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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 18:17

 

 

Yoann-Daniel1.jpg

 

Yoann Daniel est le candidat des communistes finistériens de la liste Front de Gauche conduite par Myriam Martin sur la circonscription Ouest. A bientôt 40 ans, ce scaërois d’origine est journaliste, un métier appris sur le tas après quelques années en tant que correspondant de presse local et sportif. Comme Myriam Martin, Yoann est issu de cette génération qui a vécu l’essor de la construction européenne, celle du marché bien entendu, mais aussi celle des échanges culturels, celle de la paix, celle qui a permis aux peuples grecs, espagnols et portugais de définitivement s’émanciper de régimes totalitaires, celle qui a vu le rêve européen se transformer en cauchemar, mais à l’image de l’ensemble des candidats présentés par le Front de Gauche, il refuse de céder au fatalisme, au repli sur soi, à la victoire annoncée des touts puissants qui ont fait main basse sur l’Union Européenne pour servir leurs profits. Un combat difficile mais une lutte nécessaire et vitale où les communistes doivent être les fers de lance pour refonder l’Europe. 

Q : Yoann, quel est le sens de ta candidature sur la liste Front de Gauche aux élections européennes ? 
Toutes les composantes du Front de Gauche, sortent de ce scrutin avec la gueule de bois. Il y a un sentiment de frustration énorme. Le temps viendra de tirer les leçons, de se parler entre partenaires, de débattre en interne. Mais sur les questions européennes, nous partageons tous les mêmes valeurs, les mêmes aspirations et la même ambition, donc nous devions rebondir vite. Et nous lancer, avec nos camarades du Front de Gauche, dans cette campagne. C’est de ma responsabilité de dirigeant départemental du PCF d’insuffler ce nouvel élan auprès de nos adhérents et sympathisants de faire en sorte que nous occupions notre place légitime au sein du Front de préparer l’avenir en installant les conditions d’un débat sincère sur les futures orientations du Front de Gauche. 
Q : Comment se déroule la campagne ? 
Elle est inégale sur l’ensemble de la circonscription, un territoire aux problématiques bien différentes. Mais dans notre département cela fonctionne. La mise en route a été un peu difficile. Les communistes ont du s’habituer à d’autres façons de travailler puisque c’est Ensemble qui dirige la campagne. Mais le constat est éclatant : nous menons une vraie campagne de terrain ! Nous multiplions les rencontres, les débats publics, les assemblées citoyennes, et nous 
sommes dans une réelle démarche de conviction. Sur le terrain on constate le mal fait à la démocratie par les gouvernements successifs en France, et par les dirigeants de l’Union Européenne. Les « listes qui comptent » n’ont pas 
intérêt à faire campagne, car moins les gens iront voter, plus nos dirigeants actuels seront confortés dans leurs politiques d'austérité et anti-démocratiques. 
Q: Les principaux axes de campagne? 
Avant tout, c'est un gros travail de pédagogie, d'explication. Pour ma part, j'insiste fortement sur trois points. Tout d'abord, le retour d'une réelle démocratie en Europe avec de vrais pouvoirs pour le parlement et la suppression d'instances supranationales telles que la commission européenne. C'est aux peuples souverains de reprendre en main la destinée de l'Union Européenne. En ce sens, chaque député élu du Front de Gauche sera une vigie prompte à nous alerter, nous informer, nous rassembler, chaque fois que l'on tentera de corrompre les institutions démocratiques, chaque fois que les financiers, les banques, les trusts industriels, les lobbys se serviront de l'Europe pour leurs bénéfices. Cela découle sur mon second point: le TAFTA - l'accord de libre échange Europe - Etats-Unis. Heureusement que quelques unes de ces vigies ont découvert le pot aux roses, et que de nombreuses organisations relaient l’information auprès du public et mobilisent sur le sujet. Cet accord serait catastrophique pour notre modèle social, économique et culturel. J’encourage tout le monde à se saisir de la question et à dire non au TAFTA ! François Hollande lors de sa visite aux Etats-Unis a demandé à « mettre les bouchées doubles » pour que l’accord soit signé. Si par hasard les Français refaisaient le 25 mai le même coup qu’en 2005 pour le Traité Européen ! Et, troisième angle de cette campagne : la désobéissance ! Non à l’austérité, aux plans d’économies sur le dos des services publics. Non aux ultimatums de la Commission Européenne, à ses directives stupides. Non à la Banque Centrale Européenne, usurière des peuples européens. Non au remplacement des institutions politiques et démocratiques par une gouvernance économique Oui à une Europe au service de ses peuples ! 
Q: Et les réactions des gens que tu rencontres? 
Il y a beaucoup de colère. Les salariés de l'agroalimentaire que j'ai rencontré à Guerlesquin gèrent leur quotidien dans la précarité. A Crozon, 200 familles ont besoin de l'aide du Secours Populaire. Ces familles, en majorité, n'iront pas voter pour les Européennes. Pourtant, le maintien des aides européennes aux associations caritatives, alors que la Commission voulait les supprimer, c'est le résultat de la lutte acharnée des députés Front de Gauche, Patrick Le Hyaric en tête. 
La méfiance face à l'étranger redouble. On cherche des responsables et les politiques sont les premiers ciblés. Cela fait le jeu de l'extrême-droite. Pourtant, il y a de l'espoir, notre programme est crédible et au service des populations, mais les médias ne nous font pas beaucoup de place. Dans l'ensemble, lorsque le dialogue est possible, notre message est très bien reçu. 
Q: Alors il faut vraiment aller voter le 25 mai? 
Je suis communiste et je ne cesse de la répéter tout au long de la campagne: la démocratioe n'est pas un jouet qu'on peut ranger au fond d'un placard parce qu'il n'est plus à la mode. Ne pas s'exprimer le 25 mai, c'est dire implicitement "oui" à l'Europe telle qu'elle se dessine aujourd'hui. C'est laisser la place à la droite dure et à l'extrême-droite. Le 25 mai, nous devons gagner des élus avec nos camarades grecs, espagnols, portugais, irlandais... Nous devons faire progresser notre rapport de force pour que rien ne soit possible sans nous, sans la parole retrouvée des peuples européens. 
Liste Front de Gauche circonscription Ouest
1. Myriam Martin (enseignante en lycée professionnel, Ensemble)
2. Xavier Compain (paysan, Côtes d'Armor, PCF)
3. Sylvie Mamet (psychologue, Charente)
4. Marie-Claude Robin (syndicaliste, Loire-Atlantique)
5. Alain Bergeot (cadre retraité de la Poste, militant syndical, Finistère)
6. Françoise Jaffré (56)
8. Bertrand Seys (enseignant chercheur, Finistère, Parti de Gauche)
9. Evelyne Robin
10. Gilles Leproust
11. Katell Andromaque
12. Yoann Daniel (journaliste, Finistère, PCF) 
13. Véronique Bonnet (enseignante, Charente-Maritime)
14. Franck Loiseau 
15. Anne Joulain
16. Guénolé Fournet (assistant d'éducation, Ile et Vilaine)
17. Caroline Pottier
18. Thierry Rouquet 
Meeting à RENNES: le jeudi 22 mai Halle Martenot, 20h avec: 
MYRIAM MARTIN, Ensemble
PIERRE LAURENT, Parti Communiste
YOANN DANIEL, Parti Communiste
GUENOLE FOURNET, Parti Communiste
MARTINE BILLARD, Parti de Gauche
CLEMENTINE AUTAIN, Ensemble
BERTRAND SEYS, Parti de Gauche
Unknown
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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 17:08

