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5 janvier 2024 5 05 /01 /janvier /2024 09:13
Soutien au mouvement des EHPAD publics en résistance - EHPAD: il y a urgence ! Déclaration du Parti Communiste Français, fédération du Finistère

Soutien au mouvement des EHPAD publics en résistance

EHPAD: il y a urgence !

Comme les hôpitaux, comme le domaine général de la santé (fermetures d’urgences, de maternités, manque de médecins, pénurie de médicaments…), les EHPAD sont en grande difficulté.

Depuis des mois, les maires, les élu.e.s, président.e.s de CCAS, directrices ou directeurs d’établissements d’EHPAD publics, dans un mouvement parti des Côtes d'Armor puis du Finistère, alertent et sont mobilisés dans le Finistère comme dans d’autres départements bretons pour réclamer à l’État d’agir avant qu’il ne soit trop tard, pour sauver nos EHPAD de la faillite financière, d’éventuelles fermetures ou rachats à l’euro symbolique par le secteur privé lucratif.

Ces difficultés de gestion ne sont pas nouvelles mais, elles se sont aggravées depuis la crise du COVID. Plus de huit EHPAD publics sur dix sont aujourd’hui en situation de déficit (déficit moyen supérieur à 100 000€).

Quel que soit le statut, les EHPAD publics rencontrent des difficultés croissantes liées à l’inflation, de taux d’occupation dégradés, de financements insuffisants, de recrutement et d’épuisement des personnels. Sur 28 EHPAD publics ayant répondu à une consultation du collectif des élus en lutte, 22 manquent de personnels. Les démissions sont nombreuses, le recrutement difficile entraînant des recours à l’intérim médical et une augmentation des coûts supplémentaires.

À cela s’ajoutent des factures de gaz et d’électricité exorbitantes, nourries par la déréglementation du marché de l’énergie, l’ouverture à la concurrence et la spéculation; un seul trimestre pouvant représenter l’équivalent de la facture de l’année précédente. Les augmentations de facture d'électricité peuvent aller jusqu'à + 500%. Idem pour le gaz. Bouclier tarifaire insuffisant, conditions d'octroi nébuleuses et incertaines; critères du gouvernement incompréhensibles, aucune possibilité de faire une projection budgétaire assurée.

L’inflation touche aussi tous les consommables, les denrées alimentaires (+18%), les produits d’hygiène… Les augmentations salariales nouvelles instaurées par l’État depuis la crise sanitaire (Ségur, prime Grand Age, revalorisation du point d’indice), essentielles pour les personnels et l’attractivité des métiers, ne sont pas compensées par des dotations financières correspondantes et entraînent des déficits supplémentaires.

Plus de 63% des établissements n'ont pas reçu les financements d’État ni de l'ARS correspondant aux revalorisations salariales du Segur 1 et du Segur 2.

Difficultés financières, ruptures de paiements, tensions RH, 18,6 % des EHPAD et résidences autonomie ont encore été contraints de fermer des lits, 92,3 % d’entre eux estiment qu'ils seront déficitaires fin 2023, 50 % des directeurs d’EHPAD envisagent de quitter leur poste à court ou moyen terme...

La charge supportée par les établissements est de plus en en plus lourde et fragilise en particulier le modèle breton qui privilégie les EHPAD à but de non lucratifs, qu’ils soient associatifs ou publics.

En refus de ce constat de faillite et d’absence de mesures à la hauteur de la part de l’État, un mouvement transpartisan « EHPAD publics en résistance » à été initié en mai 2023 par des Maires des Côtes d’Armor, notre camarade Xavier Compain, maire de Plouha, notamment, et du Finistère Nord, s’étendant maintenant à l’ensemble du Finistère et des départements bretons. Des mouvements identiques se développent dans plusieurs régions de France et sont rejoints par la Fédération nationale professionnelle des directeurs d’établissements et de services pour personnes âgées (FNADEPA) qui alerte également depuis longtemps de la situation.

Une délégation des Maires des Côtes d’Armor et du Finistère Nord à rencontré la Ministre des Solidarités Aurore BERGER, le 31 août dernier. Celle ci a partagé le constat et s’est engagée à mettre en place des commissions départementales et un travail en lien avec les parlementaires avant la fin de l’année, pour une loi « Grand âge » à venir.

