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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 14:53
Le communiste quimpéroise Piero Rainero. (Photo d’archives Le Télégramme/Jacky Hamard)

Le communiste quimpéroise Piero Rainero. (Photo d’archives Le Télégramme/Jacky Hamard)

Le Télégramme, 13 avril 2021
Le Quimpérois Piero Rainero : « Les députés communistes bretons engagés dès 1947 pour le breton »

Après le socialiste Bernard Poignant, l’ancien élu communiste quimpérois Piero Rainero revient sur l’engagement historique, qu’il estime méconnu, des députés communistes bretons pour les langues régionales.

« Le texte de loi du député socialiste du Tarn Maurice Deixonne de 1951 a été précédé par la proposition déposée à l’Assemblée Nationale le 16 mai 1947 par les députés communistes bretons Pierre Hervé, Gabriel Paul, Alain Signor pour le Finistère, Hélène Le Jeune et Marcel Hamon pour les Côtes-du-Nord (NDLR : actuelles Côtes d’Armor) et Louis Guéguen pour le Morbihan. S’y était associé l’un des fondateurs historiques du Parti communiste, le breton Marcel Cachin, très attaché à la langue de sa Bretagne natale, qu’il appelait affectueusement ma petite patrie bretonne », rappelle le Quimpérois Piero Rainero.

« C’était en 1947, il y a plus de 70 ans ! »

Ce texte des parlementaires communistes de 1947 sur la langue bretonne, suivi en 1948 d’un autre concernant le catalan puis élargi aux différentes langues régionales, très en avance pour son époque, s’articulait sur un socle de propositions. Parmi celles-ci, rappelle Piero Rainero : « abroger l’interdiction du breton dans les écoles publiques ; favoriser l’emploi du breton en classe chaque fois que cela pouvait être profitable à l’enseignement ; mettre en place des cours de breton dans les écoles normales (Saint-Brieuc, Quimper, Brest et Vannes) dès la rentrée de 1947 pour former les enseignants ; assurer l’ouverture de cours facultatifs de breton dans les collèges et lycées ; accorder la possibilité de prendre le breton comme seconde langue, ou en épreuve facultative, au baccalauréat dans l’académie de Rennes ».

« C’était en 1947, il y a plus de 70 ans ! », insiste le communiste quimpérois.
 

« Espérons que la loi portée par Paul Molac connaîtra un meilleur sort »

« Quand il s’agit de désigner le rapporteur de ce projet de loi de 1947, la candidature du député communiste costarmoricain Marcel Hamon, qui commanda en 1944 les FTP des 14 départements de l’Ouest - c’est lui qui traduisit en 1936 l’Internationale en breton -, fut écartée au profit de celle du député socialiste Maurice Deixonne, la candidate MRP Marie-Madeleine Dienesch retirant opportunément la sienne », rapporte Piero Rainero.

« Après bien des manœuvres et des atermoiements, c’est finalement sous la signature de Maurice Deixonne que fut présentée, en 1951, la proposition de loi qui porte son nom. Le contenu de la loi Deixonne était très largement en retrait par rapport à l’ensemble des propositions communistes de 1947, ce qui provoqua alors des débats assez vifs entre communistes et socialistes… », poursuit-il.

La loi portée par Paul Molac s’inscrit dans une suite de propositions sur la langue bretonne et les langues régionales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Espérons qu’elle connaîtra un meilleur sort que celles qui l’ont précédée.

Car la vigilance s’impose, des ministres importants du gouvernement du président Macron ont exprimé clairement leur désaccord avec ce texte dont ils ne voulaient même pas qu’il soit débattu par les députés », conclut Piero Rainero.

(*) La loi Deixonne (1951) est la première loi française relative à « l’enseignement des langues et dialectes locaux ».

Après la publication dans vos colonnes de plusieurs articles concernant le vote à l’Assemblée Nationale de la nouvelle loi sur les langues régionales, je voudrais revenir sur un point d’histoire trop méconnu:

Le texte de loi du député socialiste du Tarn Maurice Deixonne de 1951 a été précédé par la proposition déposée à l’Assemblée Nationale le 16 mai 1947 par les députés communistes bretons  Pierre Hervé, Gabriel Paul, Alain Signor, pour le Finistère, Hélène Le Jeune et Marcel Hamon pour les Côtes-du-Nord, et Louis Guéguen pour le Morbihan, auxquels s’était associé l’un des fondateurs historiques du Parti Communiste, le breton Marcel Cachin, très attaché à la langue de sa Bretagne natale, qu’il appelait affectueusement « ma petite patrie bretonne ». *

Les promoteurs de cette proposition de loi visant à organiser un enseignement de la langue bretonne  et à « développer toutes nos richesses culturelles », se référaient aux valeurs de la Résistance, fortement enracinée dans la Bretagne bretonnante, et s’inscrivaient dans une démarche transpartisane.

Ce texte des parlementaires communistes de 1947 sur la langue bretonne, suivi en 1948 d’un autre concernant le catalan puis élargi aux différentes langues régionales, très en avance pour son époque, s’articulait sur un socle de propositions  telles que :

- Abroger l’interdiction du breton dans les écoles publiques.

- Favoriser l’emploi du breton en classe chaque fois que cela pouvait être profitable à l’enseignement.

- Initier à la culture, à la littérature, aux arts populaires bretons.**

- Prévoir la budgétisation d’achat d’ouvrages sur la richesse culturelle bretonne dans les établissements publics.

- Mettre en place des cours de breton dans les écoles normales (Saint-Brieuc, Quimper, Brest et Vannes) dès la rentrée de 1947 pour former les enseignants.

- Assurer l’ouverture de cours facultatifs de breton dans les collèges et lycées.

- Accorder la possibilité de prendre le breton comme seconde langue, ou en épreuve facultative, au baccalauréat dans l’académie de Rennes.

 

C’était en 1947 il y a plus de 70 ans !