L'accord" du 22 mars de l'UNEDIC réduit les droits des artistes dépendants du statut de l'intermittence du spectacle.
 

 

Appel à manifester du collectif ART29

 

Samedi 17 mai
 

 

14h place de la liberté à Brest
 

 

 http://www.art29.net/

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 15:37

Les élections européennes c'est parti !

Pour la "région" grand ouest la liste sera conduite par Myriam Martin Invitée dans le cadre d'un débat sur le Grand Marché Transatlantique à Concarneau, elle passera la journée à Brest ce vendredi 25 avril

Elle tiendra une conférence de presse à 11 heures salle Gaston Tessier, rue Fonferrier, près de l’hôpital des armées. Pour toutes celles et ceux qui le souhaitent, rendez-vous dès 10 heures dans cette salle pour une rencontre avec notre candidate D'autres initiatives auront lieu le même jour.

 

Myriam Martin

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 14:12

Déclaration de Myriam Martin, tête de la liste Front de gauche dans le Grand Ouest.


Seita à Carquefou : fermeture et délocalisation pour les profits. 

La Seita à Carquefou, dans la banlieue de Nantes, c'est 327 salariéEs dont un certain nombre vienne des usines de Strasbourg et de Metz, fermées en 2008, quand Imperial Tobacco a racheté Altadis.

Le même cauchemar se répète : la direction, à l'occasion d'un comité central d'entreprise aujourd'hui 15 avril, a confirmé la fermeture de l'usine de Carquefou.

La production va être délocalisée en Pologne.

Au 327 suppressions d'emplois supprimés à Carquefou s'en ajoutent trente autres du centre de recherche de Bergerac en Dordogne.

Cette fermeture n'a rien à voir avec la santé conséquence du tabagisme.

Elle est uniquement causée par la recherche du profit.

Imperial Tobacco a engagé un plan d'économies de 385 millions d'euros d'ici 2018 et entend en même temps maintenir ses profits. 
La marge bénéficiaire du groupe reste à un haut niveau et les dividendes versés aux actionnaires en 2013-2014 ont augmenté de 10%.

Menant la liste du Front de gauche pour les élections européennes dans la circonscription du Grand ouest, je dénonce le silence du gouvernement face à cette délocalisation et j'apporte tout mon soutien et ma solidarité aux salariéEs qui ne veulent pas être victimes de la rapacité patronale. 

 

Myriam Martin

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 09:33

Il y a dans le centre Finistère, un collectif contre l'obligation du  
puçage des brebis…
Il organise un fest noz à Saint-Cadou, le 3 mai prochain.