A l’appel de la FNADEPA, lors d’une journée d’action « Les vieux méritent mieux!», le 4 octobre dernier, près de 20 000 professionnels du grand âge, personnes âgées, familles, élus et bénévoles se sont rassemblés dans les EHPAD de France pour tirer la sonnette d’alarme face à l’aggravation des difficultés auxquelles sont confrontés les établissements et services pour personnes âgées et réclamer des mesures d’urgence et une loi Grand âge structurelle.

En Bretagne, des rassemblements d’élus et de responsables d’EHPAD se sont déroulés à Plourin-les-Morlaix (29), Bégard (22), Châteauneuf-du-Faou (29), Cléguérec (56). Certains édiles décidant de suspendre ou d’arrêter de payer les factures d’énergie. Un collectif de maires réfléchissant à lancer un recours en justice.

Le président du département du Finistère a également rencontré la Ministre des Solidarités , Aurore BERGER, pour obtenir des moyens d’urgence pour les EHPAD du département, en difficulté financière. Il a obtenu 8 millions d’euros d’aide venant s’ajouter au 2 millions d’euros déjà attribués dans le cadre du fond d’aide national. Cette allocation sera accordée, via l’ARS avant la fin d’année, à la plupart des 120 EHPAD publics et privés finistériens.

Mais, ces 10 millions d’euros d’aide versés par l’État sont loin de faire le compte face au déficit de 30 millions d’euros des EHPAD du Finistère. C’est mieux que rien mais, c’est une cautère sur une jambe de bois .

En conséquence ou contrepartie le président du département du Finistère décide d’une nouvelle augmentation pour l’année 2024, jusqu’à 5% du tarif d’hébergement pour les résidents des EHPAD du Finistère et, également d’appliquer une tarification différenciée pour les plus aisés nouveaux entrants, tout en disant vouloir rester un des départements aux tarifs les moins cher de France !

Des tarifs différenciés pour de mêmes prestations, prise en charge et soins identiques, c’est injuste, inégalitaire, particulièrement dans les EHPAD publics.

Des tarifs différenciés ajoutant également de la concurrence entre EHPAD et des disparités de gestion supplémentaires dans les établissements, pouvant entraîner des dérives comme dans les EHPAD privés.

En 2023 dans le Finistère, une augmentation tarifaire d’hébergement de 3 % avait déjà été appliquée, ainsi qu’à nouveau 2,5 % au 1er juillet, devenant insupportable pour les résidents et les familles victimes eux même de l’inflation. Les pensions de retraites n’ayant augmenté que de 0,8 % au 1er janvier 2023 et l’annonce du gouvernement d’augmenter les pensions de base, reste insuffisante compte tenu des retards accumulés et, ne fera qu’accroître les écarts différentiels. Depuis la désindexation des pensions sur les salaires et sur l’inflation, les retraités ayant perdus un mois de pension par an !

Le président du département du Finistère se défend d’avoir les tarifs d’hébergement des EHPAD restant parmi les moins chers de France mais, sait-il qu’ils sont déjà très largement supérieurs aux pensions des résidents. Ces tarifs d’hébergements, auxquels il faut ajouter en plus, un reste à charge supplémentaire important pour la dépendance, représentant au total plus du double des pensions moyennes des résidents et surtout des résidentes, en grande majorités dans les EHPAD. Il y avait le moyen pour limiter l'augmentation du coût des EHPAD pour les résidents tout en réduisant les déficits des EHPAD de jouer sur la valeur du point GIR dépendance. Ce moyen qui aurait sollicité davantage les finances du département n'a pas été activé. Le coût d’hébergement des EHPAD a augmenté de plusieurs centaines d'euros par mois dans beaucoup d’établissements, atteignant des tarifs de plus en plus élevés et insupportables. Il n'est pas raisonnable de faire supporter indéfiniment aux familles et aux résidents ces augmentations de charges quand on sait que les retraites et les retraites n’augmentent pas. Ce serait aggraver les inégalités sociales face à la perte d’autonomie liée au vieillissement qui est d’abord un problème de santé publique, devant être couvert par la solidarité nationale. Pour le PCF, il est inacceptable que les résidents et les familles soient à nouveau, au final, les victimes de cette variable d’ajustement d’un système dysfonctionnel et injuste du manque de financement des EHPAD par l’État, contraire aux principes de la Sécurité Sociale.