 

Quand il s’agit de désigner le rapporteur de ce projet de loi de 1947, la candidature du député communiste costarmoricain Marcel Hamon, qui commanda en 1944 les FTP des 14 départements de l’Ouest (c’est lui qui traduisit en 1936 l’Internationale en breton), fut écartée au profit de celle du député socialiste Maurice Deixonne, la candidate MRP Marie-Madeleine Dienesch retirant opportunément la sienne.

Après bien des manœuvres et des atermoiements, c’est finalement sous la signature de Maurice Deixonne que fut présentée en 1951 la proposition de loi qui porte son nom.

Le contenu de la loi Deixonne était très largement en retrait par rapport à l’ensemble des propositions communistes de 1947, ce qui provoqua alors des débats assez vifs entre communistes et socialistes.

Les communistes prirent de nombreuses autres initiatives pour les langues et cultures régionales, comme la proposition de loi de Jacques Chambaz du 18 juin 1975 *** relative à la langue et à la culture bretonnes, ou celle présentée le 14 octobre 1988 par Guy Hermier sur les langues de France et les cultures régionales.

La loi portée par Paul Molac s’inscrit donc dans une suite de propositions sur la langue bretonne et les langues régionales depuis la fin de la 2ème guerre mondiale.

Espérons qu’elle connaîtra un meilleur sort que celles qui l’ont précédée.

Car la vigilance s’impose, des ministres importants du gouvernement du président Macron ont exprimé clairement leur désaccord avec ce texte dont ils ne voulaient même pas qu’il soit débattu par les député-e-s.

La diversité linguistique et culturelle de notre pays est une vraie richesse, sa préservation et son développement requièrent une ambition nationale.

Ce combat est loin d’être terminé.

Piero RAINERO.

 

* Ce projet de loi des députés communistes avait reçu le soutien du groupe des députés du RDA (Rassemblement Démocratique Africain) qui était apparenté au PCF et dont le Président était Félix Houphouët-Boigny qui allait devenir Président de la Côte – d’Ivoire.

**Après la guerre, un théâtre en breton itinérant a été développé par Pierre-Jakez Hélias et des instituteurs communistes bretonnants, comme Albert Trividic et Henri Donnard d’Audierne.

*** Cette proposition de loi fut préparer par un groupe de travail conduit par Louis le Roux (secrétaire régional du PCF) auquel participèrent notamment pour le Finistère les universitaires communistes brestois spécialistes de celtique Yves le Berre et Jean le Dû, Michel Mazéas maire de Douarnenez, Jean-Pierre Jeudy conseiller général du canton de Carhaix, Jean-Marie Plonéis docteur es-lettres spécialiste de la toponymie bretonne et élève du chanoine Falc’hun. Elle fut rendu publique lors de la venue à Quimper de Georges Marchais et Jacques Chambaz dans le cadre d’une rencontre avec les représentants du monde culturel breton.

Après la publication dans vos colonnes de plusieurs articles concernant le vote à l’Assemblée Nationale de la nouvelle loi sur les langues régionales, je voudrais revenir sur un point d’histoire trop méconnu.

Le texte de loi du député socialiste du Tarn Maurice Deixonne de 1951 a été précédé par la proposition déposée à l’Assemblée Nationale le 16 mai 1947 par les députés communistes bretons  Pierre Hervé, Gabriel Paul, Alain Signor, pour le Finistère, Hélène Le Jeune et Marcel Hamon pour les Côtes-du-Nord, et Louis Guéguen pour le Morbihan, auxquels s’était associé l’un des fondateurs historiques du Parti Communiste, le breton Marcel Cachin, très attaché à la langue de sa Bretagne natale, qu’il appelait affectueusement « ma petite patrie bretonne ». *

Les promoteurs de cette proposition de loi visant à organiser un enseignement de la langue bretonne  et à « développer toutes nos richesses culturelles », se référaient aux valeurs de la Résistance, fortement enracinée dans la Bretagne bretonnante, et s’inscrivaient dans une démarche transpartisane.

Ce texte des parlementaires communistes de 1947 sur la langue bretonne, suivi en 1948 d’un autre concernant le catalan puis élargi aux différentes langues régionales, très en avance pour son époque, s’articulait sur un socle de propositions  telles que :

 

- Abroger l’interdiction du breton dans les écoles publiques.

- Favoriser l’emploi du breton en classe chaque fois que cela pouvait être profitable à l’enseignement.

- Initier à la culture, à la littérature, aux arts populaires bretons.**

- Prévoir la budgétisation d’achat d’ouvrages sur la richesse culturelle bretonne dans les établissements publics.

- Mettre en place des cours de breton dans les écoles normales (Saint-Brieuc, Quimper, Brest et Vannes) dès la rentrée de 1947 pour former les enseignants.

- Assurer l’ouverture de cours facultatifs de breton dans les collèges et lycées.

- Accorder la possibilité de prendre le breton comme seconde langue, ou en épreuve facultative, au baccalauréat dans l’académie de Rennes.

 

C’était en 1947 il y a plus de 70 ans !

 

Quand il s’agit de désigner le rapporteur de ce projet de loi de 1947, la candidature du député communiste costarmoricain Marcel Hamon, qui commanda en 1944 les FTP des 14 départements de l’Ouest (c’est lui qui traduisit en 1936 l’Internationale en breton), fut écartée au profit de celle du député socialiste Maurice Deixonne, la candidate MRP Marie-Madeleine Dienesch retirant opportunément la sienne.

Après bien des manœuvres et des atermoiements, c’est finalement sous la signature de Maurice Deixonne que fut présentée en 1951 la proposition de loi qui porte son nom.

Le contenu de la loi Deixonne était très largement en retrait par rapport à l’ensemble des propositions communistes de 1947, ce qui provoqua alors des débats assez vifs entre communistes et socialistes.