Pour en comprendre les enjeux : un article de Libération
http://www.liberation.fr/terre/2014/04/13/attention-nos-vaches-ont-des-puces-et-bientot-nos-brebis-aussi_996734

 

Attention, nos vaches ont des puces, et, bientôt, nos brebis aussi

Photo de brebis de type racial (animaux de boucherie) dans la proche banlieue de Limoges (Haute-Vienne). Photo de brebis de type racial (animaux de boucherie) dans la proche banlieue de Limoges (Haute-Vienne). (Photo : JEAN-PIERRE MULLER.AFP)

TRIBUNE
Depuis juillet 2010, un règlement européen oblige les éleveurs de chèvres et de brebis à poser sur leurs animaux une puce d’identification électronique, basée sur la technologie RFID (puces interrogeables par un lecteur situé à quelques décimètres). La voie est donc ouverte à un passeport permettant, comme c’est déjà le cas chez les vaches, de fabriquer des fichiers numériques à usage local (trier les bêtes automatiquement) ou à usage global (croiser la comptabilité des naissances, des subventions et des envois à l’abattoir, surveiller la performance génétique). Pour certains éleveurs, angoissés par la stagnation des prix de vente, c’est une façon de montrer leur capacité à rejoindre les plus hauts standards en matière de traçabilité. Pour d’autres, c’est simplement onéreux et inutile (1)et pour beaucoup, c’est insupportable. Avec l’obligation de l’identification électronique, la filière ovine-caprine effectue un bond en avant dans l’industrialisation de ses pratiques : moins de main-d’œuvre grâce au tri automatique et une soumission aux organismes d’insémination artificielle.

Il faut préciser pour le «consommateur» que la traçabilité invoquée ici n’a rien à voir avec ce qu’il trouvera dans son assiette à l’arrivée. La puce se perd à l’abattoir et, quand bien même elle permettrait de suivre le trajet de la viande, cela ne signifierait rien : elle a été falsifiée lorsque les chevaux des laboratoires Sanofi ont rejoint le circuit de la viande alimentaire (2). La traçabilité, dont il est ici question, est celle de l’amont de la filière : faire de l’éleveur un ouvrier redevable des subventions qui constituent plus de la moitié de ses rentrées financières. Ceci alors que, dans le même temps, syndicats et politiques ressassent en boucle les thèmes de l’emploi, de la qualité, de la proximité, etc.

Rappelons que le chantier de la numérisation n’a rien à voir avec la qualité du produit en circulation. En entrepôt commercial, un lecteur portatif passé sur un carton vous dira, instantanément, s’il contient 12 montres ou 500 paires de chaussettes. Plus exactement, il vous dira si le carton contient 12 «tags» RFID de Rolex ou 500 tags RFID de chaussettes. Les tags de Rolex peuvent être accrochés à des chaussettes, peu importe. L’essentiel est de ne pas avoir à ouvrir le carton dont le contenu se trouve ainsi authentifié, dégageant la chaîne logistique de toute responsabilité. De la même manière, l’éleveur peut maintenant fabriquer des produits certifiés conformes en abandonnant toute proximité avec son troupeau. Ainsi, dans l’élevage des vaches laitières dotées de RFID permettant leur identification par un robot de traite, on supprime les vaches aux pis «non conformes» et on promet à l’éleveur la possibilité d’habiter «à trente kilomètres de son troupeau» (3), quitte à ce que le robot le bipe sur son téléphone dix fois par nuit parce que le système automatique s’emballe.

Le vaste chantier de la numérisation n’est donc qu’une nouvelle fuite en avant. Mais la révolution industrielle est passée en mode «silencieux». Qui soupçonnerait des boucles d’oreille de porter en germe une telle dégradation d’un métier ? Qui, ailleurs, dans d’autres secteurs, se révolte contre les bienfaits du numérique ? Dans les métiers du livre, les plateformes de distribution de type Amazon fonctionnent sur le même modèle de traçabilité intégrale, et, en bibliothèques, les puces RFID placées dans chaque ouvrage dispensent les bibliothécaires de connaître leurs rayonnages : pour repérer un «manquant», il suffit de promener son lecteur. Dans la logistique commerciale, le passage en caisse fait dialoguer la puce et le portique. Les stocks sont automatiquement mis à jour et une voix synthétique résonne dans le casque d’un manutentionnaire, qui n’a plus qu’à suivre les instructions sans pouvoir organiser ses déplacements ou doser ses efforts physiques. Il existe une cohérence globale dans la numérisation : aller toujours plus loin dans l’élimination du facteur humain considéré comme un risque, une malfaçon, une mauvaise pratique.

Depuis 2009, les collectifs d’éleveurs opposés au puçage se sont multipliés (4) plus ou moins suivis par le Syndicat de la confédération paysanne. Fin 2013, Nathalie Fernandez et Laurent Larmet se sont vu infliger 15 000 euros de retrait de subvention et 5 000 d’amende : ils avaient signé la déclaration de Montferrier rédigée par l’intercollectif des éleveurs opposés au puçage (5).

Quand on évoque les défauts du monde numérisé, on cite en premier lieu le manque de respect de la confidentialité des données personnelles et on fait confiance à la Cnil pour nous informer des dérives en la matière. Mais nous oublions systématiquement la taylorisation silencieuse que mène l’informatique dans le monde du travail.

(1) Rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux : Evaluation du dispositif d’identification électronique des petits ruminants et de son impact en 2013. (2) «Libération» du 17 décembre 2013. (3) Publicité pour le robot de traite Delaval. (4) Voir le documentaire «Mouton 2.0, la puce à l’oreille», Synaps Collectif Audiovisuel, Antoine Costa et Florian Pourchi. (5) http://contrelepucage.free.fr/

Membres du groupe Oblomoff de critique de la recherche scientifique. Dernier ouvrage paru : «le Monde en pièces. Pour une critique de la gestion. 1 : "quantifier"», éditions la Lenteur, 2011.