Les EHPAD, publics ou associatifs à but non lucratif, ne sont pas des lieux de villégiature , ce sont avant tout des établissements de de santé, de soins de personnes vulnérables, d’accompagnement de fin de vie où l’on rentre le plus tard possible, après hospitalisation, en perte d’autonomie, quand le maintien à domicile n’est plus possible. 

Il est impensable également de consentir à une dégradation de la qualité d’accueil pour les résidents d’EHPAD, quand on sait que les temps de disponibilités des personnels pour les personnes âgées en structure sont déjà limités ; si les personnels absents ne sont plus remplacés pour des raisons budgétaires, ce serait encore aggraver cette situation.

Nous sommes aujourd’hui au bord de la rupture.

Et pourtant, les associations d’usagers, de familles et les associations de directeurs d’ EHPAD ne cessent d’alerter depuis des années sur le besoin de trouver un financement solidaire pérenne de la prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées. Ils et elles ont besoin d’accéder à une alimentation de qualité, à des animations, des sorties, des toilettes et des douches dans de bonnes conditions, des soins esthétiques et de confort.

Il y a une irresponsabilité terrible dans les reports successifs pour de bien mauvaises raisons d’une véritable « loi grand âge » assurant de nouveaux financements durables pour le secteur de la prise en charge des personnes âgées, notamment avec une intégration dans le cadre d’une nouvelle branche et de nouvelles recettes pour la sécurité sociale. Nous constatons que, pour l’instant, l’État, le gouvernement n’a toujours pas compris car, pour 2024, la prévision du budget de la Santé en France se situe au 20ème rang, avec 2,3 milliards d’euros programmés, en recul par rapport à 2023 ( 3,3 mds € ), alors que tout le monde sait que c’était déjà très insuffisant par rapport aux besoins grandissant liés au vieillissement de la population et à la désorganisation du système médical accumulé depuis plusieurs décennies ( à comparer du budget de la Défense, au 2ème rang, avec 47,2 milliards d’euros, en augmentation par rapport à 2023 )

Idem pour la projet de loi du budget de finance de la Sécurité Sociale ( PLFSS 2024 ) en recul par rapport à 2023. C’est inadmissible !

Nos anciens ont travaillé toute leur vie, créé les richesses de la société dont nous bénéficions, cotisé à la Sécurité Sociale. Ils méritent reconnaissance, respect, considération et prise en charge à la hauteur de leur besoins.

Nous réclamons des mesures et des financements pérennes et structurées dans une loi « Grand âge » intégrée dans la 5ème branche de la Sécurité Sociale, par la création d’un réel service public de l’autonomie et du grand âge, couvert à 100% par la Sécurité Sociale (branche maladie).

- Reconnaître l’utilité et toute la place de nos à EHPAD publics en favorisant l’autonomie de nos aînés avec un ratio d’encadrement d’ 1 soignant pour un 1 résident.

- Recruter, dès cette année, 100 000 emplois/an sur 3 ans dans nos EHPAD

- Revaloriser les salaires des personnels selon un coefficient multiplicateur d’utilité et de responsabilité médico-sociale.

Comment financer ces mesures et trouver des ressources pour la Sécurité Sociale ?

Les moyens existent.

C’est une question de volonté et de choix politiques. Le gouvernement n’a t’il pas fait voter récemment 413 milliards € pour la loi de programmation militaire  et, en 2008 attribué 600 milliards € pour sauver les banques lors du crac financier!

On évalue dans notre pays à 100 milliards € de fraude – évasion fiscale tous les ans (scandale des paradis fiscaux) et, rien est fait pour l’enrayer et récupérer cet argent !

Selon l’observatoire européen de la fiscalité, l’évasion mondiale globale des multinationales se chiffrait à 650 milliards de dollars en 2016 , 900 milliards de dollars en 2019, 1000 milliards de dollars dépassés en 2021 et 2022 !

L’État a bien trouvé les moyens d’aider le groupe d’ EHPAD privé ORPEA (1 milliards €), via la Caisse des dépôts, rendu tristement célèbre par la sortie du livre d’enquête « Les Fossoyeurs », mais n’a pas de solution pour les établissements publics !

Rien n’est fait pour mettre sous tutelle les EHPAD privés qui bénéficient d’un financement public et stopper les dérives tarifaires et de gestion. (1 millions/an de salaire pour la DG du groupe Korian).

Une « contribution solidarité » (CASA-ACT) des actionnaires à hauteur de 2% des dividendes (2 milliards en 2021) pourrait être votée et mise en place rapidement (par exemple)...