 

Les communistes prirent de nombreuses autres initiatives pour les langues et cultures régionales, comme la proposition de loi de Jacques Chambaz du 18 juin 1975 *** relative à la langue et à la culture bretonnes, ou celle présentée le 14 octobre 1988 par Guy Hermier sur les langues de France et les cultures régionales.

 

 

 

 

La loi portée par Paul Molac s’inscrit donc dans une suite de propositions sur la langue bretonne et les langues régionales depuis la fin de la 2ème guerre mondiale.

 

Espérons qu’elle connaîtra un meilleur sort que celles qui l’ont précédée.

Car la vigilance s’impose, des ministres importants du gouvernement du président Macron ont exprimé clairement leur désaccord avec ce texte dont ils ne voulaient même pas qu’il soit débattu par les député-e-s.

 

La diversité linguistique et culturelle de notre pays est une vraie richesse, sa préservation et son développement requièrent une ambition nationale.

Ce combat est loin d’être terminé.

 

Piero RAINERO.

 

 

* Ce projet de loi des députés communistes avait reçu le soutien du groupe des députés du RDA (Rassemblement Démocratique Africain) qui était apparenté au PCF et dont le Président était Félix Houphouët-Boigny qui allait devenir Président de la Côte – d’Ivoire.

 

**Après la guerre, un théâtre en breton itinérant a été développé par Pierre-Jakez Hélias et des instituteurs communistes bretonnants, comme Albert Trividic et Henri Donnard d’Audierne.

 

*** Cette proposition de loi fut préparer par un groupe de travail conduit par Louis le Roux (secrétaire régional du PCF) auquel participèrent notamment pour le Finistère les universitaires communistes brestois spécialistes de celtique Yves le Berre et Jean le Dû, Michel Mazéas maire de Douarnenez, Jean-Pierre Jeudy conseiller général du canton de Carhaix, Jean-Marie Plonéis docteur es-lettres spécialiste de la toponymie bretonne et élève du chanoine Falc’hun. Elle fut rendu publique lors de la venue à Quimper de Georges Marchais et Jacques Chambaz dans le cadre d’une rencontre avec les représentants du monde culturel breton.

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 18:24
Enzo de Gregorio

Enzo de Gregorio

Enzo de Gregorio et Gladys Grelaud

Enzo de Gregorio et Gladys Grelaud

Manif de la jeunesse à Brest

Manif de la jeunesse à Brest

Macron, rends l'avenir !" : Nous étions ce midi mobilisé·es afin de réclamer des mesures fortes pour les étudiant·es, les lycéen·nes, l'emploi des jeunes ✊ Il y a urgence ! 🚨 #generationsacrifiee #8avril

"« Beaucoup ont perdu leur job d’étudiants, et peinent même à se nourrir », dénonce Enzo de Grégorio, secrétaire départemental des jeunes communistes. « On réclame au gouvernement une hausse des bourses et la mise en place du RSA (Revenu de solidarité active) pour les jeunes de moins de 25 ans, qu’ils puissent être autonomes et étudier dans de meilleures conditions. »

Crédits photo Eug

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 19:05
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Rassemblement de soutien à Matthieu Guillemot cet après-midi, 7 avril, à Carhaix.
Pierre-Yves Thomas a pris la parole pour exprimer la position et le soutien du PCF.
 
Article du Télégramme,
 
Intervention de Pierre-Yves Thomas pour la section du PCF et quelques photos
 
À Carhaix, près d’une centaine de personnes ont manifesté leur soutien, ce mercredi 7 avril, à l’ancien conseiller municipal et militant NPA Matthieu Guillemot, suite à sa convocation par la gendarmerie.
Ils étaient près d’une centaine de manifestants devant la gendarmerie, à partir de 14 h 30, ce mercredi. L’ancien élu et militant NPA Matthieu Guillemot a été le premier à prendre la parole. (Le Télégramme/Jean-Noël Potin)
Ils étaient près d’une centaine à l’heure convenue, devant la gendarmerie, rue de Kerniguez, à Carhaix. Tous venus apporter un soutien « sans équivoque » à l’ancien conseiller municipal Matthieu Guillemot. Rappelons que ce dernier a reçu, samedi 3 avril, une convocation à se présenter ce mercredi à la brigade. Une convocation obtenue au lendemain de la manifestation à laquelle il avait participé devant la mairie, vendredi, dernier, à l’occasion de la visite du préfet. La suite lien ci-dessous
Intervention de Pierre Yves Thomas pour la Section de Carhaix Huelgoat du PCF au Rassemblement du 7 avril 2021 devant la gendarmerie de Carhaix.
La section PCF de Carhaix-Huelgoat a tenu à apporter son soutien à Matthieu sans équivoque.
C’est au lendemain de l’accueil que nous avions réservé à M. le Préfet que cette convocation a eu lieu. Pour nous cela n’est pas le fait du hasard.
L’objet de la convocation, par téléphone, bien que floue selon les interlocuteurs, n’est qu’un prétexte d’intimidation. Les communistes dénoncent un harcèlement politique et policier envers Matthieu.
La section PCF constate qu’il y a plus de clémence à propos de la décision de non-lieu concernant Richard FERRAND et l’affaire des Mutuelles de Bretagne et la résurgence d’une affaire que tout le monde pensait oubliée deux ans après.
Rappelons que l’enquête n’avait rien donnée, il est donc plus que bizarre que cette histoire soit prise pour motif.
Le représentant de l’État n’a sans doute pas apprécié l’accueil que nous lui avons réservé la semaine dernière. Bien qu’ému, presqu’aux larmes dans la salle du Conseil qu’il a connu il y a quelques décennies, il n’hésite pas à brandir le bâton contre Matthieu.
Cette attitude est dans la droite ligne d’un autoritarisme ambiant qui entend museler toutes formes d’expression qui irait à l’encontre du discours Macroniste.
La section PCF de Carhaix-Huelgoat ne peut rester indifférente et ne restera pas sans dénoncer une politique qui bâillonne et qui réprime.
De l’autoritarisme à la dictature il n’y a qu’un pas que nous ne laisserons pas franchir. La démocratie et la liberté d’expression sont des biens trop précieux pour les laisser attaquer sans rien dire.
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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 19:00
Interview d'Helene Derrien, du comité de défense de l'hôpital de Concarneau, dans le Ouest-France, 7 avril: l'hôpital n'est pas une entreprise! Journée européenne contre la marchandisation de la santé.