 

Jean GARDIN Maître de conférences en géographie, Paris-I-Sorbonne etFayssal SABIR Président de l’association Trabendo (promotion de l’agriculture, de l’artisanat et de l’habitat paysans auprès des citadins)

http://www.liberation.fr/terre/2014/04/13/attention-nos-vaches-ont-des-puces-et-bientot-nos-brebis-aussi_996734

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 10:52

Le collectif Gaspare, qui fait un très bon travail de contre-expertise pour montrer qu'il est inutile et néfaste de construire cette centrale à gaz à Landivisiau et qu'il y a des alternatives, expose dans un courrier les réponses qu'il a reçues des différents candidats aux Municipales.

A noter qu'à Morlaix ni Mme Le Brun, ni Mr Vermot ne lui ont répondu...

 

TEXTE JOINT DE L'ASSOCIATION, avec la possibilité de lire la réponse d'Ismaël Dupont, pour la liste "Un bien vivre partagé à Morlaix". 

 

  Le Collectif GASPARE a mis à profit la campagne électorale en cours pour interpeller les listes républicaines candidates dans le Finistère (*), sur le projet d'implantation d'une centrale à cycle combiné à gaz – CCCG – à Landivisiau, mais aussi sur la transition énergétique et le dérèglement climatique. GASPARE remercie celles qui ont pris la peine de se pencher sur ce questionnaire et souligne la qualité des arguments exposés.

20% des listes interrogées ont répondu de tout le département et elles se situent principalement à gauche de l'échiquier politique. Toutefois, le Collectif déplore que celles qui postulent dans les communes directement concernées par l'implantation d'une CCCG n'aient pas daigné prendre position sur le dossier.

GASPARE note que presque toutes les réponses reçues vont à l'encontre du projet de CCCG. Le plus grand nombre soutient GASPARE dans sa demande de mise à jour du Pacte électrique breton d'après les dernières données institutionnelles et va dans le sens d'une demande de Débat public. Toutes les listes ont pleinement conscience de la nécessité de prendre en charge la transition énergétique et se sentent extrêmement concernés par le dérèglement climatique.

Il est également à souligner que certaines tiennent à garder des liens avec GASPARE dans un but d'information, d'échanges, voire de collaboration, au delà même de cette période électorale.

Les réponses reçues sont en ligne sur http://www.nonalacentrale.fr/?p=5561

 

Cordialement,

 

Le Collectif GASPARE

 

(*) Soit 112 listes sur 44 communes : Argol, Brest, Bohars, Bourg-Blanc, Briec-de-l’Odet, Carhaix, Châteaulin, Commana, Concarneau, Crozon, Daoulas, Douarnenez, Ergué-Gabéric, Fouesnant, Guiclan, Guipavas, Guilers, Gouesnou, La Feuillée, Lampaul-Plouarzel, Landéda, Landerneau, Landivisiau, Lannilis, Le Relecq-Kerhuon, Lesneven, Loperhet, Moëlan-sur-Mer, Morlaix, Plabennec, Ploudalmézeau, Plouégat-Guerrand, Plougastel, Plouguerneau, Plounéour-Menez, Plouzané, Pont-L’Abbé, Porspoder, Quimper, Quimperlé, Rosporden, Saint-Renan, Saint-Thonan, Sizun.


Mais aussi les maires actuels des autres communes qui sont candidats pour ce scrutin.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 12:19
 
 Au moment où les « comités des Bonnets rouges » tiennent leurs « États généraux » à Morlaix, samedi 8 mars, l'essayiste Françoise Morvan revient sur les faits pour expliquer comment la « révolte des Bonnets rouges » a été, selon elle, organisée et résulte, au total, d’une manipulation de l’opinion reposant sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. 

 

La « bataille contre l’écotaxe » devenue « révolte des bonnets rouges »  repose sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. Or, il suffit de s’appuyer sur la chronologie pour comprendre quand le bonnet est apparu dans les manifestations organisées par le lobby patronal et le lobby ethniste qui, en se fédérant, ont mobilisé les médias avec une redoutable efficacité. 

 

 1. DE L’ÉCOTAXE AU PACTE D’AVENIR

 

 Le 2 novembre 2013, manifestation à Quimper contre l’écotaxe : les Bretons se découvrent nantis d’un couvre-chef historique dont, dans leur immense majorité, ils ignoraient jusqu’à l’existence : le bonnet rouge.

Les télévisions du monde entier diffusent les images stupéfiantes de salariés licenciés défilant derrière les patrons licencieurs, de syndicalistes manifestant à l’appel du patronat, de paysans dénonçant l’agriculture productiviste sous la bannière de la FNSEA, de militants autonomistes de gauche et de nazillons indépendantistes, tous sous bonnet rouge, exprimant la « colère bretonne » contre Paris. Aux bonnets rouges se joignent des drapeaux noirs et blancs, et l’on peut voir que la nation bretonne, humiliée par la France, clame en vain depuis le XVIIe siècle cette colère ancestrale contre l’impôt. La préfecture annonce 15 000 manifestants, les organisateurs 30 000 manifestants. C’est ce dernier chiffre qui sera repris par les médias. Le 30 novembre, le chef des  « Bonnets rouges », Christian Troadec, maire de Carhaix et fondateur du Festival des Vieilles Charrues, organise une manifestation festivalière avec distribution de drapeaux. La télévision russe officielle envoie cinq équipes sur place pour filmer la révolte des Bonnets rouges contre la France (voir ici).