Pour réaliser des économies de gestion, réguler et interdire l’intérim social et médical dans les hôpitaux et les EHPAD, publics comme privés. La santé n’est pas une marchandise.

De même, afin de réduire les charges d’énergies, sortir le gaz et l’électricité du marché et de la spéculation et revenir à l’EDF-GDF nationalisé, 100 % public, comme cela à existé depuis 1946 jusqu’au début des années 2000.

Dans notre pays, à la démographie vieillissante, on ne peut donc faire l’économie, au niveau départementale comme national, d’une ambition forte pour résoudre et pérenniser la situation dans les EHPAD. C’est un enjeu de civilisation essentiel.

Nous appelons à faire voter en ce sens des vœux dans les communes et collectivités territoriales et enfin, une loi « Grand âge » ambitieuse pour notre pays, parmi les plus riches au monde !

Soutien et encouragement au mouvement des EHPAD publics en résistance

Déclaration du PCF Finistère

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4 janvier 2024 4 04 /01 /janvier /2024 15:44
Rassemblement pour Gaza vendredi 5 janvier à 18h au Monument au mort à Brest
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28 décembre 2023 4 28 /12 /décembre /2023 13:58
Brest, jeudi 28 décembre, 18h : Rassemblement de solidarité avec les Palestiniens de Gaza au momunent au mort
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24 décembre 2023 7 24 /12 /décembre /2023 07:58

Intervention de Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste de Bretagne et du Finistère, sur le logement au conseil régional de Bretagne jeudi 14 décembre pour soutenir la feuille de route de la région Bretagne pour une foncière et ce que nous finançons, le parc public à la ville comme à la campagne au delà de nos compétences pour répondre à notre niveau à cette crise

https://youtu.be/YIrt0I1VZ7k?si=_MBxul6vjot0EG0v

 

 

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23 décembre 2023 6 23 /12 /décembre /2023 07:09
Le Télégramme, 21 décembre 2023

Le Télégramme, 21 décembre 2023

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21 décembre 2023 4 21 /12 /décembre /2023 06:27
Une émission de Radio U en PODCAST à écouter sur les femmes et résistantes palestiniennes
 
"Aujourd’hui nous parlons des femmes palestiniennes : beaucoup d’entre elles meurent sous les bombes, ainsi que leurs enfants -75% des victimes sont des femmes et des enfants- Soumises à une oppression patriarcale, religieuse, mais aussi "coloniale", comment peuvent-elles résister depuis le 7 octobre et que peuvent elles au milieu de ce chaos mortifère ?
Pour nous éclairer sur ce sombre sujet je reçois Claude et Élodie, toutes deux actives au sein de L’AFPS, association France Palestine Solidarité, de Brest mais également impliquées au niveau national. Elles nous expliquent pourquoi et et nous dressent le portraits de ces femmes qui résistent au quotidien au milieu des décombres, des morts et de la désolation."
 
 
 
https://www.radio-u.org/S-EN-SORTIR-2-S2.html?fbclid=IwAR1KmPabBUsg28nBd-P_1X2KpEWIs2wyVb8yL6d-AXAWL5Rq0zOTmLalaCg
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21 décembre 2023 4 21 /12 /décembre /2023 06:22
Quimper - 20 décembre - Passionnante conférence-débat avec Pierre Barbancey, journaliste de L'Humanité, sur la situation en Israël-Palestine, ses causes et perspectives
Quimper - 20 décembre - Passionnante conférence-débat avec Pierre Barbancey, journaliste de L'Humanité, sur la situation en Israël-Palestine, ses causes et perspectives
Quimper - 20 décembre - Passionnante conférence-débat avec Pierre Barbancey, journaliste de L'Humanité, sur la situation en Israël-Palestine, ses causes et perspectives
Quimper - 20 décembre - Passionnante conférence-débat avec Pierre Barbancey, journaliste de L'Humanité, sur la situation en Israël-Palestine, ses causes et perspectives
Quimper - 20 décembre - Passionnante conférence-débat avec Pierre Barbancey, journaliste de L'Humanité, sur la situation en Israël-Palestine, ses causes et perspectives
Quimper - 20 décembre - Passionnante conférence-débat avec Pierre Barbancey, journaliste de L'Humanité, sur la situation en Israël-Palestine, ses causes et perspectives

Une salle pleine à Quimper pour le débat sur la guerre contre le peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie avec le journaliste de L'Humanité Pierre Barbancey et Larbi Benchiha réalisateur du documentaire Travelling Israel-Palestine et militant de la paix, à la tribune avec Yves Jardin, animateur de l'AFPS. Pierre Barbancey a livré une conférence passionnante nourrie par plus de 40 ans de connaissance et de fréquentation du terrain palestinien et israélien.