Interview d'Helene Derrien, du comité de défense de l'hôpital de Concarneau, dans le Ouest-France, 7 avril: l'hôpital n'est pas une entreprise! Journée européenne contre la marchandisation de la santé.

Interview d'Helene Derrien, du comité de défense de l'hôpital de Concarneau, dans le Ouest-France, 7 avril: l'hôpital n'est pas une entreprise! Journée européenne contre la marchandisation de la santé.

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 06:19
Enzo de Gregorio (MJCF) invité ce mercredi 7 avril à 18h en direct sur Radio U pour parler de la mobilisation jeune du 8 avril !
Retrouvez Enzo De Gregorio, demain à 18h en direct sur Radio U pour parler de la mobilisation jeune du 8 avril !
 

Depuis plus d’un an, le gouvernement n’a eu de cesse de nous mépriser. De mépriser la jeunesse française.

En 12 mois, bientôt 13, nous avons été accusés de tout. De propager le virus dans les bars et restaurants. De tuer nos grands-parents ou nos parents. Nous avons également été infantilisés, de nombreuses voire de très nombreuses fois. Un coup, pour des bonbons dans des amphis, un autre car nous ne serions pas capables de garder des masques.

Et pourtant, pourtant nous avons fait preuve de résilience, acceptant sans broncher les mesures, les unes après les autres. Voyant chaque semaine, nos espaces de liberté se réduire et notre précarité exploser. Depuis un an, nous avons arrêté pour beaucoup notre vie sociale et amicale, parfois au péril de notre santé mentale et psychique.

Nous nous sommes concentrés sur nos études et notre travail. Comme nous le demandais le gouvernement, nous sommes restés confinés. Durant l’été, nous nous sommes un peu relâchés, comme beaucoup de Français. Nous avons fait la fête, bu un peu et vu nos amis. Mais loin de la vie normale, loin de nos festivals habituels, tous annulés.

Et une nouvelle fois, nous avons été accusés de propager le virus, les bars, les restaurants ont été obligé de fermer. Nos vies sociale et amicale de nouveau restreinte. Avec cette fois ci un petit vent de colère. Tout cela n’aurait-il pas pu être évité si le gouvernement avait agi quand il le fallait ?

Alors en octobre, le gouvernement nous a reconfiné, il a fermé nos facs et laissé les lycées ouverts. Depuis cette date, beaucoup de choses ont changé.

Si les mesures sont sensiblement les mêmes, le ras-le-bol a gagné du terrain. Les mesures sont de moins en moins comprises et les jeunes deviennent de plus en plus hors la loi.

Qui aurait pu imaginer en 2019 écrire de tels mots pour parler de soirées ? de moments conviviaux entre amis ou camarades ? c’est pourtant le cas et notre vie chaque week-end.

Alors quand hier soir, le Président a de nouveau annoncé des mesures incompréhensibles, un vent de colère s’en abattu sur la jeunesse française. Un ras-le-bol criant.

Criant de désespoir, un désespoir de voir nos « meilleures années de nos vies » gâchées par un président orgueilleux. Le désespoir d’une génération, la génération covid comme nous sommes déjà appelés.

Nous voulons juste vivre. Vivre heureux, vivre ensemble, vivre joyeux.

Alors vite, vaccinons, libérons les brevets sur les vaccins. Pour qu’enfin, tout cela ne soit plus qu’un mauvais rêve.

Enzo de Gregorio, secrétaire départemental du MJCF 29

1er avril 2021

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 06:19
 Le 8 avril : Rassemblons-nous ! - Mouvement du 8 avril - Communiqué des organisations de jeunesse dont le MJCF 29
 
« Le 8 avril : Rassemblons-nous !
Le mardi 16 mars, plus de 200 jeunes ont défilé à Brest à l’appel de 8 organisations de jeunesse*. Un an après l’annonce du premier confinement, nous avons dénoncé avec force l’inaction du Gouvernement face à la situation catastrophique dans laquelle se trouve la jeunesse.
Depuis plus d’un an maintenant la situation des jeunes se dégrade. 22% des jeunes actifs sont actuellement au chômage, plus d’un étudiant sur six est en situation de décrochage, le retard scolaire ne cesse de s’accumuler, et des dizaines de milliers de jeunes sont obligés de se tourner vers des organismes de distributions alimentaires. La précarité de nos situations, couplée avec le manque de perspectives quant à notre avenir, plonge de plus en plus de jeunes dans une détresse psychologique.
Les mesures prises par le Gouvernement pour y répondre ne sont pas à la hauteur. Préférant créer des polémiques sur l’islamo-gauchisme ou bien l’UNEF. Et qui depuis le début de la pandémie n’a eu de cesse de nous infantiliser et vouloir créer une guerre intergénérationnelle.
Pour les étudiant·e·s si, les repas à un euro et l’aide ponctuelle de 150 euros pour les boursier·ère·s en décembre sont à saluer, ils ne permettent pas de sortir les étudiant·e·s de la précarité. De même, l’aide de janvier annoncée par Emmanuel Macron n’a jamais vu le jour et l’ouverture des discussions pour une réforme des bourses se fait toujours attendre.
Pour les lycéen·ne·s, la situation n’est pas plus enviable. Alors que nous faisons face à une crise éducative sans précédent, le Gouvernement continue la sélection à l’entrée de l’université. Avec la fin du caractère national du baccalauréat, car en contrôle continu, la sélection sera plus inégalitaire que jamais. Alors que les conditions d’études au lycée sont plus que jamais dégradées, le ministre de l’éducation fait le choix de supprimer 1800 postes de professeurs : en refusant d’investir dans le service public, c’est le quotidien au lycée et l’avenir de tous les élèves qui est bradé.
Pour lutter contre le chômage des jeunes, Jean Castex a lancé le plan “un jeune une solution” le 23 juillet dernier. Huit mois après, force est de constater que celui-ci ne fonctionne pas. Pire, en favorisant les CDD et les services civiques, il précarise encore davantage l’emploi des jeunes.
Malgré les mobilisations d’ampleur depuis plusieurs mois et le contexte inédit dans lequel se trouve la jeunesse, le Gouvernement refuse toujours d’écouter les revendications légitimes des organisations étudiantes, lycéennes et de jeunesse.
Face au mépris du Président de la République et du Gouvernement, nous sommes déterminé·e·s à nous faire entendre. C’est pour cela que nous appelons l’ensemble des jeunes à se rassembler le 8 avril prochain à 12h à la Faculté Segalen.
 