 Ainsi le bonnet rouge a-t-il servi à introduire le drapeau. L’image fait foi : inutile d’évoquer l’invention du drapeau en 1923 par un autonomiste raciste et la fabrique du bonnet comme symbole identitaire breton. Christian Troadec annonce 40 000 manifestants, chiffre qui sera également repris par les médias (le chiffre de 17 000 semble plus proche de la réalité).

Des Comités des Bonnets rouges se créent un peu partout en Bretagne. Dans leur mot d’ordre, « vivre, décider et travailler au pays », le mot qui importe est, bien sûr, « décider » qui suppose déréglementation, expérimentation, autonomie.

 Victoire sur toute la ligne : le gouvernement cède et les Bretons bénéficient d’un « pacte d’avenir » « rédigé en Bretagne par les Bretons pour les Bretons », comme l’a dit le premier ministre. Véritable prime à la casse, ce pacte est aussi un véritable affront à la solidarité, puisque des régions de France plus excentrées que la Bretagne et souvent plus atteintes par la crise économique, n’en ont pas bénéficié.

 Et si cette pseudo-révolte des Bonnets rouges avait été pain bénit pour les membres du gouvernement, comme Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la Défense, ancien président du conseil régional de Bretagne et désireux de faire de la Bretagne un « tigre celtique » sur le modèle de l’Irlande  ? Se servir des Bonnets rouges pour se servir de la Bretagne afin de mettre en œuvre le projet de décentralisation...

 

 2. LES ORGANISATEURS DE LA RÉVOLTE SPONTANÉE

 Pour comprendre comment la bataille contre l’écotaxe s’est changée en révolte des Bonnets rouges, il faut commencer par exposer quels réseaux de pouvoir ont pu si efficacement instrumentaliser la misère de salariés jetés à la rue, de paysans et de syndicalistes pris au piège d’une révolte mise au service du projet politique conçu de longue date.

 La prétendue « colère bretonne » (qui n’a, en fait, fédéré que quelques milliers de personnes sur trois millions pour la région Bretagne, plus de quatre millions avec la Loire-Atlantique que le conseil régional, comme l’Institut de Locarn, veut « réunifier » — d’aucuns disent « annexer ») s’explique par la collusion d’un double réseau de pouvoir dont la plupart des Bretons ignorent tout.

 Le premier réseau est le lobby patronal regroupé à l’Institut de Locarn et qui est à l’origine de l’association Produit en Bretagne. Pour simplifier, je ne peux faire mieux ici que de citer le résumé que j’ai publié à ce sujet dans Le Monde :

 « Voilà quelques années, tenter d’expliquer le rôle du Club des Trente ou de l’Institut de Locarn dans la dérive identitaire à laquelle on assiste en Bretagne vous exposait à vous faire accuser de conspirationnisme. L’un des premiers soutiens de l’Institut, Patrick Le Lay, jurait ne pas le connaître. De même, des responsables de Produit en Bretagne assuraient n’avoir aucun lien avec Locarn. Les statuts de ces associations ont pourtant été déposés à la sous-préfecture de Guingamp : l’association « Institut de Locarn, culture et stratégies internationales  » a été déclarée le 5 avril 1991 ; Produit en Bretagne le  9 février 1995, bizarrement, à première vue, précédée, le 2 juin 1993, par une « Association Coudenhove-Kalergi-Aristide-Briand » ayant, elle aussi, son siège à l’Institut de Locarn.

Le comte de Coudenhove-Kalergi est le fondateur de  l’Union Paneuropéenne dont les « principes fondamentaux » peuvent être lus en ligne :  « L’Union Paneuropéenne reconnaît l’auto-détermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique. » « Le christianisme est l’âme de l’Europe. Notre engagement est marqué par la conception chrétienne des droits de l’homme et des principes d’un véritable ordre juridique. »

 Le projet de l’Institut de Locarn a été exposé par son fondateur, Joseph Le Bihan, en 1993, sous le titre Genèse de l’Europe unifiée dans le nouveau monde du XXIe siècle : la France n’a plus d’avenir ; l’État-nation doit disparaître ; il faut liquider l’Éducation nationale, les services publics et surtout les services culturels, en finir avec l’héritage de la Révolution française, syndicalisme, laïcité, et autre boulets :  « Nous allons réintégrer cette Europe de la civilisation et de la propreté qui existe déjà en Allemagne, en Suisse et dans certains pays nordiques ».

 La transformation de la « bataille de l’écotaxe » en « révolte des Bonnets rouges » s’explique d’abord par la synergie entre ce lobby patronal (auquel il faut ajouter OBE-Bretons du monde) et le lobby ethniste (je rassemble sous ce terme les partis et groupuscules indépendantistes, autonomistes, identitaires, qu’ils soient de gauche ou de droite). Les très faibles scores électoraux de ces partis incite à négliger leur influence réelle.

 Or, d’une part, tous  sont alliés à des partis nationaux pour les élections (ainsi les autonomistes de l’UDB sont-ils alliés aux écologistes d’Europe-Écologie-les-Verts, les indépendantistes d’extrême gauche au NPA, les indépendantistes du Parti breton, considéré comme émanation de l’idéologie de l’Institut de Locarn, à l’UDI).