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17 décembre 2023 7 17 /12 /décembre /2023 09:36
Intervention pour soutenir les Agriculteurs et maraîchers touchés par la tempête Ciaran au Conseil départemental du Finistère, 14 décembre

Intervention pour soutenir les Agriculteurs et maraîchers touchés par la tempête Ciaran au Conseil départemental du Finistère, 14 décembre:

Je suis intervenu jeudi 14 décembre en Conseil Départemental du Finistère de 2:03 à 2:08 à l'occasion du débat sur le plan d'action après la tempête Ciaran qui a touché durement le Finistère sur le soutien aux maraîchers et agriculteurs sinistrés, qui ont vu leurs serres détruites:
 
"J'ai eu l'occasion de le signaler en inter-commissions en début de semaine, je pense qu'il faut être très attentif à la désolation de beaucoup de nos maraîchers, de beaucoup de nos agriculteurs qui ont perdu leurs serres, des serres souvent en plastique souple que les agriculteurs n'avaient pas les moyens d'assurer dans les conditions financières que leur proposent les assureurs pour ce type de serres, et par rapport à leur type d'exploitations et au régime juridique de leurs exploitations. On se retrouve avec des agriculteurs qui ont des centaines de milliers d'euros de dégâts, qui se sont déjà endettés pour construire ces serres qui auraient dû avoir une durée d'utilisation bien plus longue et qui n'ont plus les capacités d'investir et de s'endetter à nouveau et davantage pour rebâtir ces serres. C'est vrai qu'on est nombreux à avoir pu circuler dans le Léon, dans la région de St Pol de Léon, Roscoff, Plougoulm, ces dernières semaines. C'est vraiment des paysages de désolation et moi je pense fortement à ces drames humains, et je pense, et je suis convaincu qu'on le sera, que le département doit être pleinement engagé auprès de ces agriculteurs, au côté de la région, au côté de l’État, et qu'on soit vraiment attentif à ce qu'il y ait bien des indemnisations, car si on n'a pas obtenu le régime de la "catastrophe naturelle" contrairement à des catastrophes climatiques dans les Dom-Tom, il faut bien avoir en tête qu'on a eu, par exemple sur Roscoff, des vents supérieurs à 200 km/h et que c'était vraiment un évènement d'une ampleur exceptionnelle mais qui malheureusement risque de se reproduire. Aujourd'hui, l'enjeu, c'est vraiment d'empêcher que des dizaines et des dizaines d'agriculteurs qui font vivre leurs territoires se retrouvent obligés de cesser leur activité avec aussi des conséquences en terme de production maraîchère pour les consommateurs et pour l'ensemble du territoire finistérien. Je sais que c'est compliqué juridiquement d'intervenir dans le cadre de nos compétences mais je pense que ça mérite qu'on soit inventif et vraiment attentif aux recensements des sinistres, des dommages, et des besoins, dans la proximité auprès des agriculteurs, et être à leur côté pour que l’État sorte le carnet de chèque pour permettre à ces agriculteurs de maintenir l'activité."
 
Ismaël Dupont, conseiller départemental du Canton de Morlaix
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16 décembre 2023 6 16 /12 /décembre /2023 07:40

Ouest-France

Social dans le Finistère : des divergences de vue au sein de l’assemblée départementale

Nelly CLOAREC. Publié le

Le Département du Finistère compte investir plus de 580 millions d’euros dans la politique sociale en 2024. Entre « prévention » et « efficacité », les divergences de vue se sont exprimées au sein de l’assemblée ce jeudi 14 décembre 2023.

Le Département du Finistère compte mettre 203 millions sur la table en 2024 pour les politiques ayant trait au handicap et 128 millions d’euros pour la prise en charge des personnes âgées. (Photo d’illustration).

Le Département du Finistère compte mettre 203 millions sur la table en 2024 pour les politiques ayant trait au handicap et 128 millions d’euros pour la prise en charge des personnes âgées. (Photo d’illustration). | ARCHIVES OUEST FRANCE

En 2024, le Département ambitionne d’investir quelque 585 millions d’euros dans le champ social, soit un peu « plus de 16 millions de plus qu’en 2023 », précise Jocelyne Poitevin, première vice-présidente en charge de l’action sociale. « La part du lion dans le budget départemental », selon le président de Calan.