Nous demandons :
Pour les étudiant·e·s :
• Un plan d’urgence d’1,5 milliard d’euros contre la précarité étudiante débutant par une augmentation immédiate des bourses et des APL.
• La mise en place d’un filet de sécurité sociale pour l’ensemble des étudiant·e·s garantissant une protection sociale supérieure au seuil de pauvreté.
• L’embauche de personnels éducatifs, leur titularisation, la construction d’infrastructures pour rattraper le retard accumulé et faire face au décrochage.
• La mise en place d’un plan de retour à l’université pour la rentrée de septembre
2021.
Pour les lycéen·nes:
• La fin de Parcoursup et de toute plateforme sélective post-baccalauréat.
• La non pénalisation des stages non réalisés au lycée et dans le supérieur.
• Un plan de recrutement massif d’enseignant·e·s pour rattraper le retard.
Pour l’emploi des jeunes :
• L’ouverture immédiate du RSA pour les jeunes de moins de 25 ans en insertion.
• La suppression des contrats précaires pour tendre vers le CDI et la titularisation comme norme d’embauche.
• L’interdiction de toute rémunération en dessous du SMIC, même pour les services civiques, stages et apprentissages.
• Un plan de recrutement pour les jeunes dans la santé, l’éducation, les transports et l’énergie.
• La rémunération des stages minimum au SMIC dès la première heure travaillée.
 
*Jeunes Communistes (MJCF), Jeunes Insoumis-es, Jeunes Socialistes, Collectif des Jeunes de Bretagne (CJB), Union National Lycéenne (UNL), Une Alternative pour l’UBO, Confédération Nationale du Travail (CNT), West’Up »
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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 15:56
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
 850 personnes à la manif de soutien à Morgan Large ce midi, 6 avril, à Rostronen
Manifestation de soutien à la journaliste Morgan Large ce midi a Rostrenen. 850 personnes mobilisés pour la liberté de la presse et contre des pressions insupportables sur cette journaliste comme sur Inès Leraud.
 
Photos de notre camarade Daniel Laporte
 
Article Ouest France du 6 avril 2021
Rostrenen. Environ 850 personnes rassemblées en soutien à la journaliste Morgan Large
Ce mardi 6 avril 2021, à Rostrenen (Côtes-d’Armor), un rassemblement de soutien à Morgan Large, journaliste à RKB, ainsi qu’à une consœur allemande, agressée à Glomel, s’est tenu ce midi. Ces deux journalistes enquêtent sur les pratiques de la filière agroalimentaire bretonne.
Morgan Large, journaliste à la radio RKB, basée à Rostrenen et qui enquête sur la filière agroalimentaire en Bretagne, aurait été la cible « d’un acte de malveillance grave », comme le dénonçait Reporters sans frontières (RSF) dans un communiqué le 2 avril 2021.
Les journalistes de Radio Breizh font grève ce mardi 6 avril et appelaient à un rassemblement de soutien aux deux journalistes et pour la liberté d’informer, à Rostrenen, place du marché, à midi.
Le rassemblement a duré une heure et a réuni près de 850 personnes selon les gendarmes. Serge Le Quéau, pour le syndicat Solidaires, Sylvain Ernault, au nom du SNJ (Syndicat national des journalistes), notamment, ont pris la parole pour exprimer leur solidarité à l’égard de Morgan Large dont l’intervention a clos le rassemblement.
Acte de malveillance
D’après RSF, « elle était sur le point de prendre le volant », le 31 mars, « quand soudain, elle s’est rendu compte que les boulons fixant une des roues arrière de son véhicule avaient disparu. Cet acte de malveillance n’est pas le premier. Depuis qu’elle enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises ».

Journalistes menacées en Bretagne : l’alarme de trop

Vendredi 2 Avril 2021 - L'Humanité

Marie-Noëlle Bertrand

Morgan Large, reporter basée dans les Côtes d’Armor, dénonce l’acte de malveillance dont elle aurait été victime. Depuis la diffusion d’un reportage sur l’agroalimentaire en Bretagne régional, elle et la radio pour laquelle elle travaille ont essuyé plusieurs menaces. Un appel à la grève est lancé pour le mardi 6 avril.

Fait-il mauvais vouloir tout dire dans les Côtes d’Armor ? Morgan Large, journaliste à Radio Kreiz-Breizh (RKB) dénonce un acte de malveillance dont elle aurait été victime ce mercredi 31 mars à Glomel, la commune où elle habite, a priori en lien avec l’exercice de son métier.

Sur le point de prendre sa voiture, la reporter s’est rendu compte qu’il manquait des boulons à l’une de ses roues. Un acte grave, dénonce aujourd’hui Reporter sans frontière (RSF) et qui ne serait pas le premier, en outre, que subit Morgan Large. « Depuis qu’elle enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont déjà fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises », avance RSF. À Glomel, toujours, et cette même semaine, une autre journaliste, « a été insultée, bousculée et suivie jusque chez elle par un agriculteur », explique dans un communiqué l’équipe de RKB. Tous les salariés de la radio appellent, en protestation, à une grève ce mardi 6 avril ainsi qu’à un rassemblement de soutien à Rostrenen. À midi, ce jour-là, il y aura un blanc sur les ondes du média, dont les trois émetteurs ne diffuseront, le reste du temps, rien d’autre que de la musique.