 

 D’autre part, la lutte contre l’écotaxe l’a montré mieux que tout autre exemple, ils sont prêts à se fédérer pour œuvrer à un projet commun selon le vieux principe du mouvement nationaliste breton : « ni rouge ni blanc, breton seulement ». Enfin, ce lobby ethniste, visant à l’éclatement de l’État-nation en vue de faire advenir une Europe des régions, exerce une influence d’autant plus grande qu’il œuvre en relation avec les autres « peuples minorisés » soutenus par les réseaux ethnistes européens, eux-mêmes soutenus par le conseil de l’Europe (c’est le cas de l’Union fédéraliste des communautés ethniques européennes, UFCE, à l’origine de la Charte des langues régionales ou minoritaires) — et ce n’est, bien sûr, pas un hasard si la bataille de l’écotaxe a abouti à la bataille pour la ratification de la Charte.

 Les autonomistes sont entrés au conseil régional avec l’appui de Jean-Yves Le Drian, lequel est, comme eux, un soutien de l’Institut de Locarn (l’UDB a pu le nier mais, dès 2002, on pouvait lire : « L'UDB se félicite de l'adhésion de la ville de Vannes à l'Institut de Locarn, lieu de rencontre des décideurs bretons et de préparation d'une Bretagne réunifiée, région majeure de l'Europe fédérale en devenir. » En 2006, l’ex-porte-parole de l’UDB, vice-président du conseil régional, C. Guyonvarc’h mettait  en place avec l’Institut de Locarn un projet de conventionnement sur fonds publics d’ambassades de la Bretagne à l’étranger...).

 

 La chronologie me semble le montrer clairement, c’est à partir du moment où ces deux réseaux sont entrés en synergie que les actions des uns et des autres ont pu se fédérer puis organiser la « colère bretonne » en « révolte des Bonnets rouges ».

 

 3. LA FABRIQUE DU BONNET

 

 Cette chronologie est simple à établir, chaque événement ayant été relayé par les médias.  Elle permet de retracer les phases essentielles de la fabrique du bonnet. La date essentielle est, selon moi, le 13 octobre, à savoir le jour où l’Appel de Pontivy du lobby ethniste rejoint l’appel de Pontivy du lobby patronal en vue d’une action collective.

 — Le 5 avril est lancé l’Appel de Pontivy appelant à doter la Bretagne comme l’Écosse ou la Catalogne d’un parlement et de lui donner « dans le cadre de la future loi de décentralisation un statut particulier dotant l’institution bretonne d’une assemblée disposant (...) de nouvelles compétences, d’un pouvoir législatif et réglementaire, ainsi que d’un droit à l’expérimentation » L’Appel de Pontivy est signé par le MBP (le mouvement Bretagne et Progrès) fondé par Christian Troadec, Europe-Écologie-les-Verts, les autonomistes de l’UDB, les indépendantistes d’extrême gauche de Breizhistance et le Parti breton, indépendantiste de droite, considéré comme émanation de l’idéologie de l’Institut de Locarn. Il a été soutenu par plusieurs parlementaires bretons (dont l’autonomiste Paul Molac et l’élu EELV François de Rugy). L’appel de Pontivy (Galv Pondi) formule trois autres requêtes : la ratification de la Charte des langues régionales, la réunification et la création d’une télévision bilingue (lire ici).

 

 — Le 23 mai 2013, le conseil constitutionnel valide le dispositif de mise en place de l'écotaxe poids-lourds, votée sous le gouvernement précédent. Décidée en 2009 lors du Grenelle de l'environnement, l'écotaxe vise à faire payer l'usage des infrastructures routières (hors autoroutes à péage) à l'utilisateur et à contribuer au financement des modes alternatifs à la route.Le ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche s’est dit satisfait : « Il est nécessaire d’inciter les transporteurs à choisir des modes de transport plus durables à chaque fois que c’est possible ». Cet impôt acquitté par les transporteurs  devait été répercuté sur les factures et aurait pu induire un coût supplémentaire de 0,5% des marchandises. Quoi que l’on pense de l’écotaxe (lire ici une enquête de Mediapart), le dispositif a été voté par les élus de gauche comme de droite.

 

 — Le 18 juin, à Pontivy, lieu symboliquement choisi — c’est là qu’en 1940 l’État breton a été proclamé par les nationalistes ; c’est là aussi un haut lieu du CELIB (Comité d’études et de liaison des intérêts bretons), lobby fondé par l’autonomiste Joseph Martray — est fondé le CCIB (Comité de convergence des intérêts bretons) par des patrons proclamant ce qu’ils nomment, sans souci excessif de décence, « l’appel du 18 juin ».

 

 La Charte de fondation du CCIB donne pour mot d’ordre « Décider, vivre et travailler au pays ». Elle invite à la dérégulation et au droit à l’expérimentation.

 

 À la tête du CCIB, Alain Glon, ex-président du groupe agroalimentaire Glon-Sanders (farines animales), président de l’Institut de Locarn, et Jacques Bernard, président de Produit en Bretagne, mais aussi Jean Ollivro, président de Bretagne Prospective (lire ici), Loïc Hénaff (président des Pâtés du même nom), François Jacob (SICA de Saint-Pol, Brittany Ferries...).

 

Le porte-parole du CCIB est Jean-Pierre Le Mat, président de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) des Côtes d’Armor,  auteur d’essais historiques engagés dans le combat nationaliste breton et responsable du site contreculture.org. La première bataille annoncée est la lutte contre l’écotaxe.