« Prévenir, c’est agir »

Dans les rangs de la gauche, de nombreuses voix se sont élevées. Armelle Huruguen d’abord (Finistère et Solidaires), listant des structures qui ont connu des baisses de subventions (Point écoute jeunes, maison des adolescents…) : « On constate des déconventionnements avec des partenaires historiques, des suppressions de dispositifs qui ont fait leurs preuves mais que vous considérez comme non efficaces. »

+ Lire aussi : « Un vrai gâchis » : À Quimper, un atelier d’insertion pour personnes handicapées va disparaître

L’élue de Quimper poursuit : « Vous parlez en euros, nous parlons en dégâts humains. Vous faites un choix cynique en vous attaquant à tous ces mécanismes qui font de la prévention. Pour nous, prévenir, c’est agir. »

« Situations indignes »

Kevin Faure rebondit : « La question du coût pour en déduire une notion d’efficacité n’est, selon moi, pas une bonne approche quand on parle d’un service public. »

Le communiste Ismaël Dupont, lui, angle son intervention sur le sort des jeunes exilés, expliquant que « certaines situations nous semblent indignes. Pour nous, et pour nombre d’associations, il est du devoir du Département d’assurer à ces enfants la jouissance pleine et entière de leurs droits ».

« La performance, alliée des plus fragiles »

Maël de Calan dit « assumer » l’évaluation de l’efficacité des dispositifs, « y compris ceux que l’on met en œuvre », assure-t-il. « Cette notion de performance, selon nous, c’est l’alliée des plus fragiles. Pour exemple, on a mis dix postes de conseillers qui rencontrent les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) dans le courant du mois qui suit leur inscription. »

Deuxième point évoqué en réponse : le Département finance lorsque le dispositif entre dans son champ de compétence : « Exemple des missions locales : nous continuerons à financer la part de nos missions au profit des populations vulnérables. Mais la contrainte budgétaire doit nous faire regarder d’un œil neuf tous les dispositifs. »

https://www.ouest-france.fr/economie/social/social-dans-le-finistere-des-divergences-de-vue-au-sein-de-lassemblee-departementale-a3cf0e40-9a81-11ee-97d2-9b86ef7e3954

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15 décembre 2023 5 15 /12 /décembre /2023 06:34
Le PCF appelle à participer aux initiatives en solidarité avec les Palestiniens de Gaza et pour la Paix
Le PCF appelle à participer aux rassemblements qui se tiennent dans toute la France avec l’ensemble des forces progressistes qui se battent pour la paix et la justice.
Mobilisons-nous contre les logiques de haine et de guerre qui ont trop ensanglanté le Proche-Orient, et pour faire prévaloir l’exigence d'une paix dans la justice et la démocratie entre les peuples palestinien et israélien.
 
A Brest rassemblement le samedi 16 décembre à 15H Place de la Liberté à l'appel du collectif pour une paix juste au proche orient
A Morlaix, réunion publique unitaire le mardi 19 décembre à 18h en mairie de Morlaix pour mettre fin aux massacres a Gaza, défendre une paix juste et durable. A l'appel de 17 organisations .
A Quimper:  samedi 16 janvier - 17h - des lumières pour Gaza - marche au flambeau à partir des Halles Saint-François
mercredi 20 décembre, Pierre Barbancey, grand reporter à l'Humanité, actuellement en reportage en Cisjordanie, sera présent à 18h à l'Espace Associatif pour une réunion-débat, à l'initiative du PCF avec le soutien du collectif de Cornouaille pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza.
En introduction à cette soirée, Larbi Benchiha, réalisateur documentariste qui a travaillé pour France Télévisions présentera le film de 28mn Travelling Israël/Palestine qu'il a réalisé à Jérusalem et en Cisjordanie lors de la seconde Intifada.
 