« Les appels anonymes ont commencé peu après… »

« Ce n’est tout simplement pas possible de se voir menacés, en tant que journalistes, simplement parce que nous faisons notre métier », explique à l’Humanité Virginie Bauterel, coordinatrice de la radio. « Les pressions existent depuis longtemps, mais cette fois, on franchit un cap qui n’est pas admissible. »

Elles se sont intensifiées, singulièrement, depuis novembre dernier et la diffusion d’un documentaire sur France 5. Réalisé par Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre, Bretagne, une terre sacrifiée décrypte le poids économique que représente le secteur agroalimentaire dans la région, mais aussi son impact environnemental et sanitaire et la pression politique qu’il y exerce.

Morgan Large, correspondante installée dans les Côtes d’Armor depuis plus de vingt ans et qui a longuement enquêté sur la filière volaille, y témoigne d’une politique agricole offrant matière à questions. « Les appels anonymes ont commencé peu après », raconte-t-elle aujourd’hui à l’Humanité. Des coups de fil la nuit, sans rien d’autre que le silence au bout, et qui se poursuivent encore actuellement.

« Cette fois, je compte porter plainte »

Sur les réseaux sociaux et le messenger (messagerie instantanée de Facebook) de la radio, les propos ont dans le même temps commencé à se faire plus virulents, menaçants pour certains. « Conasse, il ne faudra pas s’étonner si l’on vient chez toi !», cite la journaliste en exemple . En décembre, RKB constate pour sa part une tentative d’effraction dans deux de ses locaux. « Nous avons également reçu plusieurs commentaires pas très agréables », reprend Virginie Bauterel. Là encore, le ton est à la menace : «  Continuez avec votre agribashing, mais il ne faudra pas venir pleurer quand certains agriculteurs viendront s’en prendre à des gens comme vous », cite la coordinatrice de la radio .

En décembre toujours, Morgan Large retrouve ouverte la clôture du champ où paissent d’ordinaire ses deux chevaux, les animaux errant dehors. Plus tard dans l’hiver, sa chienne est victime une intoxication. « Je ne veux pas être paranoïaque, peut-être avait-elle mangé quelque chose qu’il ne fallait pas… Mais tout cela mis bout à bout, je ne peux pas m’empêcher d’envisager un empoisonnement. »

Morgan Large s’était jusqu’à présent contentée de déposer une main courante. Le déboulonnage du pneu est le geste de trop. « Je ne suis pas procédurière, mais cette fois, je compte porter plainte. » Le geste, cette fois, touche son intimité et sa famille, explique-t-elle, remontant le fil des évènements. « Mercredi, j’étais rentrée chez moi pour déjeuner avec mes enfants. C’est en repartant que j’ai vu un boulon dans l’allée. » Elle ne pense pas immédiatement qu’il vient de sa voiture, mais finit par y jeter un œil, et constate qu’il en manque deux à l’une des roues. « C’est un voisin à moi qui a trouvé le second, plus tard, en dehors de chez moi », reprend-elle. « Cela signifie que j’ai roulé avec des boulons desserrés. J’ai pris la départementale, j’ai eu ma fille avec moi… je ne comprends pas que l’on puisse mettre des personnes en danger à ce point. »

RSF  demande aux élus de dénoncer les pressions de l’agro-industrie

N’étant pas encore saisie par une plainte, ni la gendarmerie de Glomel et ni celle des Côtes d’Armor ne sont, pour l’heure, en mesure de commenter l’affaire.

RSF, pour sa part, dit étudier «  avec la journaliste les suites judiciaires qui pourront être apportées ». L’organisation prend les choses très au sérieux, et « demande d’ores et déjà aux élus locaux de dénoncer ce fait et de se mobiliser contre la tentation d’imposer une omerta médiatique sur les questions liées à l’agriculture intensive en Bretagne.» Le cas de Morgan Large n’est pas une première, rappelle RSF. « La journaliste indépendante Inès Léraud qui a enquêté sur les retombées négatives de l’agriculture intensive dans la région a également fait l’objet de pressions. » Elle et Morgan Lelarge ont d’ailleurs travaillé ensemble.

Le syndicat national de Journaliste (SNJ) a également réagi, et tâcle au passage l’inaction politique face aux menaces répétées que subissent les journalistes – toujours des femmes – en Bretagne. «  Malgré les discours lénifiants des autorités, enquêter sur l’agroalimentaire, en 2021, en Bretagne, c’est s’exposer à des représailles qui n’ont pas grand-chose à envier aux méthodes des organisations criminelles. »

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 08:15
C'est à Rostronen, à midi, demain, mardi 6 avril, place du Marché.
 
Soutien à la liberté de la presse et à une journaliste de RKB, Morgan Large, qui subit des menaces et des pressions intolérables.
 
Le PCF Finistère appelle à participer nombreux au rassemblement de soutien à la journaliste Morgan Large qui a subi des intimidations et des violations de propriété, des menaces, comme d'autres journalistes de la part du milieu des ultras de l'agriculture productiviste indisposés par ses recherches. Morgan Large est une des journalistes qui a travaillé à réunir la documentation d'Inès Léraud pour sa BD sur les algues vertes.
 
La section du PCF Morlaix organise un co-voiturage pour ce rassemblement à Rostronen.
 
Soutien à Morgan Large, journaliste intimidée par le milieu agri productiviste: Rassemblement à Rostronen, mardi 6 avril, 12h, place du Marché

L'Union Locale CGT de Rostrenen s'associe à l'appel à se rassembler en soutien à

Radio Kreiz-Breizh et ses salarié·e·s, ce mardi 6 avril à midi au Square de la Fontaine à Rostrenen.