 

 — Le 2 août, le premier portique tombe à Guiclan, à l’appel d’un Collectif pour l’emploi rassemblant des salariés de l’agroalimentaire, des transporteurs, des syndicalistes agricoles, en présence notamment de Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère. Lors de la manifestation du 30 novembre à Carhaix, les morceaux de ce portique seront mis aux enchères (et ce, sans la moindre intervention des pouvoirs publics).

 

 — Le 28 août, le CCIB rassemble 200 patrons à Pontivy. Jean-Pierre Le Mat, président des PME, annonce « le feu couve en Bretagne ».

 

 — Le 7 octobre, le Collectif pour l’emploi annonce des « coups de vent » et Produit en Bretagne, une « alerte incendie généralisée » pour le 16 octobre.

 

 — Le 12 octobre, le Collectif pour l’emploi organise des manifestations escargot vers les portiques écotaxe.

 

 — Le 13 octobre, le MBP de Christian Troadec, signataire de l’Appel de Pontivy du 5 avril arrive à la rescousse et appelle à la création d’un « Comité pour l’emploi en Centre-Bretagne ». Il se sert alors de la fermeture d’abattoirs du groupe GAD (annoncée le 11 octobre) pour mettre en avant la fermeture de l’entreprise Marine Harvest (annoncée depuis le mois de juin).

 

 — Le 14 octobre, le CCIB  appelle les Bretons à se rassembler au nom du « militantisme des Bretons » sans distinction de classe ou de profession.

 

 — Le 16 octobre, les hypermarchés membres de Produit en Bretagne (Leclerc, Intermarché, Super U) font « sonner le tocsin » (à grands coups de sirène incendie). Réunion de crise au ministère. Le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » est lancé.

 

— Le 25 octobre, violentes manifestations et destruction du portique de Pont-de-Buis. C’est à cette occasion qu’apparaît le bonnet rouge. Thierry Merret appelle « tous les chefs d’entreprise à faire venir le maximum de salariés » à Quimper le 2 novembre.

 

 — Le 28 octobre, le Collectif  « Vivre, décider et travailler au pays » de Christian Troadec appelle à la manifestation du 2 novembre, manifestation annoncée comme, cette fois, pacifique. Troadec reprend trois des quatre points de l’Appel de Pontivy du 5 avril.

 

 — Le 30 octobre, la CGT, la CFDT, la FSU et Solidaires appellent à une contre-manifestation le 2 novembre à Carhaix ; en revanche, FO se partage.

 

  — Le 2 novembre, la manifestation de Quimper rassemble 15 000 manifestants (les organisateurs parlent de 30 000) coiffés de bonnets rouges. 

 

 D’abord présenté comme fabriqué par l’entreprise Armor Lux, puis comme fabriqué en Écosse, pays celte et donc frère, pour Armor Lux, le bonnet rouge est un bonnet d’acrylique, le BF045 de Beechfield, importé par Imbretex. Beechfield, un groupe anglo-saxon, le fait fabriquer à bas prix, sans doute en Chine ou en Turquie. 

 

 Les médias parlent désormais de « révolte des Bonnets rouges ».

 

 4. L’HISTOIRE DÉTOURNÉE

 

 Trois historiens, spécialistes de l’histoire de Bretagne et notamment de la « révolte des Bonnets rouges », ont publié une protestation qui a été, chose exceptionnelle, relayée par la presse régionale acharnée à relater jour après jour les revendications et les exploits  des  « Bonnets rouges ». Leur exposé, précis, rigoureux, est disponible et peut être lu en ligne (Alain Croix, André Lespagnol, Fañch Roudaut, « Bonnets rouges. Non à la manipulation de l’histoire ! » ).

 

 Je me contenterai donc de rappeler que la « révolte des Bonnets rouges » n’a jamais été une révolte identitaire opposant les bons Bretons opprimés au roi de France, à ses taxes et à ses abus. « Cette révolte, qui oppose les paysans bretons à leurs exploiteurs bretons, est avant tout sociale », écrivent ces historiens, dénonçant une « manipulation de l’histoire de la Bretagne » et une « escroquerie intellectuelle ».

 

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 10:59
Un matin, vous découvrez que vous êtes sur une liste du FN à votre insu! Tous les moyens sont bons pour monter un maximum de listes d'extrême-droite... 


Quimper. Inscrits sur la liste FN : "J'ai été abusée"


 Un couple de Quimpérois et leur fille étudiante affirment avoir été inscrits à leur insu sur la liste du Front national pour les municipales après avoir été approchés sur le marché par un militant du FN.

C'est par une amie de la famille qui l'avait lu dans Le Télégramme du 22 février, qu'un couple de Quimpérois et leur fille étudiante ont, disent-ils, découvert avec stupéfaction que leur nom figurait sur la liste pour les municipales du Front national. La liste complète avait été publiée dans nos colonnes alors que le chef de file, Alain Delgrange, souhaitait limiter la publication aux dix premiers noms car « certaines personnes ne veulent pas que leur nom apparaisse dans la presse pour ne pas avoir de problèmes avec leurs voisins ».