Israël / Palestine : Après l’odieux veto américain, la France doit agir pour une coalition internationale pour le cessez-le-feu et la paix
La rupture de la trêve à Gaza a signifié non seulement la reprise, mais aussi l’intensification des opérations militaires israéliennes, désormais dans le sud de la bande de Gaza, exposant directement des centaines de milliers de personnes aux bombardements.
La population civile palestinienne, prise en étau, en est la première victime. Elle se retrouve acculée près de Rafah et totalement démunie. Près d’un million d’enfants ont été déplacés de force et se retrouvent sans eau, nourriture ni protection.
Les alarmes impérieuses et nombreuses lancées par les agences de l’ONU et les ONG sur l’effondrement humanitaire, sanitaire, alimentaire à Gaza qui menace l’existence des 2,4 millions de Gazaouis ne sont pas entendues par le gouvernement suprémaciste de Benyamin Netanyahou qui poursuit les massacres de masse, les crimes de guerre, les déplacements forcés et les expulsions de populations. C’est la réalité des opérations de l’armée israélienne à Gaza comme à Jérusalem-Est. En Cisjordanie, l’armée et les colons d’extrême droite arrêtent, expulsent violemment les civils palestiniens.
Les atrocités des actes terroristes du Hamas et d’autres forces du 7 octobre contre les civils israéliens ne justifient en rien ce massacre, qui viole toutes les règles du droit international.
Face à la gravité de la situation, le secrétaire général de l’ONU a activé l’article 99 de la charte des Nations Unies. Reculant les limites de la honte, le gouvernement des États-Unis a imposé un veto contre une résolution appelant à un cessez-le-feu, alors que 13 des 15 États membres du Conseil de sécurité la soutenaient. Il a en outre approuvé, sans passer par le Congrès, la vente a Israël de 14 000 obus équipant des chars de combat engagés dans l’offensive à Gaza. Il portera dans l’histoire la responsabilité d’avoir ainsi encouragé, seul, la poursuite du massacre, contre la position de l’immense majorité des Etats et des peuples.
Le gouvernement américain ne peut pas imposer sa loi au monde ! Un cessez-le-feu immédiat et permanent est urgent. La France peut et doit prendre une initiative pour constituer une large coalition internationale pour le cessez-le-feu et la paix, avec l’ensemble des États qui portent cette exigence, capable de l’imposer au gouvernement israélien.
Le PCF affirme sa solidarité avec toutes les forces progressistes palestiniennes et israéliennes qui luttent pour une solution de paix dans la justice et le droit, avec les familles des otages israéliens qui s’opposent au gouvernement Netanyahou, avec les familles palestiniennes frappées par le deuil.
Le PCF rappelle son engagement pour :
➡️ Un cessez-le-feu permanent avec la fin des bombardements et du déplacement forcé de la population et le retrait de l’armée israélienne de Gaza.
➡️ La libération de tous les otages détenus par le Hamas.
➡️ La mise en place d’un corridor humanitaire permanent pour acheminer les produits de première nécessité.
➡️ La protection de toutes les personnes civiles, quelle que soit leur nationalité.
➡️ La cessation de la coopération militaire avec l’État d’Israël et la suspension de l’accord d’association qui lie celui-ci à l’Union européenne, tant que le droit international sera bafoué.
➡️ La levée du blocus de Gaza, en place depuis 2007.
➡️ La libération des prisonniers politiques palestiniens, à commencer par celle de Marwan Barghouti, capable de porter les aspirations de son peuple et l’exigence de paix, à l’opposé du projet intégriste du Hamas.
➡️ Une initiative diplomatique de la France pour une paix juste et durable sur la base des résolutions de l’ONU, en particulier la résolution n° 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies de 1967, exigeant le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés.
➡️ La reconnaissance de L’État de Palestine par la France, conformément au vote du Parlement français en 2014 et sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, aux côtés de l’État israélien, doit permettre d’ouvrir le débat dans l’Union européenne afin d’aboutir à la même reconnaissance votée par le Parlement européen la même année. Le PCF salue l’annonce dans ce sens du gouvernement de gauche espagnol.
➡️ La traduction des dirigeants israéliens et ceux du Hamas devant la Cour Pénale Internationale.
➡️ La condamnation des viols, utilisés comme armes dans la guerre en cours.
Le Parti communiste français appelle à la plus large mobilisation contre les logiques de haine et de guerre qui ont trop ensanglanté le Proche-Orient, pour faire prévaloir l’exigence d'une paix dans la justice et la démocratie entre les peuples palestinien et israélien.
Le PCF appelle à participer aux rassemblements qui se tiennent dans toute la France sur la base de cet appel avec l’ensemble des forces progressistes qui se battent pour la paix et la justice.
 
 
 
 
 
 
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