Morgan Large a subi des intimidations, des appels anonymes, et maintenant un acte de malveillance qui aurait pu être très grave. Une journaliste allemande venue faire un reportage sur elle a été agressée par un agriculteur de Glomel.

C'est une honte pour le Centre-Bretagne.

La liberté d'informer, le rôle de la presse et des medias, notamment locaux, sont essentiels : en tant que syndicalistes, nous le savons fort bien. Personne ne devrait être mis en danger, terrorisé dans l'exercice de son métier.

C'est pourquoi l'Union Locale CGT de Rostrenen appelle l'ensemble de ses syndiqué·e·s à rejoindre le rassemblement de mardi midi. https://www.humanite.fr/journalistes-menacees-en-bretagne...

Journalistes menacées en Bretagne : l’alarme de trop

Vendredi 2 Avril 2021 - L'Humanité

Marie-Noëlle Bertrand

Morgan Large, reporter basée dans les Côtes d’Armor, dénonce l’acte de malveillance dont elle aurait été victime. Depuis la diffusion d’un reportage sur l’agroalimentaire en Bretagne régional, elle et la radio pour laquelle elle travaille ont essuyé plusieurs menaces. Un appel à la grève est lancé pour le mardi 6 avril.

Fait-il mauvais vouloir tout dire dans les Côtes d’Armor ? Morgan Large, journaliste à Radio Kreiz-Breizh (RKB) dénonce un acte de malveillance dont elle aurait été victime ce mercredi 31 mars à Glomel, la commune où elle habite, a priori en lien avec l’exercice de son métier.

Sur le point de prendre sa voiture, la reporter s’est rendu compte qu’il manquait des boulons à l’une de ses roues. Un acte grave, dénonce aujourd’hui Reporter sans frontière (RSF) et qui ne serait pas le premier, en outre, que subit Morgan Large. « Depuis qu’elle enquête sur les subventions accordées à l’agro-industrie en Bretagne, elle et son média ont déjà fait l’objet de pressions et d’actes d’intimidation à plusieurs reprises », avance RSF. À Glomel, toujours, et cette même semaine, une autre journaliste, « a été insultée, bousculée et suivie jusque chez elle par un agriculteur », explique dans un communiqué l’équipe de RKB. Tous les salariés de la radio appellent, en protestation, à une grève ce mardi 6 avril ainsi qu’à un rassemblement de soutien à Rostrenen. À midi, ce jour-là, il y aura un blanc sur les ondes du média, dont les trois émetteurs ne diffuseront, le reste du temps, rien d’autre que de la musique.

« Les appels anonymes ont commencé peu après… »

« Ce n’est tout simplement pas possible de se voir menacés, en tant que journalistes, simplement parce que nous faisons notre métier », explique à l’Humanité Virginie Bauterel, coordinatrice de la radio. « Les pressions existent depuis longtemps, mais cette fois, on franchit un cap qui n’est pas admissible. »

Elles se sont intensifiées, singulièrement, depuis novembre dernier et la diffusion d’un documentaire sur France 5. Réalisé par Aude Rouaux et Marie Garreau de Labarre, Bretagne, une terre sacrifiée décrypte le poids économique que représente le secteur agroalimentaire dans la région, mais aussi son impact environnemental et sanitaire et la pression politique qu’il y exerce.

Morgan Large, correspondante installée dans les Côtes d’Armor depuis plus de vingt ans et qui a longuement enquêté sur la filière volaille, y témoigne d’une politique agricole offrant matière à questions. « Les appels anonymes ont commencé peu après », raconte-t-elle aujourd’hui à l’Humanité. Des coups de fil la nuit, sans rien d’autre que le silence au bout, et qui se poursuivent encore actuellement.

« Cette fois, je compte porter plainte »

Sur les réseaux sociaux et le messenger (messagerie instantanée de Facebook) de la radio, les propos ont dans le même temps commencé à se faire plus virulents, menaçants pour certains. « Conasse, il ne faudra pas s’étonner si l’on vient chez toi !», cite la journaliste en exemple . En décembre, RKB constate pour sa part une tentative d’effraction dans deux de ses locaux. « Nous avons également reçu plusieurs commentaires pas très agréables », reprend Virginie Bauterel. Là encore, le ton est à la menace : «  Continuez avec votre agribashing, mais il ne faudra pas venir pleurer quand certains agriculteurs viendront s’en prendre à des gens comme vous », cite la coordinatrice de la radio .

En décembre toujours, Morgan Large retrouve ouverte la clôture du champ où paissent d’ordinaire ses deux chevaux, les animaux errant dehors. Plus tard dans l’hiver, sa chienne est victime une intoxication. « Je ne veux pas être paranoïaque, peut-être avait-elle mangé quelque chose qu’il ne fallait pas… Mais tout cela mis bout à bout, je ne peux pas m’empêcher d’envisager un empoisonnement. »

Morgan Large s’était jusqu’à présent contentée de déposer une main courante. Le déboulonnage du pneu est le geste de trop. « Je ne suis pas procédurière, mais cette fois, je compte porter plainte. » Le geste, cette fois, touche son intimité et sa famille, explique-t-elle, remontant le fil des évènements. « Mercredi, j’étais rentrée chez moi pour déjeuner avec mes enfants. C’est en repartant que j’ai vu un boulon dans l’allée. » Elle ne pense pas immédiatement qu’il vient de sa voiture, mais finit par y jeter un œil, et constate qu’il en manque deux à l’une des roues. « C’est un voisin à moi qui a trouvé le second, plus tard, en dehors de chez moi », reprend-elle. « Cela signifie que j’ai roulé avec des boulons desserrés. J’ai pris la départementale, j’ai eu ma fille avec moi… je ne comprends pas que l’on puisse mettre des personnes en danger à ce point. »

RSF  demande aux élus de dénoncer les pressions de l’agro-industrie

N’étant pas encore saisie par une plainte, ni la gendarmerie de Glomel et ni celle des Côtes d’Armor ne sont, pour l’heure, en mesure de commenter l’affaire.