 

 « Il m'a assuré que ça ne serait pas dans la presse » 

 

Le père de famille, Bruno Hontedeyrie, contacte aussitôt Alain Delgrange pour lui faire part de son étonnement. Il affirme avoir été trompé par un militant du Front national rencontré le 8 février au centre-ville de Quimper. Son épouse raconte : « Ce matin-là, je me trouvais avec ma fille place Terre au Duc, quand j'ai été approché par un militant du FN. Il me disait qu'il manquait de voix pour faire une liste et pouvoir la présenter à la préfecture. Je lui ai dit que je ne partageais pas toutes leurs opinions. Il m'a proposé de remplir le document en le présentant comme un soutien pour que la liste puisse être présentée. Il m'a assuré que cela ne figurerait pas dans la presse. J'ai été abusée ».
 
 Un document officiel 

 

 Marie-Thérèse Hontedeyrie et sa fille remplissent le document sur place sans trop se méfier car le militant les « a assurées que ce n'était pas pour se porter candidat, que c'était réservé aux adhérents du parti ». Mais il s'agit en fait d'un formulaire Cerfa très officiel de déclaration de candidature aux élections municipales. L'homme leur propose alors d'emporter un exemplaire vierge avec elles à l'intention du père de famille. Lui aussi signe et la famille rapporte le feuillet signé de sa main l'après-midi. « On ne connaît rien à la politique, on ignore tout des procédures, assure Bruno Hontedeyrie. On ne nous a jamais demandé de produire des pièces d'identité. Sur le feuillet, j'ai coché non à la ligne " déclare vouloir déposer sa candidature au conseil communautaire ". J'ai pensé que cela voulait dire que je refusais de me porter candidat ». Il se rend aujourd'hui compte de sa méprise.
 

 

Le candidat FN se rend à la préfecture 

Mais pour Alain Delgrange, il ne peut y avoir de doute. « Ces gens avaient toute latitude pour étudier le document. Il ne peut prêter à interprétation. Je me suis rendu le lundi à la préfecture avec mon directeur de campagne pour voir si on pouvait retirer leurs noms et faire l'échange avec d'autres noms de candidats. Ce n'était pas possible. J'ai alors appelé la famille pour lui dire que je ne pouvais rien faire mais que s'il y avait un second tour, ils ne figureraient pas sur la liste ». Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il s'est rendu aussi au domicile des Quimpérois dès le 11 février pour s'excuser. « Il n'était vraiment pas à l'aise, relate Bruno Hontedeyrie. Il a été très correct. Il s'est excusé plusieurs fois. Le responsable départemental s'est aussi excusé platement. Le militant qui nous a fait signer ne fait plus partie de leur groupe depuis ». Le 17 février, le père de famille s'est rendu à la préfecture. « Ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire. La liste était enregistrée. Pour refaire la liste, il aurait fallu que 50 % des colistiers soient d'accord pour la refaire ». Le couple a choisi de ne pas porter plainte. Le cas de ces Quimpérois n'est pas isolé. Dans plusieurs villes de France, des citoyens se disent victimes de la même mésaventure.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 06:47

Carte blanche. L'agroalimentaire est à reconstruire

 Nadine Hourmant, déléguée force ouvrière chez doux

9 mars 2014

En juin 2012, c'est un véritable séisme qui s'est abattu sur l'agroalimentaire breton, et notamment finistérïen : Doux, Tilly-Sabco, Cad, Boutet-Nicolas, Marine Harvest... Cette catastrophe économique et sociale, qui a touché l'ensemble des secteurs économiques du territoire (paysans, sous-traitants, transporteurs, commerçants, artisans), aurait pu et dû être anticipée. Et elle se reproduira si nos gouvernants ne prennent pas en compte l'avis des représentants des personnels.
Au lieu de ça, ce qui nous a été proposé, c'est un « Pacte d'avenir » de 87 pages rempli de bien grands mots: modernisation, diversification, valeur ajoutée, compétitivité...
Une coquille vide autour de laquelle se retrouvent les trois grands responsables de la crise : les patrons, qui n'ont pas assez investi, n'ont pas financé la formation de leurs salariés et n'ont recherché que le profit ; l'État, qui a accordé ses aides publiques sans aucune contre¬partie ; l'Europe, qui a favorisé le dumping social en autorisant l'emploi de travailleurs étrangers à des salaires bien inférieurs à ceux qui ont cours chez nous. Bilan, l'agroalimentaire breton doit aujourd'hui faire face à la concurrence déloyale des pays européens qui, il y a quelques années encore, dépendaient des exportations bretonnes. 
Son renouveau passera par trois axes : la mise en place dans les entreprises de plans de formations qualifiantes des salariés tout au long de leur carrière ; le versement d'aides directes de l'État sous contrôle de la bonne utilisation des fonds, avec un avis des représentants du personnel ; une prise de position forte de l'État français et des élus face à l'Europe des 28 antisociale.
C'est sur ces bases que la Bretagne, qui a été précurseur dans un grand nombre de domaines économiques et sociaux, pourra construire son avenir.

http://www.letelegramme.fr/debats/l-agroalimentaire-est-a-reconstruire-09-03-2014-10069523.php

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:07

L'Union syndicale CGT du Finistère appelle à manifester, vendredi 21 février à 11h, devant la préfecture de Quimper et devant la sous-préfecture de Brest. "La colère gronde chez les retraités et les personnes âgées. Les retraités disent stop à la politique actuelle du gouvernement et exigent que soient prises en compte leurs revendications en matière de pouvoir d'achat, de santé et de perte d'autonomie". Le jour des deux manifestations, des "centaines de cartes pétitions signées" seront déposés auprès de représentants de l'Etat.   

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