI)
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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 10:54
Reforme des Retraites - on lâche rien, mobilisations prévues le 15, 16, 17 janvier dans le Finistère

L'intersyndicale CGT, FO, SUD, FSU, dans le FINISTERE a prévu les actions suivantes:

Brest:

* Mercredi 15 janvier, 18h: MANIFESTATION

*Jeudi 16 janvier  de 6h30 à 8h30 : RDV à la gare de Landerneau pour action à la gare

11h Rassemblement Place dans la LIBERTE

*Vendredi 17 janvier à 8h30 : RDV devant le lycée Jean Moulin à Châteaulin pour la réunion E3C Histoire Géographie avec les IPR.

Entre temps, l'AG interpelle l'intersyndicale de l'Education pour proposer une orientation et expression la plus large possible autour de la position à adopter contre les E3C.

Echanges lors de l'AG sur les positions qui pourraient être prises :

*refus des remontées de sujets d'examens

*blocage des passation d'examens : par l'organisation de la grève avec caisse de grève pour les personnels précaires ?

*action sur la notation ?

*Vendredi 17 janvier à 16h : RDV au Rd point de Penfeld pour diffusion de tracts au forum "Cap sur le lycée 2020" + venez avec votre pancarte et déguisé en personne âgée pour circuler autour du Rond point pendant la diffusion de tracts.

*Vendredi 17 janvier à 17h45 : RDV devant le Quartz pour l'inauguration Foromap au Quartz

*Samedi 18 janvier à 8h00 : RDV devant le forum "Cap Sur le lycée" à Penfeld "Tractage + blocage filtrant dans les mêmes conditions que la veille.

Si suffisamment de monde, un groupe pour aller au Quartz :

*Samedi 18 janvier à 8h30 : RDV devant le Quartz pour le salon Foromap : apporter les manuels scolaires qui ne servent plus pour les mettre à l'entrée.

Ce matin nous avons vu avec nos camarades de la santé pour récupérer du matériel médical pour être très très crédibles durant les opérations vieux profs... Nous allons tout centraliser au local de Solidaires (2, rue Amiral Nielly).

J'ai aussi touché un mot de notre opération aux camarades du spectacle en leur disant que nous allons certainement avoir besoin d'un coup de main pour le maquillage. Celles et ceux que j'ai vu semblent ok pour nous filer un coup de main.

Donc pour l'action de vendredi nous vous proposons que l'on se retrouve tou.te.s au local pour une séance de maquillage avant de partir en action avec le matériel.

Nous vous proposons un rendez-vous là-bas à partir de 14h.

 

Quimper:

Mercredi 15 janvier: à 18h rassemblement place de la Résistance pour constituer un cortège pour se rendre devant la permanence de Le Meur.

Déplacement avec des flambeaux.

Jeudi 16 janvier:

7h00 - 9h00:Tractage au rond point de Kerustum

9h00 "pot de départ de blanquer devant l'IA

11h00 début de manif devant le MEDEF et blocage des 4 entrées du Géant.

Motion de l'intersyndicale: il faut bloquer les dépôts d'essence.

 

Morlaix:

dans le cadre des actions contre la réforme des retraites, les enseignants du lycée Tristan Corbière réunis en HIS ce mardi proposent un lancer de vieux cartables et/ou de vieux manuels le vendredi 17/01/20 à 17h45 devant la permanence de la députée de Morlaix, place des otages. 

Venez nous rejoindre nombreux pour cette action médiatique, symbolique et de courte durée !

PS : Une manif aux flambeaux est envisagée à partir de 18h ce même vendredi. Mais ce n'est pas encore confirmé.

Quimperlé:

Sur le finistère, nous avons fait plusieurs actions de tractage sur Quimperlé (lycée, rond-points, écoles, hopital + poste)

Nous sommes plusieurs à participer à l'action "classe sauvage" mercredi avec les collègues du collectif de concarneau-Rosporden. Nous organisons conjointement une projection lundi 20 Janvier à 20h du film 'la sociale', suivi d'un débat.

Carhaix:

rassemblement et manifestation  jeudi à 11h même lieu que d'habitude.

Informations transmises via le SNES FSU

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 06:10

Nos camarades de la commission féministe du PCF Finistère étaient Place de la Liberté pour informer les Brestois.es. sur l’enjeu féministe de la réforme des retraites : des discussions intéressantes et 250 tracts distribués .

En France, aujourd’hui, 6ème puissance économique mondiale, les Françaises sont plus pauvres que les français et la réforme des retraites ne va pas améliorer les choses !

70% des travailleurs pauvres sont des femmes !

L’écart moyen des salaires entre les femmes et les hommes en France aujourd’hui est de 25 % et de 15% même à temps complet ! 

70% des allocataires du minimum vieillesse sont des femmes (868 €)

Tous régimes confondus de retraites, la pension de femmes est en moyenne de 1123 € contre 1933 € pour les hommes.

Les femmes partent plus tard que les hommes à la retraite à taux plein car elles stoppent leurs carrières pour les enfants, subissent le temps partiels…

La retraite est le miroir grossissant des inégalités salariales !

La réforme des retraites de Macron propose de calculer le montant de la retraite sur l’ensemble de la carrière (au lieu de 25 ans aujourd’hui dans le secteur privé) : c’est mécanique ! Cela  va diminuer les pensions et décupler les inégalités

Pour les femmes, notre autonomie financière est garante de notre liberté !

Le PCF demande au président Macron d’abandonner son projet de réforme des retraites……

Cantinières, femmes de ménages, assistantes maternelles, caissières, aide soignantes, infirmières, AVS, assistantes de vie, travailleuses précaires de tous domaines, ingénieures ou directrices, révoltons nous toutes ensemble !

Pour une société juste, permettant à chaque être humain, émancipé-e, de se développer pleinement, librement et décider de sa vie, rejoins, rejoignez le PCF !

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