RSF, pour sa part, dit étudier «  avec la journaliste les suites judiciaires qui pourront être apportées ». L’organisation prend les choses très au sérieux, et « demande d’ores et déjà aux élus locaux de dénoncer ce fait et de se mobiliser contre la tentation d’imposer une omerta médiatique sur les questions liées à l’agriculture intensive en Bretagne.» Le cas de Morgan Large n’est pas une première, rappelle RSF. « La journaliste indépendante Inès Léraud qui a enquêté sur les retombées négatives de l’agriculture intensive dans la région a également fait l’objet de pressions. » Elle et Morgan Lelarge ont d’ailleurs travaillé ensemble.

Le syndicat national de Journaliste (SNJ) a également réagi, et tâcle au passage l’inaction politique face aux menaces répétées que subissent les journalistes – toujours des femmes – en Bretagne. «  Malgré les discours lénifiants des autorités, enquêter sur l’agroalimentaire, en 2021, en Bretagne, c’est s’exposer à des représailles qui n’ont pas grand-chose à envier aux méthodes des organisations criminelles. »

Article Télégramme Publié le 02 avril 2021 à 16h03

Acte de malveillance à l’encontre d’une journaliste de RKB

Qui en veut à Morgan Large, journaliste à Radio Kreiz Breizh ? Elle dénonce un nouvel acte de malveillance grave à son encontre. Un rassemblement est organisé à Rostrenen le 6 avril pour défendre la liberté d’informer.

Les journalistes de Radio Breizh, le portail des radios en breton, seront en grève le mardi 6 avril et appellent à un rassemblement ce même jour, à 12 h, place du Marché, à Rostrenen « pour défendre la liberté d’informer ». Ils entendent dénoncer les actes d’intimidations dont est victime une journaliste de Radio Kreiz Breizh, Morgan Large. Une radio qui avait déjà été la cible d’actes malveillants en décembre 2020. Les portes des studios de RKB avaient été endommagées à Saint-Nicodème et Rostrenen.

Mercredi 31 mars, la journaliste a constaté que deux boulons avaient été retirés d’une roue de sa voiture. « Ce geste malveillant aurait pu causer un grave accident », pointent les journalistes de Radio Breizh.

Une plainte va être déposée

Interrogée, Morgan Large fait part de son intention de porter plainte tout en précisant que ce n’était pas la première fois qu’elle était victime de tels actes. En décembre 2020, une entrée de champs où se situent ces chevaux avait été ouverte et elle affirme avoir reçu des appels téléphoniques anonymes.

Ces tentatives d’intimidations sont liées à son travail journalistique estiment les membres de Radio Breizh. Reporters Sans Frontières a décidé de suivre cette affaire de près et « étudie avec la journaliste les suites judiciaires qui pourront être apportées ». De son côté, la gendarmerie annonce qu’une enquête est en cours.

Le rassemblement prévu le mardi 6 avril à Rostrenen aura lieu à midi sur la place du Marché. Le collectif Kelaouiñ, le Syndicat national des journalistes (SNJ) et l’Union régionale Solidaires de Bretagne appellent également à manifester. Le NPA « apporte son total soutien à Morgan Large ainsi qu’à sa radio »

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 08:00
Ouest-France Brest, 5 avril 2021. Des Bretons dans la tourmente de la Commune.

Ouest-France Brest, 5 avril 2021. Des Bretons dans la tourmente de la Commune.

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 07:59
Mouvement des fonctionnaires le 6 avril et des AESH du 8 avril - soutien du PCF pays de Brest

Les communistes du Pays de Brest seront aux cotés des agents de la fonction publique , ils seront présents mardi 6 avril à 18h devant la sous préfecture de Brest et soutiennent aussi  la grève des personnels de santé, sociaux et des AESH le 8 avril.

La crise sanitaire montre l’importance du développement des services publics. La création, l’enseignement, la recherche, l’information, la communication, les loisirs, le sport, la santé... nous disent clairement la nécessaire avancée vers un monde où l’humain sera la richesse décisive.La fonction publique est un rempart contre les inégalités mais jusqu'à quand? La loi de transformation de la fonction publique territoriale qui place 90  % des services sous convention collective et contrats individuels, pour en finir avec le statut de fonctionnaire (19 % de la population active).

Les communistes disent non à plus d’inégalités dans les rémunérations et les carrières, plus de mobilités contraintes, moins de démocratie sociale, à des restrictions du droit de grève ,non à plus de contractuel·le·s dans la fonction publique, plus de suppressions de postes, plus d’externalisations de services publics vers le privé et non à la remise en question de la libre administration des collectivités territoriales

Le PCF réclame l’ouverture de postes ,il faut implanter plus de services publics et renforcer ceux existants , une hausse de la rémunération (stop aux 10 ans du gel du point d’indice) le retrait de la loi de transformation de la fonction publique  et la pérennisation du statut de fonctionnaire.

Au niveau de l'éducation :La rentrée de septembre doit être préparée dès aujourd’hui. En septembre, le virus circulera toujours. Il faut en finir avec l’improvisation permanente et permettre aux familles et aux personnels d’envisager la rentrée avec sérénité. 

Une réduction durable des effectifs est nécessaire pour limiter la transmission du virus et pour remédier aux difficultés engendrées par les interruptions scolaires. Nous exigeons donc un moratoire immédiat sur les fermetures de classes : aucun moyen en moins, nulle part, pour la rentrée 2021 ; et un plan de recrutement pluri-annuel, d’enseignants et de personnels, de la maternelle à l’université. Pour reconstituer un vivier de candidats, un pré-recrutement sous statut de la fonction publique sera mis en place en priorité dans les disciplines et les académies déficitaires.
 
Ouest-France, Brest, 4 avril 2021

Ouest-France, Brest, 4 avril 2021

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